279 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 14 OCTOBRE 2011 »

  1. Il y aurait donc des gens qui savent… et qui le disent à PJ
    J’ai la vague impression que ces gens-là disent justement à Paul eh bien…. qu’ils ne savent pas, et que leurs chefs non plus et qu’ils sont complètement dépassés par la situation et ce monstre de système… et c’est bien cela le problème.

    il n’y aurait donc pas uniquement de la mauvaise foi… imaginez 2 secondes que ce que dit Baroin à l’instant T, eh bien il le pense vraiment… banques solides etc…

    moi ça me fait peur, et je ne sais pas si je préfère ça au complot / magouille

    A part ça, c’était assez frustrant comme vidéo, j’en espère une autre demain avec un peu plus de matière

    Bonne soirée!

    PS – à ceux qui n’aurait pas vu l’émission « ce soir ou jamais » de Mardi dernier, je conseille vivement, avec en prime un grand Madelin VRP de luxe d’Apple

  2. Apres avoir vu Lordon à la TV l’autre soir, il parait urgent de ne rien faire!
    On pourra alors ramasser les banques à la petite cuiller et à moindre frais puisque le montant de leurs actifs aura bientot fondu

  3. Monsieur Jorion,
    A cette heure :
    147 commentaires sur une vidéo où vous nous dites que vous pouvez pas nous dire ce que vous pourriez nous dire.
    67 commentaires sur un article où vous détaillez l’effondrement du système, ses risques, ses causes, ses conséquences.
    Moralité : la posture « Je sais et je vais vous dire » attire deux fois moins que celle « Je sais mais je vous dirai pas. »
    Citoyens, encore un effort pour être révolutionnaires §

      1. Oui mais non.
        Si vous utilisez toujours un outil pour faire exactement ce qui est « objectivement le mieux », le risque d’assèchement est grand.
        Au début des ordinateurs au boulot (fin années 80), un collègue m’en avait fait prendre conscience : il FALLAIT passer un peu de temps à faire un jeu sur ordi pour survivre, sinon, on devenait une machine et un peu son esclave, ainsi le veut le cerveau.
        Donc PJ s’amuse. Tant que ce n’est pas dans le registre de « Le Roi s’amuse » (la pièce), ça me va

      2. C’est précisément ce qui fait du blog de Paul Jorion un lieu unique. Rien n’est aseptisé, que du contraire. Pas de costume-cravate, pas de plateau TV, pas de façon « correcte » de parler.
        PJ s’amuse, on s’amuse avec lui. Pas de quoi dramatiser…

    1. J’ai compris cela autrement:  » je ne puis divulguer des confidences mais je trouverai malgré tout le moyen de vous en faire profiter. »

      @ Renard
      Humains, nous sommes des humains et le mystère nous fascine toujours.

  4. en effet, le système est complexe et a pris cette ampleur de façon autonome, facilité en cela par la non ou dérégulation généralisée, en fonction de principes idéologiques. Mais les décideurs sont loin de comprendre ce qu’ils font et cette simplicité évoqué m’apparaît comme l’énoncé de leur bricolage généralisé et de leurs décisions soumises à leur irrationnel (sentiments)

  5. http://www.journeeseconomie.org/index.php?arc=p33b

    Encore une fois, a Lyon en ce debut novembre, aucun economiste, sociologue ou antropologue atypique n’est invité pour ces journees de l’economie (JECO 2011)…on ne veut qu’un seul son de cloche a « proposer » au public (j’ai ete censuré dans une video des JECO 2010 pour avoir soit disant ete hors sujet lors de mon intervention durant la tres courte periode des questions/reponses au Public…)

