NOUVEL OBS’, « Vaincre la folie financière », lundi 24 octobre à 19h30

Mise à jour (24 octobre à 16h) : un temps pressentis, Ursula von der Leyen et Félix Rohatyn ne participeront finalement pas au débat et seront remplacés par Thierry Breton et Alain Madelin qui ont répondu positivement à la proposition du Nouvel Observateur.

Le débat dirigé par Laurent Joffrin pourrait donc s’organiser comme suit :

– Introduction Jean Daniel

– Une première partie avec Hubert Védrine, Thierry Breton et Pierre
Larrouturou

– Une seconde partie avec Michel Rocard, Alain Madelin et Paul Jorion

A quelques jours de la tenue du G20, le Nouvel Observateur organise un grand débat, « Vaincre la folie financière », au théâtre du Rond Point, et invite tous ses lecteurs à venir y participer.

Sous la direction de Jean Daniel et animé par Laurent Joffrin, ce grand débat comptera parmi ses invités, Paul Jorion, économiste, Pierre Larrouturou, économiste, Michel Rocard, ancien Premier ministre et Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères.

Le Nouvel Observateur

Théâtre du Rond Point
Réservation : 01 40 26 86 13 (entrée gratuite)
2 bis, avenue Franklin-Roosevelt – 75 008 Paris

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205 réflexions sur « NOUVEL OBS’, « Vaincre la folie financière », lundi 24 octobre à 19h30 »

  1. Pour paraphraser Churchill sur la Démocratie, on pourrait dire que le capitalisme est le plus efficace des systèmes pour produire de la richesse matérielle, à part tous les autres.
    Le problème est que les moyens de production sont dans les mains d’une minorité qui capte tous les gains de productivité à son profit. Je ne parle pas ici des ravages écologiques qu’il produit par ailleurs et qui créent une dette pour les génération futures, pire que la dette financière.
    Ce qui fait que sans contre pouvoir efficace en face de lui, le capitalisme lamine tout le social , le public et dégrade l’environnement. La gauche devrait jouer le rôle de ce contre pouvoir pour corriger les excès de ce système prédateur.
    Or depuis plus de 30 ans la gauche se vautre dans les complexes, il suffit que la droite lui dise:
    « Pour répartir les richesses il faut d’abord les produire! » et hop il n’en faut pas plus pour que les socialistes soient tétanisés. Ils n’ont plus comme seul objectifs de montrer qu’ils sont adeptes de l’économie de marché (pourquoi pas mais l’économie de marché ne doit pas se confondre avec le capitalisme débridé et prédateur), ils n’ont de cesse de montrer qu’eux aussi aiment l’ esprit d’entreprise, qu’ils sont de bon gestionnaires. Bref que ce ne sont pas des doux rêveurs, et à la fin ils se prennent les pieds dans le tapis et la droite triomphe.
    Cela suffit il faut que les socialistes se décomplexent, à la manière du Front de Gauche et Mélenchon. Il faut que le « gentil » Flanby montre un peu plus les dents.
    Du fait d’être un contre pouvoir, il accèdent moins souvent à la direction du pays, mais lorsqu’ils y accèdent comme en 1936 ou après la guerre ( là c’était le CNT composé plutôt de gaullistes et de communistes) il faut qu’ils réforment sans état d’âme pour remettre le capitalisme à sa place et faire passer des mesures de progrès social fortes.
    Je crains que ce ne soit la voie choisie par le « champion » des primaires, son modèle est un autre François, qui a préféré mettre la priorité au fait de rester au pouvoir le plus longtemps possible, au prix d’une trahison de ce qui devrait être le rôle historique de tout parti de gauche: combattre les excès du fauve capitaliste, lui limer les ongles et les dents.
    Le désenchantement produit chez un certain nombre d’électeurs, finit par faire gonfler les partis les plus extrêmes, ceux d’extrême-droite en particulier qui savent faire preuve d’une grande démagogie. Ce n’est pas très glorieux pour un parti qui se dit de gauche.
    Le capitalisme+le libéralisme sans contre pouvoir fort = la liberté du renard dans le poulailler,
    et il arrive dans les situations de crise aigüe que les poules apeurées se jettent dans les griffes d’une fouine déguisée en coq.
    Enfin ils devraient ne pas sacrifier au poncif de la sacro sainte croissance sans préciser ce qui devrait croître, mais aussi ce qui doit décroître. Une décroissance du matériel et un peu plus de croissance de l’immatériel en tout cas pour ceux qui ont déjà accès au superflu. Pour les autres prendre les mesures de solidarité qui leur permettront d’accéder à un niveau de vie matériel décent.

