L’actualité de la crise : LES COLOSSES LES PLUS IMPOSANTS par François Leclerc

Billet invité.

Le système financier a beau être secoué par de nouvelles bouffées délirantes, le monde occidental au bord de la récession, il ne perd pas le Nord pour autant. Manifestant contre vents et marées la même constance dans la défense de ses intérêts que ses laudateurs dans la promotion de leur vision biaisée de la société.

Un même discours péremptoire est martelé, qui n’emprunte qu’un seul mot à un vocabulaire ne se renouvelant pas : celui de la rigueur. L’appliquant aux dépenses de l’Etat et non au fonctionnement du système financier, qui en est lui dispensé. Contribuant à une campagne d’intoxication destinée à faire admettre que les coupes budgétaires sont rédemptrices et que le salut de tous est à ce prix. Faisant appel à des réflexes enfouis de bonne ménagère, ou de bon père de famille, selon lequels on ne dépense que ce que l’on possède, assimilant faussement le budget de l’Etat à celui de chacun d’entre nous.

Un mot magique a dès lors fait florès : restructuration. Pas de la dette ni des finances, mais de l’économie ! Car l’économie doit changer pour que la finance se porte bien, curieux retournement. A la faveur des plans d’austérité qui envahissent le paysage comme chardons et épineux au printemps, ce mot se décline dans tous les pays occidentaux. Avec pour unique traduction la privatisation de ce qui peut encore l’être, la suppression des « rigidités » du marché du travail, l’étranglement financier des collectivités locales et leurs services, et la diminution des prestations sociales… Ainsi que, pour accréditer le partage des sacrifices, des mesures toutes symboliques affectant les détenteurs de revenus les plus élevés, quand c’est le cas, afin de faire passer le ragoût. Le plan italien qui vient d’être adopté est de ce point de vue un cas d’école.

Dans cette même veine, le ministre libéral de l’économie allemand, Philippe Rösler, vient d’innover en suggérant la création en Grèce de « zones économiques spéciales », destinées à relancer l’économie, au sein desquelles les entreprises bénéficieraient de mesures fiscales dérogatoires. Excellente idée pour améliorer les recettes fiscales de l’Etat et diminuer son déficit !

La fracture sociale a pris la succession de l’ascenseur du même nom, en panne de longue durée comme affiché. Loin d’être réduite, elle s’élargit : les inégalités de revenu et de patrimoine se creusent, la précarité s’élargit. Le pire est que l’ensemble se banalise et que la lutte contre la marginalisation sociale est devenue synonyme de cause perdue. S’y oppose, en haut de l’échelle, un monde qui cultive son propre enfermement pour mieux protéger ses privilèges.

Des émeutes soudaines, présentées sous un jour purement criminel en profitant des pillages, sont l’occasion pour la coalition gouvernementale de s’affirmer comme le parti de l’ordre en jouant sur la peur et en appelant à la délation, sa compagne de toujours. David Cameron, le premier ministre, est allé jusqu’à prévoir de faire appel à l’armée. En attendant, il impose des couvre-feu locaux, tous les quartiers surveillés par un réseau mégalomane de caméras. Le ministre des finances libéral, George Osborne, réaffirme plus que jamais nécessaire la poursuite du plan d’austérité britannique, sur l’air connu qu’il faut gratter jusqu’à l’os. Est-ce que ce modèle britannique cauchemardesque est lui aussi destiné à faire école ?

Tout semble se passer comme si les représentants qualifiés du capitalisme financier voulaient profiter de la crise en cours pour accentuer la financiarisation de l’économie, justifiant une nouvelle cure d’amaigrissement de l’Etat, ne retenant de la crise financière globale que le seul endettement public. Dissimulant la monstruosité de la bulle financière derrière l’obésité de la dépense publique. Allant chercher, comme des parasites, leurs bénéfices sur de nouveaux terrains de jeu, dans les pays émergents prometteurs de merveilles, sans négliger ce qui peut encore être glané sur les anciens. Spéculant sur la résignation quand ce n’est pas sur la peur, sur le désir d’ordre rassurant quand tout va mal, sur la crainte de perdre ce que l’on possède encore, dont d’autres plus démunis pourraient s’emparer. Un très mauvais terreau.

Ces mauvaises intentions ne sont pas sans susciter des réactions spectaculaires. A tout seigneur, tout honneur, les premiers indignés furent portugais, avant d’être espagnols puis grecs. D’autres relais ont depuis été pris, le plus inattendu, en Israël, à la fois au contact des révolutions arabes et des protestations occidentales. Sans négliger celui – de grande ampleur également – qui se poursuit tout au loin, au Chili. En n’oubliant pas non plus les Américains de Madison, dans le Wisconsin, qui ont renoué avec l’histoire protestataire oubliée de leur pays. Cela fait beaucoup et peu à la fois.

Les formes de mobilisation comme les cris de l’indignation sont propres à chaque pays, mais ils expriment tous une protestation sociale identique, le refus d’une précarité montante devenue destin partagé de classes moyennes habituées aux bienfaits des Trente glorieuses et des décennies qui suivirent. En Israël et en Espagne, ce sont les jeunes des classes moyennes qui vont au contact avec les plus défavorisés pour qu’ils se joignent à la mobilisation. En Grande-Bretagne, à l’image initiale de la « racaille » des communautés émigrées s’est substituée celle de la population mélangée des quartiers déshérités, non sans contradictions en son sein.

Si des cris retentissent en surface, un grondement provient des profondeurs. Celui d’une implosion du système qui se poursuit, imprévisible dans ses manifestations et dans son rythme, alternant des phases aiguës et d’autres sourdes. La crise débutant en septembre 2007, puisqu’il faut une date et que la chute de Lehman Brothers s’y prête, nous allons entrer dans un mois dans sa cinquième année, sans même y prêter attention, comme si nous y étions déjà accoutumés.[ERRATA: c’était en 2008 et nous entrons dans la quatrième année !] Au moment même où elle connaît une nouvelle phase spectaculaire et peut-être plus redoutable.

On n’en a décidément pas fini avec l’effondrement du système financier, qui s’est cru tiré d’affaire en écartant toute menace d’une stricte régulation de son activité, annoncée exemplaire pour se terminer ces temps-ci en queue de poisson.