  6. Une semaine que çà me turlupine ! Quand un B. Colmant dit que « l’Etat n’a pas vocation à gérer des banques » (cf. le « débat » de Controverses sur RTL TVI dimanche passé), que faut-il entendre par là ? Socialement, rien ne s’y oppose (le peuple – donc l’Etat, en principe – est demandeur). Juridiquement, il y a certes des obstacles au niveau de la législation européenne mais ils peuvent être partiellement contournés (sinon, on ne pourrait pas « bailouter » les banques). Et le Droit positif est par nature sujet à abrogation pure et simple. Cette « vocation » qui manque nécessairement à l’Etat, qu’est-elle donc alors ? Peut-être que l’Etat n’est pas constitué pour gérer une ou des banques car ce serait contraire à sa nature ? Cette antienne ressassée par tous les économistes médiatisés est troublante car j’ai l’impression qu’outre sa nature incantatoire, elle n’a de fondement que cette volonté de justifier constamment la captation de l’argent de la population par la sphère privée, en dehors de tout contrôle citoyen : ce serait une sorte de loi économique naturelle inhérente au capitalisme. C’est surtout une propagande insupportable (même sans idolâtrer le fric) ! Et savoir que personne ne bougera tant que les distributeurs automatiques vomiront du « pouvoir d’achat » l’est encore plus…

    1. L’Etat a justement vocation à gérer les banques, toutes les banques, car l’argent et sa circulation sont des biens publics, vitaux pour la société.
      Mr Colmant voulait juste dire que l’Etat devait rendre les banques au privé, une fois renflouées par la collectivité.

      1. Il est dans l’idéologie de l’exploitation du bien public par des intérêts privés. Ceux qui s’y opposent sont aussi dans une idéologie: celle de l’intérêt général.
        C’est comme la morale, tout le monde en a une, mais elles ne se valent pas toutes.

    1. @ Zebu. Pour répondre à cette image d’affranchis « Ne jamais balancer ses copains et toujours la mettre en veilleuse! ». Ne sommes-nous pas 99 % de gens bien qui vont régler leur compte au 1 % de gens cupides (cf.Figaro.fr) ?

      « Le temps où quelques corrompus se mettaient dans la poche les dirigeants politiques arrive à son terme, et nous sommes en train de construire à la place des démocraties réelles avec et pour les citoyens. » (Avaz.org).

      Personnellement, j’ai tendance à penser que dans la société réellement inversée, le vrai est un moment du faux et que le spectacle est le procédé de cette inversion. Je crois que ce mouvement d’indignation (Glasnost et Perestroîka) ne fait que préparer la montée en puissance de pouvoirs préexistants, tout aussi corrompus. L’ère des banques Glamour est déjà derrière-nous, il convient au spectacle me médiatiser les rapports sociaux en déversant les images d’écœurements sur quelques envolées citoyennes, lesquelles seront objectivement épaulées par d’autres images de menaces et de tirades prolétariennes.

      Pratiquement, il nous faudrait user d’imagination sociologique afin démasquer, jour après jour, l’émergence des formes nouvelles par lesquelles procède la réorganisation de la domination.

      1. Pratiquement, il nous faudrait user d’imagination sociologique afin de démasquer, jour après jour, l’émergence des formes nouvelles par lesquelles procède la réorganisation de la domination.

        « L’imagination sociologique » comme arme de destruction massive des embryons de domination, c’est sûr que ça fait peur aux futurs dominants. Houla ! les rapports de force s’en trouveront foutrement tourneboulés, sûr…

      2. @ Vigneron : lire C. Wright Mills : l’imagination sociologique ;.

        Pour modifier les rapports de forces, il convient de les identifier – je ne crois pas que nous en ayons une image exacte, mais que nous en recevons une image faussée – 1% contre 99% –; les pauvres forment une classe sociale invisible et parallèlement il existe une classe sociale invisible qui vit du traitement de la pauvreté,et des arrangements entre amis, ne croyez-vous pas ?

      3. @Jean-Luce Morlie: Malheureusement, c’est un peu plus compliqué que 1% de dominants contre 99% de dominés. Tout le monde est à la fois dominant et dominé, certains étant plus dominants et d’autres plus dominés.
        Par contre, sur l’identification des rapports de force, cela a probablement son utilité. Ils reposent toujours en dernier recours sur la force physique, mais celle-ci est précaire et sujette à l’aléatoire, d’où le fait qu’ils se cachent le plus souvent derrière un treillis symbolique (dont le droit est la forme la plus aboutie). Mettre à nu le rapport de force jusqu’à son noyau de violence physique met sans doute le dominant dans une situation délicate. Il suffit de voir qu’une dictature violente dure rarement très longtemps alors que des dictatures usant largement d’un paravent idéologique, telles que nos sociétés pseudo-démocratiques, sont beaucoup plus stables. Machiavel a consacré « Le Prince » à cette question: comment stabiliser un pouvoir qui s’est imposé par la force? Il a ainsi au passage, de manière très subtile, donné à voir le treillis symbolique construit par le pouvoir pour cacher la violence qui le sous-tend. L’Eglise, spécialiste de la question, ne s’y est pas trompée; elle a tout de suite mis cette oeuvre subversive à l’index.

