LES ÉCHOS, Chute du monde ancien ? Enjeux de « La guerre civile numérique »

Un compte-rendu de La guerre civile numérique (Textuel 2011) par Pascal Ordonneau dans Les Échos.

Le texte se trouve ici.

Et si cette guerre civile numérique que décrit Paul Jorion était le commencement d’un renversement radical, non pas simplement des autorités et des pouvoirs mais avant tout, des idées, des méthodes, du rapport de l’homme à une nouvelle conception de l’ordre des choses, des voies et moyens de construire le bonheur et d’œuvrer à l’émergence monde vraiment « mondialisé », où « sans frontières » n’est pas synonyme d’impunité, ni « ouverture » synonyme de droit « de pillage » ?

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66 réflexions sur « LES ÉCHOS, Chute du monde ancien ? Enjeux de « La guerre civile numérique » »

  1. C’est fait j’ai commandé parmi vos livres : Le Prix et Comment les vérités…furent…inventées et la guerre civile numérique, que je recevraient la semaine prochaine.

    1. pour ma part , j’ai commencé par : l’argent , mode d’emploi ( j’ai encore besoin de comprendre l’argent ) et quand j’en aurais fini , je passe a : le capitalisme a l’agonie .
      mais bon , 400 pages par volume , je vais prendre mon temps 🙂

    2. @ Paul, Idle,

      Bonjour,

      Et des versions audio? Par l’auteur ou les voix de votre choix?

      Vous ne craindriez pas tout de même que des pirates vous diffuse au détriment des droits d’auteurs?

      Puisque en cas de contradiction possible ou patente d’intérêts, c’est le principe (moral) qui définit le choix, je vous soumets malicieusement celui-là.

      Humour assis sur une pendule délicate? Bigre..

  2. Le 5 juin 2011 sur i>Télé, l’économiste Marc de Scitivaux répond à Natacha Valla, chef économiste de Goldman Sachs, au sujet du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, évalué entre 60 et 65 milliards d’euros d’ici à 2014, et qui mettra à contribution la zone euro, le FMI, la Grèce et les banques.

    Selon lui, ce n’est pas les Grecs qu’on aide, mais l’euro qu’on veut sauver à tout prix : « Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant ! », lance-t-il devant un Jean-Marc Sylvestre médusé. La solution miracle pour sauver les Grecs serait, d’après lui, une forte dévaluation et bien sûr une sortie de l’euro

    http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/il-ne-s-agit-pas-d-aider-les-grecs-30515

  3. Vous auriez pu choisir un autre passage. On y trouve la même rengaine proclamé mainte et mainte fois par notre élite politique :  » […] où « sans frontières » n’est pas synonyme d’impunité, ni « ouverture » synonyme de droit « de pillage » ? « . En suivant le lien il semble que votre réflexion ait été plus profonde et ne se borne pas à décrire internet comme une zone de non-droit. J’ai envie d’en savoir plus, je vais donc lire le livre.
    Je jubile à l’avance car mes réflexion personnelle m’ont déjà amené à penser qu’internet était un outil de contre-administration Étatique.
    Une des vertus d’internet est de diffuser le savoir, même nos ouailles le martèlent. Sa première vertu est de permettre à quiconque d’écrire publiquement, sans censure à priori, on peut en convenir facilement. Mais il nous permet desormais de s’organiser, avec les réseaux dont je dois taire les noms, avec les e-mail, avec les chats, etc… Tout ceci est à l’état embryonnaire, mais des citoyens risquent de se découvrir une force incroyable, que leurs idées soient convenables ou en rupture totale avec la doxa, leur avantage sera dans l’organisation de ces groupes.

    Mais je vais quand même lire le livre, au cas où…

  4. Parler de guerre civile numérique me paraît excessif. Il y a une Révolution Internet, qui porte en son sein plusieurs révolutions, mais il ne s’agit pas d’une guerre, mais plus d’une page qui se tourne.

    L’extrait choisi dans ce billet est révélateur de ce qu’il se passe actuellement. L’auteur, peut-être de l’ancien monde, se demande si ce n’est pas le début d’un changement, quand le lecteur du Nouveau Monde dont je suis se demande comment certains ne voient pas cette évidence, et comment ils arrivent encore à vivre dans ce vieux monde.

    Ce qu’apporte notamment l’Internet c’est que tous les mécanismes du vieux monde ont été décortiqués et la plupart ont été mis à la poubelle. Et ceux qui ont participé et qui participent à ce bilan de civilisation, sont entrés dans le Nouveau Monde. Un faussé se creuse alors entre les individus de l’ancien monde, qui sont comme autistes à ce qu’il se passe, et entre les individus de ce monde naissant. Le mouvent des «indignés» en est probablement une manifestation.

    Il ne s’agit pas d’une petite remise en question, et encore moins d’une crise d’adolescence. Un nombre croissant d’individus change de civilisation.

      1. Oui. Il faudrait créer une sorte de «Conseil de la Relève» pour que ceux du Nouveau Monde expliquent à ceux de l’ancien monde ce qu’ils comptent en faire de ce monde, et donc de procéder à une transition.

      2. Oui Taneléo voici une réponse possible dans le commentaire qui :

        georges dubuis alias socrate
        6 juin 2011 à 21:55

        à JLM

        il nous faudrait une explication du marxisme comme technique de séduction

        LE VRAI SEMBLABLE. Technique de base élémentaire du dragueur. »…

        Pas mal comme solution…Mais un peu juste…Un grand coup de pied dans la fourmilière me paraît plus adéquat, bien que rustique …Mais enfin le gourdin parfois ça peu aider disait le gaulois…Et je n’ai pas dit la trique!

