RTL.be, Controverse, « Dexia : le citoyen va-t-il banquer ? », dimanche 9 octobre, de 11h30 à 13h00

Comme je n’étais pas en studio, je n’ai eu droit qu’à un strapontin. Ce qui ne m’a pas empêché de lancer quelques pavés dans la mare aux canards. J’interviens à 18m23 et 40m13.

Après le démantèlement de Dexia, que doivent faire les clients de cette banque ? Doit-on craindre un effet domino sur d’autres banques ? Quelle est la responsabilité des banques dans cette crise ? Que doit faire le citoyen pour se protéger ? Dexia sera-t-elle nationalisée ? Les communes et leurs habitants vont-ils payer la note ? Peut-on juguler la crise des dettes souveraines, «la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale», selon l’expression du Président de la Banque Centrale Européenne ?

Pascal Vrebos abordera toutes ces questions dès 11h30 en compagnie de ses invités:

  • Jacques Gobert : Bourgmestre de La Louvière – PS et Président de l’Union des villes et communes de Wallonie
  • Myriam Delmée : Vice-présidente fédérale du SETCa
  • Mikael Petitjean : Professeur de Finance à la Louvain School of Management et à l’UCL-Mons
  • Edouard Fremault : Manager chez Deminor
  • Etienne de Callataÿ : Economiste en chef chez Degroof
  • Bruno Colmant : Professeur à l’UCL et à Vlerick Management School
  • Jean-Philippe Ducart : Porte-parole de Test-Achats
  • Michel Vermaerke : Administrateur-délégué – Febelfin
  • Paul Jorion : Blogueur, Chroniqueur au Monde-Économie et ancien trader
  • Jean-Luc Crucke : Bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing
  • Alain : Citoyen
Partager :

124 réflexions sur « RTL.be, Controverse, « Dexia : le citoyen va-t-il banquer ? », dimanche 9 octobre, de 11h30 à 13h00 »

  1. Dessertine dans Sud-Ouest aujourd’hui : Banqueroute de Dexia, premier coup de tocsin…
    http://www.sudouest.fr/2011/10/10/la-banqueroute-de-dexia-premier-coup-de-tocsin-522454-4669.php
    Extrait (enfin non, tout…) :
    « Il y eut durant cet été 2011 ce krach quotidien des marchés financiers. Il y eut cette spirale grecque répétitive, insoluble. Il y eut ces alertes qui se déclenchèrent, les unes après les autres, dégradation de la note américaine, récession qui s’annonçait, nquiétudes du FMI. Il y eut les dénégations des politiques reculant devant les grandes décisions, multipliant les déclarations lénifiantes. Tout va très bien, madame la Marquise. Les élections approchent admettre la catastrophe économique reviendrait à tuer dans l’œuf les belles promesses qu’attendent les électeurs déboussolés.
    Puis, en ce début d’octobre, soudain, le rideau se déchire. La réalité apparaît, froide, indiscutable. Le premier coup de tocsin,l’effondrement de la maison Dexia, résonne comme l’annonce des désastres à venir, rappelant 2007 et la faillite de la banque anglaise Northern Rock. À l’époque aussi, comme le rappelait Jean-Claude Trichet dans son ultime conférence de presse, tous les responsables minimisaient le risque réel et se gaussaient des pessimistes.
    Mal connue du grand public, Dexia est une banque franco-belge comptant encore plus de 26 000 salariés. Elle a passé sans problème les stress tests de juillet 2010 et 2011 ; en août, lors de la présentation de ses résultats trimestriels, elle affichait l’un des meilleurs ratios de solvabilité de la place française. À la fin de’année, elle aura disparu. Comment en est-on arrivé là ?
    a a été créée en 1996 à l’initiative de Pierre Richard, haut fonctionnaire français, directeur général adjoint de la très publique Caisse des dépôts. Durant ses douze premières années d’existence la jeune banque multiplia les acquisitions et opérations pour profiter des opportunités de la finance de marché. Son objectif était de financer ainsi les collectivités locales, en particulier françaises. Oui sans cette stratégie démentielle de Dexia, nombre de communes, de départements, de régions n’auraient pu se payer autant de crèches de bus, de collèges, de tramways ; et leur coût aurait été bien plus élevé. Vous vouliez savoir à qui profitait la folie de la dette ? À nous
    À présent, c’est à nous de passer à la caisse. En 2008, quand la crise faisait rage, les gouvernements belges et français bricolèrent une recapitalisation, 7 milliards d’euros pour tenter de compenser l’exposition aux subprimes. 7 petits milliards engloutis dans le naufrage final provoqué par l’effondrement des dettes souveraines européennes.
    Il n’est pas possible de laisser tomber une banque. Les États doivent assumer, ce que font, contraintes et forcées, la Belgique et la France. Les prêts aux collectivités (70 milliards) vont revenir dans une structure publique, obligée à la sagesse, obligée à la rigueur. Mais, surtout, l’inventaire des actifs toxiques est enfin réalisé. Au-delà de la communication et des mensonges éhontés, la réalité apparaît pire encore que ce que redoutaient les plus pessimistes des analystes. Entre les obligations pourries jamais provisionnées depuis 2008 (92 milliards), les prêts non stratégiques (30 milliards), les bons du Trésor de pays européens (21 milliards), les financements municipaux, notamment espagnols et italiens, on est proche d’atteindre au total la somme faramineuse de 200 milliards d’euros. 200 milliards pour la seule Dexia, le même montant que celui évoqué par les autorités de l’Union pour la recapitalisation de toutes es banques européennes, avant sans doute de leur faire passer de nouveaux stress tests de pacotille.
    Ainsi se vérifie la tragique réalité : face à l’incendie qui menace, les tuyaux des pompiers sont trop petits. De deux choses l’une : ou l’on continue dans le déni, par exemple en confinant ces pertes abyssales dans une « bad bank », un sarcophage de béton dont on espère qu’il empêchera les radiations d’atteindre le AAA de la France (dont le déficit pour 2011 s’élèvera à 98 milliards) ; ou l’on se décide de regarder enfin la vérité en face : les sommes qu’il faudra décaisser pour éviter l’effondrement total obligeront les grandes nations, dont la nôtre, à une cure d’austérité gigantesque pour de nombreuses années. Le rôle de politiques responsables serait alors de trouver les moyens de la rendre acceptable pour la population Disons-le, la campagne électorale qui commence ne semble pas vraiment s’engager dans cette voie.

    1. Dessertine est assez bon dans les constats mais il oublie consciencieusement toute solution non orthodoxe, comme par exemple une prise en charge sélective du défaut, ce qui aurait le mérite de compenser l’émission de monnaie (ben oui, la BCE reviendrait aux ordres pour combler quelques trous) par quelques pertes sèches bien senties et de commencer l’inévitable travail de répartition des richesses. Lui préfère la sainte rigueur qui fauchera tout le monde mais surtout ceux qui n’avaient pas d’épargne…

      1. « Lui préfère la sainte rigueur qui fauchera tout le monde mais surtout ceux qui n’avaient pas d’épargne… »
        Où lis-tu cela, Nicks ? Il parle d’austérité certes et qui peut prétendre qu’elle serait encore évitable, qu’elle touche d’abord le capital, le travail ou les deux ? Le tout étant de décider politiquement qui doit légitimement supporter la part décisive de l’effort avec à la clé une nouvelle règle du jeu des partages de la richesse comme des responsabilités.
        Et il se contente de rajouter une formule certes politiquement correcte mais résolument ouverte aussi :

        Le rôle de politiques responsables serait alors de trouver les moyens de la rendre acceptable pour la population.

        Cela dit, rassure toi, il dit ça pour la forme. Il est depuis un bon bout de temps persuadé, comme nous, que le crash final est inévitable…

      2. @Vigneron

        Un peu ordo-libéral tout de même. A part l’austérité, je ne l’ai jamais entendu envisager quoi que ce soit qui touche au pouvoir de la finance. Ce qui est inéluctable, ce sont les pertes financières. Pour le reste, il y a des solutions envisageables mais il faut regarder un peu à gauche…

  2. Je suis citoyen Belge, et suis votre blog avec attention depuis quelques temps déjà.
    Je regardais ce soir l’émission Belge Controverse, je m’apprêtais à couper le poste face à la médiocrité des interventions lorsque j’ai eu l’agréable surprise de voir un visage qui m’est à force devenu familier.

    Je tiens à vous remercier, déjà d’avoir relevé le niveau de la discussion, mais surtout d’avoir amener ce dialogue en Belgique, ou les dialogues restent désolant. Les réponses que vous avez apportées, mais aussi les questions que vous avez soulevées n’ont à ma connaissance jamais été abordé dans nos débats Belge.

    Je vous remercie pour votre combat et vous encourage à vous faire connaitre et à porter le débat dans notre pays. Que nous puissions peut être aborder les questions de fonds.

    Très cordialement,

    Brieuc M.

  3. @ Paul,

    Le gars qui après votre seconde intervention vous disqualifie en vous traitant d’idéologue, c’est lui qui met en avant une idéologie débile qu’on devra toujours rembourser les dettes, y compris celles contractées de façon folle avec des outils non moins fous.

    Quand donc de tels orateurs seront-ils disqualifiés une fois pour toute ?

    1. Dans le feu de l’action d’un débat, on dit parfois des choses que l’on peut parfois regretter après coup… C’est le propre des débats animés, et le simple fait d’opposer des arguments ne doit pas automatiquement valoir disqualification, quand bien même les arguments sont faibles ou biaisés.

      On peut penser ce que l’on veut de la doctrine soutenue par Bruno Colmant, et il est difficile de dire qu’il ne sait pas de quoi il parle.

      1. Si vous le dites, Julien.
        Il est vrai que je ne connais pas ce Bruno Calmant.

        N’empêche que c’est une technique assez éculée. On « rend hommage à… » et on en profite pour signifier que son opinion est idéologique, voire dogmatique, donc pas réfléchie.

        En l’occurrence, ce Monsieur n’envisage pas une seule seconde qu’une dette puisse s’éteindre. Quoiqu’il arrive, elle devra être remboursée, le créancier et l’emprunteur dussent-ils en mourir. Voilà qui m’énerve.