      4. @JL Morlie,
        Les hommes ne savent ni tenir leur langue ni gouverner leurs appétits.
        Bonne « imagination sociologique »…
        @Moi, exactement.
        Relire « Le prince » ne peut nuire.

    2. @Moi

      Je comprends votre point de vue et je crois le partager ; voyez ce que j’en disais ici sur le blog de Paul , en commentaire d’un pauvre petit livre de Frédéric Lordon. Sur la « violence », Crapaud Rouge, dans un billet subséquent, avait rétorqué que notre soumission volontaire était entièrement expliquée par la peur de souffrir de la violence du dessus, mais bien évidemment, évitait d’aborder les compensations tirées du plaisir d’écraser ceux du dessous et, plus rare, de l’espoir d’enfin renverser la couleur des cases. Vigneron fut le seul à vouloir sauver la Boétie – esclaffant . À dans trois cents ans,donc. D’ici là, signez donc de votre nom, « Moi » ; à moins que vous n’envisagiez de mener une « pseudo » révolution !

      Bien à vous.

      1. Je me souviens de votre article, sur lequel je n’avais rien à redire sur le fond. Je crois moi aussi partager vos idées sur la question.
        Un petit bémol sur l’article en lui-même, je vous trouve injuste avec le pauvre petit livre de Lordon. Il y décrit en reprenant Spinoza comment le système capitaliste se nourrit de certains affects. Certes l’on n’y parle pas de corruption, mais il est sous-entendu que pour que l’affect soit utilisable par le système, il y faut bien une certaine affinité (je me souviens vaguement de lignes qui doivent devenir parallèles, etc). Si le mot « corruption » n’est pas utilisé, c’est qu’il contient des connotations morales dont le spinozisme se passe: un pouvoir met à son service d’autres pouvoirs de moindre intensité par les affects communs, parler de corruption ici serait convenir qu’un pouvoir n’a pas à chercher à persévérer dans son être (c’est-à-dire soumettre d’autres pouvoirs avec lesquels il a des affinités et d’autant mieux que les affinités sont nombreuses), que c’est mal. Or c’est la nature d’un pouvoir que de vouloir soumettre d’autres pouvoirs (ils ont déjà au moins tous entre eux cet affect en commun). Le condamner revient à juger le fonctionnement de la vie, ce que Spinoza s’interdit. Dit plus trivialement, pour ce dernier il n’y a pas des méchants dominateurs et des gentils dominés, ils sont tous des dominateurs en puissance et tous des dominés dans les faits (sauf la puissance absolue qu’est la substance infinie). Il n’y a plus ensuite que des degrés. Ce en quoi il rejoint La Boétie.
        Mais dites-moi si j’ai mal compris votre critique du livre de Lordon.

        Pour le pseudo, je vais le garder, n’ayant aucune intention de mener quoique ce soit. 😉
        Posez-vous par contre la question des implications et de la nécessité de l’utilisation des noms propres: http://www.geopatronyme.com/cdip/originenom/originedesnoms.htm

      2. @ Moi

        Pour sortir de cette crise, il nous faudrait rétablir les équilibres sociaux, non sur la transparence parfaite, mais, plus raisonnablement, sur la base d’un sixième de mensonge acceptable dans leur représentation.

        Capitalisme et servitude n’apportait rien d’autre que de constater l’enrôlement au désir (du ) maître par les joies tristounettes du salariat. Pour l’ordre social de son temps, la Boétie tenait la corruption comme secret de la domination, son « oubli » par Lordon ne se justifie pas d’une lecture spinosiste, car passer la corruption sous silence ajoute encore quelques degrés aux cinq sixièmes de mensonge quotidien, en effet : Salariat et Corruption sont dans nos sociétés deux lignes de commandement complémentaires ; c’est un fait à ne pas manquer, car il faut en comprendre les complémentarités pour être en mesure d’en diminuer les effets.

