PAUL JORION ET L’AGONIE DU CAPITALISME

La librairie Tropiques a mis en ligne l’exposé que j’y ai fait jeudi dernier, 24 mars.

Paul Jorion annonce l’agonie du capitalisme, avec la même pertinence qu’il le fit pour la crise, mais ça ne l’émeut pas plus que ça.

PS : Durant l’entretien, je me pose la question de savoir si Schumpeter a eu un « Prix Nobel » d’économie. La réponse est non : il meurt en 1950, alors que le premier Prix d’économie de le Banque de Suède « à la mémoire d’Alfred Nobel » est décerné en 1969.

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141 réflexions sur « PAUL JORION ET L’AGONIE DU CAPITALISME »

  1. Le Brésil pourrait racheter de la dette souveraine du Portugal!

    Le Brésil pourrait “racheter une partie de la dette souveraine portugaise” afin d’aider l’économie portugaise et le pays à se financer, a déclaré la présidente brésilienne Dilma Rousseff au quotidien portugais Diario Economico mercredi. “Nous sommes en train d’étudier la meilleure manière de participer à la reprise de l’économie portugaise. Nos équipes ont un dialogue permanent et fluide sur cette question. L’une des possibilités, c’est l’achat d’une partie de la dette souveraine portugaise”, a répondu la présidente du Brésil dans un entretien par écrit au quotidien économique. “Nous étudions aussi d’autres alternatives, comme le rachat anticipé de titres brésilien actuellement entre les mains du gouvernement portugais”, a-t-elle ajouté. agences

      1. En parlant de BRIC.

        Pour que des pays décident de s’allier, il leur faut des points communs.

        Tu peux me dire, toi qui me lit, ce qu’il y a de semblable entre :
        – un Brésilien,
        – un Russe,
        – un Indien,
        – et un Chinois…???
        Cela vaudrait presque un article ici.

        une piste : G7…???
        http://fr.wikipedia.org/wiki/8e_sommet_du_G7
        « L’organisation sera jugé grandiose mais sans que le sommet ne débouche sur des résultats concrets[1]. »
        CONsensus : on a bien bouffé.

    1. Qui pourrait racheter 1 partie de notre dette ??

      – le Fouquet’s Club
      – Andorre
      Liechtenstein
      – Ile de Sark ?? ( oui ça existe .. cf 1 article de Le Monde du 7/7/2007 )

      Quel autre état florissant ?? ça doit bien exister .. !

      1. Alain.

        La dette mondiale est détenue en quasi-totalitairement par les US et la Suisse.

        Mais la situation semble dériver pour un des deux :
        http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/03/30/obama-veut-reduire-d-un-tiers-les-importations-de-brut_1500944_3222.html
        « M. Obama, en rappelant que les Etats-Unis consomment 25 % du brut mondial mais ne possèdent que 2 % des réserves prouvées, a souligné qu’ils continueraient à importer des produits pétroliers. Mais plutôt que de citer l’Arabie saoudite et le Venezuela, deux pays exportateurs avec lesquels Washington entretient des relations complexes, il a évoqué des « voisins » stables comme le Canada, le Mexique et le Brésil. »

        La première réaction d’un animal aux abois est de vouloir contrôler sa sphère proche.

      2. @yvan

        Allons Yvan ! 2% des réserves mondiales… En dernière analyse et sauf erreur, les US, et leurs affidés européens – mais eux pour beaucoup plus cher – sont toujours les possesseurs virtuels et en tous cas les gestionnaires actuels de toutes les réserves mondiales.
        Qui décide toujours du prix ? Qui imprime toujours les pétrodollars ? Qui sécurise toujours la circulation mondiale des tankers ? Qui contrôle toujours le moyen-orient – et peut-être bientôt l’Afrique ? Qui entretient toujours et fait entretenir toujours par tout le reste du monde la plus grosse armada, le plus formidable réseau de bases militaires, la plus disproportionnée puissance de coercition qu’aucun pays, aucun empire de cette planète n’a jamais, n’aura jamais portés ? …

  2. Comment ça « avec la même pertinence qu’il le fit pour la crise » ? La crise s’est avérée mais point encore l’agonie du capitalisme ! Tant que Jorion soutiendra cette thèse, mon spectre viendra le hanter : « Tsss ! Tsss ! Le capitalisme se porte comme un charme ! » Comme un héroïnomane serait plus juste, mais ce drogué peut survivre longtemps pour peu qu’il ait sa dose quotidienne.

    1. et moi aussi je pense avec Crapaud Rouge que ce système appelé Capitalisme ou autrement se porte à merveille .
      C’est juste que cela fait déjà longtemps que vivre soumis à une minorité de plus en plus polluante grâce à la technologie performante de la désinformation arrive même à faire croire qu’il vas MAL..(le Capitalisme)Bien joué.
      Je ne met pas en doute les analyses de Mr P.Jorion ,son regard sur l’arnaque financière est entre les lignes voila tout

    2. Peine perdue Jorion ! Les idées fixes du vieux posteur Jorionien sont indéscellables. Celles de Crapaud comme celles d’yvan, de Finkh, de Kercoz, Peak-oil, de moi, tous, sans exception je crois. Se foutre une idée dans le crâne comme on s’f’rait mettre une dent-pivot dans les machoires… Et pas pour mastiquer plus à l’aise. Non non. Pour tourner autour. Tourner autour d’sa dent-pivot…
      La particularité du Crapaud étant, tout de même, cette irréelle sensation qu’il nous laisse éprouver que dans 50 ans, 6 pieds sous terre dans le cimetière « du Père Jorion » de Neuilly sur Seine ou au 15 ème ètage du colombarium « Castoriadis forever » de Bormes les Mimosas, on entendra encore distinctement son coassement : « Coâ coâ. Le coâpitalisme se porte comme charme. Coâ coâ ».
      Sûr ! on emmenera les zenfants écouter la prodigieuse imprécation ! … Quoique… Coâque… !

      1. Hhmm… Vigneron.
        Je connais « bien » Jorion puisque nous avons des chromosomes communs. Mais pas plus.
        Et il a reconnu récemment que je faisais de la provocation gratuite.

        Il y a donc une évolution faible mais existante. De ma part.

    3. A ceux que mes coassements empêchent de dormir, je ferai d’abord une réponse brève et synthétique, (merci de cliquer pour voir, comme au poker), puis cette réponse plus nuancée : je rappelle que Jorion définit le capitalisme par l’existence de 3 classes, les investisseurs, les entrepreneurs et les salariés. Or, la première, clef de voûte du système, se porte effectivement comme un charme. Un super crash financier remettrait les pendules à l’heure, des fortunes fictives seraient évaporées, mais les richesses matérielles ne seraient pas détruites. Donc cette classe survivrait parce que c’est elle qui les possède. Il est évident que « le capitalisme est à l’agonie » en tant que modèle, mais tant qu’une révolution politique n’exclura pas du système la classe des investisseurs, le capitalisme aura encore de beaux jours devant lui.

      1. Vendu ! Je ne crois pas qu’il faille compter sur les médecins oligarques et leurs affidés pour couper la respiration artificielle…

      2. « À ceux empêchés de dormir par les fautes de français », ce sera mieux Crapaud. Pas trop envie de causer des investisseurs et de ton opposition modèle économique capitaliste à l’agonie vs modèle idéologique capitaliste à abattre politiquement, c’est un peu lourd le truc là. Sache en tous cas que je me méfie comme la peste des risques d’anachronismes induits par des parallèles intempestifs et souvent involontaires avec 1789, même si je comprends les utilités objectives, instrumentales ou rhétoriques que peut y trouver Paul.
        Mais, pour en finir avec cet échange pour une boutade qui ne le méritait pas, je trouve ta dernière phrase assez significative de tes contradictions – qui font d’ailleurs que j’aime bien tes coassements – et où j’en arriverais à me demander si tu n’es pas finalement un beckettien non avoué. Si je la résume, cette dernière phrase, ça pourrait faire quequ’ chose comme : « Oh les beaux jours des agonisants !  » 😉

      3. @Crapaud :
        « Donc cette classe survivrait parce que c’est elle qui les possède. » :
        Je n’en serais pas si sûr. Car cette classe possède de plus en plus des richesses et des titres de propriété … virtuels.
        Des ETF-Gold par exemple, en lieu et place de l’or en barres ou en pièces. Des CDS, des cocs, des chlunks et des mrufs.
        Mais de moins en moins de richesses ‘matérielles’.
        Parce que si un super crash financier devait arriver, les titres de propriété … ne vaudraient plus rien : cf. Northern Rock ou Lehman Brothers. C’est la spécificité de ce capitalisme là : il fonctionne à la finance. Que la finance explose et il implose.
        L’essentiel de la richesse actuelle de ce capitalisme est fondé sur des marchés à terme. soit, des richesses virtuelles, tant que le terme n’est pas débouclé.