      2. Il sait de quoi il parle. Il ne dit pas la vérité pour l’une ou l’autre raison, c’est tout. Et pour moi, c’est pire.

  4. 13% de dividende pour les actionnaires…plus le taux est élevé plus le risque est élevé…., un seul bourgmestre semble avoir saisi ce risque…la cupidité n’a pas de limite, et dire que tous ces gens veulent nous diriger..!
    le conseil d’administration,Mrs Mariani en tête,(conscients tout de même du taux), les actionnaires etc…tous ces gens qui promettent monts et merveilles sont tout simplement « à virer » !

  5. Clap-Clap Mr Jorion.
    « c’est un peu inquiétant » que répond le présentateur… 😉
    quel euphémisme d’investisseur agacé.

  6. Première intervention de Paul excellente, qui explique toute la crise en quelques phrases et tout de suite ils embrayent sur autre chose. Cachez ce sein que je ne saurais voir…
    Deuxième intervention de Paul, qui explique un peu plus longuement mais encore plus clairement quel est le problème de fond de cette crise, que les assurances-vie sont perdues (shocking dans l’assistance!), et là l’escroc néo-libéral de service répond que l’explication de Paul est idéologique.
    Les gens vont trinquer, ils vont passer à la casserole, mais en ce moment je pense qu’ils le méritent tellement ils sont aveugles et pigeons.
    Stop et une clope pour me calmer après avoir vu autant de conn… concentrée dans une seule émission.

    PS: tiens, j’oubliais, y’en a même un parmi les invités, un grrrrrrand expert qui a dit « personne ne pouvait prévoir il y a 3 ans les problèmes de dette publique que nous connaissons actuellement ». J’ai failli casser l’écran de mon beau pc.

    1. Si l’économie n’est pas une science (qui a dit cela encore ?), tout discours qui la concerne est idéologique. C’est tant vrai pour Paul Jorion que pour Bruno Colmant – il faut le reconnaître et l’assumer. Le traiter d’escroc ainsi, un peu gratuitement, montre d’une part de quelle idéologie vous ressortez et d’autre part votre souhait d’imposer une pensée unique, la vôtre.

      J’ai trouvé l’émission fort intéressante et les invités très bien choisis. Et ce n’est pas nécessairement le clan des banquiers qui l’a emporté. De Callataÿ n’a quand même pas mâché ses mots et l’embarras se lisait clairement sur les visages des représentants du monde bancaire. Il était néanmoins intéressant d’écouter les divergences d’opinion, notamment au sujet de l’actionnariat des communes.

      Surtout quand on est sûr d’avoir raison, on ne se grandit pas en insultant son adversaire.

      1. @V. H.: Ce n’est pas parce que l’économie n’est pas une science que la réalité n’est pas la réalité. Ce n’est pas parce que l’alchimie n’est pas une science que l’eau n’est pas composée d’hydrogène et d’oxygène. Ce n’est pas parce que Mr Colmant cherche à cacher la réalité qu’il n’y aura pas des gens qui vont devoir payer la note, d’une manière ou d’une autre. Et si je l’ai traité d’escroc, c’est que j’ai de bonnes raisons de penser qu’il ne croit pas un traître mot de ce qu’il dit et qu’il comprend très bien le problème mais veut le cacher.

        Pour le reste, souhaiter imposer une pensée, la sienne propre, n’est pas un crime. C’est un désir universellement répandu, pour ainsi dire un instinct. Ce qui est un crime, c’est d’imposer réellement une pensée unique. Et là, je suis innocent, ma pensée est, malheureusement pour moi, très minoritaire.
        Par contre Mr Colmant est coupable. Donc, en attendant qu’un jour peut-être je sois dans le camp des coupables, admettez que ce sont les gens de son camp qui sont actuellement et depuis quelques décennies les méchants dictateurs de la pensée. Et que ce sont eux et leur idéologie néolibérale qui nous ont mis dans le caca.

    2. Moi, c’est à dire l’autre, a raison.
      Ce fut un grand moment de la déroute idéologique des bourgeois.
      A voir et goûter absolument:
      l’Albin de service affirme Jorion a raison mais il est idéologique.
      C’est clair. Cela veut dire: les faits sont là, mais l’idéologie de la classe dominante interdit de les reconnaitre.

    3. Idem, Toi.

      Par contre, quand je lis la réaction de V.H., je me demande si c’est de l’ignorance ou de la manipulation.
      En cas d’ignorance, je prends un exemple micro-économique.
      La comptabilité et la gestion en entreprise.
      La comptabilité est une suite de règles arbitraires qui sont uniquement faites pour estimer l’assiette de l’impôt.
      Tu comprends mieux le « hors-bilan », de fait…
      Soit, ça devient tellement éloigné de la réalité par truandages permis par la Loi, que nous entrons souvent dans le surréaliste.
      Rien à voir avec de la science.

      La gestion, rien à voir.
      La gestion consiste à identifier toute source de dépense et de gain pour agir sur les circuits entre les deux.
      Là, c’est la réalité du terrain. Pas moyen de tricher. Et là, c’est une science stricte.

  7. Et sachez; amis français, qu’ici en Belgique, dans notre  » démocratie francophone », nous avons tout juste droit, a un seul « débat d’idées » une fois par semaine, le dimanche et tip top à la même heure sur les deux chaines francophones….Question d’audience…Sans doute !….C’est dire à quel point le pouvoir est au mains du fric…. et le respect qu’ils ont encore de leurs auditeurs…La presse quatrième pouvoir qu’ils disaient….Marchands de tapis ….comme les autres…Et dire que j’y ai cru !

  8. Dans la série  » Martine en cours d’économie », je résume ; ….émission « prise en cours » avec un peu de retard et donc..Réflexion (de blonde)…Tiens ? Le Paul, il est pas sur le plateau, on ne l’a pas annoncé…….Il a raté son TGV ?….
    Puis d’un coup,hop là ! Il est parmi nous via skype, « on » lui pose une question….A laquelle il répond, et zou!… Miracle de RTL, on enchaine sur une autre personne….Et donc, Paul a donné son avis….Dans le grand vent de MRTL …..(après Paul ?,ne venez pas vous plaindre, vous avez gracieusement dépassé les « 35 secondes 6 dixièmes » qui vous avaient été accordées par la critique lucide de Hououji Fuu…Et venez pas nous dire que nous ne vous avions pas prévenu 😉
    Pour votre seconde intervention,…oui, là, ….vous leur avez fait un peu peur, mais pas pour très longtemps ,car notre  » fayot » (trad ; lèche-cul..pour les français) de service Colmant et son argument choc de « la dette publique » vous fait vite passer pour un zozo….Et donc, en bref, mon analyse de prolo me fais dire que une fois de plus MRTL a profité de votre taux d’audience sur ce blog, c’est juste qu’ici, en BE, on est « au courant » et depuis longtemps de leur pratiques opportunistes et mercantiles ;-))) Mais bon, tous les elges regardent MRTL ;-((

  9. J’ai un peu de mal à piger qu’une banque comme Dexia qui arnaque la moitié des villes françaises avec des prêts à taux variables, puisse faire faillite ???? Ou est passé la fric piqué aux communes ??? Les voleurs sont ils les banquier ???? Dans ces conditions, ne vaut il pas mieux garder son argent chez soit, puisque les banquiers sont semble t il devenus les cambrioleurs les plus éficaces ???? Tant qu’a garder le l’argent papier chez soit qui dévalue, n’aurions nous pas avantage à le transformer en or pour au moins, ne pas perdre le capital ??? Ne faudrait il pas créer la banque Paul Jorion pour revenir à l’étalon or qui garentissait le citoyen du méga merdier bancaire actuel ????

    1. @torduducarafon: « Ou est passé la fric piqué aux communes ??? »

      1) Il n’y a encore eu aucun fric piqué aux communes (surtout françaises), elles refusent de payer les intérêts exorbitants que Dexia leur réclame. D’où les problèmes de Dexia.
      2) Le fric va être piqué aux Etats belges et français, c’est-à-dire aux contribuables, pour aller principalement aux USA, où sont la plupart des contreparties des opérations foireuses dans lesquelles Dexia s’est engagée. Si les Etats belges et français n’honorent pas ces dettes, ce sera l’effet domino à l’échelle mondiale.

  10. @paul jorion

    Si le milieu politique ne veut pas de vous , vous devez donc devenir ce milieu politique. Pourquoi ne voulez vous pas vous lancer dans l’arène politique. A defaut d ‘avoir le background politicien ( apprendre à recevoir des coups et à en donner) vous avez acquis une légitimité populaire, via vos blogues , vos livres vos interventions. Légitimité qui pourrait être intéressante quand on sait la sensibilité croissante des citoyens pour une représentation plus directe. Biensur , c’est illusoire de vouloir concurrencer un parti.Mais c’est sans doute la meilleure manière de faire bouger les lignes. Lancez vous Paul

  11. Dites-moi Monsieur Jorion, si j’ose, comment se fait-il que votre accent belge se trouve accentué lors de ces intervention ? Mimétisme qui revient ?

    Très amusant je trouve

  12. Il est affiché: « Cette vidéo n’est malheureusement pas accessible pour votre territoire. »
    Wtf?! Je suis en Belgique. Ou alors, ils ont deviné que je ne regarde jamais cette chaîne de m…

      1. à Woluwé SL aussi 🙂

        J’ai bien aimé la deuxième intervention de PJ qui s’est très bien adapté à la forme de l’échange ainsi qu’à son interlocuteur.
        Personne ne réagit quand il parle des causes du problème lors de sa première intervention mais le journaliste était drôlement pale à l’idée de perdre son assurance vie lors de la deuxième héhéhé
        Enfin, c’est pas avec des journalistes comme ça qu’on va faire avancer le smilblick

      2. @Julien: comprends pas, j’ai pas de proxy. J’ai même vérifié la géo-localisation de mon IP, au cas où, et elle est bien en Belgique. Hmm, mon PC aurait-il chopé une chaude-pisse?

        PS: miracle, 30minutes après, c’est accessible. J’y compris rien, mais soit mon fournisseur d’accès, soit rtl-tvi a modifié qqch. M’étonnerait que ça vienne de mon PC.