Quel avenir a, dans ces conditions, la « stratégie du choc » dont il poursuit la mise en oeuvre, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Naomi Klein qui analyse le « capitalisme du désastre » ? Une question de rapport de force, bien sûr. De quoi est-il fait ? De la résistance opiniâtre des oligarchies ainsi que des indignations qui se multiplient, du rejet qui s’insinue dans les esprits. Mais aussi, et peut être surtout, de l’auto-destruction d’un système arrivé au bout de son rouleau. Ce qui était inconcevable avant-hier survient aujourd’hui.

Les colosses les plus imposants s’effondrent au bout du compte. Le cinquantième anniversaire de la construction du Mur de Berlin, n’est-il pas l’occasion de se rappeler combien la Deutsche Demokratische Republik (la RDA), paraissait devoir durer éternellement ? Et de se souvenir avec quelle soudaineté le régime qui usurpait la dénomination de « soviétique » s’est lui aussi écroulé, ce qu’il en était advenu n’ayant pas été à la hauteur des espoirs qu’il avait suscité.

Ce n’est qu’une analogie, mais elle est puissante. Hier comme aujourd’hui, les dissidents ne prêchent pas dans le désert, s’il est toutefois permis de se comparer à eux.

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150 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES COLOSSES LES PLUS IMPOSANTS par François Leclerc »

  1. Même construction intellectuelle que les alchimistes ….

    Les financiers et ceux qui les suivent, ont décidé de remplacer les produits de l’économie par la création de produits financiers.

    M.rdalors !

    il faut combien d’années d’études pour arriver à ça !!!

    1. Les financiers et ceux qui les suivent, ont décidé de remplacer les produits de l’économie par la création de produits financiers.
      il faut combien d’années d’études pour arriver à ça !!!

      Deux siècles d’extinction des Lumières, trois décennies de moucherons autour d’un lumignon.

      1. oui, guillotineur de grappes, mais encore personne n’a trouvé la pierre philosophale à ce jour.

        donc, pour les études, il va falloir rajouter les années à venir smack 🙂

  2. Il y a un très beau poème d’Eluard sur la question, intitulé « Ce ne sont pas des mains de géants ». Oublions pour l’instant son incroyable poème sur Staline, nobody’s perfect.

    1. http://bibliotextes.blogspot.com/2011/03/ce-ne-sont-pas-des-mains-de-geants.html

      (1953)

      « Mais c’est à Paul Eluard, qui de tous les auteurs de cette brochure, seul fut poète, qu’on doit la litanie civique la plus achevée [le poème Liberté ; ndlc] ». Benjamin Péret assassinait ainsi Eluard dans « Le déshonneur des poètes » (1945). Expéditif mais plutôt bien vu !

      Des goûts et des couleurs dira-t-on … mais s’il n’y avait que l’Ode à Staline !

      « Breton — Eluard — Kalandra. « J’ai suffisamment à faire avec les coupables qui n’ont pas avoué. » Ainsi le poète bénit-il les meurtriers qui tabassaient leurs prisonniers, leur cassaient la mâchoire, les envoyaient sous les douches glacées dans les cachots de ciment … Ne me sortez pas vos salades sur l’âme fragile de Paul Eluard. Son âme, roulée dans les excréments de la lâcheté, émet de l’ambre jusque de l’au-delà … »

      Signé d’un connaisseur, Jan Zábrana (1931-1984)
      http://lexiconangel.blogspot.com/2010/04/toute-une-vie-jan-zabrana-1931-1984.html

      Remarquez, en remplaçant « Staline » par « Lemarché » , L’Ode à Staline (1950) fait une cure de jouvence très acceptable (à part le second vers, encore qu’on puisse y voir une évocation de la silhouette de Trichet); essayez vous-mêmes !

      Ode à Staline

      Staline dans le cœur des hommes
      Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
      Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
      Staline récompense les meilleurs des hommes
      Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
      Car travailler pour vivre est agir sur la vie
      Car la vie et les hommes ont élu Staline
      Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

      Et Staline pour nous est présent pour demain
      Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
      La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
      La grappe raisonnable tant elle est parfaite

      Staline dans le cœur des hommes est un homme
      Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
      Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
      Staline récompense les meilleurs des hommes
      Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
      Car travailler pour vivre est agir pour la vie
      Car la vie et les hommes ont élu Staline
      Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes.

  3. Conférence de presse du 4 février 1965.
    (texte repris de la collection VolumesPLON. C d Gaulle, Mémoires d’espoir)
    Q. – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?
    Q. – Ma question M. le Président, s’enchaîne avec la précédente. Pouvez-vous préciser votre politique en ce qui concerne les investissements étrangers en France et particulièrement les investissements américains ?

    R. – Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points.
    A mesure que les Etats de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoique ce soit d’inamical à l’égard d’autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que les Etats veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre. Je veux parler –qui ne le comprend ?- du système apparu au lendemain de la Première Guerre mondiale et qui s’est établit à la suite de la Seconde.
    On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous les paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque toutes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par l’Amérique, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres états fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transfert de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.
    Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité –car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.
    Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point, que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser , le cas échéant, les déficits que représente, à leur profit, la balance américaine des paiements, amène les Etats-Unis à s’endetter gratuitement vis à vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice. Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.
    Evidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation. Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement (note : lapsus du général? « partiellement » semblerait plus réaliste), leurs différences négatives de paiement suivant la règle d’autrefois qui contraignait les Etats à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soient en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollar accordés à des Etats ou des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux Etats-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contre coup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.
    Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les Etats-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-même largement bénéficié . Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’où irait le trouble si les Etats qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental.
    Pour ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la conférence de Tokyo . Etant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes les raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et quine porte la marque d’aucun pays en particulier.
    Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’écrire, se faire, à mesure d’immenses évènements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, si non par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d’or –c’est bien le cas de le dire- qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.
    Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà ou de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fond monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les états un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait , non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des Etats-Unis et de l’Angleterre, d’une part la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux six Etats qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.
    La France pour sa part est prête à participer activement à la vaste réforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