      4. Cher et précieux zébu, ta réponse me déconcerte car je parlais des richesses matérielles, (qui ne seraient pas détruites), et tu me critiques en évoquant les richesses virtuelles dont j’avais déjà admis qu’elles seraient détruites : « pendules remises à l’heure ». Cela te permet de croire que la classe des investisseurs ne s’en relèverait pas, et donc que le capitalisme serait mis à mort. Hélas non, ça ne se produira pas, because la classe dominante se relèvera même d’un méga-crash, car il n’y en a pas d’autre pour prendre la relève, contrairement à l’époque de la Révolution.

        En cas de méga-crash, une nouvelle fenêtre d’opportunité pourrait s’ouvrir mais que se passera-t-il ? Personne n’y pense. Ca fumera dans tous les coins, mais des politiques ordinaires prendront les commandes, et appliqueront les recettes connues. Avec un peu de chance, les paris sur les fluctuations de prix seront interdits, mais ça n’ira guère plus loin. L’activité économique se réorganisera avec la classe des possédants actuels.

    4. @ Crapaud Rouge dit : 30 mars 2011 à 12:18
      Je n’irais pas jusqu’à dire que le capitalisme se porte comme un charme. Qui peut nier la survenue de grandes turbulences ? Qui peut dire qu’elles ne bouleversent pas grandement sa marche normale ?

      Mais, si l’on considère que le capitalisme n’est rien d’autre que la gestion de ce qui est capital pour celui qui le détient, qu’est-ce qui permet de penser à sa fin, à son agonie ?

      Tant qu’il y aura un capital (sous ses multiples formes) à partir duquel il sera possible aux hommes de vivre sur terre, il y aura toujours besoin de le gérer à la manière capitaliste. Que ce soit sous forme individuelle ou sous tout autre, donnant des apparences collectives.
      En le constituant de manière à le rendre le plus important possible. En cherchant à le préserver et à ne pas le dilapider. En veillant à le renouveler si besoin, pour tenir compte de l’évolution. En prenant en compte les besoins des descendants.

      Il est vrai, que ce dernier point a été nettement négligé par les dernières générations. Elles ont, en tant que capitalistes ou non, été plutôt portées sur un individualisme et un hédonisme débridés. Mais peut-on penser que leur égoïsme les poussera à aller jusqu’à négliger les besoins de ceux qu’elles ont procréés ?

      Si tel était le cas, ce serait la fin de l’humanité.

      Serait-ce pour autant la fin du capitalisme ? Probablement pas car il se trouverait certainement, parmi les êtres qui leur survivraient, des êtres vivants qui, pour assurer la survie de leur espèce, se livreraient à la gestion du capital restant, en faisant ainsi et encore du capitalisme.

      1. le Capitalisme c’est l’égoïsme ..
        Tout lui est dus et il le fait payer CHER .
        Cela existe comme la peur du Manque..

        Si un GVT s’associe avec ,c’est la preuve de sa trouille du VIDE..
        La maladie est visible ,elle s’appelle CORRUPTION..

        Voter est ridiculiser ,cela sert à RIEN,voyez les votes sur l’Europe etc…
        Les guignols au pouvoir ne font plus rire ,ils sont tristes et malheureux à voir..

      2. Ou vu d’un angle différent en changent le mot « guerre » par le mot « concurrence » nous pouvons se demander si la système politico-économique dans laquelle qu’on fait parti est si différent:

        Hitler, le chef des conspirateurs nazis jugés maintenant devant vous, disait paraît-il, en parlant de leurs projets guerriers : « Je donnerai une raison de propagande pour commencer la guerre, peu importe qu’elle soit vraie ou fausse. On ne demandera pas au vainqueur s’il disait alors vrai ou pas. Pour commencer et faire la guerre, ce n’est pas le droit qui compte, c’est la victoire. Le droit est du côté du plus fort. »

        Un des plaignants lors du procès de Nuremberg

        Avec une bonne propagande on veut tout croire.

    1. ….et en même temps pour y faire du bruit, sans parler de l’oiseau (des tropiques??) qui caquette quelque part derrière notre orateur préféré.
      Très intéressante intervention.

  3. Ah tiens.. pourtant je lis blog quasi quotidiennement et je n’étais pas au courant de ce passage chez Tropiques, dommage, parce que je serais passé !

  4. Mais on a parfois l’impression en lisant ce blog, que le capitalisme serait « l’hypertrophie de la finance par rapport à l’industrie commerce agriculture etc » (je n’emploie pas le terme économie réelle car cette opposition virtuel/réel est idiote surtout par rapport au monde financier vis à vis industrie etc), enfin bref …
    Mais si l’on prends comme définition du capitalisme : libre entreprise, propriété d’une entreprise privé ou publique, droit à la propriété, est-ce que l’hypertrophie de la sphère financière est une fatalité dans ce contexte ?
    Ou quand Paul parle d’agonie du capitalisme, parle t’il d’agonie de l’hypertrophie financière, ou d’agonie de la notion de libre entreprises et d’entreprises privés à capitaux privés ou publics ?

    Sinon d’accord sur le fait que le premier objectif devrait être de limiter la complexité des produits financiers, de revenir à une approche simplification des règle du jeu, (pareil pour les aspects fiscaux d’ailleurs, le vrai défi de notre époque étant d’arriver à maintenir un fort taux de redistribution).

    Et si agonie du capitalisme, quoi d’autre qu’un effondrement ?
    Tout cela n’est-t-il pas que le reflet de la surconsommation de ressources naturelles et des contraintes qu’elles imposent.
    Le défi est de gérer une décroissance, c’est clair, si tant est que ce soit possible.

    1. « Mais si l’on prends comme définition du capitalisme : libre entreprise, propriété d’une entreprise privé ou publique, droit à la propriété, est-ce que l’hypertrophie de la sphère financière est une fatalité dans ce contexte ? »

      Vous ne parlez pas du capitalisme, vous parlez de l’économie de marché.

      1. Merci pour votre réponse, mais enfin, cette définition (libre entreprise, capitaux privés, droit à la propriété) correspond aussi à ce que Marx par exemple qualifie de capitalisme non ?
        Mais sinon, donc quand vous parlez d' »agonie du capitalisme » vous faites référence à l’agonie de l’hypertrophie financière ? Autre ?

      2. Certains philosophes et sociologues – beaucoup moins les économistes – distinguent le capitalisme de l’économie du marché. Mais cette différenciation n’est pas très claire.
        Paul Jorion ferait bien, pour éviter des confusions et malentendus, d’articuler clairement ce qu’il entend par capitalisme – peut-être pourrait-il le faire demain, au cours de « son vendredi ».

        On a l’impression que le capitalisme est pour lui une chose nuisible, du moins potentiellement pathogène. Mais si j’ai bien lu Karl Marx, le capitalisme et l’économie du marché sont inséparables. A mon avis, il n’y a pas de capitalisme « méchant » opposé à l’économie du marché. Tout dépend des régulations, de la mentalité des gens aussi…….., bref, ca forme un ensemble complexe.

      3. Braudel me semble plus perspicace que Marx sur la distinction « économie de marché » « capitalisme », il en trace même une histoire qui n’est pas sans intérêts.

