L’actualité de la crise : L’AVEUGLE ET LE PARALYTIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Dans une ambiance qui ne s’y prêtait pas, les regards tournés vers un commissariat de Manhattan, puis un tribunal, les ministres des finances européens ont sans surprise donné leur feu vert au plan de sauvetage du Portugal, l’obstacle des Finlandais levé, leurs conditions acceptées. Les banques portugaises sont instamment priées de ne pas se délester en douce de la dette de leur pays ! Le FMI devrait suivre d’ici vendredi.

78 milliards d’euros seront prêtés dans le cadre d’un programme de trois ans, en contrepartie d’un ensemble de mesures budgétaires et de privatisations déjà négociées. Le communiqué commun ne mentionne toutefois pas le taux auquel le prêt est consenti, une question qui faisait débat et a une forte résonance en Irlande et en Grèce, les deux pays demandant une révision à la baisse du leur. Selon le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira dos Santos, un taux d’intérêt moyen d’environ 5,1% devrait être appliqué.

Pour la Grèce, il a été décidé de reporter la décision, après un échange montrant l’étendue des désaccords. Au final, le si déterminant signal envoyé aux marchés est d’une grande confusion. Tout est donc loin d’être bouclé, tant en raison de la demande allemande d’attendre le rapport de la Troïka, pour gagner du temps, que des fortes divergences persistantes qui ont tourné à la foire d’empoigne ces derniers jours. Chacun y allant de sa formule selon un large éventail allant d’une restructuration de la dette – les variantes ne manquant pas – à la réalisation prioritaire d’un programme massif de privatisations en Grèce. Le tout dans une cacophonie que le défaut subit du directeur général du FMI n’a pas contribué à résorber. La BCE reste intransigeante et les Allemands louvoient, tout le monde y va de sa recette ou préfère se taire. Aux dernières nouvelles Angela Merkel et son ministre des finances, Wolfgang Schaüble, ne seraient pas d’accord.

Le dénominateur commun vers lequel les 27 semblaient s’acheminer – mais qui s’éloigne – serait de procéder non pas à une restructuration de la dette privée, mais à un reprofilage des emprunts réalisés dans le cadre du premier plan de sauvetage, qui pourrait être accompagné d’une baisse des taux d’intérêt. Une subtilité linguistique qui signifie rééchelonnement.

En réalité, toutes les options étaient sur le tapis, mais la décence voulait que celle de la restructuration dure de la dette que représenterait une décote ne soit pas évoquée ouvertement. Car ce n’est pas ainsi que l’on discute de ces choses-là : « En public, nous sommes très réticents à débattre de restructuration » a fait savoir Mark Rutte, le ministre néerlandais.

Ce nouveau plan n’est qu’à l’état d’ébauche, car il devra être accompagné – pour être présentable – d’un programme grec de privatisations, et peut être aussi d’un nouveau prêt, difficile à éviter. L’anticipant, Maria Fekter, la ministre autrichienne des finances, a déclaré que « Les Grecs doivent s’aider eux-mêmes », faisant valoir que le pays avait « un très haut potentiel de privatisations ». Jean-Claude Junker, en fin de réunion, a confirmé que le gouvernement grec s’était engagé en ce sens. Le plus facile a été déblayé, reste ce qui divise…

Outre la composition de ce cocktail, il faudra aussi déterminer jusqu’à quelle date ce nouveau plan permettra à la Grèce de ne pas revenir sur le marché obligataire. Fin 2013 est dans la ligne de mire, afin de gagner deux ans. Enfin, la participation des créancier privés devra être ou non intégrée et calibrée. Selon l’Allemagne qui semble y tenir, le reprofilage ne devrait pas uniquement concerner les détenteurs publics de la dette. Cela sera le gros morceau.

« Tout le monde est le bienvenu » a dans l’immédiat clamé Maria Fekter, comme si elle dressait la liste des invitations à une garden-party. On croit déjà entendre les ricanements des marchés, persuadés que les auteurs de ce plan ne font que reculer pour mieux sauter.

