L’actualité de la crise : UNE PAGE DIFFICILE A TOURNER, par François Leclerc

Billet invité

Quoi qu’il sorte du sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement, une page sera tournée demain jeudi. La crise politique qui couvait est désormais ouverte et a éclaté au grand jour, le gouvernement allemand continuant d’être à la manœuvre et s’efforçant de faire avaliser par les 27 les termes du compromis de Deauville franco-allemand dont il a été à l’initiative. Suscitant de fortes réactions négatives.

L’acte I du scénario allemand avait été d’engager l’Europe dans la réduction prioritaire des déficits publics, afin de revenir dans les clous de Maastricht et de préserver l’euro, l’acte II qui vient de commencer consiste à trouver une solution pour les Etats qui n’y parviendront pas.

Ce qui est nouveau, c’est la reconnaissance implicite que la tempête qui s’est levée et a atteint la Grèce et l’Irlande ne va pas se calmer, et que d’autres pays risquent d’être touchés. Que la Grèce, pour commencer, va faire défaut sur sa dette et qu’il vaut mieux s’y préparer afin que cela intervienne dans les meilleures conditions. Que le fonds de stabilité qui a été créé dans l’urgence ne va pas être en mesure de répondre aux besoins financiers causés par de nouveaux sauvetages. Qu’il faut donc mettre en place un nouveau mécanisme et que celui-ci, pour être solide, doit reposer sur un cadre juridiquement inattaquable, une modification avant 2013 du traité de Lisbonne révisant son article 125 qui interdit le renflouement d’un Etat.

Un mécanisme de crise est donc proposé par les Allemands, qui provoque d’importants remous. Car il repose sur des restructurations de dette impliquant les investisseurs, c’est-à-dire les banques européennes elles-mêmes. Déjà, le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s’est fermement opposé à ce principe, qu’il a qualifié « d’inacceptable ». D’autres voix se sont élevées ces jours derniers pour vigoureusement défendre le principe de sanctions automatiques en cas de manquement aux obligations de réduction des déficits. S’opposant à de simples suspensions de vote des Etats fautifs prises à la majorité qualifiée, la solution retenue par le compromis de Deauville. Celles de Jean-Claude Trichet et de Jürgen Stark, le chef économiste de la BCE. Utilisant ce biais afin de s’en tenir à l’acte I du scénario allemand, coûte que coûte, et d’éviter que les banques soient mises à contribution dans le cadre de restructurations comme prévu à l’acte II.

Le gouvernement allemand est lui-même divisé sur la question. Devant faire face à la crise de son propre système bancaire, dont il a découvert avec horreur l’ampleur quand la crise a éclaté, il n’a eu de cesse depuis d’être en Europe à la pointe de ceux qui ont réclamé de plus fortes mesures de réglementation financière. Aujourd’hui, Angela Merkel tire pleinement les leçons de la situation en considérant que les Etats ne peuvent pas à eux-seuls éponger les dettes du secteur privé, car ils n’y parviendront pas.

L’idée qu’il fallait organiser à l’avance des processus de restructuration négociée n’était pas nouvelle de sa part, la nécessité de donner une suite au fonds de stabilité financier européen lui a donné l’occasion de formuler son approche et de monnayer un soutien français à son projet en contrepartie d’accommodements prévisibles sur le calendrier de réduction des déficits publics.

Ne voulant ni s’engager sur d’autres voies pour lui inacceptables – soit en déléguant d’une manière ou d’une autre les futures décisions de soutien financier, soit en assumant une partie très importante en tant que première puissance économique européenne – le gouvernement allemand a du répondre à une simple question : où trouver l’argent ? Derrière le débat sur les sanctions encourues par les Etats ne respectant pas les règles, c’est donc une toute autre affaire qui était en cause et qui vient d’être plus clairement formulée. A suivre.

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39 réflexions sur « L’actualité de la crise : UNE PAGE DIFFICILE A TOURNER, par François Leclerc »

  1. où trouver l’argent ?
    Probablement une part chez les contribuables. Comment ça c’est déjà fait?
    Probablement l’autre part chez les consommateurs. Comment ça EDF y a déjà pensé?