    2. Lisez son livre, vous comprendrez. En gros, plus de capitalisme, pas plus de communiste. Autre chose. Mais l’économie de marché restera probablement, et peut-être même aussi l’économie libérale.
      A noter que le livre (de ce que j’en ai lu pour le moment) s’oriente fortement sur la partie financière du capitalisme. En meme temps, le capitalisme, c’est le fait d’avoir du « capital », donc de l’argent. 🙂

      1. Des usines, des bâtiments, des voies ferrées, des centrales nucléaires, des éoliennes, des terres cultivables, des brevets, des droits d’édition, des marques, des peintures, des sculptures, c’est aussi du capital

      2. Vous voulez dire que tout cela a une valeur marchande, ce qui est vrai, mais ça n’en fait pas du capital : le capital doit pouvoir être prêté en tant que ressources mobilisables dans un processus de production ou de consommation.

        Quelqu’un vous dira à nouveau : « Lisez son livre ! », et c’est vrai évidemment, le fait d’écrire des livres vous permet de ne pas devoir répéter constamment la même chose et aussi de pouvoir développer un argument qui couvre plus que deux ou trois pages.

      3. Ben non, je m’en réfère à la définition « classique » de ce qu’est le capital, par exemple sur wikipedia :

        Pour la théorie économique, le capital désigne toute richesse non consommée, obtenue par épargne ou emprunt, qui est mobilisée pour la production de nouvelles richesses ou l’obtention d’un revenu.

        Plus précisément, la science économique distingue plusieurs types de capital :

        * le capital physique désigne l’ensemble des biens physiques produits dans le passé et utilisés pour la production présente ou future. Dans le capital physique, on distingue le capital fixe et le capital circulant. Le capital fixe est constitué par les moyens de production durables, c’est-à-dire utilisés pendant plus d’un an, comme les machines, les bâtiments ou les véhicules. Le capital circulant désigne les biens physiques transformés (produits semi-finis) ou détruits (consommations intermédiaires, comme l’électricité) pendant le cycle de production.

        * le capital technique renvoie à l’ensemble des biens de production incorporant du progrès technique.

        etc …

        Et il me semble que le capital au sens de Marx et la problématique associée est jutement le fait que la propriété du capital, des moyen de production, se retrouve entre quelques mains …

        Egalement le sens de capital en termes comptables c’est à dire actifs

        Le problème aujourd’hui est peut-être que le mot capital ait tendance à prendre le sens d’argent ou titres financiers uniquement, mais il n’en reste pas moins que le capital ne se limite en rien à ça.

        Donc je n’ai toujours pas compris ce que vous appelez capital (et capitalisme), certes je pourrai regarder dans votre livre à l’occasion.

      4. @an391
        « Pour la théorie économique, le capital désigne toute richesse non consommée, obtenue par épargne ou emprunt, qui est mobilisée pour la production de nouvelles richesses ou l’obtention d’un revenu. »

        On peut donc faire une césure parmi les 4 processus :
        (argent ou capital fixe) est mobilisée pour la production de (argent ou nouvelles richesses (marchandises ou capital fixe))

        Dans un monde en croissance matérielle le découplage entre argent et (le reste qui a de la valeur) est modeste, les rendements sont bons dans les 4 hypothèses.
        Dans un monde sans croissance, (saturé par le consumérisme pour le notre, par la surproduction en 1929) , le capitalisme peut être vu comme la réduction à la boucle
        (argent) mobilisé pour la production de (argent). Cette boucle acquiert plus de gain que toutes les autres et devient privilégiée par les « capitalistes », au détriment des autres. D’où court-termisme, LBO, dépeçage, exploitation de l’offre de main d’oeuvre et de technologie élémentaire là où on sait la faire apparaitre de façon pléthorique (Asie, maquiladoras,…).

        A défaut que la distinction soit sur les formes de capital proprement dites, il me semble intéressant de retenir l’idée que c’est la vitesse de circulation qui caractérise la dérive, et permt la distinction du circuit le plus authentiquement capitaliste. Le cas du HFT étant hautement symbolique d’une « anti-lubrification » d’une Bourse initialement faite pour lever des capitaux, de façon à plumer le petit /moyen porteur (puis l’adversaire un peu plus petit dans des OPA hostiles).

  5. Monsieur Jorion.

    Contrairement à vous (ça fait habitude, mais vous me connaissez), je pense que vous avez tort de dire que c’est « compliqué ».

    Il n’y a plus besoin de responsabilité lorsque l’argent vient tout seul.
    Machiavel : « il n’est point besoin d’être transparent lorsque l’on est puissant. »
    Au contraire, d’ailleurs, ça gâcherait le plaisir…
    Impunité est rentabilité.

    Autre chose.
    Sur la comptabilité et les « futurs éventuels gains constatés et inscrits d’avance », va falloir qu’on polémique tous les deux sur les règles prudentielles ainsi que le niveau de fond « propre » des banques.
    Cela fait quelques tem… jours que nous ne nous sommes plus opposés.
    Charpy nous enseigne.

    Et bravo de garder le fil de votre discours malgré toutes les perturbations périphériques.

    1. Je ne devrais pas vous le dire en public, mais…

      Votre crainte vient du cadeau empoisonné d’Attali.

      1. Peut être tu n’es pas loin de la réalité par cette remarque.

        A la même temps je pense Paul Jorion suit son propre conscience et comprend très probablement pas ta insinuation.

        Je suis quand même content Paul Jorion fait publier ses livres, parceque c’est déjà une révolution, même si il est à la même temps le gardien du capitalisme (en agonie.) 😉

      2. hé Yvan
        Mr P.Jorion c’est pas Yvan hoé,ok.

        Il est rare d’être accepter dans la diffusion des idées quand cela est contraire aux intérêts,c’est risquer,voila.
        En parlant de Mr Attali..
        Jvoulais passer le lien sur sa prise de position Nucléon mon internet est bridé,j’arrive juste à me connecter avec des temps de fusion lentes,mais bon ,vous avez votre opinion..
        De toute façon le 1er Avril est dans 2 jours.

      1. Ou vous irez j’irais chère Jacqueline..
        En périphérique s’il n’y a pas d’autres moyens ?
        Le prisme des incidences ?
        une saveur féminine?

        amusons nous
        200.000 Ans de radiations c’est limite quand même ?
        + c’est mieux 1 Million de x Plus ,l’éjaculation mortelle enfante la mort sur des Millions d’années,c’est cela le progrès

      2. Moi aussi, j’ai adoré l’environnement sonore! 🙂 Je l’ai trouvé rassurant : les mouvements du public les bruits de la ville, les oiseaux, la vie quoi.

    2. Oui Yvan, en effèt quelque part c’est très simple!!!

      Mais cette simplicité veut dire on intègre nous même dans la réalité, qu’on fait parti de la réalité.

      Aujourd’hui nois faissions tout pour échapper à cette réalité. Ce mettre en rélation avec la réalité c’est psychologiquement très complex. Nous avons faites des mures, barrieres, des lois, des institutions, des entreprises etc. etc.

      C’est l’alienation de nous même qui rends les choses complex. Mais oui à la base ce n’est pas complexe du tout.

      ps ca veut pas dire que nous avons pas besoin des institutions, des lois et des entreprises!!!!!

      1. Pour continuer comme ça, bien sûr, vous en avez besoin,. De toutes manières ces lois, institutions et entreprises c’est naturel, ou non ?

      2. faut pas généraliser cher Mr Peter Hoopman..

        déjà qu’on n’a pas choisis de naitre ..
        avons nous le choix ?
        à part mourir..?

      3. @ A.D. c’est pas naturel mais je pense c’est nécessaire, pas pour les lois ou les institutions elle même mais pour la société.

        Les institutions sont devenu façon parler « intouchable », ils sont devnue un pouvoir en soi. Si on met en causse on risque de semer le chaos. C’est la noyeau de la problématique actuelle pour qu’on avance pas ni en arrière ni à l’avant. Je ne suis pas un révolutionaire la vraie changement peut que venir de l’intérieur et ça s’impose pas. Oui nous pouvons changer les conditions si nous voulons! Un individu peut changer le monde, c’est une histoir qui est heureusement vrai pour chaque individu, ça s’appele démocratie.

        @ regoris, c’est très important de ne pas pas généraliser!!! C’est comme la croissance ou la décroissance tout les deux comme dogme (généralisation) c’est un catastrophe, oups généralisation. 😉

        On a le choix même si la réalité est que nous sommes très conditionné!