Réunis symboliquement à Athènes en congrès, les syndicats européens sont plus saumâtres, se préparant faute de mieux à « réinterroger l’avenir de l’Europe », tout en mettant en cause l’hégémonie des marchés financiers ainsi que la montée de la xénophobie et de la tentation du chacun pour soi. « Les travailleurs paient pour une crise dont ils ne sont pas responsables » est la phrase qui revient dans toutes les interventions.

Parlant de la Grèce à Berlin, Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques, ne leur a pas donné tort en y expliquant « qu’il est illusoire de penser qu’il y a une alternative à un programme de réformes » ; celui-ci doit être accéléré et accompagné de la mise en œuvre « d’un programme de privatisation complet ».

Voix discordante dans le concert, Günther Oettinger – le commissaire à l’énergie qui vient de faire parler de lui pour son intransigeance à propos des tests de résistance des centrales nucléaires européennes – s’est pour sa part déclaré en faveur d’un « programme de conjoncture européen » destiné aux pays « qui ne sont pas pour le moment compétitifs » : « Nous devons – a-t-il proposé – construire de la création de la valeur  : dans l’artisanat, dans les services, dans l’industrie ». Une sorte de plan Marshall sans le nom, tel que des députés allemands de l’opposition l’ont évoqué à propos de la Grèce. Ayant le mérite de poser implicitement une question esquivée par ceux qui n’ont comme seul credo que « le retour à la compétitivité » : comment y parvenir, dans quel domaine et avec quels moyens ?

Pendant que les Européens piétinent et s’enferrent, les Américains sont poussés dans leurs derniers retranchements. Non seulement à cause de la nouvelle date couperet du 16 mai – que le Trésor a annoncé pouvoir reculer jusqu’au 2 août en n’effectuant pas certains payements – qui concerne une fois de plus le plafonnement de la dette par la loi ; mais aussi avec la fin du programme d’achat des obligations américaines par la Fed, en juin prochain.

Tout en faisant la part de la dramatisation propre aux négociations de relèvement du plafond de la dette, car c’est la loi du genre, les propos tenus par Barack Obama ont été très alarmistes. La perspective que le Congrès ne parvienne pas à un accord, devant l’intransigeance des républicains, risquerait selon lui et cette fois-ci de faire réellement redouter aux marchés financiers que les Etats-Unis n’honorent pas leur dette. Même s’ils n’en donnent pas signe pour l’instant. « Cela pourrait défaire le système financier tout entier » a mis en garde Barack Obama. « Nous pourrions subir une récession encore plus grave que celle que nous venons de traverser. Une crise financière mondiale plus grave encore. »

Les termes du débat entre républicains et démocrates peuvent se résumer dans toute leur simplicité : les premiers veulent prioritairement réduire les dépenses de protection médicale des pauvres et des personnes âgées, ainsi que les impôts des entreprises, les seconds voudraient augmenter les impôts sur les plus hauts revenus, ce que les premiers refusent.

Une étude du cabinet Hay Group est venue à point nommé éclairer symboliquement ce débat. Selon ses conclusions, la rémunération des directeurs généraux des grandes entreprises américaines a progressé de 11% sur les douze derniers mois, après une année précédente où elle était restée stable. Ce que les conseils d’administration ont voulu récompenser, est-il mis en valeur, ce ne sont pas les résultats économiques de ces entreprises, mais la hausse du cours de leur action en bourse. Une progression qui n’est pas sans relation avec le programme de Quantitative Easing (création monétaire) de la Fed…

Interrogé début avril dernier par la commission des finances du Sénat, Tim Geithner – le secrétaire d’Etat au Trésor – avait répondu « Bien sûr ! » à la question d’un sénateur lui demandant : « Si vous étiez les Chinois, nous prêteriez-vous mille milliards supplémentaires ». « Le monde – affirma-t-il à l’occasion – perçoit toujours les Etats-Unis et le système politique américain comme étant à la hauteur pour faire aboutir des réformes, renforcer l’économie et revenir à une situation budgétaire plus viable. » La suite de l’audition illustre comment l’honorable secrétaire d’Etat et son gouvernement sont le dos au mur : «  Si vous regardez le coût auquel nous empruntons aujourd’hui ; vous voyez qu’il y a toujours une confiance énorme dans le monde dans la capacité de système politique ». Il aurait pu ajouter et dans la profondeur des coffres de la Fed.

