FLASH SPÉCIAL Crise de la dette publique US – Proposition adoptée

La proposition de compromis sur le relèvement du plafond de la dette publique aux Etats-Unis a été adoptée au Congrès par 269 voix contre 161. 95 démocrates et 44 républicains ont voté Non. Nous digérons les informations tombées au cours de la nuit (pour nous) avant de vous revenir plus longuement.

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69 réflexions sur « FLASH SPÉCIAL Crise de la dette publique US – Proposition adoptée »

  1. Accord ou pas , çà ne change rien aux faits , 1000 Md$ de dette sous Reagan , 14000 Md$ actuels.
    Pourquoi , non justifié.
    Il faudra bien revenir à une saine situation et du temps 10 fois plus long pour réduire que augmenter.
    Le travail commence seulement.

  2. Dommage…
    Les peuples vont encore souffrir pour rien…
    Ce n’est pas avec Obama-Bernanke qu’on arrivera à faire quoi que ce soit!
    De toute façon on continue à aller droit dans le mur.
    A l’Ouest, rien de nouveau…Les banksters ont encore gagner la partie…
    Alors Clint? Viens nous débarrasser de ces voleurs avec ton six coups!

  3. «Pour éviter le chaos, un accord terrible», titre ainsi le New York Times. Pour le quotidien new-yorkais, le seul atout de cet accord, c’est «d’éviter un défaut catastrophique». Pour le reste, c’est «une capitulation totale aux pressions des plus extrémistes des républicains» qui «endommagera les programmes pour la classe moyenne et les pauvres, et entravera la reprise économique». Le quotidien déplore aussi l’attitude de Barack Obama qui «aurait pu être plus ferme dans les tractations avec les républicains, en utilisant ses pouvoirs constitutionnels pour ignorer le plafond de la dette (…). Mais cet épisode prouve l’efficacité du chantage. Les personnes raisonnables doivent céder face à celles qui sont prêtes à mettre en péril l’intérêt national».

    Hé oui, Obama-Bernanke des vendus. La campagne d’Obama a été financée par les mega banques, alors….
    Incontestablement Obama est un homme dangereux. dans sa faiblesse et son néant politique face à la Crise..
    En plus les bourses chutent! Les marchés plus à gauche?

  4. Au terme de la journée du 1er août 2011, il apparait que le personnel politique US est largement irresponsable, que le compromis boiteux trouvé ne résout rien, que l’économie états-unienne va plutôt mal.
    Réaction des marchés: le dollar monte de près de 2% par rapport à l’Euro, les bourses US perdent quelques dixième de % mais les bourses européennes plongent de plus de 2%. Vous parvenez à expliquer cela vous?
    Sauf à imaginer que si les choses se mettent à aller mal, les “marchés”, fiction statistique, se regrouperaient autour du maître, autour du centre de l’empire capitaliste et s’éloigneraient des périphéries… Les marchés apatrides n’auraient donc vraiment plus rien à voir avec l’économie réelle…

  5. Mis à part le plafond de la dette qui ne pouvait qu’être relevé, les mesures d’économie qui tentent de mener à un budget équilibré (pas encore à une réduction de la dette) sont elles déflationnistes ou inflationnistes.
    Cela risque d’avoir un impact mondial vu que le dollar est toujours la monnaie de réserve.
    Si les USA arrivent à avoir un budget équilibré et donc ne plus émettre de dette mais continue à avoir une balance commerciale déficitaire nécessaire au statut de monnaie de réserve ou vont s’investir les dollars qui reviennent des pays en excédent ?
    Jusqu’à maintenant ils étaient épongés par les T-bond (a faible taux sans risque) mais là que fait un pays qui à un excédent ? Va t’il se tourner vers la dette d’autre pays auquel cas la pression sur les taux obligataire devrait en effet se relâcher. Mais les dollars seraient alors transformés e Euro ou autre monnaie ce qui dévaluerait le dollar.
    D’autre part les dollars qui ne reviennent plus aux USA via les T-bonds ne vont plus se dépenser aux USA et donc cela va diminuer le PIB américain donc l’emploi mettant une pression sur les salaires empêchant l’inflation. Les américains doivent ils s’attendre à une augmentation des prix suite à l’affaiblissement du dollar et à la pression sur les salaires diminuant leur pouvoir d’achat ? Ou la baisse des dollars va elle rendre les USA plus compétitifs et relancer l’industrie ?
    La question est ou vont s’écouler les dollars qui n’iront plus dans les T-bonds ?
    On peut aussi penser que c’est un non-problème vu que ces derniers temps les T-bonds se retrouvaient surtout sur le bilan de la FED.

  6. Les Etats-Unis me font penser à une personne en train de se noyer. Avec la crise de subprime, ils ont pris un premier bouillon avant de remonter péniblement à la surface pour reprendre un peu d’air. Avec la crise de la dette, ils viennent de boire une nouvelle fois la tasse et l’accord sur la dette leurs permet de s’oxygéner une nouvelle fois. Combien de fois les Etats-Unis vont-ils pouvoir remonter ? Combien de tasses vont-ils pouvoir boire avant de sombrer ? Suspens ! La suite au prochain numéro… Ce prochain numéro sera-t-il le dernier ?

  7. Ouch …
    A vu de nez, le Parti Démocrate est comme coupé en deux : 95 contre sur 193.
    Et plus de deux fois plus de démocrates que de républicains parmi les contre.
    Quant au Tea PArty, on voit à peu près son véritable poids au sein du Parti Républicain : 44 sur 242.
    Les républicains ont donc su réaliser une véritable discipline de parti pour faire voter ‘leur’ texte.
    A l’inverse, ceux qui ont des soucis à se faire, c’est bien Obama et le Parti Démocrate : il n’existe plus actuellement de base suffisamment large pour définir et conduire une politique commune. Une vrai césure.

    Maintenant, on va voir la position des agences de notation.