    1. Finissons en avec ce discours minable de de Gaulle qui est en fait l’oeuvre de Jacques Rueff. Rueff, l’inspirateur – ultra-libéral et ouvertement anti-keynésien comme anti-Bretton Woods de la première heure, co-fondateur de la Société du Mont Pelerin, etc – de la politique économique gaullienne à partir de 58, après avoir défendu les rentiers comme directeur du Trésor sous le front populaire. Le plan Pinay-Rueff, c’est lui, la stagnation du niveau des inégalités en fRance entre 58 et 68 et même la progression de ces dernières, c’est lui, « l’assurance-chômage cause d’un chômage fort », c’est Rueff encore qui le dit dans les années trente, « la fin dukeynésianisme »en forme de testament en trois articles successifs dans le Monde en 76, trois clous pour crucifier le démon John Maynard, trois clous pour son cercueuil et trois tonnes de béton à ses chevilles avant de le jeter dans les eaux du lac Michigan de ses potes néo-libs de Chicago, ou celles du lac de Genève, de la Tamise ou de la Seine, toutes aussi pestilentielles.
      De Gaulle ? Pantin-Panzer des néo-libs, point. Les Rueff, Pinay, Barre, Giscard et tutti-quanti en faisaient leur miel du Général, et lui doivent tout…

      1. @Vigneron Vous jetez toujours le bébé avec l’eau du bain ? Il n’y a pourtant pas une seule vérité, mais plusieurs tout dépend d’où on observe la scène.

         » Toutes les turpitudes de notre régime, j’en ai toujours trouvé la source dans des interventions de l’État. Les systèmes malthusiens donnent à leurs auteurs toutes les apparences de l’action généreuse, alors qu’ils organisent la misère et la ruine. »

        « Les hymnes à l’exportation ne sont que stupidité et mensonge. [Ils supposent de n’avoir pas conscience de l’] inanité de toute distinction entre commerce intérieur et international. »

        « J’ai souvent démontré et j’affirme à nouveau ici que le rétablissement de la convertibilité métallique du dollar – sans recours à l’artifice des droits de tirage spéciaux – rendrait au monde, par le contrôle des évolutions cycliques de l’activité économique une acceptable stabilité des prix. Pareille stabilité des prix ramènerait rapidement les taux d’intérêt à long terme, des niveaux aberrants où ils se trouvent actuellement, à des valeurs répondant à la rentabilité réelle de la production. Cette baisse engendrerait une augmentation des investissements devenus rentables, laquelle serait source d’une amplification très sensible de la productivité du travail. Dans pareil cadre, la procédure consacrée des négociations collectives donnerait aux travailleurs le bénéfice des augmentations de productivité et, par là, leur procurerait des augmentations de salaires de grande valeur, lesquelles ne seraient plus constamment érodées par le malhonnête artifice de la hausse des prix. Rétablissement de la convertibilité monétaire, protection scrupuleuse de la procédure des négociations collectives, telles sont les deux voies propres à rendre aux systèmes économiques de l’Occident la possibilité de durer. En dehors d’elles, il n’est que faux semblants, aventures et mensonges.  »

        Jacques Rueff

    2. C’est un excellent Français , un beau morceau classique de notre langue , on voit que le
      Général avait des lettres , il y avait quelque chose sous le Képi .
      Je n’en dirais pas autant de Vigneron .

      1. @Paul-Alain

        Très perspicace, mon ami. Effectivement, je ne porte, ni n’ai jamais porté, ni ne porterai jamais le képi.
        Et, belle langue Grand Siècle ou pas, il est certain grand porteur de képi (près de deux cents centimètres) auquel il serait plus que temps de faire porter aussi le chapeau.

  4. allez, en chanson, tous ensemble :

    I. Je suis le vieux père La Purge
    Pharmacien de l’humanité ;
    Contre sa bile je m’insurge
    Avec ma fille Egalité

    REFRAIN :
    J’ai tout ce qu’il faut dans ma boutique
    Sans le tonnerre et les éclairs
    Pour bien purger toute la clique
    Des affameurs de l’univers

    II. Son mal vient des capitalistes
    Plus ou moins gras, à la ronger.
    En avant les gars anarchistes,
    Fils de Marat, faut la purger.

    III. J’ai du pétrole et de l’essence
    Pour badigeonner les châteaux ;
    Des torches pour la circonstances
    A mettre en guise de flambeaux.

    IV. J’ai du picrate de potasse,
    Du souffre et du chlore en tonneaux
    Pour assainir partout où passent
    Les empoisonneurs de cerveaux.

    V. J’ai des pavés et de la poudre,
    De la dynamite à foison
    Qui rivalisent avec la foudre
    Pour débarbouiller l’horizon.

    VII. J’ai poudre verte et mélinite,
    De fameux produits, mes enfants,
    Pour nous débarrasser au plus vite
    De ces mangeurs de pauvres gens.

    VIII. J’ai pour les gavés de la table
    La bombe glacée à servir
    Du haut d’un ballon dirigeable
    Part les toits, pour les rafraîchir.

    IX. Voleuse et traître bourgeoisie,
    banquiers et bandits couronnés,
    Il faut que d’Europe en Asie
    Vous soyez tous assaisonnés !

    REFRAIN :
    J’ai tout ce qu’il faut dans ma boutique
    Sans le tonnerre et les éclairs
    Pour bien purger toute la clique
    Des affameurs de l’univers

    PS : j’ai modifié un seul mot (banquier) à l’original
    de Constant Marie

  5. Les émeutes vont se multiplier, la disqualification en délinquants voire en terroristes de ces émeutiers par les états aussi. Il feront peur aux classes moyennes jalouses de leur petits, tout petits privilèges, deviendront de plus en plus policier, restreignant encore plus les libertés individuelles sous couvert de sécurité.
    Ce processus est déjà enclenché, en exacerbant les antagonismes entres les populations, suffit de voir comment les chomeurs, bénéficiaires de maigres subsides pour survivre sont perçues par toutes la population qui a la chance d’avoir du boulot mais envie ces chômeurs de rien branler de leur journée.
    Nous nous préparons des lendemains de larmes, et une situation à la yougoslave au début des années 90

  6. Plus le temps passe, plus il me semble évident que malheureusement rien ni personne n’arrêtera l’effondrement en cours.

    1. Donc nous allons finir disloqués dans un trou noir, royaume des ténèbres s’il en est…
      Mais certains imaginent que de « l’autre côté » du trou noir il y a une fontaine blanche, et que
      l’on débouche sur un autre univers…
      Il ne faut donc pas désespérer, même si le passage dans le trou noir risque d’être terrible.

