RTL.be, Controverse, “Dexia : le citoyen va-t-il banquer ?”, dimanche 9 octobre, de 11h30 à 13h00

Comme je n’étais pas en studio, je n’ai eu droit qu’à un strapontin. Ce qui ne m’a pas empêché de lancer quelques pavés dans la mare aux canards. J’interviens à 18m23 et 40m13.

Après le démantèlement de Dexia, que doivent faire les clients de cette banque ? Doit-on craindre un effet domino sur d’autres banques ? Quelle est la responsabilité des banques dans cette crise ? Que doit faire le citoyen pour se protéger ? Dexia sera-t-elle nationalisée ? Les communes et leurs habitants vont-ils payer la note ? Peut-on juguler la crise des dettes souveraines, «la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale», selon l’expression du Président de la Banque Centrale Européenne ?

Pascal Vrebos abordera toutes ces questions dès 11h30 en compagnie de ses invités:

  • Jacques Gobert : Bourgmestre de La Louvière – PS et Président de l’Union des villes et communes de Wallonie
  • Myriam Delmée : Vice-présidente fédérale du SETCa
  • Mikael Petitjean : Professeur de Finance à la Louvain School of Management et à l’UCL-Mons
  • Edouard Fremault : Manager chez Deminor
  • Etienne de Callataÿ : Economiste en chef chez Degroof
  • Bruno Colmant : Professeur à l’UCL et à Vlerick Management School
  • Jean-Philippe Ducart : Porte-parole de Test-Achats
  • Michel Vermaerke : Administrateur-délégué – Febelfin
  • Paul Jorion : Blogueur, Chroniqueur au Monde-Économie et ancien trader
  • Jean-Luc Crucke : Bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing
  • Alain : Citoyen
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124 réflexions sur « RTL.be, Controverse, “Dexia : le citoyen va-t-il banquer ?”, dimanche 9 octobre, de 11h30 à 13h00 »

  1. J’ai un peu de mal à piger qu’une banque comme Dexia qui arnaque la moitié des villes françaises avec des prêts à taux variables, puisse faire faillite ???? Ou est passé la fric piqué aux communes ??? Les voleurs sont ils les banquier ???? Dans ces conditions, ne vaut il pas mieux garder son argent chez soit, puisque les banquiers sont semble t il devenus les cambrioleurs les plus éficaces ???? Tant qu’a garder le l’argent papier chez soit qui dévalue, n’aurions nous pas avantage à le transformer en or pour au moins, ne pas perdre le capital ??? Ne faudrait il pas créer la banque Paul Jorion pour revenir à l’étalon or qui garentissait le citoyen du méga merdier bancaire actuel ????

    1. @torduducarafon: “Ou est passé la fric piqué aux communes ???”

      1) Il n’y a encore eu aucun fric piqué aux communes (surtout françaises), elles refusent de payer les intérêts exorbitants que Dexia leur réclame. D’où les problèmes de Dexia.
      2) Le fric va être piqué aux Etats belges et français, c’est-à-dire aux contribuables, pour aller principalement aux USA, où sont la plupart des contreparties des opérations foireuses dans lesquelles Dexia s’est engagée. Si les Etats belges et français n’honorent pas ces dettes, ce sera l’effet domino à l’échelle mondiale.

  2. Dans la série ” Martine en cours d’économie”, je résume ; ….émission “prise en cours” avec un peu de retard et donc..Réflexion (de blonde)…Tiens ? Le Paul, il est pas sur le plateau, on ne l’a pas annoncé…….Il a raté son TGV ?….
    Puis d’un coup,hop là ! Il est parmi nous via skype, “on” lui pose une question….A laquelle il répond, et zou!… Miracle de RTL, on enchaine sur une autre personne….Et donc, Paul a donné son avis….Dans le grand vent de MRTL …..(après Paul ?,ne venez pas vous plaindre, vous avez gracieusement dépassé les “35 secondes 6 dixièmes” qui vous avaient été accordées par la critique lucide de Hououji Fuu…Et venez pas nous dire que nous ne vous avions pas prévenu 😉
    Pour votre seconde intervention,…oui, là, ….vous leur avez fait un peu peur, mais pas pour très longtemps ,car notre ” fayot” (trad ; lèche-cul..pour les français) de service Colmant et son argument choc de “la dette publique” vous fait vite passer pour un zozo….Et donc, en bref, mon analyse de prolo me fais dire que une fois de plus MRTL a profité de votre taux d’audience sur ce blog, c’est juste qu’ici, en BE, on est “au courant” et depuis longtemps de leur pratiques opportunistes et mercantiles ;-))) Mais bon, tous les elges regardent MRTL ;-((

  3. Et sachez; amis français, qu’ici en Belgique, dans notre ” démocratie francophone”, nous avons tout juste droit, a un seul “débat d’idées” une fois par semaine, le dimanche et tip top à la même heure sur les deux chaines francophones….Question d’audience…Sans doute !….C’est dire à quel point le pouvoir est au mains du fric…. et le respect qu’ils ont encore de leurs auditeurs…La presse quatrième pouvoir qu’ils disaient….Marchands de tapis ….comme les autres…Et dire que j’y ai cru !