Précisément, que va-t-il se passer lorsque le programme actuel de la Fed prendra fin en juin prochain ? Le Trésor sera clairement le grand perdant de l’affaire, si un QE3 (Quantitative Easing) ne prend pas la succession du QE2. Pour leur part, les analystes financiers considèrent dans leur majorité qu’une grande tension affecterait les marchés des actions, des matières premières et du crédit, avec comme conséquence une chute potentielle de la croissance américaine et une récession à la clé. Tous les marchés financiers ont en effet été portés ces deux dernières années par la distribution abondante des liquidités de la Fed, occasionnant des bénéfices très importants pour tous les intervenants sur les marchés ; le tapis leur serait brutalement retiré de dessous les pieds, au risque de tout déséquilibrer.

Mais le tableau pourrait être plus sombre encore, si les acheteurs américains de la dette se mettaient à la bouder, comme le principal d’entre eux, Pimco, l’a déjà publiquement préconisé. Car ils craignent qu’une augmentation des taux obligataires sera inévitable dans ce contexte maintenu de poursuite des déficits, ayant comme corollaire la baisse de la valeur des obligations d’Etat qui les atteindrait.

La décision de la Fed – croient ceux qui pensent qu’elle en restera là dans l’immédiat – pourrait reposer sur la publication de bons indicateurs économiques, mais ceux-ci sont pour le moins très hypothétiques. D’autres estiment, que les signes d’inflation aidant, la Fed ne pourra pas se permettre de remettre au pot au risque de l’alimenter à nouveau. D’autres enfin s’attendent à ce que le baril de pétrole connaisse à nouveau une fulgurante montée de son prix, ce que l’économie pourrait très mal supporter, incitant au contraire la Fed à lancer un nouveau programme. Bref, nul ne sait, les impératifs sont éminemment contradictoires, et c’est bien là le problème.

Intervenant après que Standard & Poor’s a fait savoir que la note AAA de la dette américaine n’était pas nécessairement éternelle, lançant ainsi un sacré pavé dans la mare, Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, a estimé que les Etats-Unis manquaient d’un « plan crédible, à moyen terme, pour réduire leurs déficits budgétaires ». « Il y a des raisons d’être inquiet », a-t-il reconnu, « le fossé idéologique est énorme entre démocrates et républicains sur la façon de traiter le problème ». Il aurait aussi pu dire que ni les uns ni les autres ne pouvaient se résoudre à sanctionner le déclin américain, se reposant sur un fond idéologique commun qui, au train où vont les choses, ne va bientôt plus reposer que sur des souvenirs.

On devine pourtant d’où va venir l’impulsion. Le Comité consultatif du Trésor pour les questions d’emprunt (TBAC), qui regroupe les dirigeants des principales mégabanques et fonds d’investissement intervenant sur le marché de la dette, a pris sa plume pour écrire à Tim Geithner. « Les risques qu’un défaut de paiement ferait peser à long terme sont si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d’avoir des conséquences négatives sur les marchés, bien avant que le dit défaut ne se produise réellement ». On ne pouvait signifier plus clairement que le petit jeu habituel du relèvement de ce plafond à l’arraché au dernier moment, pour le recommencer trois mois plus tard, n’est plus possible.

En référence à l’avertissement sans frais donné par Standard & Poor’s, le même courrier comminatoire avertissait qu’une baisse de chaque cran de la note ferait monter d’un point les taux obligataires, pouvant déclencher « une autre crise financière catastrophique, après celle de 2007-2009 dont le monde ne s’est pas encore remis ».

