110 réflexions sur « FRANCE CULTURE, JOURNAL DE 12h30, mercredi 31 août 2011 »

  1. Hors sujet avec ce billet mais pas avec le blogue

    Paru dans Les Echos – Le mégakrach n’aura pas lieu – Archives juillet 2007 (par AUGUSTIN LANDIER ET DAVID THESMAR, deux experts économistes aujourd’hui enseignants à la Toulouse school of economics ! Des visionnaires qui avaient tout compris … de travers !

    Extrait :

    « Deuxièmement, nous sommes dans une « nouvelle économie financière ». Grâce à des instruments innovants s’échangeant sur des marchés bien plus liquides qu’il y a une décennie, le risque de la dette n’est plus supporté par quelques acteurs (les banques, les assurances), mais réparti dans l’ensemble de l’économie. Parmi ces instruments, la titrisation (qui permet aux banques de revendre par paquets à d’autres investisseurs une grande partie des prêts consentis) et les dérivés de crédit (qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut des entreprises). Chaque risque de défaut, au lieu d’être porté par une seule banque, est donc ventilé vers un grand nombre d’acteurs. Certains économistes soulignent que l’anonymat de cette multitude de prêteurs indirects pourrait constituer une source déstabilisante d’opacité et de problèmes de coordination. Mais parce que ces produits sont désormais échangés par une masse critique d’acteurs constituant un marché devenu liquide, leur effet net est une diminution et non un accroissement du risque systémique. Une preuve indirecte du caractère plus sûr de l’environnement financier est la baisse très forte de la volatilité sur les différents marchés depuis 2002.

    L’industrie financière a connu de véritables révolutions depuis la fin des années 1990 : sa résistance aux retournements de tendance s’est améliorée, réduisant les risques de système. Le danger d’une explosion financière, et donc le besoin de régulation, n’est peut-être pas si grand qu’on ne le pense. »

    article en entier ==> http://archives.lesechos.fr/archives/2007/LesEchos/19970-48-ECH.htm

    1. Ils n’y a que les imbéciles qui n’évoluent pas.

      Dans l’article des Echos du 6/7/11 intitulé « Les tabous des élites européennes » les mêmes auteurs analysent la dimension sociale et politique de la crise :

       » …Lorsqu’un Mélenchon remarque qu’après quarante ans d’adaptation à la mondialisation, la France connaît toujours un chômage très élevé, il faut pouvoir répondre autre chose que « la démondialisation est réactionnaire ». La mondialisation a généré une réorganisation formidablement efficace de la chaîne de production mondiale. Mais il faut dire tout haut qu’elle fait de nombreuses victimes et que l’écart entre perdants et gagnants est énorme. La solution n’est pas le protectionnisme, mais si nous ne réussissons pas à mieux redistribuer, une mondialisation plus poussée ne sera pas acceptable.

      La persistance de ces tabous creuse un fossé dangereux entre opinions publiques et gouvernants. Les élites au pouvoir appartiennent largement à une génération qui s’est convertie aux bienfaits de l’orthodoxie monétaire, de la mondialisation financière et du libre-échange dans les années 1980. Au fur et à mesure qu’une nouvelle génération prend les rênes, le « consensus de Bruxelles » ne sera plus comme aujourd’hui un totem qu’on ne discute pas sous peine d’excommunication. Les débats pourront être posés de manière sereine, concrète, pédagogique. Le risque est que cela vienne trop tard, que les peuples se soulèvent, emportant dans leur colère les bienfaits de la deuxième mondialisation. »

      1. à Pierre-Yves D.

        Le propos n’est pas tant de dénigrer le parti pris idéologique des auteurs que l’assurance sans équivoque avec lequel il portaient diagnostique rassurant au nom de prétendus remarquables progrès des outils de la technologie financière qui en éclatant le risque entre une multitude de porteurs avait soi-disant écarté tout risque de krach massif ! Une illustration de l’esbroufe psychologique que représente l’expertisation de la société !

        à C, c’est effectivement grâce à votre commentaire que j’ai eu vent de cette tribune édifiante !

      2. « Le risque est que cela vienne trop tard, que les peuples se soulèvent, emportant dans leur colère les bienfaits de la deuxième mondialisation  »

         » Les bienfaits de la deuxième mondialisation  » ??? Qu’est-ce à dire ?

        Le type est décidément têtu ( ou super-riche ? ). Il démontre que la première  » mondialisation  »
        ( globalisation ? ) a fait selon lui d’énormes ravages et de nombreuses victimes ( des millions d’exclus en augmentation constante à mesure de l’annexion des États par la finance ) et le voilà qui regrette déjà les bienfaits de la seconde … dont il anticipe en avant première son absence future du fait même du soulèvement des peuples en colère ou en furie en rapport avec les ravages occasionnés par la « première  » globalisation.

        Je suis de plus en plus à même de croire Max keiser, non seulement nous vivons la guerre sociale exacerbée mais c’est encore bien pire :

        « Max Keiser – France – « C’est une 3ème guerre mondiale… » ( vidéo )
        http://www.dailymotion.com/video/xkkbv8_max-keiser-france-c-est-une-3eme-guerre-mondiale-financiere-russia-today_news

      1. je ne sais plus qui disait que dans certaines salles de marché on en était pas loin d’éventrer les poulets…

  2. http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110830trib000645561/les-francais-veulent-inscrire-la-regle-d-or-dans-le-marbre.html

    « La « Règle d’or » semble convaincre de plus en plus les Français. Ils seraient 78% à approuver l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre budgétaire prôné par Nicolas Sarkozy et mis en place en Allemagne selon un sondage diffusé ce mardi par l’Ifop et effectué auprès de 955 personnes. Ils étaient 60% dans ce cas le 25 août dans une enquête CSA. »

    On aimerait connaitre la teneur exacte du sondage et notamment la forme des questions. Sinon, ce sondage est en contradiction avec le vote négatif sur le TCE de 2005 puisque justement les français s’étaient exprimés contre l’inscription de règles purement économiques dans la Constitution.

      1. Si pour presque trois interviewés sur quatre (73%) l’ampleur de la dette et des déficits publics rend essentielle l’inscription de cette règle d’or dans la Constitution, une très large majorité de Français (86%) estime que le budget de l’Etat continuera d’être en déficit dans les prochaines années.

        (www.lemonde.fr)

        Paroles verbales!

      2. La règle allemande interdira à l’état fédéral de souscrire à plus de 0,35% du pib de nouvelles dettes par an… à partir de 2016. Elle précise aussi que «  »en cas de catastrophe naturelle ou de situation d’urgence exceptionnelles qui échappent au contrôle de l’Etat et compromettent considérablement les finances publiques, ces limites supérieures de l’emprunt peuvent être dépassées sur décision de la majorité des membres du Bundestag. La décision doit être liée à l’établissement d’un plan d’amortissement. ».

        Vu que la situation « d’urgence exceptionnelle » risque de durer bien au delà de 2016, on peut dire qu’en fait, la règle d’or allemande c’est plutôt la règle du rideau de fumée.

        A quand la règle du rideau de fumée française?

        On l’invoquera comme étant « d’or » pour essayer de rassurer les marchés et une partie de l’opinion publique tout en sachant bien qu’il ne s’agit que d’un rideau de fumée et qu’on pourra toujours la contourner aucazou…

      3. Bonjour la rigueure !
        « La dette publique allemande s’élève à 2079 milliards d’euros, soit 83,2% de son PIB.  »

        Il va sérieusement falloir penser à un divorce à l’amiable du « couple » franco-allemand et s’interroger sérieusement sur qui « va garder les enfants » !

      4. la « règle d’or » n’est-elle pas une copie conforme du pacte de stabilité, donc essentiellement de la communication ?

    1. L’art de construire un sondage…
      Sondage 1
      Question 1 :
      pensez vous qu’un ménage doit faire attention à ses dépenses ?
      Question 2 :
      Pensez vous que l’état doit faire attention à ses dépenses comme un ménage ?
      Question 3
      Pensez vous que l’état doit tout mettre en oeuvre pour éviter la gabegie budgétaire ?
      Question finale :
      Pensez-vous que mettre une règle d’or dans la constitution obligeant l’état à maitriser ses dépenses est une bonne idée ?

