L’actualité de la crise : COMPTE A REBOURS, par François Leclerc

Billet invité.

« Un point d’équilibre a été trouvé » permettant de « combiner réduction des déficits et soutien à la croissance » a affirmé hier et droit dans les yeux François Baroin, le nouveau ministre Français, à l’issue du G7 Finances. Sans bien entendu l’identifier. Mais la nouvelle du jour n’était pas son compte-rendu de la réunion de Cannes, mais bien la démission de l’économiste en chef de la BCE, Jürgen Stark, qui a choisi à dessein le moment de son annonce pour lui donner le maximum d’éclat.

Il accordait dans la foulée une interview à Handesblatt, l’un des deux quotidiens économiques allemands, et appelait à « un saut qualitatif ». « Un stimulus budgétaire ne ferait qu’accroître le niveau de la dette » européenne, alors que « les risques pesant sur les budgets publics sapent la stabilité financière ». Une vision dont l’orthodoxie quasi religieuse laisse peu de marge de manœuvre pour atteindre le « point d’équilibre » de François Baroin, et qui illustre l’acuité des dissensions européennes.

Avant la réunion, ce dernier avait eu une formule qui y faisait pourtant référence, en déclarant au Figaro que « nous aurons une discussion de fond sur le ralentissement observé cet été dans le monde, et le débat sera d’autant plus libre qu’il n’y aura pas de communiqué final ». Il a pourtant fallu se résoudre à publier des « termes de référence agréés », car le silence n’était plus possible dans ces conditions, quitte à sortir une platitude : « Nous sommes décidés à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour relever ces défis », est-il écrit.

La suite des événements dira si le geste de Jürgen Stark est un chant du cygne ou une tentative de blocage. Sa tâche sérieusement compliquée, la réaction d’Angela Merkel a depuis expliqué qu’il fallait être patient, en rappelant à ses compatriotes le temps nécessaire à la réunification de l’Allemagne.

En prélude du G7, Tim Geithner avait dans le Financial Times exhorté les européens à « agir plus vigoureusement », et à manifester « un engagement sans équivoque à soutenir le système financier européen… », remarquant que ce qui est en question « n’est pas de savoir si nous avons les moyens économiques et financiers d’agir pour renforcer la croissance, mais si nous avons la capacité politique d’agir comme il convient ». Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, a rétorqué que « combattre la crise avec un endettement encore plus prononcé, cela serait exactement le mauvais chemin à prendre ».

Faute que ce soit dans les salons, c’est donc sur le pré que va très prochainement se régler le différent, en premier lieu au Sud des Balkans.

De quoi augure, à ce propos, la réunion d’urgence du conseil d’administration du FMI, le 14 septembre prochain, qui doit entendre son représentant chargé de négocier avec le gouvernement grec dans le cadre de la Troïka ? Où en est la double course d’obstacle de l’adoption du second plan de sauvetage du pays, avec d’un côté une ratification par les parlements des pays européens qui s’éternise et de l’autre des accords des banques qui se font attendre ? Combien de semaines les Grecs peuvent-ils tenir sans nouvel apport financier ? Comble du bon goût, Günther Oettinger, le commissaire européen à l’Energie, vient de proposer dans les colonnes de Bild de mettre en berne les drapeaux des pays trop endettés devant les bâtiments de l’Union européenne, anticipant ce qu’il attend.

Une partie de poker est en train de se jouer, au risque de faire sauter des banques. Celles-ci se sont à nouveau enfoncées dans les abysses boursiers et le prix de leur CDS – montant de l’assurance sur leur dette et résultat combiné d’actions spéculatives – continue de monter, sans que les offres réitérées de liquidité de la BCE ne parviennent à calmer le jeu. A l’inverse, les taux des obligations souveraines refuge continuent de plonger, exprimant les craintes exacerbées des investisseurs.

Qu’est-il encore possible de faire, afin de tenter de désamorcer la bombe à retardement activée ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir. Mais sauver in extremis le sauvetage de la Grèce, si c’est encore possible, ne fera pas pour autant une politique. Münich nous a déjà appris que, à suivre la ligne de plus grande pente, le pire devient parfois inéluctable.

Le silence des oppositions est assourdissant…

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290 réflexions sur « L’actualité de la crise : COMPTE A REBOURS, par François Leclerc »

  1. Les déclarations officielles sont d’une inanité complète. Tant qu’il n’y a ni analyse ni compréhension du réel il n’y a aucune possibilité d’action.

    Si la source du problème est bien, comme tout l’indique, le transfert de 10 pour-cent et plus du PIB du travail à la propriété depuis trente ans, le transfert quasi intégral des « gains de productivité » à l’actionnaire durant la même période, ce qui a entraîné l’appauvrissement et l’endettement tant des ménages que des Etats massivement appelés à l’aide en 2008, si la cause simple tant de la crise de la dette que de la panne de la croissance est bien celle-là, la solution est simple.

    La solution est simple, mais la question n’est ni théorique ni intellectuelle. La solution, intellectuellement simple, va à l’encontre de l’idéologie dominante et reconnaît entièrement ce que celle-ci, par définition, doit cacher: la lutte des classes et la prédation du capital sur le travail.

    Voilà pourquoi seule une implosion ou une crise sociale grave peut advenir (comme dit Lordon), et voilà pourquoi il n’y aura pas d’ « homme de l’heure » (dixit Jorion), parce que ce dernier, Roosevelt en 1930, n’apparaît que poussé par un péril plus grave encore à ses yeux de membre de l’élite: l’insurrection sociale déjà à l’oeuvre dans nombre de quartiers des grandes villes US, d’où la police et les huissiers chargés des saisies sont exclus par les révoltés (c’est dans Howard Zinn, Une histoire populaire de l’Amérique).

    La solution à la Roosevelt, qui s’est accompagnée volens nolens, car c’est le réel qui s’en est chargé, pas la conscience humaine, d’un large recul des super-riches et de l’inégalité, cette solution, voilà ce que les élites ne peuvent actuellement tout simplement même pas concevoir. Le couteau sur la gorge, ils y arriveraient ou ils y arriveront, mais est-ce désirable? Cela s’appelle sauver le capitalisme et implique de recommencer dans cinquante ou quatre-vingts ans.

    Cela dit, il y a aujourd’hui d’autres crises du régime: l’épuisement rapide du pétrole et des métaux (50 ans maximum pour la plupart des métaux), la crise environnementale et climatique, des crises de santé publique potentiellement soudaines et hors de tout contrôle.

    Le réel est grand, et nous sommes petits. Le réel est assez grand pour nourrir de nombreux récits divergents, et les conduites humaines, déjà individuelles, mais collectives a fortiori, sont encore loin d’atteindre à un début de réponse pertinente aux défis que posent les temps géologiques à l’espèce. Nous balbutions, et nous en sommes toujours à, selon les mots d’Edgar Morin, l’âge de fer planétaire.

    Voilà, chers amis, de quoi justifier une position d’observateur bienveillant et désenchanté, la foi qui habite toute matière vivante ne pouvant nonobstant qu’alimenter l’espoir et l’optimisme.

    Je terminerais par deux remarques critiques sur l’esprit de ce blog.

    1. L’agitation brownienne heure par heure, la fascination de l’actualité la plus menue de chaque instant.

    2. La confusion entre deux types d’appels à la solution, ceux qui sont de nature à sauver la domination, actuellement le capitalisme sous hégémonie de la finance, et ceux qui opéreraient une rupture avec elle. Seuls ces derniers paraissent désirables au regard des générations futures. Il serait urgent de distinguer. Par exemple, le bancor: n’intervient-il pas à un niveau de surface, toute l’injustice du monde et la servitude universelle étant acceptées et intouchées implicitement dans ce projet?