  13. Il est normal que le citoyen paye pour les banques. Il n’a pas le choix. La question est saugrenue. Ne pas payer pour les banques, les laisser tomber ne fera qu’aggraver la situation du citoyen. Il est facile de proposer des solutions qui font plaisirs du type « laissons-les tomber ! ». Mais en sauvant les banques le citoyen tente seulement de se sauver lui-même. En revanche ce qui est inadmissible c’est que les dirigeants des banques qui se sont montrés tellement mauvais, et qui flirtent souvent avec la filouterie, ne fassent l’objet d’aucune sanction. Judiciaire, financière ou administrative.C’est cela qui énerve surtout le citoyen. A juste titre. Car au fond de lui il sait qu’il n’a pas d’autre choix que de payer pour les banques.

    1. « Il est normal que le citoyen paye pour les banques. »

      Non, ce n’est pas « normal », c’est un (non) choix politique de faire payer par l’ensemble de la population les frasques qui n’ont profité qu’à une partie de celle-ci. Il serait normal de faire payer ceux qui en avaient profité +- outrageusement. Les premiers responsables sont les actionnaires et dirigeants, et puis les clients qui avaient engrangé des intérêts déraisonnables et avaient donc poussé à prendre des risques déraisonnables, qui ont mis en péril un service public essentiel à la collectivité. Mais bien sûr, cela demande du courage politique de reconnaître la situation de surendettement généralisée, de prendre en compte l’intérêt général au lieu de systématiquement arbitrer en faveur de l’intérêt particulier des possédants et donc en défaveur des non-possédants.

      À la maxime de Milton Friedman « l’unique responsabilité sociale de l’entreprise est celle de faire des profits », on peut retourner l’adage hérité du Droit romain : Ubi emolumentum, ibi onus « où est le profit, là est la charge (et donc le responsable) ». Ce sont tous ceux qui bénéficient d’une opération économique qui doivent être considérés comme opérateurs, quels que soient les montages juridiques empruntés par l’entreprise. Cette solution a été utilisée avec grande efficacité par les Étas-Unis en matière de pollution marine. Depuis la marée noire de l’Exxon-Valdes, la loi américaine permet de poursuivre en responsabilité tous ceux qui, de près ou de loin, ont pris part à l’opération de transport. Le premier sens de la solidarité, celui du Droit civil, longtemps éclipsé par les techniques venues de l’assurance, refait alors surface : « Il y a solidarité de la part des débiteurs lorsqu’ils sont obligés à une même chose, de manière que chacun puisse être contraint pour la totalité, et que le paiement fait par un seul libère les autres envers le créancier » (Code civil, art. 1200). La responsabilité sociale des entreprises supposerait qu’une solidarité de ce type, qui n’est pas inconnue du Droit interne du travail, puisse exister entre diverses entités d’une filière ou d’un réseau transnational.

      Alain Supiot, L’esprit de Piladelphie – la justice sociale face au marché total, Seuil, 2010

  14. Ah cher Paul, vous voilà un doux rêveur confiné dans son idéologie qui ne comprenez pas que l’épine, en ce moment, est la dette publique et rien que la dette publique. Quelle lacune, cher ami.

    Vous qui aimez la psychanalyse, je crois que vous avez là un bel exemple de ‘projection’ de la part de Bruno Colmant, non ?

    1. Bruno Colmant « On peut rendre hommage aux analyses de Monsieur Jorion qui sont pertinentes, mais Monsieur Jorion est dans un combat idéologique… » (sous-entendu: qui n’apporte pas de solution)

      Ben ouais… c’est vrai: en-dehors de la pensée unique, point de salut…
      Il a pu parler Monsieur Jorion, mais plus de 2X 45secondes n’aurait pas été tolérable… parce que ce qu’il dit Monsieur Jorion, c’est pas constructif…

      Ok ok… et si on passait à la suite au lieu de vouloir intervenir sur les plateaux de la pensée unique qui ne mène pas non plus à quelque chose de constructif?

  15. L’émission a commencé et bien que je sois en ligne, je n’ai pas entendu mon nom mentionné dans la liste des invités. On me dit que ce n’est pas grave. Attendons !

  16. Tiens, je vais peut-être regarder RTL, pour une fois.

    News récentes concernant les banques :
    FESF : la Slovaquie n’a toujours pas voté l’affaire et pourrait ne pas le faire. S’ils ne le votent pas il va y avoir un problème et pas un petit.
    Grèce : le représentant grec auprès du FMI et le ministre allemand des finances estiment que le déficit a été sous-évalué et qu’il faudra une rallonge au prêt de 109 mds.
    La France essaye d’injecter 10 à 15 mds dans ses banques mais les banquiers ne veulent pas… Ils pensent que ce serait avouer leur faiblesse, avec sans doute en arrière-pensée la valeur de leurs bonus et stock-options.
    Dexia : on ne peut pas dire que le partage des découpes se passe bien entre France et Belgique et entre les futures entités financières, ni qui devra refinancer quoi et de quelle façon, spécialement la bad-bank, soit en apportant une garantie d’état, soit en participation financière, soit en renflouant les communes.
    Les anciens responsables mégalos ne seront pas mit en cause, privatisation des bénéfs, socialisation des pertes oblige. Mais vers qui le public peut-il se tourner pour désigner un responsable?
    Ce qui est certain c’est que les CDS sur Dexia vont être activés au moins en partie.
    La note de la Belgique a été dégradée par une agence à cause de ce refinancement, la France pourrait l’être aussi pour la même raison.

    1. pour aider les français (et belges) à cerner les personnages :

      Myriam Delmée syndicaliste Setca
      http://archives.lesoir.be/myriam-delmee-setca-entre-humour-et-intransigeance_t-20100226-00TK2R.html

      Mikael Petitjean spécialiste de la finance
      http://perso.fundp.ac.be/~mpetijea/
      « Condamner la spéculation n’a pas de sens »
      http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/583580/mikael-petitjean-condamner-la-speculation-n-a-pas-de-sens.html
      Ses œuvres : Guide du trader : méthodes et techniques de spéculation boursière

      Deminor :
      Deminor a été lancé en Belgique en 1991 et s’est concentré sur la défense des actionnaires minoritaires de sociétés cotées et non-cotées.
      La majeure partie de notre business se focalise sur des sociétés non-cotées. Dans plus d’une centaine de cas, Deminor a activement représenté des actionnaires minoritaires de telles compagnies. Les services offerts par Deminor recouvrent l’analyse, l’évaluation, la négociation et la conclusion légale des transactions financières des sociétés.
      http://www.deminor.be/BE/FR/home

      Etienne de Callataÿ
      Avant de rejoindre la Banque Degroof en 1999, il a travaillé à la Banque nationale de Belgique (1987-1992) et au Fonds Monétaire International (1992-1996). Il est ensuite devenu chef de cabinet adjoint du Premier Ministre (1996-1999) et chef de cabinet du Ministre des Finances (1999).
      http://www.biof.be/people/people_det.php?lang=fr&IS=66&KeyPeople=232

      Pourquoi vous opposez-vous à une taxe sur les transactions financières ?
      Ça reste une fausse bonne idée. Le problème d’une telle taxe est qu’elle est incapable de distinguer le bon grain de l’ivraie. Elle va toucher des mouvements financiers qui se justifient et d’autres qui ne se justifient pas. Les allers et retours à intervalles très réduits que des opérateurs réalisent sur les marchés ont certes une dimension négative, en introduisant de la volatilité, mais aussi une dimension positive en contribuant à la diffusion de l’information et donc à l’efficience des marchés financiers.
      http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/525367/etienne-de-callatay-contre-la-taxe-tobin.html

      Bruno Colmant
      Après une carrière essentiellement effectuée dans le groupe ING, au sein duquel il devient administrateur délégué d’ING Luxembourg et administrateur délégué d’ING Belgique et directeur financier, il est nommé directeur de cabinet du ministre des Finances et Vice-Premier Ministre belge, Didier Reynders.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Colmant
      http://blogs.lecho.be/colmant/2011/01/my-entry.html

      Test-Achats magasine de consommateurs, assez populaire en Belgique.
      http://www.test-achats.be/

      Febelfin
      Febelfin est la fédération-coupole du secteur financier belge. Nous relevons le défi de remplir un rôle important en tant que conciliateur entre nos membres et différentes parties au niveau national et européen : décideurs politiques, autorités de contrôle, fédérations professionnelles et groupes d’intérêts.
      http://www.febelfin.be/febelfin/fr/

      Jean-Luc Crucke
      homme politique belge wallon, membre du MR. Il est licencié en droit et avocat.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Crucke

      Didier Reynders absent, ministre des finances, ancien patron du Mouvement Réformateur, libéral pur sucre.
      http://www.didierreynders.be/
      À la suite du premier tour de l’élection présidentielle française de 2007, il a manifesté son soutien à celui qu’il appelle son ami : le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Reynders

      Beaucoup de financiers et libéraux, peu d’opposants et d’alternatifs, juste PJ et Delmée.

  17. M. Jorion, si vous me permettez…. Il semblerait que vous devriez acheter un rasoir électrique…

    Accord Historique en Belgique :  » Le socialiste francophone Elio Di Rupo, chargé par le Roi de former un gouvernement, engrange succès sur succès depuis quelques jours et un gouvernement pourrait être formé dans les semaines qui viennent entre les quatre partis francophones (PS, libéraux du MR, centristes du CDH, écologiste) et quatre partis néerlandophones (chrétiens-démocrates du CD&V, libéraux du VLD, socialistes du SPA et écologistes de Groen) qui négocient.  »

    A moins que …..la barbe ne soit définitive ?

    « Autant dire que l’abdication des Francophones dans les négociations actuelles ne règle aucun des problèmes de fond et ne fait que prolonger l’existence d’une Belgique en phase terminale  »

    Article : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/10/belgique-les-francophones-capitulent-face-aux-revendications-flamandes.html

  18. Et pour info à Paul, si je lis les commentaires des internautes belges ( en général) ils sont très « remontés » contre la France via Pierre Richard…perso, je pense qu’ils oublient qu’Alex Miller et lui étaient  » cul et chemise » dans leurs projets mégalos .

