VOYAGES ET AUTRES CIEUX

Merci à ceux d’entre vous qui sont venus m’écouter (en français) à Bruxelles et (en anglais) à Paris. J’ai ainsi pu mettre un visage sur les noms de Vincent Wallon, Gu Si Fang et Anne. J’ai pu m’entretenir avec ceux – beaucoup plus nombreux toujours – qui me disent : « Je ne suis jamais intervenu mais je lis le Blog depuis X années… ».

J’ai pu également parler longuement avec d’authentiques collaborateurs du Blog : Bénédicte Kibler, Pierre Sarton du Jonchay et Julien Alexandre.

Vous êtes nombreux à vouloir me parler de Le capitalisme à l’agonie, le premier de mes livres que j’ai le plaisir de voir en vente dans les gares et les aéroports. L’un d’entre vous m’a dit : « Je l’ai ouvert avec un peu d’appréhension, me disant que ce serait peut-être ardu à lire, mais non : c’est lumineux ! » J’ai eu la chance cette fois-ci que le capitalisme s’explique plus aisément que, par exemple, les CDO synthétiques, quoi qu’il en soit – tous ceux qui écrivent le savent – écrire simple, c’est très compliqué, et vos remarques sur la clarté sont ma récompense.

Enfin, pour les Québécois parmi vous, je suis l’invité aujourd’hui mercredi de Désautels sur la Première Chaîne radio de Radio Canada. On parlera de la sortie au Québec de Le capitalisme à l’agonie.

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95 réflexions sur « VOYAGES ET AUTRES CIEUX »

      1. Lordon c’est un peu le bouffon de Shakespeare, en tout bien tout honneur… et en rimes maintenant.

        Spinoza :

        http://www.journaldumauss.net/spip.php?article678

        « C’est bien tout ce qui fait la différence entre une croyance et une idée pure, dont Spinoza diagnostique sans appel l’impuissance : « La connaissance vraie du bien et du mal ne peut réprimer aucun affect en tant que cette connaissance est vraie… » (Eth., IV, 14). Il n’y a aucune force propre de l’idée vraie,  »

        =======

        Spinoza, cité dans la vidéo Dailymotion, fin…

        Ce que j’avais déjà écrit ici, d’une autre façon… Et pourtant, l’idée si elle est vraie, peut générer un affect a long terme comme une graine qui lève au printemps. La seule vue de l’équation de Say anéantie le système telle une nouvelle Gomorrhe. La seule vue de la tête de méduse fige le regard.

        Une vérité mal présentée n’est (en effet) pas susceptible de mettre en mouvement la multitude, mais au delà de la vérité se trouve la propagande, l’artifice, et de plus il n’est jamais possible de se soustraire à la question de savoir si on a bien présenté la véritable vérité, et pas simplement des aspects du vrai secondaires.

        La vérité c’est le mythe.

        Breton accordait le même degré de vérité aux rêves qu’à la réalité, – la même importance objective.

        Dans l’époque médiatique où nous sommes, il est peut-être indispensable de faire le saltimbanque, mais je préférerais quelque chose de plus profond. Sinon, on ne fait qu’amuser les foules, – faute de tragique, sans doute. Et encore la tragédie ne s’achète pas non plus, et comme disait Céline, il faut payer de sa personne, sinon ça sent le gratuit !

      2. Lisztfr.
        Tu te demanderas, en effet, pourquoi j’aime tant les équations…

        Sinon, il me semblerait intéressant de faire le rapprochement entre vérité et perfection.
        Et, tout comme la vérité ultime est inatteignable, tu comprends aussi que les lois soient apparues.
        Nous sommes tous capables du meilleur comme du pire.

        Pourquoi avons donc un tel sentiment d’injustice, par les temps qui « courent »..??

      3. D’où vient en France cette affection pour Spinoza d’ailleurs, que tout le monde a sans cesse à la bouche et qui est de toute évidence, un philosophe absolument nullissime ? Sans doute l’exemple même du vide en philosophie, le philosophe du rien, qui tourne en cercles. C’est un cas.

        Car la question du coup est mal posée, à un niveau trop abstrait, entre l’idée et l’affect, or c’est entre l’idée et le connactus que la psychologie sociale pose, à juste titre, le problème, tant il est vrai qu’une action se mesure plus facilement qu’un affect.

        J’en ai marre de Spinoza et je déteste Spinoza ! – Dieu c’est à dire la nature, etc. Ce qui est bon est ce qui nous met en joie, etc. Une philosophie qui ne mange pas de pain et qui sert de méthode à ceux qui n’en ont pas, aux ignorants. La complexité réduite à quelques slogans faciles, l’existence escamoté, sans doute agréable à la franc maçonnerie et autres socialismes progressistes.

        La ramasse-miettes du système à aspiré du Spinoza, c’est la conclusion, une philosophie matérialiste humoristique en accord avec les valeurs matérialistes de notre société.

        Désolé.. je ne suis pas politiquement correcte. J’attends avec impatience qu’un Spinoziste relève le gant.

      4. @Lisztfr 4 mai 2011 à 12 h 56
        Quand on écrit « philosophie matérialiste humoristique en accord avec les valeurs matérialistes », même avec « humoristique », il me revient ce chef-d’oeuvre de la Légion étrangère : « Tiens ! Tiens ! Voilà du Bouddha ».
        Et quand on écrit « connactus » au lieu de conatus comme si ça connectait, ça enlève toute envie de relever le gant face à qui échoue même à souffleter. Pour votre aspiration philosophique, achetez-vous donc un vaccum cleaner , vous pourrez faire des cercles avec.

      5. vigneron
        Ouais, et même étique, malgré les miettes. Spinoza buvait sa chopine (de bière) le samedi, ce qui mettrait en danger un être maigre comme un « i ».

      6. @ Lisztfr

        J’attends avec impatience qu’un Spinoziste relève le gant.

        Que fait Philippe Val (Spinoval pour ses détracteurs) ?

      7. @schizosophie :

        C’est parce que je navigue entre L’allemand, l’anglais et le français, et j’ai un exam à préparer.

        « Le moindre solécisme en parlant vous irrite; Mais vous en faites, vous, d’étranges en conduite », dirait Molière, j’ai d’autres chats à fouetter que ça !

        Et vos retours de chansons à boire n’augurent rien de bon non plus quant à vos capacités intellectuelles.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Baruch_Spinoza#L.27.C3.89thique

        « Qui devient enragé par la morsure d’un chien, doit être excusé à la vérité et cependant on a le droit de l’étrangler. Et qui, enfin, ne peut gouverner ses désirs, ni les contenir par la crainte des lois, bien qu’il doive être excusé en raison de sa faiblesse, ne peut cependant jouir de la paix de l’âme, de la connaissance et de l’amour de Dieu, mais périt nécessairement. »

        ===============

        Quand on règle de façon si légère le problème du mal que Spinoza, le titre de philosophe commence être terni.