      4. pour Mr Peter hoopman.
        vous cite

        On a le choix même si la réalité est que nous sommes très conditionné!.
        —————————————————————————————————–

        S ‘encourir est juste la réalité de ceux qui n’ont pas le choix au Japon.
        En France on a le choix ?
        N’aitre ou ne pas n’aitre ?

      5. Ca c’est pas un choix Régoris, sauf les Japonnais et autres on choisit de faire des centrales nucliaires.

        Nous sommes tous « construits » par des choix « très anciennes », peut être pas très conscientes.

        Les choix aujourd’hui forment le future, comme le passée nous formons. blablabla

      6. à Peter Hoopman
        votre message est beau (celui du 30Mars 15.02H)
        Voila ,merci .
        Oui mais la vie est un rêve que la réalité réveille (me rappelle plus qui,mais c’est Arabe).
        Continuer à rêver la vie est une aliénation ?
        ou c’est l’inverse ?
        Vous adore Mr P Hoopman vos interventions sont poétiques ,sensibles et attentionnées.
        Ah oui ,arrêtez quand même de
        vous cite
        ps ca veut pas dire que nous avons pas besoin des institutions, des lois et des entreprises!!!!!

        C’est les Entreprises qui font les lois ..

        merci et à pluche

  6. C’est toujours très démonstratif de prendre le pétrole pour parler des paris sur la fluctuation des prix. Cette matière première est particulière, comme toutes celles à stock limité et non renouvelables, cela sème la confusion dans les esprits et alimente la spéculation financière.

    1. Sauf que dire que la hausse du pétrole de Juillet 2008 est spéculative est tout simplement faux, quelques % à la pointe peut-être, mais le mouvement démarré bien avant n’a rien de spéculatif, ni celui qui reprend actuellement.

      1. Vous pourrez répéter à l’infini que tout le monde se trompe sur cette question sauf vous, vous ne parviendrez qu’à souligner votre ignorance du dossier.

      2. C’est bien par ce que cette matière première est singulière dans l’histoire de l’économie réelle, que le capitalisme s’en empare, car ultra-spéculative.
        Mais ne serait-il pas irresponsable de répéter à l’infini, que la haute-valeur spéculative du pétrole
        – comme toutes les matières premières à stock limité et non renouvelables – sur les marchés, n’est pas la conséquence d’un « très secret-défense » entretenu sur les réserves ultimes restantes ?
        Mais cela est un autre débat, géologique, industriel et stratégique car civilisationnel.

      3. « Vous pourrez répéter à l’infini que tout le monde se trompe sur cette question sauf vous, vous ne parviendrez qu’à souligner votre ignorance du dossier. »

        Mais de quoi vous parlez ? Vous allez dire aux Saoudiens : « messieurs vous êtes bien aimables, mais mettez moi donc 10 millions de barrils de plus par jour, et faites les moi à $30 » c’est ça ??
        Et si il vous répondent : « vous me fatiguer, allez donc chercher à 3000 kilomètres de fond dans l’arctique, ou ramassez donc les sables bitumineux à la pelleteuse un peu plus vite avant de les passer à la lessiveuse, et foutez moi la paix », vous leur direz « vous n’êtes pas très gentil » ? Ou quoi ?

        Je note aussi que de Margerie a (ou avait) exactement la même position (ceux qui disent que c’est de la spéculation se moque un peu du monde), jusqu’à ce que Sarko reprenne plus ou moins le refrain ..

      4. C’est à cause de la croissance en Chine que le baril a atteint les 150$ en 2008 ! Rhooo, vous me recopierez 100 fois cette phrase pour demain, Paul.

        Bon, à part cela, l’an 391 c’est l’année ou la religion libérale euh chrétienne (pardon) devint religion d’Etat, à l’exclusion de toutes les autres. Mais je dis ça je dis rien.

    2. @Kibou
      Non, 391 c’est en référence la revue de Picabia publiée de 1917 à 1924, mais il serait intéressant de savoir si cela a à voir avec la date que vous citez.
      Quant à la religion Chrétienne, elle est magnifique (enfin surtout la Catholique), comme beaucoup d’autres d’ailleurs ..

      1. @an391

        Quant à la religion Chrétienne, elle est magnifique (enfin surtout la Catholique), comme beaucoup d’autres d’ailleurs …

        « D’ailleurs » ? Ah ok ! les religions « d’ailleurs », d’ailleurs… Bien sûr, bien sûr.

      2. Ben quoi, vous n’aimez pas la littérature ? Si « l’art n’est jamais chaste », la littérature non plus, en plus d’être toujours, quand elle existe, plus ou moins religieuse, non ?

  7. Et bien mon très cher Paul, je vous trouve d’une élégance de ton encore jamais égalée dans se reportage vidéo…Mère-Sea… Des raccords entres les mondes que vous offrez en équilibrant le visible et l’invisible.

    1. ben çà alors..
      Idle
      Qu’est ce qu’il a de + que moi le Paul?

      Barbichu,avec un pull pas lessiver,la tête d’un noceur ULB.

      toutes les mêmes orientées sans boussoles..

      hé bisous elfe (Idle ELFE c’est de la lefe ) mais non ,sais bien que vous me pardonnez ..

  8. Dis toi , bien humain
    ta seule chance,
    te désadmirer pour t’arrîmer
    sinon
    moindre moule ne te pleurera

  9. dont let me misundertood ,

    pj n’anglicise pas ? ne doit on pas comprendre agony au sens anglo-américain du terme ?

  10. Sur la forme :
    les passages de gens zordinaires dans le champ de la caméra sont super marrants .

    5″ 55 : passage d’un ovni
    7 »12 : prosternation d’un adepte
    8 » 20 : le coucou aux copains
    9 » 6 : fascination par l’oreille
    9 » 48 :çà devient long sans chaise
    13 »43 c’est parti pour durer
    13’50 houps !
    14′ 17 il se passe quelque chose …
    17’01 j’arrive…

  11. Vous évoquez la vidéo de Paul Grignon « L’Argent Dette » en début de présentation.
    Selon vous, sa vision de la finance est erronée.

    De part son caractère subversif envers la finance, cette vidéo a retenu mon attention et celui d’un bon nombre de personne.

    Dans la mesure où cette vidéo présente des démonstrations relativement « construites » de ses thèses, je serais très intéressé de savoir où se situent les erreurs qu’il commet.

    Les notions qu’il mets en avant dans sa vidéo me semble être des notions de base de la finance et de l’économie. Le fait de ne pouvoir distingué le vrai du faux de sa vidéo remet donc en cause ma capacité à correctement appréhendé la situation économique et financière actuelle. Par conséquent, je serais très intéressé de pouvoir lire une correction de cette fameuse vidéo.

    merci pour votre travail

  12. Normal!
    Tous les hommes sont mortels,
    Tous les capitalistes sont des hommes,
    Donc le capitalisme est mortel, et il n’y a rien de choquant à ce qu’il soit à l’agonie.

    Amis sophistes merci!