  7. Je vous raconte ma semaine.
    Je m’y ‘occupe d’un lieu qui n’est pas le mien.
    Désireuse de manger 1/4 de poulet en terrasse, je m’installe : un douzaine de guêpes se joignent au festin. Je mange donc à l’intérieur.
    Je retourne en terrasse pour boire mon thé. Une, puis deux viennent rôder autour de la tasse: j’en tue une et passe 3/4 d’heure totalement tranquille, jusqu’à ce qu’une équipe de 2 recommence le manège « Qu’est-ce qu’il y a dans la tasse? ».
    Je sors alors l’insecticide et vaporise la table. Elles viennent, toujours en équipe, tenter d’approcher la tasse et se baladent sur la table. Je jette celles tombées à terre suite à la balade mortelle et bois définitivement mon thé tranquille pour la fin de cette première journée. Ainsi de suite durant toute la semaine.
    Le samedi, plus besoin de vaporiser la table: il n’y a quasiment plus de guêpes.
    Le dimanche, que vois-je? Des abeilles sur les fleurs! Ravie je les observe mais vois une guêpe s’approcher d’une et l’embêter jusqu’à ce qu’elle s’en aille. Je me charge donc des dernières guêpes osant approcher ce territoire et jouis du ballet incessant des abeilles au final.

    Je vous laisse le soin de tirer toutes les métaphores de l’aventure de ma semaine.

    Humaniarcalement 🙂

  8. Un colosse au secours du bénévolat et des beunets volés :

    « Bill Bratton, le « superflic américain » a fondé sa carrière sur une doctrine : celle de la tolérance zéro face à la criminalité et aux violences urbaines.
    Vendredi, Bill Bratton, ex-chef de la police de Boston, New York et Los Angeles, a été engagé par le gouvernement de David Cameron comme consultant, après les graves émeutes de la semaine dernière en Angleterre. Sa mission, bénévole selon Downing Street : apporter toute son aide à Scotland Yard pour enrayer la montée des gangs. »
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/08/15/bras-de-fer-bill-bratton-superflic-americain-contre-les-emeutiers-londoniens/

  9. Mardi: choucroute party à l’Elysée, Angela déguisée en Cruella avec la guépière, les bas résille, le fouet et tout le toutim qui va gentiment expliquer à Nicolas 1° que les eurobonds, eh ben c’est non…la grande Allemagne n’apportera pas sa caution aux ramasseurs d’olives ni aux joueurs de mandoline….tant qu’ils ne se pointeront pas à Bruxelles en robe de bure et la corde au cou (entendez se soumettre à un contrôle financier et budgétaire drastique et permanent ).
    Bref le fond de stabilisation me semble mal parti aussi, et si ça continue, c’est la GrossDeutchland qui va sortir de l’euro toute seule comme une grande et imprimer ses Marks!
    bon, sur ce, ils vont nous sortir avec des trémolos dans la voie ( côté Angela ) et de mâles mouvements de menton côté Nicolas 1° qu’ils oeuvrent de concert pour sauver l’euro…tu parles! sauver leurs fesses, oui! et leurs copains banquiers et basta!

    1. My name is Bond. James Euro Bond.
      En attendant, la BCE garde des noisettes au frais :
      http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/record-des-rachats-d-obligations-de-la-bce-la-semaine-derniere-15-08-2011-1362970_240.php
      « Aucune des obligations détenues dans le cadre du programme n’étant parvenue à échéance, la BCE estime la valeur totale de ses rachats à environ 96 milliards d’euros. »
      Petits joueurs que nous sommes, les cowboys en sont à 14 300 milliards de dollahrs.

  10. @françois

    J’apprécie particulièrement vos interventions et j’avais une question à vous poser.
    Elle concerne le fonctionnement des banques centrales.

    A travers cette crise, on a pu mesurer à quel point l’action des banques centrales pouvait être sujette à bien des controverses. Aujourd’hui , elles ont comme principale prérogative, le maintien de la stabilité des prix ( inflation ) soit uniquement ce qui concerne la sphère monétaire.
    Or, on a vu que cette prérogative n’était pas satisfaisante; car ne s’attaquant pas à la stabilité financière ( prix des actifs immobiliers ou financiers ) soit la sphère financière elle favorisait les bulles potentiellement destructrices pour l’économie.
    Pour pallier cette carence, on a créé depuis Bâle 1 ( ensuite Bâle2 et aujourd’hui Bâle 3 ) des mécanismes de gestion macro-prudentielle ( ratio de fonds propres d’abord et ratio de liquidité ensuite) pour les établissements susceptibles de propager une crise financière sur le monde réel via le canal bancaire.
    Si je résume, on a d’un coté la gestion de la surface monétaire par la banque centrale, et la gestion du risque financier par des organisations non étatiques sans relative homogénéisation. Le meilleur exemple étant l’Espagne et l’ Irlande qui ont une politique micro prudentielle donc nationale plus expansionniste que les autres pays dans le domaine du crédit.

    1/ Pourquoi les mécanismes macro prudentiels ne concernent que les établissements de crédit ? et pas les hedges funds les fonds de pension les assureurs ? Doit on considérer aujourd’hui’ hui que le processus crise financière >crise bancaire> crise économique>crise sociale>crise politique ne peut émaner que du prêt des banques ?
    2/ Est ce que la banque centrale ne doit pas avoir dans ses objectifs des fins de stabilisation financière plutôt que de se cantonner à des objectifs monétaires ? Alan Greenspan avait donné un pseudo exemple à la fin des années 90, « l’exubérance irrationnelle » selon ses dires liée à l’explosion des valeurs internet. Il s’était heurté assez violemment à ses gouverneurs et aux politiciens de l’époque pour des raisons différentes. Confusion des genres pour les gouverneurs et menace de hausse de taux d’intérêts pour les politiques.
    3/ Si la banque centrale a de nouveaux objectifs, est ce que ça ne risque pas de renforcer encore l’autoréalisation faite par les spéculateurs en renforçant la circularité ( attaque sur le marché / gestion monétaire par les banques centrales). J’ai notamment en tête l’exemple des attaques spéculatives sur les monnaies en 92 / 93 ( lire, livre, franc) qui selon moi n’étaient que la conséquence des objectifs de change des Banques centrales liés à l’appartenance à un système de convergence monétaire, en l’occurrence le SME. En annonçant ses objectifs de change, les spéculateurs pouvaient « jouer » sur le change en attaquant la monnaie en sachant pertinemment que la banque centrale réagirait dans leur sens sur les taux.
    4/ De ce fait,revenir à des changes fixes comme on l’évoque souvent ne risque t- il pas de renforcer l’autoréalisation des marchés ? avec une shadow finance devenue léviathan en 20 ans ?