    1. Heeu.. non Pipas.
      Il est trop tard pour obliger les peuples à l’aumône obligatoire et ce n’est plus possible vu le bas niveau des salaires.

      Monsieur Leclerc. D’ici 2013…???
      Cela semble fortement optimiste, non..???

    2. @yvan
      En complet désaccord avec vous.
      Où trouver l’argent ?
      Simple comme bonjour !!
      Il faut faire preuve de volontarisme et de courage politique.
      Z’allez voir ce que vous z’allez voir …
      N’oubliez pas qu’Asterix va faire trembler le G20 et imposer sa vision du monde.

      Une proposition :
      La réforme des retraites étant votée, il suffit d’y ajouter un simple amendement.
      Tripler le niveau des pensions et tripler l’âge légal également.
      Cela me paraît équitable et une avancée sociale majeure.
      Ainsi nous réussirons à la fois à combler les déficits, renflouer les banques et augmenter le niveau des pensions.
      Nous aurions donc le système de retraites le plus généreux au monde.
      Fallait y penser non ?

    3. Cher Yvan,
      Vous semblez croire que les salaires ou les pensions ne peuvent pas encore diminuer, que de nouvelles taxes iniques ne peuvent pas encore être créées, que diverses factures ne peuvent pas encore augmenter…
      La France accuse cependant un certain retard par rapport à ses homologues d’outre Manche et Atlantique, que le programme économique de l’actuel gouvernement s’efforce de rattraper.
      Les entreprises (de l’économie réelle) et les consommateurs ne sont-elles pas les seules capables de produire de la richesse? C’est implacablement elles (enfin les salariés et clients bas de gamme, on se comprend) qui feront les frais du désastre.
      La question est de savoir jusqu’où se laisseront-elles entraîner dans l’abîme pour sauver ce vieux monde, ce monde pourri.

    4. T’inquiète pas Yvan, s’il y a de nouveau risque de voir le système faire collapsus, ils reviendront nous faire les poches sans vergogne. En serrant les fesses et en se demandant si ce n’est pas la fois de trop, mais ils le feront. Ce n’est même pas une question de choix.

  2. Déjà, le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s’est fermement opposé à ce principe, qu’il a qualifié « d’inacceptable ».

    De sa part (1er ministre du grand duche), cette reaction n’est pas trop surprenante. 😉
    Savez vous M Leclerc, s’il a argumente sur « l’inacceptabilite » de ce principe ? Si de tels arguments existent, je serais tres curieux de les connaitre.

  3. eh oui, c’est sûr pour trouver des solutions qui ne dérangent pas les banquiers, il vaut mieux continuer à les associer aux discussions.

    c’est un peu comme si on invitait les syndicats à chercher des solutions pour financer les retraites.

  4. Bon, on a à peu près tout dit depuis des mois. Et si on envisageait autre chose ?

    1 – on se réapproprie l’argent, par la création de banques municipales, une par commune ou un peu plus
    2 – on retire notre argent des grandes banques, qui vont dès lors s’effondrer, et on le met dans ces banques spécifiques. On peut, dans un premier temps, ne pas tout mettre, disons de 10 à 50 % de nos économies
    3 – il sert dès lors au développement local sous le contrôle de la population lors de conseils municipaux spécifiques en présence du peuple (rachat de terres nourricières, pour remettre des paysans, constructions légères et peu chères pour tous ceux qui sont mal logés, etc.)
    4 – on évalue les besoins prioritaires
    5 – en se réappropriant la monnaie, on se réapproprie l’économie, et on fait des choix directement en prise avec les préoccupations des gens

    Utopie ???

    1. @Souvarine: tiens, avant de partir faire dodo, j’en profite pour te dire que je te réponds jamais parce que je suis quasiment toujours d’accord à 100% avec ce que tu dis. Y’en a quelques autres comme ça (ils se reconnaîtront sans doute).

    2. Utopie complète. Celq reviendrait à retourner 200 ans en arrière, ou à mener l’expérience suivante : que ce serait-il passé si les gouvernements n’avaient pas sauvé le système ? Les conséquences sont tellement inimaginables à tous les niveaux que ça ne vaut même pas la peine de s’y arrêter un instant.