    1. Certes, Taneleo
      Vous pouvez passer de probablement à « plus que probable ».. il est « plus que probable » que.. (le mouvement x ou y soit le fruit, ou la manifestation de…)

      Pourquoi? Parce que – sans douter en aucune manière, vu la fraîcheur de votre commentaire, de votre parfaite innocence – « vous » (tout est dans le « vous ») avez oublié qu’entre mai 68 et mai 2011, il y a pas seulement 30 ans de libéralisme, mais aussi une génération.

      Une génération d’êtres humains, filles et fils de mai 68, qui est passée sous silence.

      Génération ignorée, maltraitée, infantilisée, humiliée, qui a eu le VIH en cadeau pour ses 20ans, en même temps que l’informatique. Qui a surmonté le chômage de masse, comme le mépris social, politique et surtout familial de leurs 68tards de parents qui ont refusé de vieillir, comme de mourir. Qui n’a pas eu le droit de s’exprimer, ni d’être représentée, mais qui a travaillé dur, de jour comme de nuit (et surtout la nuit) dans la construction de ce monde nouveau que vous voyez apparaître ça et là… en bourgeonnement de rizhomes fièrements dressés.

      Bourgeonnements aussi inattendus pour vous qu’attendus par nous, et sous-entendus entre nous chaque jour pendant ces trente années de silence, de souffrance et d’espoir.

      Aujourd’hui, forts de notre laborieux sacrifice, nous accueillons les désirs de la jeunesse avec tendresse, et les critiques de nos ainés avec patience. Leurs tentatives de contrôle avec humour et confiance. Nous n’avons plus aucun effort à faire. Tout est prêt.

      1. «Aujourd’hui, forts de notre laborieux sacrifice, nous accueillons les désirs de la jeunesse avec tendresse»

        Dans un pays en développement, comme la Chine, peut-être. Dans un pays développé comme la France, certainement pas.

        « et les critiques de nos aînés avec patience.»

        Se laisser marcher sur les pieds à longueur de journée, ce n’est pas de la patience. Mais de la lâcheté.

        «Nous n’avons plus aucun effort à faire. Tout est prêt.»

        Prêt pour l’implosion des écosystèmes humain et naturel, effectivement. N’est-ce pas à cela que vous avez travaillé ces trente dernières années ?

        Je ne sais pas comment vous pouvez avoir un sentiment du devoir accompli, alors que ça fait trente ans que vous êtes à côté de la plaque et que tout reste à faire. Quant à vos excuses soixante-huitardes, elles doivent faire beaucoup rire les nouvelles générations, nées sur une planète ravagée, surpeuplée, vidée de ses ressources, etc… Si je suis votre logique, cette jeunesse pourra elle aussi ressentir un sentiment du devoir accompli si elle parvient à faire vivre l’humanité dans une cahute en bois, sans eau courante ni électricité.

        Il ne s’agit pas tant de faire un procès aux anciennes générations (ce qui est fait, est fait…), mais plus de prendre la mesure de la situation actuelle et d’y apporter une réponse conséquente.

    2. Ce monde est vieux pour nous tous, morts comme vivants, âgés comme jeunes, ainsi que pour ceux qui viendront peut-être. La guerre civile, ça fait trop longtemps qu’elle dure. Et qu’on en prend plein la gueule. La guerre civile n’a pas attendu la révolution numérique! Il suffit de sortir pour s’en rendre compte…

  5. je vais aussi lire le livre. Je suis d’ailleurs convaincue que nous somme en trains d’entrer dans un nouveau paradigme. la « guerre civile numérique » ne peut, à mon avis, que se conclure par une forme de démocratie directe. La démocratie représentative ne représentant plus rien, il faut bien qu’une nouvelle forme de participation (on survole la « démocratie participative », concept fumeux et sans contenu) s’affirme. On espère ne pas être obligé d’en passer par l’autoritarisme et sa chute…. à l’heure qu’il est Marine a l’air d’être bien placées pour surfer sur la vague (langage maoïste!) du mécontentement. Il est aussi sûr qu’aucun parti (qui est censé « représenter ») ne portera jamais cette option anti-parti. Une révolution aussi me semble impossible: nous sommes en régime de TINA, there is no alternative, et il n’y a pas de révolution sans un élan idéaliste. Reste l’implosion systémique, façon URSS…
    @ dissy
    je ne crois pas qu’on sauve l’euro, qui continue de monter, on essaye de sauver le dollar à tout prix, compris la chute de DSK coupable à mon avis, d’essayer de concocter avec les pays émergents une nouvelle monnaie mondiale sur la base des DTS. On sauve les banques, as usual, et la sortie de l’euro n’est pas envisageable: comment les grecs payeraient alors leur dettes? en drachmes-papier toilettes?

    je signale aussi deux lectures édifiantes:

    le monde diplomatique, mai 2011, p. 21, Frédéric Lordon en alexandrins « Comédie sérieuse sur la crise financière »: jubilatoire!
    Le débat, mars-avril 2011, Paolo Flores d’Arcais, « Fascisme et berlusconisme », parle de l’Italie, mais on voit bien le reflet de la France, et en général, de la culture du post consumérisme à la Orwell.

    1. la « guerre civile numérique » ne peut, à mon avis, que se conclure par une forme de démocratie directe. La démocratie représentative ne représentant plus rien, il faut bien qu’une nouvelle forme de participation (on survole la « démocratie participative », concept fumeux et sans contenu) s’affirme.

      Inch’allah.