      1. non liervol

        La fed et la bce ont globalement les mêmes missions = lutte contre l’inflation.

  11. Les banques centrales me semblent dépassées à deux titres: leurs missions et leurs outils ne sont plus en phase avec la réalité des problèmes qu’elles rencontrent; la complexité et l’ampleur du monde financier les marginalise. Au mieux, elles jouent les pompiers, non sans créer d’autres incendies.

    On savait déjà, pour illustrer cette affirmation, comment elles étaient largement démunies sur le plus grand marché du monde, celui des changes.

    La mise à plat qui est nécessaire doit donc prendre les problèmes plus en amont. Sur la base d’un principe simple qu’il faut mettre en musique : l’activité financière doit être au service de l’économie et non le contraire.

    Il en découle de nombreuses conséquences, tant dans le domaine d’une régulation effective de l’activité financière – qui passe par l’interdiction pure et simple de certains produits et pratiques – que dans celui du système monétaire international. Un troisième ordre de mesures devrait être pris, visant à organiser le désendettement sur la base d’une restructuration ordonnée et non pas selon les caprices des marchés. L’objectif est de dégonfler la gigantesque bulle financière spéculative.

    Sous un autre angle, un correctif majeur doit être également apporté dans la distribution de la richesse. Cela ne résulte pas seulement d’une obligation morale, mais représente le socle même sur lequel l’activité économique peut se développer rationnellement, c’est à dire sur la base des décisions de ses acteurs, dans le cadre d’une démocratie élargie à toutes les sphères de l’activité humaine.

  12. Beaucoup de bla bla pour pas beaucoup de résultats, voilà ce que je constate depuis belle lurette que tout ce soi-disant fourmillement d’idées et de solutions possibles et pourquoi pas probables à la crise qui maintenant menace de tous nous envoyer en enfer…
    j’ai évidemment énormément de respect pour Monsieur Jorion et ses associés et collaborateurs sur ce blog, dont Monsieur Julien Alexandre est un des plus éminents représentants, mais mis à part mettre la peur au centre du débat, que produit ce blog de constructif? Du vent, des mots, de la belle littérature, quelques bonnes idées, et au delà pas grand chose d’autre…Hélas…
    Ne serait il pas temps de passer la vitesse supérieure et d’exister en tant que vrai groupe de pression, face aux politiques et autres aigrefins qui se gavent sur le dos de la majorité d’entre nous?
    L’envie de nos congénères est là pour faire bouger les choses, pour s’en convaincre, il suffit de voir les tentatives de « penser autrement » sur Face book et autres sites sociaux, la jeunesse recherche un espoir, veut encore croire en quelque chose d’autre que ce que les politiques et au delà les financiers leur proposent, veulent exister et veulent croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, peut être différent mais surement pas moins bon….
    Car si nous n’y prenons garde, la jeunesse actuelle sera la première dans l’histoire de l’humanité à vivre moins bien que ses parents….
    Profitons de l’opportunité qui nous est donnée par les conspirateurs avides d’argent qui ont cassé leur jouet à spéculer, et osons changer la face du monde, non pas en passant par les canaux traditionnels, les politiciens et autres suppôts du grand capital, mais par le peuple, pour le peuple et avec le peuple, autrement dit, prenons le pouvoir en nos mains, modestement d’abord, en le contestant ouvertement, en en proposant une alternative crédible aux yeux de tous, ce mouvement ne pourra aller qu’en s’amplifiant au fil de la dégradation de la qualité et du standard de vie de nos semblables…
    Pour cela, il ne suffit pas d’un blog, mais d’un véritable moyen muni des structures nécessaires afin d’entrainer les masses populaires vers le renversement du système, car c’est de ça qu’il s’agit….Car nous savons TOUS que le système ne se résoudra jamais à changer de lui-même, et que les politiciens en place ne pourront jamais rien y faire, liés qu’ils sont par bien trop d’intérêts convergents avec les capitalistes et autres milliardaires…
    Autrement dit, soit nous continuons à blablater sur Internet, devenons très malins et apprenons plein de choses, soit nous nous mouillons la chemise et plutôt que de parler de révolution, nous la faisons!

    1. « … j’ai évidemment énormément de respect pour Monsieur Jorion et ses associés et collaborateurs sur ce blog… »

      C’est bien sûr votre « évidemment » qui vous trahit. Soyez plus prudent à l’avenir : relisez-vous, et évitez de forcer la note.

    2. @ Stéphane

      Tu n’aurais pas des places à moitié prix pour la Fête de l’Humanité du mois prochain pour tous les collaborateurs du blog?

    3. Ce blog ne parle pas uniquement de nos sociétés d’épiciers devenues virtuelles avec des bookmakers aux commandes et heureusement…
      Voilà pourquoi je l’apprécie car je peux vous dire que rien qu’à l’idée que l’être humain n’a su dépasser le stade anal du commerce après tant de millénaires je suis infiniment triste et désespéré de l’étroitesse de ce dernier soit dit en passant supérieur qui ne sait rien faire de mieux que de saccager la planète quand il ne cherche pas à anéantir ses semblables.

  13. Pourquoi le « évidemment » serait il de trop? Il va de soi que j’ai énormément de respect pour des gens (dont vous et votre « équipe ») que je considère plus à même de traiter ce genre de problèmes dont c’est la spécialité que pour certains autres qui ne font que le prétendre et qui malheureusement pour nous tiennent les manettes de la machine infernale…De plus, il me semble assez évident que si je n’avait pas de respect ni de considération pour vous et votre équipe, je ne fréquenterais pas votre blog de manière quotidienne (ce que vous ne pouviez pas deviner ;o) et ne prendrais sûrement pas la peine d’y écrire un mot…Mais je suis belge, peut-être un belgicisme?