        Il est vain d’ouvrir un débat sur comment l’émergence médiatique du thème de la corruption ajoute à la confusion et comment les « affaires à la Une » préparent son renforcement en nous masquant nos entorses à la citoyenneté que nous pratiquons quotidiennement dans la vie civile, dans l’entreprise, dans l’administration. Au moment l’appel du vrai peuple à descendre dans la rue, à 99% contre 1%, nous serons mûrs pour accueillir, nous aussi, nos Poutines.

        Cela fait quarante ans que nous réfléchissons sur la crise sans penser son complémentaire : l’hypocrisie.

      3. « Capitalisme et servitude n’apportait rien d’autre que de constater l’enrôlement au désir (du ) maître par les joies tristounettes du salariat. »

        L’enrôlement au désir du maître se fait par le désir de l’esclave, non par le salariat. Ce dernier n’est que le moyen de « synchroniser » le désir de l’esclave à celui du maître. Autrement dit, la corruption se concrétise par le salariat, mais elle est déjà en germe dans le désir de l’esclave en tant qu’affinité au désir du maître. Il n’y a donc aucun « oubli » de celui-ci, il n’est juste pas nommé en tant que tel par le souci spinoziste d’objectivité qui se refuse aux jugements moraux (il ne parle pas plus « d’hypocrisie »).

        Vous pouvez abolir le salariat et le désir de l’esclave restera « synchronisé » sur celui du maître par un autre moyen de corruption. Il faudra aller plus loin que l’abolition du salariat pour éviter les asservissements, il faudra trouver un moyen d’empêcher tout nouvel asservissement des désirs des uns aux autres. Ce qui signifie pour Spinoza comprendre le fonctionnement des affects en évitant les postures moralisantes.

      4. @Moi. Je ne prends pas une position moralisatrice, j’envisage la corruption d’un point de vue « systémique » et de plus, je balance les vieilles lunes révolutionnaires…

        Je dis qu’il serait utile de nous efforcer de décrypter le mode actuel de « «corruption » comme une conséquence de l’organisation spécifique des sociétés capitalistes spectaculaires marchandes. Dans ce cadre, il semble assez simple de comprendre la montée en puissance du rôle de l’hypocrisis ; sur ce point, une relecture des Commentaires sur la Société du Spectacle devrait vous convaincre.

        Nous passons toutefois, c’est ma marotte, vers un stade de capitalisme propriétaire autoréférentiel et là, c’est nettement moins drôle… L’alliance des nomenklaturas municipalistes et des groupes multinationaux offre aux ‘ppp’ un immense avenir… toute l’affaire Dexia y prépare depuis des années. Aujourd’hui, sera la répétition du ghetto de Lodz et le socialisme sera notre Mordechai Chaim Rumkowski (Les Dépossédés, Steve Sem-Sandber ).

        Il demeure que nous pouvons agir sur la synergie concrète entre « salariat » et « corruption », pour quelque temps encore; le temps que la classe moyenne crie « corruption » avant de disparaître par le renouvellement, historiquement établi, de l’alliance spectaculaire entre  » l’avant-garde » prolétarienne et le capitalisme multinational. La domination des uns par les autres, s’appuie désormais sur la division spectaculaire entre pouvoir moral et pouvoir corrompu.

        PS. Si vous pensez utile de réfléchir aux synergies entre salariat et corruption, ouvrez un espace de discussion sur ce sujet.

        jeanlucemorlie@hotmail.com

      5. @J.L. Morlie , et Moi :
        Beau débat que j’avais mal lu .
        Pour le concept de hierarchisation (que vous semblez vouloir stigmatiser (écraser celui du dessous et se soumettre a celui du dessus ) ….. qqs remarques .
        -Cette démarche remplace la violence intra-spé des animaux non sociialisée et permet la socialisation.
        – L ‘agressivité de l’individu se limite a ses voisins hierarchiques immédiats : le No 5 menace le No 4 et est menacé par le No 6 . Il doit rassurer le 4 et confirmer sa domination sur le 6 …….Le 4 va protèger le 6 (peu menaçant de façon a affaiblir le le 5) … etc …c’est pour cette raison que le colon est sympa et l’adjudant , une peau de vache . Il faut insister sur la limitation conflictuelle de la structure et les stratégies d’alience .
        – Cette structuration est basée sur l’affect et ne se peut donc faire que sur une taille restreinte du groupe .
        – Cette hierarchisation n’est pas unique , mais multiple , croisée …On peut caricaturer le modèle en trouvant une hierarchisation par domaine (Chasse , peche , Tarrot, et tradition)
        -La hierarchisation globale est donc « virtuelle » et fluctuante (periode , saisons , pais , guerres …etc)….d’ou les nbx groupe ou le role du chef n’est pas « réel » mais virtuel , et la notion de désincarnation de certains roles …On respecte la robe , pas le juge ..