      1. Pas encore fréquenté le bouquin, mais je sors de l’émission d’Arte sur le sujet.
        J’en retiens que des petits jeunes bidouilleurs qui doivent passer leur vie devant des lignes de codes trouvent des failles dans la logique d’autres programmeurs officiels. Ils ont des opinions politiques comme tout le monde, pas forcément mieux construites que celle de leurs voisins mais leur savoir-faire leur permet de mettre des grains de sables dans des rouages établis, ce qui comme pouvoir-contre n’est pas forcément dans les cordes de leurs voisins. Comme il faut bien vivre, les phénomènes à terme vendent leur savoir faire aux États et aux firmes privées (qui sous-traitent les commandes d’États), et tant qu’à faire cher puisqu’il est rare ! Les États et les intérêts qu’ils défendent ont trouvé un nouveau terrain de jeu militaire. Rien de neuf après et avec l’espace vient le cyberespace. Autres investissements stratégiques coûteux pour les mêmes causes et les mêmes intérêts.
        Au fait de qui faut-il « se » protéger ? Réponse triviale : de l’ennemi.
        Quand à la démocratie directe, je veux bien utiliser mon cellulaire pour taper O ou N sur un référendum mais quelque soit l’illusion d’une démocratie horizontale entre egos, le système de la représentation est inhérent aux montages symboliques toujours déjà là, représentation que l’invention de la République et de la démocratie n’ont fait qu’accommoder aux besoins de leur fonctionnement.
        Inch’Allah est aussi un montage, pour d’autres services.

      2. @Rosebud1871, le 8 juin 2011 à minuit quartorze.

        Quant à la démocratie directe, je veux bien utiliser mon cellulaire pour taper O ou N sur un référendum mais quelque soit l’illusion d’une démocratie horizontale entre egos, le système de la représentation est inhérent aux montages symboliques toujours déjà là

        Russeboude ! Allons, ça maugrée là ! Et l’autre côté du principe de réalité alors ? Que le système de représentation soit toujours déjà là d’accord, mais quel, comment et que peut-il, à part tuer ?

        L’absence d’esclaves était impensable dans l’Antiquité, même républicaine (servus) ou démocratique (« doulos »), eppur ; la soustraction à l’assujettissement, qu’on appelle la liberté, était impensable à l’âge classique, eppur ; de même l’affranchissement à l’égard de la normalité de l’homme moyenné l’est à l’ego encore contemporain, eppur

        La transgression véritable n’est pas le fait de normopathes aux scandales si vulgaires, ça court-circuite en sens inverse.

        D’un côté, la réduction du directe de la démocratie au participatif « jivarise » les consciences jusqu’à les faire opiner à une question et une problématique déjà posées auxquelles le représenté ne saurait que répondre de manière binaire et machinique, d’un bit ou dans une urne. Mais, de l’autre côté, le creusement du problème commun au gré des efforts des ego dépris des filets narcissiques, et par là producteurs de présences consciemment enracinées plutôt que de substituts au super-ego déjà là, génère une réalité impensable et plus émancipée, même si cela part de situations infra-embryonnaires eu égard à la forme d’émancipation possible. Il s’agit de produire les problèmes plutôt que de les consommer, au risque d’halluciner certes, mais le tissage de rêves est préférable à celui des illusions.

        Pour le dire à la manière d’un livre des livres (tant pis pour le vilain ton pastoral, en le lisant à la manière chevrotante dont Malraux enterrait Jean Moulin ça passe plus rigolotement) : « L’histoire est ce chemin jamais achevé mais aussi jamais fini, ce sentier ombrageux creusé par le marcheur qui oublie qu’il marche, tout en marchant, et qui apprend à voir où il va d’avoir appris où il ne peut ni veut aller. »

      3. @schizosophie 8 juin 2011 à 09:13
        Il y avait un type à cette émission d’Arte qui a dit quelque chose comme ça : il avait une adresse électronique, Obama aussi, donc ils étaient à égalité, d’où démocratie horizontale grâce au Net. Donc je maugrée.
        Tuer ? Si vous faites allusion au mot ou au symbole comme meurtre de la chose, je vous demanderais quelle est la chose : Obama ?
        Bien sûr que je suis pris dans les rets de l’époque, aussi la liberté comme soustraction à l’assujettissement, je trouve ça trop court ! ça n’obvie pas à vos épurations qui ont leur consistance, ou il faudrait que je développe trop longuement.
        Je ne sais pas lire le court-circuit inverse.
        Jivaros c’est le doux nom donné aux psy aux USA. Mais je ne vois pas du tout comment éviter à cette réduction directe, comme vous dites. Il y a un moment ou l’acte suppose un oui ou un nom, les peut-être, pourquoi pas, oui mais, non mais, sauf, en plus, en moins, bref tout ce qui étête le binaire du oui ou non, ne convient pas à l’acte, y compris politique. Strictement, dans certains milieux on qualifie un égo pas pris dans le spéculaire, de légume, et l’égo même dépris de narcissisme a beaux restes ! Émancipation est un terme qui vient souvent sous votre plume, il chatoie comme d’une pluralité de significations avec un registre de troncs communs, mais pour couper court, les pulsions, on ne s’en émancipe qu’en perdant la vie. La pastorale me va.