  19. Il ne faudrait pas que tout ce remue-ménage fasse oublier à la maintenance du siège social d’activer les détecteurs incendies 🙂

    1. Oui, enfin, sauf celui près de la salle des archives, comme on dit au Crédit Lyonnais

      « 5 mai 1996 – Incendie du siège central parisien, le siège social étant à Lyon. Le Crédit lyonnais sauve toutefois ses activités de marché grâce à une salle de marché de secours prête à fonctionner. Sérieux doutes sur le caractère « accidentel » du sinistre, en particulier du fait des multiples foyers et de l’incendie au Havre d’une partie des archives du groupe8. » (wikipedia)

      Que les jeunes Tapie tapis sous les tapis lèvent le doigt !

      1. A propos de Tapie, il vient d’ouvrir une holding en Belgique. Me souviendrai toujours que lors de l’interview de ce malfaisant, repreneur de Donnay, il répondit à que venez-vous faire en Belgique ? « Je viens vous faire l’amour ». il fallait comprendre je viens vous b…ser. Ce qu’il a fait.

  20. Bon finalement c’est une première nationalisation et qui s’en plaindra , les 25% d’actionnaires « privés » qui constituent le flottant du capital ?

    Les bonus sont ils rétro-cessibles sur les trois dernières années? et les jetons de présence du conseil d’administration ? Ces cadres de haut niveau qui vont atterrir à pole emploi vont ils mettre en péril les comptes de l »assurance chômage.

    Pendant qu’Obama nous taille des costards sur mesure, et que le FMI vient toucher ses commissions sur place, il convient de rester serein et cyniques.

    C’est curieux cette méthode, à chaque fois qu’un trou est découvert :
    – On augmente le nombre d’élèves par classe,
    – on espace le tour de ramassage des ordures ménagères,
    – on ferme un haut fourneau,
    Pour bien montrer qu’on prend les choses au sérieux,
    Même l’Europe coupe les vivres aux banques alimentaires, qui sont en l’occurrence les seules banques européennes a être réellement contrôlées.

    Comme s’il y avait un rapport…

    Il y en a un , mais il ne faut pas confondre la cause et les conséquences. Les conséquences n’auront aucun effet sur la cause. Comme d’habitude…

    Certains se sont empressés de vouloir faire avaler Dexia à la banque postale.
    En quoi cela va t il aider cette jeune banque et ses clients?

    Dexia ferme, les clients échaudés iront ailleurs, point! Le système bancaire belge est liquidé et alors ? L’intérêt de faire faillite c’est de ne pas payer ses dettes. Le contribuable n’y est pour rien ce sont des personnes morales de droit privé, laissons les créanciers faire des procès pendant vingt ans.

    Après une marée noire, les pétroliers ne se promènent dans les rues avec des liasses de billets que pour éviter les procès . Inutile d’en faire plus.

    Agir au cas par cas reste la méthode la plus sûr pour éloigner les requins et les aigrefins. Aucune aide sans contre partie et mise sous tutelle! ( nomination de droit aux conseil d’administration, droit de veto etc , les sac de riz doivent aller à leur destination)

    Les taux d’intérêts vont monter ?
    J’espère bien, quand l’argent est gratuit et illimité pour certains , cela ne garantit en rien que la dépense soit efficiente.
    Indépendemment des âneries réalisées sur les marchés par les traders désoeuvrés, croyez vous que nous avons besoin d’un réseau de banques aussi dense pour acheter un téléphone.

    1. « Aucune aide sans contre partie et mise sous tutelle! »

      Ha ha ha ha ha ha … Je n’en peux plus. Encore un super-plaisantin qui y croit.
      C’est beau, l’innocence.
      Ca donne envie de baffer pour essayer de faire ouvrir les yeux.

      Explication de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits :
      Lorsque n’importe quoi, n’importe où, va mal, l’état, sous domination des « généreux donateurs », nationalise en payant grassement les actionnaires.
      Lorsque n’importe quoi, n’importe où, va mieux (ou est juteux, suite aux accords AGCS), l’état le revend à ses « généreux donateurs » à prix cassé.

      1. Réaliste ou cynique Yvan. Sans doute, mais Zebulon nous dit ce que Mr Toulemonde pense, avec raison, qu’il faudrait faire. Soyez généreux.

  21. Quand on parle du futur ex président de la BCE (ou quand il parle, ou encore quand il parle de lui), Jean Claude Trichet donc, j’ai toujours une pensée pour Pierre Desproges, et très accessoirement pour Daniel Cohn Bendit). Pourquoi ?

    Sur votre navigateur préféré, tapez « Desproges », « Cohn » (et éventuellement « réquisitoires ») ; démarrez une vidéo sélectionnée, à 6’27 vous aurez la réponse.

    Il faut bien sûr se rappeler que le siège de la BCE est à Francfort (et connaître Pierre Desproges pour suivre sans se méprendre la séquence complète, qui dure 7′).

  22. Les patronats français, allemand et italien ont lancé samedi un appel commun solennel à une plus grande intégration européenne, réclamant un nouveau traité .
    Au nom de leur foi européiste, les socialistes européens vont-ils encore une fois approuver des innovations institutionnelles antidémocratiques permettant de renforcer les politiques antisociales menées en Europe?

    1. carlo, à votre avis…voyons… »il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain »… ils l’ont voulu, ils voudront le garder. au pire ils s’abstiendront de l’empêcher de passer, comme à l’assemblée nationale.
      En plus , tout le monde veut un autre traité, seulement, pour tomber d’accord à 27, avec une triple unanimité requise, c’est une autre paire de manche (hautement improbable en fait) : la seule solution praticable est de déclarer ces traités caduques, car au moins ils n’encadreraient pas les prises de décisions. (Je me souviens des voeux de sarko : hors de question de revenir sur 50 ans de négociations européennes. La réalité catastrophique le fera peut être changer d’avis…)

      Sinon, le patronat alter-européiste, çà me fait rire : çà doit bien mal tourner pour eux…c’est bien grâce au medef européen que le Delors a pu (re)lancer « son » projet d’union européenne, non?

      P.S. : les socialistes n’en étant plus, les démocrates n’en étant plus…l’union n’étant qu’un carcan, européenne seulement de nom, et solidaire comme les planches mal ficelées d’un radeau construit à la va vite…point d’étonnement…ma foi…
      non : je ne m’étonne même plus…triste car l’étonnement est le premier pas vers la réflexion et la sagesse d’après Aristote…

    2. Carlo.
      Et que viennent faire les « socialistes » européens là-dedans…???

      Ha oui… !!!
      Le patronat est socialiste. J’avais oublié.

      Faudrait arrêter le délire, Carlo. La paranoïa mène toujours à la folie.

      1. Ils ont initié ou appuyé tous les mauvais coups,
        afin de conforter le capital, pour quelques plats de caviar.

      2. @ yvan
        « Et que viennent faire les « socialistes » européens là-dedans…??? »
        Il me semble qu’on peut légitimement penser que des partis de droite pourraient appuyer cette demande du patronat. Mais comment vont se positionner les socialistes européens? A ma connaissance, ils ne sont pas prononcés. Et à quelques heures de la primaire du PS, ne serait-il pas intéressant de connaître la position des différents candidats sur ce point?

        « Le patronat est socialiste. J’avais oublié. Faudrait arrêter le délire »
        Vous avez raison…

        « La paranoïa mène toujours à la folie »
        La paranoia ne mène pas à la folie. Elle en est malheureusement l’une des formes…

      3. Absolument, Charles.
        UMPS.
        Tout comme l’écologie qui ne veut surtout pas modifier le système, mais en profiter.

        Ce qui me fait réagir, chez carlo, est ce peu de vue.
        Mais, carlo, si tu veux être de gauche, va falloir expliquer ce qui pour toi est social.

        A toi, ‘boy.

      4. à Charles A.

        Je pense que c’est le lepenne qui a parlé de caviar pour les socialistes, et qu’il est malsain de reprendre cette expression.
        Du reste, les « socialistes » se contentent habituellement d’un plat de nouilles.

      5. Si les socialistes c’etaient opposes a cette financiarisation cela se saurait,et ca YVAN j’ai pas souvenir de cela et la il s’agit de fait!

      6. Et il faudrait qu’Yvan apprenne à lire et se donne la peine de comprendre les posts d’autrui avant de monter sur ses grands chevaux moralisateurs.

      7. @ Marlowe

        L’expression « gauche caviar » explique parfaitement le comportement
        de l’écurie de rechange de la bourgesoisie,
        les nomenclatures PC et PS, avec Flan de Gauche cette fois-ci !

        Maintenant, c’est vrai que dans la crise, ils courront derrière la gamelle
        même pour un plat nouilles ou de lentilles.

      8. à Yvan
        8 octobre 2011 à 19:02

        « Le patronat est socialiste. J’avais oublié. » Clair que le PSE ne le dérange au contraire même.
        en vrac :
        P Lamy (OMC)?

        DSK(FMI)?

        Jospin (monsieur « mon programme n’est pas socialiste », champion ès privatisations)?

        Rocard (monsieur qui déclare au medef : « les entreprises doivent prendre les rennes »)?

        Mitterrand (monsieur rigueur, puis traité de maastricht : « on ne peut rien faire contre le capitalisme »)?

        Delors( « M. Jacques Delors…« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant-garde du soutien à mon idée », expliquait le président de la Commission européenne en 1993. L’ERT ? L’European Round Table of Industrialists, ou Table ronde européenne des industriels. Pour bâtir l’Europe, M. Delors a noué une alliance avec ce groupe de pression, qui rassemble quarante-cinq capitaines d’industrie, les présidents-directeurs généraux de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc. L’architecte du marché unique poursuit ses confidences : « Donc, ce que j’ai fait en 1984, c’est de rechercher un consensus par défaut avec les gouvernements qui refusaient tout sauf cette idée d’un grand marché et d’obtenir un consensus par enthousiasme des industriels (2). »
        Et c’est ainsi que ce socialiste a « relancé l’Europe » : non en s’appuyant sur les syndicats ou les peuples européens, mais sur le principal lobby patronal.  » http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/RUFFIN/19200 : « A Bruxelles, les lobbyistes sont « les garants de la démocratie » « )?