    Bien à vous tous.

    1. Ah oui. D’accord pour la deuxième solution. Mais cela implique une révolution dans la vision du monde bien plus profonde et à des sacrifices. L’Humanité est-elle prête? J’en doute même si je l’espère. Quant au Bancor, je ne suis pas non plus économiste, mais il me semble qu’il privilégie une auto-régulation des flux d’importation / exportation en jouant sur les taux de change qui permettrait une meilleure répartition des richesses au niveau du globe, non?

    2. @ Leboutte
      Excellent !!!

      La société n’est régis que par des rapports de forces, la morale et la raison critique ne servant que d’arbitre.

      Hélas!!!!

  2. Quelqu’un saurait il. Où on peut trouver le montant total des dépôts des banques européennes auprès de la BCE ?

    Par avance merci.

  3. L’allégeance à la cupidité, né du fétichisme de l’intelligence prédatrice enseigné dans toutes les grandes écoles de cette planète, le mépris de l’intelligence émotionnelle considéré comme une faiblesse pour rejeter ceux pour qui le ressenti est supérieur à une forme de rationalité issue des réflexes reptilien, le culte de la personnalité narcissique d’où découle le culte de l’homme, de la femme providentiel etc…etc….
    Voilà à mon humble avis quelques pistes non technocratiques sur lesquelles l’homme se doit de réfléchir pour essayer de se défaire des scories de cette société en totale déconfiture.
    Toute autre forme de réponse, qui ne serait qu’une tentative de gestion de ces scories est voué à l’échec.

    1. Ce que vous écrivez me semble essentiel. Et chacun, dans ce domaine, a sa propre révolution à accomplir. C’est en nous-mêmes aussi que le vieux monde refuse de se rendre.

  4. Il faut relativiser les conclusions de « Gn » qui se déroulent à huis clos…
    Qui est vraiment témoin de ce qui se dit et se décide lors de ces réunions ?
    Quel crédit accorder aux comptes rendus officiels rédigés par les acteurs eux mêmes ?
    Quel crédit accorder aux déclarations « baroinistes » quand on voit les résultats paradoxaux obtenus après les milliers de déclarations politiques lénifiantes déjà entendues ?
    Comment est ce possible de proposer une piste de réflexion ou une analyse sensée dans le doute que durant ces réunions, il n’aient fait que peaufiner la stratégie du meilleur pour leurs intérêts…
    La politique de la poudre aux yeux, donner le change pour gagner un peu plus de temps, si précieux à sauver les meubles des « élites », voilà surtout l’utilité de cette mascarade…
    Quant au silence de « l’opposition »… Arf !! C’est quoi, c’est qui l’opposition ? L’opposition à quoi ? Quand on sait que la joyeuse troupe de ce théâtre n’a de vue que sur le nombre d’entrées payantes pour se répartir les bénéfices entre tous les acteurs, même ceux qui n’ont qu’un rôle de figuration…
    Bref, il y a eut être un moment où il faut sortir de la naïveté, cesser de croire aux balivernes et proposer une réflexion sur les modes d’action…

  5. 1992 : George Soros fait chuter la livre
    Frédéric Paya le jeudi, 18/08/2011
    dans

    Économie

    George Soros : Fallait-il suivre la politique monétaire allemande ou laisser filer la livre sterling ? Le financier américain a profité des atermoiements de la Grande-Bretagne.

    The man who broke the Bank of England (“l’homme qui a fait sauter la Banque d’Angleterre”). Le 16 septembre 1992, George Soros lance un raid monétaire éclair sur la City de Londres. En quelques heures, le financier américain d’origine hongroise gagne 1,1 milliard de dollars en réussissant l’exploit de faire sortir la livre sterling du Système monétaire européen (SME). « Le SME avait été conçu pour neutraliser la spéculation inhérente au flottement des monnaies. Il a fonctionné tant que les autorités monétaires des différents pays ont joué le jeu de la coopération », explique George Soros.

    Lorsque le Système monétaire européen voit le jour, le 13 mars 1979, en remplacement du Serpent monétaire européen, il s’agissait de créer une zone de stabilité monétaire en limitant les fluctuations des monnaies européennes les unes par rapport aux autres : toutes devaient évoluer autour de la valeur d’un panier de devises de référence, l’Ecu (European Currency Unit). Le bon fonctionnement du SME supposait des politiques économiques coordonnées et l’intervention des banques centrales pour soutenir les devises faibles et limiter l’inflation en jouant sur les taux d’intérêt.

    À l’origine, la Grande-Bretagne refuse d’y adhérer. Mais pendant la décennie 1980, la livre se retrouve rattachée de fait au deutschemark. Nigel Lawson, le chancelier de l’Échiquier du gouvernement de Margaret Thatcher, était persuadé que la faible inflation en Allemagne de l’Ouest était due à la vigueur du mark. Cette situation ne différait guère de celle des autres devises européennes : la plupart des banques centrales des pays membres du SME ont calqué leur politique monétaire sur celle de l’Allemagne, tandis que la Bundesbank s’est attachée à défendre la valeur de sa devise face au dollar.

    En octobre 1989, Nigel Lawson démissionne après s’être opposé au conseiller économique de Margaret Thatcher, qui plaidait pour un détachement de la livre par rapport au mark. Il est remplacé par John Major. C’est lui qui conduira l’adhésion de la Grande-Bretagne au SME un an plus tard. Cette décision a été prise lors du Conseil européen de Madrid de juin 1989, au cours duquel Margaret Thatcher a posé une condition : que la situation économique britannique soit comparable à celles des économies continentales en répondant aux mêmes critères de stabilité.

    Le 6 octobre 1990, la livre rejoint le SME et John Major devient premier ministre un mois et demi plus tard, alors que la situation économique du Royaume-Uni est des plus mauvaises. L’inflation (7,6 %) est trois fois supérieure à celle de l’Allemagne (2,7 %) et plus du double de celle de France (3,1 %), les taux directeurs de la Banque d’Angleterre dépassent 15 %, la demande intérieure chute et le dollar, devise dans laquelle sont réglées les exportations britanniques, recule fortement.

    Au début des années 1990, le financement de la réunification allemande, 150 milliards de marks annuellement, pèse lourdement sur les économies européennes. En décidant qu’un mark ouest-allemand vaudrait autant qu’un mark est-allemand alors que les économistes tablaient sur une parité de 1 pour 4, le chancelier Helmut Kohl précipite son pays dans l’inflation. Depuis les années 1920, juguler l’inflation est une question prioritaire outre-Rhin (voir Valeurs Actuelles n° 3896 sur l’hyperinflation en 1923). Karl Otto Poehl, président de la banque centrale allemande, lance une politique de resserrement du crédit, poursuivie par son successeur, Helmut Schlesinger : par deux fois au second semestre 1991, il relève les taux directeurs.

    John Major s’est cru obligé de défendre sa monnaie

    Au premier semestre 1992, des achats de marks, qui offre une meilleure rémunération, sont effectués au détriment des devises européennes et du dollar : en octobre 1991, il fallait 1,70 mark pour acheter 1 dollar ; en juillet 1992, il n’en faut plus que 1,40 ; en six mois, le dollar perd près de 30 % face au mark ! Parce que les devises sont liées au sein du SME, les partenaires de l’Allemagne sont contraints à leur tour de relever leurs taux, pour défendre les parités de change, avec le risque de précipiter l’Europe dans la récession.

