L’actualité de la crise : LES ÉTATS A L’HEURE DE LA FINANCE CRÉATIVE , par François Leclerc

Billet invité

Le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a parlé « d’étape importante » et Christine Lagarde, au nom du FMI, a enregistré des « progrès substantiels », relativisant l’euphorie qui a ce matin gagné les bourses, où les valeurs financières font des sauts de cabri, car le pire était craint. Revenu dans les parages, le diable s’est quant à lui à nouveau perdu dans les détails.

Toutes les banques – sauf les grecques, qui vont être nationalisées – jurent leurs grands dieux qu’elles se recapitaliseront sans avoir besoin de fonds publics, oubliant de mentionner les garanties qui sont mises à leur disposition pour aller si besoin sur le marché. L’effort est concentré sur quelques pays, parmi les plus secoués, les banques grecques ayant besoin de 30 milliards d’euros, les espagnoles de 26,16 milliards (dont 14,97 milliards pour la seule Santander) et les italiennes de 14,7 milliards. Cela ne va pas aider les finances publiques de ces pays… Les banques espagnoles contestent ces chiffres de l’EBA (European Banking Authority), cherchant à obtenir que leurs obligations convertibles soient prises en compte dans le noyau dur de leurs fonds propres. Il va y avoir du sport en Espagne !

Prix à payer des nouvelles mesures destinées à éviter son effondrement, la Grèce va passer totalement sous contrôle et devoir trouver encore 15 milliards d’euros en procédant à des privatisations supplémentaires. Il est mis en avant la baisse de la dette grecque, qui passera globalement de 160 à 120 % du PIB (moins 100 milliards d’euros d’annoncés), mais ce calcul tient-il compte des coûts additionnels générés par l’échange des obligations, qui va s’étaler sur 8 ans (d’ici 2020) et le FESF va-t-il fournir pour 30 milliards d’euros de garantie aux banques qui vont participer à l’échange sans contrepartie des Grecs ? Présentées comme techniques, les modalités de cet échange vont être discutées dans les semaines qui viennent, retardant d’autant le bilan de l’accord, à condition que les informations soient rendues publiques… Cela n’a pas été le cas pour la première décote de 21 %. « Les termes et conditions spécifiques de la participation volontaire du secteur privé feront l’objet d’un accord de toutes les parties dans un avenir proche et seront mis en œuvre immédiatement et avec force », a déclaré l’Institute of Internationale Finance.

Le vaste chantier du pare-feu n’a guère avancé. De complexes négociations impliquant les Américains vont devoir être engagées avec les pays du BRICS – en premier lieu la Chine -, lesquels s’attendent à ce que leur participation au sauvetage de l’Europe soit sanctionnée par leur montée en puissance au sein du FMI, dont ils privilégient le rôle dans le dispositif. C’est placer haut la barre et cela augure de longues discussions difficiles, à l’aboutissement incertain. Mais les interrogations sont également d’une autre nature. D’après les renseignements fournis aux députés du Bundestag, le financement du véhicule spécial d’investissement qui ferait intervenir une palette d’instruments financiers des plus divers et risqués. Rappelant étrangement les pratiques bancaires qui croyaient pouvoir annuler le risque, jusqu’au jour il a été retrouvé. Avec ce projet, les États européens se mettent à l’heure de la finance moderne, à contretemps des événements et sans tenir compte de ses leçons.

La mise au point de l’effet de levier destiné aux 250 milliards d’euros du FESF qui sont encore disponibles va de son côté réclamer toute l’attention des ministres des finances européens, le dispositif détaillé étant encore à élaborer. Il s’apparente au mécanisme des rehausseurs de crédit, ces établissements financiers qui, moyennant rétribution, font bénéficier les emprunteurs de leur excellente note, concentrant ainsi les risques des emprunts qu’ils garantissent et en masquant les défauts aux investisseurs. La crise américaine a illustré ce que cela donne quand les choses tournent mal : leur déroute. Dans le cas présent, cela revient à mutualiser les notes des pays en lieu et place de leurs dettes pour rehausser la note des plus mauvais élèves de la classe. La solidité de l’édifice dépend de la note des pays qui le financent, notamment la France…

En réalité, le grand soupir de soulagement que l’on entend s’appuie sur l’idée que la Grèce ne va pas s’effondrer (on en reparlera) et néglige les menaces qui se précisent sur l’Italie et l’Espagne. En remarquant que les nouveaux engagements de Silvio Berlusconi demandaient à être concrétisés et que seule leur application vaudra, les dirigeants européens n’ont pas seulement pris leurs distances, ils ont également manifesté leurs inquiétudes. Une course contre la montre est engagée entre un pouvoir aux aguets, qui cherche à gagner du temps, et la mise sur pied d’un dispositif de sauvetage disposant de la surface financière adéquate.