    1. Mais, si la doctrine du front de gauche est meilleure, à vos yeux, que celle du ps, pourquoi ne pas appeler à voter directement Mélenchon plutôt que vouloir faire changer les convictions de Hollande ?
      Dans le dogme que les élections puissent servir à quoi que ce soit, n’est-ce pas procès d’intention que de faire croire implicitement qu’avec le front de gauche, ce serait pire ?
      Cela dit, généralement, j’abonde dans votre sens…

      1. Je n’ai rien contre le Front de Gauche, mais je crains qu’il ne recueille pas assez de suffrages pour passer au deuxième tour, à vrai dire je suis quasiment sûr qu’il ne sera pas au second tour.
        Le PS est sûrement mieux placé pour accéder au second tour et battre Sarkozy. C’est pour cela que j’aimerais que F.Hollande montre un peu plus les dents, qu’il mène à la bataille une gauche décomplexée style Montebourg.
        Mais si une majorité des électeurs des primaires ont choisi Hollande, c’est qu’ils ne veulent pas d’une gauche décomplexée (je préfère ce qualificatif à « dure »), dans ce cas il vaut mieux en effet que Hollande ne change pas. Car une présidentielle se gagne au centre.
        Mais une fois au pouvoir il risque de manquer de gnac pour mettre au pas les puissances de l’argent.

    2. Joan: je loue votre appel à ne plus trahir ses paroles.
      Mais ce n’est pas la conviction de quelques socialistes
      qui ont fait reculer la bourgeoisie en 36 ou 45 ou 68.
      Les socialistes de 36 ont voté les pleins pouvoirs à Pétain,
      puis se sont retournés une deuxième fois au secours de la victoire…

      C’est toujours un rapport de force,
      comme en 36 ou 68 celui de la grève générale, menace d’insurrection,
      ou la défaite des allemands et ses laquais bourgeois.

      Pendant les 30 glorieuses, outre la marge de manoeuvre économique
      acquise grâce aux destructions sans précédent de la guerre,
      c’est aussi la menace d’un mouvement ouvrier regardant
      vers les conquêtes du socialisme réel.
      Dans les faits, ce socialisme, faute de la moindre démocratie, était du flan
      mais peu le comprenaient et cela a contribué à maintenir la mobilisation,
      pour une alternative socialiste, et a aidé à négocier des compromis

      Aujourd’hui, plus de « grain à moudre », plus de compromis.
      Le capitalisme est à l’agonie;
      Et comme toujours, le changement du rapport de force
      ne viendra d’aucun politicien professionnel,
      tous acquis à retourner à la soupe, comme ils l’ont toujours fait.

      Ils ont même tellement peur d’une mobilisation,
      comme la grève générale pour les retraites,qu’ils ont combattue,
      qu’ils ne promettent pas l’expropriation du capital, mais des réformes,
      depuis le PC jusqu’au PS.
      Même les idolâtres de Mitterrand, ne sont plus capables de tenir son discours.

      Le changement de viendra de la transformation
      des mille formes d’indignation en révoltes,
      en résistances, et en rassemblement pour la révolution.
      De la lente impatience…

      1. Le mode de production actuel ne vise pas la satisfaction des besoins humains. Il donne la priorité au profit à court terme, laisse de côté des besoins sociaux immenses parce que ceux-ci sont non rentables tout en encourageant les productions inutiles au bénéfice de la surconsommation des plus riches. Il dégrade gravement les conditions de travail et d’emploi. Nous lui opposons un nouveau mode de production dont la finalité sera le développement de toutes les capacités humaines et l’épanouissement de chacun(e) plutôt que l’intérêt du capital. Il sera basé sur une politique industrielle favorisant l’éco-développement, une politique de réduction du temps de travail avec création d’emplois correspondants, ainsi que le développement d’emplois utiles intégrant de nouveaux besoins communs. Cette réorientation passe par un renforcement des droits des salarié(es) pour avancer vers un contrôle collectif des conditions de travail, de son organisation et de son contenu.

        Voila le genre de « réforme » que propose le PC à travers le programme du Front de gauche.

