NOS JEUX VIDEOS ET NOTRE COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL, par Pipas

Billet invité.

L’excitation – morbide ou pas – procurée par les jeux vidéos, qu’ils soient simulation de guerre, sportives ou autres, connaît un irréfutable essor. Le secteur du jeu vidéo est en croissance continue et son chiffre d’affaire mondial dépasse depuis 2002 celui du cinéma. À titre d’exemple, le nombre de joueurs de WOW [1] s’élève à 11,5 millions ; la population de la Belgique a 11 millions d’habitants seulement. Pour tirer profit l’un de l’autre, le complexe militaro-industriel et le secteur du jeu vidéo ont su diversifier leurs stratégies.

Itinéraire d’un enfant gâté.

Tout commence au berceau, parfois même avant… Il s’agit de ne pas priver un enfant des dernières joies virtuelles disponibles, mais aussi de mettre toutes les chances de son côté : veiller à son plaisir et à son épanouissement. Certains jeux vidéos sont même certifiés éducatifs. Ainsi, la console de jeux V.Smile, fabriquée par le groupe VTECH [2] est-elle dédiée aux joueurs de 3 à 8 ans !

Des flingues en plastique ou des petits soldats sont distribués aux gamins, puis des films et d’autres jeux vidéos encore, tous suivant la même logique. L’agressivité est exacerbée, le choix de la cible prédéterminé. Partout encouragée, la soif de conquête se doit d’être sans limites, jusqu’à fabriquer une réalité puissante, implacable, enfin conforme à l’onirisme publicitaire de l’armée de terre. Mais pas de panique !

Tout cela ce n’est qu’un jeu…

L’âge limite indiqué sur l’emballage de chaque produit laisse le temps à votre enfant soit de se forger une éthique ; soit de désirer brûler des étapes dans sa quête de puissance, c’est selon…

Connaissez-vous l’aphorisme de science politique l’Etat fait la guerre et la guerre fait l’Etat ? La plupart des vétérans d’Irak ont appris les rudiments de la guerre enfants, devant un écran relié à une console de jeu. Leur virilité moderne, comme notre société, a besoin d’adversaires pour se fortifier et rester cohérente. C’est précisément pour cela qu’est fabriqué l’ennemi, qu’il soit intérieur, étranger, ou virtuel.

Ceci n’est pas un exercice.

À leur origine, les jeux de simulation sont militaires. Nombre d’amiraux respectés ne doivent leurs victoires qu’à une pratique régulière de la bataille navale ! Entre simulations et exercices réels, la rationalité économique n’a jamais cessé de dicter les choix de l’armée. Ces derniers se sont simplement sophistiqués, et se sont adaptés à l’avènement des divertissements virtuels de masses ainsi qu’à leur évolution technologique fulgurante.

Aujourd’hui, les jeux de guerre disponibles dans le commerce ont largement dépassé en qualité les systèmes militaires, avoue le Lieutenant-colonel Michel Goya, du CDEF [3]. N’est-ce pas le moins que l’on puisse dire, face aux prouesses techniques et au succès retentissant de jeux vidéos tel qu’Operation Flashpoint : Dragon Rising [4], dont le slogan publicitaire déclara sans ambages la guerre comme si vous y étiez

À ce stade, discerner une « démo » alléchante de jeu vidéo d’un clip de campagne de recrutement pour l’armée de terre reste possible. Mais hélas, la tendance est à la confusion. Un jour peut-être, notre petit joueur deviendra une grande recrue forcée de se confronter à des ennemis nettement moins amusants.

America’s Army est un jeu vidéo de tir tactique multijoueur en vue subjective.

Il est sorti en 2002, afin d’améliorer l’image de l’US Army et d’inciter les gens à s’enrôler. Le gouvernement des Etats-Unis a débloqué un budget de 7 millions de dollars pour développer ce jeu sur 10 ans. Son moteur graphique, développé par Epic, est utilisé notamment pour Unreal Tournament 2004, véritable « hit » dans le civil. America’s army est disponible gratuitement pour Windows. Des versions PS2 et Xbox ont été réalisées en collaboration avec Ubisoft. Ce jeu serait à l’origine de la mouvance serious game militaire que nous connaissons actuellement. Le joueur incarne un soldat de l’US Army. Avant de jouer en ligne, une série d’épreuves à l’entraînement doit être accomplie. Cette étape peut se prolonger pour permettre une spécialisation : tireur d’élite, médecin, parachutiste, force spéciale. Le joueur se voit toujours comme soldat de l’US Army et voit toujours ses adversaires comme une force étrangère, qu’il choisisse de jouer en équipe d’attaque ou de défense. Les valeurs et les savoirs de l’armée font primer le travail d’équipe sur l’individualisme, tout en insistant sur la hiérarchie, et l’honneur. Un système de gain d’expérience permet au joueur d’augmenter son prestige au fil des parties.

Aucun élément ne prouve que Six Days in Fallujah [5] soit politiquement neutre. Si sa prédestination au marché du divertissement lui évite le qualificatif de serious game [6] – à l’instar d’America’s Army, voir ci-dessus – ; son utilisation extatique massive ne peut qu’enchanter les hiérarques du complexe militaro-industriel. Pourquoi ? Parce que chaque serio ludere qui s’ignore garnit les rangs du Serious Gaming, opérant fatalement la bascule du divertissement à la fonction utilitaire.

Vers un embrigadement subliminal ?

Selon le bureau de communication des ressources humaines de l’Armée de Terre, les visuels de la campagne Devenez vous-même sont apparus dans les jeux en lignes Colin McRae Dirt 2 [7]; Shaun White Snowboarding [8] ; Top Spin 3 [9] ; NHL 10 [10] ; NBA Live 10 [11] ; Need for Speed ProStreet [12] ; et PES 10 [13].

La synergie entre armée et développeurs va donc jusqu’à faire apparaître le visage d’adonis d’un héros devenu lui-même dans un panneau publicitaire que votre bolide virtuel dépasse, encore et encore, sans guère vous laisser le temps d’apprécier son graphisme ou message, concentrés que vous êtes sur les virages du circuit.

Les jeunes joueurs, cibles privilégiées des stratégies de recrutement de l’armée de terre, s’acquittent donc une première fois du prix de leur soumission à la propagande en tant que contribuables, et une seconde en achetant le titre à des développeurs peu scrupuleux ayant trouvé dans l’escarcelle de la grande muette une manne financière inépuisable.

À l’avenir, cette situation pourrait pourtant nous sembler enviable, si par malheur d’autres synergies se propageaient au secteur de la sécurité privée.

Hommes, robots et IA [14] militaro-industrielles améliorées

CyberLearning Technologies, startup californienne, détient de la NASA une licence exclusive d’exploitation des recherches sur les bénéfices physiologiques tirés des jeux vidéo. Il s’agit essentiellement d’améliorations des capacités de concentration et des réflexes, de résoudre des troubles de l’attention chez les enfants, au moyen d’un système conçu pour la console PS2 de Sony [15].

Une étude menée à l’université de Rochester à New York rapporte que les environnements imprévisibles des jeux de guerre ou d’action favoriseraient les prises de décisions et les résolutions de problèmes rapides chez leurs joueurs réguliers. Les performances obtenues intéressent depuis longtemps l’armée pour ses simulateurs. Dans les années 1990, les Etats-Unis ont modifié le jeu Doom II pour l’entraînement de leurs troupes, améliorant ainsi leur précision et réduisant leur temps de réaction.

La boucle est peut-être bouclée avec Starcraft [16]. Ou plus précisément avec sa récente contribution au développement d’Intelligence Artificielle, comme l’a révélé un concours organisé par l’université de Stanford, en Californie [17]. Outre le renforcement d’ennemis virtuels sans cesse contribuant à nos plaisirs et perfectionnements neurologiques, les applications d’IA améliorées pourraient concerner les domaines du transport comme de la robotique… À usage militaire ?

Marché conclu

Nous sommes en 2011. L’industrie du jeu vidéo pèse plus de 50 milliards d’euros. Celle de la défense plus de 1500 milliards d’euros, officiellement. Naturellement, les partenariats entre acteurs traditionnels du jeu vidéo et industrie militaire se développent.

Citons sans plus attendre Pandemic Studios, développeur de Full Spectrum Warrior. Ce jeu de stratégie en temps réel initialement prévu pour l’entraînement de l’armée américaine sera par la suite commercialisé. Aujourd’hui, une nouvelle adaptation de ce jeu est utilisée par les psychologues pour aider les vétérans d’Irak à surpasser les effets de leurs troubles de stress post-traumatique. L’infanterie française, quant à elle, s’exerce sur Instinct, un programme modifié à partir de la célèbre série de jeux vidéo Ghost Recon de Tom Clancy. Israël ; Pays-Bas ; Australie et Canada lui préfèrent Virtual Battlespace, la version sérieuse du jeu de tir édité par le studio tchèque Bohemia Interactive.

D’autres simulations, plus pointues, et plus chères, sont élaborées pour répondre spécifiquement à certains besoins de l’armée : simulateurs de vol, de conduite, mais pas seulement. Pour la prévention et la gestion de crise, Tactical Iraqi Language & Culture Training apprend l’arabe et les coutumes locales aux conscrits en les faisant converser, équipés d’un micro et d’une souris, avec des Bagdadis en 3D. Pulse, à son origine, est un simulateur d’opérations chirurgicales. Pour 10 millions de dollars, l’Office de la recherche navale l’a fait modifier afin qu’il corresponde aux conditions instables des médecins de guerre exerçant sur le terrain. Mais la palme revient incontestablement à Urban Resolve 2015. Cette reproduction virtuelle de la capitale irakienne permet au département de la défense de jouer et de rejouer les scénarios les plus improbables ; pour la modique somme de 22 millions de dollars.

Aimantés, certains studios de jeux vidéo créent leurs propres filiales dévouées au serio ludere militari, devenu incontournable pour la formation de troupiers à la guerre en milieu urbain et periurbain. C’est le cas du studio britannique Blitzgame, avec Trusim. D’autres sont exclusivement tournés vers l’armée. Comme Script Games Studio, basé à Montpellier, qui se positionne en leader européen du serious game militaire… Destineer Studios, père du célébrissime Age of Empires III [18], est également partenaire d’In-Q-Tel, entreprise semi-privée affiliée à la CIA. Boston Dynamics -petite société américaine loin de l’industrie du jeu vidéo- connue pour son excellence dans la robotique à usage militaire n’est pas en reste avec DI-Guy, son projet d’extraordinaire simulation en temps réel avec des personnages humains très réalistes.

Le serious game made in France

La secrétaire d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique a lancé en 2009 un appel à projet [19] exclusivement consacré aux serious games, doté d’un budget de 20 millions d’euros. 48 projets ont été sélectionnés, sur des thématiques très diverses, au sein desquelles figurent évidemment la défense et la sécurité.

Le serpent qui se mord la queue

Les multiples imbrications du jeu vidéo et du complexe militaro-industriel s’intensifient. Pour une note d’espoir et une brève sortie de notre champ virtuel, rappelons que 9 millions de jeunes adultes américains, soit 27% des 17/24 ans présentent un surpoids les rendant inaptes à servir sous les drapeaux. Ce véritable péril pour la sécurité nationale a contraint deux généraux à cosigner une tribune dans le très sérieux Washington Post.

Les serious games n’abordent pas seulement des sujets chers aux hiérarques belliqueux : immigration clandestine, politique économique, changement climatique, racisme, mondialisation, processus électoral, éducation nutritionnelle, violence familiale, etc… September 12th, par exemple, insiste sur le fait que la violence engendre la violence, et pousse le joueur à explorer d’autres pistes pour la résolution de conflits. Darfur is Dying vous glisse dans les problématiques des populations locales. Le but du jeu, dans PeaceMaker, est de faire cohabiter Israël et la Palestine en paix. Dans ICED, vous incarnez un immigré et devez déjouer toutes les situations dangereuses, répondre aux multiples questionnaires administratifs tout en échappant aux services de l’immigration. Si vous échouez, vous finissez en centre de rétention, puis expulsé. Hurricane Katrina : Tempest in Crescent City met en scène les tristes évènements de 2006 à la Nouvelle-Orléans. Le joueur est sensibilisé à la nécessité de se tenir prêt à agir en cas de catastrophe naturelle ainsi qu’aux actions héroïques réalisées par des gens ordinaires [20].

Enfin, la neutralité politique de jeux vidéo dits « traditionnels » semble s’estomper. Dans Starcraft 2, vous incarnez le rebelle Jim Raynor, accusé de terrorisme par l’empereur Mengsk. Votre premier objectif consiste à provoquer une émeute. Vous attaquez la propagande impériale en profanant des statues militaires et des panneaux publicitaires incitant à surveiller vos voisins ou à travailler comme un homme.

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[1] World Of Warcraft. Jeu vidéo développé par Blizzard Entertainment se déroulant dans un univers médiéval fantastique.

[2] Société multinationale de produits électroniques basée à Hong-Kong. Elle fait partie des plus grands fabricants mondiaux de jouets éducatifs électronique.

[3] Centre de Doctrine d’Emploi de Forces. Source : des avis complémentaires sur la simulation

[4] Jeu vidéo de tir tactique développé et édité par Codemasters. Sorti en 2009. Le contexte : en 2011, un conflit majeur éclate entre Chine, Russie et USA.

[5] Jeu de tir à la troisième personne dont l’action se situe en Irak.

[6] Logiciel combinant une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo.

[7] Jeu de rallye, développé par Codemasters.

[8] Simulation sportive des JO d’hiver, développée par Ubisoft.

[9] Jeu de tennis, de Power and Magic Development.

[10] Jeu de hockey sur glace, d’Electronic Arts.

[11] Jeu de basket développé par EA Chicago et édité par EA Sports.

[12] Jeu de courses de rue, d’Electronic Arts.

[13] Jeu de foot, de Konami.

[14] Intelligence Artificielle.

[15] Pour plus d’informations.

[16] Jeu de stratégie en temps réel développé par Blizzard.

[17] Source.

[18] Jeu vidéo de stratégie en temps réel.

[19] Source.

[20] Pour plus d’informations.

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170 réflexions sur « NOS JEUX VIDEOS ET NOTRE COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL, par Pipas »

  1. Excellent article.

    Cela va encore exacerber la haine de la technologie et de la sciences pour ceux qui ne distinguent pas la différence entre un outil et son utilisation.

    Sinon, j’organise bientôt un tournoi de tarot sur Rennes et, ça va « saigner » 😉

    1. Comme je fais partie de ceux qui pensent que la technoscience est, comme meilleure alliée du capital, et EN SOI, un ennemi du vivant, je crois que nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde.

      Par contre un TOURNOI de tarot avec de belles lames m’inspire.

      A bientôt donc, les bouts à la main.

      Faites vos jeux.

    2. Je sais Marlowe.

      Et c’est en pensant principalement à toi que j’insistai sur la différence.

      Bonne « chasse » au petit. (le Tarot est sadique, un peu, quelque part 😉 )

    3. Marlowe. Vieux. Un truc que je viens d’écrire plus bas et qui pourrait expliquer ton allergie à la technologie et l’assimilation que tu fais :

      J’ai lu à plusieurs endroits du net, et cela semble se confirmer sur le terrain, que les Ricains comptaient COMPLETEMENT sur la technologie. (et sur les mercenaires, mais c’est un autre débat).
      Ne serait-ce pas cela qui expliquerait..???

    4. à Yvan,

      Je ne suis pas allergique aux technologies tout simplement parce que le recours à des machines semble indispensable à l’humanité.
      Je critique par contre la Technologie et le Progrès, c’est-à-dire des idéologies qui se présentent comme étant l’Essence de l’Humain et qui ne me paraissent être que les alliés du Capital.
      L’exemple le plus extraordinaire de la folie technologique est bien évidemment le nucléaire dont ses sectateurs affirment que, demain, la technoscience dans son irrésistible mouvement progressiste va trouver les solutions à tous les problèmes que le développement du nucléaire a créés.
      Je ne peux m’empécher de faire une analogie avec les techniques économiques et financières qui, toujours demain, vont apporter une solution aux problèmes qu’elles ont mis au monde.

    5. @Marlowe, Tu n’as pas tord, mais la technologie d’un lave linge c’est bien qu’en même, pouvoir discuter sur ce blog aussi et c’est issue de la même technique.
      Après, j’avais entendu sur FranceInter, que le mot paix était défini par l’absence de guerre, mais le mot guerre n’avait lui pas besoin d’autres définitions que la sienne.
      « On peut dire, avec le même raisonnement, que la production de dictionnaire est un allié du complexe militéro-progessiste ».
      Pour avoir passer des heures sur les jeux-vidéos (et être incapable de me concentré aujourd’hui sur un seul, sans avoir l’impression de travaillé après quelques minutes), c’est comme tout, maitriser une agressivité c’est parfois bien, après c’est vrai que si tu n’as que ça autour de toi.

    6. Bonjour
      Merci Mr Pipas et bravo pour votre article des plus réaliste.
      De tout temps les jeunes sont la cible préféré du pouvoir,(politique , religieux et publicitaire)
      Le règne animal dont nous faisons partie joue à apprendre,cette période d’apprentissage est la plus longue chez l’homme que chez le singe .
      Vous avez vus la vidéo de l’attaque de civils (journalistes)par un hélicoptère ? IRAK..
      Vous avez entendus le dialogue des militaires?
      C’est un jeu vidéo ou c’est réel ?
      encore merci

    7. Cela va encore exacerber la haine de la technologie et de la sciences pour ceux qui ne distinguent pas la différence entre un outil et son utilisation.

      bonsoir,
      c’est un argument souvent utilisé pour dédouanner la monnaie des effets pervers qui lui sont attribués par ses détracteurs. mais que dire d’une grenade à fragmentation ou d’une guillotine?