Une leçon peut sans attendre être tirée de ces dernières folles journées, sous forme de question : combien a-t-il fallu de sommets européens pour trouver un compromis très flou avec les mégabanques ?

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190 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES ÉTATS A L’HEURE DE LA FINANCE CRÉATIVE , par François Leclerc »

  1. Je ne tiendrai pas rancune au modérateur si ce commentaire est filtré. Je sais qu’il est hors sujet. Mais il n’y a ici guère d’échos des luttes et initiatives furtives et spontanées dans la mouvance des printemps arabes, de OWS et des indignés. Je voulais pourtant signaler cet évènement minime mais étonnant qui souligne comment une rebellion diffuse irrigue progressivement nos sociétés, jusqu’aux plus jeunes. On ne leur fait plus …

    200 élèves s’enfuient de l’Athénée royal de Jemeppe-sur-Sambre par les fenêtres

    1. @ françois (tout court)
      Ah ben dis-donc ! Si 200 élèves de l’Athénée Royal Baudouin Ier de Jemeppe-sur-Sambre se tirent de leur collège , c’est le début de la révolution mondiale !
      On ne te la fait pas …

    2. L’écran de tele. Une ruelle dans une petite ville, humble. Une petite maison comme on en faisait dans les années 60, bon gout populaire, portes ouvertes. Policiers qui se baladent, entrant et sortant de la maison: cette maison est saisie par la banque, ses habitants, fous de désespoir, ne sont pas lá, ils ne veulent pas voir ca. Les voisins, parmi les policiers, s’approchent de la caméra, une jeune femme se plante devant la caméra, décidée, sachant parfaitement de quoi il en retourne: »Ce que vous faites est indignant. Cela ne se fait pas. (et pointant du doigt l’objectif appuyan bien sur chaque mot) Cela ne se fait pas. » Elle n’est pas la seule qui ressent cela. Ca augure du grabuge à venir. Je vous laisse, je vais à une réunion.

  2. LES ÉTATS A L’HEURE DE LA FINANCE CRÉATIVE

    Mr Leclerc vous continuerez toujours à m’épater en cuisine, vos « mais » sont un régal.

  3. La bourse de Paris, filiale du NYSE s’envole à plus de 6%!!!
    C’est que, a contrario, les mesures prises hier à Bruxelles vont avoir
    des retombées négatives pour les peuples.
    Chez nous, notre Président, va disposer de plus d’une heure ce soir pour
    essayer de nous convaincre du contraire.
    Mais « Her Blabla » va avoir fort à faire pour nous enfumer.

    1. Enfumer les internautes curieux, il ne pourra pas, surtout pas les lecteurs du blog de Paul Jorion… « Mais les initiés » à la situation gravissimes sont ultra minoritaires les autres restant pendus aux lèvres de JP Pernault et consorts, lénifiants à souhait…
      De toutes façons, il se fout totalement de convaincre les petits que nous sommes, il va juste faire sa promo publique pour confirmer son souhait de rassurer les marchés

      1. C’est dommage qu’un blog comme celui-ci n’ait pas plus d’audience.
        Les enfumeurs, charmeurs de serpents, et autres hypnotiseurs auraient la tâche moins aisée, car tant qu’ils arrivent à convaincre une majorité de nos compatriotes qu’ils oeuvrent pour leur bien le sursaut nécessaire n’est pas possible, et les chances d’éviter une catastrophe s’éloignent.

      2. @ pas d’influence ?
        Des milliers de lecteus chaque jour (ou 10 000 , ne sais pas)
        Si chacun dans son lieu de vie, de travail, ou internet diffuse
        les faits et analyses critiques qu’on y lit,
        c’est une belle arme dans la bataille.

    2. her blabla , sur les ondes ce midi a été qualifié de « surdimensionné » , le sauveur quoi 😉
      (par ché pas qui )

    3. J’adore ce qualificatif « Herr Blabla ».
      Avant je disais qu’il usait de la flûte, ce soir cela va être de l’Alphorn pour le moins.