      8. Ben moi, j’aime beaucoup Spinoza.

        « Une philosophie qui ne mange pas de pain et qui sert de méthode à ceux qui n’en ont pas, aux ignorants. »
        « J’attends avec impatience qu’un Spinoziste relève le gant. »

        Comment un ignorant pourrait-il relever ce gant? Vous avez déjà gagné le duel haut la main et sans même vous décoiffer. 🙂

      9. Mettons un peu d’huile sur le feu:

        « Un point en faveur de la judéité, du sémitisme-orientalisme-kabbalisme de Spinoza, est que Martin Heidegger n’en a JAMAIS parlé (comme absolument autre par rapport à la métaphysique occidentale et aux Grecs). Ego murus: il n’est pas normal de passer Spinoza sous silence. Transparaît là comme une faute.
        (Guido Ceronetti. La patience du brûlé)

      10. au comptoir de la philosophie , chopine hour pour ceux que l’esprit n’osa éclairé .

      11. Ego murus, Salomon 8/10 :

        « I am a wall, and my breasts like towers: then was I in his eyes as one that found favour. »

        http://en.wikisource.org/wiki/Bible_%28King_James%29/Song_of_Solomon?match=la#r_Chapter_8

        Beaucoup de choses en faveur de Spinoza sauf qu’il ne sert à rien ; me demande d’ailleurs si Alain ne vaut pas mieux.

        Du point de vue du concept, Spinoza n’en a laissé aucun. Dès que vous dites Leibniz, Descartes, surgissent des tas d’idées… lorsqu’on prononce Spinoza, il n’y a rien du tout !

        Les grecs sont bien meilleurs sur le plan éthique.

        Dieu c’est à dire la nature, c’est à dire quoi ? La matière ? Sinon on greffe du transcendant sur la nature … ? belle idée. On arrive immédiatement dans le mur avec des axiomes pareils ; ego Murus. Spinoza est le mur.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Baruch_Spinoza#Relectures_du_syst.C3.A8me_spinoziste

        Spinoza a été à la fois un « penseur maudit », qualifié de « chien crevé » par Moses Mendelssohn dans une lettre à Lessing

        Bravo ! mais bon, il y a toujours des charognards ensuite, rien d’étonnant.

        Le reste de wikipédia est sans la moindre vérité. Je n’ai jamais eu a lire Spinoza en sciences humaines, psychologie, sociologie, psychologie sociale (Dea), linguistique, et sciences politiques (maitrise) sur tout mon cursus universitaire. En aucune matière. Sans doute trop de Heideggerien à Nanterre ?

        ====================

        Le renouveau des études sur Spinoza a été souvent marqué par sa lecture croisée avec Karl Marx et l’insistance sur son « matérialisme ». Le caractère immanent de sa philosophie et sa pensée du social en tant que transindividuel permettent de mettre en question les postulats de l’individualisme méthodologique.

        *** La belle affaire, l’individualisme méthodologique n’existe pas à l’université « normale », c’est tellement dénigré que ce n’est étudié qu’à Science Po, – je suppose !
        Aucune originalité de Spinoza donc ici ; me demande ce qu’en penserait Bourdieu, Corcuff;

        ================
        Sur le problème corps-esprit.

        Contre le dualisme et la théorie de l’interaction psychophysique, héritée du cartésianisme, Spinoza est invoqué aujourd’hui comme un modèle et une référence pour éclairer le problème des rapports corps/esprit et penser leur unité aussi bien en biologie avec les travaux d’Henri Atlan, qu’en neurobiologie..

        *** Sûrement, Spinoza a beaucoup apporté à la neurobiologie !

        … en adaptant le système à un formalisme n’empruntant plus à Euclide, mais à Riemann (David Rabouin, Vivre ici. Spinoza, éthique locale, Paris, PUF, 2010).

        Je leur souhaite bien du plaisir.

      12. @Lisztfr le 4 mai 2011 à 17 h 23
        Je vous réponds parce que vous m’avez répondu.

        Vous ne naviguez pas, vous faites des ronds, pas même dans l’eau mais dans une soupe de connaissances partielles superficielles comme en témoigne votre message de 22 h 26. Il est évident que vous ne connaissez de Spinoza que ce qu’on en dit, sa réputation et même l’histoire de sa réputation. Vous avez posé vos yeux sur quelques propositions ou scolies selon leur célébrité pour vous situer idéologiquement, il en ressort une frustration,celle de n’y avoir rien compris. Spinoza est difficile d’abord, certes, et a fortiori inaccessible à qui ne fait pas l’effort de lire directement et de manière continue.

        Je comprends que vous n’aimiez pas, mais pourquoi vous répandez-vous à dire au monde que vous n’aimez pas ? Faites ça dans des cocktails où de belles femmes sont invitées, le style décadent peut leurrer la bourgeoise, réelle ou putative ; mais sur un blog c’est vulgaire.

      13. Dérisoire spinolisztien…

        E3D11 : « La dérision est un sentiment de joie qui provient de ce que nous imaginons dans un objet détesté quelque chose qui nous inspire du mépris.
        – Explication : En tant que nous méprisons un objet détesté, nous en nions l’existence, et partant nous éprouvons de la joie. Mais comme on suppose ici que l’objet de notre dérision est cependant aussi l’objet de notre haine, il s’ensuit que cette joie n’est pas une joie solide. »

        E4P45S : « Entre la dérision (que j’ai appelée passion mauvaise dans le Coroll. 1) et le rire, je reconnais une grande différence ; car le rire, comme le badinage, est un pur sentiment de joie ; par conséquent il ne peut avoir d’excès et de soi il est bon. En quoi, en effet, est-il plus convenable de soulager sa faim ou sa soif que de chasser la mélancolie ? »

      14. Je ne dois donc pas être « normal »…
        Un de mes meilleurs maîtres à penser est Machiavel…

        L’homme qui révéla que les jeux de pouvoir sont aussi clairs que des équations.

      1. Voici quelques notes prises à la volée pendant l´écoute de Lordon.

        Du bon Lordon, il tente (comme d´autres) de travailler à l´économie politique, grande science laissée à l´abandon depuis Ricardo et Marx.

        Il le fait à sa manière qu´on aime ou qu´on aime pas. Je veux parler du style parfois inutilement complexe, mais en tant qu´universitaire, il baigne là dedans en permanence alors pardonnons lui.

        Aléa moral = prise d´otage… bien vu
        M´amène la réflexion suivantes : Les politiques souffrent-ils du syndrome de Stokholm vis à vis de la finance ?

        Le parallèle accident financier et accident nucléaires est très bien vu. Tous les 2 sont des Too Big To Fail et dont les accidents ont potentiellement des portées planétaires incalculables.

        Comment convertir des idées pures en forces agissantes… à creuser

    1. Oui, Lordon sort une pièce de théatre en alexandrins sur la faillitte du capitalisme financier. Sans doute pas aussi rigolo que Ubu roi, mais c’est une tentative (Spinoziste) d’allier l’affect à la raison pour percer le mur d’ignorance médiatique ordinaire qui nous fait croire que nous vivons une crise de l’endettement des états et mettre le feux aux poudres révolutionnaires.

      1. Hhmm…
        Mais je crois ne pas trop me tromper si j’affirme que ce sont les affects du matérialisme et de l’individualisme qui ont eu la meilleure presse depuis quelques siècles, non..??
        On en paie le PRIX !
        (et dans TOUS les sens du terme, d’ailleurs)

        « Il y a des gens qui n’oublient pas qu’ils ont intérêt à nous faire oublier ». Lordon dixit.

