52 réflexions sur « 2d ZERMATT SUMMIT, HUMANIZING GLOBALIZATION, du 16 au 18 juin 2011 »

  1. Très intéressant.

    Savez vous si cela sera enregistré et disponible en ligne?

    Zermatt pourrait elle être cet anti-Davos dont nous avons tant besoin?

  2. Que penser de ce commentaire dans « Courrier International » ?
    Tenez nous au courant des bruits de couloir. 🙂
    « L’une des craintes exprimées par rapport à la réunion de Bilderberg de cette année concernait précisément la possible mise en place d’un consensus en vue de la censure de l’internet. Et que penser du Sommet présenté avec l’intitulé « Humanizing globalization » et la thématique affichée « Servant leaders », qui doit avoir lieu à Zermatt dans quelques jours avec la participation du fondateur de Wikipédia Jimmy Wales ? »
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/06/12/bilderberg-zermatt-wikipedia.html

    1. 1/ C’est un commentaire d’un blog hébergé sur le site de Courrier International, et pas un commentaire de la rédaction.

      2/ Contrairement à Bilderberg qui se complait dans une mise en scène ridicule qui fait fantasmer les amateurs de complot, le Zermatt Summit ne se cache pas, le programme et les intervenants sont connus, les conclusions publiques, etc. Est-ce que la participation de Jimmy Wales signifie que l’on veut censurer Internet ? Est-ce que la participation de Sean Connery dans James Bond était un grand complot pour instaurer le port du kilt ? Qu’il existe des menaces sur les usages d’Internet, c’est évident. Mais ce n’est pas au Zermatt Summit que se prendraient ce genre de décisions ! 😉

      1. Est-ce que la participation de Sean Connery dans James Bond était un grand complot pour instaurer le port du kilt ?

        Si c’est le cas, on l’a échappé belle.

    2. @Pierre

      Laisse pisser avec le Bide d’Herr Bébert, c’est un piège à con. Des rendez-vous mondains sans aucune signification. Pas de congrégation occulte mondialisée, pas de grands marionettistes coalisés, du vent.
      C’est un peu comme imaginer que la conduite d’une commune se décidait pendant les réunions ou les repas annuels du rotary, du lion’s ou de la
      loge maçonnique locale… Pas besoin de ce fatras pour faire tourner le bin’s de travers.

      Au Zermatt Summit de l’an dernier y’avait déjà des invités bien graves. Que le fondateur libertarien de Wikipédia en soit cette année n’a rien de bien surprenant. Juste un contradicteur intéressant de plus pour Paul.

      1. @Vigneron
        Quand je vous proposait la place de « baron » de Jorion je ne croyais pas si bien dire. 🙁
        Je vous laisse à vos agitations « mondaines » et à ses équivoques salons de l' »entre-soi »..
        La censure sur ce blog est devenue inacceptable.On ne trouve à m’y opposer que le silence et le mépris.
        Le courage intellectuel n’est plus au rendez-vous. La malhonnêteté et la dissimulation si.
        Vous êtes cernés mon bon « Honey Pot ».
        Vive la mondialisation Aborigène!!!
        Pauvre Jivaro des horizons !!!
        Triste clown des « antagonismes désamorcés ».
        Désolé, mais Lordon est selon moi définitivement dans le jeu, au même ttre qu’un Sapir ou qu’un Todd. Je ne me tromperait pas de combat.
        PS : JA, si tu censures, fait suivre mes réponses à Vigneron. MERCI.
        Toujours pas lu l’histoire « mondaine » des 200 familles et de la banque de France ?

      2. Tous ceux qui refusent de voir les ententes pour ce qu’elles sont ne veulent changer que les détails d’un monde qui les a séduits et qui les tient.

      3. @Mare l’au Diable

        Et celui qui voit pas l’entente crapuleuse ente le banquier et le futur propriétaire de baraque écolo-passive à la pension de retraite spectaculairement débordante, le tout pour embaucher à l’œil du petit personnel larbin, se défiscaliser tranquilloumimilou et en toute bonne conscience, situ et ultralucide comme de bien entendu, j’en pense quoi ?