  8. Marrant les déceptions vis à vis d’Obama, un peu les mêmes que après élection sarko (sans doute réélu l’an prochain) et si le Monde est dans cet état c’est donc bien parce que les gens ne réfléchissent plus trop en ce moment

    Parce qu’un type élu avec le soutien de Goldman Sachs devait faire une politique de gauche ? Que je rigole bien en ce moment !

    1. C’est bien pire,
      le projet c’est de mettre un “super-congrès”en place constitué de 6 démos et de 6 réps,tout ça pour faire des coupes drastiques dans le budget fédéral sans consulter les élus du congrès.
      Même si le super congrès s’oppose aux coupes,elles auront lieu de toute façon.
      Obama est en train de s’octroyer les pleins pouvoirs avec l’aide de ses sponsors de Wall-Street et de la City.
      C’est totalement anticonstitutionnel,c’est un coup d’état fasciste,voilà le vrai visage d’Obama!

    2. @ Robin 2 août 2011 à 10:14 et à tous ceux que ça intéresse
      Je partage tout à fait votre avis.

      si le Monde est dans cet état, c’est donc bien parce que les gens ne réfléchissent plus trop en ce moment

      C’est bien là qu’est le problème. Depuis l’après guerre les gens de la masse, les peuples, même les intellectuels, et les élites politiques ne réfléchissent en général plus assez, bien que l’on ait consacré des efforts considérables à améliorer le niveau d’éducation. On les a dotés d’immenses savoirs qui les ont probablement détournés de l’essentiel, la réflexion.

      Il me semble qu’antérieurement l’ensemble des contraintes économiques et des pressions culturelles diffusées et non spécifiquement enseignées, préparait mieux les individus à la prise en compte des exigences de l’existence humaine. Même si ça n’était que confusément ressenti, un très grand nombre d’individus était en mesure de répondre aux questions de base concernant la vie.

      Quel est son sens ? De quoi est-elle faite ? A quoi tient-elle ?

      Parmi ces 3 questions essentielles à laquelle il faut amener l’ensemble des humains à réfléchir, il me semble impératif de s’intéresser de toute urgence à la troisième. C’est en effet la plus critique et c’est probablement ce qu’on peut faire comprendre le plus facilement au plus grand nombre de personnes, toutes concernées puisque chacune est partie prenante dans la survie de l’humanité.

      Ce, sur quoi on devrait se mettre à peu près tous d’accord, c’est que la vie est une sorte de machine à progresser sur l’échelle du temps, sur l’axe du temps, sur la route du temps. Elle est chargée de véhiculer des gènes depuis sa naissance jusqu’à la mort en y incorporant des compléments qu’apporte le vécu. En cours de route, la vie passe le relais, par procréation, à un ou plusieurs porteurs. Ainsi démarre un nouveau cycle de vie en perpétuant la marche des gènes vers le futur. Sans entrer plus à fond dans des considérations, philosophiques et/ou religieuses, cette description sommaire peut suffire à donner un sens à la vie.

      En s’interrogeant un peu plus, il n’est pas insensé de voir la vie comme un véhicule qui, pour mener à bien son transport de gènes, pour avancer sur la route du temps, a besoin d’énergie motrice. Pour l’espèce humaine, comme pour tout organisme vivant il est nécessaire de l’alimenter, le nourrir, lui permettre de refaire le plein de temps en temps afin de poursuivre le chemin. Cette énergie qui permet de vaincre des résistances à l’avancement, est purement physique et matérielle. Elle est nécessaire, essentielle même, mais insuffisante pour ce qui est de l’espèce humaine.

      Certes, comme à tous les autres êtres vivants, la vie a donné aux êtres humains des réflexes, des instincts, assez similaires à ceux des animaux qui, sans nécessité d’y réfléchir, suffisent à faire se mouvoir leurs véhicules de transport de gènes sur la route du temps. Il suffit de faire demain ce qui se faisait hier comme depuis toujours. Mais pour nous humains qui avons conquis notre statut particulier en nous développant considérablement, il nous faut faire beaucoup plus pour poursuivre l’œuvre de perpétuation. Il nous faut entre autre veiller à rester en mesure de recharger en énergie notre véhicule de transport de gènes.

      Nous en sommes là. Le stock d’énergies facilement disponibles dans lequel notre civilisation industrielle puise abondamment depuis deux siècles baisse à vue d’œil. Il semble même que nous risquons de ne pas en avoir gardé suffisamment pour disposer des moyens et du temps pour nous convertir à d’autres sources alors que l’alerte sur notre jauge à carburant clignote depuis 40 ans et vient de passer au rouge.

      En y réfléchissant, on peut imaginer dresser une liste de dispositions qui semblent s’imposer. Mais la tâche est tellement délicate qu’il serait sage de s’y mettre à plusieurs pour lancer et valider des idées. Votre intervention m’amène à penser que vous pourriez apporter des réflexions intéressantes sur ce sujet. Personnellement je serais prêt à y travailler et j’imagine que sur le blog beaucoup d’autres pourraient y collaborer à condition bien sûr que Paul Jorion et son équipe y soient favorables.

      Qui approuve cette idée ? Qui est prêt à apporter son concours ?

  9. Bonjour,

    J’ai essayé de regarder dans différents media, si on utilisait l’appellation Bretton Wood,

    Rien, Nada.

    je suis désolée

    1. @edith,

      savez vous combien il y a de millionnaires aux Etats Unis?
      7 274 000

      alors 150 qui veulent payer plus d’impôts et 7 273 850 qui se la ferment , on peut pas vraiment dire qu’Obama est en « désaccord avec les nantis »…

      Mais c’est bien, le nouvelobs fait son titre avec les 150 et oublie juste de parler des 7 273 850…résultat, celui qui consulte le nouvelobs pense que les nantis américains veulent payer plus d’impôts!