      2. Yvan,
        Pas de doute que l’obéissance à nos penchants pervers, bien soutenus par la pub par exemple qui nous incite à succomber au moindre de nos caprices, puisse avoir un prix. Mais les maîtres du jeu portent la part de responsabilité la plus lourde et ils ne semblent pas vraiment vouloir le reconnaître ni en payer le prix. Lordon leur présente l’addition d’une façon perceptible par tous, peut-être dans une manière qui s’approche de celle du bouc-émissaire en nous évitant toute introspection?

      3. En effet, Michel.
        Je suis tout à fait d’accord avec toi pour te contredire.

        Lordon nous présente les vrais responsables.
        Alors que ces responsables nous servent régulièrement tous les boucs émissaires possibles…

        Lorsque trop d’humains n’auront plus les moyens de leurs affects, nous allons rire…

      4. Taquin Yvan, « d’accord avec moi pour me contredire »
        Ma remarque sur la pièce de Lordon tentait de donner un court résumé de son travail, pas une opinion.
        Pour le fond économique, je m’informe, mais je n’ai pas vraiment les moyens de me faire une idée personnelle solide. Mais je formule des trucs économiquesquand même comme par exemple:

        L’équilibre des forces des acteurs sur un marché, c’est à dire qu’aucun ne le domine, est une condition NÉCESSAIRE (est-elle suffisante?) pour que la loi de l’offre et de la demande puisse être efficiente pour déterminer équitablement un prix et une bonne allocation des ressources.

        Ce que j’attends donc du pouvoir politique en matière économique est en premier lieu de développer et mettre en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour garantir au mieux l’équilibre entre les acteurs sur un marché. J’étends d’ailleurs cette requête au marché de l’emploi.

      5. Hhmm… Michel.

        « Ce que la régulation surveillance ne pourra jamais faire, seule la régulation prohibition le peut ».

        Et là, tu fais naturellement directement le rapprochement avec le secteur nucléaire…
        Héééé, oui.
        Lorsque tu intègres le fait que l’humain est capable du meilleur comme… du pire, et que la puissance que donne l’argent n’a plus de limite, tu te rends compte que l’humain a juste voulu croiser deux droites qui auraient dû rester parallèles.
        http://www.dailymotion.com/video/xfa8ah_economistes-atterres-frederic-lordo_news

        Le pire, c’est qu’il a réussi…

      6. C’est quoi ces droites, Yvan?

        Oui, pour le nucléaire, les routes…et les banques, le marché ne fait pas le poids ou n’a pas de sens par absence de possibilité de concurrence.

  1. Techtonique des Chocs de Comunautés humaine – Séisme de magnitude 10 imminent

    Un intervenant du public au colloque d´hier a exprimé l´idée très intéressante que le problème que l´Humanité a à traiter est le comment gérer les moments de rencontres de différentes communautés humaines.
    Cela a éveillé en moi une idée et un raisonnement naissant.
    Comme cela s´est produit une fois, quand une idée est naissante, je la partage et la communique pour la faire pousser plus vite et déterminer si la piste est bonne et doit être creusée davantage ou si elle doit être abandonnée.
    Sachez que je n´ai pas abandonné l´idée d´économie par répartition. Si je n´ai pas encore synthétisé le travail que nous avons réalisé ensemble, c´est parce que je n´étais pas encore prêt pour cela, j´ai besoin de plus de recherches et de réflexion pour en être capable. Ce à quoi je m´emploie activement.

    Je ne connais rien en anthropologie, ou si peu, mais il me semble que l´objet de l´anthropologie doit être d´effectuer une sorte de synthèse des sciences humaines afin d´étudier ce qu´il se passe quand deux (ou plusieurs) communautés humaines se rencontrent.
    Si nous recoupons les sciences humaines comme l´Histoire, la psychanalise, l´économie (pas celle-là non, « suspend and wait for popular political décision »), l´économie politique (oui, bon ça, mais il reste du boulot, besoin de bras pour cette science qui a failli disparaître), la sociologie, les culrures populaires, les sciences qui étudient les cultes, … Il ne faudrait pas oublier d´y associer les sciences de la Nature, si complémentaires et essentielles pour les sciences humaines.

    Un recoupement de toutes ces sciences humaines dont les connaissance et approches seraient mises à contribution en même temps et par croisement pourrait donner une cohérence d´ensemble nous permettant de comprendre les difficultés que nous rencontrons lorsque nous noous rencontrons et ainsi contribuer à les résoudre. Une sorte de psychanalyse de l´Humanité.
    D´ailleurs, cette science devrait être au service de la politique (la vraie, pas le théâtre de guignol), Un outil au service de la recherche de l´émancipation de l´Humanité.

    Cette science pourrait s´apppeler techtonique des comunautés humaines. Quelque chose me dit qu´elle nous prévoirait un séisme de magnitude 10 minimum (un big one) assez prochainement.

    Fraternellement, Vincent.

    PS: domage que nous n´ayons pas eu la possibilité d´échanger davanatge cher Paul, mais j´avais un engagement m´obligeant à partir avant la fin (c´est partie remise espérons le). Ai déjeuné avec Gu Si Fang, comme vous vous en doutez, la discussion a été animée mais très ouverte et agréable. Nous poursuivrons des échanges pour tenter de voir sur quels points nous divergeons et pour quelles raisons. Les biffurcations sont en effet très importantes et nombreuses mais elles constituent des sources de réflexion importantes.

    1. Vincent,
      Si vous saviez comme je suis d’accord avec vous. 🙂
      Dans ma carrière, comme dans beaucoup d’autres, tout en ayant les mêmes buts et travaillant pour la même boîte, combien de « situations orageuses » ne se sont pas résolues devant un bon repas et une bonne bouteille pour l’humidifier…
      Plus on est nombreux sur cette planète, plus il y aura de caractères, d’idées, d’idéologies différents, plus il faudra se rassembler. Malheureusement, moins on peut l’envisager aujourd’hui.
      Problèmes de distances, de coûts de voyage, d’énergies qui prennent de plus en plus d’importances.
      On a beaucoup espéré en Internet pour réduire les distances.
      Elles sont devenues virtuelles, mais elles ne rendent pas le même service que la poignée de main en fin de discussion.
      Alea jacta est

      1. Oui, bien d´accord sur le constat déprimant du peu de participants au colloque. Le blog était assez peu représenté alors qu´ils s´agit d´une occasion de se parler en direct avec l´aide oh combien précieuse du langage du corps. Élément à mes yeux essentiel dans la communication. Je ne parle pas des sciences qui étudient le langage du corps, je n´y connais rien, aussi n´ai-je pas d´avis. Non, je parle de nos impressions, nos hésitations, nos sentiments en écoutant et regardant quelqu´un échanger avec vous.

    2. Autre point,

      Je me rends compte que je parle très peu du colloque et que je n´en retiens que l´intervention d´une personne du public posant une question. Je ne me souviens même pas de la réponse qui lui a été apportée.
      Voilà pour l´ego des intervenants. Non pas que je ne vous ais pas trouvé bon Paul, mais ce que vous avez dit, je le connaissais déjà à travers ce blog.

      Un point technique.

      J´ai trouvé ce qui était dit parfois intéressant, mais j´ai trouvé que c´était trop une succession de monologues plutôt que l´instauration d´un véritable dialogue.
      Dans ce type d´évènement, j´ai toujours la désagréable impression que chacun poursuit son fil sans spécialement prêté attention à ce que disent les autres.
      Ce n´est pas vraiment l´expression d´une concurrence (encore que je ne sais pas), mais plus une incapacité au dialogue.