      Sondage 2
      Question 1 :
      Pensez vous que chacun à le droit à être soigné, éduqué et protégé ?
      Question 2 :
      Pensez vous que l’état doit accepter de céder aux système financier quitte à priver le droit à chacun d’être soigné, éduqué et protégé
      Question 3 :
      Pensez vous qu’en cas de crise ou de mauvaise conjoncture, l’état doit se priver des outils à sa disposition comme un déficit temporaire pour permettre à chacun d’être soigné, éduqué et protégé ?
      Question 4 :
      Pensez vous que l’état doit se lier les mains en s’obligeant quelque soit les circonstances à maitriser ses dépenses ?
      Question finale :
      Pensez-vous que mettre une règle d’or dans la constitution obligeant l’état à maitriser ses dépenses est une bonne idée ?

      Reste plus qu’à faire le bilan des réponses sur la question finale pour chacun

      1. Ce sont évidemment des questions fermées, qui de plus ne sont pas des questions.
        ex : Un ménage doit faire attention à ses dépenses. La question est : Qu’en pensez-vous? OUI NON. Le manque de la case NE SE PRONONCE PAS (suivi de : Précisez) se fait sentir au fur et à mesure des questions. Aussi on assène pédagogiquement :
        1) dépense, dépense >> Gabegie (pas sûr que les gens savent ce que ça veut dire, un coup de dico ça ne fait pas de mal à l’humiliation).
        2) [soigné, éduqué et protégé] – [soigné, éduqué et protégé] – [soigné, éduqué et protégé] puis à nouveau le coup de massue : dépenses – dépenses
        De cette manière, on fait chauffer l’eau doucement pour amener progressivement l’interrogé à se positionner en faveur de la réponse souhaitée – oui-oui! (comme on dirait ouais-ouais, ou ok-ok, lassé) – à la dernière question.

        Il aurait été plus honnête de dire :
        Sondage 1 : En tant que ménage vous devez faire attention à ce que vos comptes soient équilibrés. Mais comme vous n’êtes pas l’Etat, et que celui-ci doit pallier à vos conneries, il devient dépensier. Le plus sûr moyen de l’éviter est d’entrer la règle d’or dans sa Constitution.
        OUI – NON – NE SE PRONONCE PAS (précisez…)
        Sondage 2 : : Chacun (pas tout le monde surtout) veut être « soigné, éduqué et protégé » n’est-ce pas? HEIN? J’ai mal entendu. Alors comme vous voulez en plus que l’Etat résiste au système financier, vous n’allez tout de même pas le priver des rares outils à sa disposition pour pallier à votre gabegie OK? Oui, la gabegie « dépense-dépense » que vous avez avouée au n°1. Alors? Vous voulez vraiment lui lier les mains? Et maintenant, vous allez l’accepter cette … règle d’or? C’est bien l’or en ce moment. C’est une bonne idée. Puisqu’on vous le dit!
        Allez, allez, signez et circulez.

      2. Je voulais simplement montrer que selon une approche biaisée, on peut amener quelqu’un à répondre oui ou non …. Dans le sondage 1 on répond plutôt « oui » à la question finale, dans le sondage 2 plutôt « non ». Ce ne sont évidement pas les vrais questions du sondage IFOP…

      3. « quitte à priver le droit à chacun d’être soigné »

        Il ne faut pas confondre le budget de l’état et la sécurité sociale. Et en ce qui concerne celle ci serait ce un progrès de la laisser structurellement en déficit ? Qui va payer les dépenses d’aujourd’hui (et quand) et dans le même temps faire face à ses propres dépenses… Que fait-on si le marché du crédit se ferme brutalement (hausse des taux d’intérêt) ?

      4. Regle d’or n° 1 ; de la Com

        Regle d’or n°2 ; de la Com

        Regle d’or n° 3 ; de la Com

        etc ……..etc.etc…..;bienvenue dans le meilleur des mondes……de la com ,
        bla bla bla bla

    2. En Espagne la reforme express de la constitution sur ce point va détruire le parti socialiste. Les seules bonnes possibilités que ca ouvre ce sont l’apparition de nouveaux partis et la vraie ouverture du débat constitutionnel. La constitution espagnole a donné de très bonnes choses au pays, mais elle a échoué sur une clairement, et c’est l’articulation de l’état. Moi je suis pour une réforme qui donne la possibilités à Basques et Catalans de l’autodétermination d’une facon limitée, c’est a dire, tous les vingt-trente ans (pas à chaque élection, comme c’est le cas d’une facon sournoise maintenant) et pour le reste des regions autonomes un systeme plus juste, stable et efficace de repartition des compétences.
      J’imagine que les réformes légales exigées par Frau Merkel vont détruire le statu quo politique et social dans les differents pays, mais elles ne vont pas « calmer » les marchés, ni « redonner confiance ». Nous savons déjâ après quatre ans que les marchés sont imprévisibles, insondables, insolidaires, etc. et que la seule mesure qui les calmerait serait de les fermer ou presque.

      1. @ Colomba
        Moi je suis pour une réforme qui donne la possibilités à Basques et Catalans de l’autodétermination d’une facon limitée, c’est a dire, tous les vingt-trente ans (pas à chaque élection, comme c’est le cas d’une facon sournoise maintenant) et pour le reste des regions autonomes un systeme plus juste, stable et efficace de repartition des compétences.

        Et pourquoi les Andalous, les Manchegos……. n’auraient pas droit aux mêmes dispositions que les Basques ou les Catalans? Je ne comprends pas très bien pourquoi vous proposez une réforme qui ne traite pas tous les Espagnols sur le même plan.
        Ceci-dit, vous pointez le vrai problème de l’Espagne, il n’y a pas une Espagne mais plusieurs (au moins 17) et elles sont divisées (dans certaines le castillan est même occulté, voir prohibé).
        Cette division engendre la gabegie et la corruption à tous les niveaux de pouvoir et décision (et les niveaux ce n’est pas ce qui manque….).
        Si l’Espagne reste dans cette logique, le pays finira par éclater. Ce serait un bien curieux processus à l’heure où on essaye de faire l’Europe.

        PS : Ne croyez surtout pas que je sois un nostalgique de l’ordre franquiste, ma famille a payé un très lourd tribu pour que l’Espagne soit une démocratie

    3. Quelle est la différence entre la « règle d’or » et le traité de Maastricht ??? Sauf erreur il y a bientôt 20 ans que la France avec les autres pays de la zone Euro se sont engagés sur un déficit public maximum de 3%.
      On peut d’ailleurs se demander pourquoi on en resterait pour la « règle d’or » à 3% de déficit maximum lorsque l’on sait que ce déficit doit être inférieur à la croissance pour simplement permettre de figer le niveau de la dette.
      La règle d’or ne devrait-elle pas être tout simplement de ne plus augmenter la dette ? Cette règle d’or ne serait pas plus angélique que celle qu’on nous prépare et que, dans les deux cas, personne ne semble savoir comment les respecter.

      1. Cette focalisation médiatique sur la règle d’or est une diversion, d’ailleurs réussie, pour qu’on ne parle pas trop de fiscalité. C’est conseiller à un obèse de se payer une bonne ceinture, solide, avec un seul cran, sans évoquer seulement son régime.

      2. tout à fait d’accord :
        – la règle d’or est un écran de fumée
        – le taux de 3% n’a aucune signification comptable
        L’Etat ne dépense pas plus aujourd’hui qu’hier
        il faut simplement augmenter/rétablir les recettes !
        50 milliard par an pour le remboursement de la dette c’est quasiment le manque à gagner des niches fiscales et autres exonérations
        tout se tient
        l’appauvrissement de l’Etat est le résultat d’une politique
        il suffit de changer de politique
        par ailleurs il faut faire tomber le tabou qui interdit à la BCE de prêter directement aux Etats ce qui aurait pour effet immédiat de tarir la spéculation sur la dette

    4. Pourquoi s’inquiéter ? La bande du Fouquet’s et son parrain ont répondu chacun
       » démocratiquement  » à toutes les questions posées.

      Du béton armé ce sondage, ça pue  » le vrai de vrai  » jusqu’à Fukushima. Tout le monde sait bien que les Français en redemandent et sablent le champagne à chaque apparition du guide suprême, le père de l’austérité et du dépouillement massif. Gloire aux sondages et aux poulets ! Quand y ‘ a de la tripe, y ‘ a de l’espoir.

    5. La seule règle d’or que les gouvernements savent respecter, c’est celle qui fait grimper le cour de l’or. Baromètre de la dégringolade financière….

  3. Ce soir, ce 30 août 2011, à la TV ou à la radio, pour expliquer la grande volatilité des cours des actions bancaires et de compagnies d’assurance durant ce mois et le krach sur 12 jours de cotation boursière, on vient nous expliquer que c’est une tentative de déstabilisation, un complot (notamment la chute du cours de la Société Générale) dû à des rumeurs totalement infondées, lancées par les méchants spéculateurs, que les banques européennes sont solides, qu’il n’y a aucun besoin de recapitalisation, etc, etc…

    Voilà! ils ont une nouvelle marotte, le complot, la méchante rumeur qui déstabilise le gentil marché auto-régulant.