        Aubry (« Entre 1989 et 1991, elle travaille chez Pechiney et devient la directrice adjointe de Jean Gandois ancien président du CNPF (ex MEDEF), son ancien patron chez Péchiney. » http://bembelly.wordpress.com/2011/06/27/martine-aubry-nee-delors-profil-et-parcours-en-quelques-lignes%E2%80%A6/ )?

        « Faudrait arrêter le délire, Carlo. La paranoïa mène toujours à la folie. » oui oui 😀
        Il vous faut plus d’exemples et des détails sur les votes à l’assemblée, nationale et européenne pour compléter la liste, ou c’est suffisant pour vous ramener sur terre?

      9. @ Sylla

        Votre liste est éloquente et révèle ce que beaucoup pressentent : il n’y a pas d’alternance idéologique en France !

      10. à MM :
        Si, quand même, ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet : la sécurité, la liberté et la morale d’un coté, la culture la liberté et l’éducation de l’autre par exemple, les deux pratiquant un clientélisme électoral aussi assez différent.

        Je suis assez sur la ligne du mpep (cause : traités européens, ultralibéraux et mal ficus politiquement : je ne sais plus qui a chiffré à 75% la part du droit européen : c’est vrai, mais c’est un chiffre épouvantail, car exprimé en volume. Mais en un sens, c’est juste, puisque cela concerne les décisions fondamentales qui conditionnent tous les autres moyens politiques.) et en gros de Michéa, sur ce point.

        Pour le dire de manière caricaturale, on est en moyenne au régime giscard depuis près de 40 ans…(d’ailleurs il a présidé la rédaction du traité de lisbonne : le premier de nos politiques devenu impopulaire mais malgré tout indéboulonnable des sommets…)

  23. «la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale»
    Déjà, là, cela commence à devenir faux.
    « LONDRES (AP) — Le gouverneur de la Banque d’Angleterre a estimé jeudi que le monde affrontait peut-être la plus grave crise économique de son histoire.
    Mervyn King a déclaré sur la chaîne Sky News que cette crise était la plus grave depuis celle des années 1930, « sinon (la plus grave) jamais vue », ajoutant sur la BBC que l’économie mondiale ralentissait « beaucoup plus vite qu’on ne le pensait il y a encore quelques mois ». »

    Déjà, notez qu’il pensait il y a quelques mois. Pourvu qu’il ait garder le réflexe.

    Alors, perso, je ne suis pas surpris.
    Il suffit de voir que les effets de levier ont été largement augmentés, puis, les interconnections sont maintenant quasi totales.
    Donc, il est évident que 1929 était juste une mise en jambes…

  24. Après le faux sauvetage de 2008 nous voici face une même situation. Laurent Mauduit sur le site de Médiapart annonce qu’une solution actuellement envisagée sérieusement serait de « refiler » les actifs pourris de Dexia à la Caisse des Dépôts et Consignations ce qui provoquerait quelques remous en son sein. Un organisme financier sain, pilier de l »Etat pour le développement économique et social et que l’on s’apprêterait à transformer en organisme de défaisance. Il serait bien d’évoquer cette information demain pour que le plus grand nombre soit au courant. Le massacre va t il continuer longtemps sans réaction sauf convenue.

    1. Je confirme, Maud.
      Tant que le « massacre » peut continuer sans que les peuples n’osent faire quoique ce soit, ou des actions dérisoires, oui, ça continuera.
      D’ailleurs, pourquoi ça cesserait..??

      Maintenant, poses-toi la question à un million de milliards d’Euros d’ « actifs » qui ne servent en RIEN pour l’économie réelle qui nous, malheureusement, fait « vivre » le péquin de base, mais surtout, le PREND en otage :
      Pourquoi « massacre »..??

      T’as peur pour ton ridicule « bas de laine »..????????
      Combien de milliards?
      Là, je comprendrai.

  25. Serait un crime contre l’humanité de renflouer recapitaliser les banques avec l’argent des contribuables.
    Remettre de l’argent dans une entreprise ne l’a jamais assainie.
    il faut assainir les comptes , déspéculer ,répartir,attribuer,responsabiliser,restructurer sans autre dette ni structure nouvelle.
    Toute recapitalisation sera considérée comme une déclaration de guerre à la population.
    Chute Fortis à couté 100 milliards = n’a pas avalé l’épargne des belges sauf pour les actionnaires.

  26. http://jungle-world.com/artikel/2011/21/43272.html

    Welches ist Ihr Lieblingssatz von Marx?

    »Wenn die allgemeine Sonne untergegangen ist, sucht der Nachtschmetterling die Lampe des Privaten.«

    Lorsque le soleil commun, public, s’est couché, le papillon de nuit cherche la lampe du privé. Eh oui c’est Gadamer qui cite cela, d’ailleurs son maitre-mot est la solidarité, et le dépassement des conflits, – dans son herméneutique : concevoir l’adversaire comme le partenaire d’un progrès dans le champ du langage. Un peu utopiste, si l’on considère l’autisme de nos politiques.

    C’est la philo qui a renversé l’ancien régime, sortir de la pensée du technique, continuer un chemin vers un essentiel non défini, – le souverain bien de Platon qui donna ensuite naissance au concept si incompréhensible de cause finale, n’est pas défini… c’est l’idée, du bien.

    Le souverain bien n’est ni privé ni bancaire, en tout cas.

    1. Merci !

      Très instructif . Le maire PCF d’Unieux répond clairement aux questions posées par la Commission .

      PS : Pour y avoir été soumis moi même quelquefois , je trouve que la CSMGC ( ex commission spécialisée des marchés de génie civil ) était beaucoup plus mordante et exigeante pour ceux qu’elle passait à la moulinette , que la commission parlementaire présente . On est plus soft entre élus qu’entre fonctionnaires ! ( lors de mon premier baptême du feu en 1970 , j’ai du plancher devant un aéropage de10 hauts fonctionnaires pendant 2 heures sans pause , après un demi heure d’attente dans le couloir d’amenée de l’heureux défenseur du marché que j’étais) .

      Mais j’espère que le rapport final sera aussi implacable que ceux que j’ai du prendre en compte ( avec succès puisque j’ai pu atteindre le poteau d’arrivée de la retraite ) .

      1. Tout ce qui arrive aujourd’hui, c’est-à-dire la méga récession dans les pays industrialisés, était connu depuis 1970 (rapport du Club de Rome établi par le MIT) et confirmé en octobre 2007 par Paul Chefurka.

        Il était évident que la profession de banquier avait des soucis à se faire et que le mieux pour elle était d’engranger le plus possible de bonus avant la faillite. Ensuite se serait le temps du sauve qui peut.
        http://storage.canalblog.com/52/19/338284/34742826.pdf
        http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

        Il suffit de voir la courbe de production industrielle par tête sur le graphique du rapport Meadows et de prendre conscience qu’il s’agit d’une étude globale, donc qui impacte davantage les pays industriels anciens que les émergents, lesquels, à cause de leurs faibles coûts de main d’œuvre seront moins durement touchés.

        Les banques, comme les dirigeants d’Etats, n’ont pas voulu regarder le futur en face et voila que le futur d’il y a 40 ans est devenu le présent d’aujourd’hui. Il s’impose à nous aussi implacable qu’une loi physique. Car c’est une pure question de physique qui met en jeu la quantité d’énergie nécessaire pour alimenter la vie, notamment des humains très gros consommateurs.

        Pardonnez moi d’insister.

      2. Bien , le « coming out  » Ducac ! respect . Peu de gens sont capable de reconnaitre la réalité qd on leur présente.Mais ici , c’est pas gagné …ils croient a un calife providentiel qui sera meilleur a la place des califes actuels …La pénurie d’abondance serait une thèse du genre « numérologie » ! Plate elle est la terre on te répète ….parce que qd une terre est plate , son épaisseur et ses ressources sont infinies .

    2. Tiens, pour ceux qui ont la patience de regarder cela un samedi ou un dimanche, ne le ratez pas : tout s’éclaire. Zébu, ça t’intéressera : ne rate pas ça !

      1. Stendhal revisité puis mis au goût du jour.

        « Si vous voulez plaire infiniment aujourd’hui, il faut vous résoudre à être ridicule dès le lendemain. »

      2. Chronique de l’arnaque bancaire à la petite semaine…

        Un bel exercice de démocratie et surtout un beau plaidoyer pour la décomplexification (il n’est qu’à voir le premier témoignage de cette dame qui s’emmêle les pinceaux à la première question, alors que de toute évidence son intervention était préparée).

      3. Quelle justification y a-t-il à ce que ces banques qui prêtent à des communautés locales soient motivées, comme il apparaît qu’elles le sont, par le profit à tout prix ? Notons aussi que ni les acheteurs, ni non plus les vendeurs de ces produits ne comprennent rien à ce qu’ils achètent ni à ce qu’ils vendent. La faute aux agences de notation qui notent ces produits « AAA », autrement dit « sans risque ». Pourquoi ? Parce que motivées, elles aussi, par le profit, elles préfèrent dire n’importe quoi plutôt que de laisser une part de marché à la concurrence.

        De l’intérêt particulier absolument partout, aucun souci de l’intérêt général nulle part. Avec la bénédiction du grand programme ultralibéral qui vise à concentrer la richesse dans LE PLUS PETIT NOMBRE POSSIBLE DE MAINS.

      4. Les trois témoignages , au delà de ce que la commission en retiendra , me semblent bien mettre en exergue comment les élus ont pu s’aventurer dans la solution à risque :

        – complèxité du produit , manque patent de compétence réelle en propre ou dans les services, proie « facile » ;
        – fausses informations par les banques prêteuses , ou effres volontairement orientées .
        – manque de mise en compétition ( sans doute liée à l’incompétence) , on traite par habitude , en famille , en confiance .( tare des « marchés à tacite reconduction »).
        – éventuelle insouciance de la municipalité en place : je prends les bonnes années et c’est éventuellement mon successeur ( du bord opposé c’est encore mieux ) qui héritera du risque .
        – à complèter par auditions ultérieures des communes de plus grande taille .