      Ah! ça fait plaisir de savoir qu’il y a au moins 0,002% des nantis américains qui veulent payer plus d’impôts.

  10. Il me souvient des “applaudissements” à l’élection d’OBAMA, seuls les pisse-froid comme moi soulignait qu’il n’était que l’élu de wallstreet, que ce n’était qu’un leurre…
    malheureusement aujourd’hui il est derrière l’extrème-droite étasunienne !!
    Au peuple de se mobiliser et de lutter !!..pas seulement aux USA…les menaces de guerre étendues sont réelles

    1. Billet invité

      Non, il y avait aussi un certain Paul Jorion qui avait osé appeler Obama “Bush numéro 3“, lorsque les doutes initiaux s’étaient vus confirmés.

      1. Comparer Bush avec Obama est excessif

        Bush était un crétin et n’avait pas de tenue, tout ça Obama l’a (et pour moi ça compte….au moins je supporte voire j’apprécie de l’écouter ce que je ne pouvais faire avec l’autre neuneu)

        Après c’est pas les politiques qui dirigent et ça, ça ne change pas

        Mais tant que les citoyens resteront des veaux comme disait De Gaulle eh bien pourquoi les politiques évolueraient : on a que les politiques qu’on mérite !!!

      2. “Bush était un crétin et n’avait pas de tenue, tout ça Obama l’a (et pour moi ça compte…”

        C’est vrai, sur le Titanic coulant la tenue était très importante…

      3. Pablo ça fait 30 ans qu’on est sur le Titanic alors faut pas se croire plus intelligent à pouvoir prédire quand il coulera (éventuellement) de même que ceux qui crient “on coule” depuis 2008 tout ça parce qu’on a pas assez crié avant

        Et je maintiens que je préfère fréquenter un Obama qu’un crétin comme Bush – mais on a les amis qu’on mérite hein 🙂

        Après la politique est peu différente chez l’un ou l’autre sauf que Bush n’aurait pas fait la réforme de santé ni essayé de faire payer un peu les riches comme en ce moment : ce distinguo il faut le faire car à dire que tout est pareil tout est noir (sans mauvais jeu de mots) on aboutit effectivement à la médiocrité totale

    2. Je suis une très modeste citoyenne et le grand bazar lors de l’élection d’Obama m’avait bien fait rire. Pour moi c’était, et c’est toujours, une marionnette placée là pour faire plaisir au peuple, au monde entier. Voyez donc un noir élu comme président aux Etat Unis, du jamais vu. A trop vouloir attirer nos regard vers ce qui fait du bruit je me posais la question à l’époque de savoir ce qui était derrière d’inavouable. Je ne sais pas qui tire les ficelles de toute cette vaste escroquerie mondiale mais ces gens sont de dangereux et machiavéliques individus.
      Je suis convaincue depuis quelques années que pour un peu plus de claivoyance et de reflexion il faut bannir les médias classiques. Ma découverte du blog de Mr JORION est le résultat de questionnements et d’une quête éperdue d’informations vraies. Je poste rarement mais vous lis chaque jour, je reconnais ne pas tout comprendre, que la lecture me semble parfois très ardue, mais tant pis je m’accroche. Je n’ai pas fait “d’études”, juste un petit CAP.
      Merci à Messieurs Jorion, Leclerc, Sarton de Jonchay et les autres nombreux qui interviennent ici.

    3. La question est de savoir si un président des Etats-Unis peut désormais être élu sans Wall Street. Comme la réponse est apparemment non, c’est que soit les américains le veulent ainsi, soit le sytème électoral est à réformer.
      Et chez nous? Dans tous les cas, le bipartisme peut-il mener à autre chose? Le chef de l’Etat comme individu sera-t-il un jour un archaïsme, ou les schèmes mentaux des électeurs sont-ils encore des archaïsmes?

  11. Issue prévisible, cet accord n’a rien d’étonnant; certains ont joué à se faire peur et d’autres les ont cru. 2 remarques au passage:

    Je lis ce blog depuis peu de temps et il me semble qu’articles et commentaires oublient de manière très fréquente que les Hommes semblent avoir retenu certaines leçons du passé, et des crises précédentes. Globalement, j’ai l’impression que les crises du capitalisme sont de mieux en mieux maitrisés au fil du temps. La déflagration financière de 2008 assez comparable par son ampleur à celle de 1929, n’a (pour l’instant) pas eu les mêmes conséquences qu’à l’époque. Pourtant aujourd’hui les marchés financiers sont autrement plus imbriqués et les économies plus interdépendantes. On est loin d’être sorti d’affaire certes, mais on est loin de la situation économique et politique qui régnait en 1932 !

    Ce constat m’amène à ma 2ème remarque qui est une prédiction (la prédiction c’est un peu la spécialité sur ce blog!). Amha, il n’y aura ni grand soir, ni crise aigüe nécessitant des réponses draconiennes et immédiates, ni quelconque refondation. Mais plutôt une lente (et fastidieuse) évolution, faits de petits ajustements souvent imperceptibles parce que technique que ce soit dans la dégradation puis dans le rétablissement d’un équilibre de notre modèle de développement.
    Les gens qui façonnent notre modèle politique et économique ne savent toujours pas éviter les crises, par contre ils ont appris du passé à atténuer et à lisser dans le temps les effets de ces chocs.

    1. Je lis ce blog depuis peu de temps et il me semble qu’articles et commentaires oublient de manière très fréquente que les Hommes semblent avoir retenu certaines leçons du passé, et des crises précédentes. Globalement, j’ai l’impression que les crises du capitalisme sont de mieux en mieux maitrisés au fil du temps.

      Lehman Brothers en 2008, ça vous a semblé “mieux maitrisé” ? La crise obligataire en Europe qui dure depuis plus d’1 an, “mieux maitrisée” ? Les QE aux États-Unis, les atermoiements des compromis qui ne sont que des capitulades en rase campagne du camp progressiste, “mieux maitrisés” ?