    C’est marrant, pour justifier les plans de coupes budgétaires massives en Espagne, Portugal, Grèce, Irlande, Italie, il n’y avait aucune rumeur, tout était fondé, c’était vital….

    Bref, ils continuent à nous prendre pour des C…!!!!!

  4. Le choix des mots . France culture, un des meilleurs bulletins d’information . Les mots de choix .

  5. Manifestation à Madrid contre la règle d’or

    Les députés espagnols ont voté ce mardi en la procédure d’urgence permettant d’inscrire la « règle d’or » dans la constitution. Devant le parlement, des indignés s’étaient rassemblés pour protester. Et ce avant la grande journée de mobilisation syndicale, le 6 septembre prochain.

    « Cette crise, c’est nous qui la payons », « Non au changement de Constitution, non au diktat des marchés », ou encore « Ils ne nous représentent pas ». Voilà les mots d’ordres qui étaient scandés par la grosse centaine d’indignés à l’adresse des députés devant le parlement, au centre de Madrid. Une voix qu’il faut entendre, au milieu du concert de « soulagement » exprimé par l’Europe et les agences de notations…
    Au même moment, dans le parlement, les députés votaient à une écrasante majorité (319 voix pour et 17 contre, après l’accord noué entre le Parti socialiste au pouvoir et le Parti populaire de droite) la procédure d’urgence permettant l’inscription de la règle d’or dans la constitution espagnole. Et pourtant cette réforme, que le gouvernement veut faire passer en urgence et en force, a été vivement critiquée dans les rangs même du parti socialiste au pouvoir. Il faudrait que les opposants fédèrent au moins 10 % des députés ou sénateurs pour espérer obtenir un référendum.

    Les indignés ont réagit vite, ils étaient déjà plusieurs milliers à manifester dimanche dans l’ensemble de l’Espagne. Et ce avant les deux principaux syndicats, CCOO et UGT, qui ont eux appelé à une « grande manifestation » le 6 septembre à Madrid contre le projet, ainsi qu’à des rassemblements dans plusieurs villes mercredi et jeudi.

    http://www.humanite.fr/monde/manifestation-madrid-contre-la-regle-d’or-478461

    1. Même CHAVEZ fait un référendum quand il modifie la constitution au Venezuela.
      La sociale démocratie Espagnole s’est couchée devant les marchés, de façon obscène.
      Pas de tanks dans les rues, juste 318 députés qui baissent les pantalons jusqu’aux chevilles.

      1. Chavez en bon autocrate utilise le plébiscite référendaire, avec à la clef renforcement et légitimation de son pouvoir par un assentiment populaire facile et programmé. Tous détournements de l’expression nationale que la France a largement subis, avec Napoléon le petit ou Charlot le grand en têtes de gondole… Et ne parlons pas de la pratique du référendum aujourd’hui encore dans les régimes sans réel pluralisme politique – i.e avec véritables partis d’opposition multiples et puissants. Pensez juste à la Russie de Poutine, à la Syrie d’Assad II ou au Maroc de Mohammed VI…
        Le référendum n’est absolument pas l’alpha et l’omega de la démocratie. Encore moins dans un pays comme le nôtre où, en attendant un referendum d’initiative populaire effectif (et encore !), l’initiative depend du bon vouloir et du pouvoir discrétionnaire d’un seul homme.
        Et pour notre ridicule règle d’or constitutionnelle – dont il ne faut pas perdre de vue qu’elle ne répond qu’à une nécessité d’affichage politique et n’aurait comme effet réel que d’achever les derniers relefs de légitimité, de crédibilité, de la tutelle légale constitutionnelle puisque cette « règle » ne pourra en aucun cas être mieux suivie que des critères de convergence européens moins stricts, souvent non-respectés et pourtant en théorie tout aussi impératifs puisque les traités s’appliquent avec la même force aux legislateur ou aux gouvernements nationaux des États signataires que leurs propres principes constitutionnels – je constate à la lecture du sondage cité plus haut que l’opinion populaire aurait l’air, pour le moins, dangereusement partagée sur le sujet. Par ailleurs je note que la réforme constit a toutes les chances de ne pas être adoptée par le Congrès, le PS derrière Hollande, Aubry ou Montebourg paraissant faire bloc pour la censurer. Même Accoyer s’en émeut et demandait hier à Sarkozy de s’abstenir de précipiter le vote de la regle d’or au Congrès craignant son rejet. Certes Sarko peut être tenté d’instrumentaliser cette règle d’or – surtout renforcée par le type de sondages dont on rapporte les « résultats » jusqu’ici… – pour diviser le PS et le piéger sur le thème sempiternel de l’irresponsabilité budgétaire congénitale de la gauche, mais bon, vu son bilan sur le sujet, prendre le risque en plus d’un échec devant le Congrès pour un gain politique aussi hypothétique… Lui reste que la reculade. Pas brillant comme alternative.
        Ou alors un référendum ? Trop tard comme trop risqué bien sûr. Le scrutin et les programmes présidentiels suffiront amplement pour évacuer le gadget « règle d’or » et restituer au débat sur la politique budgétaire ou la dette sa véritable dimension. M’enfin là j’rêve un peu p’têt…

      2. @ vigneron 31/08/2011 13h15
        – Chavez 14 vote, 13 victoires, alors que NS s’est assis sur le non au traité constitutionel, et sur les millions de manifestatnts contre sa réforme de la retraite, alors qui est le bon autocrate

        – si c’était si facile et programmable, pourquoi les « démocraties » ne recourent-elles pas plus souvent au référendum, comme le Vénézuela et la Suisse ?

        – jusqu’à preuve du contraire, le Vénézuela de Chavez se bat contre une opposition qui possède un nombre conséquent de média>>>

        – qu’attend NS pour valider le réferendum d’initiative populaire qu’il a introduit dans sa réforme de la Constitution

        – oui, mais le PS, tous candidats confondus, ne s’est-il pas engagé à revenir à un déficit de 3% en 2013 ou 2014 ? quelle différence avec la règle d’or ?

    2. Franchement, j’ai du mal à comprendre pourquoi les gens manifestent contre la règle du rideau de fumée espagnole.

      Vous savez, la règle qui est censée garantir l’équilibre budgétaire. Oui, garantir, c’est le mot employé par Zapatero, et d’ajouter, cela redonnera confiance aux marchés.

      Sauf qu’à y regarder de plus près, comme en Allemagne, cette règle « garantit » l’équilibre budgétaire, sauf quand il ne peut être garanti, c’est à dire en cas de circonstances « exceptionnelles » (récessions, catastrophes naturelles, situation d’urgence exceptionnelles qui échappent au contrôle de l’Etat et compromettent considérablement les finances publiques…).

      Vu que ces situations « exceptionnelles » risquent fort d’être la norme, il s’agit plutôt de la règle qui garantit rien. Mais par contre, cela fait jaser les médias, certains manifestent contre, d’autres se disent que cela va redonner confiance en la dette Espagnole, …etc

      Et en France, cela va être la même chose, beaucoup de bruit pour rien, pour un rideau de fumée.