        Sur le deuxième point ( offre orientée ) et en faisant le parallèle plus que justifié avec la passation d’un marché public , j’ai signalé il y a peu , l’ouverture récente faite pour que les les entreprises proposent une variante de leur cru , sans même répondre à la solution de base ( sauf si le maître d’ouvrage l’impose absolument) . On est devant le même risque de dérive , les maîtres d’ouvrages ( et d’oeuvre ) n’étant pas ainsi encouragés à définir correctement leur besoin et une manière de les satisfaire , mais s’en remettant à l’entreprise privée . Qui , un jour , fera le projet elle même , et même définira le besoin à la place de la municipalité .

        Le rêve libéral absolu . Payez , on s’occupe de tout et même plus .
        J’attends la prochaine vidéo .J’espère qu’il y en aura une avec des TPG et des préfets au pupitre ( vengeance sadique a postériori de ma part , surtout vis à vis des TPG !), et même les ministres des finances et de l’intérieur .

      5. Magnifique Dexia a trouvé le moyen de fidéliser ses clients et leur proposant des produits structurés sur mesure mais bon maintenant je ne vois pas pourquoi les communes accepteraient de payer il y a manifestement une intention de tromper le client en présentant les produits structurés comme des produits surs (le ratio risque bénéfice est démesuré) ca se plaide il me semble en tout c’est si nécessaire le moment de pondre une jurisprudence. Ca ressemble a de l’abus de commune vulnérable; La position de Dexia et des autres banques est moralement indéfendable si c’est défendable légalement c’est le moment de changer la loi.

        1. Il y a une dimension de l’affaire Dexia qui n’est que rarement mentionnée, alors que les discussions battent leur plein sur les garanties publiques à apporter aux structures qui vont hériter de ses actifs douteux, à priori la CDC et la Banque Postale.

          Pour se couvrir dans le cadre de ses opérations de crédit utilisant des produits structurés avec des collectivités locales, Dexia a souscrit des accords de swap auprès de plusieurs mégabanques américaines, dont JP Morgan et Goldman Sachs. Les modalités de ces accords financiers ne sont pas connues, mais il est supposé que ce sont ces banques qui en réalité profitent largement des indexations contractuelles des taux des crédits, qui prennent désormais de nombreuses collectivités à la gorge. Ce qui expliquerait que Dexia n’a pas de marge de manoeuvre pour négocier avec elles.

          Si cette explication se trouvait confirmée, on croit comprendre que l’addition finale risquerait d’être beaucoup plus salée pour les pouvoirs publics, sauf à laisser les collectivités sans soutien, ce qui est politiquement de plus en plus difficile, en dépit des atermoiements gouvernementaux.

      6. Tout cela me rappelle l’époque de la ‘Maison des Finances’ où je travaillais au début des années 90. Nous avions parmi nos clients une compagnie d’assurance, qui souhaitait aménager son portefeuille d’emprunts d’état de telle façon que son produit couvre les dépenses récurrentes. A l’époque, certains s’en souviendront, les taux d’intérêt étaient fortement oriéntés à la hausse suite à la spéculation soutenue contre le SME et plus particulièrement la livre sterling (un certain Soros agissait alors).

        Lors d’une entrevue avec les responsables de la compagnie, le directeur financier de la Maison des Finances étant en retard, je devais accueillir la délégation de la compagnie. Il existait un système approprié pour aménager le portefeuille de telle façon qu’il fournisse le montant des dépenses récurrentes et, d’après mes calculs de l’époque, la compagnie ne courait aucun risque. Le réaménagement était finalement dérisoire.

        Au bout d’une heure le directeur financier est apparu et s’est excusé. Un dîner avait débordé (et lui avait trop bu). Après les échanges des cartes de visite, sans même écouter les doléances de la délagation, il leur a immédiatement posé la question: « Voulez-vous gagner 0,5% de plus sur vos investissements ? » Intrerloqués, les membres de la délégation se sont regardés, ne sachant pas trop quelle attitude prendre. Bien sûr que cela les intéressait, mais là n’était pas la question. Le directeur financier a néanmoins poursuivi sur cette voie, voulant « rehausser » leur portefeuille en le structurant à l’aide d’un produit lié à l’évolution de la parité franc/Deutsche mark. Jamais, il n’a daigné écouter les membres de la délégation.

        Ces derniers, on le serait pour moins, sont sortis dépités, se promettant de ne plus jamais remettre les pieds à la Maison des Finances. Ils ont eu raison : deux ans après, cette dernière devait disparaître : faillite frauduleuse !

        La pratique de démarchage existe donc depuis belle lurette !

      7. C’est clair, même les maires, et pas seulement de petites communes,
        se sont fait avoir comme les dindons américains moyens…même par l’Ecureuil.

        Ajoutons que c’est au secours de Dexia et autres voleurs qu’ont accouru
        les gouvernements, de Sarko à Obama, en incluant tout ce que la terre
        fournit de primates et primaires dits « socialistes »

      8. Bon, on sait que Dexia, banque depuis toujours dans la sphère publique ou semi-publique (coopératif et associatif…) a fourgué pour 25 milliards de prêts toxique (un peu plus du tiers de ses 70 milliards d’encours aux territoires, mais ces 70 milliards absorbaient 15% de ses besoins en financements court terme – 14,5 milliards sur 96, soit quasiment ses fonds propres…).
        On sait que les collectivités locales et autres débiteurs concernés (hôpitaux, offices HLM…) ont gagné de l’ordre de 500 millions sur ces emprunts structurés entre 2002 et 2008.
        On sait que le surcoût estimé est pour ces 5 500 collectivités de l’ordre de 4 milliards (taux avec surprime de l’ordre de 20 à 70%).

        http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_public_thematique_gestion_dette_publique_locale_130711.pdf
        http://www.ifrap.org/IMG/pdf/collectivites-emprunts-toxiques-dexia.pdf

        Alors ma question est : quelle a été la marge réelle, tous frais et commissions compris, de Dexia sur ces 25 milliards d’encours toxiques, par exemple depuis 2002 ?
        Compte tenu bien sûr des instruments de couverture desastreux que Dexia était allée chercher chez GS et JPMC pour se prémunir elle-même vis à vis de ses divers engagements foireux…

      9. @françois je vous corrige sur le point que vous mentionnez à savoir que dexia s est couvert par des swaps ou autres contrats face à d autres banques et notamment des banques americaines.. Ce n est pas excatement ça , dexia a juste joue dans le cas present le role de broker et tous les produits pourris dont sont gavées les collectivités locales ont été structurés et sont donc en risque dans d’ autres banques.
        Si dexia est aujour dhui en risque de faillite c est avant tout via sa filiale americaine ( et pas les pretes aux collectivites qu elles ne supportent pas en fait dans son bilan).

        la structuration a été effectuée de la mnaière suivante ; vente d un produit 100 à une collectivité acheteé 85 par une banque et 5 pour dexia. En jargon fianncier on appelle ça un payment upfront ou one shot. Par opposition à des running fees.

      10. Des témoignages de plus en plus cauchemardesque !

        Paul Jorion dit « Quelle justification y a-t-il à ce que ces banques qui prêtent à des communautés locales soient motivées, comme il apparaît qu’elles le sont, par le profit à tout prix ? »

        Le modèle Dexia devait en principe permettre de financer les prêts accordés en France avec l’épargne en excès en Belgique. Qu’est ce qui leur a pris de proposer ces emprunts toxiques ? Je n’ose pas croire qu’ils soient uniquement motivés par le profit à tout prix, faisant porter de tels risques sur les collectivités au point de les acculer à la faillite. Est-il possible qu’avec ces emprunts, Dexia ait cherché à se couvrir sur des risques qu’elle avait contracté par ailleurs (genre swap de taux ou swap de change) ? La commission va-t-elle auditionner des responsables chez Dexia, CA… ?

      11. @ juan nessy
        Lors de l’émission Questions à la Une à la RTBF belge, des témoins ont aussi signalé que Dexia mettait en avant ses produits «modernes», «innovants»… vs «vieux jeu» «ringards».

      12. http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/le-prix-du-gazexplique-par-jean-francois-cirelli-de-gdf-suez.html

        Un petit swap par ci, un autre par là…
        Ce qui est sur, c’ est que les élections n’ ont pas d’ effet sur ce prélèvement obligatoire là.
        Apres avoir abandonné le privilège de frapper la monnaie, l état abandonne celui de lever l’ impôt.
        L’ état va perdre les moyens de son action, la richesse du pays est le ciment de ses valeurs.
        Ce ciment se dissoudra si les citoyens ne remplacent pas l état défaillant par une solidarité locale .

      13. @ Raphael

        Je reprenais des informations parues dans la presse française, non confirmées. Les montages financiers de Dexia ne sont pas sur la place publique. Pour ses opérations de crédit aux collectivités en France…ou aux Etats-Unis.

      14. Il est clair qu’à partir du moment où une magouille est révélée au grand jour par, une fois n’est pas coutume, des élus, déxia doit être fermée.
        Vous apprécierez le témoignage du deuxième Maire qui explique tout simplement qu’ils se sont faits b .. rouler.

      15. « Lors de l’émission Questions à la Une à la RTBF belge … »

        C’est ici, à 21:52, Eric De Keuleneer, Solvay Business School (ULB) :
        « – On n’hésite parfois pas à vous culpabiliser si vous envisagez de ne pas vous lancer dans l’innovation financière.
        – On est ringard.
        – Mais oui ! « L’innovation financière, c’est pour l’avenir de nos enfants » disait-on »

  27. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Nicolas Doze, mais à 3’55 voilà ce que j’attends à minima. Il me donne l’impression que je ne suis pas complètement à côté de la plaque (enfin, pas tout seul – voir PS).

    http://www.dailymotion.com/video/xlj880_nicolas-doze-france-le-choc-pour-2012-07-10-2011-bfm-business-7-octobre-2011_news

    PS – Reprise d’un commentaire d’un billet précédent (« A la foire et au moulin ») :
    Je ne réclame même plus la nationalisation des banques, ni même leur saisie consficatoire, je réclame leur défaisance pure et simple et la reprise des actifs sains par une ou plusieurs banques crées à cette effet.