    En juin 1992, les Danois rejettent à 50,7 % le traité de Maastricht. Pendant l’été, en France, la campagne sur la ratification du traité sur l’Union européenne voit les opposants et les partisans du texte s’affronter. La pression sur les devises européennes les plus faibles s’intensifie.

    Pour lâcher du lest, le gouvernement britannique aurait pu laisser filer la livre. Une solution difficilement envisageable alors que la Grande-Bretagne doit prendre la présidence semestrielle du Conseil de l’Union européenne le 1er juillet 1992. John Major s’est cru dans l’obligation de défendre sa monnaie. En quelques jours, les taux d’intérêts passent de 10 à 15 % pour dissuader les opérateurs de vendre des livres. Pour soutenir la devise britannique, la Banque d’Angleterre intervient aussi sur le marché des changes et achète 1 milliard de livres sterling. Progressivement, la valeur de la livre, surévaluée, ne reflète plus la réalité économique du pays.

    Ce décalage n’a nullement échappé à George Soros, le fondateur du hedge fund Quantum, établi dans un paradis fiscal aux Antilles néerlandaises. Depuis quelques mois, il observe la crise dans laquelle s’enfonce l’économie britannique. George Soros est persuadé que la situation de la livre deviendra intenable et que le chancelier de l’Échiquier sera tôt ou tard contraint de la dévaluer.

    À la fin du premier semestre 1992, il bâtit une stratégie d’investissement. Elle repose sur une ligne de crédit de 15 milliards de dollars que Quantum se voit accorder en contrepartie d’une garantie de 1 milliard de dollars, c’est ce que l’on appelle un effet de levier. Il rallie aussi à sa cause d’autres fonds d’investissement (Caxton Corp, Jones Investment…) et des grandes banques américaines (JP Morgan, Chase Manhattan, Bank of America), les persuadant que la livre sortirait bientôt du Système monétaire européen.

    Le 16 septembre 1992, une journée surnommée the Black Wednesday (“le mercredi noir”), George Soros passe à l’attaque. Sur le marché des devises, il vend à terme 10 milliards de livres et achète l’équivalent de 6 milliards de dollars en marks et de 500 millions de dollars en francs. À la Bourse de Londres, il se porte acquéreur de 500 millions de dollars d’actions britanniques, pariant sur leur hausse en cas de dévaluation de la livre. Parallèlement, il prend des positions vendeuses sur les marchés parisien et allemand, anticipant leur baisse en cas de sortie de la livre du SME. Enfin, sur les marchés de taux d’intérêt français et allemands, il prend des positions inverses : les actions et les taux d’intérêts évoluent toujours en sens inverse. « Je n’ai aucun sentiment de culpabilité, je vous l’assure, expliquera-t-il trois mois plus tard dans les colonnes de This Week. Si je n’avais pas pris cette position quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place. »

    Face à cette attaque aussi brutale qu’imprévue, la Banque d’Angleterre réagit en puisant 50 milliards de livres dans ses réserves. Mais à 19 heures ce jour-là, Norman Lamont, le chancelier de l’Échiquier, annonce une baisse des taux d’intérêt et surtout la sortie de la livre du SME. Les autorités financières n’ont rien pu faire face aux marchés financiers : en quelques heures, la livre perd 15 % de sa valeur tandis que le franc et le mark s’apprécient de 7 %… L’économie britannique, devenue plus compétitive avec cette dévaluation de fait de la livre, profitera de ce Black Wednesday, que certains surnomment dorénavant the White Wednesday (“le mercredi blanc”).

    Un tel raid de la part d’une poignée de spéculateurs pourrait difficilement se reproduire contre l’euro : il faudrait mobiliser plus de fonds. La monnaie unique n’est cependant pas à l’abri de telles attaques tant qu’elle représente des pays aux économies aussi divergentes sans solidarité avérée. Les réticences de Margaret Thatcher sont toujours d’actualité et l’épisode Soros a fait beaucoup pour éloigner les Britanniques de l’euro. Frédéric Paya

    La semaine prochaine 2001 : la ruine des Argentins

    http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/%C3%A9conomie/1992-george-soros-fait-chuter-livre20110818.html

  6. L’expérience des Argentins déjà passés par un crash général de leur système financier récemment est sans doute utile: hélas un analyste apparemment avisé prédit la 3 ème guerre mondiale (ou la 4 ème selon ce qu’on compte…) comme une sorte d’aboutissement inéluctable a l’effondrement actuel. Alors la der des der?
    http://www.dailymotion.com/video/xkxar0_l-effondrement-du-systeme-economique-menera-a-la-troisieme-guerre-mondiale_news

    1. Merci Imanust, c’est formidable et lumineux !

      Adrian Salbuchi, économiste argentin de 56 ans, a vécu trois crises monétaires et financières majeures dans son pays, dont une inflation de 10.000, dix mille, pour-cent annuels. Le peso actuel est une monnaie qui représente le peso de 1970 suivi, non de 2 zéros, comme le nouveau franc français jadis, mais de 13 zéros: 10 mille milliards d’anciens pesos…

      Adrian Salbuchi a donc des choses à nous dire.

      Il formalise le réel en parlant de « monnaie véritable », celle de la banque centrale et des impôts des contribuables, et en « fausse monnaie », celle des écritures financières d’un monde où les produits dérivés représentaient, en 2008, 10 fois le PIB des USA et 40 fois le PIB du monde entier.
      Pour lui, la finance tout entière est une pyramide de Ponzi.

      L’énormité de ces montants rend le sans avenir « plan A » actuel, et donne aux mesures projetées par Obama l’allure de petites chipoteries. Le plan A sera aussi abandonné en raison de ses risques hyperinflatoires.

      Aussi y aura-t-il un « plan B » : un nouveau dollar gagé sur un or spécial, un or hologrammé ou marqué d’une façon ou d’une autre, un or de banque centrale auquel les particuliers n’accèderont pas, un or dont le prix pourra monter à 10.000 ou à 30.000 dollars l’once.

      Le coup de génie de ce nouveau dollar sera d’être échangé au pair dans les pays riches et amis du gouvernement de Washington, mais, pour le reste du monde, son taux de change sera laissé à un marché où comme aujourd’hui, la « vraie monnaie » continuera d’être soigneusement insuffisante en quantité. Les pauvres et les pays pauvres acquièreront le nouveau dollar à 3 ou 4 contre 1, ou à 10, 20 ou 40 contre 1, et l’or du marché restera à un prix proche de l’actuel. L’opération déglonflera la montagne de dollars en circulation dans le monde, c’est la dette US correspondant à leurs décennies de vie à crédit au-dessus de leurs moyens sera sévèrement « restructurée », quasi annulée.

      (Il me semble que cette arithmétique sauverait effectivement le système de sa crise si rien n’empêche les pouvoirs de continuer dans cette volonté-là, pilotant un réajustement à l’échelle mondiale, aux frais des porteurs de billets verts qui seraient soit trop pauvres et lointains pour entrer en considération, soit considérés comme inamicaux…)

      Mais la pression sera trop forte et il y a tout lieu de penser, ajoute Salbuchi, que surviendra le « plan C: le coup de pied dans tout l’échiquier » , ce qui pour notre analyste risque d’être une troisième guerre mondiale, nucléaire dès le début, et tout le toutim.

      Il recommande une fuite immédiate de la monnaie (tout dépenser, en or, en immobilier, en voiture…) et il nous exhorte à « faire quelque chose » pour sauver l’Europe et l’Amérique, mais aussi le monde…

  7. Un bel article puant aujourd’hui dans le Frankfurter Allgemeine, pour ceux qui parlent l’Allemand :

    http://www.faz.net/artikel/C30638/schuldenkrise-der-verrat-am-euro-30684254.html

    Pas le temps de traduire, mais c’est dégoutant d’arrogance et de sentiment de supériorité.