      1. ET oui et en attendant ça continue à faire gentiment mumuse ……….la fed annonce une relance (et quelle relance ????……….) et hop tout le monde au garde à vous, toutes les places boursières se refont une beauté………complètement hallucinant ?!!!!!!!!!!

        mais qu’est ce que c’est que ce cirque ?

        d’où l’expression le trou noir de la finance ????

        http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201601423872-les-marches-placent-leurs-espoirs-dans-les-banques-centrales-212757.php

  6. A.Gérard Slama a très finement expliqué ce matin que la règle d’or ne cadre pas avec l’esprit du droit français, en citant Condrocet entre autres.

    http://www.franceculture.com/emission-le-monde-selon-le-monde-selon-2011-08-31.html

    « Il faut dire la vérité, sans faire peur…. ! »

     » On va mettre l’exigence de l’équilibre, on en parle depuis la 4è république, quand il y avait la fameuse « impasse », bon, on a toujours parlé de ça mais on ne l’a pas fait, pourquoi, pour plusieurs raisons, la première est que la Constitution en France c’est une Arche sainte, c’est pas un fourre-tout dans lequel on peut inscrire une technique financière qui est de l’ordre des moyens. Une 2ème raison est que cette idée renforce le gouvernement des juges, ce qui fonctionne très bien en Allemagne, voyez que la Cour de Karlsruhe dit ce que le gouvernement doit faire, en matière d’application des directives européennes… c’est aussi contraire à l’esprit du droit français. Condorcet avait songé à introduire dans la Déclaration des droits de l’homme, l’idée qu’il ne fallait pas qu’une génération engage par des règles trop strictes, les générations suivantes, pour leur laisser finalement la liberté de manoeuvre dont elles ont besoin. Donc la règle d’or là aussi comporte une forme de contrainte qui n’est pas tout à fait dans notre culture. Bon et puis nous savons bien en France que le consentement n’a jamais été le produit d’une règle. »

    « Le politique peut être sûr de ses fins, il ne peut pas être sûr de ses moyens, et en plus, sait-il toujours où il va aller, cf de Gaulle en 58… etc »

    « La politique est ambiguë…..l’égalité, ça veut dire l’égalité des droits, mais il y a aussi l’égalité des chances, si on va jusqu’au bout on va supprimer l’héritage ? Question, bon, jusqu’où va-t-on, l’égalité réelle, l’égalité devant le droit n’est rien, tant qu’elle ne peut pas être transcrite dans les faits. Discriminations positives, quotas ? En vérité, c’est selon ! Gouverner c’est faire des choix, dont la plupart et les plus importants, ne peuvent être connus à l’avance. »

    1. « l’idée qu’il ne fallait pas qu’une génération engage par des règles trop strictes, les générations suivantes, pour leur laisser finalement la liberté de manoeuvre dont elles ont besoin »

      C’est justement les dettes laissées par la génération précédente qui ôte toute liberté de manoeuvre à la génération suivante.

      Une plus grande liberté de manoeuvre ne consistant alors qu’au droit de répudier les dettes obscènes, laissées par la génération précédente (ce qui nous impose de ne pas laisser de telles dettes).

      L’obligation d’équilibre budgétaire vers laquelle est en train de se diriger l’Europe est la meilleure nouvelle que j’ai pu entendre depuis longtemps.

      On veut des services aujourd’hui et bien on les paye aujourd’hui. C’est pourtant simple.

      1. On veut des services aujourd’hui et bien on les paye aujourd’hui. C’est pourtant simple.

        Vous parlez des services « publics »? Le problème, c’est qu’ils étaient déjà payés. Ou amortis. Et qu’ils ont été vendus pendant notre génération.. qui n’a rien pu dire parce que les instances décisionnaires nous ont barré l’entrée; pour y vieillir sans nous. Et cela, avant que la génération d’après puisse bénéficier de leur gratuité.
        Ils fonctionnaient trop bien. Trop efficaces. Parfois trop rentables, voyez-vous.

      2. @Hatoup

        L’interdiction de voter des budgets déficitaires est une absurdité à partir du moment où rien n’est fait pour sortir de la spirale infernale du financement privé et du sauvetage de la finance privée. Que l’on recouvre d’abord la possibilité de financement direct pour les Etats, que l’on mette en place un contrôle des capitaux et la nécessité d’une telle mesure ne sera déjà plus pertinente, puisque la dette autant privée que publique est tout de même largement un corollaire de la libéralisation du secteur financier et de sa captation des richesses.

        En outre, votre fameuse règle d’or n’a aucune chance de s’appliquer, pas plus que les fameux critères de convergences, dont elle partage, l’esprit, la toxicité et le devenir…

        Décidément, le « bon sens » prend souvent la mauvaise direction…

      3. @miluz,

        dans un pays où les dépenses des administrations publiques représentent 56% du revenu national, dire que « les services publics ont été vendus pendant notre génération » c’est quand même formidable!

        Aussi, que voulez vous dire par « les services publics étaient déjà payés »?

      4. @julien alexandre,

        pourquoi, même après ces privatisations (dont certaines partielles) , la part des dépenses des administrations publiques (même en ôtant la charge d’intérêts) sur le pib a t’elle été en constante augmentation sur les quarante dernières années?

        Et, vous le savez bien, même si on n’avait pas privatisé ces services publics, ils étaient loin d’être « déjà payés » de sorte que l’on aurait pu les offrir gratuitement et sans frais pour le contribuable, comme le suggère miluz. Tout au plus aurions nous économisé la part du profit qu’empochent les actionnaires (ce qui représente moins de 10% du chiffres d’affaires donc mettons 10% en moins sur le prix de revient de ces services s’ils étaient restés publics).

        Je ne dis pas que cela a été une bonne chose de les vendre, mais croire qu’ils étaient déjà payés, c’est du rêve!

        1. @ Chris

          Oui, on peut bien sûr s’attarder sur le fait que les coûts de construction des autoroutes étaient payés à 95 ou à 98 % en l’espace de 50 ans, c’est effectivement très important. Mais on peut aussi voir plutôt s’attarder sur le fait que c’était un bien public, payé par la collectivité, dont les recettes et éventuels bénéfices revenaient à la collectivité (par l’entretien de ces autoroutes et les versements au trésor), et que la vente au privé a :
          – privé la collectivité d’un bien public qui avait été largement sinon totalement financé par les impôts des Français, avec une contrepartie dérisoire sans commune mesure avec le coût pour la collectivité ;
          – renchérit considérablement le coût d’utilisation (on n’ouvre pas le débat sur les pseudos conditions imposées par le gouvernement de limitation des prix, puisque les opérateurs détournent allègrement l’esprit du contrat qui ne parle que de « moyenne » sur les prix constatés et pas sur le volume d’affaires, ce qui permet aux opérateurs d’augmenter significativement les coûts des tronçons les plus usités et très modérément les tronçons vides, avec une belle « moyenne » d’augmentation à la clé sans commune mesure avec l’augmentation des prix réellement payés) ;
          – offert à des boîtes privées une rente avec un investissement de départ ridiculement sous-évalué de l’avis de tous les experts.

          Juan Nessy a évidemment raison dans son commentaire (qui sera publié ci-dessous), la rationalité économique n’a rien à voir, il s’agit de politique et certains secteurs stratégiques doivent être gérés par l’Etat pour le bien de tous plutôt que par des boîtes privées pour leurs actionnaires.

      5. Un service , qu’il soit public ou privé a un coût .

        Je pense avoir été de ceux qui ont pu démontrer par le faire et compter que , à niveau de service prédéfini , le public savait faire aussi bien et parfois mieux ( i.e. rapport qualité /coût)que le privé . Sur un créneau concurrentiel ,j’ai toujours eu par ailleurs d’excellentes relations d’amitié et de respect mutuel avec mes « alter ego » privés .

        Le débat sur les SIG introduit de façon très anglo-saxonne par des directives de Bruxelles et en France par un décret de 2004 , a toujours été faussé par le fait que pour un anglo-saxon il n’y a rien qui ne puisse être privé . Quand on débat entre gens de bonne foi , il est d’ailleurs impossible de démontrer  » économiquement » qu’une tâche doit être « publique » .

        Pour moi le service doit être public sur tous les domaines de souveraineté et les domaines considérés comme stratégiques( selon la règle qui veut qu’on ne délègue pas ce qui est stratégique ). On peut d’ailleurs assez rapidement aboutir au raisonnement extrême inverse selon lequel , tout étant stratégique, rien ne doit être privé.

        Dans mes domaines , il m’avait semblé que l’eau (toute la chaîne) , le droit et la liberté de circulation possible hors péage , les choix énergétiques et le contrôle de toutes leurs filières ,la maîtrise du droit des sols , le droit d’expropriation au prix de l’administration , la fixation autoritaire du niveau des loyers ( ça va hurler ) … faisaient partie de ce qui ne se concède pas .

        C’est en 2005 que le Conseil général des Ponts et Chaussées ( cf Mr Martinand ) a commencé à promouvoir les PPP . A l’époque , il est remarquable que personne ne se soit jamais , dans tous les divers cénacles , posé la légitimité ou la pertinence à court -moyen ou long terme des PPP.

        L’introduction au sujet était (et reste ) : l’État est ruiné et endetté plus qu’il n’en peut . Pour assurer le …service , il n’y a donc comme possible que les PPP .

        La dette déjà et encore .

        Et donc … Il n’y a pas d’autre solution !

        Mais d’où vient donc cette foutue dette ?

        -de l’incurie de certains services ? Sans doute pour partie .
        -de dépenses démagogiques ? sans doute plus surement .
        – de services potentiellement en concurrence avec le privé Je conteste et suis prêt à démontrer que le coût des fonctions correspondantes est à rapprocher , dans la dynamique de la dépense, à l’acquisition à crédit d’une maison : à terme assez rapproché l’État a payé 1,6 à 2 fois la prestation ( et continue à a faire ….)
        – du coût délirant du taux de remboursement de la dette ? A coup sur et colossalement .