    1. @François78

      Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Nicolas Doze

      Ne vous sentez pas trop isolé…

      ND prêche pour sa paroisse….he play his game…we play ours

    2. OUi quellle idée de créer des bad banks quand toutes sont pourries autant créer quelques good banks avec ce qui reste de potable dans leurs bilans.
      Les bads banks on les a déja. mdr

    3. Ce Nicholas vend une Doze de plus de la came Fouquets au capitalisme agonisant:
      réduire les dépenses publiques en livrant des services au gangs privés.
      Parfait soin palliatif…

    4. @François78
      créer une banque voilà une drôle d’idée ,certification banque de France , 5millions d’apport .Et pourquoi pas battre l’Angleterre 19-12 savez vous jeune homme que même nos banques n’ont plus de coffres ,sur deux banques consultées ,une n’avait pas de coffre , à méditer .Ben alors où qui sont les sous . Elle est bonne non !!!!!!!

      1. Savez vous aussi que aucune espèce ne peut être déposé dans un coffre , c’est interdit par la loi . Mais où qui sont les sous , là je bouffe désolé

      2. Ce gars dit tout et son contraire dans la même phrase.: l’Etat doit laisser faire le privé qui fait les choses mieux que lui (jamais prouvé) mais mette plein de sous publics dans le banques privées qui ont réussi à être en quasi faillite alors qu’elle roulaient sur l’or quand elles étaient publiques… Je suppose qu’avec un bonne doze d’arrogance, il propose que l’Etat file le fric des contribuables aux baques mais ne prenne pas la direction des affaires qui resterait aux mains du privé. Gonflé!

        Comme il parle trop vite sans respirer, j’ai pas compris ce qui était moche: le keynésianisme ou le keynésianisme dévoyé par les libéraux…

  28. « «la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale», selon l’expression du Président de la Banque Centrale Européenne  »
    J’avais entendu Trichet dire : « depuis la première guerre mondiale » (france culture, l’an passé)… pls versions sans doute.

  29. « Dexia : le citoyen va-t-il banquer ? »
    dexia : personne morale juridique mais conceptuelle.
    citoyen : personne morale juridique saisissable*.
    Un fantôme paie t il ses actes?

    *Encore que, c’est du franco-belge mâtiné d’UE.

    P.S. : « Alain : Citoyen » ?!? les autres non?

    1. @Sylla
      Faute bien sûr de parler des seuls « citoyens », il faut parler de tous les résidents et non résidents succeptibles de supporter, directement ou indirectement, une augmentation de quelconques prélèvements ou une diminution de quelconques prestations, afin d’amortir les coûts de la déconfiture Dexia, soit bien plus que les simples « citoyens », qui eux, au moins, peuvent s’en plaindre…

      1. Oui, Vigneron, le billet parle d’ailleurs d’habitants des communes…

        Mon sarcasme portait sur ces entreprises « citoyennes » (l’adj de raffarin…le décentralisateur, y compris des prêts aux collectivités… 😉 ), justement…
        l’important est que le pourvoyeur sera très probablement déresponsabilisé (ils ont touché leur salaire, soit disant au mérite et à la performance, ainsi que les bonus défiscalisés, non? j’imagine que les stock options des dirigeants ont toujours un plancher bien solide…Et j’ajoute que les responsables politiques qui ont initié cette décentralisation (ponctuellement, c’est l’ump, mais en fond, c’est la politique européenne qui pousse à la décentralisation « de l’état jacobin archaïque »), voire fermé les yeux sur des prêts foireux sont ceux que l’on appelle à la rescousse (toujours avec l’argent du contribuable)…cherchez l’erreur…)

        çà ressemble à la blague islandaise, de loin : des prêts pourris partout sur la planète, et on cherche des moutons locaux pour se réchauffer…

        Sans être spécialiste, à la vitesse où les squelettes sortent du placard, alors que le crédit est ralenti, je crains que le saisissable n’arrive pas à suivre et finisse après avoir longtemps aboyer par montrer les dents.

        Plus précisément sur votre juste remarque :
        Il y a les citoyens belges, ceux français et ceux plus largement, européens (je crois savoir que « paris » veut activer les fonds européens, mais que l’UE (bruxelles bis) ou berlin ne veut pas). Les résidents supplémentaires seraient? peu, non? (la TVA en france est déjà de ce tonneau : même sans droits politiques, on casque.)

        Je préfère le terme de saisissables
        le citoyen n’ayant pas plus de poids que le touriste qui s’attarde (pas trop si les prix montent…)…notamment sur ces décisions (arbitrages : c’est plus joli), je ne vois pas l’intérêt de les distinguer : « soit bien plus que les simples « citoyens », qui eux, au moins, peuvent s’en plaindre… »…oui, çà ne fait pas vraiment une grosse différence, même s’il fait bon au pays où l’on peut se plaindre…
        c’est le citoyen qui a perdu du terrain, ou le résident qui progresse à vive allure dans ces droits? 😉 le petit billet de Zébu sur la possible inconstitutionnalité de ces engagements, possible, mais certainement jamais évoquée (passé présent et futur) répond un peu à la question…
        (et y en a qui font payer à la planète entière, ce qui n’émeut guère…: nul ne songe à demander un droit de vote aux USA.).

        Je préfère donc vraiment mieux employer le terme saisissable car on est (presque) tous à la même enseigne, et que cela risque fort probablement de déborder le cadre des communes.

        P.S. : j’avais pu lire que dexia pour trouver des liquidités avait vendu ses services d’assurances vie, par exemple en turquie (illico presto rachetées par une boîte du pays au billet vert : tout les chemins mènent à rome…) : quelqu’un connait d’autres sessions juteuses?

      2. @ vigneron
        « bien plus que les simples « citoyens », qui eux, au moins, peuvent s’en plaindre… »

        Tout le monde également peut s’en plaindre mais les citoyens ont la possibilité, quant à eux,d’exprimer leur mécontentement dans les urnes. Mais de quelle façon? En faisant élire un socialiste pro-système pour sanctionner les gouvernants actuels?

    2. @Sylla :

      « Alain : Citoyen » ?!? les autres non?

      C’est la manière hypocritement polie de RTL-TVI de dire que « Alain » (ou qui on voudra), est le naïf de service : le passant dans la rue censé représenter ce que pense la population belge (pas très scientifique, mais c’est comme les micro-trottoirs). « Alain » (ou qui on voudra, encore une fois) est donc là pour être le candide de service, « qui oblige les élites à répondre réellement aux questions que se posent les gens. »

      Coq à l’âne : je n’avais pas vu que Myriam Delmée était dans les invités. J’aurais préféré voir Erwin De Deyn, président du SETCa (le SETCa est l’un des centrales du syndicat FGTB qui a en charge les employés, techniciens et cadres, et donc tout ce qui touche à l’emploi dans les banques) mais je suppose que comme il est néerlandophone (parlant extrêmement bien le français), il a laissé la place à la vice-présidente pour cette émission. Pour info, la position du SETCa concernant Dexia est consultable sur son site : ici.

      PS : à toutes fins utiles, je rappelle que le taux de syndicalisation en Belgique est très élevé, et que le rapport de force théorique dont disposent les organisations syndicales est très important, que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé. Il n’est donc pas du tout étonnant de voir des responsables syndicaux dans ce genre d’émission.

      1. alors : « Alain : simple citoyen » ou « mr lambda ». remarquez que le simple prénom augure déjà d’un quelconque anonyme a priori. La présentation sous entendrait presque que les autres ne sont pas citoyens…répondant sans y prendre garde à la question « qui va payer »…

        la setca à l’air correcte :
        « nous demandons qu’une une clé de répartition équilibrée soit mise en place entre l’Etat belge et français. Il faudra également assurer un contrôle strict du suivi de cette Bad Bank et veiller rigoureusement à la défense des intérêts de la Belgique. Et ceci, afin éviter de peser sur le budget de l’Etat, avec les conséquences que cela peut entraîner sur le budget des ménages. »

        Mais c’était vraiment débile de faire une union de marché et de monnaie si au premier plantage, les états se retrouvent face à face à défendre leurs intérêts propres. Merci maastricht!
        Sinon, la répartition équilibrée…çà va être épique : en france il y a aussi la bnp ou la soc gen qui risquent de (nous faire) boire le bouillon : il se monte à combien le trou? et dexia a crédité où? ses actionnaires, qui? (questions rhéthoriques, mais si vous avez des réponses…Je suis la débandade de dexia depuis décembre 2007, où j’ai pu par hasard (ce n’était pas un de mes champs d’intérêt, l’éco à l’époque) voir son cours divisé par 10 : c’est plus tard que j’ai appris que c’était la principale banque des collectivités et que leurs taux étaient un bidouillage spéculatif.)

        « Passé le cap d’une reprise en charge de la banque par l’Etat, le SETCa veut être associé aux décisions concernant une éventuelle cession ultérieure de la banque à un autre partenaire. L’emploi et la clientèle doivent nécessairement être au centre des préoccupations. Tout projet qui provoquerait à terme des conséquences sociales doit être écarté. »

        Un syndicat associé aux décisions de cession?!? On n’a pas çà en france je crois…dommage d’ailleurs qu’ils n’aient pas fait de même avant que dexia ne s’envole
        Je pense néanmoins que la nationalisation devrait être évitée, du moins avec un droit de vote ou de regard de l’état : c’est interdit par les traités européens (c’est vrai qu’en cas de mouise générale, l’UE s’assoit facilement sur certaines clauses, mais la libre concurrence non faussée, c’est sacré, tabou, intouchable (sauf quelques affranchis et encore : dès qu’ils sont trop gros, la commission demande (et obtient) leur dégonflement : les « champions européens » sont un mythe politique.)).

        P.S. : « rapport de force théorique…dans ce genre d’émission. » mouais…et au niveau politique (remarquez, pire qu’en france, c’est une gageure), d’autant plus sur une question internationale?

        au passage, avant je souriais intérieurement, comme on dit, quand le banquier m’expliquait benoîtement que les intérêts se justifiaient par le risque qu’il prenait et qu’il devrait couvrir, maintenant, c’est un rire sonore et décomplexé. Pareil avec l’idiome « responsable politique » (un pompier qui laisse la brousse sécher et s’accumuler, voire qui ajoute quelques fagots trempés d’essence, j’ai du mal à l’appeler « pompier ». Je dois être un peu psychorigide…).