  13. Laisser couler les banques, Et pourquoi pas? Il suffit de faire une analyse pour voir quel secteur stratégique est impacté…L’Etat se portant garant ici à la place des banques et assureurs privés.
    Ce qui est la logique démocratique.
    Ce qui est délirant c’est de soutenir les banques privées inconditionnellement.
    Ce qu’avait dit le trés libéral Jo Stiglitz lui meme!
    Encore aujourd’hui la comptabilité des banques est totalement obscure, meme par rapport à la FED et à la BCE!
    On ne connait pas le trou financier des banques, le FMI penche pour plus de 700 milliards d’eruos en Europe, il s’agirait de quelques milles milliards d’euros…
    La distribution des bonus banquaires, la hausse du Down Jones et du CAC40 sont basés sur des distribution de dividendes frauduleuses, le bilan comptables fictifs légalisés par Bale, du à l’amabilité d’Obama sur la fraude comptable légalisée pour masquer la faillite de ce qui reste des banques non nationalisées aux USA et en GB…

  14. Un élément de la discussion avec le public a particulièrement retenu mon attention car il résonne dans l’actualité du jour. A un moment, un lecteur vous demande s’il n’y aurait pas urgence à présenter les choses de façon plus simple pour que tout le monde comprenne et aussi à envisager de proposer des solutions rapidement. Or j’ai écouté ce matin Emmanuel Todd nous dire que le seul parti à avoir un programme économique (le retour du protectionnisme en l’occurrence et la sortie de l’euro avant son effondrement) qui tienne la route, c’était le FN. Et pour lui, la remonté du vote FN ne serait pas un nouveau signe du racisme du peuple français (hypothèse qu’il attribue à Sarkozy) mais bien un signe d’une intolérable souffrance économique qui confronté au mépris et à l’idéologie des élites et des experts trouve là la seule porte de sortie qui lui soit offerte. Quand on pense que le partie socialiste est à l’origine de la plus grande partie de la déréglementation du secteur financier qui nous a mené dans le mur et qu’à droite, il y a peu d’espoir de voir un renversement idéologique complet, cela fait froid dans le dos.
    Ne pensez-vous pas qu’il y a urgence à passer de l’analyse des problèmes à la proposition d’une alternative aussi imparfaite soi-t-elle voir de passer de la réflexion à l’action quelle qu’en soit la forme ?

    1. Todd a tout à fait raison. Seul le FN a actuellement un programme économique en réponse aux souffrances provoquées par la mondialisation chez les plus faibles : protectionnisme et sortie de l’euro. Tous les autres, y compris les communistes, ont une bonne part de libéralisme dans leur programme (la libre circulation des personnes pour ce qui est par exemple de l’extrême-gauche, ne parlons même pas du PS qui a un programme complètement libéral).
      Il doit sans doute y avoir une autre réponse que celle passant par le FN mais je dois dire que même ici sur ce blog je ne la perçois pas très bien. Je crois me souvenir qu’il n’y a pas encore bien longtemps, Paul Jorion était contre le protectionnisme. J’avoue ne pas avoir bien saisi la position qu’il défendait, sans doute parce que toute en nuances, mais elle m’a paru assez libre-échangiste. Enfin, le flou quoi. D’ailleurs le sujet est rarement abordé ici et même, c’est peut-être une impression fausse, plutôt évité.

      1. Toi. Tu déconnes, j’espère…????

        « Seul le FN a actuellement un programme économique en réponse aux souffrances provoquées par la mondialisation chez les plus faibles »

        Hitler a remboursé les banques américaines qui l’ont aidé dans son armement jusqu’au DERNIER DEUTSCHE MARK !

        Expliques-nous le programme économique du F-Haine, qu’on se marre.

      2. @ yvan, Bernard Laget
        Vous pourriez répondre à Moi en répondant au Emmanuel Todd dont il se fait l’écho.

        Todd dit bien (pas texto) « c’est dramatique qu’un type comme moi en arrive à dire que les élites sont tellement méprisantes et cons (sic) qu’elles ne voient pas qu’elles défendent de la sorte deux concepts zombies, le libre échange et l’euro, et qu’on se retrouve dans la situation où le seul parti qui s’autorise à parler de ces possibilités est le FN »

        Colossale nuance, quel que soit le fond du FN, pourquoi se priverait-il de prendre un argument potentiellement juste sur le plan économique s’il coïncide avec une valeur « nationale » étriquée (le retour au franc comme fin en soi et/ou comme lapsus psychanalytique de la xénophobie) .

      3. @yvan: voir la réponse de timiota. Moi, le FN je m’en fous, je suis même pas français. Je constate juste que ce sont les seuls à envisager ces mesures anti-libérales (après, qu’ils passent des promesses à la concrétisation, c’est une autre question). Et c’est pas parce qu’un fou dit que la terre est ronde que je vais dire que la terre est plate.
        En Belgique, mon pays, il n’y a AUCUN parti envisageant la question. Rien, nada, ça leur vient même pas à l’esprit d’envisager un débat là-dessus.
        Et tout ceci gêne très fort la gauche, parce que dans le fond ils sont tout autant libéraux que les Madelin.

      4. Toi, si tu considères qu’Hitler n’a laisser aucune trace dans l’histoire, tu fais alors COMME le FN, c’est à dire du NEGATIONNISME.

        Et ce n’est pas que j’ai une préférence pour les juifs, mais le respect de l’Histoire.

      5. Le FN est le seul à dire qu’il a un programme économique, nuance ! En y mettant la sortie de l’euro, il tape fort, c’est une proposition aussi grave que ce qui la motive. Mais je ne crois pas qu’il ait un vrai programme. S’il arrive au pouvoir, il aura sûrement une politique très libérale, (euro ou pas), et son « socialisme » consistera à appliquer la préférence nationale de façon bien voyante.

  15. Bravo Monsieur Jorion!

    Vous êtes brillant, accessible à l’aide d’exemples simples, et en plus avez de l’humour, bref super.

    Je vais acheter votre livre.

    Sur le fait que les banques commerciales ne créent pas de l’argent, mon entendement est dépassé ; là je dois dire que mon tout petit monde économique s’écroule. Ce que wikipédia indique sur la réserve fractionnaire ou la création monétaire , je l’ai mal compris?
    J’ai vu les chiffres concernant les banques françaises pour 2009. Ma banque, dans son bilan ne présente que moins de 5% de fonds propre ; sa capitalisation en bourse est même inférieure à ces 5%.
    Les 95% restant viennent d’où?

    A mon avis, j’ai du rater un ou plusieurs épisodes ; si quelqu’un pouvait avoir la gentillesse de m’éclairer ou de me renvoyer à une référence ?

    Merci

    1. « Les 95% restant viennent d’où? »

      Elle l’emprunte. En gros, cela vient de votre poche. C’est votre épargne.

      1. @ Klaki et Moi

        Désaroi: l’introduction de la vidéo m’a aussi mis un coup de semonce. Je suis formateur en droit et en économie. Je suis juriste de formation mais « économiste » sur le tas. Ce blog fait partie de mes sources. J’enseigne en école de commerce.

        Le référentiel de l’éducation nationale dit (c’est un coipé collé) :

         » Dans le cadre du financement intermédié, les institutions financières octroient des prêts par
        transformation financière de l’épargne qu’elles ont collectée auprès des agents économiques.
        Les banques accordent également des prêts par création monétaire. »

        J’ai à coeur de donner des informations objectives et exactes à mes stagiaires, mes convictions personnelles ne doivent pas influencer le contenu de mes cours.
        Alors si l’affirmation que les banques commerciales n’ont pas le pouvoir de création monétaire, et qu’il agirait d’une vision complotiste, je rectifirai immédiatement le contenu de mon cours.

        Merci de votre aide.

      2. L’expression « création monétaire » dans ce texte est trompeuse : elle renvoie simplement au fait que les banques prêtent les sommes déposées sur les comptes-courants. Il y a eu un très long débat (et très passionné) sur le blog autour de cette question en 2008. J’en ai rassemblé les conclusions dans mon livre L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009).

    2. Je suis moi aussi perplexe (mais désireux d’apprendre). Le principe de création monétaire ex nihilo serait donc du complotisme ? Pourtant quelqu’un de sérieux comme Maurice Allais ne dit pas autre chose…
      Pourrait-on une fois pour toute avoir une explication claire à ce sujet ?

      1. Ole, l’explication une fois pour toute à ce sujet a été donnée sur ce blog à de nombreuses reprises (fonction « recherche »). Si vous voulez l’explication condensée, elle est également ici.

    3. La référence à Schumpeter à la fin de la vidéo, m’a permis de déterrer un billet que Monsieur Jorion à rédiger et justifie l’affirmation selon laquelle la création monétaire s’analyse techniquement en une augmentation de la vitesse de la monnaie, et donc créé une illusion d’augmentation de la masse monétaire. La terminologie « création monétaire » pour définir en fait le prêt des dépôts sur les comptes à vue me parait maladroit, et le choix d’une telle terminologie m’échappe encore.