    Ok, je veux bien l’admettre, l’Allemagne est supérieure en cohérence et en rigueur… pour ce qui est de conserver au mieux un capitalisme bien portant, froid et violent.

    Qu’ils fassent travailler leurs pauvre à 1 euro de l’heure (marketé sous le terme « 1 euro Job », officiellement par l’agence pour l’emploi ici-même ) est beau de solidarité sociale. Près de 400 000 esclaves en nettoyage, maisons de retraites et petites taches ingrates dans les gros Konzern en 2010 …

    J’habite en Allemagne où j’ai tenté de me guérir d’une sarkozyte aigue, mais en m’informant de plus en plus ici, je vire à la capitalistyte protestantum chronique : j’ai envie de vomir à chaque fois qu’un allemand me parle de bonne conduite et de respect des règles. Au moins en France c’est des bandits paillards et tout le monde le sait… Ici, ils passent pour des saints à la morale parfaite.

    1. des saints la morale parfaite quand on regarde le fantasme made in Germany , c’est certain que nous n’avons pas la même culture

      1. Croyez-moi gens du marxisme, du socialisme, du libéralisme, du capitalisme, la crise ne produit pas plus de saints, j’en suis hélas la très grave preuve vivante.

        Non en réalité le monde devient de plus en plus fou.

  8. 2001 : la ruine des Argentins
    Marie de Greef-… le jeudi, 25/08/2011
    dans

    Économie

    Crise monétaire en Argentine – 2001 Notre série s’achève avec la descente aux enfers d’un pays miné par son taux de change, sa dette et ses dépenses publiques. À méditer.

    A l’origine de la crise argentine, un taux de change fixe devenu progressivement injustifiable. En avril 1991, l’Argentine adopte le currency board (“caisse d’émission monétaire”) pour contrer l’hyperinflation des années 1980 et stabiliser l’environnement monétaire. Ce régime de change établit une parité fixe gageant chaque peso argentin sur un dollar américain. Il entraîne une “dollarisation” de l’économie. La monnaie américaine se répand dans le pays à la place du peso. En quelques mois, les capitaux étrangers reviennent ali menter l’économie argentine.

    Ce dispositif, conjugué à une vague de privatisations, connaît un vrai succès jusqu’en 1997. Cette année-là, la croissance du pays atteint 8 % et les prix sont stabilisés (+ 0,5 %). Mais les crises financières asiatique et russe, la baisse des prix des matières premières, la politique laxiste du président Menem et la chute des recettes fiscales renversent la situation. Au deuxième semestre de 1998, le pays bascule dans la récession et la dette atteint 133 milliards de dollars.

    Le système du currency board empêche les autorités monétaires de faire marcher la planche à billets pour payer la dette du pays.

    Rapidement, l’apport de capitaux étrangers ne suffit plus à combler le creusement des déficits.

    La spirale déflationniste s’enclenche en 1999. Le pays, dont la monnaie est jugée trop forte, perd en compétitivité face à ses voisins d’Amérique du Sud.

    Les échanges avec le Brésil chutent. Entre 1997 et 1999, le réal brésilien perd 60 % par rapport au dollar, tandis que le taux de change peso-dollar se maintient à 1 pour 1 avec une inflation stable. Alors que l’Argentine constitue le second marché pour les produits brésiliens (avec 11 % des ventes du pays) et que le Brésil achète le quart des exportations argentines, les relations commerciales entre les deux pays se tendent peu à peu.

    Fin 1999, le président Carlos Menem laisse sa place à Fernando de la Rúa. Son programme repose sur la relance de l’économie par les exportations et la réduction du déficit budgétaire. Une nécessité : la dette du pays atteint le niveau explosif de 200 milliards de dollars fin 2000. En janvier 2001, le FMI accepte de doubler la ligne de crédit du pays, de 6,7 à 14 milliards de dollars. Parallèlement, le gouvernement décide d’augmenter les tarifs douaniers pour protéger le marché intérieur. Il annonce le 19 juin que le peso sera fixé non seulement en fonction du dollar mais aussi de l’euro. Officiellement, le peso est détaché de la monnaie américaine.

    Cette fin de la dollarisation n’est pas du goût des investisseurs, qui exigent des rendements plus élevés avant de souscrire de nouvelles obligations d’État. Les taux d’intérêt s’envolent alors à plus de 10 %. Les 37 millions d’Argentins, dont plus d’un tiers vivent au-dessous du seuil de pauvreté, vont affronter l’une des plus graves crises économique et monétaire de leur histoire.

    Face au peso défaillant, des monnaies parallèles voient le jour, comme en Allemagne en 1923 (lire Valeurs actuelles n° 3896). Sur les marchés, les Argentins recourent au troc.

    Dans les banques, les demandes de retrait des dépôts se multiplient. Les villes et les provinces, insolvables, paient les salaires de leurs employés dans des monnaies autres que le peso. Les capitaux des investisseurs privés fuient hors d’Argentine, à tel point que les réserves de change de la banque centrale fondent rapidement. Pour éviter la faillite du système bancaire, le gouvernement décide, le 1er décembre 2001, de plafonner les retraits aux guichets. Chaque Argentin peut retirer au maximum 1 000 pesos par mois. Cette restriction, appelée corralito, est prévue à l’origine pour quatre-vingt-dix jours.

    Après avoir déjà débloqué 20 milliards de dollars pendant l’année 2001, le FMI perd patience. Il accuse le gouvernement de ne pas avoir respecté son plan d’équilibre absolu entre les dépenses publiques et les rentrées fiscales, dit plan “déficit zéro”. Las ! le 5 décembre 2001, le Fonds monétaire refuse de verser 1,3 milliard de dollars supplémentaires qui doivent permettre à l’Argentine d’honorer le produit de sa dette. C’est l’explosion sociale. Les émeutes et le pillage de la mairie de Cordoba, deuxième ville du pays, conduisent le gouvernement à déclarer l’état de siège le 19 décembre. Quelques jours plus tard, le président nouvellement élu Adolfo Rodriguez Saa annonce qu’il suspend le remboursement de la dette étrangère, soit 132 milliards de dollars. Le pays est en cessation de paiement : 700 000 détenteurs de bons argentins font face au plus important moratoire de l’histoire du pays.

    La convertibilité de la monnaie – jugée surévaluée par rapport aux autres monnaies – est suspendue le 6 janvier 2002. Le peso est dévalué de 29 %, dans l’espoir de relancer les exportations. Le plan économique anticrise du 3 février 2002 prévoit le rétablissement du peso comme monnaie nationale et réinstaure le marché libre des changes. Au fil des semaines, la monnaie perd les deux tiers de sa valeur. En mai, un peso vaut 3 dollars !

    Le PIB chute de 11 % et l’inflation grimpe à 26 %

    Ce n’est qu’à la fin de 2002 que le régime du corralito est levé. L’année se solde par une chute de 11 % du PIB et une inflation de 26 %. Si la dévaluation réduit le prix effectif des exportations, elle renchérit aussi celui des importations, entraînant à la hausse les prix des biens de consommation. En un an, le prix des médicaments augmente de 200 %, entraînant une situation sanitaire inquiétante (18 millions de personnes sont sans protection médicale fin 2002). Et qui dit inflation dit hausse des taux d’intérêt. C’est la spirale infernale : l’État doit s’endetter davantage pour payer les intérêts de sa dette… ce qui creuse encore un peu plus le déficit public.