        En tout cas, j’écouterais attentivement l’émission (il y aura un visu, pour s’y retrouver entre les intervenants?).

        Bon, je vous laisse tertous : une bière m’attend à Tournai, la belle et ancienne capitale franque 😉 (SVP, pas de remarques sur l’alcoolémie : j’y vais à vélo (15 km, histoire de creuser une dette de sucre! on nationalisera après si nécessaire…)).

      2. @Sylla :

        Je n’ai jamais dit que le fait de désigner « Alain » uniquement pas un prénom n’était pas une manière d’une part de le différencier des autres intervenants, et d’autre part de le considérer comme « un proche » du téléspectateur – même si à mes yeux, ça sonne plus comme si on le prenait pour un enfant incapable de comprendre. Personnellement, je n’aime pas ça.

        Quant à la position du SETCa : oui, il souhaite être associé. Oui, le droit social belge prévoir toute une série de choses. Cependant, il a ses limites, et les tribunaux du travail sont de plus en plus pro-patronaux.

        Enfin, quand je parle de rapport de force théorique, c’est parce que le SETCa, plus grosse centrale de la FGTB, compte énormément d’affiliés, la FGTB a je pense, plus de 500.000 affiliés (sur une population de 10.000.000 d’individus). Mais ça, c’est la théorie. Encore faut-il pouvoir les mobiliser et les amener à être dans la rue ou à faire grève…

      3. à Hououji Fuu
        8 octobre 2011 à 19:15
        « Personnellement, je n’aime pas ça. »
        moi non plus!!! mais c’est aussi le monde du spectacle qui finit comme une seconde nature par imposer des codes…
        je ne sais plus ce que cela signifiait exactement avant Napoléon (c’est lui qui a rendu le nom obligatoire à coté du prénom, je crois), le fait d’être nommé uniquement par son prénom (exception faite du souverain). Je crois me souvenir que ce n’était pas un signe positif socialement…
        j’imagine qu’ils préciseront…

        Une grosse centrale, c’est tout bon pour faire pression sur les élus locaux…malheureusement, cela se décidera à quelques échelons au dessus à mon avis. Car il n’y a pas que les tribunaux qui sont devenus « de plus en plus pro-patronaux » : les producteurs du droit avant eux. (En regardant un fonctionnement de la construction européenne, on s’aperçoit que c’est l’exécutif qui est législateur, c’est à dire que les pouvoirs ne sont pas séparés : l’exécutif européen(la commission) et les exécutifs nationaux légifèrent au niveau européen (dont une partie doit passer à l’assemblée, qui devrait être seule législatrice européenne) puis les exécutifs nationaux reprennent leur casquette d’exécutif dans chacun de leur pays respectif, pour faire appliquer ces lois « venues de bruxelles ».
        Le dirigisme en résulte, et l’esprit des lois (éminemment libéral) qui l’inspire, et la pratique du lobbyisme qui le caractérise, ne peuvent guère qu’être « de plus en plus pro-patronaux »)
        « Encore faut-il pouvoir les mobiliser et les amener à être dans la rue ou à faire grève… »
        Contre productif à mon avis : une pétition à vocation référendaire, voire une menace de faire la grève de l’impôt (faire grève pour influencer une décision de renflouement bancaire? Quelle production et donc plus value voulez vous menacer avec une grève?)

      4. à Alain A,
        info intéressante effectivement.
        Vous me confirmez que les chrétiens et/ou démocrates ont beaucoup sacrifié à la lutte contre les soviétiques, mais qu’ils sont parfaitement incapables d’influencer ce qu’ils ont contribué à créer, de gauche ou de droite. Certains en profitent toujours grandement, faute de mieux.

        S’allier au libéralisme (qui sans redistribution est le capitalisme triomphant : un libéralisme entre états, sauf accords spécifiques, n’a pas de redistribution) pour contrer le matérialisme communiste, c’est un peu s’allier au diable pour contrer satan pour les chrétiens, et un peu choisir son tyran pour les démocrates…m’enfin, on a vu des cas étrange aussi pendant la seconde guerre…quant à ceux de « gauche » qui suivent ce mouvement, n’en parlons pas.

    3. @Sylla
      Ce qu’on ne dit guère c’est qu’à coté de la caisse des Dépôts et Consignations (FR) et du Holding des Communes Belges (B), le 3ème gros actionnaire de Dexia est le holding ARCO (B) qui est tout ce qui reste de l’empire social-chrétien ouvrier. Durant près d’un siècle, le syndicat chrétien, les mutuelles chrétiennes et tout le pilier de la gauche ouvrière chrétienne (qui a conduit la Belgique avec la droite chrétienne pendant un siècle en alternant les alliances avec les socialistes et les libéraux) a construit un outil financier très puissant. De restructuration en restructuration, sa banque BACOB a fini par intégrer DEXIA. Gravissime erreur puisque aujourd’hui ils vont tout perdre. C’est une très belle victoire du néo-libéralsme que d’avoir dévoyé cette puissance financière coopérative et ouvrière dans DEXIA avant de la liquider. Normalement Dehaene, membre de cette famille devait veiller au grain mais n’ rien pu ou n’a rien voulu. Il faut dire qu’il est membre de tant de CA des plus gros conglomérats belgicains qu’on ne sait plus s’il est démo-chrétrien ou libéralo-chrétien…
      En tout cas, gros affaiblissement de ce pilier qui a influencé fortement la politique belge pendant près d’un siècle…

    4. citoyen : personne morale juridique saisissable*.

      Du museau à la queue en tire bouchon
      Dans le cochon
      Tout est bon

  30. Démantèlement pas encore finalisé, d’ailleurs. Les négociations entre l’état fédéral belge et les régions (entités fédérées) sont théoriquement en cours de finalisation quant au projet de nationalisation de Dexia Banque Belgique.

    Quant aux négociations entre France et Belgique, beaucoup d’inconnues, surtout quand on a un ministre des finances belge nommé Didier Reynders – champion du néolibéralisme en Belgique, grand fournisseur de lois permettant de vider les caisses de l’état et aux « pauvres entreprises » et « pauvres petits indépendants » de payer le moins d’impôt possible tout en allant chercher des pensions qui sont très majoritairement le fruit des cotisations des salariés du privé et du public – « grand ami » d’un certain Nicolas Sarkozy, prêt à faire tout ce qu’il faut pour servir les intérêts dudit Nicolas (qui avait déjà placé son pote Mariani à la tête de Dexia à l’automne 2008, on savait alors déjà pourquoi, n’est-ce pas – tandis que la Belgique plaçait « Saint Jean-Luc Dehaene », ex premier ministre, placé là pour défendre les intérêts du mouvement ouvrier et mutuelliste chrétiens belge, qui a des intérêts historiques dans Dexia avec Acro). Si les choses se passent bien, je prédis qu’un grand poste international se libérera dans un an ou deux, et que Didier Reynders (qui est intéressé à sortir du marécage politique belge et est grillé en Belgique) l’obtiendra avec l’appui de Nicolas Sarkozy (s’il est encore en position de jouer à ça, bien sûr).

    Sinon, je suppose que tous les administrateurs du blog et Paul Jorion lui-même connaissent un peu l’émission Controverse et la chaîne RTL-TVI, souvent appelée « MRTL » où « MR » désigne le sigle du parti politique du même monsieur Reynders… Pascal Vrebos, son animateur, penche gentiment et avec bonhommie vers une vraie bonne droite bon teint. Son plateau est rarement équilibré. Les intervenants, surtout quand ils portent une parole contraire à la « pensée unique », sont interrompus au bout de 35 secondes 6 dixièmes, et encore. Je suppose aussi que tout le monde sait qui est Bruno Colmant (voir par exemple ses prises de position sur la taxation des plus riches, ou encore la taxation des revenus indécents des grands patrons)…

    Il ne faut jamais oublier, car je pense que cette réalité belge est très différente de la réalité française, que Dexia est la banque où énormément de belges ont leur argent, leurs économies : Dexia est l’ancien Crédit Communal belge, et beaucoup de structures publiques, para-publiques et assimilées y ont toujours (depuis des dizaines d’années) payé les salaires des fonctionnaires, contractuels, etc. La question des « clients de cette banque » n’est donc pas du tout limitée à des collectivités locales françaises qui ne lisent pas les astérisques en tout petit en bas de contrat ou ne comprennent pas ce qu’une indexation du taux sur l’évolution du ratio franc suisse – euro veut dire. Énormément de citoyens belges, qui n’ont jamais rien eu à voir avec les jeux faits en France, ont leurs économies et leurs comptes en banque chez Dexia, et ce depuis toujours. Dexia, ex Crédit Communal, ce fut pour les citoyens belges comme Fortis, ex CGER, des banques qui étaient considérées comme « publiques », visant uniquement l’intérêt du public, et en rien des banques spéculatives qui faisaient de l’investissement. Ces « gentilles évolutions » sont apparues bien plus tard, sans que l’on en informe le client, bien entendu. C’était vraiment la banque du bon père de famille bien prudent, qui ne prend aucun risque.

    Enfin, je vous renvoie vers l’édito de Béatrice Delvaux dans l’édition du Soir de ce jour : Dexia, projet belge, domino européen.

    Il serait à mon avis intéressant de discuter du contenu, pour débattre et aussi expliquer à tous ceux qui lisent ce blog et peuvent être intéressés par comment on va dénouer cet écheveau, qui représente, « en direct live », une occasion en or de faire de la pédagogie, d’expliquer (ré-expliquer) sur base d’un exemple concret, compréhensible par tout le monde, et qui touche énormément de citoyens, belges ou français.

    1. réalité belge très différente de la réalité française

      Mais quand même, à vous lire on constate que plus ça change et plus c’est la même chose.

      Merci pour ce commentaire bien informé.

    2. Au moins pendant 35 secondes et 6 dixièmes, ils ont pu parler avant d’être interrompus.
      Chez CALVI à C dans l’air, jamais aucun représentant d’une pensée un tant soit peu hétérodoxe.

      1. Vraiment excellent et pédagogique………..

        Devrait être étudié par chaque participant à ce blog ….et diffusé largement….!!!!!!!

Les commentaires sont fermés.