      Quoi qu’il en soit, je croyais fermement jusqu’à 19h32 que les banques commerciales créaient de la monnaie, puis un doute, depuis 21h41 je suis persuadé, grâce à une démonstration rigoureuse que les dites banques ne créent pas de monnaie (contrairement aux banques centrales). Leçon: toujours garder son esprit critique allumé, ce n’est pas parce que presque tout le monde affirme quelque chose, et le démontre approximativement que cela est vrai… tout le monde connait ce phénomène, mais c’est un piège si vicieux.

      Merci, j’ai été victime d’un enfumage, me voilà (partiellement) guéri.

      Monsieur Jorion, je comprends la lassitude que vous devez sentir à force d’avoir à répéter encore et toujours la même chose, merci pour votre patience.

      1. Mitch, si seulement tous nos contradicteurs avaient pu faire preuve de votre lucidité et bonne foi !

      2. @Julien Alexandre

        La mauvaise foi des autres est aussi précieuse, puisqu’elle est un moyen de vérifier l’absence de perturbations logiques dans les théories que nous échafaudons, alors autant les en remercier 🙂

        J’ai fait une recherche et il est soutenu que la question de la création monétaire est en fait un théorie néo-libérale promue par Friedman. Deuxième électrochoc de la soirée… Moi qui e pensait critique des posture néo-libérales, me voilà un de ses défenseurs à mon insu. Je voudrai le crier sur tout les toits… mais je suis tout seul et je le poste à qui veut le lire. Désolé cher modérateur, vous en faites les frais.

      3. Pas de souci, le modérateur ne vous en veut pas, au contraire, il trouve sain votre aggiornamento.

        Le mythe de la création monétaire par les banques commerciales n’est pas d’inspiration néo-libérale mais plutôt xénophobe : la recherche du bouc-émissaire. Conséquence logique : la branche la plus à droite des néo-libéraux – où la frontière est ténue avec l’extrême-droite – trouve un intérêt certain dans la promotion de ce conte pas vraiment pour les enfants.

      4. Le physicien qui sommeille en moi, et voit que la vitesse de circulation devient le concept clé pour saisir la différence entre création authentique et « création d’un dépot qui vientd ‘avoir lieu lui meme issu de … (etc = vitesse accrue sans vraie création, l’apologue de Condé sur Gartempe aussi) , se dit qu’il faut raisonner comme en électricité sur la tension et le courant.
        L’entrepreneur qui met son surplus ou son rmeboursement d’emprunt avec intérête à la banque est un transformateur , dans ce sens (courant x tension = cte…)
        Me revient ainsi la métaphore de Fernand Braudel sur la finance comme « point à haute tension ».

        Mais du coup, j’aurais tendance à dire qu’il faut permuter tension et courant. Simple formalité, on n’en voudra pas au petit Fernand. Je passe la main aux suivant qui voudront broder sur Braudel.

      5. @Timiota :
        Qd j’ai découvert Braudel , j’ai utilisé « Fernan-del » comme mémo_technique , tant etait necessaire d conserver la richesse de ses ecrits (« Identité de la france », titre a la mode en ce moment), meme s’il etait parait il defenseur d’un centralisme accru .
        Pour la vitesse de circulation de l’argent ….c’est un concept qui a surgit tout seul (a jeun !) alors que je n’ai aucune culture économique …mais il est vrais qu’une formation technique peut arriver a la meme interrogation :
        Si la somme de 10 000 euros que je consacre a l’achat d’une voiture est immediatement réutilisée chaque jour par le nouveau vendeur pour l’acquisition d’un autre bien ou service , cette somme « induit  » 365 equivalences en valeur et en jour de travail ………..Alors que si elle n’est réutilisée qu’une fois par mois , elle n’en induit que 12 ……….Pour les taxes et impots collateraux c’est du kif .
        Cette notion de vitesse de circulation doit etre triviale pour les spécialistes econo, mais pour les techno elle se rapproche de pas mal de systèmes mecaniques ou electriques ……qui cherchent a limiter les « frottements » pour améliorer les rendements , mais dont la machine exploserait si le frottement disparaissait .
        L’advenue du temps « zero » et des ventes virtuelles (sans déplacement du bien) , soit donc l’émmergence du don d’ubiquité correspond a la suppression du « frein » sans lequel aucun système ne peut fonctionner .
        Les spécialistes en automatisme pourraient y voir un rapport avec les systèmes asservis ou l’on cherche a « amortir » les signaux qui s’emballent comme a les forcer a passer ds le diagrame de Bode (?) entre zero et moins 1 …….

  16. Vous parlez des « explications vraies » sur la crise pour notamment contrer certaines explications basées sur des complots. Mais en dehors de ces explications de complot, quelles sont les « explications vraies » de la crise ? Je suis les billets de ce blogue depuis pas mal de temps et je suis en accord avec ce qui est dit mais on dirait que vos explications de la crise ne font pas l’unanimité et on aimerait pourtant qu’elles soient peut-être plus claires ou mieux exposées aux sceptiques. Quand on regarde ce que disent les médias et gouvernants à la solde des idées néolibérales (ici, en Amérique du nord, c’est encore plus flagrant qu’en Europe), ils ont des explications à la crise qui sont totalement différentes des vôtres (mais pas non plus basées sur des complots).

    Généralement, pour eux, c’est l’étatisme, la réglementation, etc. qui ont mené à la crise. Quand ils parlent d’endettement, ils parlent surtout de l’endettement public (= trop de fonction publique). Et quand ils parlent d’endettement des ménages (notamment dû à l’immobilier), ils ne parlent jamais des écarts de richesse qui se sont creusés et de la baisse de pouvoir d’achat des ménages qui ont fait que l’endettement est devenu un palliatif pour conserver un certain niveau de vie. En fait, pour eux, là encore, l’endettement des ménages est issu de deux problèmes : l’intervention de l’État avec une politique de taux bas (endettement immmobilier) et une déresponsabilisation des gens face à leurs capacités de budget.

    1. C’est le rouleau-compresseur néo-libéral qui tente de terminer son boulot. Il ne se laisse pas impressionner par les faits : il a un boulot à terminer. J’explique cela sur un plateau de télévision à M. Woerth, qui était un ministre français à l’époque. Lisez La crise du capitalisme américain (2007 ; 2e éd. 2009), si une fois terminée la lecture vous croyez toujours au « trop d’état » comme explication de la crise, venez le dire ici, je vous rembourserai l’achat du livre.

    2. Pour le capitalisme, c’est toujours trop d’état quand les réglementations ne l’arrangent pas, mais pas assez quand l’état intervient avec ses forces militaires, impose les recettes du FMI, légifère en faveur de l’innovation (OGM), privatise les services publics, tolère les paradis fiscaux, subventionne la recherche privée, réprime la contestation, met Internet sous surveillance, et j’en passe et des meilleurs.

      1. « Privatisation des gains et socialisation des pertes… »

        Je me souviens avoir dit à Paul, il y a 3 ans, qu’ils nous referaient le coup avec la crise. Il m’a répondu que cette fois ce n’était plus possible, vu les sommes à renflouer. J’attends, j’espère que Paul a raison, mais jusqu’ici c’est pas le cas. Ils nous refont le même coup que d’habitude, juste en plus grand. « Tant que je gagne, je joue », comme disait l’autre…

    1. Dans cet article, Lordon manque en effet de précision. Car lorsqu’il dit que ce que dit la vidéo – dont il dénonce la forme et les relents paranoïaques au passage – est identique à ce que l’on trouve dans les manuels de référence, c’est vrai sur la forme (le mot de « création monétaire ex nihilo par les banques privées ») mais pas sur le fond, puisque les dits manuels ne font qu’expliquer maladroitement et avec des termes mal employés qui faussent les conclusions le fonctionnement exact du système bancaire. J’ai eu l’occasion d’expliciter à de nombreuses reprises en 2008 des passages de certains de ces ouvrages.

      Ceci étant dit, pour peu qu’il ait eu le loisir d’approfondir le sujet, je suis sûr que Frederic Lordon ferait aujourd’hui la même conclusion que nous.