    Élu en avril 2003, le président Nestor Kirchner, de centre gauche, aidé du ministre de l’Économie Roberto Lavagna, s’attache à renouer le dialogue avec le FMI et tous les créanciers du pays, publics ou privés. En septembre, un plan de sauvetage, qui prévoit une restructuration de la dette de 66 %,est proposé aux créanciers. Il s’agit d’échanger leurs obligations existantes contre de nouveaux titres avec une perte allant jusqu’à 75 % de leur valeur. Après de longues négociations, plus des deux tiers des investisseurs acceptent la restructuration de la dette : près de 60 milliards de créances (soit 70 %) sont effacés. Les remboursements sont rééchelonnés sur quarante-deux ans. Le FMI accorde un crédit de 3 milliards et la possibilité d’un refinancement pendant trois ans.

    En contrepartie, l’Argentine accepte de payer l’intégralité des intérêts de sa dette. Le gouvernement encourage alors une baisse des taux d’intérêt, augmente les impôts et fait de la lutte contre la fraude fiscale une priorité.

    Cette politique monétaire va progressivement porter ses fruits. La croissance repart par le biais des exportations et l’inflation diminue de moitié. Cette spirale permet à l’économie argentine de rebondir durablement. Selon l’ambassadeur d’Argentine en France Luis Ureta Sáenz Peña, la forte croissance qu’a connue l’Argentine de 2003 à 2010 « est incontestablement un point important de la reconstruction du pays, caractérisée par une industrie en hausse de 72 %, une activité dans le bâtiment en progression de 125 % et une augmentation de 121 % de la consommation ». Il rappelle que chaque année, depuis sept ans, le FMI prévoit une croissance du PIB de 3 %. Or elle a atteint 7,5 % en moyenne par an, si les statistiques du pays disent vrai…

    Non-remboursement de la dette, dévaluation, réforme fiscale : trois éléments qui ont sorti l’Argentine de la crise. Et que doivent sûrement méditer Christine Lagarde et les chefs d’État européens pour sortir l’Europe du Sud du marasme.
    Marie de Greef-Madelin

    http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/%C3%A9conomie/2001-ruine-des-argentins20110825.html

  9. 3.1990, tsunami sur les banques japonaises
    Frédéric Paya le jeudi, 29/07/2010
    dans

    Économie

    Piégées par la Bourse, l’immobilier et la récession, les banques japonaises ont souffert de l’attentisme du gouvernement, qui a mis près de dix ans à intervenir.

    De 1990 à 2002… Rarement une crise financière aura duré aussi longtemps… Et encore, il n’est pas certain qu’elle soit totalement terminée. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement japonais se lance dans une tâche titanesque : reconstruire le pays. Associé au ministère du Commerce international et de l’industrie (Miti), le ministère des Finances pratique une politique de taux d’intérêt faibles dans le cadre de la loi Tiral (Temporary Interest Rates Adjustment Lawou Tei-Kirin Seisaku).

    Les entreprises se tournent vers les banques pour se financer. Pendant plus de vingt ans, l’économie japonaise se caractérise par une crois sance au-dessus de la moyenne mon diale (entre 1950 et 1973), le plein-emploi, un marché domestique protégé et une inflation quasi nulle.

    Pour aider les entreprises à partir à la conquête des marchés étrangers, le gouvernement japonais modifie la loi sur les échanges internationaux en 1980. Cette révision législative se traduit aussitôt par un mouvement de désintermédiation : les entreprises peuvent désormais chercher des fonds directement sur les marchés financiers. Les banques, jusqu’à présent très compartimentées, voient leurs marges fondre. Pour compenser la perte de revenus, elles se tournent vers la clientèle des petites et moyennes entreprises et des particuliers, sans trop se soucier de leur solvabilité. Les autorités compétentes ne durcissent pas pour autant les règles bancaires qui prévalaient jusqu’à ce moment.

    Le 22 septembre 1985, les États- Unis, le Japon, la France, la RFA et le Royaume-Uni signent les accords du Plaza pour éviter que le dollar s’envole face au yen et au deutsche Mark. La hausse de la devise américaine est stoppée, mais les conséquences sont nombreuses au Japon. D’abord parce que ses entreprises sont très exportatrices vers la zone dollar. Pour éviter toute récession et donner un peu d’oxygène aux entreprises, la Banque du Japon baisse son taux d’escompte. En cinq fois en un an, de jan vier1986 à février 1987, elle le ramène de 5% à 2,5%. Seconde consé quence, un afflux de liquidités au Japon, car une bonne partie de l’épargne japonaise était investie aux États-Unis. Les taux d’intérêt étant faibles au Japon, les investisseurs se sont naturellement intéressés aux marchés actions et à l’immobilier, entraînant une hausse vertigineuse du prix des actifs.

    En quatre ans, l’indice Nikkei a été multiplié par trois. Ce bond a paradoxalement fragilisé les banques japonaises. Dans le calcul de leur ratio Cooke (il permet de déterminer le montant maximal des prêts qu’elles peuvent accorder), elles peuvent intégrer 45 % des plus-values latentes de leur portefeuille boursier. Lors de la constitution de la bulle boursière, elles ont amélioré leur ratio Cooke et augmenté d’autant leur capacité à accorder des prêts sans avoir à renforcer leurs fonds propres… En quatre ans, les banques japonaises sont devenues aussi fragiles que des châteaux de cartes et cette fragilité s’est trouvée renforcée par la part grandissante de leurs engagements immobiliers dans leurs bilans.

    Le paroxysme a été atteint à la fin des années1980, avec la hausse annuelle de 30 % des prix moyens de l’immobilier. Pas de quoi inquiéter les banquiers. Pendant ce temps-là, la bulle continue de gonfler: en 1990, la part de la “pierre” dans les comptes du secteur bancaire japonais s’élève à 40 %.

    Face à un important risque d’inflation lié à la création de cette bulle finan cière et immobilière, la Banque du Japon fait machine arrière en augmentant son taux directeur: d’avril 1989 à août 1990, il passe de 2,5 % à 6%. La bulle éclate lorsque l’économie japonaise entre en récession. Les cours chutent brutalement alors que l’indice Nikkei s’approche des 40 000points. En deux ans, la capitalisation de la Bourse de Tokyo perd 60 % de son montant.

    Les prix de l’immobilier baissent à un rythme annuel de 15 %, puis la chute s’accélère. En 1992, le prix du mètre carré s’effondre de 30 % à Tokyo et de 50% à Osaka. Les banques sont piégées par leurs engagements trop importants dans la pierre. Le prix des terrains ne permet plus de couvrir les garanties.

    Les junsen, organismes non bancaires qui se refinancent auprès des banques, souvent d’ailleurs leurs maisons mères, sont aussi touchés. Dans les années 1980, ces institutions spécialisées dans le crédit-bail, l’immobilier et les prêts aux particuliers ont vu leur nombre s’élever rapidement, pour atteindre 38 000 établissements au Japon. Tablant sur une hausse continue du prix de l’immobilier, ils ont accordé massivement des prêts aux spéculateurs fonciers. Certains n’ont pas hésité à prêter jusqu’à 30 % au-dessus de la valeur de l’actif immobilier qui servait de garantie. Juste avant l’éclatement de la bulle spéculative immobilière, entre mars 1989 et mars 1990, ces “non-banques” ont augmenté leurs prêts de 47 %, quand les banques les augmentaient de 12 %.