  2. En tant qu’ancien « addict » à un de ces jeux, je n’aime pas franchement de type de polémiques qui visent les jeux et les joueurs. Je suis d’accord que certains jeux sont violents tous comme certains films. Il y a très probablement des influences politico-militaires. Mais ce type de polémique à vraiment tendance à généraliser à tous les joueurs ce qui n’est pas franchement le cas.
    Je pense que la très grande majorité sait faire la différence virtuelle/réalité (et c’est aussi à la famille de l’aider à savoir faire cette différence).
    A long terme sur ce genre de jeux, je crois qu’il n’y a plus que 2 catégories de joueurs : ceux pratiquant pour la compétition (et ils sont nombreux, vous citez starcraft qui est le jeu emblématique des coréens).
    Ces jeux développent les réflexes oui, mais aussi la réflexion et beaucoup d’échanges.
    J’ai pu lire que des GI jouaient également à des jeux de guerre en vue subjective surtout pour éviter les problèmes psychologiques. Je suis loin d’encourager la guerre, mais pas non plus d’encourager tous les soldats au suicide…

    Voilà, je n’aime pas ce mélange de sujets polémiques tout simplement. Un jeune joue car il a un objectif : le terminer ou obtenir une certaine distinction grâce à ses compétences (en réflexion, rapidité, stratégique).

    Cdt,

    1. Le malaise lié aux aspects positifs et néfastes de ce type de jeu dépasse la simple polémique, ou si vous préférez, la diabolisation des jeux spécialisés par les non initiés.

      En Corée, il existe une option starcraft à l’école, et les matchs sont retransmis comme le sont ceux de football en Europe.

      J’adore starcraft.

      En France, le sport électronique se développe. Sa récupération par des intérêts plus belliqueux que ludiques serait catastrophique.

      Alors vigilance.

    2. Tout à fait, mais je reste persuadé que les joueurs sauront faire la différence entre ces deux mondes même s’ils se rapprochent de façon exponentielle.

      Les joueurs de starcraft y jouent d’abord car c’est un beau jeu de stratégie. Nous n’avons pas interdit Garry Kasparov de jouer aux Echecs (d’accord, ce n’est pas le même type de jeu, mais cela développe la réflexion du joueur, il arrive à se projeter lui même et cherche à lire le jeu de l’adversaire). De mon point de vue, s’il existe des exceptions, le problème ne vient pas du joueur, mais de son entourage.

      Je viens de me relire, je disais 2 catégories : la compétition et les joueurs qui jouent pour se détendre comme d’autres regardent la télé par exemple.

    3. @ bqlou

      Je suis d’accord avec vous. C’est très exagéré tout ça, et la polémique est vieille comme l’informatique. J’ai des enfants qui ont beaucoup joué à Wolf, Doom, Quake, dans les années 90. Aucune influence. Aujourd’hui je vois des neveux ados jouer frénétiquement à des jeux de guerre bien plus sophistiqués. Pas de problèmes non plus ni à l’école, ni de violence.

      Dans le texte de Pipas il y a un mélange un peu parano de « complotisme », alarmisme sur « les enfants d’aujourd’hui bien moins sages que ceux d’avant » (chose dite à toutes les époques) et de peur de la technologie… Ça me rappelle les reactions face aux premiers chemins de fer:

      « Le voyage en chemin de fer à grande vitesse n ‘est pas possible car les passagers incapables de respirer mourraient par asphyxie. » (D. Lardner, physicien et astronome, en 1830).

      « Nous verrons cependant à l ‘usage si nos généraux ne décideront pas, en définitive que les transports en wagons auraient pour résultat d’efféminer les troupes et de leur faire perdre cette facilité des grandes marches qui a joué un rôle si important dans les triomphes de nos armées. » (F. Arago, astronome, physicien et homme politique, en 1838).

      « L ‘extrême rapidité des voyages en chemin de fer est une chose antimédicale. Aller en vingt heures de Paris à la Méditerranée, en traversant des climats si différents, c’est la chose la plus imprudente pour une personne nerveuse. » (Michelet, en 1861).

    4. L’impérialisme s’attaque au secteur du jeu vidéo, ou l’inverse, c’est un fait, et c’est le message de cet article.

      Je ne juge pas les joueurs. Qui le resteront, ou qui s’engageront dans l’armée.

      Il n’y a pas de complot. Pourtant, les stratégies d’imbrications subtiles du secteur du jeu vidéo et du complexe militaro-industriel existent. Et ma liste n’a rien d’exhaustif, comme vous le constaterez en vous penchant sur la question.

      Il n’y a pas de paranoïa. Rester vigilant et continuer de réfléchir ( sur l’émergence du serious game par exemple) permet de dépasser les polémiques miteuses accrochées au sujet.

    5. A vous lire, j’ai l’impression que dire que la pub n’a strictement aucune influence sur les achats est parfaitement identique. Et pourtant les industriels y consacrent des fortunes, entretiennent des labos de psychologie, cherchent à les rendre « ludiques », « participatives » etc…
      Tout ça pour aucun résulat, vraiment ??? Ou pour faire croire à des choix raisonnés, individuels ? Alors qu’ils sont consiencieusement et patiemment construits dans des cerveaux complètement lavés de toute possibilité de réaction autre que suivant les « apprentissages » – ou mieux : conditionnements – voulus.

      Faire accepter l’inacceptable passe par le rendre habituel et de là, normal.

    6. Bonsoir,
      Je suis d’instinct d’accord avec vous bqlou. Tous les joueurs ne sont pas des malades lobotomisés. Mais cet article bien documenté donne à réfléchir. Alors ? La techno ne change rien à l’affaire, les récits de guerre, les romans de guerre, les films de guerre avant les jeux ont posé le même problème. La guerre sur écran n’est pas la guerre. Apprenons à jouer avec nos ados y compris à CoD et sachons aussi leur parler du vécu (quand nous en avons un).
      Sinon, il est facile de voir des complots partout et de polémiquer sur tout. Je vous livre l’une de mes citations favorites, de Francis Bacon: « rien n’est plus à craindre que la crainte elle-même » !
      J’ai rencontré un expert sur le sujet de cet article mais je n’ai pas encore eu le temps de faire un article avec vidéo sur le sujet. Mais je vous le promets pour bientôt.
      Bonne soirée

    7. @Pipas
      « L’impérialisme s’attaque au secteur du jeu vidéo, ou l’inverse, c’est un fait, et c’est le message de cet article. »

      Dans ce cas, je trouve dommage que votre article s’articule de cette manière là… Parce que le mélange de plusieurs thèmes comme vous le faites, le lecteur se trompe au final de cible. Si je peux me permettre, vous auriez du à chaque paragraphe vraiment vous interrogez si cela répondait à votre problématique.

      L’impérialisme (je n’aime pas beaucoup ce mot^^) s’attaque au secteur du jeu vidéo parce qu’il s’agit d’un marché juteux. Ils l’utilisent en situation réel pour tester la dextérité de leurs soldats, leurs réflexes, leur réflexion. Mais après tout il faut « comprendre » leur état d’esprit : tous les moyens sont bons pour « gagner », quels que soient leur origine.

      Cela me fait penser au jeu counter-strike (FPS auquel j’ai passé beaucoup (trop) de temps) dans lequel l’éditeur du jeu comptait placer dans le jeu de véritable panneau de publicité comme ceux que l’on voit sur les bas cotés de la route (et qui changeraient d’une semaine à l’autre). La communauté de joueurs s’est alors vivement révolté contre cette idée pour toutes les raisons que vous pouvez imaginer. Et pourtant, ils l’ont fait. Tous les moyens sont bons pour gagner un peu plus d’argent. Mais je crois aussi que l’industrie du jeu vidéo ne se porte pas très bien (ou en tout cas, pourrait se porter beaucoup mieux que cela).

  3. Il est évident que les marchands de canon restent l’industrie la plus profitable, car la destination de cette camelote est purement destructive. Aucun besoin de songer l’obsolescence de ce matériel, car ce matériel est l’obsolescence même. On pourrait dire que son non-usage et son inutilité en temps de paix sont son meilleur usage.
    Cela préservera au capital un certain rendement, mais quand cela ne suffira plus, il se pourrait bien, comme toujours, que ce matériel servira à tout casser -pour que le capitalisme renaisse de ses cendres – comme en 1945…

  4. Faut-il s’inquièter de ces dérives?
    Les Producteurs de jeux vidéo les plus performants sont-ils « rachetés » par la défense?
    Le fait que des publicités défilent de façon sublimininale sur les bas-côtés des routes où ont lieu des courses de voitures virtuelles est-il la preuve d’un complot?
    C’est la vraie vie deux-zéro qui singe les jeux et s’il y a comme un complot c’est que ceux qui ont intérêt à manipuler le mental des Peuples sont hyper opportunistes et capables de s’emparer de toute technologie susceptible de les aider à aboutir à leurs fins.
    Même si ces fins sont financières et probablement pires comme le suggère le projet avorté MK-ultra…
    Avorté selon la voie chimique mais peut-être en cours par le biais des jeux video:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

  5. Je ne saisis pas très bien votre propos.
    Vous voulez dénoncer les liens entre concepteurs de jeux et groupes militaro-industriels ?
    L’engouement des enfants, ados et adultes pour ce genre de jeux ?
    Ou encore la banalisation de la violence ?

    1. Je cherche, en outre, à formuler de bonnes questions sur ce phénomène émergent, dont les conséquences éthiques et pratiques demeurent imprévisibles.

  6. Le jouet/jeu est en effet un beau terrain pour toutes les propagandes. Sans rester dans le domaine de la violence (quoique), les jouets pour les petit-es garçons et filles sont accablants.
    Aux petites la dinette (pour faire la cuisine, les ustensiles de ménages (balai, aspirateur), les caddies pour les courses, le maquillage, poupée bébé,… tout ça emballé en rose (je ne sais pas qui a eu cette idée à la saugrenue ??)
    Aux garçons, outillage, voiture, engins de chantiers, monstres guerriers, armes, etc… tout ça emballé en bleu (je ne sais pas si le même qui a eu l’idée du rose pour les filles ???)
    La société hétéro-patriarcale qui renvoie le plus possible la femme à la maison n’est pas prête de s’effondrer.

    1. Votre commentaire intéresserait davantage une réflexion sur les jouets sexistes, qui s’écarte un peu du cadre du serious gaming.

      Vous avez entièrement raison, et la lecture de « Contre les jouets sexistes » devrait être obligatoire pour chaque parent. http://sisyphe.org/spip.php?breve941

    2. @ pipas, c’est aussi un serious gaming le jeu sexiste, de mon point de vue la mécanique est la même, c’est une récupération à des fins de propagande; implicite (pour le jouet sexiste), explicite dans certains serious gaming.

      merci pour le lien et l’article 😉

  7. A ma connaissance, les Échecs ou le Go étaient déjà des jeux d’inspiration militaro-stratégique, nés dans des sociétés féodales où le métier des armes était par définition « noble ».

    Le paradoxe, qui n’est qu’apparent, est de constater qu’aujourd’hui les sources d’inspiration des jeux vidéo les plus populaires (psychologiques, « intellectuelles », voire financières) sont de même nature, alors qu’il ne viendrait à l’esprit de personne de considérer les « warriors » comme l’élite de l’humanité (vu que les derniers à l’avoir fait nous ont laissé un sinistre souvenir), mais plutôt comme de sombres brutes malfaisantes à soigner ou à éliminer.

    Il semble donc que la réalité soit un peu différente de ce que pense certaines bonnes âmes lénifiantes.

  8. Le problème du jeu vidéo, c’est qu’il est devenu tout public. De moins en moins créatif.
    Le problème de l’armée (publique ou privée), c’est qu’elle est devenue omniprésente. Presque autant que la finance. Et d’ailleurs, ces deux mondes sont très interdépendants.

  9. D’où vous est venue l’impulsion pour écrire ce billet ?

    Vous travaillez dans l’industrie ? Ou pratiquez-vous les jeux ? Enquête juste pour la curiosité ?

    Commercialement, le plus facile est toujours de viser le cerveau reptilien. S’il y a quelques siècles les jeux romains avaient leur audience, cela signifie qu’on n’a toujours pas eu la mutation génétique qui aura fait baisser les taux de testostérone chez les jeunes mâles.

    Ensuite, l’éducation en général, appelle à passer par ces outils ludiques. Entre votre titre, et la fin de votre article où vous donnez quelques contre-exemples de jeux édu-catif-édu-quant à autre but, quelle est la part de l’orientation délibérée, et celle du commerce facile, ou facilité.

    Car il est sûr qu’un chirurgien opérant au joystick, maniera mieux son laser s’il a pratiqué le jeu vidéo depuis tout gamin. Donc il faut arriver à rendre la bonne part aux choses.

    Ensuite, il y a forcement une limite à l’idéal de la manipulation : à 13 ans, c’est peut-être rassurant d’aller voir comment sont faites les femmes virtuelles ( exemple orienté mâle, pardon, mais juste pour en trouver un ). A 50 ans, pas sûr que l’ensemble de la population n’ait pas arrêté ce virtuel depuis longtemps.
    Je vois qu’actuellement au Japon, une bonne proportion des télévisions grand écran proposent la 3D, afin de mieux immerger le blaireau. Mais celui-ci pourrait bien en avoir marre une fois qu’il a fait le tour, d’autant qu’on aura du mal à lui proposer le 4, puis le 5 D pour le subjuguer davantage. Surtout si le véhicule, lui, reste assez creux.

    Cela dit, armée, services de renseignements et tous autres ayant accès au média, seraient bien pomme, ou poire, de louper l’opportunité ,..

    1. « Commercialement, le plus facile est toujours de viser le cerveau reptilien. »
      Vrai à plus de 120 %.

      Ce qui « gène » le plus pour moi est qu’un enfant va finir par tuer en pensant, en toute bonne foi, que lui et les autres ont plusieurs vies.

    2. @Yvan
      Sur le terrain, après un éclat de mine dans la colonne vertébrale, on doit être ramené aux réalités sur le nombre de vie que l’on possède..

      Mais l’illustration diffusée par Wikileaks, sur la manière dont le préposé aux canons hélicoptère réclame le feu sur des cibles potentielles, fait plutôt comprendre que ceux qui marchaient là n’en avaient pas du tout.

      L’ennemi n’est même plus mauvais, comme lorsqu’il fallait motiver les soldats qu’on envoyait balayer les Communards.

      Mais déjà, au Vietnam, un Gook était un gook, et rien d’autre. Je ne parlerai pas de l’Algérie, ça énerve parfois un gars étant passé par le Djebel, et repassant par là. Les souvenirs, que voulez-vous …

      J’étais amusé il y a peu en écoutant Yvan Attal affirmer le principe de supériorité moral d’un fantassin Isralien. A 20 ans, en entrant en fourgon blindé en milieu hostile, on a dans la tête ce que le capitaine voue y a mis juste avant. Et après 30 jours de combats, s’il y eut, quand le capitaine est mort, on survit juste. Parfois on mène la mission suivant les ordres transmis. Pas toujours. Ca teste la discipline et l’efficacité du conditionnement préparatoire

      L’entraînement physique préalable ( incluant aussi le travail sur les nerfs par jeux vidéos ) joue plus sur la rapidité de décision pour se mettre à l’abri, que pour savoir combien vous, ou les autres ont de vie. Une vie en moins en face, c’est une chance de plus pour la votre.

      Maintenant, dans la rue, dans une société équilibrée ( ce qui n’existe pas ou plus sur cette planète ), est-ce que cela va faire basculer le psychopathe vers un passage à l’acte ? Eh ben je dirais que ça dépend de la psychose …

      Autre point important à propos des plusieurs vies d’un militaire.

      Il existe toujours la chair à canon, mais l’entourage logistique d’un soldat des forces spéciales, le fait de plus en plus ressembler à un avion de chasse.
      A ce prix d’équipement, ce ne sont pas des militaires que l’on sort pour sauver la nation, mais plutôt pour aller défendre ou arracher, pour des intérêts plus privés, que l’on pourraient appeler « investisseurs ». D’ailleurs, dans ce cas, peu importe le drapeau sur l’uniforme que l’on porte. D’ailleurs celui-ci est scratché, il suffit de le changer … quand on rentre au Liban, par exemple.

      Pour les missions secrètes, rapides, oubliant le respect territorial, pas de drapeaux bien sûr, Assistance satellite avec tout le matériel de réception embarqué, voire pucé-implanté : nous sommes dans un jeu vidéo, avec des images digitales désaxées, repérages de toutes les personnes de l’unité, Nous ne sommes décidément plus à l’heure de la bataille de « Pourrière »

    3. Je me demandais (je n’y connais rien) si, un niveau excellent de dexterité, de rapidité de décision etc… acquis, il serait envisageable de mener des batailles de chez soi, par écran et joy-stick interposés…

      Pourquoi se déplacer sur le terrain si la restitution en est parfaite et les joueurs-soldats parfaitement entraînés……

      Je m’exprime peut-être mal, mais une forme de tété-guerre en quelques sorte….. ??