      4. @Rosebud1871 8 juin 2011 à 14 h 08
        Shrink , trop vu de Woody Allen pour n’avoir pas translittéré, à propos son dernier est rétro-zeliguien donc du meilleur, pas à cause du rétro, mais à son détour. Une autre translittération : en persan « ou ba ma » signifie « il est avec nous », gros titre de la presse persane le jour de l’élection d’Obama « Obama nist », « il n’est pas avec nous ». Je vois bien les reliefs que cache l’horizontalité, même frontale.
        Je vais m’enquérir du « type d’Arte », je voulais surtout dire que la démocratie participative était passive, elle répond, réagit, etc. ne produit pas. La démocratie est à faire, pas affaire. Choisir c’est reconnaître avoir déjà décidé, mais cette fois le savoir et le faire, tandis qu’en rester au temps de réponse, on végète dans l’intention. « Se soustraire à l’assujetissement » est court pour moi aussi, mais cela donne l’occasion d’un point de vue, qui reste à construire, et certes pas dans la solitude, mais avec elle.
        Sur l’émancipation, la représentation qui tue et l’égo ou l’ego, la beauté des restes ou les restes de la beauté j’y reviendrai sur ce fil… loin de chez Job.

      5. @Rosebud1871 (suite)

        Laissée à son initiative, la représentation tue en désamorçant. Elle fait passer la parole pour l’acte en incitant à la satisfaction de celle-là et en frustrant par l’inaccomplissement de celui-ci. « C’est le côté platonique de l’affaire » ironisait Marx en parlant du fétichisme de la marchandise. « le système de la représentation est inhérent aux montages symboliques toujours déjà là » écriviez-vous ; « … toujours encore trop là » aurais-je dit. Le cyberespace est bien entendu un prolongement de l’espace, mais il est aussi le leurre d’un dédoublement du monde, ce que n’est pas le langage, sauf si ce dernier en enrégimenté en un « treillis de mots », selon une expression de Foucault désignant la folie rationnelle logicienne, « représentationnelle ». La guerre civile numérique est, selon moi, un dispositif de batteries de signes où s’affirment les positions dans leurs seules intentions : ceux qui la mènent sont les propriétaires capitalo-étatitique du cyberspace, comme vous le rappelez très justement. Elle n’est pas une guerre sociale numérisée, mais un traçage des intentions dans l’hypothèse policière, et fonctionnellement paranoïaque, selon laquelle ces dernières précéderaient systématiquement les actions. Cela dit on peut user autrement de cet espace, notamment en y creusant de la mémoire vécue, sans répandre son existence privée.

        Je n’ai pas vu l’émission d’Arte, peut-être regrettez-vous qu’elle ne parlât du cyber que comme sur-face spéculaire. Je n’envisage pas l’émancipation comme contradictoire aux pulsions desquelles il s’agirait de s’arracher, je laisse les saints à leur martyre (« c’est pourrir un peu », contrepéterie). « Le marquis de Sade à des yeux de fille » écrivait Debord, certainement après avoir lu Breton écrire « Le marquis de Sade (…) ses yeux de jeune fille ». S’agit-il des yeux qui voient ou de ceux qu’on re-garde ? La question reste suspendue, quand bien même on y mettrait les yeux de la mère ou du père. L’ego inaccompli, légumineux indiquez-vous, regarde, interdit, sa conscience demeure regardante, son acte n’advient jamais. Mais l’ego dépris, fort de son expérience tissée de frustrations et de bonheurs sait à peu près passer du regard au voir et faire advenir l’un et l’autre en agissant, sa conscience est active.

        La déprise n’est bien entendu jamais totale, mais c’est le chemin que prend l’émancipation, que j’appelle aussi « dépassement », mais j’évite ce mot sur ce blog de peur de passer des heures à susciter l’injonction de nombreux les commentateurs à renvoyer à la phéno-ménologie non husserlienne des Geist, beaucoup plus prosaïque, au sens de « commune », que le mot d’« Esprit » ne le signale en français.

      6. @schizosophie
        Je commence par la fin, et le Geist : pas germanophone mais sans doute hanté par le prénom de l’aubergiste, ça a produit le phénomène d’un Poltergeist ! Je viens de réaliser que votre « minuit quatorze » renvoyait au Woody pas encore vu. « La démocratie est à faire, pas affaire » est une jolie formule qui s’entend mieux écrite. En plus de la Baraka, il est avec nous, ça justifie pleinement le poids du signifiant et le casse tête des futurs parents à choisir un prénom. Il est vérifiable que c’est une identification (aux sens du prénom) qui porte à conséquences. Encore un assujettissement dont on se dé-chaîne comme des autres à condition de l’avoir repéré et de pouvoir ensuite un peu en jouer sans plus, plutôt qu’en être jouet, idem avec la déprise narcissique qui est autre chose que le souci de soi, ou encore le souci de déprise de soi. On n’en finit pas avec les métamorphoses de subjectivations, et la désubjectivation ne semble guère qu’être un point de passage ponctuel même s’il possède des effets qui perdurent.
        Tout ça se lie avec la représentation, lire P.J. sur un autre fil qui écrit « hors de moi » puis évoque les untermenschen, la scène de représentation fait jaser. L’air de rien, les différentes postures que chacun occupe au fil des jours, portent des noms différents et jouent de formes de représentations différentes. Si leur source tient plus de l’imaginaire ou du symbolique, ces représentations endossent ces deux registres en proportions variables. Cf. les positions éminemment symboliques d’un dsk et puis paf si j’ose dire, le registre de l’image s’en mêle et ça dégringole de la posture au poste, le poste officiel ne tient plus ensuite. J’ai vu ça dans le poste, et lu des post sur le sujet. Aussi « platonique, la représentation ? » je souscris au sens plat et pas tonique du terme. Les histoires illusoires de dédoublement du monde fonctionnent comme le jeu Mankind, c’est kif kif : pas de métalangage quelques soient les codes des programmeurs. Guerre des étoiles ou cyberguerre pour paraphraser Clausewitz, c’est poursuivre les luttes des classes sous d’autres formes, fut-elle présentée comme lutte des nations-états ou leurs associations. C’est pas du scalpel mais de la hache, mais il y a un moment ou je disais que l’acte suppose un oui ou un non qui prête à conséquences.
        Je finirais plus tard…