        @Pierre

        Fais comme tu veux. Je me suis intéressé trés très très largement assez aux thèses pour le coup ultra jivaresques d’une Lacroix-Riz pour la partie le plus « scientifique » des théories complotistes pour me sentir autorisé à en penser et en dire qu’elles ne sont pas seulement simplificatrices, incomplètes, fainéantes, accessoires, divertissantes, matière à infecter les diverticules et culs-de-sac intestinaux, ou décoratives mais authentiquement falsificatrices et dangereuses, toxiques, addictives.
        Je peux donc comprendre qu’on s’y arrête un instant, pas qu’on y prenne racine. Arrache toi de là, Pierre. Tes fruits seront stériles, apyrènes comme du Corynthe, et toxiques. Les théories apyrènes, Pierre.

  3. Je ne vois de Roubini ce coup-ci, serait-ce qu’il y a une « ligne éditoriale » à ce type de sommet (hormis l’annonce figurant dans le titre) qui pré-suppose une ligne de condutie, de laquelle un Roubini se serait éloigné? (c’est une question) Euh , Roubini est passé à Davos aussi.
    Sans remettre du tout en cause la bonne volonté des participants divers, n’y a t’il pas un degré d’urgence qui suppose d’autres moyens que ce type de rassemblement ou plutôt, que les faits risquent de rendre vite obsolète? (vous me direz que l’un n’empêche pas l’autre).
    J’essaierai de lire les conclusions. Je n’ai pas trouvé celles de 2010, ou un communiqué assez vide, et en tout cas, le premier sommet semble bien loin de s’approcher d’une possible démondialisation (cf validation de la définition par F. Lordon).

  4. Est-il possible d’humaniser la mondialisation ou bien sont ce 2 antonymes, ou bien la question sert-elle à ne pas parler d’autre chose ?

    1. En tout cas vaudra toujours mieux essayer d’humaniser la globalisation que renationaliser l’humanisation, ne vous en déplaise. Parce que pour cette derniére tentative, on connait fort bien les « formidables » résultats (au sens étymologique, « qui provoque la peur, la terreur, l’effroi »…).

      1. Humaniser et Globalisation sont des oxymores ! La lucidité ne nuit pas . Et, la méthode Coué n’a jamais servi à rien .

        Au fur et à mesure de l’accablement qui nous saisit face à tout ce qui s’est fait dans notre dos, avec, certes, la complicité des zélites européennes, et Bil Machin-Chose-qui n’existait pas ( complot) mais qui existe quand-même depuis la fin de la 2°GM [ découverte récente pour 99% de la population ] : s’ils n’existent pas, pourquoi se réunissent-ils : réunion de zombies ? =) en tout cas, cela semble coûter trés cher en moyens sécuritaires pour des zombies ! les zombies ne sont plus ce qu’ils zétaient ! tout se perd !, il est naturel, normal, intelligent, utile, lucide de faire évoluer son point de vue ! Ne pas le faire est preuve d’une décision univoque prise par l’oligarchie se cooptant , à laquelle vous semblez tendrement uni !, mais c’est votre droit le plus strict …par contre, traiter les autres, ceux qui n’ont pas de tendres liens avec l’oligarchie, de façon peu cordiale, ne me semble pas correct ( je parle, ici, non de moi-qui-ne-suis-rien, mais qui suis quand-même, car égalitaire, mais des intellectuels qui se trifouillent les méninges : c’est leur boulot de faire cela ! c’est ce qui leur est demandé : démêler le smilblick…et non se soumettre à la Loi du plus fort, à l’étouffoir qui nous saisit ! Vos allusions au sujet de Sapir et de Lordon sont malhonnêtes intellectuellement ! un coup des jésuites, sans doute !
        Certains cherchent et doutent ! vous, vous avez trouvé, dans votre berceau ! un génie, on vous dit !
        Rappel : par ‘intuition, puis débats contradictoires , 54 % de la population française a rejeté la constitution Giscard, qui est repassée par la fenêtre en traité de Lisbonne (malheureuse ville) par un forçage du sous-vers-rien-aux-ordres : nous voyons chaque jour le résultat : désolé(e)s sommes-nous de ne pas tous être saisis du syndrome de Stokholm !
        On nous a déjà fait le coup en 2005 =) pas d’amalgames, svp, entre nationalistes version FN ( et,ou UMP ), et personnes qui sont ouvertes à l’autre, qui ont « bourlingué, vu, appris, aimé …mais qui sont prises d’un refus de ce monde dejanté conçu pour les plus riches, et laissant les autres à terre. Il n’y aura pas de changement vers plus de justice, avec les mêmes qui tiennent les manettes depuis trop longtemps .
        Vigneron, vous êtes un homme intelligent , mais vous n’avez pas la science infuse ; il n’y a pas de vérité révélée ; seul le doute fait avancer .