  4. Première intervention de Paul excellente, qui explique toute la crise en quelques phrases et tout de suite ils embrayent sur autre chose. Cachez ce sein que je ne saurais voir…
    Deuxième intervention de Paul, qui explique un peu plus longuement mais encore plus clairement quel est le problème de fond de cette crise, que les assurances-vie sont perdues (shocking dans l’assistance!), et là l’escroc néo-libéral de service répond que l’explication de Paul est idéologique.
    Les gens vont trinquer, ils vont passer à la casserole, mais en ce moment je pense qu’ils le méritent tellement ils sont aveugles et pigeons.
    Stop et une clope pour me calmer après avoir vu autant de conn… concentrée dans une seule émission.

    PS: tiens, j’oubliais, y’en a même un parmi les invités, un grrrrrrand expert qui a dit “personne ne pouvait prévoir il y a 3 ans les problèmes de dette publique que nous connaissons actuellement”. J’ai failli casser l’écran de mon beau pc.

    1. Si l’économie n’est pas une science (qui a dit cela encore ?), tout discours qui la concerne est idéologique. C’est tant vrai pour Paul Jorion que pour Bruno Colmant – il faut le reconnaître et l’assumer. Le traiter d’escroc ainsi, un peu gratuitement, montre d’une part de quelle idéologie vous ressortez et d’autre part votre souhait d’imposer une pensée unique, la vôtre.

      J’ai trouvé l’émission fort intéressante et les invités très bien choisis. Et ce n’est pas nécessairement le clan des banquiers qui l’a emporté. De Callataÿ n’a quand même pas mâché ses mots et l’embarras se lisait clairement sur les visages des représentants du monde bancaire. Il était néanmoins intéressant d’écouter les divergences d’opinion, notamment au sujet de l’actionnariat des communes.

      Surtout quand on est sûr d’avoir raison, on ne se grandit pas en insultant son adversaire.

      1. @V. H.: Ce n’est pas parce que l’économie n’est pas une science que la réalité n’est pas la réalité. Ce n’est pas parce que l’alchimie n’est pas une science que l’eau n’est pas composée d’hydrogène et d’oxygène. Ce n’est pas parce que Mr Colmant cherche à cacher la réalité qu’il n’y aura pas des gens qui vont devoir payer la note, d’une manière ou d’une autre. Et si je l’ai traité d’escroc, c’est que j’ai de bonnes raisons de penser qu’il ne croit pas un traître mot de ce qu’il dit et qu’il comprend très bien le problème mais veut le cacher.

        Pour le reste, souhaiter imposer une pensée, la sienne propre, n’est pas un crime. C’est un désir universellement répandu, pour ainsi dire un instinct. Ce qui est un crime, c’est d’imposer réellement une pensée unique. Et là, je suis innocent, ma pensée est, malheureusement pour moi, très minoritaire.
        Par contre Mr Colmant est coupable. Donc, en attendant qu’un jour peut-être je sois dans le camp des coupables, admettez que ce sont les gens de son camp qui sont actuellement et depuis quelques décennies les méchants dictateurs de la pensée. Et que ce sont eux et leur idéologie néolibérale qui nous ont mis dans le caca.

    2. Moi, c’est à dire l’autre, a raison.
      Ce fut un grand moment de la déroute idéologique des bourgeois.
      A voir et goûter absolument:
      l’Albin de service affirme Jorion a raison mais il est idéologique.
      C’est clair. Cela veut dire: les faits sont là, mais l’idéologie de la classe dominante interdit de les reconnaitre.

    3. Idem, Toi.

      Par contre, quand je lis la réaction de V.H., je me demande si c’est de l’ignorance ou de la manipulation.
      En cas d’ignorance, je prends un exemple micro-économique.
      La comptabilité et la gestion en entreprise.
      La comptabilité est une suite de règles arbitraires qui sont uniquement faites pour estimer l’assiette de l’impôt.
      Tu comprends mieux le “hors-bilan”, de fait…
      Soit, ça devient tellement éloigné de la réalité par truandages permis par la Loi, que nous entrons souvent dans le surréaliste.
      Rien à voir avec de la science.

      La gestion, rien à voir.
      La gestion consiste à identifier toute source de dépense et de gain pour agir sur les circuits entre les deux.
      Là, c’est la réalité du terrain. Pas moyen de tricher. Et là, c’est une science stricte.