    La structure de défaisance se révèle inefficace

    À leur tour, les grandes banques sont atteintes : les non-banques ne font plus face à leurs remboursements. Les créances douteuses s’accumulent. Le Fonds monétaire international a calculé que de 1991 à 1997, les provisions pour prêts douteux sont passées de 1 650 à 25 809 milliards de yens. Les résultats des banques plongent également. Positifs à hauteur de 2364milliards de yens en 1991, ils s’enfoncent dans le rouge en 1995 et les pertes atteignent 9683 milliards de yens en 1997, alors que le chiffre d’affaires global des banques semaintient sur la période. Les agences de notation s’affolent: au début des années 1980, les notes des grandes banques japonaises, comme la Sumitomo Trust, la Mitsubishi Trust et la Mitsui Trust, variait entre A, AB et B ; en 1999, toutes affichaient des notes CD, D et E… Pour enrayer la baisse des marges et pour soutenir le secteur bancaire, la Banque du Japon décide de baisser par neuf fois son taux d’escompte : de 1991 à 1995, il est ramené de 6% à 0,5 %.

    Cent soixante et une banques japonaises tentent de réagir en 1993 : elles créent une structure de défaisance, la Cooperative Credit Purchasing Company. Cette caisse achète 10 milliards d’euros de créances douteuses garanties par des biens fonciers, ce qui évite un nouvel effondrement des prix. Ce mécanisme se révèle inefficace: le montant injecté est en fait dérisoire au regard de la masse des créances douteuses.

    Plus aucun type d’établissements financiers n’est épargné par la crise. Des petites banques mutualistes, comme la Cosmo Credit Union, la Kizu Credit Union, la Tokyo Credit Union et l’Anzen Credit Union, font faillite, elles n’ont plus de fonds propres. Un an plus tard, sept junsen sont déclarés en cessation de paiement. Leur situation est jugée très préoccupante, car ce sont des filiales de grands groupes bancaires.

    En 1998, le gouvernement japonais se décide enfin à intervenir et lance un plan de sauvetage. Il repose sur la nationalisation des banques qui menacent de faire faillite – la Long Term Credit Bank et la Nippon Credit Bank bénéficient de ce dispositif – et sur des aides pour recapitaliser le secteur bancaire. Quatre ans plus tard, la banque centrale japonaise lance à son tour un dispositif pour apurer le système bancaire.

    Durant la décennie 1990, le système bancaire japonais a été plombé par l’attentisme du gouvernement, qui a préféré les méthodes douces (baisse des taux d’intérêt et mesures fiscales) aux solutions radicales. Selon le FMI, le retard pris par le gouvernement « a pu accroître de façon significative le nombre de cas où une intervention était nécessaire». Les autorités de tutelle sont également montrées du doigt. Elles n’ont pas su faire preuve de fermeté quand elles ont vu le montant des créances douteuses des petites banques régionales augmenter.
    Frédéric Paya

    http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/%C3%A9conomie/31990-tsunami-banques-japonaises20100729.html

    1. MERCI Vivanco !
      Oui pour moi il y aura toujours un 11 septembre 1973: un crime qui n’a pas été commémoré par nos médias pour ses dix ans et que moi, je n’oublierai jamais.
      J’avais pensé faire un texte ironique pour me réjouir qu’enfin aux USA ils se souviennent aujourd’hui du 11 septembre … 1973.
      Un crime n’en efface jamais un autre mais le Chili a été passé par pertes et profits ! Et pourtant il avait là matière à ‘repentance’ (pour utiliser le mot à la mode) de la part des USA. Pinochet n’était pas seul ; il y avait la CIA et tout le reste (ATT par ex.). De plus le Chili a servi de labo aux gens de l’école de Chicago (M. Friedman). Il est également intéressant de voir ce qui s’y passe : comment une éducation gratuite est exigée par la jeunesse chilienne.

      1. Pour moi, le 11 septembre, c’est le Chili.
        Pas des milliers, mais des dizaines de milliers de morts,
        et surtout un peuple qui sort peu à peu des ténèbres:
        Chili: la grève nationale de la CUT paralyse le pays
        http://www.npa2009.org/content/chili-la-gr%C3%A8ve-nationale-de-la-cut-paralyse-le-pays

        Mes amis blogueurs méritent bien cette anecdote très personnelle:
        En septembre 1973, le faisais mes classes dans l’armée française.
        La majorité de ma section, fort antimilitariste, se faisait un plaisir,
        non seulement de chanter faux, de ne pas marcher au pas,
        mais, au stand de tir, de tirer dans les coins.

        Le lendemain du 11 septembre, j’explique à mes camarades
        qu’il faut savoir mépriser les bourgeois et leur armée,
        mais aussi se défendre pratiquement, comme l’a démontré le Chili.
        Ce jour là, presque toutes les balles de la section ont atteint la cible.
        Le lieutenant n’en revenait pas de nos progrès.
        Il n’a rien compris.
        Ma section commençait à comprendre.
        A quelques-uns, nous avons fait beaucoup mieux ensuite…

  10. A bien y réfléchir l’Euro est arrivé trop tard, si la mondialisation n’était pas pratiquement achevé à sa création nous n’en serions pas là.

    1. Je ne crois pas. Le problème est que nous sommes une union de pays trés différents économiquement qui ne peuvent avoir de monaie et de taux d’intérêt unique, dixit Christian Saint-Etienne, ce n’est pas une zone monétaire optimale .
      Pourquoi une bulle immo en Espagne et Irlande et pas en Allemagne ?
      Il fallait une monaie commune, pour permettre à la Grèce de dévaluer, par exemple.

  11. Prochain sujet sur le blog (façon « les unes auxquelles vous avez échappé », du défunt Charlie Hebdo )
    « A qui profite le crime ? »

  12. EXCELLENT !!!!!!!!!!!!

    Le journal des « Z’experts », le journal des finances « Investir » n’° 1956 du 2juillet 2011
    titrait en gros caractère gras énorme…………

    « Le CAC 40 à l’assaut des 4.500 points, profitez-en !!!! »
    et attention avec graphique à l’appui…….
    http://3.bp.blogspot.com/-PpC2U1d_QU8/TmybwyMdAMI/AAAAAAAACDA/pp7nLbT23Qs/s1600/investir1.jpg

    avec un « special Bilan: NOS CONSEILS POUR LES 6 PROCHAINS MOIS »

    VRAIMENT….
    plus guignol que ça tu meurs…..

    bon l’année 2011 n’est pas finie, il peut y avoir retournement de tendance…
    mais bon ça commence mal…..

  13. Un point de détail : la réunion du G7 se tenait à Marseille. Cannes, ce sera le G20 les 3 et 4 novembre prochain.

  14. @Coco
    Excellent.
    Je me rappelle le début de l’année 2001 où j’ai pris une véritable raclée sur mes actions TNT et que j’ai été ainsi guéri de jouer en bourse pour de bon.
    Je me rappel encore une idiote dont , hélas, je ne me rappelle plus le nom ni la banque pour qui elle travaillait qui assurait, sur Bloomberg TV, deux jours avant l’effondrement général et massif des valeurs techn que l’aciton France Telecom avait encore un énorme potentiel de croissance. Elle a perdu 80% dans les trois mois qui ont suivi.
    Il en allait aussi du JF et de la Tribune comme des Echos de ce week(end précédant ce crac sur les techno, tous plus euphoriques les uns qu les autres.

    Plus dernièrement, sur Midi Libre, pas plus tard que dimanche dernier, un professeur d’économie , P. Villemus, expliquait doctement que nous avions réussi à échapper à la catastrophe.
    Il devrait lire ce blog, je vais d’ailleurs lui conseiller.