      1. Julien, le point suivant n’est-il pas source de malentendus?

        Les banques commerciales créent des « facilités d’échanges », des « moyens de règlement, de paiement », qui sont des reconnaissances de dette, comme le rappelle Jorion. Si l’on appelle monnaie tout « support » qui permet l’échange alors les opérations de crédit relèvent bien de la « création monétaire », dans le sens « création de moyen de paiement ».
        Mais cette création monétaire n’est qu’une création de « support ». La « valeurs » qui est portée/représentée par ce « support » n’est nullement crée par la banque commerciale. C’est le rôle d’intermédiation bancaire que de trouver de la « valeur » (épargne, investisseurs…).

        Lordon -que je n’ai jamais trouvé très clair sur la question- dénonce, il me semble, le monopole des banques privés sur l’émission de telles « supports » (ceux qui incarnent l’investissement issu de l’épargne principalement). Il dénonce donc la « création monétaire » des banques.
        Je serai par contre très surpris d’apprendre qu’il considère que les banques créent, en plus du « support », la « valeur » du crédit.

        Les « créationistes » appuient souvent leur discours sur des économistes qui, soient parlent de création monétaire du système bancaire (en considérant donc l’action des banques centrales), soient qui parlent en réalité de création du « support » plutôt que de la « valeur ».

      2. Oui , guillaume, mais ces supports accélèrent la circulation de l’argent (ils sont un symptome et un moyen de cette circulation accélérée) (?).
        La fraction « économie réelle » de ces flux n’est-elle pas tendanciellement décroissante.

        En gros, quelque chose croit, ce n’est pas la masse monnaie « pure et dure », c’est lié à la vitesse, et c’est assez découplé de l’économie réelle en tendance.
        Le nom de cette chose qui croit ? Cthulhu ?

      3. @Timiota :
        Vous etes , me semble t il sur la bonne voie pour la perversité ou l’extrème importance de cette « vitesse de circulation » .
        Quitte a passer pour un obsédé , je persigne en affirmant que cet emballement provient de l’absence des limites due au système globalisant en cours . Un système parcellisé « naturel » serait auto-limitatif …mais a la condition de serieusement limiter (aussi) les gains de productivité)

      4. A Timiota,
        « En gros, quelque chose croit, ce n’est pas la masse monnaie « pure et dure », c’est lié à la vitesse, et c’est assez découplé de l’économie réelle en tendance. Le nom de cette chose qui croit ? »

        Heu… ben les reconnaissances de dettes tout simplement. Des promesses de remboursement empilées les unes sur les autres. Si les richesses réelles crées permettent à ces un et à ces autres de retomber sur leurs pattes, à savoir, faire un bénéfice suffisant pour rembourser capital et intérêts associés, tout va bien (pas de catastrophe du moins). Forcement le phénomène d’empilement fait porter un poids croissant d’intérêts sur le tout. Ce poids croissant de l’intérêt amène une concentration des richesses en faveurs des « préteurs de dernière instance » (agents et structures), ce qui rend d’autant plus difficile les capacités de remboursement des agents « subalternes ».
        et puis un jours cette logique provoque un défaut massif de remboursement qui contamine du bas vers le haut cet empilement, la suite c’est du « direct live »…

      1. @ Leroy,

        j’ai posé une question très similaire juste un peu plus haut. En guise de conclusion mais aussi de prolégomènes: les banques commerciales ne créent pas de monnaie. Celà vous choque? je vous invite donc à lire les justifications de cette affirmation ci-dessus.

  17. Pas de subtilités, dans ce qui suit, capitalisme
    est pris au sens des pratiques de Wall-Street et
    de ses impératifs fonctionnels.

    Actuel capitalisme promis à une mort prochaine ?
    Nous sommes des millions à le souhaiter et à scruter les signes
    dans les entrailles de la bête.

    Tout devrait nous le faire croire:
    Le réalisme, les chiffres montrant une forme de virtualisme
    sans support matériel, la destruction des acquis sociaux
    sans autre but que d’élargir l’assiette au beurre privatisée.

    Mais la bête possède des supports solides : les intéressés au pognon
    qu’elle distribue avec largesse, les millions de comparses,
    pauvres hères en cravate, s’estimant heureux de ramasser les miettes,
    ceux croyant pouvoir un jour accéder au Casino
    et surtout l’esprit de conservatisme.
    Non le conservatisme borné, mais celui de l’espérance prudente et adaptatrice:
    un tiens vaut mieux que deux tu auras. Ils sont comme la Nature,
    qui ne connaît pas les extrêmes et les changements brusques.
    ( sauf exception …)
    Sans s’apercevoir que, précisément, le capitalisme les
    soumet à un régime éprouvant et souvent sans égard à leur humanité.
    Ce capitalisme est mortel et ils ne le voient pas.
    L’appareil de formatage des esprits étant de plus omniprésent,
    les aveugles sont majoritaires dans l’isoloir.
    C ‘est pourquoi annoncer sa mort est encore prématuré.

    Les USA, la GB, la France et les pays du Sud européen sont mal en point.
    La mort annoncée du capitalisme y fait sens.

    Mais en Chine, en Inde, au Brésil, en Turquie, au Viet-Nam, la liste est longue,
    des milliards de femmes, d’enfants et d’hommes triment sans fin avec l’espoir d’en sortir.
    On le leur dit tous les jours. Des exemples soigneusement choisis leur sont
    présentés comme preuve. Et par dessus tout, le grandeur de la Nation l’exigent.
    Le ciment social fait d’acquiescement passif reste solide.
    Wall-Street n’est pas menacé par ses petites mains.

    Les révoltes ou révolutions dans les pays arabes mettent en avant l’exigence
    de dignité. En grattant un peu, on peut s’apercevoir que la dignité, c’est aussi
    faire comme nous: travailler pour avoir le droit de consommer.
    J ‘ai espéré -lachement- que ces révolutions prendraient une orientation
    anti-consumérisme et sociale. L’ Histoire n’est pas écrite et il semble
    que si l’orientation sociale soit maintenue, travailler pour accéder aux
    joies de la consommation sera prioritaire.
    Wall-Street a gagné de nouveaux adeptes.

    Dans ces pays et dans de nombreux autres, par exemple en Amérique du Sud,
    il n’y a plus d’alternative à l’organisation économico-politique actuelle.
    Tous les volontarismes passés, par exemple le nassérisme, le péronisme,
    le bathisme, ont disparus. Il n’y a plus de projets idéologiques pronant
    une rupture avec le capitalisme. Le Vénézuela est dans doute intéressant.
    A part un anti-américanisme politique assumé, il ne me semble pas porteur
    d’une pratique anti-capitaliste. Mais j’en sais trop peu, de même pour la Bolivie,
    pour conclure nettement. La haine que suscite Chavez chez les conservateurs
    le rend sympathique mais elle doit plus à leur aveuglement
    qu’à un réel anti-capitalisme.
    Wall-Street n’est pas vraiment menacé.

    Enfin, tout un groupe de pays – en Europe: Allemagne, Autriche, Suède etc…-
    peuvent estimer qu’ils ne sont pas en crise. Ils ont des difficultés, sérieuses.
    Les observateurs extérieurs leur démontrent , depuis au moins 25 ans,
    que leur avenir est sombre et qu’ un rien peut le compromettre
    – en Allemagne par exemple, le vieillissement de la population-
    mais ils vont, ils progressent sûrs et imperturbables.
    Ils s’adaptent sans perdre leur cohésion sociale ni leur
    efficacité économique. Les électeurs font des essais politiques
    point trop aventureux : les enragés, qui estiment que gouverner
    c’est violer une société, sont débarqués tôt ou tard.
    J’ai la conviction qu’annoncer dans ces pays la mort de la bête façon Wall-Street
    déclenchera un intérêt pour une proposition jugée exotique mais
    sans examen. On pourrait dire qu’ils ne sont pas concernés ou qu’ils sont
    raisonnablement sûr de ne pas en souffrir.
    Si l’ entrée en agonie de la Bête était marquée par une fermeture des frontières
    – plus ou moins accentuée, avec des moyens divers etc..- , ou une restriction
    aux pratiques libérales on peut être sûr qu’ils la défendraient sérieusement.