      2. Globaliser le mensonge, pour éviter de l’humaniser.
        Ou l’humaniser en évitant la déraison d’état et son culte à l’ombre du secret ?
        Combien pour apprécier à leurs justes mesures votre caractère et ses circonvolutions verbeuses Vigneron ?
        Français, anglais, espéranto, louchébem ?
        L’humain, c’est la langue.
        Et les pudeurs de ses mains.
        Tu ne tueras pas……..
        La mémoire radicale, ses odeurs et ses amours de bêtes.

      3. @M

        Et c’est vous M qui qui allez me donner des leçons de scepticisme ? Feriez mieux d’aller faire la leçon à Lordon, ce dont bien sûr vous êtes fichtrement infoutue puisque j’imagine que vous signeriez des quatre mains sa réponse, sans plus désormais ancune ambiguïté ni aucun doute sur la démondialisation, qu’il vient de faire aux dirigeants altermondialistes d’Attac.
        http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation

        Désolé, mais Lordon est selon moi définitivement hors-jeu, au même ttre qu’un Sapir ou qu’un Todd. Je comprends mieux l’extrème prudence avec laquelle Jorion accueillait les thèses de ces soi-disant penseurs hétérodoxes.
        Les lignes se démarcation se tendent. Le discours économique théorique ou idéologique anti-libéral, anti-financiarisation ou anti-dérégulation mondialisée n’est plus le débat. Juste se demander maintenant avec qui l’on est prêt à mener le combat politique et pour quel projet.
        Je me range résolument dans le camp d’en face. Celui de Husson ou de Pilhon. Lordon reste un virtuose dans son expertise du capitalisme, tant par son analyse critique que par son style synthétique. Politiquement c’est, au mieux, un irresponsable. Son aveu final où il souhaite la fondation d’une Europe latine excluant l’Allemagne, la GB et toute l’Europe du Nord – dans laquelle bien sûr la souveraineté nationale française trouverait à se « revivifier » et à s’étendre dans un espace élargi sans concurrence anglo-saxonne – est juste pitoyable, inconséquent, éliminatoire.
        Vous comprendrez trop tard votre aveuglement. Mais rassurez vous, vous ne serez pas toute seule. 80 à 90% des citoyens français seront avec vous. Pour le meilleur et pour le pire ? Non, pour le pire, évidemment. Je vous les laisse. Et je vous laisse avec les BA & Co…

      4. Vigneron

        Ma conviction est que le problème ne se pose pas non plus dans les termes globalisation versus souveraineté nationale. Le monde, c’est à dire l’humanité, est par définition un ensemble d’individus locaux, en chair et en os, même si avec l’Internet les esprits trouvent d’une certaine façon une nouvelle agora, virtuelle et globalisée, ce qui modifie la donne et participe de l’humanisation de la globalisation que vous évoquez.

        Il me semble difficile d’humaniser la globalisation si l’aspiration au plus d’humanité n’est par portée par des communautés politiques souveraines qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement la nation. IL existe bien entendu d’autres échelons. Réciproquement le local ne peut demeurer viable que s’il s’inscrit dans l’espace globalisé via des règles qui valent pour l’humanité entière qui posent les bornes en deça desquelles il n’y a guère d’humanité possible sur les plan éthique, moral et politique.