    1. Exact, je me rappelle sur Bloomberg les recommendations d’achat fort pour FTE qui était à 220 €, avec objectif 260/280 € pour HSBC.

  15. Si la Grèce fait faillite, on ne pourra pas empêcher le Portugal et l’Irlande de le faire… la dislocation de l’euro semble proche à ce rythme…
    J’entends dire que la Société Générale va voir sa note baisser de 2 crans jeudi prochain… j’ai bien peur qu’elle soit la Lehman Brothers européenne…

    1. L’ U.E. ( donc l’Allemagne) pourrait « sacrifier  » la Grèce ( sortie de l’Euro ) afin que les banques sauvent Italie, Espagne, Portugal etc…?

  16. Bonjour à tous,

    Paul t’es génial mais articule un peu plus, parle plus fort, affirme toi bordel !

    Si la Grèce saute, pour moi l’€ est sauvé et monte au sommet, même si l’ Irlande, Portugal, Espagne et Italie suivent. SG, BNP ET CA … nationalisés, l’immobilier chute en France moins de crédit, taxe plus value…, l’or évolue peu autour de 45 000 le kilo.

    Maintenant si on fait marcher la planche pour sauver la Gréce, recapitaliser les banques…d’où la démission de Jürgen Stark, L’€ chute encore mais contrôlé par la planche à Obama. On repousse encore un peu la fin inéluctable de notre système de merde, l’immobilier en France continue de baisser doucement, l’or son ascension.

    Bref je ne sais pas quoi faire, enseignant éco gestion conscient que ces matières ne sont que mascarade, je manque de rien et ne suis pas obèse car je cours et prie beaucoup.

    La révolution des (obèses et pauvres) rassasiés est impossible pour encore un bon moment.
    Celle des discriminés 2005 et il n’y a pas longtemps en Angleterre non plus car apolitique et nettoyée par les petits enfants gâtés par dessus la marché.

    Donnez moi votre avis sur mes hypothèses du dimanche ci-dessus.

    Bye.

    1. HEURE 33,
      bonjour,

      t’es génial, mais fais toi un peu plus discret, parle moins fort, admets qu’on est pas tous fait dans le même moule bordel !

      1. Dans notre société l’expression orale, l’apparence sont plus importantes que le fond hélas. Les gens écoutent plus avec leurs yeux que leurs oreilles, d’où notre situation. Dans les oraux d’exam,, face à l’emploi les beaux ou ceux qui s’expriment très bien réussissent mieux, c’est dégueulasse mais c’est comme ça. Mais pour Paul ça va, il est beau et surtout très intelligent, il lui manque juste une sorte d’assurance, de conviction, de clarté quand il exprime.

    2. Si la grèce sort de l’euro, c’est un constat d’échec pour la zone euro qui aura été incapable de faire progresser économiquement un petit pays.
      Je ne suis pas d’accord avec ton 1er scénario, j’y vois plus une bonne grosse crise politique, avec un peuple sacrifié pour sauver les banques et un modèle économique en panne, et pas de plan B comme dirait François Leclerc.
      Et pas de QE3 à l’horizon, les Stazunis empruntent pour presque rien ( moins que l’inflation) et QE1 et QE2 n’ont pas été une grande réussite.
      Le plan de 400 milliards d’Obama pour l’emploi, devra étre financer par des réductions de dépenses.

      1. La planche c’est quand même mieux que l’endettement surtout pour eux, et c’est les « Yes we can » qui contrôle les monnaies (euro, livre, yen franc suisse), ainsi que certaines matières…

    3. Pas mal… Mais surtout, mec, c’est ton style qui déchire grave. Si tu te fringues pareil, t’es un vrai crack du Corps Business! Longtemps que j’en rêvais, d’une telle relève. C’est quoi ton blog, que je te followe?

      Sur le fond, ceci est un élément de réponse qui me parle assez.

      1. Je préfère largement lire celui de Paul, pas le temps d’avoir un blog, encore moins d’appartenir au Corps Business.
        Je préfère courir, prier la nuit quand je sens le souffle du diable et écrire.
        Sinon mon fringage est aussi original que ma quarantaine bien entamée.
        Bye

  17. Olivier Delamarche :

    La baisse des prix est structurelle, cette baisse est due aux attentes des faibles bénéfices prévus et de la baisse de la croissance.

    Le marché n’a pas encore pris en compte la baisse due au double dip, et ne prend pas encore le risque systémique (crash d’une banque).

    http://www.youtube.com/watch?v=n2G5csEUFPE

  18. Une mise en faillite bien ordonnée de la Grève n’est plus un sujet tabou, déclare Philipp Rösler, ministre de l’Economie allemand et chef de file des libéraux du FDP, partenaire de la CDU d’Angela Merkel au sein de la coalition au pouvoir à Berlin.

    Cette prise de position intervient au lendemain de la publication par le magazine Der Spiegel d’un article disant que le ministre des Finances allemand étudiait l’impact potentiel d’un défaut de la Grèce, imaginant plusieurs scénarios dont l’abandon de l’euro par Athènes.

    Et, signe que la persistance de la crise de la dette inquiète profondément en Allemagne, l’ancien ministre des Affaires étrangères Joska Fischer a déclaré que l’euro pourrait s’effondrer sous le poids de la crise.

    Le fait que les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 n’aient fait aucune annonce nouvelle vendredi, à part celle disant qu’ils répondaient de façon forte et coordonnée aux défis posés par le ralentissement de la croissance, par les déficits publics et les dettes souveraines, ne devrait pas dissiper les craintes existant en Allemagne et ailleurs en Europe.

    « Pour stabiliser l’euro, il ne peut plus y avoir de tabous. Cela doit inclure, si nécessaire, une faillite bien ordonnée de la Grèce si les instruments nécessaires à cette fin sont disponibles », déclare le ministre de l’Economie Philipp Rösler dans une tribune publiée dimanche par le journal Die Welt.

    Il demande également à ce que des sanctions automatiques soient imposées aux pays endettés n’ayant pas honoré leurs engagements.

    « Si les règles ne sont pas respectées, il faut qu’il y ait des sanctions sévères, et si ces violations se multiplient, une suspension temporaire des droits de vote au sein de Conseil des ministres de l’Union européenne ne devrait pas être un tabou. »

    La CSU, parti frère de la CDU en Bavière, également membre de la coalition au pouvoir à Berlin, veut de son côté menacer les pays trop endettés d’une éjection de la zone euro, selon un document obtenu samedi par Reuters.

    Aux Pays-Bas, autre pays adepte d’une ligne dure vis-à-vis des membres de la zone euro ayant d’importants déficits, une majorité de la population soutient la proposition du Premier ministre Mark Rutte de désigner un « monsieur budget » de l’Union européenne, qui aurait le pouvoir de sanctionner les pays qui ne respectent pas les règles.

    Selon le Spiegel, que la Grèce reste ou non dans la zone euro, les responsables allemands sont d’avis que le FESF jouera un rôle clef dans la gestion d’un éventuel défau du pays.

    La magazine ajoute que le FESF devrait être équipé le plus vite possible des nouveaux pouvoirs qui avaient définis par les drigeants européens le 21 juillet dernier.

    Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter l’article du Spiegel, tout en disant que Berlin travaillait à la mise en place de l’accord du 21 juillet, facteur de divisions en Allemagne.