  5. Clap-Clap Mr Jorion.
    “c’est un peu inquiétant” que répond le présentateur… 😉
    quel euphémisme d’investisseur agacé.

  6. 13% de dividende pour les actionnaires…plus le taux est élevé plus le risque est élevé…., un seul bourgmestre semble avoir saisi ce risque…la cupidité n’a pas de limite, et dire que tous ces gens veulent nous diriger..!
    le conseil d’administration,Mrs Mariani en tête,(conscients tout de même du taux), les actionnaires etc…tous ces gens qui promettent monts et merveilles sont tout simplement “à virer” !

  7. @ Paul,

    Le gars qui après votre seconde intervention vous disqualifie en vous traitant d’idéologue, c’est lui qui met en avant une idéologie débile qu’on devra toujours rembourser les dettes, y compris celles contractées de façon folle avec des outils non moins fous.

    Quand donc de tels orateurs seront-ils disqualifiés une fois pour toute ?

    1. Dans le feu de l’action d’un débat, on dit parfois des choses que l’on peut parfois regretter après coup… C’est le propre des débats animés, et le simple fait d’opposer des arguments ne doit pas automatiquement valoir disqualification, quand bien même les arguments sont faibles ou biaisés.

      On peut penser ce que l’on veut de la doctrine soutenue par Bruno Colmant, et il est difficile de dire qu’il ne sait pas de quoi il parle.

      1. Si vous le dites, Julien.
        Il est vrai que je ne connais pas ce Bruno Calmant.

        N’empêche que c’est une technique assez éculée. On “rend hommage à…” et on en profite pour signifier que son opinion est idéologique, voire dogmatique, donc pas réfléchie.

        En l’occurrence, ce Monsieur n’envisage pas une seule seconde qu’une dette puisse s’éteindre. Quoiqu’il arrive, elle devra être remboursée, le créancier et l’emprunteur dussent-ils en mourir. Voilà qui m’énerve.

      2. Il sait de quoi il parle. Il ne dit pas la vérité pour l’une ou l’autre raison, c’est tout. Et pour moi, c’est pire.

  8. Je suis citoyen Belge, et suis votre blog avec attention depuis quelques temps déjà.
    Je regardais ce soir l’émission Belge Controverse, je m’apprêtais à couper le poste face à la médiocrité des interventions lorsque j’ai eu l’agréable surprise de voir un visage qui m’est à force devenu familier.

    Je tiens à vous remercier, déjà d’avoir relevé le niveau de la discussion, mais surtout d’avoir amener ce dialogue en Belgique, ou les dialogues restent désolant. Les réponses que vous avez apportées, mais aussi les questions que vous avez soulevées n’ont à ma connaissance jamais été abordé dans nos débats Belge.

    Je vous remercie pour votre combat et vous encourage à vous faire connaitre et à porter le débat dans notre pays. Que nous puissions peut être aborder les questions de fonds.

    Très cordialement,

    Brieuc M.