    2. On va mettre l’exigence de l’équilibre

      Pensez vous! On va mettre l’exigence de l’équilibre sauf quand on juge qu’on peut pas exiger l’équilibre.
      Donc, on va mettre l’exigence de pas grand chose…

      L’obligation d’équilibre budgétaire vers laquelle est en train de se diriger l’Europe est la meilleure nouvelle que j’ai pu entendre depuis longtemps

      C’est pas « l’obligation d’équilibre budgétaire », c’est « l’obligation d’équilibre budgétaire sauf quand on peut pas s’obliger à l’équilibre budgétaire ».

      Relisez bien les règles d’orrideau de fumée allemande et espagnole :

      on s’oblige à l’équilibre budgétaire sauf en cas de situations « exceptionnelles » (catastrophes naturelles, récessions ou situations d’urgence exceptionnelles qui échappent au contrôle de l’Etat et compromettent considérablement les finances publiques).

      Il vous semble qu’elles vont être si exceptionnelles que ça, ces situations, dans le moyen à long terme?

      Beaucoup de bruit pour rien.

      1. >Chris06

        Pourquoi alors se compliquer la vie avec une règle qui ne sert à rien, ou que l’on peut très facilement contourner (ce qui revient au même)?

      2. Vous oubliez de mentionner la lourdeur des systèmes de comptabilté publique….

        Cela dit , je suis entièrement d’accord avec Juan Nessy, un Etat peut favoriser des partenariats public privé mais ce n’est pas nécéssairement être moderne que de déléguer de plus en plus de secteurs publics au privé comme c’est le cas actuellement et faire de la casse sociale ……….et surtout sur des secteurs strategiques régaliens , d’interêt général et qui ont effectivement été financé par de l’argent public; par contre insuffler plus de souplesse de gestion aurait été une initiative bienvenue……………tout en restant au public.

  7. Trop de bébés = trop de chômeurs ? Valls tacle Lefebvre
    http://lci.tf1.fr/politique/trop-de-bebes-trop-de-chomeurs-valls-tacle-lefebvre-6664012.html

    Il semble que l’on commence à s’autoriser à discuter du premier paramètre, celui qui fâche le plus. Ca va pas être facile c’est sûr vu le tabou qui existe encore autour de ce débat sensible mais cela permettra enfin d’avoir une vision globale des forces en jeu.

    Bien sûr il y en aura toujours pour continuer à se voiler la face et dire que plus on est de fou plus on rit. Oseraient-ils le dire à des bangladeshis? Ne voient-ils pas que nous rentrons dans la phase du grand dévoilement et que Malthus a déjà gagné ? Veulent-ils gagner du temps … d’illusion … comme la plupart de nos élites ?

    1. C’est évident que la démographie est un point crucial qui doit faire débat.
      D’ailleurs, où est foncièrement le problème ?
      Si chacun des habitants de la planète devait répondre à la question: « La vie vaut-elle d’être vécue » , même sous nos latitudes privilégiées 1/2 répond non !
      Qu’est-ce que la vie humaine pour l’éternité de la nature dont nous sommes une infime partie ?

      1. Évidement, c’est la faute des gens s’il y a du chômage! D’ailleurs les USA, disposant d’un taux de natalité supérieur à celui de la France connaissait un chômage hallucinant avant la crise.
        Et l’Italie, avec son faible taux de natalité, ne connait pas le chômage!

      2. @pôle,

        Donnez moi la part de vie que vous ne voulez plus pour que je prolonge la mienne et que je parte à la retraite jeune et en pleine forme au moins……………MDR

        je fais partie du dernier milliard d’individu que vous n’avez pas interrogé et je vous répond OUI j’aime la vie !!!!

        Vous avez raison que tout ceux qui veulent se jeter dans le fleuve de Léthé pour aller donner du mou aux petits poissons ne se genent pas, nous capitaliserons le restant de leurs points de vie sur des comptes aux îles Cai¨mans…………

        pour continuer à construire sur les ruines fumantes de votre négativité blafarde .

        Pour l’éternite de la vie et de la nature, comme vous dites; chaque chose et chaque être est sa place et chaque vie est sacré !!!

        La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien.
        Edmund Burke

    2. @Peak-Pol
      Ouais très malin l’austérité démographique, comme idée d’génie, à c’jour, j’vois guère mieux…
      Dieu sait si les niards m’insupportent et combien je serais plutôt un adepte du suicide soft pur et simple de l’espèce par un stop-procréation radical – juste pour emmerder le fantôme de Schopenhauer, se payer une bonne et kolossale tranche d’orgie finale et arrêter enfin de jouer les comptables, mais pourtant, perso, la régulation demographique, puisque vous semblez y tenir, j’la verrais plutôt dans l’autre sens, inversée quoi. Ben ouais, s’en prendre aux surnuméraires du mauvais bout, ceux proches de la fin, ceux qu’ont fait leurs preuves, enfin leurs preuves, celles de leur inutilité au mieux, de leur nuisibilité au pire, plutôt qu’aux promesses de lardons à venir. Au rancart la vieillaille, au rebut le septua, à la fourrière l’octo, au bourrier le nona ! On coupe les vivres et on confisque les actifs des inactifs cussonés ! On ferme les hospices et on ouvre des chantiers de vieillesse ! zavez pas honte de manger l’pain des bébés ? Au turbin sinon…
      Et pi on leur enlève le droit de vote et on leur interdit les lieux publics, juste des Lidl rien que pour eux, ça f’ra des queues moins longues à la caisse pour tout l’monde, et pi internet aussi qu’on leur supprime, de l’air.
      Par contre, magnanimes, on leur paye des cours accélérés de sagesse grecque ou bouddhique, histoire de les calmer et de leur faire tester l’ataraxie ou le nirvana. Avant l’euthanasie bien sûr, très propre et remboursée aux descendants la dernière petite affaire, on est pas des sauvages.
      Ah ben là mon colon, té ! j’dis oui à Malthus ! Je signe en bas et j’paraphe c’que vous voulez ! Même que j’lance une souscription internationale pour l’érection d’une statue monumentale à sa gloire sur la place de la « Concorde rajeunie », dis donc, à l’emplacement de l’obélisque bien évidemment.

      1. @Vigne
        Ok pour l’euthanasie des vieux (des rentiers qui plus est) ! Le cholesterol, les lunettes, la prostate… le cancer, quelle triste fin. Pourquoi pas no futur pour eux jusqu’au monde d’après !
        Vive le monde d’après, avec de l’espace pour chacun, une vie de cueillette, sans metro, sans boulot, où les autres ne seraient plus l’enfer mais un paradis !

      2. Estimant que les individus qui ont dépassé la cinquantaine ont fait leur temps, les jeunes gens de Buenos Aires, pendant une semaine, s’appliquent avec allégresse à les exterminer. Les raisons pour lesquelles se déchaîne cette « guerre au cochon» – ainsi qualifie-t-on toute personne d’un certain âge -n’apparaissent pas clairement. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il ne s’agit pas d’une révolte contre le gouvernement en place puisque le chef de ceux qui secouent si fermement le cocotier diffuse ses ordres à la radio, et que les crimes demeurent impunis. On apprend aussi de la bouche de l’un des jeunes qui consent à parler de l’affaire avec Vidal – le protagoniste du roman – que « derrière tout cela, il y a des gens qui réfléchissent. Quantité de médecins, de sociologues, de statisticiens, et, tout à fait entre nous, il y a même des gens d’Eglise »

        La suite de l’article d’Hector Biancotti sur le Journal de la guerre au cochon d’Adolfo Bioy Casares est ici.

      3. @vigneron

        Ok pour l’euthanasie des vieux. Tu passe en premier, j’irai boire un coup pour fêter cela…

      4. Dans le genre Chasse aux Vieux, il y a Le pire est avenir de Maia Mazaurette. C’est pas un chef d’oeuvre mais ça se laisse lire…

      5. Nous pouvons plaisanter avec l’euthanasie des vieux mais, plus sérieusement, chacun comprend que plus la population mondiale est élevée, plus les conditions de vie des habitants sont altérées ! La démographie est donc THE problem !
        Un présupposé de béotien voudrait qu’on l’occulte !