    4. @Lau

      Vous avez déjà cela avec les drones.

      Ensuite, vous faites un rapport de rentabilité entre le coût de la formation d’un combattant, aux capacités physiques exploitables sur le terrain une bonne dizaine d’années, son expérience à conserver ( ou pas ) pour le faire passer en seconde ligne afin d’y assurer un soutien efficace, quand il prend des rides, et son gaspillage pour accomplir une tâche « indispensable » … où il y aura de la casse;

      Le robot multifonction pouvant aller ramper dans un trou de viet avec un couteau entre les dents n’est, à ma connaissance, pas encore au point. On peut encore gaspiller quelques vies humaines, d’autant qu’à part le coût du renouvellement par la formation, ce n’est absolument pas un problème.

      Par contre l’ennemi, l’opposant, lui doit vraiment être éliminé. Pas son double machine. L’assassinat politico-économique à partir d’un ordre occidental est très fréquent, avec toutefois une densité plus ou moins accrue, suivant les administrations en place.

    5. @ Barbe toute bleue suite,

      vous répondez vous même par l’affirmative.

      Ensuite, l’un n’empêche pas l’autre : des militaires sur le terrain, d’autres chez eux derrières leurs écrans.
      Quelle belle complémentarité.

      Mais bien sûr ‘cela n’arrivera jamais’………

    6. @Lau

      Tout le monde ne peut pas s’offrir ce genre de gadget, mais de manière unilatérale, vous allez vous retrouver avec des objets de plus en plus sophistiqués au service des groupes ayant investi là dedans, certains de ces groupes déjà constitués étant disjoints d’une entité nationale, quoiqu’utilisant sans scrupule l’excuse nationale pour intervenir. C’est le pouvoir d’agir qui s’éloigne de toute décision démocratique. Faut dire que l’outil n’est pas vraiment dessiné pour répandre le bien dans l’humanité.

      Donc, oui, vous avez raison : à la pointe de la technologie, épaulées par de solides sources de financements, donc avec des racines dans le système financier lui-même, vous retrouverez les innovations les plus prometteuses, et ce dans tous les domaines permettant au trust investisseur d’élargir encore son aire-ère à prises de décisions indépendantes … et rien pour y résister en face,

  10. Quand j’étais petit, je jouais aux cowboys et aux indiens avec mes petits camarades… Peu de technologie, mais cependant des ressorts similaires, l’exercice physique en plus. Ensuite j’ai appris à jouer aux échecs, dont la violence bien qu’incomparablement plus cérébrale n’en est pas moins existante…

    Petite anecdote: Dans le jeu GTA IV des studios Rockstar, opus de la série si controversée pour son extrême violence, les développeurs ont poussé le vice jusqu’à réaliser un faux internet dans lequel on trouve des pages très amusantes, notamment en matière d’économie: L’une d’elles décrit dans le détail la mécanique de la pyramide de Ponzi, tandis que d’autres relatent l’état totalement anarchique des marchés boursiers du BAWSDAQ (nom de l’indice boursier phare de l’univers virtuel décrit).

    Tout ça pour dire qu’à mon avis, Pipas, vous vous trompez de cible…

    Au passage, mes meilleurs vœux à tous.

    1. « Quand j’étais petit, je jouais aux cowboys et aux indiens avec mes petits camarades… Peu de technologie, mais cependant des ressorts similaires, l’exercice physique en plus. Ensuite j’ai appris à jouer aux échecs, dont la violence bien qu’incomparablement plus cérébrale n’en est pas moins existante… »

      Certes, ressorts identiques mais un apprentissage est totalement passé à la trappe avec le virtuel et/ou cérébral : une baffe, une chute ou un coup de bâton, ça peut faire VRAIMENT mal !
      Et ça, ça rentre dans le cerveau reptilien, c’est même ce qui nous fait comprendre l’utilité de la prudence. 🙂

  11. Très bon article.
    En effet il est symptomatique de voir le scénario des jeux récents à succès, Call of Duty par exemple, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps si je ne m’abuse : les Call of Duty 1, 2 et 3 étaient sur la seconde guerre mondiale (le 5 aussi, sur la guerre du Pacifique), les jeux sont sortis par centaines sur la seconde guerre mondiale, souvent avec une vue simpliste du héros américain face aux méchants nazis. Dans CoD ils ont eu le mérite de montrer aussi les russes, toujours de façon très caricaturale mais bon … C’était la seconde guerre mondiale, donc bon il y a simplification dans les jeux mais le manichéisme passe puisque l’époque était affreuse.
    Aujourd’hui c’est beaucoup plus pervers je trouve, puisque tous les FPS (first person shooter pour ceux qui ne sont pas familiers du jeu vidéo, les jeux où l’on a une vue subjective) récents qui se veulent réalistes prennent place dans les guerres contemporaines, Irak, Afghanistan, ou la « guerre contre le terrorisme », comme Call of Duty 4, Call of Duty 6 et 7, le dernier Medal of Honor qui prend place en Afghanistan, où on assiste en direct à une réécriture de l’histoire. Tu joue les forces du bien (amerloques, british notamment), contre les forces du mal (les arabes avec des turbans), qui veulent faire sombrer le monde dans le terrorisme. Dans CoD 4 une sorte de terroriste/dictateur d’un pays du moyen orient (vous comprenez immédiatement qu’il s’agît de l’Irak, déguisé derrière la fiction) fait même péter une bombe nucléaire dans une ville, où le joueur assiste en direct à l’explosion et meurt dedans. On sent l’inspiration venue directement de G. W. Bush et son gouvernement … Enfin bref dans tous ces jeux on présente bien sûr les américains comme venant se battre pour la liberté dans des pays du Moyen Orient contre des ennemis de la liberté : les terroristes musulmans. Et voilà, comment on réécrit l’histoire : à coup de massue, on martèle l’idée voulue, dans tous les médias existants (jeu vidéo, télévision, journaux, …).
    Il y a Arma (Armed Assault) 1 et 2 dont le scénario est plus fin (les américains débarquent sur une île pour déloger un régime, l’île est en situation de guerre civile, c’est un peu moins caricatural que les CoD et beaucoup plus réaliste), les successeurs de Operation Flashpoint premier du nom, une licence qu’a récupéré Codemasters (c’est pour ça que Bohemia a du changer le nom du jeu en Armed Assault) et qui a donc sorti Operation Flashpoint Dragon Rising (dans Dragon Rising la Chine envahit une île du Pacifique convoitant des réserves de pétroles inexploitées, et les américains interviennent aux côtés des russes) pour se faire du blé sur la notoriété de Operation Flashpoint premier du nom (qui mettait en scène l’invasion d’une île par les russes, que les américains venaient déloger). Le prochain Operation Flashpoint Red River, qui sort en 2011 prend place dans un pays du moyen orient, pour ne pas le nommer l’Afghanistan (le pays porte un nom fictionnel dans le jeu, d’ailleurs un représentant de Codemasters s’était vanté de ne pas faire un jeu sur une guerre actuellement en cours, par rapport à Medal of Honor qui se déroule ouvertement en Afghanistan, c’est dire l’hypocrisie qui règne par rapport à ça puisque la référence aux guerres d’Irak et d’Afghanistan sont évidentes dans Operation Flashpoint Red River). Enfin bref, le jeu vidéo c’est comme les autres médias, la grosse production est devenue très conventionnelle et « propagandiste » et plus les studios sont gros et concentrés, plus ils produisent de la bouillie idéologique. Et vous avez parlé de la publicité qui s’est en effet beaucoup développé dans les jeux vidéos dans la dernière décennie. La première fois que j’avais été confronté à ça, j’avais essayé Splinter Cell (je ne sais plus quel épisode), un jeu d’espionnage et d’infiltration où l’on joue un agent secret américain qui va déjouer les plans de terroristes. Au début du jeu le héros se fait déposer en hélico pour sa première mission, et avant de sauter de l’hélico … Le héros sort bien ostensiblement un paquet de chewing gums Airwaves et en prend un … Là j’ai éteint la console, rageux que j’étais devant ce gros foutage de gueule …
    D’ailleurs c’est marrant, récemment j’avais entendu parler de FPS iraniens qui étaient en développement, soutenus par le gouvernement, sur l’histoire de l’Iran, et des sites avaient parlé de propagande sans se poser la question de ce que c’est que le contenu des jeux qui nous viennent d’Amérique : de la pure propagande pro américaine avec la présentation d’un monde complètement manichéen à feu et à sang à cause des méchants terroristes islamistes barbus et enturbannés qu’il va falloir atomiser si on veut que le monde soit de nouveau « safe ».

    1. Call of Duty est simplement le « produit culturel » ayant fait le plus de recette en 1 journée. Le plus étonnant (et réconfortant), c’est qu’une bonne partie de la population mondiale préfèrent habiter le long de la traîne.

  12. Pour Noël 2011 je veux bien m’engager pour un jorionland stratégique multijoueurs pour renverser le capitalisme en abonnement mensuel à 2 € chez Utopiasoft.

  13. Excellent article. Merci.

    « …Pour nous manipuler les publicitaires affirment que nous sommes suffisamment intelligents pour ne pas être influencés par la pub. Dans ce cas, à quoi sert la pub, dont la raison d’être est de vanter un produit, d’influencer notre avis par la mise en scène de messages publicitaires savamment composés, si ce n’est à nous pousser à choisir telle marque plutôt que telle autre ? La rhétorique des publicitaires est la même que celle des fabricants de cigarettes, d’alcool ou d’armes, d’ailleurs les publicitaires travaillent souvent pour eux. Les publicitaires disent que ceux qui critiquent la pub prennent les gens pour des imbéciles. À nouveau, en utilisant ce type d’argument, les publicitaires s’en prennent directement à l’Homme. Car si ce qui définit l’Homme est sa liberté, sa faiblesse caractérise son humanité. Nous sommes humains donc manipulables, influençables, conditionnables. « À la soixante-quatre millième reprise, tout devient la réalité », disait l’écrivain George Orwell. Devenir adulte, c’est aussi prendre conscience de sa faiblesse. Or, les publicitaires veulent nous faire penser que nous sommes tout-puissants… »
    Casseurs de PUB : http://www.casseursdepub.org/index.php?menu=pourquoi

  14. Etant moi-même un grand adepte, ou grande victime des jeux videos, je peux seulement esquisser 2-3 remarques… sachant que je me base sur une pratique de Quake 3, et de Microsoft, Age of Empires seulement (abandonnée). Le premier est un jeu FPS (first person shooting), et de fait Quake 3 Arena est sorti en 1999 et on y joue encore, – car il est sans doutes indépassable. Il demande une grande habileté et ne comporte pas beaucoup d’effets spéciaux. J’ai aussi fait Ground Control, Half-Life, M$ Flight Simulator, Cossaks…

    Ces jeux ne sont pas sans intérêt, car le virtuel n’est pas irréel. On s’y fait des amis, on découvre d’autres nationalités, car le monde entier y joue, on apprend donc des mots dans diverses langues, polonais et ukrainiens, etc. on s’y retrouve entres amis. On s’y perfectionne au fil des ans. On s’y réfugie également lorsque le dehors est gris ; on y joue pour se réveiller, se détendre, etc. rompre l’ennui.

    Je ne crois pas qu’un joueur devient un « bon » soldat, au contraire. On a une trop haute estime de soi pour se mêler à la piétaille, un bon joueur mérite mieux. De plus, le réel comporte des cartes inconnues au joueur qui sait très bien que ce réel donc n’aura rien à voir avec le jeu, d’autant plus que le jeu lui aura fait entrevoir la réalité par contraste justement comme réel et fait savoir ce qu’est une balle réelle, pour en avoir essuie des virtuelles. Le plus important dans le jeu est la carte, or la réalité comporte des cartes inconnues pour le joueur qui ne pourra donc pas transposer son expérience.

    Les jeux style armée-état major demandent et développent des qualités de stratèges comme les échec ou le go et sont passionnants un certain temps, celui de découvrir la meilleure stratégie.

    Tout jeu met en scène un comportement agressif dans le cadre d’un jeu, je crois que Bateson a parlé du cadre du jeu. Les jeux d’enfants qui consistent à s’attraper, colin maillard, etc sont de cet ordre. Rien de morbide à ce niveau ni ailleurs. La morbidité n’intéresse personne au contraire, même dans le jeu chacun a une image à faire valoir, doit maitriser son agressivité ou plutôt la « sublimer » en adresse. Il est vrai que je ne comprends pas ceux qui jouent contre l’ordinateur et qui sont donc enfermés dans leur machine, on peut qualifier ces gens de joueurs morbides au sens où le jeu constitue l’unique refuge contre la fatalité du destin, pour tuer le temps.

    Pour résumer, en ce qui me concerne, je pense que les bons jeux videos développent pas mal de qualités d’adresse et de réflection et d’interaction avec les autres également, sans brouillage des frontières du réel, sauf lorsque à force de regarder l’écran on est surpris de ne pas voir de pixels dans le réel. De même dans le réel il n’existe pas de touche pause, c’est une lacune….

    Bateson dirait que le jeu est un comportement qui comporte à chaque instant la notation du cadre du jeu, « ceci est un jeu ». C’est le comportement humain par excellence. Et au delà de l’image morbide que l’on a d’un jeu lorsqu’on ne le pratique pas, ce qui compte est l’adresse, et l’adresse même pour « tuer » (dans le jeu) n’est elle pas sous-tendue par la pulsion de vie ? Le jeu n’est pas comme on le croit, destruction d’autrui mais recherche de sa propre perfection, de comprendre quelque chose, de comprendre les angles de tirs par exemple ou la perception des distances. Ce n’est donc pas la pure libération de pulsions archaiques. Au contraire il faut se mettre en mode apprentissage toujours !

    Le problème est la chronophagie de tout cela. Et la plupart des jeux qui sortent ne valent rien, car on ne refait pas le jeu d’échecs et on ne refait pas les bons jeux vidéo non plus. Le simple fait de penser à notre finitude, voilà sans doute la pulsion de mort à l’oeuvre en chacun, d’autant plus légitime qu’elle parait soutenue par la réalité; à terme. Le morbide est déjà dans ces infimes pensée quotidiennes … Lorsqu’on dit que les pulsions de vie et de mort sont intriquées, dans le cadre de la sexualité, ceci requiert quand même un cadre philosophique trivial, voir hégélien. La pulsion de mort n’est pas toujours liée à celle de la vie comme par magie, il n’y aurait plus besoin de réfléchir alors. C’est pourquoi Anzieu disait qu’il fallait retourner la pulsion de mort contre elle même.

    Il y a de la morbidité partout, même chez Chopin. Faut-il ne plus jouer les Nocturnes ? ( en effet). Mettre à l’indexe les jeux vidéo me parait une erreur….

    1. Bien écrit.

      Dialoguer du sujet avec des non initiés devrait nous inciter à souligner leur manque de « culture générale ». Le genre de réflexion que vous avez est important.

      Et je ne suis pas prêt de m’arrêter de jouer, tant que j’ai des doigts pour le faire…

  15. Je pense qu’il faudrait éviter de faire des amalgames trop faciles. Le jeu vidéo est maintenant une forme de culture bien établie, au même titre que le cinéma ou la littérature, et comme eux les sujets abordes sont varies et représente les grandes tendances culturelles d’une époque. Oui beaucoup d’américains jouent a des « shooters », forcement puisque tout leur culture les y forcent. Les jeux vidéos suivent le mouvement, les développeurs veulent faire de l’argent; mais je ne vois pas de raison de penser a un complot, il y a quand même beaucoup de jeux qui n’entraineront jamais quelqu’un a être un bon petit soldat (super Mario? Red Dead rédemption? )

    1. Mais je ne vois pas plus que vous de raison de penser à un complot.

      Attention toutefois à ne pas confondre « amalgame » et imbrications subtiles entre secteur du jeu vidéo et complexe militaro-industriel.

    2. Et oui, Monsieur Jorion…

      Encore des jaloux qui, contrairement à nous, n’ont pas découvert l’informatique à ses débuts….
      Et ça plantait JAMAIS !!

      Programmation directe par le jeux d’instructions du processeur, lorsqu’elle était bien faite et astucieuse, la vitesse de traitement était gigantesque.

      Quoique… nous sommes peut-être devenus un peu trop passionnés, en échange. Et exigeants 😉

    1. Oui biensûr le pacman, je conseille Pacman Deluxe.. 🙂

      Pour rappel, voir l’élaboration de Winicott (psychanalyste de l’enfant) concernant le jeu, qui prendrait son essor dans « l’espace transitionnel », espace où s’enracinerait l’art, la religion, la musique, espace de jeu pourrait-on rajouter, – espace transitionnel entre le soi et le non-soi, ou l’indice de réalité subit une « époché » (on n’interroge pas le degré de réalité de cet espace). L’emblème en est le chiffon ou la poupée sale avec laquelle jouent les petits et qu’il ne faut surtout pas perdre ou laver, sinon c’est la crise, le drame… On pourrait étendre l’air du jeu à la la créativité et ainsi sans doute en brouiller les frontières….

      Jankélévitch disait que la vie est infiniment sérieuse, mais a postériori je trouve qu’il manquait sérieusement d’humour. Il y a des gens qui n’ont pas d’humour…. et souvent ils sont gravement atteint psychologiquement.