      7. @ Schizosophie, suite
        Mes regrets que vous supposez à propos du cyber comme sur-face spéculaire ? J’y lis possiblement une allusion au cyborg manifesto mais vous me direz…et je n’ai pas de regrets, ni n’avait eu de pensées à ce sujet. Vous avez les commentateurs de Sade à l’œil, l’œuvre résiste autant que d’autres, mais ne se rend pas parce ce que ce qu’elle touche provoque aussi des résistances plus que d’autres. J’ignore s’il existe des yeux de fille, au sens d’une pupille qui aurait des caractères sexuels secondaires pour dire comme Freud, ni ce que Debord nomme ainsi. Existe-t-il un regard de fille détaché de la fabrique d’une « fille » ? Ego garde un curieux statut en français, il s’impose de temps en temps là où d’autres synonymes passent moins bien. Il doit bien exister quelque part un texte sur ce phénomène. La conscience regardante ? Tant qu’elle est silencieuse on y met ce qu’on veut, un type a écrit un bouquin en clignant des yeux pour témoigner de sa conscience. Avant, c’était une hypothèse.

      8. @Rosebud1871
        « C’est pas du scalpel mais de la hache, mais il y a un moment où je disais que l’acte suppose un oui ou un non qui prête à conséquences. »

        Vous avez bien raison ! et je ne goûte pas du tout l’indécision. Cependant le oui ou le non suppose une alternative qu’on ne peut certes pas soupeser dans une délibération éternelle (il y a de longs développement d’Aristote à propos de la délibération) ; mais, dans la suspension du geste tranchant, une certaine conscience, même floue, de l’alternative réellement en question permet au coup de porter et de libérer un espace ou s’aventurer. Or le cellulaire (« t’es où là ? ») et le système d’ubiquité qu’il induit propose des faux fuyants en imposant le temps de réponse. Les points de vue réferendaires supposent un système de représentation où le répondant est censément représenté. Les décisions communes ne leur imposent pas leur rythme ou si rarement. Certes, elles s’organisent dans la peine.

        Sur les yeux de Sade, plein d’encre à faire couler bellement en lieu et place du sang. C’est aussi pour cela qu’il s’agit de dégager du temps possiblement oiseux, encore une condition pour agir.

    2. Pour la petite histoire; quelle es la seule monnaie au monde dont le taux de change est établi par rapport à un panier de devise DTS avec une marge de fluctuation de 25% ?
      Ding Ding Ding Ding…
      Vous l’donne Émile, un pays en guerre… avec l’OTAN… la France… la GB… l’Italie… les Zuesse… Bref un panier de pays? ben ouais, la Libye.

      1. n’est-ce pas en irak aussi où ils avaient songer aller voir ailleurs si la devise était moins verte?

    3. Loredana, vous semblez avoir très bien pigé le truc.

      Revenez nous mettre d’autres commentaires pertinents, à l’occas’.
      Et n’hésitez pas à critiquer les enfumés.
      Ca nous fera partager le boulot.
      Je recrute, actuellement.

  6. La guerre civile numérique pour moi ça ne veut rien dire
    c’est juste un titre ronflant, numérique c’est peut être pour faire plus jeune, plus moderne.

    Mr jorion n’est pas un homme nouveau.
    il ne peut pas être en dehors de ce qui se fait aujourd’hui.

    personne ne vient avec de nouvelles idées.

    1. «personne ne vient avec de nouvelles idées.»

      Les idées viennent d’où alors ?
      N’importe quoi.

      Votre commentaire ressemble à celui de quelqu’un qui fait l’autiste quand des idées ne vont pas dans le sens des siennes :

      «C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort. C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort. C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort. C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort. C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort. C’est moi qui ai raison, tous les autres ont tort.»

      Je sais bien que commenter est très simple sur l’Internet, mais il est bon pour tous de tourner sept fois ses doigts au dessus du clavier avant d’écrire 🙂

  7. Evelyn ‘Champagne’ King – Shame (1978) me semble être un très bon morceau musicale…On glisse vers un fond sonore plus soft velouté et rapide aussi…Comme de l’eau…Enfin toute une culture que j’admire avec ferveur et allégresse comme certainement beaucoup d’entre nous.
    http://www.youtube.com/watch?v=RxNqRFBqWzU

  8. Bonjour

    http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/il-ne-s-agit-pas-d-aider-les-grecs-30515
    Face à JM Sylvestre, cet insupportable dévot du Marché, l’économiste Marc de Scitivaux appelle un chat un chat…
    « Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant ! »

    Ah, zut, le lien a déjà été placé. Mais allez tous voir, ça vaut vraiment le coup.

    Au delà…
    Je me demande combien de temps à vivre il reste encore à nos « démocraties parlementaires » agonisantes et dévoyées…
    Qu’aurons-nous demain? une révolution démocratique, ou un coup d’Etat fasciste?