        Il me semble que les agora rassemblant des indignés dans quelques pays d’Europe illustrent parfaitement l’émergence de cette double et indissociable nécessité qu’il y a de recouvrir une souveraineté confisquée par la finance et ses relais juridiques et politiques et de s’inscrire à l’horizon d’une humanité avec laquelle on a désormais une communauté de destin parce que les défis qui se posent à elle nous concernent tous.

      5. « L’inter-nationale » sera le genre humain…….
        « Formidable » succès mondial de la chanson Française…….
        « New World Order » incontournable…….
        « Formidable » chaos du « Death -Métal Bushien »……
        Entre le rouge et le blanc Vigneron porte sans élégance sa couronne d’épines et ses roses fanées.

    2. Pendant que d’autres essaient de mondialiser l’humanisme…et que certains ne veulent pas même envisager les formidables (étymologiquement : non susceptibles d’effrayer) résultats qu’on peut en attendre.

      1. @Fab

        Formidfab : Etymologiquement, Fab hautement effrayante, terrible quoi – et pourtant très soporifique dentelière.

      2. Vigneron.
        Juste pour le fun, j’ai eu un collègue qui s’est auto-surnommé Fab Lebon. Un crack, d’ailleurs, ce gars.
        Notes, l’autre Fab n’a pas trop compris…

        Sinon, tu as tort sur toute la ligne, car tu devrais être au courant de l’existence d’une crise mondiale qui résulte d’une mondialisation de la permissivité légale pour les castes supérieures alors que les castes inférieures peuvent crever. Mais en silence, bien sûr.

      3. vigneron,

        Ça vous écorcherait les grappes d’admettre que vous vous êtes trompé ? Et de répondre sur le fond plutôt que de balancer des attaques pour votre seul plaisir !

        « Soporifique dentelière » : à lire vos sempiternelles attaques sur les formes, c’est sûr qu’il y a grand risque d’endormissement cérébral !

    3. Vigneron: votre charge contre Lordon est excessive.

      La « dynamiques » des idées depuis 1929 est celle d’un balancier
      doué d’une très grande inertie.
      Les faits suivent avec retard et sans doute distorsion les idées.
      Le système actuel doit passer par une phase de déconsidération
      et de désaffectation pour que le terrain devienne réceptif.
      ( Les faits bruts ne sont pas suffisants pour convaincre.
      La suite n’est pas écrite, elle est seulement souhaitée même
      si elle reste nébuleuse.)
      Lordon joue le rôle d’un démolisseur préalable avec un talent rare.

      Ses quelques suggestions vont aussi dans le bon sens, en particulier
      l’établissement d’un taux de rendement usuraire.
      Comme vous l’avez brillamment montré, le classe moyenne en puissance
      d’ épargne doit revenir à une perception plus juste de ce qu’est un placement.
      Elle doit en assumer les risques sans faire appel à des « garanties » d’ Etat
      exorbitantes, donc sans transformer la finance en casino à gains minima fermes.
      Si le chose n’est pas globalement possible – elle ne l’est pas-
      il faut que cette classe moyenne se réconcilie avec un Etat social redistributeur.
      Dans tout cela, Lordon aide.

    1. Zauriez préféré les lances à incendie ou les hélico de l’armèe ? Ou des pétales de roses p’têt ?

      1. La discussion… faut pas oublier que ce pays a connu 3 ans de guerre civile de 46 à 49. Victoire des forces anti communistes, Yalta etc.

        De même qu’en Syrie il se passent des crimes d’Etat, en Grèce il est inadmissible de recevoir le peuple avec des gaz et autres. Le gaz n’est pas un argument.

      2. @ Vigneron,

        Bonjour,

        Qu’ils essaient les ondes soniques ou les drones et c’en est fini du respect des cravates!