      La forme des salles ne se prêtent pas à l´instauration d´un dialogue.
      Des maîtres de conférence assis sur scène, un auditoire tétanisé et impressionné par tant de solennité.
      Moins de solennité, plus de proximité avec le public apporte beaucoup d´interactivité.
      Vous devriez essayer de monter une belle conférence dans des milieux alternatifs. Un truc genre, Jorion, Lordon, Hessel, Friot, Morin, Kempf, …, en conférence gesticulée avec la SCOP Le Pavé.
      On peut organiser cela facilement et très vite si besoin.

      1. Organisez-le, je suis partant.

        Ce que vous dites sur les intervenants sur des voies parallèles mais sans véritable dialogue entre eux, l’explication, c’est le milieu universitaire (j’ai fait allusion à mon expulsion définitive en 1984 – sans mauvais jeu de mots) : « Ce que tu gagnes en reconnaissance, moi je le perds : les fonds sont en quantités limitées, et je ne te ferai pas de cadeaux ! »

      2. C’est plutôt un séminaire qu’il faudrait organiser, ajouter Bernard Maris & Susan George par exemple.

      3. Je ne suis pas tout à fait d’accord sur le fait que, dans ce cas-ci, ce soit lié au système universitaire, même si j’admets.

        J’étais à la conférence et, étant étudiant à l’ULB, j’en ai vu passer quelques unes avec ces intervenants. Le dialogue entre intervenants et entre public est une question d’organisation et qu’ici c’est simplement de mauvais choix lié à une faible expérience en animation de conférence.
        Voici mes impressions :

        Sur la forme :

        – L’organisation même des interventions ne prêtaient pas à la discussion entre intervenants (vous avez 3 questions, tenez-vous y, demandez à quel intervenant vous vous adressez, etc) ;
        – L’organisation ne prêtaient pas à l’échange entre public et intervenants (quand un avis est exprimé, on corrige en imposant que les questions restent des questions : je ne vois pas le but d’un système socratique exclusif et en fait c’est la première fois que je vois ça, comme si les intervenants n’avait que des réponses, et pas des opinions) ;
        – Soyons honnête, perso j’en ai un peu marre des vieux cocos qui viennent pour entendre ce qu’ils veulent entendre, c’est systématique, et je ne vois ça que dans les conférences qu’on peut appeler « critique » (avec souvent le même public d’ailleurs) : une incapacité à écouter les avis divergents (je pense aux gens qui éclatent de rire quand le libéral exprime son avis, ou aux procès d’intentions fait à son encontre). Ca vire aux débats de famille sur le racisme où d’un côté les noirs sont des animaux et de l’autre coté les racistes sont des fachos. Ce qui ne permet absolument pas de comprendre le racisme. Et encore, là c’était soft (la conférence de Badiou était carrément hallucinante). Alors parler de collectivisation et de fin du capitalisme quand on ne sait même pas écouter un mec qui exprime un avis différent dans une conférence publique, ça me dépasse un peu.
        – Un bon point quand même, c’est d’arrêter les gens quand ils tournent autour du pot ou qu’ils dévient du sujet, dans le même genre, y a souvent quelqu’un pour s’enflammer soit (cochez la mention inutile) : 1. sur le primat de la théorie sur l’action, 2. il faut s’indigner le monde c’est pourri et c’est la faute aux multinationales, 3. Mais y a des gens ils mendient dans la rue et aujourd’hui on leur crache dessus c’est dégueulasse (etc, etc). Donc quand même, c’est bien que la tentative d’échange reste sur le sujet.
        – Truc marrant et qui tient de l’analyse de discours : les intervenants critiques font toujours référence à une société qui est encore à réaliser, les libéraux font référence aux sociétés passées et aux améliorations de l’idéologie libérale. Le framing est différent. Du coup, les discussions coincent (d’où les inévitables comptes de mort communiste/capitalisme), comment trouver un terrain commun pour un dialogue compréhensif ? Ici, les arguments ne sont pas dans le même lieu, donc personne ne s’entend.

        Bref, sur les questions de fond :

        – Alors il y a un truc où je coince quand même, c’est cette fameuse histoire de baisse tendancielle du taux de profit qui revient à chaque fois. Tout le monde se casse la tête sur ce machin de Marx, il a prévu, il a pas prévu, c’est de lui, c’est pas de lui etc. Alors que fondamentalement en lisant ce passage, j’ai quand même l’impression que ce que fait Marx, c’est justement dire qu’il n’y a pas de baisse. Je veux dire, il fait une formulation mathématique dont tout le monde se carre et qui n’a franchement pas beaucoup de sens, pour expliquer les conditions sociales et politiques qui font que justement, cette baisse n’est pas visible (il l’exprime comme ça, mais on pourrait dire « qu’elle n’a pas lieu »). Si je me rappelle bien, ces raisons sont au nombre de 8. Et il est bien plus intéressant de s’intéresser à ces questions sociales et politiques qu’à la formule mathématique qui veut juste montrer que « regardez, mathématiquement, l’exploitation va augmenter, c’est le super paradoxe de la mort qui tue » (c’est le fond du truc).

        – C’est la première fois que je vois un marxiste (le mec du PTB, Marco machin) dire « y a pas besoin de baisse tendancielle pour chercher à maximiser les profits ». Je pense que c’est le fond du truc. J’ai vu une autre conférence ou un mec avait bossé chez MacKingsley pendant 2 ans pour piger le système de l’intérieur. Ce qu’il disait c’est qu’au fond, ces mecs interprètent tout comme une variable coût ou bénéfice. A partir de la, ils mettent en place des politiques qui maximisent les bénéfices. Les conditions sociales, politiques, n’ont pas d’importance : seul le calcul de maximisation. Et empiriquement, c’est leur idéologie qui gagne : si on privatise tout, on maximise à fond. Les conséquences sur les structures sociales ou les vies humaines ils s’en carrent, et ils n’ont pas besoin de s’en inquiéter, puisque tout se fonde sur ce foutu prémisse qui voit l’augmentation du profit comme un bien général. Alors la question de la formule mathématique de la baisse tendancielle du taux de profit, vraiment, je pense vraiment qu’il faut la foutre aux oubliettes (d’ailleurs, honnêtement, quand marx fait des math, on peut quand même dire que c’est chiant et nul, alors que quand il applique ses théories du social dans des chroniques, non seulement il fait tout le contraire que ce qu’il dit qu’il fait, mais en plus c’est beaucoup plus pertinent, cf. le 18 brumaire).

        – Il a été dit, « il faut réintroduire l’homme dans la réflexion ». A ma grande surprise, on y fait écho par le slogan du parti travailleur belge, « les hommes d’abord, pas le profit ». Pas de réaction du libéral. Surprise. Mais c’est bien la spécificité du libéralisme d’avoir introduit l’homme au coeur de la réflexion. Et c’est bien là tout le problème. Parce que l’homme qu’il a introduit dans la réflexion n’existe pas, cet homme abstrait qui signe un contrat social invisible et qui prêche sa liberté dans des droits universels. Honnêtement, j’ai envie de dire « on s’en fout de l’homme », parce que ça peut faire référence à n’importe quel homme, de Trump au sans-papiers qui se coupe les doigts pour éviter les prises d’empreintes digitales. La vraie question, c’est justement pas « l’homme », c’est « ces hommes là, dans ces situations là ». Le foutu problème de l’économie qui s’emmerde avec les baisses tendancielles, c’est d’ignorer les contextes socio-politiques et de se référer à des êtres universels. J’invente rien, je connais les horaires des cours, y a moins de 20h d’histoire de l’économie à la Solvay Business School sur tout le cursus et encore, c’est celui qui se prend toutes les coupes de budget.