  9. L’indifférence : la pire des attitudes.

    C’est vrai, les raisons de s’indigner peuvent paraître aujourd’hui moins nettes ou le monde trop complexe. Qui commande, qui décide ? Il n’est pas toujours facile de distinguer entre tous les courants qui nous gouvernent. Nous n’avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements.
    C’est un vaste monde, dont nous sentons bien qu’il est interdépendant.
    Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n’en a existé. Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher.
    Je dis aux jeunes : cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l’indifférence, dire “je n’y peux rien, je me débrouille”.
    En vous comportant ainsi, vous perdez l’une des composantes essentielles qui fait l’humain. Une des composantes indispensables : la faculté d’indignation et l’engagement qui en est la conséquence. On peut déjà identifier deux grands nouveaux défis :
    1 : L’immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches et qui ne cesse de s’accroître. C’est une innovation des XXe et XXIe siècle. Les très pauvres dans le monde d’aujourd’hui gagnent à peine deux dollars par jour. On ne peut pas laisser cet écart se creuser encore. Ce constat seul doit susciter un engagement.
    2 : Les droits de l’homme et l’état de la planète. (…)

    Aux jeunes, je dis : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation – le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte.
    Cherchez et vous trouverez !

    Indignez-vous !
    Stéphane Hessel

    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    L’opportunisme chez mes compatriotes me dégoûte comme jamais.

  10. Au travers d’internet ainsi que d’autres réseaux rendus possibles par les technologies numériques on peut distinguer des gens qui à certains moments viennent prendre des données ou des informations et d’autre qui à certains moments aussi viennent apporter des données ou des informations . On parlera d’informations quand ces données sont organisées de telle manière à réduire l’incertitude des récepteurs réels ou potentiels.
    Les chercheurs de données peuvent être les mêmes individus que les créateurs de données mais à des moments différents.

    On pourra aussi distinguer selon que l’offre et la demande de données ou d’informations se fait à titre gratuit ou à titre marchand.

    Notons qu’au moins à ses débuts internet offrait un contenu venu de sources bénévoles, universitaires ou hackers passionnés d’informatique et de réseaux: nombre de logiciels et protocoles de communication ont été développés par des passionnés ravi de voir leur solution reconnue et retenue par un grand nombre d’internautes, ce sont eux qui ont les premier développé le concept d’open source. Ces pratiques échappent aux règles classiques des échanges marchands, au moins à leur début…

    Bon, je n’ai pas le temps de développer plus mes idées pour le moment.

    Juste un petit commentaire il y a une vingtaine d’années quand je participais à des études de marchés pour évaluer le potentiel économique d’internet, beaucoup d’entre nous se posaient la question suivante: « Oui les technologies vont permettre des transmissions et des stockages de donnée fabuleuses, mais d’où viendra le contenu? » Nous pensions bien entendu à des contenus classiques textes images son ou vidéo, mais nous n’imaginions pas à quel point une très grande partie du contenu viendrait des usagers eux-mêmes… Comme ^par exemple les participants à ce blog ou à divers forums s’adressant à des passionnés de domaines très divers, par exemple en dehors de l’économie et de la sociologie ou de lanthropologie, je suis un passionné de photo. A moins que vous ne le soyez aussi, vous n’imaginez pas la richesse des informations fournies par les autres internautes dans ce domaine mais aussi la beauté des contenus des diverses galeries photo des amateurs heureux de fair voir leurs oeuvres, c’est aussi du contenu.
    On trouve aussi des passionnés de cinéma ou de vidéos anciennes ou même de vieux bouquins qui ne sont plus publiés, et ces passionnés passent parfois des journées entières à numériser ces anciennes oeuvres et très souvent « pour la gloire »

    J’ai ainsi pu réaliser un rêve en tant qu’amateur de jazz, c’est à dire entendre et voir certains musiciens que je ne connaissais que par les livres d’histoire du jazz…Cela juste en tappant sur mon clavier le nom de musiciens célèbres en leur temps dont des passionnés ont retrouvé de vieux enregistrements voir des films argentiques pris lors de concerts dans les années 30, 40, 50 ou 60
    J’y ai retrouvé des musiciens enregistrés en 1928, ayant inspiré Django Reinhart et Stéphane Grapelli, ou des enregistrements de concerts exceptionnels tel que celui d’Ella Fitzgerald à Berlin en 1960… Pour faire ça il suffit de savoir que ça a existé et de tenter une recherche sur un des logiciels comme Google (option « rechercher une vidéo ») ou sur Youtube en mettant le nom du ou de la musicienne.
    Mais cela n’est possible que parce que des passionnés ont fait un travail de recherche documentaire en amont et un travail de numérisation des documents découverts puis un travail pour mettre en ligne ces documents numérisés…

    Dans la plus part des cas il s’agit de passionnés qui font ça gratuitement. On sort donc du schéma de l’économie de marché et une richesse culturelle est produite et mise à disposition de tous sans qu’il n’y ait pillage.

    Par ailleurs je suis aussi ravi de pouvoir retrouver certaines œuvres dans le domaine marchand d’internet…

    Bon… A plus tard pour d’autres élucubrations sur ce sujet du changement de modèle économique apporté par la technologie numérique et les réseaux.
    .
    Paul T.
    PS: je n’aurai pas accès à mon ordinateur jusqu’au 19 juin prochain…

  11. Oh oui indignons-nous mollement!

    Faisons tourner sept fois nos doigts au dessus de nos clavier pour déchaîner une guerre civile numérique!
    Mais alors numérique seulement!

    En face, ça rigole à s’en faire éclater la rate.
    Des femmes noires vocifèrent devant le tribunal pour pouvoir nettoyer la merde des blancs sans se faire agresser.

    Comme la troisième guerre servile paraît lointaine, à présent.

  12. On censure partout cette info : Les Etats unis sont en defaut de paiement. Reuters vient d’annoncer que les republicains font le forcing pour que le senat reconnaisse que les etats unis sont en defaut de paiement. Avant de censurer, verifiez !