      6. Cet obscurantisme se réfugie autant derrière un dogmatisme monstrueux (faites plein de mâles pour aller porter la seule et unique bonne parole) qu’un libéralisme cours de récré (mon droit inaliénable) que derrière un fatalisme rétrograde (on y peut rien) … et le reste. Et pour couronner le tout on met une double couche pour masquer notre aveuglement profond, on en arrive à valoriser l’inverse de ce qui faudrait faire en faisant de la prolifération une bénédiction. Hallucinant. Pourtant il ne faut pas être savant pour sentir que tendre vers l’équilibre et l’harmonie (même inatteignable) sont infiniment préférables à tendre vers le déséquilibre (facilement atteignable).

        Le prochain saut de civilisation ne pourra pas faire l’impasse de la gestion de l’homme par l’homme. L’homme deviendra alors adulte en assumant les conséquences de sa lointaine prise de distance vis-à-vis de la nature. Il redeviendra vivant en valorisant l’équilibre plus qu’en valorisant sa prolifération.

        Le fait que le débat sur la démographie (et dans son prolongement celui sur l’émigration et la nation) cristallise tant de passions révèle à quel point ce débat est central. C’est le débat qui dérange le plus car il porte sur le premier paramètre de toute équation à savoir le paramètre ‘nous’.

        ———————————————————————————————-
        Asimov en parle très bien …

        Moyers: What happens to the idea of the dignity of the human species if population growth continues at its present rate?

        Asimov: It will be completely destroyed. I will use what I call my bathroom metaphor. Two people live in an apartment and there are two bathrooms, then both have the freedom of the bathroom. You can go to the bathroom anytime you want, and stay as long as you want, for whatever you need. Everyone believes in the freedom of the bathroom. It should be right there in the Constitution. But if you have 20 people in the apartment and two bathrooms, no matter how much every person believes in the freedom of the bathroom, there is no such thing. You have to set up times for each person, you have to bang at the door, « Aren’t you through yet? » and so on.

        The same way democracy cannot survive overpopulation. Human dignity cannot survive it. Convenience and decency cannot survive it. As you put more and more people into the world, the value of life not only declines, it disappears. It doesn’t matter if someone dies. The more people there are the less one individual matters.

        ———————————————————————————————-

        Et n’oublions pas Einstein qui pour avoir sorti des aneries sur la bombe démographique est considéré par tous les biens pensants éclairés comme un imbécile peureux profond …

      7. @Pol et Peak.Oil.2008
        Juste avant la chute finale du système de plus en plus se trouvent un nouveau dada: nous sommes trop. Ben dis-donc, ça fait un bon prétexte pour sortir le fusil à pompe quand des gueux approcheront de la maison pour nous piquer notre cher or-dur ou notre stock de pâtes! Partager c’est bien sur le papier mais couper les choses des pauvres ça résoud le problème!

      8. Pitié pas cet escroc d’ Asimov !
        Sur la frégulation de la population …je réitère mon idée que durant des millénaires ce sont les nombreuses fratries qui ont transmis les rites culturels (l’adulte ne transmettant que les gènes) ….et que substituer une régulation postnatale par une régulation prénatale met notre culture et notre civilisation en danger .

      9. @D-croissance

        J’ai 38 ans et cela fait 20 ans que je me persuade de ne pas mettre un enfant au monde car il faudrait que je lui explique un jour que le problème c’est lui et moi. Ma femme l’accepte jusqu’à présent car elle est plus jeune que moi mais là cela devient limite. Mes parent en sont dépités vous imaginez.

        Cela dit je ne suis pas excessivement dogmatique, si un enfant devait arriver par accident je l’accueillerais à bras ouvert car comme la plupart des humains j’adore les enfants et ils me le rendent bien … Sinon on peut se contenter de deviner l’enfant qui se cache derrière chacun, c’est bien aussi.

        Et si c’est la famine … n’ayant ni de stock ni d’or j’espère que j’aurais le courage de me laisser dépérir avec sagesse … pour partager les restes que je ne consommerai pas … Bon tout cela ce sont des mots et tant qu’on a pas vécu ce genre de réalité, dur de dire comment on se comportera.

      10. @Kercoz

        Je ne comprends pas bien. Il faut bien qu’une régulation s’impose, n’est-ce-pas ? Celle des hommes ou celle de la nature.

  8. Pétage de cable … anglais :

    « C’est un manque extrême de sincérité que d’utiliser le contexte actuel comme argument contre la réforme », insiste Vince Cable, selon qui « les banques sont en train d’essayer de créer un mouvement de panique autour de quelque chose dont elles savent qu’il doit arriver ».

    « C’est tout simplement complètement dingue de prendre une telle décision, au moment où la croissance est en danger et affaiblit la capacité des banques britanniques à fournir les capitaux dont les entreprise ont besoin pour croître », a déclaré au Financial Times John Cridland, directeur de la confédération patronale britannique (CBI). »

    1. lu sur :
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/19/la-dette-est-un-pretexte/
      __________________________________
      Cette contraction des dépenses publiques garantit le désastre du fait de la réduction de la demande. C’est la panne assurée : la croissance française s’est déjà arrêtée au deuxième trimestre en raison du blocage de la consommation et de la chute des exportations. L’austérité aggravera la récession et augmentera au final la dette. C’est le paradoxe du moment : l’austérité réclamée à tort et à cris par les marchés est la plus mauvaise solution contre la dette. Et d’ailleurs les « marchés » sanctionnent les pays qui appliquent les mesures d’austérité pourtant prévues pour les rassurer. C’est très exactement ce qui est arrivé au Portugal ! Voyez aussi ce qui s’est passé en Grèce où la dette est passée de 125 à 160% du PIB au fil des sept plans d’austérité successifs ! En effet, l’austérité entraîne le recul de l’activité et la hausse du chômage et de la pauvreté. Les finances publiques en sont rapidement affectées par des moindres recettes et une hausse des dépenses sociales. Résultat, dans la quasi totalité des cas, l’austérité creuse les déficits. L’austérité c’est donc la ruine assurée.

  9. Voici des extraits de la fin de l’article Frédéric Lordon sur son blog du Diplo, « Le commencement de la fin » (c’est moi qui souligne):

    Par où la sortie ?
    Création monétaire et révolution institutionnelle !
    Il faut s’y faire : les ruines fumantes, l’insuffisance générale des dynamiques politiques européennes, nous y conduit tout droit. Si l’Espagne et l’Italie basculent, adieu Berthe !
    L’EFSF saute comme un bouchon de champagne, la spéculation se déchaîne contre toutes les dettes souveraines, plus aucun dispositif ne peut l’enrayer, une série de défauts importants devient quasi-certaine, les systèmes bancaires européens, puis étasunien, s’écroulent dans un fracas qui fera passer la chute de Lehman pour une animation d’ambiance.
    (…) on ne sortira de pareil effondrement que par une opération de création monétaire inouïe et tout ça se finira dans un océan de liquidités.

    Incapables de faire face à leurs engagements de paiement interne, les Etats qui sont en déficit primaire se tourneront vers la banque centrale pour financer leur solde.
    (…)
    Dans ces conditions, les pays concernés reprendront barre sur leur banque centrale nationale, (…) pour lui faire émettre des euros en quantité ad hoc.
    A ce moment (…) l’Allemagne (…) jugera que sa propre conservation monétaire lui fait devoir de quitter les lieux.
    Fin du voyage pour l’euro, en tout cas dans sa forme originelle.

    Mais la création monétaire massive sera également nécessaire pour ramasser les banques effondrées

    (…)
    La création monétaire massive n’est pas une perspective réjouissante en soi. Mais lorsqu’il ne reste plus qu’elle pour extraire un corps social du dernier degré de la ruine – et il ne faut pas douter que l’effondrement bancaire total nous ramènerait en quelques jours à l’âge de pierre –, lorsque, donc, il ne reste qu’elle, il ne faut ni en diminuer les possibilités ni en exagérer les périls.

    Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré.
    A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… pour en tirer le meilleur parti : reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine [11], avec tout ce qu’elle suppose et de possibilités rouvertes et aussi de rigoureux encadrements [12] ; réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit [13] ; réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation [14].
    Soit, sur les ruines, enfin tout rebâtir.