        /////. Or c’est la nature d’un pouvoir que de vouloir soumettre d’autres pouvoirs ///
        TRes vrais ! c’est une def de la dynamique de la globalisation …….B. de Jouvenel (« Du pouvoir, histoire desa croissance » ) a bien vu cette dynamique , qui a mon sens est une constante de toute « civilisation » . Il décrit aussi tres bien que cet accroissement est doublé d’ une aliénation accrue du système sur l’individu .

  7. Pas d’armes au sens propre ni de révolution sanglante ( à priori si on nous en laisse le choix ).

    Une transmutation des valeurs en quelque sorte en espérant que le courant mondial  » des indignations  » dament le pion à la minorité toxique qui gouverne la finance et le monde.

    Pour souvenance :

     » La transmutation de toutes les valeurs : La transmutation de toutes les valeurs se définit par un devenir actif des forces, un triomphe de l’affirmation dans la volonté de puissance. L’affirmation devient l’essence ou la volonté de puissance elle-même. La négation subsiste, mais elle est au service de celui qui affirme et crée. Le « oui » signifie créer et non plus porter, tandis que le « non » traduit l’agressivité créatrice et non plus le ressentiment.
    La transmutation n’est possible qu’à l’issue du nihilisme, quand la négation, se retournant enfin contre les forces négatives, devient elle-même une action et passe au service d’une affirmation supérieure. Le nihilisme est vaincu par lui-même. « 

  8. Paul,
    Evidemment ma curiosité est aiguisée , et je ne suis pas le seul ….

    Alors je me pose la question , ce fameux secret ne serait il pas un secret de polichinelle , que la morale ou la loi interdit d’exposer ?

    Bn.

  9. Le secret ?
    C’était dans un câble de Wikileaks, déjà mentionné par Paul : Nous vivons une crise de solvabilité générale du système financier, tous les politiciens le savent et pourtant, tous invoqueront une crise de « liquidités » pour trouver une issue à l’impasse du capitalisme, ce faisant, nous irons dans le mur.

  10. Petite citation:
    « Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu’on entend ; surtout de pouvoir au-delà de ses forces ;avoir souvent pour grand secret de cacher qu’il n’y en a point ; s’enfermer pour tailler des plumes et paraître profond, quand on n’est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage ; répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets ; intercepter des lettres ; et tâcher d’ennoblir la pauvreté des moyens par l’importance des objets : voilà toute la politique ou je meure ! »

    Le Mariage de Figaro (1970), Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, éd. Librio, 2004, p. 78

  11. Bien sûr qu’il n’y a pas de complot. Cela supposerait une volonté. Bien plus simple en effet. Simplicité rime avec cupidité. Vieille comme le monde, enfin le monde humain – néolithique. Humain, trop humain! « Inconscients de leurs déterminismes » aurait dit Henri Laborit. Sans prétendre être « meilleurs » qu’eux (nous leur avons montré le chemin), n’est-ce pas là l’aboutissement du mot d’ordre des Chinois: « Enrichissez-vous! » (sous-entendu: quels qu’en soient les moyens et les conséquences, pour l’homme et pour sa planète)?

  12. Il n’y apas de complot. Effectivement. Celui qui pratique les institutions sait qu’elles n’agissent pas dans le sens de l’objet pour lequel elles ont été créés. Parce qu’ àl’intérieur, il manque -quelle que soit l’institution- des gens qui vont dire non : il n’est pas question de… Souvent, ce n’est pas suffisant. Il faudra dire non une seconde fois. A ce moment, un pas d’écart est gagné pour celui qui a tenu le positionnement et s’ouvre une voie pour lui en vue de faire ce pour quoi l’institution est normalement faite. Ca a l’air simple à faire. Mais c’est extrêmement dur(impopularité). Il faut avoir une vie privée solide et charpentée pour venir sur la scène publique de l’institution pour tenir le positionnement de résistance. On voit bien que la crise est le fruit de cette absence de non.