        – Là où je suis pas trop d’accord avec notre ami Marco, qui compte les 2400 morts de faim par jour, et que notre ami le libéral (j’ai oublié les noms, autant pour moi) a bien noté, c’est que ok, mais c’est quand même la première fois dans l’histoire qu’il y en a si peu, et ça ne fait que réduire tous les ans . Ca c’est pour une idée générale. Plus spécifiquement, on pourrait réduire ça beaucoup plus vite et définitivement, mais on injecte dans le système. Sur d’autres cas concrets, ce qui serait criticable, c’est le rôle des multinationales pharmaceutiques et leurs domaines de recherches (cf. le manque d’investissement pour lutter contre les maladies diarrhéiques mortelles, quasi inexistentes dans « l’occident », première cause des morts dans le 1/3 monde). Comment un truc pareil n’est pas public ? On en arrive à ma troisième interrogation.

        – Ce réflexe complètement fou furieux : « alternative = communisme », ou = « étatisation des biens ». Soyons clair, il y a un combat qui se joue sur les mots (les mots sont des territoires) et qui a été engagé par la guerre froide : communisme = staline = plein de morts. Mon père, qui n’est pas un con, mais qui regarde trop la télé, est convaincu qu’il y a plus de violence (dans la rue) en Europe depuis la chute du mur (non seulement la corrélation est absurde, mais en plus il y a en réalité moins de violence). Ca montre la puissance de ce discours. D’autre part, Badiou et Zizek & cie ont décidé que les combats pour les mots étaient important, et plutôt que d’abandonner le terme, ils se battent pour imposer leur propre définition. C’est un choix. Je pense que du coup, ne pas vouloir quitter ce terme mène à beaucoup de confusion dans les analyses. Personne ne veut évidemment d’un état stalinien. Du coup il me semble que la question centrale sur des sujets c’est « comment repenser le public » ? C’est quoi le public ? Est-ce que ça doit être l’état ? Est-ce qu’on peut imaginer un autre système que la centralisation ? D’autres processus de décision ?

        – Et je termine avec un lien sur l’actualité belge, qui n’a pas été relevé, parce que c’est directement lié à la question de l’état et du public. Franchement, la Belgique tourne très bien sans gouvernement. On vous dit qu’elle n’a plus de gouvernement depuis bientôt 1 an. En réalité, ça date de 2008 : entre les démissions, les réelections, les redémissions, .. Ca merde depuis 3 ans. Pourtant tout tourne. Pourquoi ? Parce que l’administration tourne. Bon. Qui a le pouvoir ? Et les fonctionnaires sont-ils élus ? A la sortie d’un cabinet ministériel après changement de ministre sur la question de l’immigration, un avocat m’a fait cette remarque très pertinente : « tu sais, on change de ministre, d’accord. Ils va être moins dur, d’accord. Mais c’est pas lui qui traite les dossiers. Ceux qui traitent les dossiers sont formés à interpréter les critères de manière restrictive depuis 10 ans. C’est un paradigme, leur personnalité et leur profession s’est forgée autour de ça. Avant que ça change vraiment, il faudra une autre génération de fonctionnaire.  » Ca me semble très pertinent. Ca pourrait être un argument libéral, voire ultralibéral, sauf que je n’en tire pas les mêmes conclusions (fin de l’état et du public). Il me semble que certains besoins vitaux et fondateurs de la société doivent être publics : l’eau, l’énergie, l’accès aux soins, le logement, la nourriture. La vraie question je pense, et le vrai problème, c’est moins la question de l’état que celle de la « nation », ce concept qui permet de hiérarchiser quelle vie est légitime ou pas sur quel territoire.

        Bon, voilà, je sais que j’ai tendance à avoir un ton assez suffisant quand j’écris, et donc je m’en excuse à l’avance. J’espère juste lancer quelques pistes à la réflexion et si ça fait pavé dans la marre, tant mieux.

      4. @ GM

        C’est du vécu, c’est irremplaçable.

        Si le système n’est pas près à bifurquer, les travers que vous signalez sont rapidement « efficace »
        (voir ce qu’en dit Serge Galam par exemple)
        Reste que en se la fermant, le système ne serait jamais près à bifurquer.
        Sysiphe est là aussi.

  2. le premier de mes livres que j’ai le plaisir de voir en vente dans les gares

    Tant qu’il n’est pas relégué au statut de « roman de gare », tout va bien !

    1. Mais qu’est-ce qu’il attend Piotr pour écrire: « Un roman de gare de Romain Gary »?

      1. Piotr ?

        Piotr avait lu « Le Prix » à pic(que),
        Et « l’Agonie », ça lui tiendra aussi à coeur.
        mais Piotr, pressé, fût-il très flatté,
        dit se tenir à carreau.

  3. Bonjour à tous,
    Comme je l’ai dit, j’ai regretté de ne pas être présent.
    Moi, qui avait, il y a déjà quelques années, présenté à Agoravox de se réunir à Bruxelles lors d’une « grande messe », réunissant les rédacteurs et leurs lecteurs. J’avais commencé la recherche d’un endroit pour l’organiser.
    Celle-ci a eu lieu près de Paris et j’ai renoncé à aller plus loin. Le patron Carlo Revelli a eu peur de Bruxelles. Terra incognita comme c’est souvent le cas. Il l’a par contre mieux évaluée quand il a créé sa fondation à partir de Bruxelles. Mais cela est une autre histoire. Je ferme le ban.
    Occasion qui ne se représente jamais, malgré les rêves de certains.
    Les choses évoluent plus vite que les désirs.
    Confronter en durs les idées qu’on a dans le virtuel, remet souvent les pendules à l’heure.
    Plus les idées sont opposées, mieux la confrontation est intéressante.
    Opposition qui nait de l’expérience de chacun.
    Casser le monologue est une obligation quand on se veut démocrate.
    L’enfoiré joue le même rôle sur son blog. Électron libre de profession.
    Spinoza, ou autre, y trouvera sa place comme référence sans plus, sans parti pris.

    1. être présent cher enfoiré au regard de l’infini des mondes,de l’univers perceptible à nos sens réduits..

      Vous aime avec Albinoni ,et aussi JSB,
      le cœur et l’âme ..

      une Palm,la jupiler en aluminium ,la DUVEL que Mr Jorion connais ..
      le seul regard est le notre sur nous même ..
      suis pas compris

      1. Salut Regoris,

        « suis pas compris »
        Si, si, très bien compris.

        « au regard de l’infini des mondes,de l’univers perceptible à nos sens réduits.. »
        C’est ce que Hubert Reeves a appelé « Poussières d’Étoiles »
        et un titre qu’un Vietnamien a utilisé pour son restaurant bruxellois.