    3. Retirer notre argent des banques , ce serait un peu simple.

      Les banques n’ont pas d’argent, elles le créent, il suffit d’avoir un ami banquier central.
      Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Donc en fait, la banque n’a pas vraiment besoin de votre argent.

      Mais vous pourquoi avez vous besoin de votre banque ?
      Débiteur , Créditeur, les deux ?
      Sur quoi êtes vous engagé ? court terme, moyen terme, long terme.
      Votre banque gère t elle votre consommation courante ou votre patrimoine.

      Toutes les banques ne font pas faillite, car le coût politique ne semble pas acceptable pour l’instant. Par contre une d’entre elles peut être sacrifiée, pour l’exemple.
      Sur l’air de plus jamais çà…

      Au niveau individuel, il s’agit de limiter son exposition à ce genre de risque, car si votre banque fait réellement faillite, vous serez fort dépourvus.

      Au niveau intellectuel, on peut rêver à la mise en place d’un nouveau système idéal.

    4. @Souvarine, pas d’économie, ouvre un crédit à la gde banque pour le déposer à la petite, simple non.

    5. Utopie …à moins d’édicter de nouvelles règles ‘aussi simples que pas de paris sur l’avenir, et d’aggraver considérablement le code pénal en cas de début de souçon de mise en place d’un endettement ponzi par quiconque.
      Il va falloir épurer et surtout moraliser …c’est une méta-utopie.

    6. @Moi qui disait à Souvarine : « j’en profite pour te dire que je te réponds jamais parce que je suis quasiment toujours d’accord à 100% avec ce que tu dis. Y’en a quelques autres comme ça (ils se reconnaîtront sans doute). » : je me reconnais, mais dans ceux avec lesquels tu n’es jamais d’accord. J’aime autant, ça donne l’occasion de « croiser le fer » avec un adversaire coriace. 🙂

  5. http://www.e-fabre.com/e-texts/poesie/abrieu.htm

    De-qu’es la vido,
    Tant lèu gausido ?
    Es un pau de calour dins la fango escoundu.
    Couva pèr la divino flamo,
    Çò qu’èro limo pren uno amo
    Quand un rai de soulèu dins si flanc s’es foundu.

    Dounc, tout banejo,
    Tout verdoulejo,
    E s’estiro, e s’alongo, e mounto, e vai, e vèn
    Pèr avé sa part benesido
    De la grando raisso de vido
    Que nous plòu d’eilamount quand lou soulèu revèn.

    Voilà la vie.

  6. Un mécanisme de crise est donc proposé par les Allemands, qui provoque d’importants remous. Car il repose sur des restructurations de dette impliquant les investisseurs, c’est-à-dire les banques européennes elles-mêmes.

    Ben oui, Frau Angèle, y serait temps d’y penser à umstrukturieren !

    Là, c’est plus le sapin qu’on sent, c’est carrément le bruit du marteau sur les clous des cercueils de tous nos braves citoyens Turbo-Bécassine et Cyber-Gédéon– qui vont pas tarder à pichougner dans le giron des zinzins – qu’on perçoit nettement. C’est tout bon pour la maison Borgnol !

    Actualité Forex :
    mercredi 27 octobre 2010 – 17:01
    Obligations: le marché dérape, forte tension sur les taux grecs et portugais.

    Et Pimco qui fait encore causer, là c’est son directeur général, Bill Gross, qui compare la dette des USA à une fraude pyramidale

    Keskonsmarre.

  7. Qu’en pense Mr Leclerc ?

    Un investisseur respecté compare la dette des USA à une fraude pyramidale
    (AFP) – Il y a 8 heures

    WASHINGTON — Le directeur général du fonds obligataire américain Pimco, Bill Gross, l’un des plus grands créanciers privés de l’Etat fédéral, a comparé mercredi la dette publique des Etats-Unis à une gigantesque fraude pyramidale.

    Dans sa lettre mensuelle sur les perspectives d’investissement, M. Gross a comparé cette dette à l’escroquerie inventée par l’Italo-Américain Charles Ponzi, condamné en 1920 après avoir leurré des investisseurs avec des rendements qu’il payait grâce à l’arrivée d’autres investisseurs.

