Flash – 16h : CONTRADICTIONS AU SEIN DU PEUPLE, par François Leclerc

Billet invité

Indice parmi d’autres, les bourses européennes ont finalement chuté, rien n’y a fait. La prime des CDS sur la dette française et même allemande a monté. Tout indique que rien n’est fini, même si les marchés obligataires jouent en surface l’apaisement.

L’intervention supposée de la BCE fait son effet, mais pour combien de temps ? Tout dépendra de la réalité de son engagement, et de son ampleur. Il faudra attendre une semaine, lundi prochain, pour connaître les chiffres officiels. Mais les marchés n’attendront pas pour signifier, s’il n’est pas à la hauteur attendue. Quel serait un engagement significatif ? De l’ordre de 200 milliards d’euros pour l’Italie et 60 milliards pour l’Espagne, selon un ancien économiste de la BCE interrogé par Bloomberg.

La surprise est venue de l’implication directe de la BCE dans la gestion des affaires italiennes. En rupture avec les canons en vigueur, mais destinée à justifier ce qui hier était écarté. Comme si la BCE, pour trop avoir attendu, préfigurait la nouvelle gouvernance économique qu’elle ne cesse de réclamer. Si ce n’est dans sa forme, tout du moins fort explicitement dans son contenu.

La stratégie ne change donc pas, qui consiste à faire entrer des ronds dans des carrés. Le fonds de stabilité doit prendre le relais de la BCE, qui n’intervient que dans cette attente. Le hic étant que le gouvernement allemand vient de faire savoir qu’il n’était pas question pour lui d’en augmenter la capacité financière, ce qui rend pratiquement ce passage de relais impossible.

Si le gouvernement allemand n’a – au contraire – aucune objection à la mise en œuvre d’une politique d’austérité renforcée, telle qu’elle s’amplifie encore en Espagne et va l’être en Italie sous les auspices de la BCE, il n’est pas prêt à endosser la responsabilité financière que celle-ci veut lui faire supporter. Partout, il n’est question que d’accélérer la réduction des déficits publics dans l’espoir de calmer les marchés

En attendant, l’Italie est selon l’opposition « mise sous tutelle », à la manière des pays qui bénéficiaient du soutien du FMI et, sans nul doute, avec les mêmes résultats en perspective. Quant à la soi-disant indépendance de la BCE, elle n’est même plus là pour la figuration.

Quant à l’Allemagne, en refusant d’avancer sur le terrain de la mutualisation de la dette, elle oblige la BCE à intervenir sur le marché obligataire, ce qu’elle refusait auparavant…

Comment se comporte Wall street à l’ouverture ? En forte baisse…

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198 réflexions sur « Flash – 16h : CONTRADICTIONS AU SEIN DU PEUPLE, par François Leclerc »

  1. cette nuit j’ai suivi l’ouverture de la bourse de Tokyo. Non pas que j’eu peur pour mon portefeuille d’actions (que je n’ai pas), mais par simple curiosite …. comme assister a une grande representation. Or juste avant l’ouverture de cette place boursiere, comme pour rassurer les « marches », est apparu cet article sur le site nikkei.com:
    http://e.nikkei.com/e/fr/tnks/Nni20110808D08JF134.htm

    Qq’un(e) saurait il/elle quelles sont les mesures que le G7 a pris pour stabiliser la finance ??
    Injections d’argent ou pipeau ?

    merci

  2. La Bourse de New York a chuté lundi à son plus bas niveau depuis dix mois, au premier jour d’échanges depuis l’annonce de l’abaissement de la note de crédit américaine : le Dow Jones a perdu 5,55 % et le Nasdaq 6,90 %.

    1. BA dit :
      « Rhaaaahaaahaaaaa etc etc etc. »

      (BA, ce serait sympa de vous tenir un peu siouplait. C’est plus un blog qu’on visite, c’est une carte de France ! )

      1. Zavez écouté (et peut-être compris )….??….avant de railler…….( plutôt dérailler!).

      2. Je raillais pas. J’ironisais (stupidement, j’admets). Lordon est amplement lu, débattu et apprécié sur ce blog depuis des lustres. Y compris par moi.

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