  13. Bien que cette derniere vidéo, me laisse un peu sur ma faim !
    Merci a Mr Jorion , Mr Leclerc et autres auteurs/ commentateurs pour l’ensemble des infos et analyses présentes sur ce blog.
    Grace a celui-ci, il me semble saisir un peu mieux ce qu’il se passe et se qui risque de se passer prochainement.
    Malgré un cerveau atrophié, par des années d’usines, ca fait du bien d’agiter les quelques neurones qu’il me reste.
    Cela étant, qui peut m’aider a lire entre les lignes de cet article ?
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/g20-les-resultats-du-sommet-europeen-du-23-10-seront-decisifs-dit-baroin-15-10-2011-1655002.php

    1. Mr Baroin a pour vocation de rassurer le populo , donc aucuns enseignements à tirer de ses interventions de plus en plus pathétiques par ailleurs .A la limite , plus il en fait , sur le mode « tout va bien « , et plus la situation a de forte chance d’être problématique.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Baroin

      Mr Timothy Geithner a participé à l’élaboration du plan Paulson . Selon Stiegliz , prix nobel d’économie , « « le Plan Paulson consiste à faire une transfusion sanguine à un malade qui souffre d’une hémorragie interne ».
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Timothy_Geithner

  14. Je n ai pas pu ecouter la video et je me fie uniquement aux commentaires…La reponse est: allez vite faire le plein de pates et de riz dans votre cave…

  15. Je crois savoir le tit secret de PJ

    Le système a mis des crétins aux commandes, car les crétins dogmatiques n’ont jamais compris les enjeux qui se mettaient en place depuis quelques décennies.

    Se sont « les cons qui osent » (Audiard)

    Par charité chrétienne, je ne citerais pas les Laurence Parisot, J.C. Vandamme …. heu non je confonds !!! J.C. Trichet et autres Sarkozy.

    Et aujourd’hui on peut entendre dans toutes les coursives feutrées du pouvoir « Mais c’est pas vrai!!! quel crétin !!! »
    Et tel que Frankenstein le système se fait déborder pas ses créatures.

  16. Bonjour Paul,

    Bien énigmatique!!!!
    Cette sorte de capitalisme à l’agonie depuis Reegan, oui oui ce n’est plus une new!!

    Mais cette chose simple dont vous parlez et dont vous faites un mystère me titille!!!

    La construction d’un nouveayu Système (au sens systèmique du terme) serait-elle en gestation ?? J’en doute!

    Ou alors ce sera de force par la mort du Système actuel et par un effet de vide la naissance d’un nouveau Système ????

  17. J’ajoute

    Ce que je vois de bien actuellement, ce sont tous les gens qui se rassemblent partout sur notre terre pour dire qu’ils en ont marre!

    D’ailleurs je vais les rejoindre. Ce sera mon action de changement!

  18. Evidement, on peut interpreter de tres nombreuses façon ces propos et se demander d’ailleurs si ce n’est l’objectif de ceux-ci.

    Peut-etre ne s’agit-il pas de nous parler, auditeurs quelcquonque, mais de s’adresser à ceux dont vous pretendez qu’il vous ont fourni des informations. Une sorte de preuve de loyauté (l’honneur au moyen age en quelque sorte). Il me semble que ce serait alors un exercice de manipulation (c’est le mot qui me semble le plus approprié) narcissique.

    S’agit-il sinon de nous rendre compte d’une sociologie de ce qui peut etre dit et du glissement ineluctable vers de nouvelles paroles possibles induites par la réalité qui ne peut que s’imposer.

    Peut-etre n’est-ce qu’une façon de se représenter comme ayant plus d’importance que la moyenne.

    Mais nous sommes loin de Bourdieu et de sa volonté farouche d’expliciter les rapports de force entre les hommes, le langage n’ayant tres souvent que pour fonction de cacher au mieux le lieu du pouvoir et de la domination. C’est cette volonté que j’apprécie le plus ici, la plupart du temps, dans les commentaires et les billets.

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