L’aveugle américain soutien le paralytique européen; quel autre diagnostic pourrait être tiré de l’examen de la situation des grands pays occidentaux ? Le Japon fait quant à lui face à une catastrophe qui va certes relancer l’activité, à la faveur de sa reconstruction, mais accroître encore l’endettement du pays. Ce n’est pas ainsi qu’il parviendra à sortir de sa trappe à liquidité, après avoir déjà essayé de le faire avec une politique de grands travaux.

Les investisseurs japonais, sollicités pour la financer, vont-ils réellement pouvoir continuer à acheter comme ils l’ont fait jusqu’à maintenant la dette américaine et ne vont-ils pas rapatrier leurs capitaux ? La boucle est bouclée, mais dans le mauvais sens.

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146 réflexions sur « L’actualité de la crise : L’AVEUGLE ET LE PARALYTIQUE, par François Leclerc »

  1. http://en.wikipedia.org/wiki/Franz_Oppenheimer#Ideas

    Je suis en train de lire Tyler Durden…

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-end-history

    Comment concilier cette vision anthropologique du pouvoir avec les théories du Contrat Social… qui n’ont jamais été que des histoires tendant à faire comprendre le “pacte social” (Hobbes, Locke, Rousseau)

    Chez ces libéraux, l’Etat est l’ennemi. Le vol est qualifié d’appropriation politique de biens d’autrui..?

    I propose in the following discussion to call one’s own labor and the equivalent exchange of one’s own labor for the labor of others, the “economic means” for the satisfaction of needs, while the unrequited appropriation of the labor of others will be called the “political means.” (pp. 24-25)

    Albert Jay Nock introduced these concepts to American readers in his own book “Our Enemy the State.” His market and political ideas, especially about economic and political means, influenced Murray Rothbard’s thesis through Nock and Frank Chodorov.[2]

  2. To be fair, it’s a tough one. A single currency that involved a hard core of European countries that were broadly similar in terms of economic development and industrial structure might just have worked. Bolting together a group of 17 disparate economies with different levels of productivity growth, different languages and different business cultures was an accident waiting to happen, and so it has proved.

    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/may/17/greece-debt-crisis-lehman-brothers

    1. … disent les retraités Allemands papy-booomers qui ont dévasté la planète en roulant en BMW aux jeunes Grecs, Portugais et Irlandais mis au chômage par les entreprises Allemandes qui n’ont pas à payer les crêches, écoles … de la société de ces papy-boomers ayant fait 1 enfant par femme …. qui restaient femme-au-foyer.

      Ça sent la plume et le goudron.

    2. Presque 50 % des moins de 25 ans n’ont pas de boulot, ils ne risquent pas de travailler plus!

  3. M. Leclerc,

    Votre argument sur l’inéluctabilité de QE3 est à mes yeux très discutable. Si la Fed a clairement un rôle dans le niveau actuel des taux, étant un des principaux acheteurs de bons du Trésor sur le marché primaire, elle n’est qu’un acteur parmi d’autres. Le marché secondaire reste encore le plus liquide au monde, et les volumes de transaction y sont énormes (plusieurs multiples des 80 milliards de dollars achetés tous les mois par la Fed avec QE2). Si je ne peux vous citer exactement le montant de ces transactions, une justification relativement simple est la fluctuation quotidienne des taux sur bons du Trésor en fonction des nouvelles macro. Geithner a donc raison quand il parle de “confiance énorme…” : à la moindre crainte, les marchés continuent de se jeter sur la dette américaine. La Chine accumule toujours aussi régulièrement des réserves de change, principalement en dollar, pour contenir l’appréciation du yuan. De plus, les 600 milliards de dollars de QE2 couvrent moins de la moitié des besoins de financement des Etats-Unis sur l’année 2010, donc que la Fed intervienne sur le marché primaire ou secondaire, elle ne pourrait pas dicter seule l’évolution des taux.
    Dernier point : la Fed de NY a publié plusieurs études montrant que l’impact d’un programme de QE se fait principalement sentir lors de l’annonce par effet d’anticipation, plutôt que dans les achats même de Bons du Trésor.