  9. Dessertine dans Sud-Ouest aujourd’hui : Banqueroute de Dexia, premier coup de tocsin…
    http://www.sudouest.fr/2011/10/10/la-banqueroute-de-dexia-premier-coup-de-tocsin-522454-4669.php
    Extrait (enfin non, tout…) :
    “Il y eut durant cet été 2011 ce krach quotidien des marchés financiers. Il y eut cette spirale grecque répétitive, insoluble. Il y eut ces alertes qui se déclenchèrent, les unes après les autres, dégradation de la note américaine, récession qui s’annonçait, nquiétudes du FMI. Il y eut les dénégations des politiques reculant devant les grandes décisions, multipliant les déclarations lénifiantes. Tout va très bien, madame la Marquise. Les élections approchent admettre la catastrophe économique reviendrait à tuer dans l’œuf les belles promesses qu’attendent les électeurs déboussolés.
    Puis, en ce début d’octobre, soudain, le rideau se déchire. La réalité apparaît, froide, indiscutable. Le premier coup de tocsin,l’effondrement de la maison Dexia, résonne comme l’annonce des désastres à venir, rappelant 2007 et la faillite de la banque anglaise Northern Rock. À l’époque aussi, comme le rappelait Jean-Claude Trichet dans son ultime conférence de presse, tous les responsables minimisaient le risque réel et se gaussaient des pessimistes.
    Mal connue du grand public, Dexia est une banque franco-belge comptant encore plus de 26 000 salariés. Elle a passé sans problème les stress tests de juillet 2010 et 2011 ; en août, lors de la présentation de ses résultats trimestriels, elle affichait l’un des meilleurs ratios de solvabilité de la place française. À la fin de’année, elle aura disparu. Comment en est-on arrivé là ?
    a a été créée en 1996 à l’initiative de Pierre Richard, haut fonctionnaire français, directeur général adjoint de la très publique Caisse des dépôts. Durant ses douze premières années d’existence la jeune banque multiplia les acquisitions et opérations pour profiter des opportunités de la finance de marché. Son objectif était de financer ainsi les collectivités locales, en particulier françaises. Oui sans cette stratégie démentielle de Dexia, nombre de communes, de départements, de régions n’auraient pu se payer autant de crèches de bus, de collèges, de tramways ; et leur coût aurait été bien plus élevé. Vous vouliez savoir à qui profitait la folie de la dette ? À nous
    À présent, c’est à nous de passer à la caisse. En 2008, quand la crise faisait rage, les gouvernements belges et français bricolèrent une recapitalisation, 7 milliards d’euros pour tenter de compenser l’exposition aux subprimes. 7 petits milliards engloutis dans le naufrage final provoqué par l’effondrement des dettes souveraines européennes.
    Il n’est pas possible de laisser tomber une banque. Les États doivent assumer, ce que font, contraintes et forcées, la Belgique et la France. Les prêts aux collectivités (70 milliards) vont revenir dans une structure publique, obligée à la sagesse, obligée à la rigueur. Mais, surtout, l’inventaire des actifs toxiques est enfin réalisé. Au-delà de la communication et des mensonges éhontés, la réalité apparaît pire encore que ce que redoutaient les plus pessimistes des analystes. Entre les obligations pourries jamais provisionnées depuis 2008 (92 milliards), les prêts non stratégiques (30 milliards), les bons du Trésor de pays européens (21 milliards), les financements municipaux, notamment espagnols et italiens, on est proche d’atteindre au total la somme faramineuse de 200 milliards d’euros. 200 milliards pour la seule Dexia, le même montant que celui évoqué par les autorités de l’Union pour la recapitalisation de toutes es banques européennes, avant sans doute de leur faire passer de nouveaux stress tests de pacotille.
    Ainsi se vérifie la tragique réalité : face à l’incendie qui menace, les tuyaux des pompiers sont trop petits. De deux choses l’une : ou l’on continue dans le déni, par exemple en confinant ces pertes abyssales dans une « bad bank », un sarcophage de béton dont on espère qu’il empêchera les radiations d’atteindre le AAA de la France (dont le déficit pour 2011 s’élèvera à 98 milliards) ; ou l’on se décide de regarder enfin la vérité en face : les sommes qu’il faudra décaisser pour éviter l’effondrement total obligeront les grandes nations, dont la nôtre, à une cure d’austérité gigantesque pour de nombreuses années. Le rôle de politiques responsables serait alors de trouver les moyens de la rendre acceptable pour la population Disons-le, la campagne électorale qui commence ne semble pas vraiment s’engager dans cette voie.

    1. Dessertine est assez bon dans les constats mais il oublie consciencieusement toute solution non orthodoxe, comme par exemple une prise en charge sélective du défaut, ce qui aurait le mérite de compenser l’émission de monnaie (ben oui, la BCE reviendrait aux ordres pour combler quelques trous) par quelques pertes sèches bien senties et de commencer l’inévitable travail de répartition des richesses. Lui préfère la sainte rigueur qui fauchera tout le monde mais surtout ceux qui n’avaient pas d’épargne…

      1. “Lui préfère la sainte rigueur qui fauchera tout le monde mais surtout ceux qui n’avaient pas d’épargne…”
        Où lis-tu cela, Nicks ? Il parle d’austérité certes et qui peut prétendre qu’elle serait encore évitable, qu’elle touche d’abord le capital, le travail ou les deux ? Le tout étant de décider politiquement qui doit légitimement supporter la part décisive de l’effort avec à la clé une nouvelle règle du jeu des partages de la richesse comme des responsabilités.
        Et il se contente de rajouter une formule certes politiquement correcte mais résolument ouverte aussi :

        Le rôle de politiques responsables serait alors de trouver les moyens de la rendre acceptable pour la population.

        Cela dit, rassure toi, il dit ça pour la forme. Il est depuis un bon bout de temps persuadé, comme nous, que le crash final est inévitable…

      2. @Vigneron

        Un peu ordo-libéral tout de même. A part l’austérité, je ne l’ai jamais entendu envisager quoi que ce soit qui touche au pouvoir de la finance. Ce qui est inéluctable, ce sont les pertes financières. Pour le reste, il y a des solutions envisageables mais il faut regarder un peu à gauche…

    2. “Vous vouliez savoir à qui profitait la folie de la dette ? À nous”

      A sec et il faut dire merci en plus…

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