    1. @ fedydurke

      La dépêche Reuters ne dit pas que les Etats-Unis sont en défaut de paiement. Relisez-là : http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE75712A20110608?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

      Elle ne dit pas non plus que les républicains font pression pour reconnaitre le défaut de paiement, mais qu’ils évoquent un défaut technique de paiement de la dette pour pousser les démocrates à adopter des politiques d’austérité plus poussées.

      Bref, si vous débarquez en clamant « les Etats-Unis sont en défaut de paiement on nous cache tout », vous faites simplement de la désinformation. Vous pouvez en revanche raisonnablement postuler que la dette américaine ne sera jamais complètement remboursée, ce qui est une opinion parfaitement valable.

      1. Julien.

        Tu « oublies » que cela est purement politique dans le sens où cette menace brandie est une arme à double tranchant…
        Je te laisse imaginer si, par mégarde, le taux des treasuries venait à monter…

        Mince, il vient de le faire hier… 🙂

        Les US sont déjà morts et enterrés depuis 2007.

      2. Vous pouvez en revanche raisonnablement postuler que la dette américaine ne sera jamais complètement remboursée, ce qui est une opinion parfaitement valable.

        Je « n’oublie » rien Yvan, il faut lire toutes les lignes du message.

      3. Julien. Tu oublies néanmoins que les US sont de gré ou de force encore la référence en ce monde.
        Imagines donc un défaut ne serait-ce « que » partiel…

  13. Quand a cette information elle m’a ete donnée par un conseiller financier de la poste et par zero hedge. Selon eux, c’est un mauvais signe.

    A compter du 1er août 2011, de nouveaux plafonds de retrait sont mis en place sur les distributeurs automatiques de billets (DAB) de La Banque Postale afin de sécuriser davantage vos retraits.

    Cette modification porte pour l’ensemble de la gamme de cartes de paiement * de La Banque Postale:

    – Si vous êtes titulaire de la Carte Visa Premier, vous pourrez retirer jusqu’à 1500€ maximum (au lieu de 3000€ jusqu’au 31/07/2011) sur 7 jours glissants

    – Si vous êtes titulaire de la Carte MasterCard, vous pourrez retirer jusqu’à 1000€ (Au lieu de 1500€ jusqu’au 31/07/2011) maximum sur 7 jours glissants.

    – Si vous êtes titulaire de la Carte Bleue Visa, vous pourrez retirer jusqu’à 1000€ (Au lieu de 1500€ jusqu’au 31/07/2011) maximum sur 7 jours glissants.

    – Si vous êtes titulaire de la Carte Réalys, vous pourrez retirer jusqu’à 800€ (Au lieu de 1000€ jusqu’au 31/07/2011)(3) maximum sur 7 jours glissants ».

    1. La source, c’est l’ami des anges, pas Zero Hedge qui ne fait que rapporter la rumeur de façon interrogative et ne fournit pas une « information »…

      Mon conseiller financier de la poste m’a dit le contraire 😉

      1. Cette information est tout à fait exacte.
        Elle figure sur la page de consultation de mon compte en ligne La Banque Postale, lorsque je l’ouvre , depuis deux ou trois jours.

    2. Dans une situation où de plus en plus de paiements sont faits en CB, et où la simple sécurité est un problème, ça me parait pas idiot de brider l’envie des gens de retirer du liquide.
      Ca gênerait plus les suisses ou les allemands de pas avoir de liquide, où les communautés asiatiques (J’allais dans le temps changer mes dollars ou sterling dans le 13e arrt à Paris, ils avaient toujours un taux sympa…) .
      pas signe de panique, demandez plutôt si les primes d’assurances n’ont pas monté sur les DAB et sur les convoyeurs comme Brinks.

      1. Tout à fait juste Timiota. Et franchement, qui a décemment besoin de sortir 4 500 € en liquide par mois au DAB … Excellente initiative de la Poste Bancale. Arrêtons le délire les p’tits déposants ! les obsédés du retrait, faut faire atterrir les attérés de la tirette attirante.

      2. @vigneron & timiota,

        De toutes façons, celui qui veut tirer des sommes (beaucoup) plus importantes (jusqu’à 100 000 Euros en une fois) ne va pas au DAB pour cela.
        Il en fait la demande à son conseiller, signe quelques papiers, et sous max 3 jours obtient le blé. Après il peut en faire ce qu’il veut, le mettre dans des pots de fleurs, le dépenser, circuler avec (il me semble qu’il y a un plafond max 100 000 Euros sous réserve de pouvoir justifier la provenance de la somme)…

        Il y a des gens qui pensent que leur argent est plus en sécurité comme ça que sur un compte en banque. C’est pas évident mais bon, si cet argent a été gagné légalement et dûment déclaré (ce qui est généralement le cas s’il est sorti d’un compte en banque), je ne vois pas le problème.

        C’est plutôt les centaines de milliards qui traînent dans des coffres intra et hors zone euro et qui n’a pas été déclaré (black, mafia, drogue, dessous de table, etc…) dont il faudrait essayer de s’occuper!
        Que pensez vous de ma petite idée?

      3. Bientôt plus de liquide. Des cartes bleues de rationnement.
        La faute à la « sécheresse »……..
        Début 2000 Visa Mastercard prévoyaient l’échéance du « tout numérique » pour 2011.

      4. @ Chris06,

        Bonjour,

        L’idée est intéressante dans son principe, mais cela revient à faire disparaître les sommes citées, la destruction des billets est illégale, dirait gainsbourg à la télé?

        Un « vrai serpent bizarre », mais pris par le « bon bout »?

        L’argent sale, officieux, correspond en language fiduciaire, au non-dits qui animent pour grande partie nos rationnels décisions et comportements, nos intérêts. « Bien » partagés..la classe!