      Les jeux du langage, de l’amour et du hasard, etc. Le jeu se loge partout, on pourrait parler d’Homo ludens … :

      Homo Ludens est un terme utilisé pour la première fois par Johan Huizinga dans son ouvrage Homo-ludens, essai sur la fonction sociale du jeu.

      L’homme est d’abord qualifié par les lumières d’Homo sapiens (qui sait) auquel s’ajoute l’Homo faber (qui fabrique). Le terme d’Homo-ludens vient compléter la définition de ce qu’est un homme par une fonction propre à notre société, l’acte de jouer.

      La thèse principale de Huizinga que le jeu est consubstantiel à la culture.

    2. Piotr, faudra penser à observer les pouces à Jorion, à l’occasion. Je le soupçonne d’avoir passé (j’ai pas dit perdu !) pas mal de temps avec Pacman…

    3. Merci Paul pour cette séquence rigolote qui nous rappelle que les jeux d’antan avaient le mérite d’être… de vrais jeux ! Faits pour s’amuser, et accessoirement pour apprendre quelque chose ou se faire des amis. L’apparition du néologisme serious game montre que leurs descendants ne sont plus sérieux à la façon des échecs ou du go, mais qu’ils sont plus que des jeux, ou pas seulement des jeux, etc. Une autre frontière s’estompe : l’armée et la guerre c’était encore, il y a peu, tout sauf un jeu ! Mais les militaires US, aujourd’hui, vous décochent leurs missiles à partir d’un écran d’ordinateur et un joystick, exactement comme dans un jeu. Bien sûr, les individus ne confondent pas le réel et le virtuel, mais « les militaires » ? Et les sociétés de manière générale ?

    4. Piotr, plus la peine de contrôler les pouces, la cause est entendue !
      Il va pas tarder à nous sortir Donkey Kong sur 2600. Encore une malheureuse victime de la terrible « Atari 2600 Addiction » ! Les signes cliniques sont parfaitement listés par les spécialistes du fléau. J’suis allé voir sur les sites médico-scientifiques spécialisés, c’est pas compliqué, c’est plus des mains qu’il doit avoir Jorion, mais de vagues terminaisons de bras calleuses hideusement déformées par par l’acrodysostose induite par l’abus de manettes (particularité délicieuse de l’addict 2600, puisqu’il s’agit normalement d’un syndrome d’origine héréditaire apparaissant au stade néo-natal)…
      Me demande qui tape à sa place sur son clavier, à Jorion, sous sa dictée ? Un bon logiciel de reconnaissance vocale suffirait pas…

    5. Mon post ci-dessus, jeté à la hâte, ne me satisfait pas du tout, et n’a sûrement convaincu personne. Il y a bien une frontière qui s’estompe, mais l’exemple que je donne la situe très mal. Réfléchissant à ce que les jeux vidéos ont de particulier, il me semble avoir trouvé ceci : leur prétention forcenée à imiter le réel, ce dont les jeux traditionnels n’ont que faire, même quand ils y font explicitement référence comme le Monopoly.

      Quelque chose disparaît avec les jeux vidéos : la dimension symbolique, le fait par un exemple qu’un pistolet en bois grossièrement taillé devienne « un vrai pistolet » dans son cadre ludique. Ou encore, comme le montrent les vidéos postées ci-dessus par Paul, le fait qu’une vague figurine puisse être un engin spatial « plus vrai que nature ». Après la littérature, la sphère du jeu, où l’on peut encore se réfugier loin du réel tout en s’y plongeant, va se réduire comme une peau de chagrin.

      La frontière que je vois disparaître est celle entre le ludique et le non ludique. Avec les jeux vidéos qui représentent physiquement la réalité, c’est-à-dire la simulent, les joueurs s’amusent de choses qui n’ont rien d’amusant. Ils s’en amusent seulement parce qu’ils sont épatés par le réalisme. C’est « fascinant », disent-ils, de pouvoir « s’immerger » dans un « univers virtuel ». Et bien non, moi je trouve ça déplorable, car ce soit-disant virtuel est en fait du réel pur et dur. Or, si l’Homme est ce qu’il est, avec sa conscience, c’est précisément à cause de son aptitude à s’extirper du réel. (A prendre du recul, comme on dit trivialement quand on n’est pas lecteur de Schelling.) Donc, avec ces jeux vidéos, les humains vont s’immerger de plus en plus dans leur réel, et vivre de plus en plus comme des fourmis simiesques. Serait-ce que la Nature, effrayée par sa conscience, aurait hâte de se rendormir ? 🙂

  16. Tout d’abord, il faut précisiser certaine chose au sujet de ce billet. Le jeu video est un media et une industrie extremement en avance sur son temps.
    Par en avance sur son temps, j’entend par la qu’il tombe dans les travers que vous denoncez et qui ne sont pas nouveaux et pas bien differents des autres médias à d’autres époques.
    Ils sont plustot rares, les jeux videos que l’on peu considerer comme des oeuvres d’art et encore plus rare ceux qui véhicule un vrai message à faire passer au joueur.
    Deux exemples me viennent à l’esprit, CallOfDuty Moder Warfare (COD4) 4,7 millions d’exemplaires vendus en 24h dont les idées véhiculés sont un programme de mousieur w bush. Des idées par très claires d’ailleurs au final comme mr bush, on ne voit pas trop où le jeux veut en venir, quel est son message. Sa reste un jeux spectacle pop corn qui fait boum boum pendant 6 heures montre en main.
    Et comme contre exemple, je pense la saga des metal gear solid porte etendard de la playstation ou le but du heros n’est pas de tuer tout le monde à tout va, mais de s’infiltrer et d’arreter la proliferation des armes nucleaires sur pattes et éviter guerre nucléaire totales. Si on demande à un joueur adulte moyen ce qu’il retient d’un jeux videos aujourd’hui. Il y aura très nettement 2 catégories de joueur ceux qui vous parleront du ressenties, de l’experiences et du messages qu’ils ony retenu et puit ceux qui ont retenue le sucre qu’ils on recu dans les yeux et les oreilles.

    Il est vrai que chez les joueurs de jeux videos, certains ne sont pas tres futé je pense notament parmis les plus jeunes qui vont encore acheter leur jeux en magasin (autrement appeler kevin). Si personnes ne leurs expliquent les images qu’ils voient et les actions qu’ils font vous avez de futur militant pour le port d’arme.
    Je me souvient d’un sondage chez nofrag site spécialisé dans tout les FPS « simulateur de meutres », à la question Qui préférez-vous tuer ? (dans les FPS) la reponses était les arabes devant les nazis,les monstres, les aliens et les communistes. même ceci suit la mode suivant la sortie des jeux videos.
    Les jeux videos sité dans l’article ne sont pas pour tous des millions selleur, sauf pour starcraft2 qui heureusement véhicule de meilleur idées (la révolution contre l’emperreur) sont plustot reservé à un public de spécialiste et n’ont pas pour la pluspart de message qui marque ou de message tout court d’ailleur.

    Il ne faut pas oublié que l’informatique à permis de faire des simulations, aujourd’hui un A380 n’aurait jamais pu voler sans avoir à le simuler. Je peut comprendre que certains millitaire et pollitique se disent une
    guerre sa coutent horriblement cher pourquoi pas la simuler pour pouvoir s’assurer de certains resultat. Les editeurs de jeux videos voient dans l’armée un client (l’état) très bon payeur « pour l’instant cf paul jorion XD » et qui permet surtout de lisser leur cout et ne pas être dans l’attente de bon resultat de vente. Tout ceci forme un cercle vicieux.

    Il faut beaucoup d’argent pour faire un jeux videos, plus qu’un film de cinema, il y a et il y aura forcement des dérives malsaines. Heureusement se sont les chiffres des vente déterminent souvent si un jeux videos aurant une suite ou pas. Au final, c’est au joueur à qui revient le pouvoir comme dans les jeuxvideos.

    ref


    1. Bien dit Codeur, donc +20 pour le fond.
      Pour la forme il vous reste à charger le jeu « correcteur orthographique » gratuit.

  17. Un petit pas de côté mais allant dans le sens d’une économie de la destruction, d’une idéologie mortifère globale …Où il est question là d’une bête traquée appelé  » consommateur » et  » visé  » par les organismes de crédit avec précision.Parfaitement  » ciblé  » comme « un ennemi combattant » ou une simple « bête sauvage « , il est des consommateurs piégés jusqu’à ce que mort s’ensuive. Si donc vous me le permettez, il est intéressant de lire un article sur un fait-divers qui fait méditer au delà de sa pure occurrence tragique :

    « Mort à crédit, le prix de l’engrenage :
    « Jacques Schnegg doit rembourser plus de 200 000 euros de dettes après le suicide de sa femme. En trois ans, elle avait contracté 27 prêts différents  » –

    http://www.liberation.fr/societe/01012310648-mort-a-credit-le-prix-de-l-engrenage

  18. … Et donc…? J’ai la fâcheuse impression qu’il manque une conclusion a cet article, ou bien que son auteur n’ose pas la déclamer tout haut et nous laisse le soin de la faire. J’aurai apprécié qu’elle fut clairement énoncée, car cet article ne me rappelle que trop les propos des opposants aux jeux vidéos quels que soient leur nature que le milieu n’a eu cesse d’envoyer paître avec leurs arguments fallacieux.

    Je vais être clair: je suis ce qu’on pourrai appeler un « gamer », adepte des jeux vidéos, et l’orientation de cet article vers un énième énoncé les désignant comme un mal ne me plaît guère.
    Je reste tout de même assez d’accord avec une partie du fond de l’article qui consiste à montrer que les armées se servent de plus en plus d’outils vidéoludiques pour améliorer leur efficacité. Mais j’ai envie d’ajouter: quoi de neuf? Ca reste tout de même le rôle d’une armée de pouvoir défendre son pays ou mener d’autres intérêts moins nobles d’une manière la plus efficace possible. S’il s’agit de dénoncer les exactions de cette armée, j’ai beaucoup de mal saisir en quoi dénoncer ce qui ne reste qu’un moyen d’atteindre cet objectif va vraiment être utile.

    Mais ce qui me dérange le plus ici c’est exagération qui est faite sur certains points qui ne laissent guère de doute quand aux pensées de son auteur: embrigader depuis la plus tendre enfance à l’aide de jeux vidéos? Ri-di-cu-le.

    Vous laissez déjà de côté une large partie de la production de l’industrie vidéo-ludique; celle-ci ne se résume pas aux seuls FPS (« Firts Person Shooters » ou « Jeux de tir à la première personne » pour les anglophobes) et encore moins aux seuls FPS d’un sous genre que l’on pourrai qualifier de « militaires ». Ah, autant pour moi, vous y abordez également les jeux de « stratégie », mais d’une manière guère plus convaincante.
    Avez-vous entendu parler des jeux de rôles (pas forcément massivement multijoueurs)? Des jeux de gestion? Des jeux de réflexions? Des jeux de plate-forme? Des jeux d’aventure? Et de tous les sous-genre que l’on peut greffer à chacun d’eux? Je ne le pense pas au vu de votre réflexion.

    Mais concentrons-nous donc sur les FPS et les jeux de stratégie, puisque c’est de là que semble naître un « mal » à dénoncer.
    Premièrement, tous les FPS ne sont pas des jeux de guerre et n’exacerbent pas l’affrontement entre deux camps et la soif de conquête. Je vous cite en exemple « Half-Life », un titre de renom, dans lequel le joueur se retrouve dans la peau d’un « simple » scientifique qui doit survivre au milieu des décombres de son centre de recherche victime d’une expérience qui a très mal tourné. Dans ce jeux, le seul objectif à atteindre est la sortie de chaque niveau, si possible en y laissant le moins de plumes. Les « ennemis » que vous aurez à y combattre ne sont pas humains dans leur grande majorité, mais aurez sans doute à forcer des barrages établis par… l’armée américaine venue « régler la crise » en réduisant au silence tout ce qui bouge, car il ne faut pas que le grand public soit informé de « l’incident ». Ils ne sont pas des adversaires tout désignés que vous devez impérativement liquider jusqu’au dernier pour pouvoir passer un niveau; dans certains cas vous ne serez d’ailleurs même pas en mesure de le faire, car un homme armé d’un seul pied-de-biche ne peut pas grand chose contre un hélicoptère de combat qui vous bloque le passage, l’astuce étant de provoquer un tir de l’appareil qui vous révèlera la suite du niveau en détruisant un pan de mur, qu’il faudra atteindre en prenant le moins de dégâts possibles…
    C’est une exception? J’en doute fort. Pour tout dire, une grande majorité des FPS trouvent leur intérêt dans ce qu’on appelle le PVE (Player Versus Environnement) et non dans un affrontement direct avec un ennemi accusé de tous les maux et à détruire impérativement. Je pourrai vous parler de « Left 4 Dead » et ses zombies, de « Portal » et de son IA folle, de « F.E.A.R. » et ses fantômes nippons, et la liste serai encore bien longue. Les seuls titres évoqués dans cet article sont d’ailleurs bien obscurs et peu connu du monde vidéo-ludique. Vous m’auriez parlé de la série des « Call of Duty » où là l’orientation militaire et l’affrontement de « camps » classique est on ne peut plus explicite, vous auriez pu me paraître plus crédible.

    Abordons les jeux de « stratégie » a présent. Je ne résiste pas à l’envie de citer une partie de votre texte:

    Nombre d’amiraux respectés ne doivent leurs victoires qu’à une pratique régulière de la bataille navale !

    S’il y a bien un jeu qui par essence n’est en aucun cas stratégique, c’est bien la bataille navale… Car le joueur n’a que très peu de possibilités d’actions: il est condamné à couler la flotte de l’adversaire à l’aide d’une seule méthode: l’envoi de tirs à des points précis du carré de son adversaire sur des bases complètement aléatoires. Car il n’y a aucun élément dans le jeu qui permet de vous donner une indication de la position de la flotte adverse, et encore moins un autre qui permet de contrer les tirs. Tout au plus peut-il appliquer des méthodes de quadrillage, mais il est souvent bien plus efficace de frapper totalement au hasard. Or le hasard n’a pas sa place dans la stratégie, qui est en elle-même l’art de prévoir.
    Là encore, vous auriez parlé d’un vrai jeu de stratégie « physique » au lieu de faire cette comparaison à l’emporte pièce, vous auriez pu me paraître plus crédible. Parlez-moi d’Échecs. Parlez-moi du jeu de Go. Mais la bataille navale? Il y a à peu près autant de stratégie dans ce jeu que dans un lancer pièce.

    Mais passons. Vous évoquez le jeu « Full Spectrum Warrior » en guise d’exemple pour les jeux de « stratégie ». Sauf qu’il s’agit d’un FPS saupoudré d’une petite couche de combats tactiques, et nullement d’un jeu de stratégie. Je commence à croire que vous ne vous êtes absolument pas documenté sur ce que vous dites, ou alors très superficiellement.
    Vous vous rattrapez ensuite en évoquant les « Starcraft » qui eux appartiennent réellement au genre. Mais qui reste toutefois très limité, même s’il s’agit d’un jeu à grand succès. Savez-vous quel est le meilleur moyen de gagner à Starcraft? Entraînez-vous à exécuter un maximum d’actions par minutes et apprenez par cœur les arbres technologiques du jeu. Vous pouvez être le plus grand génie militaire de l’histoire, si vous ne connaissez pas les centaines de « Build Orders » du jeu n’espérez même pas pouvoir vaincre face à un joueur qui lui n’entend rien en stratégie mais sais qu’il lui faut précisément 210 de gas vespene et 150 de cristaux dans ses réserves pour produire cette unité top moumoute après avoir payé « l’upgrade » de cette dernière dans l’usine qui va bien.

    Mais bon, je déblatère, je pointe le manque de connaissances de l’auteur sur le sujet, mais cela n’est pas la raison principale de mon mécontentement. Ce qui me frustre le plus, c’est que l’auteur assume d’emblée que les pratiquants des jeux vidéos sont trop stupides pour savoir faire la distinction entre le virtuel et le réel, et tout particulièrement dans le cadre militaire. Nous serions donc « éduqués » et « habitués » à la guerre par ce biais. En d’autres termes, nous serions complètement débiles et incapables de faire la part des choses.
    Je dois être alors, moi et mes compagnons de jeux bien réels, une exception, car la pratique des jeux vidéos, quelle que soit leur orientation « politique » n’influe en rien sur ma perception du monde réel. Ce n’est pas parce que j’ai joué à « Command & Conquer Generals », mettant en scène les gentils américains biens sous tout rapports et leur alliés chinois un peu dictatoriaux mais bien moins que les méchants terroristes musulmans tout sales parlant avec un accent maghrébin et leur armée faite de bric et de broc, que je supporte unilatéralement la fumeuse « guerre contre le terrorisme » et les invasions et dégâts qu’elle a pu justifier… Ce n’est pas parce que je me distrais à diriger une armée virtuelle pour écraser un adversaire tout aussi virtuel que je ressentirai un jour l’envie de devenir officier de la vraie armée pour aller tuer des vrais gens. Et ce n’est pas parce que je suis « violent » envers un tas de polygones texturé que je le serai forcément avec de vrais individus. Le tas de polygones a beau être des plus « réalistes » graphiquement parlant, il ne sera jamais un être humain à part entière.
    De même que votre fusil d’assaut à l’air tout aussi réaliste sur votre écran, il ne sera plus le même lorsque vous en tiendrez un vrai en mains. Et il ne faudra pas compter sur vos highscores à Counter-Strike pour faire de vous un tireur d’élite, et encore moins savoir se servir de l’arme à proprement parler.