    Le consensus de marché est pour le moment que la Fed ne lancera pas de programme QE3. J’en conclue donc que si correction il devait y avoir sur le marché de la dette américaine, celle-ci apparaitraît déjà dans les taux du marché secondaire. Ma prévision est donc que QE2 se finira sans grands remous et que la Fed ne relancera pas de nouveau programme (malgré un ralentissement léger de l’activité économique en cours).

    1. Julien, tu as besoin d’infos, je le sens.
      http://criseusa.blog.lemonde.fr/

      Tu regarderas sa dernière analyse sur les “bons” du “trésor”, ce qui te permettra de comprendre que tu te trompes largement.

      Autre “détail”, le mot “consensus” n’est pas encore vulgaire, mais là, tout de suite, je proactive dans ton introjection systémique afin que tu sois écologique-ment green washed.

      1. Ne confondez pas la crise politique concernant le plafond de la dette alimenté par les républicains avec une crise operationnelle (impossible) de la dette US.
        Ce sont deux choses bien différentes.
        L’obssession de ce site sur ce sujet est vraiment maladive.
        Les taux US sont toujours en train de baisser, les US n’ont pas fait défaut, le Trésor transfert des IOUs sur les comptes des fonds de retraites certains employés fédéraux, qui ne sont pas des bonds mais toujours des obligations d’État.


        Warren Buffett: Failure to Raise Debt Limit Would Be ‘Most Asinine Act’ Ever By Congress

        “The United States is not going to have a debt crisis as long as we keep issuing our debts in our own currency. ”

        Galbraith on the Irrationality of Regressive Budget Cuts

        “In economic policy, magicians and necromancers have taken charge, brewing a toxic vat of program cuts and deregulation, from which they promise that, somehow, jobs will emerge. Serious people cite serious people on the subject of what serious people permit themselves to think. Meanwhile, the crisis in the country deepens, and hopes for a coherent strategic response to it recede.

        You can see this in the content just revealed of the latest budget deal, which – as we increasingly face an environmental challenge and an energy crisis – targets the Environmental Protection Agency and the transportation system. And in the service of what? Deficit control and debt reduction. On this subtle, technical and deservedly obscure topic, today everyone is an expert because everyone adheres to the one true thought. We are witnessing one of the greatest waves of mass hysteria of all time, the fruits of one of history’s most intense and successful propaganda campaigns.”

  4. @ julien
    jim rogers , marc faber, QE 3 4 5 6 ……24
    et moi aussi qui suis tout petit

  5. Et la crise va continuer comme ça longtemps et la zone euro risque de disparaitre. J’ai entendu aujourd’hui Wolfgang Schauble; c’est vrai que ce qu’il dit je l’avait deja lu dans le journaux, mais quand on l’entend comme ça “live” ça fait froid dans le dos, tant il a tout faux. Voilà ce qu’il dit: la crise de l’euro n’est pas une crise de l’euro mais de quelques pays qui dépensent trop; l’euro nous protege des fluctuations des prix; réduire le déficit et la dette est bon et ne casse pas la croissance; la faute n’est pas aux marché, même s’ils se trompent desurtout à cause des nouvelles techniques, mais aux dettes publiques …. Il le croit vraiment, c’est pas pour appaiser son électorat, qui n’était pas dans la salle. Quelqu’un peut me dire si la faillite (default) d’un état comme la Grece ou l’Irlande peut être pire que le régime actuel?

    1. @Colomba

      Il y aura une certaine période de confusion et de difficulté dans un premier temps mais la Grèce peut se remettre très très vite en adoptant une politique monétaire expansionniste (par le biais de la politique fiscale et budgétaire et non pas du crédit bancaire) et en instaurant un programme d’emploi public comme celui fait en Argentine (2 million participants).
      Cela dépendra des politiques qui seront menées.