    Au total, ceux qui tiennent pour le capitalisme sont encore majoritaires.
    Il y a autant de conviction que d’aveuglement dans l’opinion que le
    capitalisme reste valable. Aveuglement, et aussi conditionnement:
    que l’on songe à la force du crédo libéral et anti Etat aux USA parmi ceux
    qui ont perdu leur emploi ou leur placement financier du fait
    des malversations de Wall-Street… Dans la crise de 29
    Galbraith fait part de la croyance générale aux bienfaits personnels
    attachés au libre exercice de la finance façon Wall-Street.
    Alors même qu’en s’écroulant, elle démontrait que le casino
    n’était qu’une escroquerie menée par des banquiers dépassés.
    ( la séquence exposant l’auto-escroquerie d’ un « président de bourse » à Wall-
    Street, Richard Whitney , est d’un humour délicieux)
    Et 29 a été surmonté…

    La majorité mondiale – sociale et politique- vote la survie, vaille que vaille,
    de la Bête et j’en suis désolé.

    Après cette charge négative, j’espère bien que la lecture du livre balaiera tout ça.

    1. @ daniel 22:44
      « Ils s’adaptent sans perdre leur cohésion sociale ni leur efficacité économique »

      Vous parlez de cohésion sociale en Allemagne ? Si vous vous contentez des informations venant des quotidiens français, ou même de certains grands médias allemands, vous continuerez à croire que l’économie de marché y est toujours « sociale ». Depuis le chancelier SPD Schröder, la socialdémocratie et les conservateurs s’entendent pour démonter peu à peu le système de protection sociale. Les salaires, en euros constants, n’ont pas cessé de baisser depuis 10 ans. En conséquence, la classe moyenne (celle qui permet de parler de « cohésion sociale », quand on oublie les 10% de pauvres) se retrécit progressivement.
      Bref, la situation n’est guère différente de la France, à part la fonction de « Restau du Cœur » qui est encore assurée par les municipalités et certains services publics… jusqu’à quand ?
      En effet, si l’Etat fédéral est relativement peu endetté, la situation de nombreuses communes et de certains laender est très différente. L’Etat fédéral s’est déchargé des pauvres et des chômeurs en fin de droit sur les villes et les communes. Certaines ont dû fermer leur théâtre, leurs piscines, leur école de musique, … étant surendettées.

      Tiens, puisqu’on parle de l’Allemagne, savez-vous qu’un grand débat public – programmé de longue date – vient d’y être lancé, ce 30 mars ? Vous ne devinerez jamais le sujet : la place de l’Islam dans l’Allemagne d’aujourd’hui. Et le nouveau ministre de l’Intérieur a commencé par une grosse bourde, une déclaration du genre à faire plaisir à ceux qui « rejettent les musulmans ».
      Encore un parallèle avec ce qui se passe en France, avec la même intention d’aller à la pêche des voix de l’extrême droite, diront les mauvaises langues.
      La chancelière allemande, le président français ne sont pas de riches capitalistes, mais des acteurs puissants du néolibéralisme, dont ils assument la gouvernance.

  18. J’espère que Paul ne m’en voudra pas,

    Mais qu’est-ce que les limites de chacun de nos jours, le plus triste ou le plus drôle c’est
    que même le soir ou le matin les gens se dépêchent tous de courir pour aller au travail,
    moi personnellement le Capitalisme ou le Socialisme Chinois je n’en peux plus également,

    Surtout dans un tel monde ou il y a une telle interdépendance et interpénétration des choses au fil des choses produites, possible même que l’agonie du capitalisme et des idéologies
    grandement associés dans le même temps nous survivent davantage à l’échelle de notre propre existence temporelle.

    C’est peut-être d’ailleurs ce qui ne m’enchante plus guère, l’idée même d’être de nouveau traité demain comme un numéro, seul compte d’abord la société, le formalisme, le nombre, l’automatisme, l’économie, l’humanisme, le social, la bureaucratie, etc …

    Moi je dis surtout qu’à force de bien faire en société les gens du capitalisme ou du socialisme auront davantage raison des premières peines de l’homme. Les mêmes choses en fait que les êtres n’arrivent toujours pas mieux à se défaire tant cela leur fait tous de plus en plus mal.

  19. Je viens de regarder les vidéos. Je crois qu’en ce qui concerne la mise en place de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, vous péchez un peu par naïveté, Paul. Vous nous dites pour comparaison que l’interdiction de tuer son voisin n’a pas demandé de concertation internationale et que tout le monde a vu progressivement que c’était une bonne idée et l’a adoptée. C’est vrai. Mais cette comparaison ne marche pas avec l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Parce que ce qui se passerait si d’aventure certains pays adoptaient cette mesure, ce n’est pas que progressivement on ostraciserait les pays qui ne l’adoptent pas. C’est l’inverse. Ce sont les pays qui adopteraient ces mesures qui subiraient l’ostracisme des autres, voire des embêtements bien pires (je pense même à l’usage de la force de la part de ces pays).
    Je crois que vous évacuez ici un peu vite la guerre des classes et le rapport de forces politique. La réaction vis-à-vis de l’interdiction des paris sur les prix sera du même ordre que lorsque la Russie est passée au communisme. Il y aura une coalition des pays toujours sous contrôle des capitalistes et ils feront tout pour faire capoter les pays qui auront adopté l’interdiction.
    Le seul espoir réaliste est que le pays dominant militairement, c’est-à-dire les USA, adopte cette mesure. Ou peut-être l’Europe en son entier. En tous cas, il devra avoir les reins assez solides pour contrer la pression extérieure.
    De plus, prendre cette mesure dans un pays suppose qu’une révolution y a été faite et les capitalistes n’y tiennent plus le pouvoir.
    Cela fait beaucoup de conditions et on est en tous cas loin du passage en douceur, amha.

      1. « Moi, je pense naïvement que vous évacuez un peu rapidement les peuples ! »

        « prendre cette mesure dans un pays suppose qu’une révolution y a été faite et les capitalistes n’y tiennent plus le pouvoir »

  20. Oui, le capitalisme est à l’agonie et il va s’effondrer . Cela fera beaucoup de bruit et beaucoup de poussière !
    Une fois les fumées dissipées nous verrons alors apparaître dans sa splendeur, la nouvelle gouvernance mondiale … C’est bizarre c’est pourtant bien le capitalisme qui s’est effondré, Il a donc entrainé dans sa chute ce qui restait des états et des nations ?

    Et puis c’est curieux, ce sont toujours les mêmes ( les plus riches) qui constituent cette merveilleuse gouvernance .
    C’est bizarre les aides sociales ont elles aussi complètement disparu, comme le préconisait un patron d’industrie d’une époque révolue !

  21. Je retiens de ces vidéos que Paul Jorion est d’abord un Anthropologue, et non pas un idéologue; il invoque l’histoire et le comportement des groupes humains pour éclairer le complexe,  » c’est compliqué » répete t’il…………., en cherchant le mot plus adapté. La pensée et le mouvant…….me traverse je ne sais trop pourquoi l’esprit..

    L’idéologue lui ne dialogue pas avec le réel; il a déja tracé un trait devant lui, il suffit de le suivre.
    Les deux ont du charme, ils manipulent des idées, mais je préfere la cuisine de l’anthropologue elle est plus variée.

    1. Très vrai!

      L’analyse abstrait en soi est « simple » comment vivre l’invidualté libre en respectant la vie, c’est une autre « tasse de thé ». Ou comme vous dit l’idéologue dialogue pas avec le réel.

      Si l’idéologue peut accepter que la vie et surtout la conscience des hommes est ou elle est, l’idéologue peut être utile, sans se prendre trop au sérieux.

  22. En parlant de ça. Je fais un appel au peuple.

    Voilà, c’est tout simple.

    Les droits d’auteur sur les livres ont été portés de 30 à 50 puis 70 ans depuis 2007 en France.
    Logique, nous sommes dans une logique commerciale.

    Soit, TOUS les ouvrages édités il y a 70 ans sont libres de tout droit de reproduction.
    Pour ma part, je souhaite faire don de la collection de Machiavel ainsi que de certains Victor Hugo à l’humanité.
    Ils le méritent.

    Soit, si vous avez des ouvrages hors format pdf verrouillé, je me propose de créer un site de « premier secours » littéraire et de réflexion, soit d’en faire cadeau à Wikipédia.

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