    On me répondra sans doute que tout ces détails ne sont pas important dans la mesure où les jeux vidéos se contentent d’insuffler un « esprit » de la compétition sauvage, de la conquête et de la domination. Ah? Plus que n’importe quel sport « physique »? Plus que n’importe quel jeu réel reposant sur l’élimination de l’adversaire? Plus que dans n’importe quel film bien réalisé avec une orientation politique volontaire? Plus que dans la lecture d’ouvrages incitant à de tels comportements? Mais non voyons, la plupart des gens savent faire la part des choses dans ces cas là… Alors pourquoi diable pas dans les jeux vidéos? Ils n’ont rien de mystique vous savez, ils ne sont pas plus lobotomisant que le match de foot du samedi soir. Le fait de pouvoir être influencé ne dépend que de l’individu seul: s’il est naïf et ne se pose pas beaucoup de question, il se fera embrigader, que ce soit à l’aide d’un jeu vidéo, d’une affiche, d’un discours, de la télévision, de la radio. S’attaquer et essayer de limiter ces moyens là n’empêchera pas la politique malfaisante dont ils peuvent être les vecteurs d’atteindre les citoyens par d’autres vecteurs.

    tl;dr: Ne vous attaquez pas à ce qui ne reste qu’un médium, ici les jeux vidéos, d’une politique qui vous paraît néfaste, ici l’impérialisme occidental guidé par le complexe militaro-industriel. Car tout ce que vous gagnerez, c’est l’adversité, cette chère adversité que vous dénoncez pourtant en en croyant les jeux vidéo infestés, de la couche de population qui en est adepte. En tout cas, la mienne vous est acquise a cause de vos jugements hâtifs.

    Si vous voulez lutter contre cet impérialisme, attaquez-vous directement à lui. Pas aux jeux vidéo qui n’en véhiculent qu’une image.

    1. L’impérialisme s’attaque pourtant au secteur du jeu vidéo, ou l’inverse, c’est un fait, et c’est le message de cet article.

      Je ne juge pas les joueurs.

      J’ai fait Half Life. Et le 2. Vraiment génial.

      Je suis à 70 APM sur Starcraft 2.

      Je suis antimilitariste.

      Je suis au regret de vous décevoir pour la présentation de cet article, puisqu’il ne s’adresse pas qu’aux spécialistes du genre, et vous remercie pour la correction d’éventuelles coquilles malgré mes nombreuses vérifications.

    2. Outch…
      « S’il y a bien un jeu qui par essence n’est en aucun cas stratégique, c’est bien la bataille navale… »

      Vous êtes bien sûr de vous, là..???

      Va falloir réviser les cours d’histoire, plutôt que de jouer…
      Nelson et toute la troupe de flibustiers et amiraux français vont se retourner dans leur tombe, là…

      Ok sur l’aspect obus dont la longueur de tir est déterminante. Mais grâce SEULEMENT à la technologie actuelle.
      Sinon, une flotte peut être aussi subtile à manoeuvrer que des fantassins.

      Et d’ailleurs, c’est ce qui perdra les Ricains qui ne voit QUE par la technologie…

    3. Bien vu manque une conclusion, comme je dit plus bas, beaucoup de pointillés mais rien de très concret sauf le classique America Army très anecdotique en fait. Cela dit il se peut effectivement que les américains cherchent à trouver une utilité à tout ces guerriers en pixel, probablement par drone interposé. Mais bon, je doute que ça soit ręellement efficace, transformer KevinZeDarkL0rdz en John Rambo j’en doute !

    4. Il manque une conclusion?

      De grâce, tirez-la vous-même!

      Si nous parvenons à formuler de bonnes questions sur ce phénomène émergent, ce sera déjà une belle victoire. Débattre de réponses précipitées, comme vaticiner, est inutile.

    5. faire la distinction entre le virtuel et le réel

      Réel, réalité, virtuel, imaginaire, ça fait causer.
      Mais il est des cauchemars ou des rêves qui laissent une impression de réel troublant, des scènes vues où ce qui est arrivé à l’autre est approprié comme si c’était à « soi-même » que c’était arrivé, et pour tout vous dire en cherchant une place dans un restaurant très « complet » je me suis un jour emplafonné dans un mur miroir qui m’a fait « réaliser » que le resto était 2 x plus petit qu’à mon point de vue, sans vous parler de ces portes vitrées sans reflets ou la porte semble ouverte alors « virtuel », « réel » pas si simple à « gérer »…

    6. @Yvan

      Outch…
      « S’il y a bien un jeu qui par essence n’est en aucun cas stratégique, c’est bien la bataille navale… »

      Vous êtes bien sûr de vous, là..???

      Va falloir réviser les cours d’histoire, plutôt que de jouer…
      Nelson et toute la troupe de flibustiers et amiraux français vont se retourner dans leur tombe, là…

      Ok sur l’aspect obus dont la longueur de tir est déterminante. Mais grâce SEULEMENT à la technologie actuelle.
      Sinon, une flotte peut être aussi subtile à manoeuvrer que des fantassins.

      Et d’ailleurs, c’est ce qui perdra les Ricains qui ne voit QUE par la technologie…

      Sûr, parlez moi de « flibustiers se retournant dans leur tombe » et de figures historiques alors que ce jeu n’est apparu qu’en 1931…

      Et qui vous a parlé de choses aussi complexes qu’une longueur de tir d’obus? Je reformule mes propos.

      Un jeu de stratégie pour être classé sur ce créneau doit répondre a plusieurs exigences de conception. Il doit reposer en premier lieu sur l’élimination de l’adversaire par une ou plusieurs méthodes. Dans le cas des échecs, vous avez au moins deux moyens de mettre votre adversaire hors jeu: le mettre echec et mat ou simplement mat. Les jeux vidéos, plus complexe en règle générale, peuvent en proposer plus: les deux derniers opus de « Civilization » proposent rien de moins que 5 moyens différents de réclamer la victoire (Conquête, Domination, Diplomatique, Scientifique et Culturel) par exemple.

      Pour atteindre ce ou ces objectifs, le joueur doit disposer d’un choix d’options, chacune ayant de préférence ses forces et ses faiblesses. Les pions des échecs sont nombreux et peuvent donc aisément servir de chair à canon en plus d’avoir la capacité de pouvoir rappeler une pièce plus forte s’ils atteignent un certain objectif, mais leurs mouvements sont en contrepartie très limités. La Reine est la pièce la plus puissante du jeu étant donné sa grande liberté de mouvement mais elle est unique et sa perte peut constituer un puissant handicap.

      Le jeu doit offrir une visibilité des mouvements de l’adversaire, ou a défaut fournir des éléments de jeu permettant de les connaître en partie out totalement. Dans le cas des échec, vous voyez directement ce que fait votre adversaire. Dans le cas d’un jeu vidéo, la plupart du temps vous ne voyez pas ce que fait votre adversaire mais vous disposez d’unités de reconnaissance pouvant aller voir ce qu’il s’y passe.

      Et enfin, le jeu doit offrir le moins de prise possible au hasard, tout doit pouvoir être un minimum contrôlable par le joueur.

      Comparons maintenant ces trois points avec les règles de la bataille navale, le jeu:

      – Le but est de couler intégralement la flotte adverse
      – Les joueurs placent en début de partie leurs vaisseaux sur la grille et ne les déplacent plus par la suite
      – Chacun à leur tour, ils « bombardent » un point de la grille adverse. Si un tir atteint un navire, la partie située dans la case bombardée est considérée comme détruite.
      – Un navire n’est déclaré coulé que lorsque toutes les cases qu’il occupe ont reçu un tir

      A-t-on un but d’élimination de l’adversaire? Oui.
      A-t-on un choix d’options pour ce faire? Non. Une seule méthode est imposée au joueur: bombarder la flotte adverse d’un seul tir à la fois.
      A-t-on une visibilité de l’adversaire? Non, l’essence même du jeu étant de trouver les navires adverses en bombardant
      A-t-on un contrôle de nos éléments de jeu? Non. Nos navires sont définitivement ancrés sur leurs positions et nous sommes impuissants une fois qu’ils sont repérés. Et le tir l’ayant atteint peut très bien venir d’une décision aléatoire du joueur adverse.

      1 Oui et trois Non => ceci n’est pas un jeu de stratégie. Il ne faut pas se fier à la représentation de ce jeu dans le monde réel mais au jeu en lui-même pour définir sa nature. Il est bien évident que les véritables batailles navales étaient indéniablement stratégiques, mais ce n’est pas le cas de cette pâle représentation.

      Si on voulait faire du jeu de la bataille navale un jeu de stratégie, proposer plusieurs option au joueur lors de son tour serai un bon début. Faire un choix entre tirer sur l’adversaire et déplacer un navire par exemple.

      @Pipas

      L’impérialisme s’attaque pourtant au secteur du jeu vidéo, ou l’inverse, c’est un fait, et c’est le message de cet article.

      Je ne juge pas les joueurs.

      Alors dans ce cas, je vous prierai de l’indiquer clairement dans votre article au lieu de laisser le lecteur le soin de tirer ses propres conclusions a partir d’une compilation de faits plus ou moins avérés, conclusions qui risquent de différer énormément d’un individu à l’autre.

    7. Sur la PROBLÉMATIQUE « bataille navale »:
      Il ne s’agit que d’un effet de style, certes très moyen, que vous ne me pardonnerez peut-être jamais. Honte à moi!
      La représentation des champs de batailles avec cartes et figurines (ayant engendré d’autres types de jeux) ne date pas du 20ème siècle. Et elle a indéniablement apporté un soutient stratégique à tout pratiquant sérieux.

      Sur les FAITS « plus ou moins avérés ».
      Soit ils le sont, soit ils ne le sont pas. Et je compte sérieusement sur vous pour votre contribution à la recherche de la vérité. N’hésitez pas à me corriger pour notre bien-être à tous, je vous le demande, car le dogme de l’infaillibilité Pipassiale n’a pas encore été proclamé.

      Sur les CONCLUSIONS.
      Il est bien trop tôt pour en tirer, ce me semble. Se poser et parvenir à formuler de bonnes questions serait déjà une belle victoire.
      Nous devrions y voir plus clair dans quelques années.

  19. « Du pain et des jeux »

    Un estomac bien plein et un esprit bien distrait. une belle machine à abrutir et à empêcher de réfléchir.

    1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Panem_et_circenses

      « L’expression latine Panem et circenses, traduite mot à mot, signifie « Pain et jeux de cirque ». Elle était utilisée dans la Rome antique. Cette expression a été créé par le poète latin Juvénal. Elle est aujourd’hui souvent utilisée pour signifier que la population se satisfait de pain et de jeu, à savoir qu’elle se contente de se nourrir et de se divertir. Le sens en est donc plutot péjoratif. »

    2. Merci, mais j’ai fait 6 ans de latin (et 2 de grec) – chez les Jésuites (c’est dire si j’en ai bavé avec Tite-Live, Cicéron et autres Tacite)

      Votre réponse prouve encore une fois que vous ne réfléchissez pas beaucoup.

      Et je vois que vous êtes un adepte des explications du monde en trois mots (il y en a d’autres sur ce blog), le problème est que le monde est un peu plus complexe que vous le croyez – comme ce blog le prouve souvent (ce qui fait son intérêt principal).

    3. Plus que d’accord .
      Cependant il faudrait se pencher avec quoi est rempli cet estomac .
      En fait du poison à la fois dans le cerveau et dans l’estomac , ça va forcément avoir le résultat escompté .
      Qu’ est ce qu’ils doivent se marrer ceux qui programment la nouvelle solution finale .
      Car auparavent on etait obliger de razier , puis d’enfermer physiquement , c’était un gros boulot .
      Mais maintenant avec la Haiii-tec k il n’y a mème plus besoin ,c’est formidable.

      Mais au final le joueur est joué comme toujours .

  20. Bonsoir et bonne année 2011.
    Sinon il y a Herbert Léonard sur la 3 qui chante puissance et gloire à Chateauvallon, pui tout le minde a entonné DA – LAS….

  21. Pour faire court, je vais caricaturer, mais selon moi, pendant le temps qu’on passe avec une console entre les mains, notre système musculaire est inactif et a donc tendance à s’atrophier. Ajoutons à cela les plaisir du monde moderne, cigarette, bière + hamburger… On obtient une sorte d’entité vivante qui selon cet article ne penserait qu’à faire la guerre, mais qui ne serait pas capable de se lever de son canapé, sauf pour aller chercher une bière. A l’inverse, celui dont la passion est le lancé de Javelot ou de marteau saura l’employé de manière efficace lorsque l’entité vivante lui cherchera des crosses avec sa PSP en main. Bref…

    1. Je débloque, mais…
      J’ai fait du tir en compétition et viens de passer à l’arc…

      Vous avez donc raison sur l’aspect dérisoirement virtuel de se « battre » par écran interposé.

    2. @ Yvan

      « viens de passer à l’arc… »

      Tu as lu: « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc » de Eugen Herrigel?

      « Herrigel décrit le zen dans le tir à l’arc comme suit : « L’archer cesse d’être conscient de lui-même en tant que personne appliquée à atteindre le cœur de la cible qui lui fait face. Cet état d’inconscience est obtenu uniquement quand, complètement vide et débarrassé du soi, il devient un avec l’amélioration de sa technique, bien qu’il y ait là dedans quelque chose d’un ordre tout à fait différent qui ne peut être atteint par aucune étude progressive de l’art… ». » (Wikipedia)

    3. Toujours zen, suis-je, Pablo. Sauf quand on me cherche 😉

      Le tir est dans le même principe. Et le ping pong aussi, car tu dois faire en sorte que la raquette soit le prolongement de ta main.

      Rien de zen là-dedans.

  22. Je ne joue pas, mais j’ai suivi la trajectoire de jeu de mon fils, aujourdhui 23 ans, adepte de Starcraft.
    Vers 15 16 ans, il m’a fallu l’alerter sur l’aspect chronophage de son engouement, il a fait son choix, celui de réussir ses études, et donc de gérer sa passion.
    Au final, cette pratique, que j’estime de type « sportive » à développé bp de capacités : rapidité, efficacité, prise de décision stratégique, énorme sens de l’observation (de la stratégie déployée par l’adversaire) etc …
    IL a bp développé son Anglais à travers ce jeu en ligne (jouer, écrire, parler en même temps en Anglais avec ses coéquipiers de jeu de tous les pays, et sans travailler trop ses cours, ni stage à l’étranger, il est pratiquement bilingue.
    Il s’est fait de vraies relations, un peu partout et en Corée où il s’est rendu pendant 1 mois entre la fin de ses études et son premier job : 4 ou 5 contacts assidus grâce au jeu lui ont permis de vivre un séjour très riche en rencontres là-bas.
    Ma conclusion : ce jeu (et peut-être pas tous) a été une source d’enrichissement personnel tout à fait conséquente;

  23. Je suis effaré de lire l’article et la majorité des commentaires non pas pour les discussions stériles des liens entre « le complexe militaro-industriel et les éditeurs de jeux vidéo » mais par le fait que ces jeux sont classifiés comme faisant partie de la culture, ou de la « culture générale » alors qu’ils sont un produit de l’industrie, d’origine américaine de l’industrie du divertissement.
    J’ai vite compris que l’auteur de l’article et la majorité des commentateurs sont dépendants et qu’ils font de leur addiction un élément valorisant de leur vie.
    Que ne dirait-on pas si un drogué à l’héroïne faisait l’apologie de sa dépendance en lui attribuant toutes les qualités citées dans les commentaires ?

    1. « ces jeux sont classifiés comme faisant partie de la culture [… ] alors qu’ils sont un produit de l’industrie […] du divertissement. »

      Donc le grand cinéma américain n’est pas de la culture…

    2. Parce que Disney, les Beatles, Dalida, Astérix, Tarzan, Star War ou connement le foot, par exemple, ça fait pas partie de la culture non plus ? Juste parce que Marlowe a décidé que les jeux vidéo, ben c’était ren qu’du bizness, des sous produits de l’industrie culturelle de masse.

      Zavez des trous dans vot culture Marlowe, mais c’est pas graaaave ! on en est tous là… faut s’faire une raison.

    3. Pablo.

      Franchement, le « cinéma » américain… juste bon à justifier la consommation d’un paquet de pop corn et un hamburger.

    4. à pablo 75,

      Le cinéma est pour l’essentiel du divertissement.
      J’aime baucoup le cinéma et le cinéma américain de ma jeunesse, principalement les westerns comme j’aime baucoup le genre littéraire polar « hard-boiled » typiquement américain.
      Il reste que confondre le monde des idées, du vrai et du beau (pour employer des termes philosophiques) et l’industrie du divertissement me paraît caractéristique d’une époque qui a tout intérêt, à tous les sens du terme, à confondre culture et divertissement, et qui donc cherche, et trouve, des complices.

    5. à vigneron,

      Ce n’est pas Marlowe qui décide qui est qui ou quoi est quoi, mais ceux qui mettent, par intérêt, sur le marché telles ou telles marchandises et qui forment « la masse » à s’en contenter.
      Il se trouve parfois que certains individus, plus « culturellement » développés vont même jusqu’à les applaudir, creusant ainsi leur TROU.