    J’oubliais….
    « Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce »

  14. Les amis,vos théories sont très intéressantes mais veillez à l’orthographe tout de même,utiliser l’infinitif à la place des participes passés cela me fait le même effet qu’un crissement de fourchette sur une assiette…

  15. Bravo, bravo Monsieur François Leclerc, vous concentrez dans ce billet toute l’indignation et la révolte de ceux qui ouvrent les yeux et surtout de ceux qui souffrent déjà, qui sont touchés et parfois miséreux. Magistral.
    On nous refait une nouvelle troïka à l’image de Donald/Maggy/Milton mais à la puissance 10. Les prétextes sont exacerbés.
    Toujours dans l’esprit « on privatise les gains et on socialise les pertes » et vive la sacro sainte théorie du ruissellement qui se rapproche chaque jour un peu plus de la simple théorie que je nomme de la « sébile ».
    Nous sommes embarqués sur une galère, qui tient les schlagues, qui sonne la cadence ?
    STOP.

  16. @Pablo
    Je pense que ce que je dis dans le commentaire plus haut ne fait en rien référence à la gauche, extrême ou non, mais appelle plutôt à une prise de conscience « qu’ils » sont en train de tout faire pour nous mettre à genoux, nous réduire à une forme d’esclavage sous couvert de dettes et de crapuleries financières…Si nous n’y faisons rien maintenant, il sera peut être trop tard pour le faire pacifiquement plus tard….

    1. Ça fait un bon moment qu’on voit par ici des gens comme toi qui s’étonnent que P.Jorion ne fonde pas un parti politique ou convoque ses plus de 300 000 lecteurs à une manifestation géante à Paris entre la place de la République et celle de la Nation.

      Nader, sur un autre post, vient de le convier à « mouiller sa chemise » et se jeter dans l’arène politique.

      Vous n’avez pas compris aucun des deux que ce qui a toujours changé le monde, et qui est donc l’essentiel, ce sont les idées, pas l’action politique immédiate (demande aux vieux trotskistes ou aux vieux syndicalistes à quoi ça sert les grandes manifs derrière des banderoles, à part à faire un peu de sport et papoter avec les copains de province qui montent à Paris pour l’occasion).

      Tu ne crois pas que Marx a été plus important que Georges Marchais?

      1. @P75

        Tu ne crois pas que Marx a été plus important que Georges Marchais?

        Facile. Mets Lenine, Staline ou Mao à la place de Marchais et le bazar se complique un peu, non ?
        Sans compter qu’à partir de l’idéal libéral d’un Locke, d’un Hobbes, d’un Rousseau ou d’un Smith, et derrière ses métamorphoses. de Marx et Trotsky ou Stirner et Bakounine à Hayek ou Rand, comme derrière les contre-révolutions par lui sucitées, se cachent ou s’expriment et s’activent bel et bien des hommes et des partis, d’abord et avant tout. L’idée est toujours là certes, mais bien difficile à discerner.

        Les idées ne meurent jamais tout à fait sans doute, ou en tout cas moins vite que les partis ou les hommes qui prétendent les prendre en charge, mais elles semblent singulièrement amendées par ceux-là, n’est-ce pâââs ?

      2. @ Vigneron

        Si tu veux… (ce n’est pas moi qui va te discuter le titre de Plus Grand Chipoteur du blog). Reste que les idées, vraies ou fausses, mènent le monde depuis Cromagnon au moins, et que l’Action sans l’Idée c’est comme les vendanges sans la vinification 😉 (à ce propos connais-tu le chiroulet – ma dernière découverte en matière de vins – ?).

        « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue. »
        (Victor Hugo)

      3. @P75

        Les zopinions Pablo mènent le monde, pas les Zidées.
        Ps: tu écris « ce n’est pas moi qui va te discuter le titre de Plus Grand Chipoteur du blog », sachant ta maîtrise de la langue, je suppose que tu parles de Monsieur Moi, et là tu te trompes. Je suis hors-jeu, Moi et Lapin Niçois se disputent la place de Number One du chipotage, en plus de celle – accessoire, collatérale dirais-je et en tout cas souvent inséparable de l’autre – conjointement acquise de la papelardise… 🙂

      4. @ Vigneron

        Tu confonds l’oenologue avec le critique gastronomique, ou le penseur avec le journaliste…

        (C’est qui le Lapin Niçois?)

      5. @P75

        Tous les oenologues que j’ai payés ou écoutés étaient d’abord des marchands d’opinions. D’opinions variablissimes. Au mieux. Sinon de simples marchands de produits ou d’analyses iso-machin parfaitement superfétatoires.

      6. @P 75

        Sais pas. Pas enquêté là-d’sus. P’têt ben M. la Maudite…
        Bon allez tu fais Carmet, je fais Marielle…
        « – Je vois que vous portez une flanelle. Par cette chaleur ce me semble peut-être un excés de prudence…
        – Oh oui, je crains les coups de froid. Surtout sur les reins.
        – Aaah, pour pouvoir prendre ses aises, il faut savoir prendre des risques… »
        http://m.youtube.com/watch?desktop_uri=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DG4hl4zi5MGc&v=G4hl4zi5MGc&gl=FR

  17. La croissance allemande a ralenti brutalement au 2ème trimestre.

    Le produit intérieur brut allemand (PIB) n’a augmenté que de 0,1 % au deuxième trimestre par rapport au premier, selon une statistique parue mardi, soit un coup de frein plus brutal que prévu.

    L’Allemagne a donc fait à peine mieux que la France, qui a connu une croissance nulle au deuxième trimestre.

    L’annonce de cette contre-performance allemande coïncide avec une rencontre très attendue entre la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, devant se dérouler en fin d’après-midi à Paris. La réunion a pour thème la crise de la dette en zone euro.

    Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient certes un ralentissement après un début d’année tonitruant pour l’économie allemande, mais espéraient malgré tout une croissance plus élevée au deuxième trimestre, de 0,4 %.

    Au premier trimestre, la croissance s’affichait encore à 1,3 %, a indiqué l’Office fédéral des statistiques (Destatis) dans un communiqué.

    Ce chiffre a lui-même été corrigé en baisse : Destatis avait initialement annoncé une croissance de 1,5 % pour le début d’année.