      Les Hommes n’ont strictement rien appris.

      1. Je vous concède que Lehman Brothers fût une erreur grossière (type 1929). Pour le reste, une comparaison des situations en 1932 et en 2011 tant aux US qu’en Europe montre que vous avez tort. Plus ça va et moins les crises financières ont d’impact négatif sur la vie quotidienne de la majorité des gens. Et relisez ce que je dis: les crises sont moins aigües mais elles durent plus longtemps…

      2. Lehman Brothers en 2008, ça vous a semblé « mieux maitrisé » ? La crise obligataire en Europe qui dure depuis plus d’1 an, « mieux maitrisée » ? Les QE aux États-Unis, les atermoiements des compromis qui ne sont que des capitulades en rase campagne du camp progressiste, « mieux maitrisés » ?

        Non, rien de cela n’est maîtrisé.
        Mais ce qu’ils maîtrisent assez bien, pour le moment du moins, il faut le reconnaître, c’est l’art de la procrastination … kick the can down the road before it explodes, comme on dit en anglais.

        Les Hommes n’ont strictement rien appris.

        Ils pensent avoir appris ce qu’il fallait ne pas faire.
        Mais entre “penser avoir appris ce qu’il fallait ne pas faire” et “avoir appris ce qu’il faut faire”, il y a de la marge comme dirait l’autre.

      3. Faut pas focaliser sur Lehman, pour le reste ils ont assez bien géré et la preuve le DAX a repris 100 % en 2 ans !!!

        Evidemment le CAC 40 c’est un autre problème vu les médiocres qu’on a au pouvoir en France

        Ensuite on sait qu’ils ont transféré la dette des sociétés sur les Etats (enfin ils ont continué à faire ça, car c’est le cas depuis Pompidou…), mais rien ne permet d’AFFIRMER que ça va craquer, perso je n’ai pas de boule de cristal et ceux qui affirment feraient bien de faire attention à ne pas passer pour des des rigolos car l’économie est faite de cycles et ce qui compte n’est pas de dire si on va descendre mais QUAND

        1. Il n’y a pas de cycles dans l’économie : il n’y a que des crises, dont on se sort plus ou moins bien, et jamais de la même manière. Et puis il y a des crises dont ne se sort pas du tout, si ce n’est en passant à autre chose.

      4. @Paul Jorion
        Et Kondratieff ne trouve t-il pas un peu grâce à vos yeux?
        Toutes les conditions semblent réunies pour parler d’une phase B dont nous atteindrions aujourd’hui le bout.
        Cela collerait très bien avec vos propos, non?

      5. @ Paul Jorion:

        Les crises sont inhérentes au système et elles ont parfois du bon dans le sens où elles viennent corriger des situations anormales. La crise obligataire qui secoue l’Europe en est un excellent exemple puisqu’elle vient sanctionner une situation antérieure anormale: les spreads grecs anormalement bas dans la décennie précédente.

        S’il n’y a pas de cycles, il y a quand même une alternance bulle/crise. D’ailleurs je soupçonne que cette alternance permet au final d’avoir une croissance plus importante que si celle-ci avait été linéaire (pas de bulles et pas de crises).

      6. Madoff aussi pensait maîtriser sa machine. Mais quand on met la poussière sous le tapis, ça finit par faire une bosse.

      7. @sylvain

        les crises sont inhérentes au système dans le sens qu’elles sont régulièrement provoquées par des gros acteurs afin de s’enrichir un peu plus.

        vu qu’on ne peut avoir de croissance éternelle et qu’on ne peut pas tout le temps faire la guerre, il faut bien trouver un moyen de tout raser pour tout reconstruire, sans que ça se voit trop.

        d’où les crises du capital… par exemple : une grosse banque d’affaire fait des montages financiers tordus pour prétendument aider des dirigeants d’entreprises ou de pays, plus ou moins corrompus, plus ou moins stupides et plutôt moins que plus, honnêtes, à se tirer de situations inextricables dans lesquelles ils se sont foutus soit en cotant leur société en bourse, soit en faisant des promesses électorales intenables

        puis, cette banque, une fois que la situation se tend et qu’elle a bien refourgué ses montages pourris à ses concurrentes, se fait hara kiri (à la yoshimitsu), entrainant tout le monde dans la chute.

        étant la seule à être au courant de la manip, elle récupère très vite, plus vite que ses concurrentes qui ont fait n’importe quoi pdt la chute et qui se retrouvent désormais très vulnérables et elle peut les acheter pour une bouchée de pain (et les liquider).

        2 ans plus tard, la banque kamikaze a récupéré et fait des profits monstres et se prépare à d’autres coups fourrés (comme un short de 10 milliards USD sur l’argent en 10 min)…

      8. Pas de cycles et que des crises ?

        Euh pas d’accord du tout, dans le Monde il y a des cycles pour TOUT, à commencer par la nature dont nous sommes issus. Cependant on peut certes concevoir ces cycles comme elliptiques, puisqu’on avance tout de même avec (depuis la nuit des temps!)