    1. Prévision , vision plutôt . Dans les détails , je suis incapable de juger mais à propos de l’insurrection , je partage inconditionnellement l’avis de F. Lordon ; je sais que RIEN d’autre n’arrêtera le rouleau compresseur. Il suffit de se rappeler cette phrase apparemment anodine d’un banquier de Wall street:  » il n’est pas admissible qu’une banque perde un seul dollar  » dans le film « inside job  » et ceci AU BEAU MILIEU DE LA « CRISE » DE 2008 ! A relire , un joli texte qui a fait parler de lui : « l’insurrection qui vient » … Et rigolade de voir tous ces gens mobilisés ( à juste titre ) en Espagne mais qui sont si peu politisés . Faut dire qu’ils acceptent encore de voir le pape débouler chez eux sans le foutre dehors à coups de pompes dans le cul ! Pas même une godasse dans la figure ! Sarkome en a reçu plus , lui , à St-lô , il y a deux ans à peu près ! Les grecs , eux , ( et ceci corrobore l’analyse de F. Lordon , ) sont au bord de l’insurrection.

      1. C’est fou le nombre de gens, un peu partout sur la toile, qui ne lisent et ne retiennent que la première partie de la phrase. Partout, on entend dire que Lordon appelle à l’insurrection..

        Relisons le :

        « …et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel […] , OU BIEN la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré.
        A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde »

        La dernière hypothèse, celle qui selon F. Lordon tient la route, c’est le scénario de l’autodestruction du système, non point celui de l’insurrection!

        En d’autre termes, F. Lordon nous annonce que c’est le système lui-même qui nous délivrera de son étreinte, et non ses adversaires.

  10. Un petit filet dans le dernier numéro 822 des Inrock sur votre livre « l’agonie du capitalisme », titre « le réveil des économistes » page 55, par Jean-Marie Durand.

  11. Un progrès est une réalisation qui profite à TOUS et pas à quelques uns..
    Actuellement, il y a trop de doigts sur une main pour compter les progrès !!

  12. « et il ne faut pas douter que l’effondrement bancaire total nous ramènerait en quelques jours à l’âge de pierre »

    L’éternelle mencae… » tanks in the street » pour nous faire avaler toutes les pilules… Alors que la solution à ce « merdier » est de laisser les banques assumer leurs risques.

    1. @Hatoup

      Je crois que vous devriez réfléchir avant d’écrire. Il ne faut pas laisser choir les banques, il faut les saisir. Sinon, c’est un joli chaos garanti (l’épisode Lehman à coté serait une aimable bluette) …

      1. vous voulez dire « pôle public de banque » ?
        c’est ce que propose le Front de gauche depuis plusieurs mois . . .

  13. Bravo Paul pour l’intervention.. mais vous vous adressez à une bande de gamins de 10 ans qui sont paniqués et courrent dans tous les sens !!

  14. C’est toujours un vrai plaisir de vous entendre…Cher Paul. L’art et le style de remettre les pendules à l’heure. Votre. France Furby

  15. Intervention intéressante, en particulier de par la réaction à vos propos, de votre prédécesseur/successeur, au micro, Mr Mariton: Mme Lagarde a raison aujourd’hui (de tenir le discours de la vérité), et avait tord hier, comme Ministre, de tenir « le discours exigé par la communauté bancaire française »…

  16. Bon discours, M. Paul Jorion, pour une prise de conscience.
    Et pourtant, les gens (radio) veulent écouter :
    1. ce qui les convienne
    2. Á la finalité « élections 2012 ».

    Heureux qui, comme nous, peut dire la vérité !
    La globalisation financière ne marche pas
    Le système est en panne.
    Il ne peut pas évoluer.
    Et répéter la formule (recapitaliser les banques) donnera le même résultat.
    Même la science nous l’apprend.

  17. ça sent bon la panique!!!!

    on va pouvoir bien négocier (c’est à dire donner rien contre tout) tout l’inverse de 2008 en fait!

    1. une autre alternative serait une prise du pouvoir de l’extrême droite et alors vous pourrez toujours essayer de négocier !

  18. Source boursorama : « La Bourse de Paris prend plus de 2% malgré des signaux décevants sur l’emploi américain :
    La Bourse de Paris accentuait ses gains mercredi après-midi après la publication d’un indicateur décevant sur l’emploi aux Etats-Unis qui renforce la conviction des investisseurs que la banque centrale américaine ne pourra échapper à la mise en place de nouvelles mesures de relance. »

    Forte hausse du CAC 40 (+3.2 %) cet après midi. La raison est simple : la situation est dramatique. Donc, les investisseurs imaginent que la FED va devoir prendre des mesures dramatiques à moyen terme (QE3). Donc la situation dramatique sera plus dramatique et donc les investisseurs seront rassurés et les bourses grimperont davantage.

    Conclusion : moins ca va et plus les investisseurs sont heureux.

    1. @Antoine

      Vous m’avez grillé 🙂 En fait, on voit bien que l’économie réelle n’est pas la préoccupation des financiers. Ils veulent juste leur biberon de liquidités. Le problème est que la source n’est pas éternelle et qu’elle n’est pas déconnectée de la réalité, elle. Le fait de pratiquement souhaiter une aggravation de la crise pour s’assurer d’être financés gratuitement par la FED, sans considérer que la finance n’est pas hors-sol et qu’elle sera elle aussi entrainée dans la chute, est exemplaire de l’incurie de ce milieu. Après moi le déluge…

    2. Une couche supplémentaire:
      la bourse – un moyen d’expression des mystérieux marchés- n’indique rien de valable et ne nous sert à rien.
      Le temps passé à rendre compte de la bourse pour elle-même, est du temps perdu.
      Mais comme indicateur de la profonde couche de mépris des traders déjeantés
      pour les manants, ou des méfaits du HFT, c’est évidemment valable.
      Bien que lassant. Connu et archi rabaché.

      Si on n’est pas un pigeon anxieux de deviner l’avenir ( être plumé ou pas),
      parler de la bourse c’est être tout comme des esclaves qui discuteraient de la qualité
      du fouet qui les frappe. Car la bourse est le symbole de notre asservissement.
      D’autres ont l’on déja dit avec plus de talent… la servitude volontaire et tout ça…

      De l’autre côté, celui du pigeon anxieux, – l’exaltation épuisante d’une vie libre et accomplie,
      il n’y a que ceux qui ont choisi l’indépendance pour comprendre-, alors là, c’est plus simple.
      Petit pigeon, remplace l’anxiété par une certitude: tu vas perdre…

  19. Il suffit que la FED promette de faire marcher la planche à billets confer : les minutes de la FED, pour que les cambistes retrouvent de la voix sur BFM Business.
    Je trouve ce système, ces marchés financiers, attentatoires, répugnants, abjectes et scandaleux.

  20. Vous avez ramé pour acheter un 2° immo ? eh bien payez maintenant.
    Ah je me marre , là ou la spéculation passe , le béotien trépasse.
    Course à l’or , spéculation à grande échelle = ruine obligatoire à très grande échelle.
    Vous achetez de l’or ? Eh bien vous vous en mordrez les doigts demain.

    1. Cher Monsieur, vous mordez la main qui vous nourri.
      Savez-vous que la mondialisation a permis à la Chine de sortir de la misère.
      La spéculation est utile: elle assure d’abord la découverte du prix
      et ensuite participe à la liquidité des marchés.
      Les marchés sont saints. Avec les marchés vous avez accès à la culture
      du monde entier, vous pouvez acheter des objets sans eux inconnus.
      Vous pouvez voyager et dépenser partout, surtout dépenser.
      Votre immo. N°2 , c’est peut-être un couple agé qui bénéficiera d’une retraite
      digne avec cette vente .
      Vous ne voudriez pas que l’argent épargné pour les vieux jours
      et investit dans cette immo. reste sans retour. La liquidité, y’a que ça de vrai.
      Bref la mondialisation, les marchés, la spéculation sont une réalité
      incontournable et bienfaisante de notre temps.

      Nan, je plaisante! En gros, je ne fait que répéter ce que j’ai entendu dire
      par une présentatrice « idée dominante ». Sa récitation des avantages
      était pénible, genre conviction forcée.
      Des faux-semblant de ce genre donne de l’espoir.

  21. J’ai écouté le podcast.
    Jorion= Dr Doom.
    Il dresse une vision noire de la situation et donne des pistes de solutions (quand il en donne) complètement utopistes.

      1. Malheureusement le libéralisme leur a bouffé le cerveau.

        Tout le monde, même Schweitzer l’ancien patron de Renault dit des choses intelligentes, sur le fait que l’impôt doit être progressif et non pas une « flate rate » etc. Il n’y a que Merkel, Sarkozy et le reste de l’armée Libyenne, qui campent sur leurs positions.

    1. Les utopistes sont les réalistes du lendemain. Nos « grands saigneurs » de la finance sont revenus au 19ième siècle. Alors, il est exclu d’espérer que les élites formées aux pseudo vertus du monde moderne, trouvent des parades à notre situation dramatique. Elle n’est pas noire, elle est dramatique. Il faut que des utopistes comme Paul Jorion soient entendus avant que la capitalisme ne s’écroulent.