    Chose inhabituelle pour un pays champion des exportations, le commerce extérieur a apporté une contribution négative au PIB allemand au printemps, c’est-à-dire que les importations ont dépassé les exportations, a relevé Destatis.

    « La consommation privée ainsi que les investissements dans le bâtiment ont aussi freiné l’économie allemande au deuxième trimestre », a encore indiqué l’Office des statistiques, sans donner plus de précisions.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e91eefb8cfd696b3dc424aeb2fa923de

  18. La croissance cale en zone euro, l’Allemagne et l’Espagne près du point mort.

    La croissance s’est rapprochée du point mort au deuxième trimestre en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne selon des statistiques publiées mardi, tandis que la France, qui a stagné au deuxième trimestre, pourrait revoir à la baisse ses prévisions annuelles.

    En Allemagne — première économie européenne et jusque-là locomotive du vieux Continent — la croissance du Produit intérieur brut (PIB) a brusquement freiné à 0,1 % par rapport au premier trimestre, où l’économie allemande était encore sur des chapeaux de roues (+ 1,3 %). Bien qu’attendu, le coup de frein est plus fort que prévu, les économistes ayant tablé en moyenne sur une croissance de 0,4 %, selon Dow Jones Newswires. Chose inhabituelle pour un pays champion des exportations, le commerce extérieur a apporté au printemps une contribution négative au PIB allemand, qui reste néanmoins en nette hausse sur un an (+ 2,8 %).

    En Espagne, la croissance s’est elle ralentie à un modeste 0,2 % entre avril et juin, contre 0,3 % au premier trimestre, s’établissant à + 0,7 % sur un an. Là aussi, la demande extérieure a amputé la demande intérieure, selon l’Institut national de la statistique.

    Aux Pays-Bas, la croissance a elle aussi été proche de zéro (+ 0,1 %), selon une première estimation de l’Office central des statistiques (CBS).

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e51a84e1b51272d7cc44f1fa4e6d1b30

  19. L’intervention de la BCE la semaine dernière s’est soldée par l’acquisition de plus de 22 milliards d’euros de dette souveraine. C’est beaucoup pour une semaine. La BCE va-t-elle poursuivre au même rythme ?…

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/aug/15/european-central-bank-bonds

    « John Higgins, senior market economist at Capital Economics, said the amount was larger than the financial markets had been expecting but « was still very small in relation to the outstanding size of the Italian and Spanish government bond markets. We continue to doubt that the ECB will be willing or able to draw a line under the eurozone’s rolling fiscal crisis. » »

    « That being said, the latest purchases are hardly a game-changer, » Higgins said. « Assuming they were all of Italian and Spanish government bonds, they equate to just 1.4% of the combined outstanding size of the two government bond markets. By comparison, the €74bn that the ECB had previously purchased is equivalent to around 16.5% of the combined outstanding size of the government bond markets of Greece, Ireland and Portugal. »

  20. En parlant de colosses…
    http://www.lepoint.fr/economie/crise-de-la-dette-la-nouvelle-patronne-du-fmi-veut-sauver-la-croissance-16-08-2011-1363033_28.php
    DSKbis veut aussi « sauver » la croissance.

    C’est ainsi ce que l’on définit par le terme : pompier-pyroman.
    Car vous n’êtes pas sans savoir qu’au plus les états sont en cessation de paiement, au plus le FMI s’ « enrichit ».
    Le fémi a donc tout intérêt à ce qu’un maximum d’états coulent afin de les « aider »…

    La construction intellectuelle de ce hold-up mondial est, quelque part, magnifique.

  21. Réserve fédérale américaine – Profit record de 82 milliards

    L’État récolte les fruits du plan de sauvetage de son secteur financier
    Éric Desrosiers 23 mars 2011 Actualités économiques

    La Réserve fédérale américaine a enregistré un profit record de 82 milliards l’an dernier essentiellement grâce aux actifs toxiques qu’elle a achetés aux banques en difficulté durant la crise.

    La presque totalité de ce profit, de 53 % plus élevé que celui de l’année précédente, sera versée au Trésor américain, a annoncé hier la banque centrale. Plus de 79 milliards $US iront ainsi au gouvernement, soit 68 % de plus que les 47 milliards transférés en 2009 et trois fois plus que la moyenne annuelle de 25 milliards maintenue durant les dix années qui ont précédé la terrible crise financière de 2008.

    Ces bénéfices s’avèrent légèrement supérieurs aux prévisions dévoilées au début de l’année. Cette augmentation des profits de la Fed vient essentiellement de revenus d’intérêts plus élevés que prévu (24 milliards) tirés des 1000 milliards de dollars de titres adossés à des hypothèques et autres titres d’agences que la banque centrale a achetés durant la crise afin d’aider à stabiliser le marché immobilier. On apprend, par exemple, que ses actifs de la banque d’investissement Bear Stearns et de la compagnie d’assurances American International Group (AIG) lui ont rapporté 3,5 milliards l’an dernier.

    Pour le moment, il n’est toujours pas question pour la Fed de commencer à revendre tous ces titres sur les marchés, de peur de les fragiliser. Ce retour à la normale devrait s’amorcer au début de l’année prochaine, pensent les analystes.

    Le département américain du Trésor n’attendra pas aussi longtemps. Il a annoncé lundi son intention de se délester des 142 milliards de titres adossés à des hypothèques qu’il a repris des agences de refinancement hypothécaire Fannie May et Freddie Mac. Menée à coups de 10 milliards par mois, cette opération de revente ne devrait pas avoir d’impact sur les marchés, estime Washington. En décembre dernier, le Trésor a cédé sa dernière participation dans Citigroup et a empoché au passage un profit de 12 milliards. Le retour en Bourse de General Motors lui a permis de récupérer 13,5 milliards pendant que la vente d’Ally Financial et de la participation d’AIG dans MetLife a rapporté 9,6 milliards.

    L’État au secours des banques

    Confrontés, à l’automne 2008, à un secteur financier en proie à la panique après la faillite de Lehman Brothers, les pouvoirs publics américains y ont injecté en quelques semaines plusieurs centaines de milliards afin d’éviter l’effondrement d’autres banques et le gel complet du crédit. Le gouvernement a notamment acheté pour 700 milliards de dollars de véhicules financiers d’origines variées quelques semaines seulement avant la fin du gouvernement Bush. Composé jusque-là essentiellement de bons du Trésor, le portefeuille de la Réserve fédérale avait bondi, de la fin de l’été au début de décembre 2008, d’un actif total d’environ 885 milliards à 2234 milliards.