    6. @ Yvan

      J’ai écrit le « GRAND » cinéma (en bravant l’interdiction qui m’a faite Vigneron d’utiliser ce mot 😉 ) pour bien montrer que « l’industrie américaine du divertissement » (comme dit le participant à ce blog qui ressemble le moins à son pseudo) a produit beaucoup de nullités cinématographiques mais aussi un TRÈS GRAND cinéma (fait en très grande partie par des cinéastes européens, c’est vrai, mais bon, passons).

      Si tu veux de noms et de titres, dis-le moi et je t’en donne.

      (Je ne sais pas pourquoi mais ta réflexion me fait penser que tu n’es pas cinéphile du tout. Je me trompe?)

    7. @ Marlowe

      « Le cinéma est pour l’essentiel du divertissement. » C’est vrai: pour l’essentiel. Mais moi c’est toujours en tout « les restes » qui m’intéressent, c’est à dire, dans le thème qui nous concerne, des chefs-d’oeuvre de l’art tout court. Et le cinéma américain en a produit des centaines.

      Donc, quand vous dites qu’on confond « le monde des idées, du vrai et du beau […] et l’industrie du divertissement » vous vous trompez, puisque les chef-d’oeuvre du cinéma américain sont pleins d’idées, de vérités et de beauté, et on été produits par les usines à divertissement de Hollywood. Eh oui. C’est peut-être dur à accepter pour les anti-américains primaires (j’ignore si vous l’êtes) mais c’est comme ça.

      Avec vous c’est toujours le même problème : vous adorez faire des amalgames, autant en politique qu’en art, pour simplifier les choses. On dirait que vous aimez un peu trop les idées simples, les concepts binaires: blanc-noir, bien-mal, gauche-droite, revolutionaire-fasciste, culture-divertissement… Mais les choses sont beaucoup plus complexes que vous le croyez et les êtres humains bien plus contradictoires que vous aimeriez qu’ils soient. Le monde est plein de paradoxes, d’étrangetés, de miracles – comme par exemple que les « usines à rêves » hollywoodiennes aient produit des chefs-d’oeuvres aussi complexes et profonds que les meilleurs films de Hitchcock ou de Kubrick.

    8. Eh les mecs (pablo et marlowe), les mythologies d’aujourd’hui, soit la culture active ici et maintenant, c’est pas en conserve ou sous vide, dans les éditions de la Pléiade, à l’opéra-Bastille, à la cinémathèque ou au musée d’Orsay, c’est une partie de ça mais recyclé, c’est dans les rues, sur les écrans des mômes, dans les memory-cards de leurs I-Pods ou smart-phones, dans les multiplexes UGC, dans leurs consoles, point.
      Industrielles, pur entertainment de merde, aliénation massive et globale, j’en sais foutre rien ! mais en tout cas c’est du matériel que les niards se réapproprient quant il n’en sont pas les initiateurs, comme souvent, c’est d’la vie, ça j’en suis sûr, et donc c’est riche. Quoi qu’on en pense.

    9. Hé hé hé, Pablo.
      Tu veux du bon cinéma…???

      Regardes les Tontons flingueurs ou, plus actuel, « Un air de famille », de Klapisch.

      Ne me reviens que ces deux films, et j’ai honte de ne pas citer des films avec Gabin, d’autres actuels issus de pièces de théâtre actuelles, et TOUT le cinéma italien.

      Regardes à l’inverse le pauvre cinéma américain qui ne peut que reprendre nos oeuvres comme attirer nos meilleures têtes par le salaire…

    10. Et pablo, arrête avec ta grande culture déifiée, idolâtrée. C’est très joli tout ça et j’en consomme, mais ça ne sauve ni ne préserve de rien ici bas, de rien. Tu peux me rappeler comment elle a sauvé l’Allemagne, la France, l’Autriche-Hongrie et les autres du désastre total, de la barbarie, de l’ignoble, ta Grande et Noble Culture ?

    11. @ Vigneron

      « les mythologies d’aujourd’hui, soit la culture active ici et maintenant, c’est pas en conserve ou sous vide, dans les éditions de la Pléiade, à l’opéra-Bastille, à la cinémathèque ou au musée d’Orsay, c’est une partie de ça mais recyclé, c’est dans les rues, sur les écrans des mômes… »

      N’importe quoi. Tu devrais lire plus les auteurs anciens, pour voir qu’à toutes les époques les « vieux » ont dit les mêmes choses à propos des jeunes. Ça me rappelle un vieux voisin que j’avais dans les années 70 et qui se voulant très « moderne » me disait que les Beatles étaient le Beethoven de notre temps.

      Ce n’est pas une histoire d’époque mais d’âge de la personne. Une partie des mômes que tu cites (à peu-près toujours le même pourcentage depuis des décennies), à 40 ans ils iront aux concerts classiques, à la cinémathèque et liront de la littérature classique. Ma grande-mère disait toujours: les jeunes de maintenant ne veulent pas travailler, ils ne pensent qu’à écouter de la musique, regarder la TV et à faire du bruit avec des motos. Ces jeunes-là ils sont maintenant politiques, banquiers, scientifiques, professeurs, etc, etc. Moi j’ai un fils de 25 ans qui a été très influencé par « les mythologies », comme tu dis, des années 90 et début 2000 (ordinateurs, consoles – la Sega !!-, etc) et qui aujourd’hui vit et travaille à Londres, où il voit beaucoup de cinéma classique, lit pas mal, va voir des expositions et ne joue plus du tout à l’ordinateur. Il a eu une enfance et une adolescence bien plus « mythologique et technique » que les miennes et aujourd’hui il est bien plus « rangé » que moi à son âge.

      Technique ou pas, le monde change bien moins qu’il n’y paraît. Tous les jeunes de toutes les époques font les mêmes choses et tous les vieux en font les mêmes réflexions. Dans l’un des premiers textes égyptiens qu’on conserve, vieux de 3 ou 4 000 ans (je ne retrouve pas le livre pour te le citer exactement) un scribe se plaint de la jeuneuse de son temps en disant qu’elle ne veut pas travailler, que « les jeunes de maintenant » ne sont pas comme ceux de sa génération. Je parie que tu as déjà entendu ça quelque part…

      Bref, comme disait Alphonse Karr: « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

      « Et pablo, arrête avec ta grande culture déifiée, idolâtrée. C’est très joli tout ça et j’en consomme, mais ça ne sauve ni ne préserve de rien ici bas, de rien. Tu peux me rappeler comment elle a sauvé l’Allemagne, la France, l’Autriche-Hongrie et les autres du désastre total, de la barbarie, de l’ignoble, ta Grande et Noble Culture ? »

      Qu’est-ce que tu me chantes là? Qu’est-ce que j’ai à cirer que la Grande Culture que j’idolâtre (et cela bien plus que tu le supposes) ne sauve et ne préserve de rien dans ce bas monde? Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse? Qu’est-ce que je à f…. que Hitler ait aimé Bruckner autant que moi? Et que le pays le plus cultivé du monde ait été celui qui a produit le plus de barbarie au XXe siècle? Quel rapport avec moi? Tu crois que si je me retire dans une cabane au fond de l’Himalaya je préserverai le monde d’une catastrophe?

      Et depuis quand la culture est coupable de tout ce qui se passe dans le monde parce qu’elle ne peut pas l’empêcher? Et si la culture l’était, tu ne trouves pas que tout le reste le serait bien plus encore?

      C’est aussi idiot que si je te disais: arrête d’aimer l’orgasme, puisqu’il n’empêche pas la barbarie de sévir dans le monde. Pratique l’abstinence, puisque le sexe n’a pas réussi à éviter que Goebbels (qui en était obsédé) soit un monstre. Quand tu es heureux, comblé, au lit avec ta femme, tu penses que le Plaisir n’a pas sauvé « l’Allemagne, la France, l’Autriche-Hongrie et les autres du désastre total, de la barbarie, de l’ignoble », toi? Moi pas, je te l’avoue. Ni quand j’écoute Bach ou je lis les vers miraculeux du « Cántico espiritual » de Saint Jean de la Croix.

      Mais surtout tes mots montrent que tu ne sais pas ce que c’est l’art, la poésie, la musique (et la spiritualité). Pour toi c’est quelque chose d’accessoire, quelque chose d’utilitaire. Pour moi c’est l’Essentiel. En plus c’est mon travail. Mais même si ça ne l’était pas ça serait quand même l’Essentiel. Comme Dostoïevski (et tant d’autres créateurs), je pense que seule la Beauté peut sauver le monde. Et tu sais pourquoi je le pense? Parce que quand on aime vraiment la Beauté, quand on la sent vraiment, on sait qu’elle est le reflet d’un Ordre supérieur, la preuve que des forces spirituelles supérieures à l’homme existent. Et que la seule chose qui peut sauver l’humanité c’est de savoir cela (pas de le croire, mais de le SAVOIR).

    12. @ Yvan

      « Regardes à l’inverse le pauvre cinéma américain qui ne peut que reprendre nos oeuvres ».

      Et le cinéma de Chaplin, Buster Keaton, Lubitsch, Hitchcock, John Ford, Hawks, Vidor, Cukor, Billy Wilder, Otto Preminger, Mankiewicz, Capra, Kazan, O.Welles, John Huston, Kubrick, Sam Peckinpah, Cassavetes, Scorsese, Woody Allen, Clint Eastwood, Coppola, David Mamet, T. Malick, David Lynch, Tim Burton, les frères Coen, Tarantino, etc, etc, etc, ça ne te dit rien?

    13. @ Pablo « Parce que quand on aime vraiment la Beauté, quand on la sent vraiment, on sait qu’elle est le reflet d’un Ordre supérieur, la preuve que des forces spirituelles supérieures à l’homme existent. Et que la seule chose qui peut sauver l’humanité c’est de savoir cela (pas de le croire, mais de le SAVOIR). »

      La montée en pression exercée par Vigneron a fait sauter la durite. Touché coulé !

      Il y a des amours qui en fait font peur et remplissent de terreur celui qui assiste au spectacle de l’illumination de l’illuminé. Les majuscules finales sentent l’extase dévastatrice…

    14. @ Vincent

      On voit que tu ne suis pas de près les débats « métaphysiques » de ce blog et que donc tu n’es pas habitué à « l’air raréfié des cimes » (comme disait je ne sais plus qui à propos des choses de l’âme), ce qui t’empêche visiblement de bien respirer et donc de comprendre vraiment de quoi il s’agit, vu que ta glande de la comprenette manque d’oxygène.

      Si tu savais à quel point je suis désolé de t’avoir fait peur avec mon amour de la beauté (tu dois être un fan de rap, toi), de t’avoir « rempli de terreur » (pauvre chou !) avec mes mots somme toute assez banals… Je te promets de ne plus te décoiffer les neurones avec mes divagations spirituelles, de ne plus déranger ta petite vision du monde d’athée en pantoufles, de ne plus t’aveugler avec cette « l’illumination de l’illuminé » dont le style trahit une admiration immodérée pour la prose foudroyante d’un BHL.

      On voit aussi que le thème en question t’es aussi familier que l’algèbre d’opérateurs bornés sur un espace de Hilbert à un papou.

      Et on voit surtout ton degré de maturité spirituelle, proche de celui d’un dirigeant de Goldman Sach dont le livre de chevet seraient les aventures de l’Oncle Picsou.

    15. Avec mon amie, ben on vient de s’acheter un WII 🙂

      Et le plus grand chef d’oeuvre cinématographique, d’un point de vue culturel, est pour moi GLADIATOR. Plein de leçons à tirer de ce film, qui se trouve être aussi divertissant (les thèmes comme la famille, le jeu, l’esclavage…)

      Ca ne m’empêche pas de lire et relire avec plaisir l’AJAX de Sophocle.

      PABLO, Force et Honneur 🙂

    16. Et tu sais pourquoi je le pense? Parce que quand on aime vraiment la Beauté, quand on la sent vraiment, on sait qu’elle est le reflet d’un Ordre supérieur, la preuve que des forces spirituelles supérieures à l’homme existent. Et que la seule chose qui peut sauver l’humanité c’est de savoir cela

      on dirait du feng shui!

      à ce propos, me semble avoir entendu qu’en chine (décidémment) certains projets d’urbanisme intègrent ces données ‘célestes’ notamment pour la consturction et l’orientation des gratte-ciels.

    17. Ceux qui ne font pas la critique de la marchandise et, qui pour ne pas faire cette critique, parent certaines marchandises de qualités inouïes sont des publicistes.

    18. La critique de la marchandise, c’est-à-dire la critique de son fétichisme, est le fondement de toute critique.

      Il est bien évident que tous les partisans de la fausse critique, et d’abord les progressistes de gauche, refusent la critique du fétichisme de la marchandise et ne veulent pas prendre en compte la nature essentiellement aliénante de la production des marchandises.

    19. La sphère culturelle qui, dans sa réalité modernisée, est pour l’essentiel divertissement, est une production de marchandises spécialisées c’est-à-dire destinées à un public particulier.
      C’est, comme dans les temps plus anciens, le discours religieux que l’organisation sociale tient sur elle-même.

  24. Cet article pose la question de la violence dans la société. Au delà des jeux il y a également les médias (télé, cinéma, et bien entendu internet). Je pense que l’imbrication dont vous parlez à toujours existé bien avant les jeux. Au delà de la violence physique « évidente » (armes/combats) il y a aussi la grande violence sociale liée notamment au « modéle economique » adopté ( la téléralité et « extension du domaine de la lutte »).

    Par rapport à la violence « évidente ».
    Ma génération a également passé un temps énorme devant des séries banalisant allègrement armes et violence (séries américaines) et au cinéma.
    Puis les jeux sur consoles ou arcades (souvenez-vous) ont pas mal occupé notre adolescence.
    Pour autant l’offre de jeux dépassait (est ce toujours vrai?) largement le seul aspect violent et militaire. Il est vrai que les technologie de l’époque (jusque années 90) tenaient plutôt du dessin animé que de la « réalité virtuelle » comme celà existe actuellement. D’ou une distance plus importante au niveau des jeux.

    Quand j’étais enfant, mon grand père avait horreur de nous voir jouer avec des armes en plastiques, et nous avait interdit certains jeux. Les générations actuelles n’ont plus de témoins proches victimes des conflits à « grande echelle ». Il y a une tendance à la réduction de l’enseignement de l’histoire au collège et lycée.
    La prévention contre la violence « évidente » est donc moins vivace et c’est tres préoccupant à mon avis.
    Quant au modéle économique…

    1. @Arnaud 16h53,
      le groupuscule m’indiffère.
      Il a juste le mérite de questionner de nouvelles technologies lesquelles permettent toujours à la classe dirigeante de maintenir son pouvoir.

  25. C’est peut-être un peu à côté (mais pas si sûr),
    quelqu’un pourrait-il parler des NANOTECHNOLOGIES… ??

    C’est un domaine en pleine expansion qui va avoir des incidences majeures sur nos vies…

    Notre avenir passera par là. Y a t ‘il ici des spécialistes qui pourraient
    aborder ce sujet et ses conséquences possibles pour l’homme et son environnement??

    Merci beaucoup.

    1. Lau, je ne suis pas un spécialiste en nano, mais je tiens juste à vous signaler, pour démystifier, que vous en avez sous les doigts, ma puce.
      Car un microprocesseur, ainsi que toutes les puces qui sont logées dans nos appareils modernes, est gravé à des échelles de ce qui peut se faire actuellement.

      Et d’ailleurs, je pense qu’un chercheur du net pourra nous dégoter le moteur micrométrique d’IBM a construit et qu’il n’est possible de voir que par microscope.

      Coté application, il faudra toujours aussi considérer (comme écrit plus haut) ce qu’il est POSSIBLE de faire et ce qu’il est RENTABLE de faire.

      Mais bon : pas d’argent entre nous. 😉

    2. Merci Yvan, je connais les applications actuelles…
      Mais il y a tout le reste.
      Et c’est ce ‘reste’, dont on parle si peu, qui m’intéresse…. 🙂

    3. Coté application, il faudra toujours aussi considérer (comme écrit plus haut) ce qu’il est POSSIBLE de faire et ce qu’il est RENTABLE de faire.

    4. J’ai été comme d’hab lapidaire, mais :
      Les « médecines » parallèles comme l’homéopathie, la psychologie et la manipulation de foules sont beaucoup plus rentables que les sciences exactes comme les nanotechnologies.
      Donc, les nanotechnologies sont un peu quelque part mortes-nées.
      Comme la valorisation boursière des réseaux « sociaux ».

      Et c’est ce qui explique les luttes commerciales pour le marché du rêve par console de jeux.

      La boucle est bouclée, contrairement à l’anneau de Moebius.

    5. Il y a trois « macros bulles » sur les nanos:

      1) Effet marketing: la « révolution nano » c’est beaucoup de pipeau pour pousser à la roue les investisseurs et gratter des crédits sans réelle révolution technologique.
      Vous avez de nouvelles molécules et éventuellement l’avenement de l’électronique moléculaire ou de spin, mais ça n’est que de la chimie au fond.

      2) Contrôle total: Faut arrêter avec le contrôle big brother par les nanotechnologies, rien qu’avec les technologies actuelles et les « noeuds » récents (entendez « taille critique » des processseurs, un peu comme un étalon) même 100 nm vous pouvez allegrement pucer et tracer qui vous voulez et vous n’étes pas en « nano ». (pensez à votre téléphone portable et votre carte bancaire « à puce »
      Les systèmes totalitaires ont trés bien fonctionné sans les micros, à fortiori sans les nanos.