  2. http://www.liberation.fr/politiques/01012367464-si-la-croissance-ne-revient-pas-on-fait-quoi

    « L’avenir est imprévisible; mais il y a un risque non négligeable que l’économie française connaisse au cours des 5 prochaines années une grande stagnation, à la japonaise; ce qui implique des déficits publics élevés, une dette publique en hausse, un taux de chômage élevé et en hausse, et aucune marge de manœuvre pour mener une politique, quelle qu’elle soit. Même une politique d’austérité, dans un contexte de croissance faible, ne parvient pas à réduire les déficits. »

    On peut quand-même constater que dans l’ensemble la pensée dominante même si elle prend acte de la Crise, est très loin du compte, et dans l’évaluation de sa gravité et dans la compréhension de ses causes, ce qu’il faut attribuer sans doute au niveau intellectuel très faible, de bon nombre de scribouillards et de sautes-ruisseau, de barbouilleurs de papier qui officient dans les rédactions… ou à leur auto-censure ?

    Le paragraphe cité ci-dessus est loin du compte, car nous sommes déjà en récession, et parler de croissance molle est un mensonge, – la stagflation japonaise serait encore une bénédiction si elle nous arrivait !

    « L’avenir est imprévisible … » ? Au contraire, il l’est :

    « Comme l’explique l’économiste américain Tyler Cowen dans un récent essai. Il n’est pas certain que cette situation perdure: l’évolution technologique future est imprévisible.  »

    Au lieu de lire les récents « essais » il est conseiller de réfléchir.

    Dommage car le titre était prometteur :

    « Si la croissance ne revient pas, on fait quoi ? »

    « Une croissance qui ralentit depuis 40 ans »

    Dans ce paragraphe l’auteur rate le coche, il se contente de constater que les technologies nouvelles n’ont pas remédié au phénomène. Et pourquoi ?

    Il n’y a pas d’avenir pour le capitalisme à cause de l’équation de Say et la question est l’inverse à savoir comment on pu arriver jusqu’ici avec un système qui fondamentalement ne fonctionne pas, est en déséquilibre *comptable* dés le départ pour toute personne capable de faire une addition. Quel est l’avenir d’un système qui dés l’origine est né avec un vice de forme rédhibitoire ? Car il y a toujours manque d’investissement :

    John Meynard Keynes

    « La fonction de l’épargne est de rendre une certaine quantité de travail disponible pour la production des biens d’équipements, tels que maisons, usines, routes, machines. Mais si un surplus important de chômeurs est déjà disponible pour des emplois de ce genre, le fait d’épargner aura seulement pour conséquence d’ajouter à ce surplus et donc d’accroître le nombre de chômeurs. (…). Et c’est ainsi que la situation ne cesse d’empirer en un cercle vicieux. »

    John Meynard Keynes – Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)

    Et il y a toujours de l’épargne, au regard de ceux qui ont produit, par l’actionnariat, le profit, la spéculation qui draine l’argent vers WS, le détourne d’un investissement de toutes façon superflu !

    D’où sans doute le succès de F Hollande, le peuple peuple socialiste n’a encore rien compris et se berce d’illusions quant aux capacités de redressement de la situation par des méthodes socialo-centristes. Tout cela est dramatique et déplorable, et je m’indigne non pas contre les libéraux mais contre le ronron habituel d’une certaine pensée qui sévit encore dans les médias qui ne cessent de récycler des âneries qui n’apportent rien et qui éludent le fond du problème tous les jours, ce ressac de paroles qui empêchent l’analyse, qui empêchent de comprendre la réalité qui tient en très peu de mots !

    Pour reprendre un post d’un matheux ici, l’humanité n’aura pas failli faute de comprendre une hyperbole mais faute de comprendre une addition !

    Tout ceci est dramatique car nous perdons un temps précieux… la vérité n’est pas plus loin pourtant que la couronne de Mélisande, on pourrait la saisir facilement, l’eau n’est pas très profonde….

    1. Ce genre de constat est totalement permis dans la mesure où les observateurs savent parfaitement que la crise pourrait durer 30 ans sans que personne ne bouge…
      2 millions et demie de foyers espagnols vivent aujourd’hui SANS LA MOINDRE RESSOURCE, et pourtant, seuls les insoumis pacifistes osent défiler et protester… Quid des grands mouvements syndicaux, grèves générales ? Que dalle… Et quand la france en arrivera là aussi, même topo… ils peuvent encore dormir tranquilles un bon moment, les organisateurs de la crise, j’vous l’dis !

      1. Patience, Philippe, en Espagne comme en Grèce,
        les 99 % (pour aller vite) sont sonnés par les coups portés,
        et la « trahison » de la gauche dite de gouvernement.
        Penser que ceux qui ont toujours demandé appui lors des élections,
        passent du côté des banskters à la première bourrasque
        désoriente totalement.