        « une Palm,la jupiler en aluminium ,la DUVEL que Mr Jorion connais .. »
        Évidemment. En Californie, ce n’était pas aussi sensas, avec la Bush beer. Pas sûr qu’il y ait autant de variétés non plus d’ailleurs. 🙂

        1. Mon petit doigt m’a dit que l’on trouvait sans efforts les bonnes bières belges en Californie…

      2. Julien,
        Bruxelles, je la connais comme ma poche.
        J’y suis né et y vécu près de 64 ans.
        J’ai même servi de guide.
        J’ai écrit pas mal de choses sur cette ville.

      3. à vous cher enfoiré …
        Pourquoi avoir choisis ce pseudo?
        Faire semblant avec nous?

        toutes vos interventions sont de bon sens,respectables et enrichissantes pour nous tous..
        Changer de pseudos svp,ou assumer ..
        IDLE avec son chapeau rouge nous surveille …
        à pluche

      4. Cher Regoris,
        « Pourquoi avoir choisis ce pseudo? »
        Voulez-vous que je prenne celui de « Vilain Canard »? 🙂

        « Faire semblant avec nous? »
        Faire semblant serait celui qui applaudit tout et rien. Si vous êtes passé chez moi, vous avez pu comprendre qu’il y a une forme d’humour et de cynisme intégré dans le processus.

        « toutes vos interventions sont de bon sens,respectables et enrichissantes pour nous tous. »
        Merci pour cette appréciation que l’humilité m’empêche de commenter plus à fond.
        .
        « Changer de pseudos svp,ou assumer .. »
        J’assume, n’ayez crainte. Je sème à tout vent comme sur la page de garde de La Rousse (j’écris ainsi pour ne pas paraitre une pub).
        N’oubliez pas que je suis le huitième nain
        🙂

  4. « Merci à ceux d’entre vous qui sont venus m’écouter (en français) à Bruxelles et (en anglais) à Paris »

    Je ne comprends pas. Pourquoi c’était pas en espagnol à Bruxelles ?

    1. pour l’espagnol et le capitalisme, ‘ parait qu’il ne faut pas parler de corde à un futur pendu…

  5. la vie est une étrange pelote dont sortent de nombreux fils. Au bout de chacun de ces fils une étiquette portant le nom d’une spécialité du savoir humain : anthropologie, ethnologie, économie, sociologie, philosophie, histoire, politique, religion, physique, chimie, neuro-science, biologie, astro-physique… ainsi jusqu’à plus soif, sans oublier bien sûr l’approche artistique…
    Suivant sa sensibilité chacun se saisit d’un fil et tire avec l’espoir de dévider la pelote de l’existence…
    Mais étant des êtres compétitifs nous avons vite fait de considérer la partie qui est la notre comme la seule qui compte…
    Pourtant la vie est une, et toute les approches sont intéressantes, même l’approche religieuse.
    Edgard Morin a consacré sa vie a nous mettre en garde contre une parcellisation du savoir devenue stérile…

  6. Petite note sur Spinoza encore (je n’ai pas été en fac de philo).

    Sur l’amour : C’est un sentiment agréable accompagné de l’idée d’un objet extérieur… (de mémoire) . Ses formules sont abstraites, voire mathématiques ce qui fait leur séduction aux yeux de certains, bien que, ou alors justement du fait qu’il n’y ait pas de fond psychologique en elles, et qu’elles semblent flotter dans l’air pur de l’abstraction. Ce qui permet aussi parfois d’en fabriquer des définitions propre à l’usage scientifique… La religion, c’est un ensemble de représentations non liées à une cause externe, sur le modèle de l’amour plus haut. Ou non soumises à une probation de rationalité…

    Sur l’épistémologie, rien, sur la politique, rien (qui soit repris et donc utile pour nous)

    Il reste une éthique hédoniste et un déisme matérialisant (en gros), qui s’acclimate très bien en France, comme philosophe de salon. Son éthique a été reformulée par les Lumières, avec plus de chaleur et de conviction…

    Un homme de système pur, cherchant à enfermer le monde dans un système, cette orientation étant vouée à l’échec puisque Kierkegaard le dit très bien, il n’y a pas de système de l’existence…

    Schizophrénie est femme et superficielle…. l’éternel féminin, dans toute sa splendeur. Lorsqu’elle a corrigée les fautes elle est satisfaite. Quant à Spinoza …

    1. Jamais en manque de ressources spirituelles cher LISZFRT..
      la poésie de la superficialité de l’abandon me semble plus réaliste..
      Bonjour à madame..

      1. Ma réputation a été égratignée ici, je me rebiffe… il y a une certaine responsabilité à écrire pour ce blog, une certaine gravité, c’est extrêmement difficile, en plus faute de temps et on est tenté d’intervenir sur tous le sujets avec des connaissances approximatives, dont la moité est faite d’intuition et de mémoire, acquise sur 10 ans, de souvenirs pas toujours très clairs…

        http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=868

        6. Les conditions de la pensée (5’49)

         » J’ai mis longtemps, dit Baudelaire, à devenir infaillible « .

      2. http://www.webdeleuze.com/php/texte.php?cle=11&groupe=Spinoza&langue=1

        Voilà en effet un topo sur Spinoza… est-il si révolutionnaire ? Un pouvoir est triste, une puissance est phénoménale, à l’exemple de Van Gogh qui découvre la puissance du jaune, et qui devient fou.

         » Ce qui permettra à Spinoza de s’ouvrir par exemple sur un problème moral et politique très fondamental, qui sera sa manière à lui de poser le problème politique: comment se fait-il que les gens qui ont le pouvoir, dans n’importe quel domaine, ont besoin de nous affecter d’une manière triste? Les passions tristes comme nécessaires. Inspirer des passions tristes est nécessaire à l’exercice du pouvoir. Et Spinoza dit, dans le Traité théologico-politique, que c’est cela le lien profond entre le despote et le prêtre, ils ont besoin de la tristesse de leurs sujets. »

        C’est intéressant mais cela ne me marque pas. Et ça ne dit rien sur les institutions.

    2. Schizophrénie est femme et superficielle…. l’éternel féminin, dans toute sa splendeur. Lorsqu’elle a corrigé(e) les fautes elle est satisfaite

      Peut être parlait il de la mère, la femme poussée inexorablement à la faute salvatrice.
      Spin, spin osé.

      1. J’ai ressenti dans sa lettre, toute la raillerie dont une femme est capable, et cette façon élégante et brillante de se mettre en avant comme si elle entrait en scène … volubile, vêtue de noir ; sa chanson a boire détruit un peu ce bel ensemble.

      2. La révolution, un mot très chargé et toujours à la mode, est bien surfaite. L’analyse du conformisme est beaucoup plus SOULAGEANTE.

  7. « ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que nous la désirons, c’est parce que nous la désirons que nous disons qu’une chose est bonne. » Spinoza non ?

    1. Exact… oui.

      Et cela peut sans doute être utile…

      C’est tout l’égotisme qui s’exprime là, la mesure des choses n’est octroyée par une morale (catégorie) externe mais la pulsion interne est reconnue comme étant ce qui affecte l’objet d’un quotient « moral ». Un renversement total.