        Quantité, et concentration des précités, sont révélateurs de leur contrepartie en réel, acceptation du pouvoir occulte, et de la pauvreté.

        Enfin, pour conclure, même un peu retravaillé, cela suppose que la structure Etat est la garante naturelle, légitime du bon fonctionnement général.

        Les faits, et c’est déplorable, permettent d’en douter.

        Proposition sur « proposition »:

        Au terme de « ton » opération, l’argent n’ayant pu montrer patte blanche et en circulation, doit être légalement proclamé illégal, pour chaque billet concerné, et déclaré réintégré en caisse de BCE pour les cas européen.

        Emission de monnaie nouvelle obligatoire en conséquence.

        Les « mafias » auraient tôt fait de cribler nos responsables de balles, alors ils préfèrent les billets.

        Cela vous semble-t-il valide?

  14. J’ai telephoné a mon conseiller financier qui m’a dit  » Ah vous etes au courant « . On saura plus tard. De toute façon, nous devriions etre fixé assez rapidement. Vous semblez dire que Mr Jovanovic trompe les pauvres gens comme moi. A qui se fier, alors ?

  15. « Ce qu’apporte notamment l’Internet c’est que tous les mécanismes du vieux monde ont été décortiqués et la plupart ont été mis à la poubelle. »

    Ce à quoi on pourrait vous rétorquer que d’autres idéologies de domination profitent d’Internet pour discréditer « le vieux monde » afin d’influer sur les consciences et les volontés. En effet, vous noterez que si l’Occident et le libéralisme qui va avec, prenons cet exemple, gagne encore souvent « la guerre du réel », son arrogance et son emprise vont en se liquéfiant dans les limbes du « virtuel » alors même que d’autres idéologies encore marginalisées trouvent leur boîte de résonance dans ce nouvel outil. On y décortique, pour reprendre votre terme, ce qui triomphe mais bien peu ce qui émerge. Montrer l’imposture et la manipulation du Monde dans lequel nous vivons ne garantit en rien la probité et la bienveillance de celui qui pourrait être amené à lui succéder. Celui qui montre n’a encore rien démontré de lui-même.
    La théorie du complot est tellement vivace sur le net, si séduisante à l’occasion, qu’on en oublie parfois qu’elle peut être orchestrée par une autre idéologie des plus nocives. Alors, bien sûr, vous me rétorquerez à votre tour que l’esprit critique dont vous croyez tout le monde pourvu devrait nous éviter cette écueil… C’est faire bien peu cas du passé.
    Internet est « une chance », une possibilité, mais qui contient déjà en lui tous les ingrédients du malheur, comme tous ceux d’une libération des esprits. L’avenir dira quel usage on en aura fait, du moins nous indiquera si l’esprit critique a triomphé des leurres dont la Toile abonde. Les propagandes et leurs marionnettistes sont à l’œuvre, à nous de les discerner et de les combattre le cas échéant – pour le meilleur.

    1. Petite faute : « CET écueil » ( je suis sorti précipitamment d’UNE ornière pour me heurter à cet écueil 😉 Voilà ce qui arrive quand on change de mot à la dernière seconde.

  16. /////////d’un renversement radical, non pas simplement des autorités et des pouvoirs mais avant tout, des idées, des méthodes, du rapport de l’homme à une nouvelle conception de l’ordre des choses,//////////

    Un bouleversement structurel est en cours ….et nous ne sommes pas adapté a la nouvelle structure:
    -L’ancienne structure originelle , celle qui nous a formatée etait basée sur des groupes restreints ou la connaissance des autres et donc l’affect etait un intrant majeur .
    -L’éclatement de cette structure parcellisée , fractale , pour des raisons de « gain de productivité » nous a obligé a isoler l’individu .POur former des mégas groupes .
    – Mais l’individu SEUL n’existe pas (cf enfants sauvages)
    -Il cherche donc , ds le méga groupe a reformer des groupes restreint …par affinité (holligans , 4×4, motards …) Et les outils modernes lui offre cette possibilité .
    -Nous sommes donc passé d’une unité de lieu et de temps a une unité d’interet .
    – Est ce positif ou négatif ?
    -L’unité de lieu nous confrontait a l’agressivité « basique » de voisinage avec l’ « autre « , nous forçait a la fois a l’intolérance et a la tolérance de cette intolérance par sa diversié et sa fréquence ……on ne peut faire un bras d’honneur tous les matins a un voisin sous prétexte qu’il a un 4×4!
    – Le regroupement par affiité ou aboutit le communautarisme moderne ne peut qu’exacerber des agressivités , cette fois ci boostées par l’éffet du nombre .. Les hierarchisations nécessaires a l’échelle locale ne fonctionnent plus …..
    Notre problème reste structurel , ..et ce …dans TOUS les domaines .

    1. Le débat de plus de 300 commentaires sur « pour ou contre les clowns chez les clones » vient de nous le prouver…… Les sous-six ne sont pas missibles dans les rires des Cévennes. 🙂

    1. Bien longtemps que je n’avais pas entendu cette chanson… Très belle.
      Merci Jérôme 😉

    2. « (…) Si un jour l’ennemi te devance,
      qu’il y en ait sept qui s’avancent.
      Un qui est juste en permission,
      un qui remplit bien sa mission,
      un qui enseigne le monde sans ménager,
      un que dans l’eau on jette pour nager,
      un qui est le germe des bois,
      un pour qui ses aïeux guerroient,
      la ruse, la feinte ne suffisent point,-
      à toi d’être le septième ! (…)
       »

      ( Le septième, Attila Jozsef. Traduction du hongrois par Gabor Kardos )

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