        Il faut du temps pour reconstruire des organisations,
        des formes de lutte, résister, gagner ici où là, par la force,
        avant les grands affrontements.

        La même chose en France, à une moindre mesure,
        après la défaite organisée par les mêmes politiciens du système,
        lors de la bagarre des retraites.
        Il faut du temps pour s’en remettre.
        Mais les leçons restent.

        A propos de la Grèce, voici des faits saillants:

        Myths and realities about economic crisis and poverty in Greece
        PAPATHEODOROU Christos
        http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article23234

    2. lisztfr : comment on a pu arriver jusqu’ici avec un système qui fondamentalement ne fonctionne pas

      Que le système ait quand même fonctionné jusqu’ici est le point auquel on se heurte quand on essaie d’expliquer que les choses vont beaucoup plus mal que d’habitude !

      Que le système soit plein de défauts, beaucoup de gens en sont d’accord. Qu’il ne puisse se maintenir qu’avec une croissance trop forte et mal orientée est déjà plus difficile à faire passer. Quand aux crises, elles sont perçues comme des anomalies: comme pendant les guerres, autre anomalie récurrente, on fait donc comme on peut…

      Pendant ce temps les députés discutent de la taxe sur le sucre dans les boissons gazeuses. C’est modeste mais comme c’est concret ça ne choque pas vraiment puisque le contexte ressemble comme deux goûtes d’eaux à l’évolutions des choses depuis la « crise du pétrole » de1970.

      Expliquer pourquoi ça a quand même fonctionné jusqu’ici c’est expliquer pourquoi ça n’est plus possible.

    3. le peuple peuple socialiste n’a encore rien compris et se berce d’illusions quant aux capacités de redressement de la situation par des méthodes socialo-centristes. Tout cela est dramatique et déplorable

      on essaie d’y croire une dernière fois…

      j’ai toujours dit que la désillusion social-démocrate serait terrible, peut-être moins avec hollande qu’avec dsk qui lui était sans complexe un oligarques assis sur son fric, mais ça ne changera rien la finance sera préservé jusqu’à effondrement par tous les nervis actuels.

      et il n’est pas encore élu.

  3. Le plateau de la matinale de F. Inter de ce mardi ressemblait à un ring sur lequel s’affrontaient Gérard Filoche et Charles de Courson, une sacrée joute verbale avec arguments chiffrés à l’appui. Décapant.
    Ca mériterait une étude comparative point par point avec un arbitrage de véritables experts crédibles, compétents, intègres. Il restera toujours des zones d’ombre, mais que de vérités révélées aussi, sans doute ou sans doutes.
    http://www.franceinter.fr/emission-le-79-debat-sur-la-dette-avec-gerard-filoche-et-charles-de-courson

    J’en profite pour remercier Ardéchois pour ces 2 supers dessins qui confirment l’avis d’un de mes proches qui avait oeuvré au niveau européen :
    « depuis que nous sommes à 27 c’est bien plus compliqué, trop de tractations, d’affrontements, de verbiages, de temps perdu » (de mémoire)

  4. Veuillez taper: « journaliste le plus bête du monde » sur le moteur de recherche….
    Bon courage, ou brossage( à rel(u)ire )?…

  5. « J’en profite pour remercier Ardéchois pour ces 2 supers dessins qui confirment l’avis d’un de mes proches qui avait oeuvré au niveau européen  »

    Le dessinateur n’est pas cité. Le travailleur a encore été oublié !

    Amicalement,

    Delphin

      1. « désolé ils n’étaient pas signé ,je vous donne le lien pour vérifier ,amicalement »

        Ma remarque se voulait plus malicieuse que critique.
        Vous n’avez pas besoin de vous justifier.

        Delphin

  6. Mes compliments pour le petit discours (video.) Très juste et très concentré!

    Les nouveaux cadres vont pas être facile pour le trouver, pour celà nous avons besoin d’assurer « l’essentiel ». Curieusement le soi disant essentiel est parreil pour une clochard que pour une milliardaire. Si nous arriverons d’assurez « l’essentiel » pour une clochard et pour une milliardaire, peut être ils ont moins peur de l’un et l’autre?

  7. J’ignore pourquoi, mais de nouveau lorsque je vous regarde sur cette vidéo peut-être parce qu’elle est muette sur la fin, je pense à Maryline.

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