    Le financier new-yorkais Bernard Madoff a été condamné en juin 2009 à 150 ans de prison pour avoir mené une escroquerie de ce type pendant plusieurs décennies.

    « La dette publique, en réalité, a toujours eu des ressemblances avec une escroquerie à la Ponzi. A ceci près que les Etats-Unis ont, parfois, remboursé leur dette nationale, mais il y a toujours eu ce postulat que tant qu’on pouvait trouver des créanciers pour rembourser les emprunts anciens, et en acheter de nouveaux, le jeu pourrait continuer indéfiniment », a-t-il affirmé.

    « Maintenant, toutefois, la croissance étant mise en doute, il semble que la Fed a poussé la logique de Charles Ponzi un peu plus loin », a-t-il poursuivi, en référence au nouveau programme d’achats de titres de dette publique que s’apprête à lancer la banque centrale américaine.

    « La Fed, dans les faits, est en train de dire aux marchés de ne pas s’inquiéter de nos déficits budgétaires, et qu’elle sera l’acheteur de premier et peut-être de dernier ressort », a interprété M. Gross.

    « Je vous le demande: y a-t-il jamais eu de chaîne de Ponzi plus éhontée? Non, jamais. Celle-là est tellement unique qu’elle exige un nom nouveau. Je l’appelle la chaîne de Sammy, en l’honneur de l’Oncle Sam et des hommes politiques (ainsi que des citoyens) qui nous ont conduit à ce moment critique de l’Histoire », a-t-il écrit.

    M. Gross, un investisseur qui aurait beaucoup à perdre si le monde venait à douter de la capacité des Etats-Unis à rembourser leur dette, critique régulièrement la classe politique américaine, incapable selon lui de montrer du sérieux dans la réduction du déficit budgétaire.

    De nombreuses voix se sont élevées aux Etats-Unis et ailleurs depuis plusieurs semaines pour tenter de dissuader la Fed d’injecter de nouvelles liquidités dans le système financier américain, de peur que cette création monétaire ne nuise à la stabilité de l’économie mondiale.

    Les critiques envers la Fed d’une autre « voix respectée dans la communauté financière », selon la chaîne d’information financière CNBC, le président du fonds GMO Jeremy Grantham, attiraient également l’attention.

    Dans une lettre trimestrielle aux investisseurs, il a comparé la politique monétaire des Etats-Unis à un film d’horreur « incroyablement terrifiant ».

    « Coller à une politique de taux bas, employer l’assouplissement quantitatif [politique de création monétaire pour stimuler l’activité, ndlr], doper délibérément les prix des actifs, ignorer les conséquences de l’éclatement des bulles spéculatives, et montrer un refus total d’apprendre de ses erreurs, a fait de la politique de la Fed une contribution largement négative à la fabrication d’une économie saine, stable, avec un emploi solide », a-t-il avancé.

    Dans une note illustrée d’une fausse affiche de film d’horreur intitulé « Le Retour de la Fed Vivante » en allusion au célèbre « Retour des morts-vivants », M. Grantham a rappelé qu’il critiquait la Fed depuis 15 ans, plaidant pour que sa mission se concentre uniquement sur la stabilité des prix et du système financier, en délaissant la lutte contre le chômage.

    AFP.

  8. Reste la part du diable. …après celle du feu.
    « La vraie débauche est libératrice parce qu elle ne crée aucune obligation. »A camus (la chute)… Mais la il etait question de femmes et d alcool….

  9. « La bulle actuelle est en train de rebondir dans une pièce remplie de piques. Il y a l’épineuse Chine — elle pourrait crever la bulle des marchés boursiers américains à tout moment. Les grandes banques et les gouvernements étrangers sont autant de clous dangereux. N’importe lequel d’entre eux pourrait faire éclater la bulle en quelques heures. Et qu’en est-il de l’aiguille la plus aiguisée… le dollar lui-même ? Et si les investisseurs finissaient par se lasser de s’inquiéter de voir le billet vert chuter ? S’ils décidaient de sortir tous en masse ? Ou encore… imaginez ce qui se passerait si Bernanke décidait de protéger le dollar !