    De nombreuses voix s’étaient élevées à l’époque pour dénoncer ce grand déballage d’argent public visant à voler au secours d’institutions financières responsables de leur propre malheur. On leur avait répondu que la plupart des actifs achetés en échange étaient de bonne qualité et que leur valeur allait remonter une fois la crise passée.

    Le montant total des actifs de la Fed s’élevait, à la fin de 2010, à 2428 milliards, et continuait d’augmenter à la faveur, notamment, d’un nouveau programme d’achat de 600 millions de bons du Trésor visant à tirer vers le bas les taux d’intérêt à long terme et devant prendre fin en juin. La façon normale pour la banque centrale de stimuler la reprise serait de réduire le loyer de l’argent à court terme, mais son taux directeur est déjà à 0 % depuis la fin de 2009.

    Les nombreux autres programmes de prêts directs aux institutions financières, de prise en garanties d’actifs ou encore d’échange de garanties avec d’autres banques centrales occupent graduellement de moins en moins de poids dans le bilan de la Fed au fur et à mesure qu’ils arrivent à leur terme. Des banques ont aussi commencé à demander à l’institution présidée par Ben Bernanke de pouvoir racheter sans plus attendre les obligations qu’elles ont encore à son égard.

    AIG a notamment proposé de lui reprendre certains actifs pour 15,7 milliards. Le bilan publié hier révèle toutefois que leur valeur sur le marché s’élève maintenant à 16,5 milliards. La banque britannique Barclays a d’ailleurs récemment exprimé son désir de se porter acquéreur des mêmes actifs.

    La Cour suprême américaine a, par ailleurs, rejeté lundi une demande d’appel d’un jugement obligeant la Fed à dévoiler le nom des banques s’étant prévalues de son mécanisme de prêts d’urgence durant la crise. La demande d’appel venait d’une association représentant les dix plus grandes banques du pays, qui préféraient qu’on ne revienne plus sur l’ampleur de leur déconfiture durant la crise.

    ***

  22. Jérémie trouverait surement une parabole ou un proverbe approprié et c’etait mieux raconté dans les émissions religieuses du dimanche sur france2 …

    le Golem :

    d’apres Wiki :

     » Il [le rabbin ] lui aurait donné la vie en inscrivant EMET(H) (אמת, vérité en hébreu et un des noms de Dieu) sur son front et en introduisant dans sa bouche un parchemin sur lequel était inscrit le nom ineffable de Dieu, parfois dit Hashem (Le Nom) pour ne pas le prononcer.

    Pour le tuer, il aurait fallu effacer la 1re lettre (l’aleph) car MET(H)(מת) signifie mort. Le Golem étant devenu trop grand pour que le Rabbin pût effacer l’aleph, Rabbi Loew lui demanda de lacer ses chaussures, ce qu’il fit. Le plan fonctionna : la créature se baissa et mit son front à portée de son créateur, le Golem redevint ce qui avait servi à sa création : de la terre glaise.  »

    Ces colosses financiers , effaçons le nom de la dette des T-Bonds et en poussiere ils (re)tomberont !

    1. Intéressant de constater que la dialectique de Nâgârjuna (1er ou 2 ième siècle de notre ére) retrouve l’une de ses conclusions dans cette parabole (l’être pur et le néant pur sont une seule et même chose). Ce que pourrait illustrer la contiguité Emeth/ Meth. L’abolition du nom ne résoud rien. Car elle se résoud dans l’apparition du non-nom.

      1. que l’argent soit un « non-nom » ne résoud rien effectivement , ce qui est fascinant c’est le besoin de matérialiser l’échange que ce soit pour un pot-de-vin -la création d’un rond-point inutile – ou des pieces de monnaies our acheter son pain .

        l’homme ne peut s’empecher de nommer .

  23. L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Au vendredi 12 août 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 miliards d’euros.

    Les « actifs » de l’Eurosystème sont de 2073,026 milliards d’euros.

    En clair : le capital et les réserves de l’Eurosystème constituent seulement 3,93 % des « actifs » de l’Eurosystème.

    Sur ces soi-disant 2073 milliards d’euros d’ « actifs », combien de dizaines de miliards sont en réalité des actifs pourris ?

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs110816.fr.html

    Aujourd’hui, l’Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.

    Déjà, le jeudi 16 décembre 2010, les dirigeants de l’Eurosystème avaient demandé aux chefs d’Etat de le recapitaliser : les contribuables européens avaient dû payer 5 milliards d’euros pour recapitaliser l’Eurosystème.

    Contribuables, préparez-vous à payer de nouveau.

    Contribuables, préparez-vous à payer pour recapitaliser l’Eurosystème.

  24. @ Monsieur Leclerc

    On me parle de 540 milliards de besoin de refinancement sur les 24 mois pour les 90 banques Européennes. Vous confirmez ?

  25. La crise débutant en septembre 2007 […].[ERRATA: c’était en 2008 et nous entrons dans la quatrième année !]

    @François
    Faux votre honneur!
    Selon moi, la crise a en fait débuté, de manière larvée, en septembre 2006, lorsque l’on a vu les volumes sur le marché du pétrole s’envoler, et ce de manière durable. Jusqu’alors les volumes échangés étaient stables de longue date.
    La seconde guerre du Liban s’est terminée en août 2006, et rien ne justifiait l’ampleur de l’envolée des volumes, le Liban n’étant pas un pays exportateur.
    D’autre part, les marchés phynanciers réagissent très rapidement à ce type de conflit. Or cette guerre a débuté le 12 juillet 2006, alors que, ainsi que je le dis ci-dessus, l’explosion a eu lieu 3 mois après. Pourquoi cette latence?

    A peu près à la même époque, c’est la totalité du marché des matières premières qui a connu le même phénomène.
    Cette envolée a mis un peu moins d’un an à gangréner le système phynancier (juillet 2007).

    Lehmann (Q3 2008) n’est qu’une conséquence de ce qui s’est révélé au Q3 2007, et dont les signes précurseurs sont apparus au Q4 2006.

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