        Menfin parler uniquement de crise dénote un esprit assez noir (on serait parfois en période de “non crise” donc!), et je n’aime pas ça, pas plus que j’apprécie les termes “croissance négative” de Lagarde (qui disait en Octobre 2008 la crise est derrière nous on le rappellera jamais assez hihi)

      9. @ aurel

        Votre exemple sur “les gros acteurs qui provoquent les crises” ne suffisent pas à démontrer pourquoi les bulles éclatent. Les milliards brassés par les grosses banques ne représentent rien par rapport aux sommes échangées chaque jour en bourse. “Les marchés” c’est aussi vous et moi qui y participons via les bancassureurs (votre assurance-vie, votre PEL ou le PEE de la boite); même les cotisations de notre retraite par répartition font un petit tour sur “les marchés” avant de finir dans la poche des retraités c’est dire ! Ce que vous sous-estimez par contre, c’est le comportement des acteurs: tout le monde pense que son voisin en sait plus que lui (asymétrie d’information) et donc tout le monde surveille tout le monde et fait à la moindre occasion son mouton de panurge (“You can’t Beat the Market”); c’est l’une des causes principales des bulles spéculatives et de leur éclatement.

        vu qu’on ne peut avoir de croissance éternelle

        Mais qu’est ce qui vous permet de dire ça ? Vous raisonnez sur la base des connaissances actuelles; comme ces gens au début du 19è siècle qui prédisait qu’on finirait dans le noir parce qu’il n’y a pas assez de baleines pour produire de l’huile. Manque de bol pour eux, on a inventé la lampe à pétrole et on a trouvé une utilité à celui-ci.
        La croissance existe parce qu’à un moment donné, des types ont eu des idées et ont produit des innovations pour utiliser des ressources qui n’étaient pas considérées comme telles auparavant: désolé de souligner cette évidence mais sous Louis XIV le pétrole n’était pas une ressource. Je ne sais pas si à l’avenir les Hommes continueront à avoir de nouvelles idées, mais tant que ce sera le cas il y aura de la croissance économique…

      10. @sylvain

        bah golman sachs, c’est 50% des transactions à wall street (si je me souviens bien, j’arrive plus à retrouver l’article)… c’est déjà pas mal non ?

        siouplé, passez mon lien…
        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-grande-machine-a-59168

        et sinon comme je vous dis, dernièrement GS a passé un short de 10 milliards de dollars sur l’argent papier (25% de la production mondiale) en 1 minute. Dans le but de faire baisser les cours. Est ce que ça a marché, mystère, les cours sont remontés aussitôt, mais qu’est ce que cette manip cache ?

        de tous temps, les guerres ont été préparées à l’avance et elles découlent toujours de processus politiques mais avant tout économiques. la phase du massacre des civils n’étant que le paroxysme d’enfumage d’un système conçu pour remplir les poches des metteurs en scène de la crise.

        les guerres financières n’échappent pas à la règle.

        il serait temps de se pencher aussi sur le rôle de la FTC qui a depuis toujours dicté la politique américaine et qui baigne dans toutes les sales combines.

      11. ah je vous conseille de lire l’analyse du tableau guernica de picasso. le monsieur avait parfaitement compris l’essence de la guerre :

        une pièce de théâtre dont, nous, civils et citoyens, sommes les acteurs malencontreux.

        maintenant, il faut deviner qui sont les spectateurs, assis dans l’ombre.

      12. @ Aurel:

        bah golman sachs, c’est 50% des transactions à wall street (si je me souviens bien, j’arrive plus à retrouver l’article)… c’est déjà pas mal non ?

        Ah oui je veux bien la source, parce que ça c’est une belle ânerie. Déjà le terme “Wall Street” ne veut rien dire, vous parlez de quoi là ? du New York Stock Exchange ? du Nasdaq? Pour vous donner une petite idée de l’ampleur de l’ânerie, prenons le Forex c’est à peu près 4000 milliards de dollars d’échanges quotidiens. J’ai bien dit quotidien. Avec ses 10 milliards de dollars Goldman Sachs ne représente rien et se focaliser sur cette banque est dangereux: la disparition de GS ne mettra fin ni aux bulles spéculatives ni aux crashs boursiers. Vous vous battez contre des moulins à vent…

      13. @aurel

        GS ? Pipi de chat. Blackrock pèse 3 600 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 000 milliards de fonds de pension new-yorkais ou californiens, plus du gros pognon de multinationales, de banques centrales étrangères, de fonds souverains comme celui d’Abou Dhab, etc.
        Quant ils ont des soucis, les Geithner ou Bernie, soit tout l’temps, c’est pas Blankfein qu’ils appellent au secours, c’est ce bon Larry Fink, ses 3 600 milliards et son Aladdin, son système informatique “magic” d’évaluation des risques avec son une armée d’ingénieurs, de mathématiciens et de physiciens capables de vous prévoir quand les oeufs vont monter en neige et les soufflés retomber, et surtout qui savent faire en sorte que ça se produise à tous les coups comme prévu… tout en incorporant toute les saloperies qu’on veut dans la tambouille.
        Magic Finkie, le magicien dose.

    2. Bonjour,

      Je ne sais pas où vous vivez mais certainement pas sur la même planète que moi.
      Si, si vous savez la petite planète située dans la frange extérieure de la galaxie, celle qui ressemble dorénavant à une boite de Pétri contenant quelque 7 milliards d’individus et dont les ressources et matières premières (non renouvelables) s’amenuisent comme peau de chagrin.
      Votre deuxième remarque aurait pu être valable il y a un siècle quand l’énergie facile coulait à flot,
      que la population mondiale n’excédait pas plus d’un milliard d’habitant et ou un soupçon d’humanité existait encore.
      Quant à ceux qui façonnent le modèle politique et économique, soyez sûr qu’il se contrefiche de votre cas, du mien et de 95 % de la population terrestre..
      Libre à vous bien entendu de croire et suivre les gourous qui vous sont proposés via la multitude de médias et la boite à lobotomie (autrement appelée TV).

      Cordialement.

      1. Aïe je l’avais pas vu celle-là. Les théories pseudo malthusienne c’est un peu dépassé non ?

        Voir ma réponse à aurel le 3 août 2011 à 10:23: il y a 200 ans le pétrole n’était pas une “ressource” c’était une boue noirâtre qui polluait les champs des paysans !