      3) La « fin du monde »
      Quant à la dangerosité soit disant destructions planétaire qui nous guette. On a un bête problème de toxicité lié aux particules fines.
      Donc là est le vrai débat mais c’est de la chimie!!
      Mais demandez vous ce que vous respirez proche de votre cheminée, votre table de cuisson au gaz, ou tout ce qui sort d’un pot catalytique ou d’une fumée d’usine (à fortiori en Chine).
      Le reste c’est parce que les politiques ont la trouille et que le principe de précaution devie de son idée de base.
      Ce n’est pas que mon idéal soit de vivre dans la pollution mais l’obscurantisme n’a jamais vraiment fait avancer le schmilblick et excusez moi mais « Pieces et Main d’oeuvre » on ne fait pas mieux comme grand n’importe quoi.

    6. @ Arnaud 12h24,

      je suis toujours étonnée par les gens que rien n’inquiète.
      Qui pensent que rien de mauvais ne peut arriver et que ceux qui se soucient de
      l’évolution que peuvent prendre les choses (souvent dissimulées) ces gens donc, sont de véritables ‘obscurantistes’ et/ou idiots.

      La vue à court terme toujours.
      Et surtout ne pas penser au pire, comme toujours.

    7. Lau,
      Si rien ne m’inquiétait je ne prendrais pas la peine de m’interesser à ce blog.
      Je n’ai pas dit que vous étiez une obscurantiste ou que les gens qui se posent des questions fasse à la dangerosité de substances le sont.
      Cependant à mes yeux le collectif PMO est un groupe obscurantiste.

      Pas besoin de travailler dans la chimie dans la micro ou nanotechnologies pour savoir se renseigner sur sa santé et les dangers de tels ou telles substance ou des exposition aux poussières (fines ou non): Il suffit de regarder les pictogrammes de sécurité de nos produits ménagers, de penser aux travailleurs des mines silicosés et aux travailleurs exposés à l’amiante. Cf le point 3 de mon argumentation.

    8. @Arnaud, 3-01, 14h17,
      c’est votre liberté que de ne pas fouiner, chercher à savoir, anticiper…
      Mais si vous êtes sur ce blog c’est peut-être parce que vous êtes intéressé par la compréhension de mécanismes que l’on vous a cachés (mais qui n’en existaient pas moins pour autant) et que l’on s’efforce de continuer à vous cacher et que, maintenant conscient, vous aimeriez voir changer…
      Gouverner, c’est prévoir et être curieux me semble toujours bon signe.

    9. Lau,

      Merci pour cette belle leçon, sur l’argumentation fallacieuse basée sur l’usage de la liberté.

      Je vous laisse libre donc de croire que je n’ai pas exercé ma liberté curieuse sur les élucubrations dudit groupuscule et sur bien d’autres choses.

      Je vous laisse libre de me laisser la liberté de ce mot de conclusion.

  26. Les jeux vidéos peuvent servir à ça, il est vrai…
    Il faudrait aussi étudier sérieusement le lien entre science (les scientifiques) et le complexe militaro industriel. Les liens sont encore plus évidents de mon point de vue. Peut-être plus redoutablement dangereux et datant de la 1ere guerre mondiale au moins.
    On pourrait aussi réfléchir au sport tel qu’on nous l’enseigne à l’école au lycée et à son rôle dans la société. Je me souviens de mon prof de sport qui répétait sans cesse « le sport, c’est la guerre ! »

  27. – Et toi, tu l’as fait où ton Service Militaire ?
    – Sur PSP…
    – Oh! espèce de veinard !
    – Pourquoi t’étais où toi ?
    – sur la BA103
    – C’est quoi cette console, connais pas ?
    – Normal, c’est pas une console : c’était la Base Aérienne 103 de Cambrai !

  28. C’est marrant, mais…

    L’aspect virtuel du jeu me fait penser aux millions de milliards de « valeur » des papiers financiers.
    Et l’aspect divertissement, aux jeux de la Rome Antique.

    Bon match de foot à tous 😉

  29. http://interstice.over-blog.org/m/article-62579874.html

    Vers une fusion « peur de l ennemi  » et défiance envers les citoyens ?
    Les enjeux de la République…
    Le déploiement technologique répond il a une éthique du jeu?
    Déjà entendu parler de privatisation des armées ?Conflits d intérêts ?
    Les applications scientifiques -militaires-policieres s enmêlent.
    Alors…héros?terroristes ?Citoyens ?consommateurs ?
    Faites vos jeux! 🙂

  30. Certains commentaires m’affligent!
    Toujours le même débat récurrent sur le prétendu role cathartique de ce type de « distractions »
    On ne m’otera jamais de l’idée que:
    1°: la représentation de la violence sous toutes ses formes, de façon répétée, voire permanente, ne peut qu’abaisser le seuil de tolérance à la violence réelle… (comme disait un de mes vieux profs: Enseigner, c’est répéter!)
    2° si le spectacle de la violence, passif par essence, peut s’avérer néfaste, que dire des jeux où le « spectateur » devient actif, et peut-être même compulsionnel? Quel marquage va s’imprimer dans les profondeurs de son cerveau, quels réflexes vont-ils être crées par un entrainement d’autant plus efficace qu’il est librement consenti, voire recherché???
    3° tous les bons argumenteurs se retranchent derrière l’excuse suivante: « Le joueur fait toujours la différence entre son écran / clavier / joystick, et le monde réel dès qu’il quitte sa console! »… Peut-être, s’il s’agit d’une personne solidement structurée et qui possède un environnement socio-familial stable, mais, excusez-moi du caractère réac de la remarque, qu’en sera-t-il d’un ado abandonné à lui-même dès l’enfance…??

    J’ai toujours pensé qu’il manquait un accessoire fondamental à tous ces jeux de baston ou de choute-zem-up, à savoir une bonne grosse massue positionnée derrière l’écran, qui remplacerait avantageusement la petite icône, genre « jauge d’énergie » vaguement cadrée en bas, à droite…

    1. 🙂 Faut interdire les rêves violents aussi, parce que moi, j’avoue, gamin, j’en ai dézingué un pacson des fieffés connards dans mes bonnes nuits. J’dis dans les bonnes parce que dans les mauvaises, c’est moi qu’appelais maman… vu qu’y zétaient trop méchants, ou trop nombreux, ces fieffés connards…

    2. 1) Svp enfermez moi tout de suite, d’après vous je suis un psychopathe fini, un danger pour la société ! … Croyez moi ou pas mais j’ai vu beaucoup de sang virtuel, mais j’ai en horreur le sang réel et toute forme d’agression réelle.

      2) Le point d incompréhension réside dans le fait que la personne extérieure ne voit que l’image et sa dimension de violence. Le jouer voit la dimension tactique et stratégique, une évaluation rapide gain/perte, une précision a atteindre. La violence, sans affect réel, s’évanouie très vite. La seule violence effective est verbale ou d’anti jeux, ce qui peux passablment énerver sur le moment, mais vite oublié.

      3) Comme toute mono actvité, le jeune qui ne fait que ça se développera mal. Mais s’il ne fait que ça ou se réfugit dedans, probablement le problème est ailleurs.

  31. Premierement j’ai du mal a comprendre logique de ce post sur le blog de PJ. Une attaque en regle sur les JV, avec des liens en pointillés qui fleurent (pas) bon la théorie du complot.

    La plupart des JV plus ou moins douteusement connotés sont rarement joués puis oubliés. Les JV militaires existent, tout comme il existait (et il existe toujours) des jeux militaires de société : wargames, jeux de société, échecs ! La volonté de jouer à des jeux stratégiques et tactiques existe depuis longtemps, les JV en sont une extension.

    Par exemple, conter strike est le jeux « militaire » le plus joué, né au milieu des années 90 par un étudiant, une simple extension à un jeux half-life (que je doute être pro complex militaro industriel, plutôt l’inverse, on se bat contre). J’ai du mal a voir une quelconque manipulation militaro-industriel, juste un excellent jeux en ligne. Il faut bien l’admettre, les jeux en ligne de type FPS lorsqu’ils sont bien fait son très divertissants, à condition de ne pas en abusé bien sur.

    America Army est une bouse peu jouée (la dernière version en retard est assez nulle) il faut plutôt regarder du coté d’Armed Assault qui pour le coup est assez peu pro ou anti, juste une bonne simulation ( et pas Operation Flashpoint, ancien nouveau, nouveau dévelopeur). Donc vous citez AA et OF mais pas Arma (1 et 2), ni BFBC2 (meilleur FPS en ligne 2010), connaissez vous vraiment les FPS ?

    Est ce que tout est rose ? Non évidemment, quand on voit que Halo (dernière version sortie cette année), FPS asceptisé est le plus joué notamment aux USA, puis ensuite des soldats pilotant des drones comme des bornes d arcade, il y a quelque chose de pas net.

    Mais franchement, a quoi jouez vous ? Taper sur les JV me semble un peu facile, vous un peu vexant en tant que jouer. Je ferais remarquer qu’on a malheureusement pas attendu ce medium pour conditionner les enfants à la guerre, cette manipulation date de fort longtemps (flingue en plastique de cow boy, GI Joe, petits soldats en plomb …).

    PS : jouez a Flower, une bonne de dose de zen concentré !

    1. Chaque question que vous soulevez l’a déjà été au cours des commentaires et des réponses précédentes.

      Je vous invite donc à une lecture plus approfondie et à réserver votre jugement.

  32. L’utilisation du jeux vidéos par l’armée et la publicité à des fins militaires et propagandiste, c’est malheureux mais ça n’a rien d’étonnant.

    Votre article me fait penser à cette « polémique » à la TV lors de la sortie de Grand Theft Auto 4, « y a de la violence, du sexe, de la drogue, tout ça c’est pas moral blablabla » et pas un mot pour la sortie des Call of Duty 6 et 7 (pourtant tous ont battus des records de vente). La seule différence c’est que dans GTA vous incarnez un malfrats (immigré qui plus est !!!) dans CoD vous êtes un soldat qui obéit aux ordres en massacrant tout les Niko Bellic avec un AK et un turban.

    Pauvre de nous(joueurs) même le JV va à Babylone…

  33. Et si on disait qu’en fait – on ne sait pas – au juste.
    Que l’ impact de ces jeux (ajoutés à tout le reste) sur différents types
    de personnalités n’a pas été étudié de manière rigoureuse…
    (Sachant tout de même que la constance de la violence télévisuelle n’a pas forcément un impact positif sur les addicts, selon sans doute leur type de personnalité toujours.)

    Je suis toujours impressionnée par les avis si tranchés des intervenants en fonction… d’eux-mêmes.

  34. Bonsoir,

    outre la récupération potentielle des joueurs pour faire de « bons soldats » à la juste cote, c’est le relachement moral des hommes de ce metier; malheureusement necessaire, necessitera un encadrement encore plus (!) sans failles, les exemples de bavures en Irak (où le réel semble si proche du virtuel : le contact n’étant plus médié que par des capteurs type écran de video) et mêmes tout autant par des Français en côtes d’Ivoire ou chez des canaques montre que les conditions de guerre appellent des chefs réellement droits.

    Je ne parle ici que des armées d’etats financées à priori par et pour des citoyens contribuables, pour celles des entreprise capitalistique de securité sous traitante … waouh vive le libéralisme à tout va : là c’est tout simplement le point ultime du capitalisme vainqueur – et ça se fait déjà : une guerre privée c’est dans ses cordes-

    Pensons à l’impunité garantie aux citoyens americains des agences privées exerçant en Irak

    J’espére avoir été concret.

    Cordialement

    1. Yes!
      Et cette bulle de la sécurité privée prophétisée par Klein qui n’en finira pas d’éclater…
      Le capitalisme du désastre!

  35. Je reste terriblement perplexe quant à la portée de ce billet, et une lecture en diagonale de l’ensemble des commentaires me conforte dans cette idée:

    Par une présentation du sujet biaisée, Pipas introduit un clivage bien inutile parmi les lecteurs de ce blog. Seul intérêt à mon sens, démontrer si besoin en était encore qu’il en faut bien peu pour que le cerveau collectif se mette à souffrir de troubles bipolaires (voir multipolaires vue la quantité d’opinions différentes).

    Parfois je me demande si Paul Jorion ne considère pas finalement la population de ce blog comme son nouveau terrain de recherche anthropologique… Remarquez qu’un tel sujet en vaudrait bien un autre, il serait même d’un intérêt certain. Il semble en effet que la dialectique subisse une discrète révolution, notamment par le biais des nouvelles technologies.

    J’observe par exemple une quantité invraisemblable d’interlocuteurs usant de sophismes quand ils débattent via internet, ici comme ailleurs soit dit en passant, et moi compris s’il était besoin de le préciser. Aristote serait sans doute effaré de constater cela s’il vivait encore…

    1. Si votre perplexité a pu glaner quelques informations sur les interactions -même biaisées- entre l’industrie militaire et celle du jeu vidéo; alors elle n’a pas subi en vain les joutes écrites sordides et nauséabondes inhérentes au sujet.

      J’implore le pardon d’Aristote.

    2. @Bibules

      Ironie facile…

      J’en suis navré, mais 140 commentaires en l’espace de 24 heures sur ce seul billet – i.e. il faut compter les autres billets avec leurs propres cortèges de commentaires – vous avez peut-être le temps disponible pour tous les lire méthodiquement, moi pas.

  36. En gros , ce que je pense c’est que le truc militaro-industriel n’ investit pas pour rien dans les nanotechnologies
    Les jeux vidéos sont une farce à côté du potentiel de ces technologies qui montent en puissance.

    Ce n’est pas parce que on fait çà TRES discrètement et qu’on en parle pas que c’est anodin.

    On devrait savoir maintenant que c’est tout le contraire.

    Et d’ailleurs, rien n’empêche de cumuler les deux (JV+ Nouvelles technologies.)

  37. Le ministère de la Recherche n’a pu que confirmer l’existence de « technologies permettant
    de modifier le comportement humain », parmi lesquelles « l’inhalation de nanoparticules
    psychotropes ». Bien sûr, la majeure partie des financements publics est allouée aux recherches
    pour la Défense et l’armement et la « sécurisation de la société », via les nouveaux instruments de
    contrôle (identification, RFID, puçages, traçabilité) permis par cette convergence.
    Les risques d’une espèce humaine sous contrôle (dont les outils sont aux mains d’une
    poignée de multinationales) sont trop importants pour ne pas questionner les fins poursuivies
    au moyen de la nanoscience.
    Anne-Corinne Zimmer, journaliste

    http//:piècesetmaindoeuvre.com/ cfr le lien de Pipas + haut.

  38. Je ne sais pas l’intention de de billet
    par ailleurs bien documenté

    Mais pour Falloujah ou Guernica sur l’Euphrate, les jeux vidéo sont employés par les soldats US in situ
    en Irak pendant leur mission ou plutôt juste avant
    —– comme technique désensitivante (pardon du terme néologisé)
    désinhibitrice disons
    Rappelons que l’armée Us recrute, faute de candidats enthousiastes, même parmi les populations sud-américaines les plus démunies, des ex-détenus, et des profils psychiatriques (?) en principe exclus de service en temps ‘normal’ et parmi eux beaucoup de toxicomanes (intoxiqués avant même l’épreuve du feu)

    je doute que l’on puisse trouver (même sur wikileaks car il ne s’agit pas de câbles de Département d’État) d’études en double aveugle versus placebo contrôlé mettant en évidence l’efficacité de cette désinhibition
    En tous les cas, le carnage de Falloujah témoigne d’une férocité et/ou d’une peur et/ou d’un conditionnement impressionnants qui feront date

    les stratèges US (s’il en reste après la sublimation du dollar) en rendront compte dans leurs écoles militaires

    1. Il est encore une fois beaucoup, mais beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sur ce sujet.
      Dans quelques années, nous devrions y voir bien plus clair…

  39. cet article a le mérite de s’interroger sur l’apparente imbrication de certain jeux video et l’industrie militaire. est ce cette derniere qui recupere l’engouement sur les JV ou l’inverse?
    je ferai simplement remarquer que depuis que le monde est monde, tous les jeux sont une réalité virtuelle, les barbies en plastique, les soldats en plomb, les jeux de balle sont un combat (on dit une competition) ou il y a des gagnants et des perdants et quand partent les vraies baffes, on est hors jeu.

  40. LA LIBRE.BE> SOCIÉTÉ > CYBER > ARTICLE

    « L’intelligence artificielle va transformer le web »
    AFP

    Mis en ligne le 28/12/2010

    Dans son entretien à Vedomosti, M. Milner a défendu la stratégie du groupe Mail.ru de se spécialiser dans l’Internet.
    L’émergence de l’intelligence artificielle va transformer l’industrie de l’Internet et les réseaux sociaux dans les dix années à venir, a déclaré mardi l’homme d’affaires russe spécialisé dans l’Internet, Iouri Milner, dans une interview au quotidien russe Vedomosti. »Si vous posez une question dans dix ans sur un réseau social et que vous obtenez une réponse, vous ne saurez pas si c’est un ordinateur ou une personne qui vous a répondu », a déclaré M. Milner, directeur général de Digital Sky Technologies Global, une société d’investissement dans l’Internet, et président du conseil d’administration du groupe Mail.ru.