      Stirner aurait pu s’en inspirer…

      1. Hello Lisztfr…Les innombrables recherches auxquelles a donné lieu la psychologie des races et des espèces ne sauraient ici nous être d’aucun secours…En effet, à supposer qu’elles aient la valeur objective qui leur est si souvent refusée, elles s’intéressent aux conditions physiologiques du développement mental, non à ses conditions sociales et la psychologie collective, à ses débuts tout au moins, ne peut attendre aucun enseignement utilisable pour elle…Quant à la psychologie des peuples, qui a tant fait couler d’encre, elle ne peut davantage, malgré l’apparence, apporter à la psychologie collective une collaboration intéressante.
        Quelques images qui ne manqueront de vous séduire mon ccer Lisztfr :
        http://www.youtube.com/watch?v=vBRxI2WaG1w&feature=related

  8. objectionvotrehonneur dit :
    « ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que nous la désirons, c’est parce que nous la désirons que nous disons qu’une chose est bonne. » Spinoza non ?

    objectionvotrehonneur: Très beau pseudo, et cette phrase de Spinoza… alors… quel aveu d’anthropie: je perçois « subjection votre honneur », tout en un, tout l’homme.

    Grand merci pour tous les désirs qui nous sont imposés et que nous ne désirons pas.

    Quelques désirs à digérer:

    Qu’avons-nous « présentement » à nous mettre sous la dent – sous nos dentiers, nos prothèses, nos lorgnons 3D, nos têêêchnologies – hormis la mort transfigurée en « Men in Black » – du grand méchant loup « Bin Babines »: remarquable Victoire sans précédent, militaire et électorale, du Vengeur masqué. Toutefois ne pas confondre Bin Babines avec un autre BB: Big Brother qui lui est toujours bien vivant et bien beau gras…

    Ah!.. oui, en France, proche du trône, une hypothétique naissance… Suspense exacerbé?.. aura, aura pas?…

    Revues « people »: y a des thunes à faire: à vos « objectifs »!

    Ah! Dans le genre évènements à ne manquer sous aucun prétexte: une date à ne pas oublier
    le 2 juillet 2011 à Monaco; Westminster version latino…

    Ah! Bis… Les « Machtes de Foutchebaôl » comme s’expriment nos brasiléos… la mixité est elle-respectée depuis le plus jeune âge ?.. Doutes…Droits… Procès… Révision de loi ?..

    Proposons « Black-Beauf-Beur »… la « gagne » y a qu’ ça.

    Le nouvel Obst. :  » Le monde après Ben l’a dit’n »: lou(p) même, en pire, a n’en point douter.

    Au plaisir votre Honneur…

    1. Marlowe envisage de changer son pseudo en GERONIMO.
      Qu’en pensez vous, vous et les autres commentateurs ?

      1. Le Comité des affaires indiennes du Sénat américain a dénoncé « l’association entre le nom de Geronimo, l’un des plus grands héros amérindiens, et le plus haï des ennemis des Etats-Unis ».

      2. WIKI, Géronimo, Mort et héritage posthume :

        Il dicte l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d’une pneumonie à Fort Sill, en Oklahoma, le 17 février 1909. Son dernier vœu est d’être enterré sur les terres de la rivière Gila.

        Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par le groupe occulte de l’université Yale, Skull and Bones, qui conserverait encore actuellement le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans des locaux de l’ordre à New Haven. On compterait au nombre des profanateurs Prescott Bush, grand-père de l’ex-président Georges W. Bush3. Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l’historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d’indication à l’époque4

        En 2009, année du centenaire de sa disparition, l’arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.

        En 2011, le nom « Geronimo » a été pris pour nom de code par les Américains pour désigner Oussama Ben Laden, notamment lors de l’opération militaire qui a abouti à sa mort à Abbottabad (Pakistan) le 02 mai 2011. Le message « Geronimo-EKIA », contraction de « Geronimo, Enemy Killed in Action » (« Geronimo, ennemi tué au combat ») a servi au commando des forces spéciales américaines de la Marine pour aviser la Maison Blanche du succès de l’opération. Ce nom d’emprunt a suscité la colère des communautés indiennes américaines.

      3. Géronimo était un résistant, meneur d’une lutte des premiers occupants contre les envahisseurs.
        Le fait que ce patronyme a été choisi pour qualifier un ennemi des Etat-Unis d’une toute autre nature est caractéristique d’une époque qui ne se reconnaît comme ennemi que des « terroristes ».

      4. C’est clair qu’au delà des clivages partisans démocrates républicains il y a le socle solide de l’américanisme, idéologie ethnocentrique, messianique et manichéenne qui tient toujours de dénominateur commun dans beaucoup d’esprits et d’institutions de ce pays.

        On ne pourrait expliquer l’existence de Guantanamo (que l’exécution de « Ben Laden-Géronimo » légitime d’une certaine façon a postériori de même que l’emploi de la torture) si on ne se réfère pas à cette sombre période que fut la conquête d’un territoire habité par des peuples dont le principal tord était de ne point disposer de titres de propriété, ce qui les rejetait hors de la « civilisation ». L’exécution de « Géronimo » c’est le retour du refoulé.

        Paul avait évoqué un Bush III pour qualifier la teneur de la politique d’ Obama à cause de son attitude frileuse quant au démantèlement de Guantanamo et la question de la torture. Nous venons hélas d’en avoir la triste confirmation. Pour une question bassement électorale, la psychologie primaire refait surface.

        La crise économique qui touche aujourd’hui de plein fouet les classes moyennes des USA peut-elle déboucher sur une crise sociale qui fera éclater les contradictions sociales et au delà faire vaciller le socle des certitudes acquises et entretenues par l’histoire ?

      5. A propos de « l’affaire Ben Laden », je pense qu’il est instructif de lire, ou relire, 1984 de George Orwell.

      6. Ben je crois que Ben Laden aussi prétendait défendre les « premiers occupants » contre des envahisseurs et des usurpateur, non ?

        http://latribunelibredefranckgintrand.wordpress.com/2008/01/29/les-declarations-de-oussama-ben-laden-depuis-1995/

        Et pi Oussama, Marlowe, c’est pas Géronimo, c’est Marylin, Marlowe…
        D’ailleurs, aujourd’hui les photos de son cadavre sont à ses affiches « Wanted » ce que les photos de celui de Marylin sont à ses affiches de films.
        Aussi interdites que les représentations du prophète !

      7. à Vigneron,

        Géronimo ne prétendait pas défendre les premiers occupants comme le ferait un postulant à la représentation, les siens et lui-même étaient des premiers occupants

        Pour l’histoire de Géronimo, il existe des livres dont un signé Patrick Mosconi (merde ! retour à Debord)

      8. @Marlowe

        J’en ai rien à cirer des vrais ou faux « premiers occupants », des « avant-premiers », « avant-derniers » ou derniers des derniers.
        Ce dont je suis sûr, c’est que je préfèrais, .re et .rerai toujours Marylin à un soudard en chef, fût-il apache, cheyène, pied noir, salafiste ou pentagoniste. Et si en plus on l’appelle Saint Jêrome !

      9. Oyez Vigneron je débarque dans le grave bientôt, si vous êtes sérieux donnez moi le nom de votre château pour voir si il est buvable. L’essence est toujours intéressante à la source.

      10. Marlowe,

        Personnellement, j’ai pris, sans me fouler, les quatre premières lettres de prénoms qui
        qui me sont chers.

        Par delà le logos, l’image – vous savez ce que j’en pense – à l’instar de la finance, ce sont
        ceux qui se cachent derrière, « leurs natures » qui m’intéresse ou pas, vous m’intéressez
        et je vous prie de continuer à écrire sur ce blog… sous n’importe quel pseudo !