    « La situation en Europe n’a jamais été sérieuse. Jusqu’à présent, je ne pensais pas que l’euro pouvait échouer, mais si le choses continuent comme cela, alors il va s’effondrer », déclare Joschka Fischer dans le journal Bild am Sonntag.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE78A05O20110911

      1. houlà! mon tarin aiguisé commence à renifler de drôles de relents moisis, non ?
        que l’on débatte de cette crise, c’est une chose;
        que l’on instille à doses homéopathiques et sans avoir l’air d’y toucher, le mépris, la méfiance envers des peuples ou des nations si proches et qui se sont tant combattues dans le passé m’interpelle; trêve de plaisanteries, pour une fois; ce n’est pas de’ moins d’Europe dont nous avons besoin, mais de plus, de plus d’unité, de démocratie, d’union vers un avenir partagé. La paix et la prospérité retrouvée est à ce prix; la haine n’y a pas de place.
        donc ,attention! le ventre de la bête est toujours fécond!

      2. A noter qu’en cas de faillite de la Grèce ils pourraient garder l’euro, rien n’existe pour en expulser un pays. Dans un premier temps ce serait rassurant pour les marchés que l’euro reste intact, dans un second temps la faillite permanente, structurelle, d’un pays de la zone euro, et sa chute dans la récession profonde, devrait inquiéter.

        L’arrogance allemande (et pas qu’eux, d’ailleurs) de refuser un droit de vote ou d’imposer des sanctions aux faibles de la classe m’inquiète beaucoup, comme le manque de protestations des autres pays. Si le jeu devient « on se tire des coups de pieds dans les jambes », l’euro est mort, et ça n’aura rien à voir avec l’économie.
        Dans ce cas c’est l’Allemagne qu’il faut punir, pour ne pas avoir une balance extérieure équilibrée, et ceci de façon volontaire, ce qui plombe les autres pays, qui peinent à suivre un euro fort.
        Soit l’Allemagne joue le jeu à égalité, soit ils jouent les gros bras et il faudra leur expliquer qu’ils sont le problème!

      3. Mais justement, ça fait des années qu’on fait plus d’Europe, encore plus d’Europe, toujours plus d’Europe.

        Et pour quel résultat ?

        Pour quel résultat ?

        – Une régression économique.

        – Une régression sociale.

        – Une régression démocratique.

        L’Union Européenne a montré son vrai visage : l’Union Européenne est anti-démocratique et anti-sociale.

        Bilan : les peuples européens se révoltent partout en Europe, et ils votent de plus en plus pour les fachos.

        Mais ça, c’est bizarre, aucun dirigeant européen ouiste ne reconnaît sa responsabilité dans cette montée des extrême-droites.

        Aucun dirigeant ouiste de gauche, aucun dirigeant ouiste du centre, aucun dirigeant ouiste de droite ne reconnaît que cette construction européenne a provoqué une réaction nationaliste de droite dans les pays européens.

        C’est bizarre, hein ?

        Les ouistes nous avaient promis que la construction européenne créerait plus d’entente entre les peuples. Mais nous avons eu exactement le contraire : le retour des nationalistes, le retour des xénophobes, le retour des haines.

        Bravo, les ouistes.

  19. Le slogan en 1918 des diigeants Français était : « L’Allemagne paiera « !

    Le montant des réparations calculé et recalculé maintes fois a finalement été annulé par Hitler .

    A l’inverse aprés la défaite de 1870 la France avait été soumise à une réparation de 3 milliards (de francs or ‘de l’époque) dont le paiement était garanti par l’occupation des départements du Nord par l’armée allemande)
    Notre pays a réussi à payer integralement cette somme en 1873 ( en trois ans ) et a en plus de la perte de la Lorraine et de L’Alsace accordé à L’Allemagne … la clause de la nation la plus favorisée !!!
    En 1945 , en plus d’une réparation en monnaie nationale dévaluée trés vite l’Allemagne a vu ses usines démontées et envoyées en France et en Angleterre , ses brevets et chercheurs captés par les vainqueurs .
    De plus un programme de des industrialisation et de re pastoralisation vouait l’Allemagne à un avenir agraire et pastoral !
    Echec :DDepuis des années l’Allemagne a un excedent du commerce exterieur record !

    Et forte de sa bonne santé l’Allemagne ne veut toujours pas payer pour les « Pigs « ,les « cueilleurs d’olives » et les membres du « club Med  » !

  20. Lucky, il n’y a pas que l’Allemagne qui ne veut pas payer.

    En tout, neuf Etats européens ne veulent pas payer pour porter le budget de l’Union Européenne à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne.

    Ces neuf Etats européens veulent que le budget de l’UE reste à seulement 1 % du PIB de l’UE.

    (Par comparaison, en 2011, le budget de l’Etat fédéral des USA est de 25,3 % du PIB des USA)

    http://www.romandie.com/news/n/_Budget_de_l_UE_neuf_pays_entament_un_bras_de_fer_contre_Bruxelles110920112009.asp

    1. BA, tous vos efforts pour tuer l’€ seront vains et vous en prenez enfin conscience. Mais ce qui est affligeant dans votre combat est le décalage entre vos objectifs qui sont louables et la thérapeutique préconisée qui est infantile.
      Comment penser que « l’apartheid », le retour au nationalisme en Europe soit source de paix et de prospérité ?
      Tous, avons une complexion différente et pourtant nous sommes des êtres sociaux, il nous faut soit nous combattre, soit nous allier. Le comunautarisme (à chacun chez soi) n’est pas issu du rationalisme des lumières où l’on considère que la nature de l’homme est universelle. Grecs et Allemands peuvent s’affranchir de leur déterminisme par la voie de la lumière naturelle.

      1. Pol écrit : « Comment penser que « l’apartheid », le retour au nationalisme en Europe soit source de paix et de prospérité ? »

        J’éclate de rire !

        Vous êtes contre la monnaie unique ? Donc vous êtes pour le retour au nationalisme en Europe !

        Vous êtes contre la monnaie unique ? Donc vous êtes pour « l’apartheid » !

        Et sur tous les autres continents ?

        Qu’est-ce-qui se passe sur tous les autres continents ?

        – L’Océanie n’a pas une monnaie unique ? Donc le nationalisme est en train de ravager l’Océanie ! Et il y a « l’apartheid » en Océanie !

        – L’Amérique n’a pas une monnaie unique ? Donc le nationalisme est en train de ravager l’Amérique ! Et il y a « l’apartheid » en Amérique !

        – L’Afrique n’a pas une monnaie unique ? Donc le nationalisme est en train de ravager l’Afrique ! Et il y a « l’apartheid » en Afrique !

        – L’Asie n’a pas une monnaie unique ? Donc le nationalisme est en train de ravager l’Asie ! Et il y a « l’apartheid » en Asie !

        J’éclate de rire !

  21. Aux dernières nouvelles le gouvernement grec met les bouchées doubles pour être dans les clous, c’est à dire répondre aux exigences de l’UE et du FMI pour « combler le dérapage des comptes publics. »

    Au programme des taxes sur les propriétés immobilières : 4 euros en moyenne par m2 avec prélèvement à la source sur les factures d’électricité. Suppression d’un mois de salaire pour tous les élus.
    Les armateurs sont aussi appelés à la rescousse, ils sont priés de cogiter pour contribuer à une solution.
    La Grèce annonce de nouvelles mesures d’austérité

  22. Tous ces effets d’annonce me font penser aux « opérations annulées des traders », des coups de sonde, pour tester les réactions.

  23. Ne soyez pas méchants et ne croyez pas que le « silence des oppositions » est lié à leur complicité dans l’instauration du tout financier( voir Bérégovoy ,Jospin et tous ses acolytes (Buffet compris) et Aubry(voir ses déclarations non sollicitées sur les retraites);c’est tout simplement que tous les Bisounours sont très sérieusement occupés par les primaires,clé de tous nos problèmes….

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