        C’est la tragique erreur des “décroissants”: le futur ne se lit pas en prolongeant des courbes de production ou de consommation ! Et se dire convaincu qu’on sait ce qu’il se passera dans 50 ans est un argument assez faible…

    3. Ah, c’est touchant tant d’optimisme…
      Il n’y aura p’têt pas de “grand soir” – du moins pas tout de suite ! – mais des crises, ça oui… Déjà, celle qui est inévitable, c’est la crise énergétique avec la fin programmée du pétrole. Celle-là va faire plutôt bobo… Celle des dettes publiques aussi devrait faire bobo – ce que je ne pensais pas au début pour être honnête.
      “j’ai l’impression que les crises du capitalisme sont de mieux en mieux maitrisés au fil du temps.”
      Ca n’est qu’une impression. D’ailleurs les marchés action ne sont pas dupes : depuis le crash de la “bulle internet”, le marché devient de moins en moins attractif. En 2008, avant la crise des subprimes, les bénefs des sociétés étaient bien supérieurs à ceux de 2000 – et les marchés ne sont pas allés plus haut. En 2010 les bénefs étaient eux-mêmes équivalents voire supérieur à ceux de 2008, et les marchés sont bien loin de leur niveau de 2008 (avant la crise évidemment).

    4. Ne vous attendez pas à recevoir ici le soutien des auteurs ou lecteurs: ils attendent tous la “fin du capitalisme”, et espèrent sa chute comme les curés espèrent l’intervention divine en solution de tous les problèmes.

      En prenant beaucoup de recul, on s’aperçoit que depuis 1929 les choses ont beaucoup changé. Non pas que les Hommes aient appris quoi que ce soit, ou soient devenus “meilleurs”. Disons simplement:
      – que les moyens de production et d’exploitation des ressources se sont drastiquement accrus
      – que les moyens d’échange se sont drastiquement développés
      – que la technologie a fait d’énormes bonds en avant.
      – que les moyens de communication ont rendu les peuples et les Etats beaucoup plus “connectés” les uns avec les autres.

      Avec la mondialisation, les pays sont devenus de plus en plus dépendants les uns envers les autres. Relations producteurs/consommateurs notamment.

      Il y a beaucoup d’atermoiements à propos de la “crise financière” ces temps ci. Mais cette crise ne signifie pas la “fin du monde” ou la “fin du capitalisme”. Elle est plus probablement le symptôme d’une correction: la correction économique entre pays développés consommateurs (et endettés), et pays émergents exportateurs.
      Au pire des cas, tout se réglera par des ajustements monétaires: dévaluation de l’euro, fin du dollar “monnaie de réserve” et dévaluation du dollar… inflation, baisse des importations. Un peu de repli sur soi, juste assez espérons le pour taxer les “riches citoyens et entreprises”.

      Mais tout le monde a intérêt à continuer à continuer à commercer avec les autres pays. Les uns pour éviter un chômage massif faute de client, les autres pour éviter une baisse trop brutale du niveau de vie. Alors non, un 1929 “bis” est fort peu probable, l’économie et les inter-dépendances entre pays sont beaucoup trop développées.

  12. Bon, ben, c’est pas encore pour ce coup-ci. Mais ça viendra.
    Rome ne s’est pas défaite en un jour…
    De toute façon, je ne suis pas pressé de voir l’économie monde officiellement centrée sur Shanghai.
    Ce qui m’ennuie le plus, à court terme, c’est que les agences de notation, pour conserver un peu de crédibilité alors qu’elles ne dégradent pas des US en phase pré terminale, vont devoir se venger sur l’Europe, ses nations, ses régions, etc…

  13. Nous venons d’assister en direct à la déchéance des États-Unis en tant que première puissance mondiale.

    Une nouvelle période commence, mais attention, le temps de changement des suprématies n’est pas le même que le temps des médias, de la politique, de l’économie ou du blog.

    La chute de l’empire romain ne s’est pas fait en un jour 😉
    La nature ayant horreur du vide le dit “empire” a été remplacé par d’autre choses,

    1. en direct

      le direct risque de durer encore un certain temps, et un temps incertain.
      Ne coupez pas l’émission!

  14. “Les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans atteignaient mardi matin de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro […] les rendements à 10 ans de l’Espagne étaient à 6,326% et ceux de l’Italie à 6,165% […] Ce “spread”, qui mesure la prime de risque entre l’Allemagne et les autres pays, s’établissait à 393 points de base pour l’Espagne, et à 374 points de base pour l’Italie. […] Même le taux de l’OAT française montait un peu à 3,174%, creusant le spread avec l’Allemagne à 74 points de base, un record.”

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=6d938db4d60da3ca18d2c12ddc8bc175

    1. Ai pu suivre ce débat.
      Les 4 experts en finance et économie affichaient la confiance tout en souhaitant préparer l’opinion a des lendemains difficiles, inéluctables. Au final, vous allez payer les pots casses, vous le devez parce que vous le vallez bien, sinon … Tina. Sinon ça va être terrible!
      confiance donc dans les solutions qui se dessinent. seule inquiétude pour l’europe, le décrochement de l’Italie.

    2. Au moins c’est un peu mieux que les dix minutes de publicité pour Justin Timberlake et son navet que nous a régalé le journal de 20h de la télévision française financée par les deniers publics!

      Crise de la dette US : 1 minute au journal de 20h de la 2
      Publicité Timberlake: 10 minutes au même journal de 20h de la 2

      c’est un scan dale (à dire avec l’accent marchaisien)

    1. la Chine

      Industrialisation d’un Pays :
      Me souviens d’une discussion avec un monsieur chinois, il y a qq temps : ” vous comprenez, disait-il, nous devons accélérer et faire en Chine en 30 ans ( déjà bien avancées, de mon point de vue) ce que vous avez fait en France en 100 ans. ” – sous-entendu, quelqu’en soit le prix pour les populations. (enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre).