        Si maintenant vous cherchez un écran difficile à étiqueter, d’aucuns pensent que Geronimo
        est trop farouche, Marlowe trop ciné amerloque et Guy Déborde trop loin …

        Je vous propose:

        *Là Haut-Dessus*

        Philosophe chinois (v. 570-v. 490 av. J.-C. ou v. IVe siècle av. J.-C.) considéré par la tradition comme le fondateur du taoïsme.

        « Apprend à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre. »
        L’éthique chretienne c’est l’inverse !…

        « Arrêtez le mal avant qu’il n’existe; calmez le désordre avant qu’il n’éclate. »
        Arrêtez le Bien avant qu’il n’existe; calmez les forces de l’ordre avant qu’elles n’éclatent.

        « C’est du vide que dépend l’usage ».
        Et du « vide » y en a plus ! … humainement parlant…

        Bien à vous

      11. à JRCS,

        Avant d’être un personnage de ciné amerloque, Marlowe est le héros des livres « hard-boiled » de Raymond Chandler et incarne le personnage du privé, dont il y aurait beaucoup à dire, et dont je dirais seulement que la véritable enquête de sa vie est une enquête sur les causes des malheurs des gens.
        A une femme qui fait remarquer à Philippe Marlowe qu’il est à la fois dur et tendre, le privé répond : « Si je n’étais pas dur, je ne serais plus en vie, et si je n’étais pas tendre, je ne mériterais pas de l’être ».
        Tous les commentateurs pensent que Chandler a choisi Marlowe en pensant au contemporain et rival de Shakespeare mort, le couteau à la main, en discutant une addition dans un bouge de bas étage.
        Le pseudo peut permettre, comme il se doit, une distance ironique avec soi-même et avec les commentaires qui sont souvent de valeur inégale.
        Bonne route.

        En fait je ne nomme Bernard JAMES, et c’est d’ailleurs sous mon nom véritable que je suis intervenu les premiers jours sur ce blog.
        Pour autant je continuerai de m’y nommer Marlowe.

      12. à Georges Dubuis,

        Sachez sieur Dubuis que certains ne sont pas plus vigneron que d’autres détective, ou penseur libre…

      13. @Marlowe/Là au-d’sous

        Cause toujours inspecteur Gadget.

        @georges dubuis

        Désolé, j’avais pas calculé votre demande, mais ça change nada, because j’dois pas être « sèrieux », mais j’fais pas de bizness sur ce blog. J’aime ni le bizness en général, ni particulièrement mélanger les genres. Désolé. Par une autre voie peut-être, surement.

    1. C’est un ultimatum dont il faut sortir, se sauver par tous les moyens et coûte que coûte, la foi c’est pratique et non politique, pouvoir se regarder sans big brother et sans sa honte prométhéenne.

  9. Paul Jorion. Pour en revenir à « Voyages et autres cieux » j’ai été très content de vous serrer la main ce lundi à l’ULB de Bruxelles (merci pour la photo avant la projection).

    Je n’interviens pratiquement jamais mais je vous lis et j’observe. Boursicotant avec ardeur depuis 3 ans je peux constater que la démocratisation du trading mettant à disposition des divers produits tels que Turbos, speeders, trackers, cfd etc… permettent à n’importe quel individu lambda de risquer sa chemise sur les bourses mondiales. Une flagrante manipulation des marchés utilisant le high frequency trading va en mettre beaucoup sur la paille et je me demande si ce n’est pas cela qui actera le dégout total de l’épargnant laborieux puisqu’il faut apparemment en arriver là pour que tout le monde s’en rende compte.

    L’argent métal (valeur refuge) viens de corriger de 30% en 6 jours, sans raisons claires et que dire du mini crash du 7 mai 2010 qui a ébranlé le marché quelques heures (voir article http://www.tradingsat.com/conseils-bourse-cac40-a1136-PX1.html ) je n’ai pas entendu qu’un quelconque dédommagement ai été versé aux pauvres petits épargnants qui ont perdu toutes leurs économies ce jour là, à moins bien sûr qu’ils savaient pertinemment les risques qu’ils encouraient .

    Félicitations pour votre blog ainsi qu’à tout ceux qui l’enrichissent de leurs réflexions. Je ne manque jamais de recommander votre adresse web sur les blogs boursier et sachez que la majorité des spéculateurs, du moins indépendants épargnants, ont vraiment envie que ça change.

    1. Je ne manque jamais de recommander votre adresse web sur les blogs boursier et sachez que la majorité des spéculateurs, du moins indépendants épargnants, ont vraiment envie que ça change.

      Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec l’intervention de DSK dans Inside Job, que vous avez vu lundi, lorsqu’il relate la réaction des banquiers demandant au régulateur de contenir leur avidité. A la question de savoir pourquoi ils en sont venus à cette extrémité allant à l’encontre de leurs intérêts, il répond : « la peur ! »

      Est-ce que les spéculateurs auront vraiment envie que ça change lorsqu’ils n’auront plus peur pour leur argent ?

      1. Plus ÇA change et moins c’est la même chose. Les spéculateurs et le monde changent malgré eux, envie où pas.

      2. Julien Alexandre dit :

        […]*pourquoi ils en sont venus à cette extrémité allant à l’encontre de leurs intérêts,
        il répond : « la peur ! »*
        *Est-ce que les spéculateurs auront vraiment envie que ça change lorsqu’ils n’auront
        plus peur pour leur argent ?*

        La Peur? Voilà La VRAIE Question: Be or not ?

        A-t-on moins peur lorsqu’on accumule des biens (de l’argent pour la plupart) et, si oui,
        de quelle maladie se déclare-t-on lorsque l’on est apaisé par la possession ou,
        plus précisément, de quelle engeance faut-il faire partie pour trouver de « L’INTERET »
        à ce traitement.

        C’est quoi la civlisation: prise sous l’angle du remède à la peur, comme voie à suivre.

        C’est du rêve de décontenancé, de scientifique qu’ a pas « découvert », d’industriel qu’a pas produit, de politicien qu’a pas innové, de financier qu’a plus sa croissance de profit, de chrétien qu’ a pas d’immortalité, d’employé qu’a plus son job, plus de propriété, plus de terre, qui se raccroche à tout ce qu’il trouve, qu’a peur que le monde lui manque, que tout lui flanche entre les doigts.

        Tout ça il se dit c’est fantastique ça pousait tout seul, ça va pas durer… Oups! Une peur, un doute atroce s’immisce : serai tanquille qu’en « fonction »…c’est qu’il m’en faut:
        La Sécurité ou la mort ! Retaite ou mourrir !

        La Panique c’est toujours vilain, faut prendre les choses comme elles sont…

        Ça serait pas si abominable ça pourrait très bien s’arranger, si les atroces profitaient pas
        pour nous engoncer leurs désirs, (forme polie), leurs traitements, les occultes cultivateurs de haines, qui démordent jamais, enveniment, disposent les traquenards, bouzillent, torturent à plaisir.

        C’est l’Âbime, c’est l’Apocalypse, avec tous ses monstres déchainés, dépeceurs jusqu’à l’âme
        qui s’entrouvre, sous la chute de L’empire (american way of life) US.

        Cordialement

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