      3. J´ai bien un camarade qui s´est fait une spécialité de leur offrir des fleurs pendant les face à face tendus… Bon OK, ils les prennent jamais, mais c´est l´intention qui compte dit-on…

  5. Avant de couper dans les salaires de fonctionnaires il faudrait se demander si c’est légitime, et toutes ces politiques d’austérités si elles touchent des gens qui perçoivent « trop », ou indument. Sinon ce n’est pas légitime. On ne peut pas décréter l’austérité, en faisant payer n’importe qui ! Et sinon il n’est pas possible d’appliquer ces politiques et il faut trouver autre chose ! Moi aussi j’ai bien envie de faire payer mon voisin, je sais pas, les gens là qui passent seulement je n’ai pas le droit.

    Si l’austérité c’est le racket il faut trouver autre chose !

    De toute façon en décrétant l’austérité en Grèce, on prend des points de croissance à l’Allemagne, puisqu’elle exporte à 60% en Europe.

    1. Lisztfr, votre voyage en Grèce ?
      Ce que vous avez pu voir sur place modifie-t-il quelque chose dans l’idée que vous vous faisiez préalablement de la situation dans ce pays ?

      1. J’ai l’intuition que la crise grecque est aussi une crise de l’industrie du tourisme, et reflète donc la dégradation générale de l’état économique en Europe… moins de touristes, prix très bas des chambres, nombreuses places vides dans l’avion…..

        Sinon, je n’ai jamais tenu les grecs pour responsables de quoique ce soit, d’ailleurs ce n’est qu’un pays parmi les autres PIIGS et ailleurs cela ne va pas mieux ! Le discours sur l’irresponsabilité grecque, oublie l’irresponsabilité portugaise, Irlandaise, espagnole, etc.

        J’ai rencontré une jeune femme très active et impliquée dans le mouvement place Syntagme, et finalement c’est Athènes qui se mobilise, ailleurs c’est moins net. Ce qui est étonnant c’est partout le même rejet des élites politiques, le discours des athéniens pourrait être le nôtre, celui des allemands, italiens, etc; On se comprend très bien, ce qu’Elias appelait la similarité des structures mentales en Europe au plan de l’évolution historique, eh bien ici vous la voyez pour une fois, identité des opinions concernant les élites, syntagme du refus : Voilà la vraie convergence des mentalités européennes, au delà de tout ce qu’avais prévu Elias !

        C’est plutôt par contraste, en revenant en Belgique que j’ai l’impression de revenir chez les inconscients.

      2. 3,5 euros l’ expesso dans un hotel a Mykonos (voyage professionnel)
        Les repas a l hotel hors de prix, pas de carafe d eau sur les tables…
        Peuple vraiment très gentil et accueillant, mais tourisme vraiment trop cher de mon point de vue.

  6. Comme votre néerlandais est parfait, Paul, je vous suggère d’essayer d’échanger avec Marilou Van Golstein Brouwers, Triodos Bank. Je trouve personnellement qu’on ne parle pas assez de la finance alternative sur le blog et Triodos est quand même un « maître achat » en la matière…

    1. Je ne sais pas si je décode juste, mais Triodos, en grec, cela veut dire « la 3eme voie », ou au moins « 3 routes », non ? (tri odos)
      C’est un peu comme des mots connus (diodes et triodes de l’électronique), car on a anthropomorphise les chemins de l’électricité en appelant les électrodes an-odes et cath-odes, (chemin des an(ions) et chemin des cat(ions)… encore un peu redondant, peut mieux faire…)

  7. Une interview de 2010 au journal genevois L’extension de Christophe Wasserman, le fondateur du « petit Davos » de Zermatt.
    Il parle du sommet, de de Soto, de la boite dont il hérita (tain Castolin, c’est ma marque de baguettes de soudure !) et du rapt dont il s’est miraculeusement extirpé…

    «Changer les cœurs et les esprits des dirigeants économiques»

    S ous la houlette de l’héritier du groupe Castolin, 200 chefs d’entreprises, politiciens et humanistes se sont réunis du 3 au 5 juin pour le 1er Zermatt Summit.