      Bêtise et, ou cynisme de nos dirigeants :
      La propaganda-Entreprise est, depuis plus de 10 ans : ateliers du monde pour Pays émergents;
      Haute Technologie et hauts niveaux de compétence ici ! =) problème : pour cela, il faut investir dans la R&D ! Or, dans les grandes Entreprises, la R&D, quoiqu’on vous raconte, est le parent pauvre …CAR, les gains de l’Entreprise ne vont ni vers les salariés, ni vers l’investissement.
      Ils vont vers les dividendes des actionnaires, et vers les stock-options des boss [ pour passer outre la législation sur les stocks-options, ils vont jusqu’à distribuer qq actions gratuites ( monnaie de singe) aux salariés !! Ah ça, pour garder le pèze, sont inventifs ! pouvez leur faire confiance ! pour garder une industrie de bon niveau sur le territoire, là, y’a plus personne !
      De plus nos énarques-polytechniciens-HEC-MBA-Mkg ont tendance au mépris de l’autre ! comme si les autres Pays ne pouvaient pas monter trés vite en compétence !
      Non, là, il est clair que les USA – non seulement actuellement, avec cette guerre “financière”déclarée, mais lors de la formation de l’UE – se sont “débrouillés” ( hum) = avec la complicité active de nos zélites, pour que l’Europe se désindustrialise, et ne soit pas un concurrent pour eux ! parce que la concurrence libre et non faussée, c’est dans le sens qui les arrange ! [ si, nous n’avions jamais rien su faire,
      soit, mais ce n’est évidemment pas le cas ! …et pourquoi désindustrialise-t-on un Pays ? -une Région, devinez ! =) c’est pour l’endetter bien sûr ! CQFD ]

  15. On s’est fait peur. Obama a fait du mélodrame.Il ne sort pas grandi et l’obamania a vécu
    .Aucun problème n’est réglé, car le compromis renvoie à une commission chargée de définir ce qu’on taillera dans les dépenses et là il faut s’attendre à une belle empoignade.
    Si l’on coupe dans les dépenses militaires, ce sera une bonne chose car les Américains cesseront un peu de jouer les gendarmes du monde.Une Amérique un peu isolationniste serait une très bonne chose, mais je n’y crois pas beaucoup car les grands intérêts économiques n’ont jamais été en faveur de l’isolationnisme aux Etats-Unis.
    Quant à la réforme du système monétaire international défendue par Paul Jorion, elle n’est pas à l’ordre du jour., car personne n’en veut.

  16. Une petite question : vu le nombre de personnes ayant voté, je suppose qu’il s’agit d’une adoption par la chambre basse du Congrès (chambre des représentants). Mais ne faut-il pas que ce vote soit ensuite confirmé par la chambre haute (le Sénat) ?
    Merci de vos éclaircissements !

  17. En raison de la rapidité des événements les billets devraient ces jours ci comporter non seulement une date mais aussi une heure de publication….

  18. C’est la Chine seule en refusant de soutenir la dette US qui peut faire basculer cette économie de chateau de cartes truquées aux US et europe.
    A ce jour elle amasse des biens matériels venant de partout et en silence.
    Elle va continuer et acheter des biens aux US et ailleurs.
    Elle ne souhaite pas que les US et l’europe tombent , non , non , il faut qu’ils vivent mais qu’ils travaillent pour les Chinois , ou distribuent les produits chinois.
    Les Chinois sont en train de devenir les maitres du monde et c’est ce qu’ils veulent.
    Ils vont tenir les autres en esclavage.
    Demain leurs prix vont doubler en une journée et personne n’y pourra rien comme l’ont fait les arabes avec le pétrole.
    Il est donc urgent de ne pas dépendre d’eux , de réduire nos dettes et de réindustrialiser à marche forcée au lieu de chercher à investir en Chine et de transférer du savoir faire.
    Relocalisons nos productions sinon nous serons des esclaves et laissons leur nos dettes.
    Pour celà une seule méthode une décision ultrarapide des pays développés de baisser tous leurs prix , internes et externes , toutes les valeurs seraient divisées par 2 ou 10.
    Et là les Chinois sont morts.

    1. Pour celà une seule méthode une décision ultrarapide des pays développés de baisser tous leurs prix , internes et externes , toutes les valeurs seraient divisées par 2 ou 10.

      Heu ce n’est pas parce que les chinois ont décidé de brader leurs produits qu’on doit faire pareil. Cette stratégie les a enrichi ? Tant mieux pour eux: ils paieront donc mes services au prix fort !

      1. Vous n’y êtes pas du tout.
        exemple : la simple spéculation immo à doublé la dette.
        La déspéculation , la chute des prix et valeurs en chaine sont les seules formules possibles pour retrouver un allant , mais tous doivent s’y mettre.
        L’inflation est une hérésie elle pousse à la mort.
        Pyramide des prix = + vous montez – vous vendez.
        Dévaluation globale de zones commerciales face à d’autres , est la solution unique.
        Pour retrouver une dynamique : dévaluer , déspéculer , réduire les couts et valeurs en chaine et en cascade.
        Et les chinois viendront acheter chez vous au lieu de produire chez eux ….NA……
        Fuite en avant , recherche des prix bas à l’import….= fumisterie-tromperie-escroquerie Européenne.

      2. @ Bertrand:
        On dirait du Jaceques Attali ! Bon. contrairement à vous visiblement, j’ai une petite idée des conséquences à long terme des stratégies mercantilistes.
        Quel est l’intérêt d’amasser un nombre considérable de billets verts (comme le font les chinois) s’ils ne peuvent pas le dépenser en produits/services (ceux-ci étant destinés à l’export) ?
        Au fait qu’a donné la stratégie allemande (tout pour l’export) ? Loi Hartz IV, contraction relative des salaires, marché intérieur atone, dépendance accrue au marché mondial –>2008: crise mondiale les allemands la prennent en pleine poire. Depuis 2 ans les salaires augmentent à nouveau dis-donc…

        Vous connaissez la légende du roi Midas ? Il a fini avec des oreilles d’ânes. Les grecs avaient déjà tout compris il y a 25 siècles…

  19. Bonjour,

    je pense effectivement qu’il ne faut pas se faire peur inutilement.