    Mais les investisseurs ne sont pas inquiets. Ils anticipent de l’argent encore plus facile… et des prix encore plus gonflés pour les actions et les matières premières.

    Si bien que lorsque la réunion du G20 s’est terminée sans qu’une décision soit prise, ils ont compris ça comme le signal que les jeux pouvaient continuer.

    Un titre de Bloomberg : « les actions US grimpent après le G20, qui nourrit la spéculation sur un assouplissement de la part de la Fed ».

    En d’autres termes, ce marché n’est pas nourri par une croissance économique réelle. Il est alimenté par l’espoir d’argent facile et rapide. Du jeu pur et simple, en d’autres termes. »

    (Bill Bonner)

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101027-3133.html

    1. Pourvu que l’espoir d’argent facile, rapide puisse toujours éviter à la bulle de grandir, d’éviter
      la réaction en chaine, comme si le monde était rentré dans un grand cube, dans un multicube bourré de pièces et qu’à chaque nouvelle tentative pour s’en sortir, pour sauver la face, un peu plus de gens y perdaient la vie, la liberté, l’espoir, la santé, ames sensibles s’abstenir, le monde dans lequel nous glissons n’est plus un film.

      Peut-être qu’à trop se faire peur à travers des films, des séries, des films d’horreurs, au casino, au poker, l’humanité actuelle finira bien par la produire sa propre mise en terre.

      Des prix encore plus gonflés sur les actions et les matières premières provoquera sans doute une plus grand faim rapide dans le monde. Et après on va venir me dire que c’est moi l’impitoyable.

  10. « Terres rares, la nouvelle guerre Chine/Etats-Unis.

    « C’est logique : quand on a une pénurie de matières premières dans le monde, cela entraîne généralement une guerre ». Voici ce que disait le motard de l’investissement et vétéran de Vancouver Jim Roger lors d’une récente conférence à l’Institut Mises en Alabama.

    Il y a quelques générations, le Japon a attaqué Pearl Harbor dans les mois qui ont suivi un embargo américain sur le pétrole. Lundi, la Chine a lancé un embargo sur les exportations d’éléments de terres rares vers les Etats-Unis.

    Les terres rares, si vous avez besoin que je vous rafraichisse la mémoire, sont une classe de 17 éléments utilisés un peu partout : téléphones portables, batteries de voitures hybrides, télévisions à écran plat, systèmes de missiles téléguidés, turbines éoliennes…

    Dès qu’il s’agit de technologie moderne, il y a des chances pour que cela implique les terres rares.

    Alors où est le hic? Actuellement, la Chine contrôle 93% à 97% de l’offre mondiale, selon la source que vous choisissez de citer durant votre prochain dîner en ville.

    Mais la décision chinoise de cesser les exportations vers les Etats-Unis marque l’un des embargos sur les exportations les plus étranges de l’histoire récente. »

    (Addison Wiggin)

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101027-3134.html

    1. c’est tout simplement une déclaration de guerre….tu fais ce que je veux avec le dollar.tu ne lui fait pas perdre sa valeur……..ou alors tu n’aura plus une goutte de terres rares que rhone poulenc à eu la bétise de me faire connaitre depuis 30 ans et dont je suis le seul fournisseur mondial maintenant.

    2. Tu vas pêcher des infos pourries chez les libertariens Bonner et Béchade, Pablo ? Félicitations. Ou bien c’est du second degré ?

  11. « De toutes les formes possibles d’organiser les banques, le système actuel est, de loin, le pire. »
    (Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre)

    http://www.bankofengland.co.uk/publications/speeches/2010/speech455.pdf

    En privé, il est contre la création d’argent par les banques, selon une lettre privée publiée ici:

    http://s.libertaddigital.com/fotos/noticias/cartadeking.jpg

    Un article en espagnol sur son discours et ses déclarations privées:

    http://www.libertaddigital.com/economia/el-gobernador-del-banco-de-inglaterra-apoya-eliminar-la-reserva-fraccionaria-1276405459/