    Pourquoi ce nouveau forum économique au pied du Cervin?
    La crise mondiale que nous avons traversée est une crise systémique qui concerne la société tout entière. Elle est révélatrice du profond dysfonctionnement de tout un système. Le modèle actuel de développement économique génère de plus en plus de richesses, mais à quel prix? Le système assure la croissance, mais il pollue, exclut, favorise la domination et l’injustice sociale. Il faut explorer de nouvelles pistes et non simplement imposer de nouvelles règles ou des refinancements massifs. On entre dans une nouvelle ère. De nouveaux modèles sont en train de se créer. Ils passent par un nouveau mode de fonctionnement des entreprises. Il faut toucher les cœurs et les esprits des décideurs et les encourager à développer un modèle de leadership responsable. Nous visons les dirigeants de PME mais aussi de grands groupes qui ont la responsabilité sociétale et environnementale et qui tiennent les leviers pour changer la culture d’entreprise.

    Pour les réunir, quels réseaux avez-vous activé?

    La Zermatt Summit Foundation est une jeune fondation, même si l’initiateur Ecophilos, basé à Fribourg, existe depuis 2003. Elle réunit un groupe d’entrepreneurs et de banquiers ainsi qu’un prêtre valaisan, le Père Nicolas Buttet. Elle a pour but de remettre l’économie au service de l’Homme. Nous avons voulu apporter notre pierre à l’édifice. C’est un effort à fournir sur la durée. Le sommet de Zermatt doit être le premier d’une longue série. Nous pouvons compter sur des personnalités internationales, comme le professeur Nicolas Michel, qui a été responsable des affaires juridiques du Secrétaire général des Nations Unies et qui enseigne le droit international à Genève, l’archiduc Rudolf d’Autriche et de Habsbourg-Lorraine, le conseiller aux Etats valaisan Jean-René Fournier et l’Américain Theodore Roosevelt Malloch, CEO du groupe Roosevelt et descendant de la famille de l’ancien président américain; il a enseigné aux Universités de Cambridge, Oxford et Yale et il est l’auteur de nombreux ouvrages d’économie. Le secrétaire général est le Français Antonin Pujos, ancien banquier et président de l’Institut français des administrateurs (IFA). Parmi nos partenaires, il faut ajouter le réseau Global Responsability and Leadership Initiative, qui regroupe des entreprises et des écoles de commerce avec un million d’employés et 300’000 étudiants. Nous pouvons par ailleurs compter sur un comité consultatif avec le professeur Palazzo de l’Université de Lausanne (HEC), le professeur Jean Staune de l’Université de Paris et mon épouse, la pianiste Elizabeth Sombart. Les artistes sont aussi porteurs de valeurs et de messages universels pour reconstruire la société.

    Y songiez-vous depuis longtemps?
    Depuis plusieurs années. Mais aujourd’hui, l’actualité nous donne raison. Nous allons vers une période où de plus en plus de chocs risquent de se produire dans l’économie mondiale et qui sont le reflet d’un mal plus profond. Même si nous sommes encore financés par du mécénat, c’est maintenant qu’il faut se lancer.

    Avec la présence d’un prêtre, le sommet a-t-il aussi un côté religieux?
    Plutôt un côté spirituel. Si nous avons invité des personnalités de l’Eglise, on pourra s’ouvrir à d’autres religions.

    Votre engagement se fonde sur votre vécu personnel à la tête de Castolin, qui a été un fleuron de l’économie romande…
    Cédé en 1999, Castolin continue son existence. La marque poursuit son développement. Malheureusement le centre Castolin de St-Sulpice, proche de l’EPFL, a été déplacé en Allemagne, passant de plusieurs centaines de collaborateurs à une soixantaine. La famille Wasserman s’est repliée sur une autre entreprise familiale, également spécialisée dans le domaine de la soudure et de la métallurgie: Messer, à Francfort. La production a été déplacée en Irlande. J’étais le seul membre de la famille à vouloir rester à St-Sulpice. Cela n’a pas été une décision facile de vendre le fruit du labeur de deux ou trois générations. La crise des années 90 et l’arrivée d’autres technologies avaient entraîné une concurrence accrue sur les produits traditionnels de soudure et de brasage.