    Le capitalisme, appelons les choses par leur nom, a survécu non seulement à des crises, mais aussi à deux guerres mondiales, à l’hyper-inflation en Allemagne, à la concurrence de la sphère soviétique, et à bien d’autres choses encore. je suis de ceux, dont F.Lordon est l’exemple et le représentant le plus brillant, qui pensent effectivement que le capitalisme, comme système et structure, persévère et continuera à persévérer dans son être, tant qu’il le pourra, servi par les classes dominantes, qui à leur tour s’en “servent” copieusement. Ils ont leurs personnels pour les y aider: Sarkosy & co; la liste est longue. Obama vient de prouver qu’il se couche devant elles, parce que c’est leur loi, et que c’est grâce à leur argent qu’il a été élu et pourra éventuellement l’être. A cet égard, d’ailleurs, voir comment nos amis les banquiers ont été invités au repas Merkel/ Sarkozy, et ont pu s’y goinfrer. Tout cela montre bien que ce système ne va pas s’effondre de lui-même, tel un château de sable. Certes, il trébuche, il peine, il rame, revient en arrière, repart. s’il n’est pas des hommes pour se dresser contre lui, il continue.

    Ce n’est pas la corruption, le népotisme, “la communauté intenationale”etc., qui ont fait tomber les dictateurs arabes, mais bien des hommes, des femmes, qui se sont battus, quitte à en perdre la vie, pour imposer autre chose, et d’ailleurs, cettte autre chose, nous ne savons pas encore ce qu’elle sera.

    Je partage les analyses de Mr Jorion et ses propositions. Mais il faut bien admettre qu’elles sont en elles-mêmes révolutionnaires: remettre en cause l’ordre monétaire international, interdire aux banques de dépôts d’autres activités que celles de gérer notre argent en “bon père de famille”, interdire aux autres banques les autres jeux d’argent dangereux (titrisation etc.), ce sont déjà, entre autres, des propositions radicales qui appellent des hommes et des femmes, nombreux, puissants, déterminés, informés, pour les mettre en oeuvre, la simple énonciation de ces quelques propositions faisant déjà hurler d’avance nos chers gestionnaires “avisés et compétents”, nos brillants économistes de la Cinq et des autres, et nous font passer pour d’horribles soviétophiles.

    D’autres perspectives sont aussi pensables, tant le champs des possibles est ouvert dès lors qu’il s’agit d’activités humaines. Je ne suis pas devin!

    1. Tout à fait d’accord, j’apprécie aussi les analyses de M Jorion mais ses propositions n’ont aucune chance d’être adoptées globalement en ce moment par les décideurs

      Par contre s’informer et informer, pour qu’à terme les esprits s’éveillent (et que les décideurs soient acculés au changement), ça oui – mais ce fameux changement prendra du temps….2020 ?

    2. Il y a encore vingt quatre mois personne ne supposait un instant que des Etats du club “Union Européenne” allaient se trouver, après 2000 ans d’une longue histoire palpitante, sous la férule des “marchés” omniscients et sages dont les brillants opérateurs boutonneux et mal rasés ont autant de vraie culture économique (et générale) qu’un candidat à l’ex bepc, et que les Etats-Unis seraient à deux doigts de faire défaut. A ce train là tout devient possible.

  20. Aristote . Marx et Kondratiev .
    Quand Marx écrit en discutant d’Aristote : 3m de toile = 4 habits . Nous lisons xa = by .
    Il y a triple confusion . Jamais Aristote n’aurait écrit xa = yb ! Sa notation était littérale par choix
    culturel : le logos . Pour Aristote d’emblée xa=by est une contradiction . L’égalité implique le ‘en méme temps , le mémé rapport ‘ alors que a n’est pas b , et b n’est pas a .
    De méme pour Marx , 3m de toile = 4 habits , est une notation syncopée , pas algébrique . C’est
    une analyse indéterminée , elle ne distingue pas ( a juste titre ) les solutions exactes des solutions éstimées , mais çà marche , comme la mécanique quantique , l’analyse graphique ,
    les équations Diophantiennes , l’analyse fonctionnelle et j’en passe …et les cycles de Kondratiev .
    Les rationalistes , qui veulent des solutions ‘exactes’ , ( parce que çà permet de controler ) ,
    nous demandent d’attendre pour les obtenir (dans les cas où çà ne marche pas , cité à
    propos de la notation syncopée ), un temps indéfini comme dans leurs équations xa=by où
    le temps implicite est infini . Mais nous sommes des hommes pas des Dieux .

  21. Pourquoi s’affoler, tout va bien pour qui sait aller vers le ‘flight to quality’.
    L’index SPADE defense (Lockheed, General Dynamics, Northrop Grumman et tous ces formidables constructeurs de drones et de bombes à uranium appauvri destinés aux populations de la Libye et de l’Afghanistan entre autres) se porte plutôt pas mal.
    Contrairement à Paul Jorion, je pense que les acteurs décisifs du marché actions sont ces entreprises de mort, dont la capitalisation boursière, globalisée, et optimisée par le HFT, suffit à maintenir les cours au delà d’un coma pourtant logique vu la conjoncture.

    Year SPADE Defense Index S&P 500
    1998 6.63% 26.67%
    1999 15.31% 19.53%
    2000 4.98% [10.14%]
    2001 0.94% [13.04%]
    2002 [2.87%] [23.37%]
    2003 37.27% 26.38%
    2004 20.47% 8.99%
    2005 5.30% 3.00%
    2006 19.33% 13.62%
    2007 22.17% 3.53%
    2008 [38.03%] [38.49%]
    2009 21.71% 23.45%
    2010 9.62% 12.78%

    Le premier chiffre correspond à l’index, le second au SP 500

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