    Jusqu’en septembre, DST Global et Mail.ru Group étaient regroupés sous la même appellation de Digital Sky Technologies. »Lorsque vous recevrez une demande, vous ne saurez pas si elle a été envoyée par une personne ou par l’intelligence artificielle. Et en répondant, vous aidez l’ordinateur à créer un algorithme », a-t-il ajouté.Mail.ru, qui est partiellement détenu par le milliardaire Alicher Ousmanov, propriétaire d’Arsenal, le célèbre club de football londonien, a réalisé en novembre une entrée en fanfare à la Bourse de Londres.Le groupe est numéro un de l’internet sur les marchés russophones et en Europe de l’est.

    Mail.ru détient, outre le portail russe du même nom Mail.ru, la messagerie instantanée ICQ, rachetée au printemps dernier à AOL, ainsi que le réseau social Odnoklassniki.ru.Mail.ru dispose également de participations dans l’éditeur de jeux pour réseaux sociaux Zynga, le géant américain des offres spéciales sur internet Groupon, le réseau social VKontakte.ru, considéré comme le « Facebook russe » et dans le premier réseau social au monde, Facebook, avec une participation à hauteur de 2,4% du capital.

    Dans son entretien à Vedomosti, M. Milner a défendu la stratégie du groupe Mail.ru de se spécialiser dans l’Internet. »Nous avons choisi comme stratégie d’être des experts dans un secteur très étroit. C’est ce qui nous différencie le plus de la majorité des investisseurs », a-t-il déclaré.

    lalibre.be

  41. Bon , J’arrive un peu tard , et donc il y a peu de chance d’etre contredit .
    Mais lire tous ces commentaires il faut du temps . Cela dit c’est parfois aussi passionnant que de lire le sujet du débat lui mème .
    Je me demande si cette année 2011 ( J’ose pas vous la souhaiter explosive ) je ne vais pas attaquer directement sans lire le sujet , ou plutot le lire après .
    Bon je sais ça va m’attirer des ricanements , mais après tout je ne fais que changer les règles du jeux . ( bofff )

  42. Pour ma part,

    J’ai appris à mes gamins à lire avec WoW. Leur motivation c’était de s’équiper correctemnt.

    J’ai passé la vitesse supérieure avec Morrowind pour la lecture complète en anglais.

    Je les finis avec Lego sur You Tube pour manipuler la souris et maîtriser le Ternet.

  43. Article intéressant.
    Personnellement, les simulations de guerre ne m’ont jamais attiré à cause justement du malaise que suscite la propagande et les prises de positions pro-américaine ou autre … J’ajouterai que je trouve immoral que les éditeurs fassent du chiffre d’affaire en utilisant comme accroche marketing des conflits qui ont fait des millions de victimes (guerre en Irak, guerre mondiale …)
    Ceci dit j’aime les FPS (First Personn Shooter) pour l’adrénaline et les émotions qu’ils procurent.
    Le jeu Deus Ex 3 par exemple semble prometteur au niveau de son scenario d’anticipation sur fond de transhumanisme ; il reste inévitable qu’il regorgera d’armes et de soldat futuristes etc … mais il devrait laisser la possibilité traverser l’aventure sans tuer.

  44. Le jeu est un système « public » de règles (parmi d’autres).
    Les jeux vidéos sont classés par « genre », en fonction du type de qualité qu’ils permettent de cultiver (Comparer un RTS comme « Starcraft 2 » avec un puzzle comme « Tetris Grand Master » par exemple, et même au sein de ce dernier genre un Tetris GM avec un « Puyo Puyo Tsu », pour ne prendre que les deux plus célèbres du genre). Les jeux de guerre de type FPS (First Person Shooter) n’ont pas de format réellement compétitif, tout simplement parce qu’au delà de « l’habillage visuel et scénaristique », la mécanique de jeu n’est pas de celles qui permettent de développer les quaités que l’US Army voudrait voir développer.
    Le simulateur ultime, le seul qui serait vraiment efficace, c’est celui décrit dans « Hyperion » de Dan Simmons, à savoir un simulateur de conflit dans lequel le « joueur » (dans le roman un militaire)a réellement la sensation de jouer sa propre vie, à Azincourt, à Stalingrad… Dans quelques siècles, peut-être…

    Lorsque la création video-ludique s’adosse à la pratique de la « modélisation », on obtient ce que j’appellerais des « narrative simulations ». L’appréhension (plus que la compréhension) des systèmes sociaux complexes est importantes pour le secteur de la gestion du risque (banque, assurance, sécurité). et pas seulement pour l’armée. Il n’y a pas à crier au loup, sauf si on considère que ces outils ne sont pas efficaces (je réserve encore mon jugement, mais je suis relativement sceptique pour ma part).

    Le plus important dans cette présentation concerne le volet « propagande ».
    La thèse qui y est soutenue a le mérite d’aller au-delà de l’idée habituelle selon laquelle le jeu video n’est que le « reflet » de la société. Elle met en évidence l’instrumentalisation volontaire de l’industrie du divertissement.
    Celà dit, l’influence et la guerre culturelle sont déjà pratiqués à grande échelle, et depuis fort longtemps, à Hollywood (cf. Topgun) Dans l’industrie vidéoludique, cela n’a échappé à personne, y compris aux joueurs, et les pays du Moyen Orient proposent également dorénavant leurs jeux de guerre typés FPS, dans lesquels le personnage principal est un résistant à l’impérialisme US. Est-ce efficace? Je ne pense pas.
    En revanche, ce henre d’approche « subliminale » me parait plus traitre:
    http://www.rue89.com/2010/02/08/pour-recruter-larmee-sincruste-dans-les-jeux-video-en-ligne-137428

    Pour rire, ces deux liens que je conseille chaudement.
    Le premier est un pastiche d’article sérieux très bien foutu… Le second est une vidéo montrant un joueur parfaitement « stupide » prendre la campagne de recrutement de l’armée au mot.
    http://psychologik.blogspot.com/2009/12/les-nouvelles-addictions.htm
    http://www.stupiditiz.com/humour/action-discrete-devenez-vous-meme-com/

    Bonne année à tous!

  45. Du lien qui existe entre militaires et jeux-vidéos, je n’en déduis pour le moment qu’une chose : ils s’y intéressent. Mais vu les chiffres qui ont été avancés dans le billet, j’ai quand même l’impression que l’intérêt reste encore assez marginal. Le budget n’a pas besoin d’être plus important, ou le jeu n’en vaut-il simplement pas la chandelle ?

    En l’état actuel de la technologie, je suis loin d’être convaincu que le secteur vidéoludique présente intrinsèquement plus de risques d’influences, ou de manipulations, qu’un autre. Dans chacun des cas, c’est probablement la capacité critique de l’utilisateur qui fera la différence.

    Par contre, aussi « fun » qu’ils soient, les développements actuels m’interpellent beaucoup plus (et doivent au passage beaucoup intéresser le complexe militaro-industriel). Ces développements, vous les connaissez : vidéo en 3D, Nintendo Wii, Playstation Move et Microsoft Kinect.

    Pour une note d’espoir et une brève sortie de notre champ virtuel, rappelons que 9 millions de jeunes adultes américains, soit 27% des 17/24 ans présentent un surpoids les rendant inaptes à servir sous les drapeaux.

    Cette « note d’espoir » ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

    Mais qu’en sera-t-il de la sacro-sainte distinction entre réel et virtuel lorsque la technologie nous permettra une immersion dans un univers virtuel presqu’à l’identique de l’environnement réel ? Qu’en sera-t-il lorsque pour « fragger », il nous sera demandé d’accomplir physiquement les actes de viser et d’enclencher la détente ? Où il nous sera demandé de physiquement enfoncer son poignard dans les tripes de l’ennemi virtuel, avec, pourquoi pas, un retour sensoriel du sang qui coule sur nos mains ?

    Quand tout cela sera possible, pourra-t-on encore légitimer tout contenu d’un jeu, au motif que « ce n’est qu’un jeu » ?

    Je n’en sais bien évidemment rien, mais la perspective me semble au moins interpellante, voire inquiétante.

  46. Pipas,
    c’est peut être un peu tard mais j’ai oublié de vous dire l’essentiel: que votre article est excellent.

    1. Il n’est jamais trop tard pour dire je t’aime!

      D’ailleurs, je tiens à remercier chaudement Paul Jorion, alias « God Of Pacman Universe »; ainsi que Julien et François; et, tant que j’y suis, tous les interven@nts de ce blog pour son émulation parfaitement entretenue.

      Merci à vous de m’avoir lu, et n’hésitez pas à diffuser, compléter, etc…
      (Je n’ai pas encore trouvé de documentation écrite « universitaire » sur le sujet).

  47. J’ai 58 ans et me gave de rpg moyenageux !
    J ai également joué a WOW pendant 3 ans !
    Vais-je pour cela agresser les peuples voisins en armure et destrier ?
    Je voudrais juste ajouter que les américains dans l histoire ont étés pris a leur propre piège, leur jeu de guerre le plus célèbre CS ( counter strike ) si mes souvenirs sont bons , les joueurs choisissaient invariablement de jouer les….talibans !!!
    Résultat scandale des ligues de vertu américaines et la faction a étée supprimée dans le nouvel opus !!!
    Les ados sont beaucoup moins manipulables que ne l estime l auteur !!!

    1. j ai trois copines diplomées en informatique qui ne font que ca , dont une les jeux de strategie en temps reel et une autre les jeux de plate-forme , j avoue d ailleurs a ma grande honte que je ne fait pas le poids avec celle qui joue a des jeux de plate forme !
      la reponse est oui , de nos jours les femmes ADULTES ( pas les jeunes ) , jouent autant que les hommes !!

  48. Les petits soldats et les balles des fusils étaient fait du même plomb…..salaud de plomb! lol!

    Vivement que les conflits mondiaux se règlent sur une plateforme Starcraft.

    Si on a presque réussi a virtualiser totalement le fric pourquoi ne pas en faire autant avec la violence….

    Bonne année a tous!

  49. un de mes jeux favoris : left4dead2

    un jeu auquel je joue actuellement : titanquest

    qquns de mes jeux passés favoris :

    – halflife
    – unrealtournament
    – age of mythology
    – resident evil
    – super mario world
    – landstalker
    – zelda
    – pretorians
    – halo

    etc etc… j’ai évidement joué à la plupart des jeux sus-cités (je dois en avoir testé et fini une petite centaine).

    si je devais faire la guerre aujourd’hui, pour de vrai et en étant prêt à tuer pour ça, ça ne serait pas contre mon voisin, pas contre un ennemi lointain et inconnu, pas comme des gens du peuple mais plutôt contre la clique de corrompus qui nous enferment et nous dominent et seulement contre eux, contre le chef du gouvernement, le président, les flics corrompus qui les protègent, les patrons qui nous anéantissent, les lobbys qui pourrissent notre société (FNSEA et monsanto en tête) etc etc.

  50. Tout en étant d’accord avec la plus grande partie de ce billet, je voudrais ajouter qu’il y a une dimension éducative dans le jeu de guerre. Je la constate très concrètement à travers mon propre cas et celui de mes filles.

    Après avoir joué aux p’tits soldats gamin, je suis passé aux maquettes d’avions et de tanks, puis à 14 ans aux figurines historiques pour y simuler des batailles napoléoniennes : gloriole et uniformes colorés! 29 ans après, je continue à pousser des pions de carton sur des hexagones ou des soldats de plomb sur des moquettes vertes car, comme nous l’a appris Brassens,

    les seuls généraux qu’il faut suivre au talon, ce sont les généraux des p’tits soldats de plomb

    .

    J’y ai découvert des rudiments de psychologie en suivant l’appoche des joueurs, mais surtout j’y ai forgé de solides conaissances historiques et géographiques. Quand on « vit » un moment d’histoire, rien de plus facile que de se caler sur les dates, les mentalités, les technologies, les concepts d’une époque. Quand on se casse la tête à placer des escadrilles sur des aérodromes toujours trop loin sur des îles du Pacifique, rien de plus facile que de se faire une idée de la géographique de l’Océanie. Et quand on mesure la dépense de moyen pour conduire une guerre et les maigres résultats, même pour le vainqueur, rien de plus facile que de devenir pacifiste.

    Avec mes filles, c’est le jeu de conquête Civilization III qui m’a aidé à leur éducation. Expliquer au sortir d’une manif contre la guerre en Afghanistan que ce qu’on fait avec délice morbide sur l’ordinateur est exactement ce qu’on reproche à nos gouvernements, est un bon terrain de discussion et d’explication du monde dans lequel nous vivons. Sans parler des notions de stratégie, de choix guerriers ou pacifistes, d’attaque de défense, de technologie, de diplomatie et de mesure de ce que coûte et rapporte une armée sur le pied de guerre.

    Bonne Anée de Paix (sauf sur les petits hexagones!)

  51. Il est rare de trouver des articles critiques sur l’usage des jeux vidéos ou plus généralement sur les écrans et leur capacité hypnotique. Pourtant je pense que ce secteur mériterait de sérieuses études ne serait ce que pour la part croissante qu’il occupe dans l’emploi du temps des enfants.

    Ce temps passé devant les écrans est un problème en soi: il peut certes être enrichissant (hors poker, bien sur!) et formateur sous réserve d’éviter de trop nombreuses dérives faciles et tentatrices et à condition de ne pas prélever trop de temps à la nécessaire formation à la vie sociale réelle.
    L’article évoque fort justement les relations violence-jeu vidéo-armée et évoque les risques de propagande et manipulation, risques que l’on retrouve tout autant dans la pub, les séries télé et le cinéma mais pas avec cette intimité solitaire et réactive du jeu vidéo. De récentes études ont montré à quel point cette scénarisation répétitive de la violence pouvait conduire à sa banalisation et favoriser ainsi le passage à l’acte; mais surtout d’autres études ont constaté que ces scènes répétées pouvaient conduire à une certaine insensibilisation à la souffrance d’autrui ainsi virtualisée et à une perte partielle de la capacité d’empathie si précieuse pour le lien social. Ainsi, j’ai pu voir dans un reportage sur la frontière de Gaza, que Tsahal commençait à équiper ses postes de surveillance de vidéos et d’armes commandées à distance depuis un PC sous forme d’images virtualisées permettant ainsi des tirs réels plus efficaces; il en est de même pour les drones de plus en plus utilisés par les armées modernes et tellement plus propres et chirurgicaux qu’une paire de kamikazes ensanlantés.

    Cependant je m’interroge encore pour savoir si le pire n’est pas l’impact que ces jeux peuvent avoir sur la formation du cerveau des jeunes enfants et adolescents. Enseignant en mathématiques, j’ai pu constater sur un nombre croissant d’élèves de très grosses difficultés d’analyse et d’abstraction lorsqu’on leur demande une démarche impliquant un minimum de réflexion. De façon plus générale, nos nouvelles générations sont rétives et se « méfient » des explications, un peu comme si on voulait les endoctriner; du coup, la pédagogie doit être plus indirecte, plus percutante et affirmative, façon spot publicitaire, il faut apprendre et démontrer « par surprise » comme le dit l’une de mes collègues.
    Mon interrogation est d’autant plus inquiète que beaucoup de jeux sont basés sur la vitesse de réaction entre l’action sur l’écran et la réponse sur la manette; il n’y a donc que peu-ou pas- de temps pour une analyse formelle . A un age où le cerveau est en pleine formation et où il doit s’enrichir de la diversité du monde et de ses expériences; à un moment où les réseaux neuronaux se constituent- et en particulier chez l’adolescent, ceux des capacités de l’intelligence abstraite- n’y a-t-il pas un risque de voir cette évolution contrariée par un excès d’usage de jeux vidéos privilégiant un arc réflexe vision-main? La question mérite d’être posée.

    J’aimerais vraiment que la réponse soit négative.

    1. Il y a deux questions pour l’avenir :
      1. Quel monde allons nous laisser à nos enfants ?
      2. A quels enfants allons nous laisser le monde ?

    2. @ jc cordier

      je crois que dans ses ouvrages sur « l’attention », B. Stiegler en a parlé, ainsi que J Ph Desbordes (« mon enfant n’est pas un coeur de cible » , Actes Sud) et l’on évoque souvent Donald Winnicott, que je n’ai pas lu, pour ces choses là.
      Des effets physiologiques sont mentionnés sur la formation synaptique en effet, mais faudrait-il encore savoir quelle a été la plastique générale du cerveau de l’homo sapiens sur les 50 000 dernières années. Il y a eu plusieurs façon d’être chamane, et d’être chamanisé.

  52. « Ainsi, j’ai pu voir dans un reportage sur la frontière de Gaza, que Tsahal commençait à équiper ses postes de surveillance de vidéos et d’armes commandées à distance depuis un PC sous forme d’images virtualisées permettant ainsi des tirs réels plus efficaces; il en est de même pour les drones de plus en plus utilisés par les armées modernes et tellement plus propres et chirurgicaux qu’une paire de kamikazes ensanlantés. »

    Oooooh! Comme c’est étonnant.

  53. @ TOUS,

    je suggère la lecture d’un article paru sur Pièces et Main d’Oeuvre,
    un article récent consacré aux bibliothèques.
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com

    Après la société du contrôle, nous sommes dans une société de surveillance et nous entrons dans celle de la contrainte.

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