    Le forum est lié à Zermatt. Avec l’appui de la station?
    Le président de la commune nous a accordé son appui. La station n’est pas facile à joindre, mais une fois arrivés, les hôtes sont captifs! Les gens doivent se déconnecter de leurs soucis quotidiens. Par rapport au Forum de Davos, nous sommes plutôt complémentaires. Ce sommet de Zermatt est beaucoup plus petit avec quelque 200 à 300 personnes et non 3’000 ou 4’000. Nous n’avons pas de chefs d’Etats, pas de limousines et de gardes du corps. Davos est un meeting économique où l’on rassemble des hommes politiques et des chefs d’entreprises dans l’idée de créer des affaires, même s’il est entré dans une nouvelle phase où il cherche aussi à donner du sens. Nous avons essayé d’effectuer l’inverse: partir de cette recherche de sens pour rassembler les acteurs des diverses parties prenantes de la société. En invitant par exemple des gens peu connus mais engagés, tel le fondateur de l’Université de Lima, Hernando de Soto. Cet économiste péruvien, auteur du best-seller «Les mystères du capital», démontre que le capital ne peut se cristalliser dans des pays où l’économie est essentiellement parallèle, faute de titres de propriété pour les habitations et faute d’existence officielle pour les entreprises qui ne peuvent les régulariser. L’approche de Soto consiste à montrer que l’Occident a malheureusement réussi à faire sur le plan financier ce que les pays du tiers-monde font malgré eux sur le plan économique: créer une situation totalement illisible. Nous devons arriver à une nouvelle façon de travailler entre des forces en opposition mais qui arrivent à s’entendre sur de nouveaux modes de fonctionnement, avec l’Homme au cœur de leurs préoccupations.

    «Il faut savoir pardonner à ses ravisseurs»

    L’enlèvement auquel vous avez échappé en 1991 n’est pas étranger à votre orientation vers les valeurs éthiques?
    J’ai reçu un coup sur la tête lors de ce rapt qui s’est heureusement bien terminé (réd: deux ravisseurs cagoulés l’ont enlevé à son domicile pour le conduire à Thonon, en attendant le versement d’une rançon de 20 millions). Après avoir attaqué le conducteur, j’ai pu sauter par la fenêtre de la voiture en marche. Cela s’est passé en un éclair et j’aurais pu me tuer. Traumatisé, j’ai mis des années à m’en remettre, mais cela a été le point de départ d’une nouvelle vie et de ma nouvelle foi. J’ai accompli un gros travail psychologique pour positiver cette angoisse. Par la suite, j’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires et j’ai mis de l’ordre dans ma vie privée. C’était une expérience difficile qui m’a aidé à évoluer. Sans elle, je ne serais pas le même.

    Un jour vous avez même rencontré votre ravisseur Daniel Bloch…
    L’un de mes ravisseurs a été en cavale de nombreuses années et il a été condamné par contumace. Finalement, celui qui a écrit un livre-témoignage sur la «bande à Fasel» a été rattrapé. Lors de la rencontre qui s’est passée de façon inattendue dans les toilettes du tribunal, celui qui a toujours nié son geste m’a dit: vous êtes un chic type, celui qui vous a enlevé n’aurait pas dû faire ça! C’était sa façon de dire: je regrette. J’ai trouvé ce geste assez sympathique. Il faut savoir pardonner, sinon vous restez aigri et cela vous travaille toute votre vie.

    1. Le modèle actuel de développement économique génère de plus en plus de richesses, mais à quel prix?

      Je me demande s’il a bien compris le caca dans lequel on est, lui. Il en est à réfléchir sur le développement durable et à parler des inconvénients de la croissance alors que tout le système s’effondre comme un château de cartes. Il est vrai que de Suisse, le point de vue est sans doute plus joli.

  8.  » Humaniser la mondialisation ? »
    C’est comme humaniser la torture, descendre en haut et tout
    ce genre de choses…

    Wikipédia dit  » une clarté sombre et blafarde », mais c’est de la poésie.
    On a pu dire de l’action de Charles Martel, à Poitiers : « Occis Maure ! »;
    mais c’est de l’ Histoire , et reconstruite ou rêvée. Poésie nationale.
    Comme la Marseillaise qui salue la gloire des sillons plein de sang…

     » Humaniser la mondialisation ? »,
    un fait impossible et un rêve mortel.