      EMPLOYER OF LAST RESORT:
      A CASE STUDY OF ARGENTINA’S JEFES PROGRAM

  6. Le souci est le suivant : aucune règle de bon sens pour réguler ou stopper la spéculation n’a de chance d’aboutir sans qu’elle soit imposée dans un rapport de force ou une confrontation .

    Car les gens qui bénéficient du système ne se laisseront jamais déposséder de leur puissance et de leurs richesses .
    Ils ne renonceront jamais à leurs privilèges dussent ils plonger les 4/5 de l’humanité dans la misère ou dans la guerre (civile?) .

    Eux , trouveront toujours des parades , des entourloupes pour continuer à s’enrichir et à faire payer aux autres leurs méfaits .

    Bs.

  7. Mercredi 18 mai 2011 :

    Les taux longs grecs sont repartis à la hausse mercredi, entraînant dans leur sillage les rendements portugais, alors que les Européens se déchirent sur la restructuration ou non de la dette grecque.

    A 18H30, les taux grecs à 10 ans se tendaient à 15,628%, contre 15,455% mardi soir et ceux du Portugal à 8,982% contre 8,804% la veille.

    Même si le Portugal a réussi à lever un milliard d’euros de dette à court terme et a rencontré une forte demande, les investisseurs ont gardé mercredi les yeux tournés vers la Grèce.

    La question du rééchelonnement de la dette grecque suscite toujours des réactions passionnées en Europe. Mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) a vivement réitéré son opposition à cette option.

    Une restructuration de la dette grecque serait une “recette pour une catastrophe”, a estimé Jurgen Stark, membre du directoire de la BCE, lors d’une conférence organisée près d’Athènes.

    Peu après, son confrère, l’Italien Lorenzo Bini Smaghi, a affiché son opposition à une “restructuration douce” de la dette grecque.

    Le banquier central a insisté sur “l’impact négatif” d’une telle option sur les banques grecques et appelé le gouvernement grec à renforcer sa lutte contre l’évasion fiscale afin de réduire le déficit public.

    “Il y a une grosse opposition entre la BCE et l’Union européenne avec Jean-Claude Juncker (le chef de file des ministres des Finances de la zone euro) qui ne semble pas opposé à un allongement de la maturité de la dette grecque. Tandis que certains ouvrent la porte, d’autres la ferment”, a estimé Jean-François Robin, stratégiste obligataire chez Natixis.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDS_EUROPELes_taux_grecs_patissent_des_dissensions_europeennes180520111905.asp

  8. @ pad
    changer de monnaie
    pour moi c’est fait.
    je ne dit pas que c’est ce qu’il faut faire
    ni qu’il n’y a pas d’inconvénients,
    bien sur qu’il y en a et je laisse aux détracteurs
    le soin de les énumérés.
    j’ ai changer ma monnaie papier en or.
    les banques n’ont plus mon argent.
    c’est une alternative à cantona.
    qu’ils gardent leurs papier toxique
    imprimable à l’infini pour nous ruiner.

    1. Comment en est-on arrivé à donner de la valeur à un métal ?
      L’eau est déjà bien plus précieuse. Et de manière générale un monde vivant mais libre comme seul avenir supportable. C’est à dire l’envers de l’épargne, stagnation, enfouissement, et autres cachotteries peu dignes de nous, de ce vers quoi on aspire. Dire que des hommes sont prêt à brûler des bibliothèques pour conserver leur or.

  9. de l’or en attendant de trouver mieux

    ça al’or !
    combien ça coûte un lingot ? merci de votre réponse !
    combien de baguettes de pain dans un lingot ?
    combien de litres de lait dans un lingot ?
    combien d’arbres fruitiers plantés avec un lingot ?
    combien de laine tissée avec un lingot ?

    merci de votre réponse !

  10. c’est une monnaie qui garde sa valeur dans le temps
    en faisant abstraction des variations cours terme,
    à la différence de la monnaie papier qui se dévalue
    plus rapidement.

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