    2. C’est gens ont peur. Peur de tout perdre. Antoine Mercier lui-même écoute Paul J. en se bouchant les oreilles – cette fuite en avant qui ne m’a pas échappé (je vous écoute mais on a pas beaucoup de temps pour). Sa propre destinée explose malgré son grand professionnalisme et sans doute pour la même raison. C’est comme J. Attali lorsqu’il dit : Tous ruinés dans dix ans ? À côté de ça, la fin du monde qu’on veut nous faire passer à grand coup d’émotion et de pub n’est qu’une aimable plaisanterie, une sorte de flou artistique pour enfants de chœur. Comme le fait remarquer Julien, leur manque le courage.

      1. allons voter Front de gauche . . .
        le seul parti qui n’avance pas masqué
        et dont les propositions sont en adéquation avec les analyses du maitre de ce lieu

      2. En même temps l’idée commence à être partagée selon laquelle l’austérité est incompatible avec une sortie de crise, et donc les mécanismes fondamentaux concernant le problème de la demande et tout l’iceberg des problèmes qui va avec, le fonctionnement même du capitalisme commence à émerger à la conscience ! Car si l’austérité freine la reprise, le contraire à savoir le financement à fonds perdus est la condition de fonctionnement… seuls quelques djihadistes du capitalisme peuvent encore l’ignorer. Que dis-je, des fondamentalistes extrémistes hayekiens, qui se recrutent au CDU CSU SPD, UMP PS, FN, Verts probablement, etc.

    3. @ Vicfer

      Paul, comme la plupart des économistes indépendants,
      ne sont pas des peintres jouant du blanc et du noir.
      Si vous ne vous contentez pas non plus de coups de pinceaux,
      dites-nous donc ce qui serait erroné dans l’analyse de Paul d’un capitalisme agonisant.

    4. Utopiste ? Que dites-vous là ? Il est étrange que les personnes les plus réfléchies, les plus analytiques et rationnelles soient toujours taxées, siècle après siècle, d’  » Utopistes  » –

      M. Jorion : Utopiste ? Il faudrait s’entendre sur le mot qui prête à confusion…

      Le réalisme – utopie en acte – étant l’arme des peuples conscients qui savent entendre les bons conseillers et les bons conseils, nous pouvons raisonnablement penser que oui, l’utopie du jour sera le réalisme de demain.

      Si pour vous  » Utopiste  » s’apparente par contre à  » délirant  » ou  » irréaliste  » ne pensez-vous pas plutôt que c’est la finance cancéreuse qui est alors  » utopiste  » ? Irréel l’ impensé qui anime celle-ci jusqu’à s’imaginer pouvoir vaincre les peuples en les écrasant de sa botte de fer ? A force de chier des bulles, la finance paraît bien à côté de ses pompes et réclamer le sein éternel de l’ État et l’argent des contribuables pour toujours se goinfrer comme si cela coulait de source me parait de plus en plus présomptueux. La finance est une grande malade et il va falloir OPÉRER. L’ Opération à l’échelle du temps ne prendra que quelques secondes.

      Qui préfère la guerre à l’ OPÉRATION ?

  22. Bon allez !!
    2000 euros mensuels par tête et on en parle plus .. L’argent est un moyen et non un but..
    Les Meilleurs ne doivent pas être mûs par l’appât du gain, mais par leurs aspirations profondes..

  23. Definitions:

    Il y a une grande différence entre « boulot » et « travail »..
    Le boulot est ce que l’on fait pour assurer sa survie, ses besoins ..
    Un travail correspond à nos aspirations profondes.. Nous sommes nés pour faire CE travail..
    Biensûr, étant donné que l’argent est devenu un but, il y a beaucoup plus de « boulot » que de « travail » ..
    Les gens tentent d’épanouir leurs aspirations profondes dans ce qu’on appelle des « hobbys ».
    D’ailleurs les entreprises seraient fortement gagnantes si elles proposaient du « travail » plutôt que du boulot, car la personne passionnée dans son domaine de prédilection ferait son « travail » avec passion et elle le ferait bien ..

    Quel gaspillage de compétences et de dons !!

  24. La règle d’or on parle d’un déficit de 3 % , si l’on enlève l’inflation qui n’ est pas loin de 3 % on est pratiquement à l’équilibre ?

  25. Paul à 12h30 à France Culture et Montebourg à France-Inter.
    Ecouté avec attention..
    Je n’aime pas la moité de ce que j’ai entendu, mais sa volonté d’agir
    m’agrée.
    Idem pour Mélanchon.
    Je ne discute pas des programmes ni des arrière plans idéologiques,
    mais de leur volonté de ne plus subir. La volonté que la démocratie
    l’emporte sur cette mécanique à appauvrir et épuiser.

    Les chochottes qui font la moue parce que telle ou telle proposition
    n’est pas bien dans la ligne, que les ancêtres ont fait ceci ou cela,
    qu’ untel a dit une grosse connerie, ou que tel autre défend un CNR
    dépassé et non-retrouvable, que presque tous ne s’attaquent pas
    aux causes premières et en restent aux pseudo solutions cosmétiques,
    etc…, ces délicats apparaissent de plus en plus comme des conservateurs.
    ( « Ne rien faire pour la première fois « )

    L’ Idéal, tout le monde le souhaite. Est-il seulement atteignable dans des temps actuels ?
    La surenchère guidée par une idéologie aveugle nous expose à des excès,
    ce n’est pas impossible.
    Mais ne vivons-nous pas actuellement des excès opposés , bien réels et intolérables ?

    Il y a un danger évident: Marine.
    Daniel Mermet (15h-16h) avait un invité sensible à cette question et dont
    les réponses sont satisfaisantes intellectuellement.
    Il a oublié de citer à titre de contre-exemples les jeunes socialistes- SFIO-
    de l’entre 2 guerres. Ils étaient actifs, volontaires, rénovateurs etc…
    et un certain nombre ont terminés en 1945 par la complicité
    avec un ennemi, bourreau de l’humanité.

    Est-ce une raison pour se condamner à ne rien faire?
    L’ Histoire ne se répète pas. J’ai l’espoir que ce danger ne se renouvellera pas.
    Le choix ne peut pas se résumer à peste ou choléra.

    1. dans le genre rappel historiques, tous les sociaux démocrates d’Amérique du sud ont toujours fait alliance avec la droite contre les gauches montantes, tout comme les sociaux démocrates allemands qui ne se sont pas associé à Die Linke mais à la droite . . . je serais étonné que les sociaux démocrates français puissent avoir une autre attitude . . .
      Il serait temps que la mouvance Montebourg, 15 à 16% des militants PS virent leur cuti, créent leur mouvement et rejoigne le Front de gauche.
      A quoi bon se lamenter à longueur de blog alors que des solutions sont là sous notre nez . . .

      1. Je suis de votre avis.
        Il n’est pas question de se lamenter, seulement d’informer
        et faire savoir, argumenter et discuter.
        Tout le monde ne peut pas rechercher sans fin sur internet.
        Par exemple l’info de Merl Mokeur 31 août 2011 à 13:42 :
        je ne savais pas .( je lui répond : le temps des lamentations est fini).
        Combien savent que cela bouillonne, que des propositions
        détaillées existent.
        Celle de Paul du refus des paris nus fait son chemin,
        mais il ne semble pas qu’ils en perçoivent la radicalité…

        Un détail important : les sociaux démocrates que vous citez n’en sont
        certainement pas.
        « social démocrate » est une étiquette beaucoup trop galvaudée.
        Autant ne pas renouveler la mésaventure de l’étiquette « socialiste »,
        qui est simplement un nom pour « droite », ou « droite concurrentielle ».

  26. Questions personnelles @ Paul Jorion

    A propos de vos activités nombreuses d’aujourd’hui – à commencer par ce blog.

    Viennent-elles prolonger ou conclure d’une certaine façon les deux psychanalyse que vous avez faites? Ou constituent-elles au contraire une sorte de troisième psychanalyse pleine de surprises?

    La reconnaissance actuelle de votre travail, présent et passé, résout-elle pour tout ou partie des questions sur lesquelles vous avez travaillé dans vos analyses ?

    La « bête » à laquelle vous avez fait référence dans une de vos vidéos a-t-elle trouvé la paix ? Ou au contraire a-t-elle trouvé dans la crise un festin ininterrompu qui la renforce un peu plus chaque jour ?

    Une vidéo pour répondre ?

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