  12. La narration par Jean Quatremer de l’excellent blog ‘Les coulisses de Bruxelles’

    « Traumatisée par les mésaventures du traité constitutionnel européen et du traité de Lisbonne, l’exécutif européen, et il est loin d’être isolé dans l’Union, refuse toute réouverture des traités. Comme l’a affirmé aujourd’hui la vice-présidente de la Commission, la Luxembourgeoise Viviane Reding, envoyée au front par ses collègues, « ce serait irresponsable d’ouvrir la boite à Pandore » (sic) ou, comme elle l’a déclaré au quotidien allemand Die Welt, « de mettre sur la table des chimères à propos de nouveaux traités…. »

    Gouvernance économique: la Commission ne veut pas de nouveau traité

    1. Le fait est que « l’Europe » actuelle, fondée sur l’ultralibéralisme imposé par les allemands, on a vu et on voit que ça ne marche pas comme annoncé. Soit elle continue de foncer sans écouter ce que veulent les gens, et personne ne s’émouvra qu’elle finisse dans un mur, soit les institutions demandent aux gens ce qu’ils souhaitent vraiment. Par « gens », je parle de tout le monde, pas les grosses entreprises et les politiques.

  13. A la réflexion mieux vaut pas dire toute la vérité des faits et des détails aux gens,

    Plus la crise touche le monde et plus les langues se délient, plus les boiteuses boites bancaires remarchent, plus les aveugles du monde de la finance retrouvent la vue, plus les sourds en politiques entendent de nouveau, mais tout cela suffira-t-il à donner le change ?

    Même le plus modéré d’entre-nous en perd parfois la modération, le sens de la mesure, vous avez donc bien fait de me modérer, surtout sur certains aspects d’un commentaire perdu au sujet du vigoureux retour de l’Allemagne sur la scène internationale, en plus à certains passages je l’avais écrit sous la forme de Quatrain mais peu importe, quand bien même le deuxième tiers humain ou animalier ne serait plus là demain, ils persisteront encore dans les mêmes oeuvres glorieuses et terrestres de leurs mains.

    Au début nous y avons certes beaucoup cru à la richesse, à la croissance éternelle et puis
    le temps passant nous sommes finalement apercus, que le monde actuel qui avait tant voulu remplacé l’ancien de vitesse, n’était en fait qu’un très grand champ de ruines sur le fond, bien sur dans le temps où je parle cela clignote encore, mais voilà jusqu’à quand pourront-ils toujours vous la faire ?

    Bref si la crise ne touche pas encore les premiers dans le confort, les derniers n’en sont pas moins dupes, où trouver l’argent et bien pourquoi par un meilleur algorithme, pendant ce temps là le monde crèvera davantage davantage de faim et de soif à votre porte ? Quand la conscience de l’homme riche s’endort à travers la seule pensée économique dominante.

  14. où trouver l’argent ?

    En apprenant davantage à changer le plomb en or par une plus grande complicité malsaine,

    Attendont un peu, ils ont peut-être trouvé la pierre philosophale pour mieux accomplir le grand oeuvre financier, on en revient toujours à un plus grand marchandage des choses, combien d’argent faudrait-il pour sauver tout ce bordel, tout l’or et l’argent de notre histoire n’y suffirait pas si ça se trouve. Pas même le meilleur alchimiste de la finance mondiale après déjà plusieurs siècles de tentatives et autres expérimentations de plus.

    « Sois banquier et policitien, toi qui veux tant purifier le monde bancaire et politicien à la fois »

    Pour Louis Figuier :« Les alchimistes attribuaient à la pierre philosophale trois propriétés essentielles : changer les métaux vils en argent ou en or ; guérir les maladies et prolonger
    la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles »

  15. @F LECLERC,
    Merci de proposer sans tarder la réactivation des DTS du FMI, assis sur des CDO et autres garanties de dettes. C’est plus sûr que proposition obscure d’Angela pour éviter des faillites qui vont de toutes les façons arriver.

    @Zebulon
    Je voudrais être bien certain de comprendre: les banques n’ont pas l’argent que nous leur déposons, c’est bien ça ? Autrement dit, elles l’ont prêté à d’autres, du moins en partie.
    Il faut donc inventer une autre monnaie « universelle » celle-là, qui permette de traduire nos dépôts et nos actifs réels, le reste étant considéré comme non convertible. Qu’en pensez-vous ?

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