  9. Gaffe, gaffe, beaucoup de radioactivité résiduelle de Tchernobyl sur le Cervin…
    Juste bon pour le crabe.

  10. Message pour Paul Jorion:

    Bonsoir Paul,

    Ce blog existe depuis déjà plusieurs années et on y discute sans cesse depuis autant de temps sans vraiment donner de solution.
    Le monde réèl lui continue sur sa lancée attendant le moment où il percutera le mur.

    Mais finalement en une page ou en un article, c’est quoi la solution pour éviter le mur ?
    C’est quoi le système idéal qui ferait que l’économie ne connaitrait plus de cycle et tournerait comme une horloge jusqu’à la fin des temps ?
    C’est quoi cette recette qui ferait que tout le monde ne pourrait qu’y adhèrer et adopter cette nouvelle politique partout dans le monde ?

    Merci d’avance pour votre réponse !

    LPWS.

    1. LPWS

      L’économie ne tourne pas comme une horloge, c’est en substance la principale thèse défendue sur ce blog.
      C’est la vision orthodoxe de l’économie qui veut qu’elle soit considérée comme une simple mécanique qui n’aurait rien d’humain. Il n’y a donc pas de solution miracle ! Rien sur cette Terre n’est éternel, il s’agit simplement de rendre la vie vivable et désirable pour une humanité aujourd’hui en butte à des impasses. En préambule à tout changement il faut commencer par abandonner les fausses vérités qui justifient l’existence du régime capitaliste actuel.
      Et ce n’est déjà pas une mince affaire, même si les idées font leur chemin.

      Il n’y a pas de recette, mais une mesure phare — l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, préconisation que vous devriez connaître si vous êtes effectivement un lecteur régulier du blog. Cette mesure chirurgicale vise à ôter du système sa partie la plus nuisible, de sorte que serait grandement facilitée une transition vers un autre type de régime économique, encore à inventer, à construire, même si ici ou là des bribes de solutions existent déjà qui ne demandent qu’à composer.

    2. @LPWS:
      /////Mais finalement en une page ou en un article, c’est quoi la solution pour éviter le mur ?//////

      Le système etant un système dynamique a forte inertie, il ne peut y avoir de solution globale (puisque c’est la globalisation le moteur de cette dynamique).
      Il ne peut y avoir que des solutions individuelles …….qui seraient de se positionner au plus près de la situation ou les individus atterriront apres l’effondrement sociétal .
      C’est faire des choix sur des conjectures incertaines , mais on peut faire des choix sur une de »fouchettes » de modèles . ………Tout en ayant encore un pied ds le système …
      S’écarter des villes et avoir cheminée et qqs ares de terre , par ex , et apprendre a causer aux poules ….
      De plus , en choisissant ce modèle qui peut paraitre egoiste , et en etant plusieurs , voire nombreux , mais surtout en restant isolé ….nous pou_vons offrir une solution de secour a une dépletion , si elle n’est pas rop sévère .

    3. Pas d’horloge jusqu’à la fin des temps, pas plus que pour le remonter.
      Le cancer, qui domine désormais la planète, c’est l’accaparement et concentration des richesses,
      par l’exploitation des hommes et de la planète.
      Toute mesure qui extirperait une tumeur, paradis fiscal, spéculation, etc
      laisserait les métastases gangréner le reste.
      La seule solution, c’est la socialisation des grands moyens de production,
      condition de l’exercice de la démocratie, début véritable de la politique.
      Décider ce que l’on produit, comment le produire, comment le répartir.
      Les points de vue sont différents là dessus ?
      La fin du capitalisme, autrement dit la démocratie ne mettra pas fin aux débats et conflits ?
      C’est évident, heureusement.
      Une révolution ?
      Oui, de civilisation.
      Mais il faut se donner le moyens d’affronter le capital et ses Etats.

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