      « Au théâtre ce soir » avec des acteurs triés sur le volet, Yves, JPP & Marie, oh Marie virevoltants autour de Nicolas. Sur une mise en scène des meilleurs loups-vriers de la garde d’hier et d’autres tapis dans un « buisson ».
      Pas d’échappatoire pour le bon public, Tout Fou 1 & l’A2, comme s’il y avait des français payant leur redevance qui seraient exclus d’un de ces 2 rouleaux-compresseurs, et ma soeur comme dirait le beau missel.
      Bref une messe imposée pour de la pédagogie « démagogique » comme le disait pertinemment un des blogueurs.
      La télé serait elle devenue un minaret, mine de rien ?
      Conseil aux auditeurs, boire un verre de pernod ou de calva durant les séances.

      Heureusement que France 24 a donné la parole à Pierre Moscovici ce soir, il nous a donné son analyse de l’exploit sarko-sien ainsi que des avis éclairés sur d’autres sujets.
      Merci Pierre, je ne regrette pas de t’avoir alerté à l’époque sur le problème grec, à la demande de Paul.

      1. herr blabla et le Président Oblahlah, les deux s’admiraient tant qu’il finirent par se ressembler

  4. J. Attali nous propose une pétition européenne à signer en 2012:

    «Nous, citoyens de l’Union européenne, demandons à la Commission de préparer dès maintenant, dans le cadre de la réforme des processus budgétaires, une réforme visant à l’alignement progressif de chacun des droits sociaux des citoyens de l’Union, sur le droit des pays où les protections sont les plus favorables aux salariés.»

    http://www.slate.fr/story/45395/europe-peuples-enfin-crise-euro-dette

    Chiche, si cette pétition voit le jour je la signe immédiatement. Et je pense que l’on obtiendra un million de signatures, dans un nombre significatif de pays européens!

    1. 2012 … excellent mais c’est pas un peu tard ? il faudrait accélérer le mouvement.

      Je viens de lire un article éclairant sur defensa.org qui dit ceci:

      Il faut mettre les “collaborateurs” du Système, qui n’en sont pas moins des sapiens, devant leurs responsabilités, et les nécessités de sauvegarde ; leur faire prendre conscience qu’il est temps qu’ils se précipitent pour prendre leurs cartes de résistants, comme faisaient les collabos habiles, devenus à l’été 1944 résistants de la 25ème heure. Il faut qu’ils en arrivent eux-mêmes, – d’abord par opportunisme, puis par intérêt, puis par conviction, – à suspecter le Système, à l’accuser, à le bousculer, à le condamner, à le vouer aux gémonies…

    2. Et bien moi je ne repondrai pas à une pétition initiée par J.Attali: l’homme qui lorsqu’il etait à la direction de la BERD a été obligé d’en demissionner à cause de dépenses personnelles somptuaires.
      « La BERD est une organisation internationale située à Londres qui fut créée le 29 mai 1990 et inaugurée le 15 avril 1991.Son but est de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale et dans l’ex-URSS.
      La gestion de Jacques Attali fut d’abord mise en cause du fait de ses dépenses fastueuses.

      Par exemple le coût de la construction du siège de la banque basé à Londres a très largement dépassé le plan de financement initial et s’est élevé à 560 millions de francs (85 millions d’euros), dont un hall d’entrée somptueux en marbre de Carrare.

      !Les dépassements de budgets pour la construction du siège auraient été supérieurs à la totalité des prêts consentis par la BERD aux pays de l’Est

      Ont également été recensés une quarantaine de voyages en jet privé de Jacques Attali, des rémunérations (interdites par la règlement de la Banque) pour des conférences, des repas londoniens coûtant 170.000 francs, ainsi que des dépenses personnelles sur le compte de la BERD remboursées de manière tardive.

      Au-delà de ces dépenses inconsidérées, sa gestion de la BERD a été fortement mise en cause par un rapport accablant effectué par la firme Coopers and Lybrand démontrant un gaspillage social et humain gigantesque. Jacques Attali démissionnera suite à ce rapport le 25 juin 1993. »
      Ce n’est pas cet homme là qui va nous apporter de l’aide dans nos luttes contre les inégalités.

  5. l’europe et les banquiers réinventeraient-ils le troc ? en tout cas ça ressemble sacrément à des arrangements de marchands de tapis…

  6. Lundi 10 mai 2010, les mêmes causes avaient produit les mêmes effets : il est très intéressant de relire cet article ci-dessous.

    Et, surtout, il est très intéressant de se rappeler ce qui s’était passé après cette journée euphorique du lundi 10 mai 2010 :

    après l’euphorie boursière qui avait duré quelques jours, toute la zone euro était redescendue brutalement sur terre (chute du domino irlandais, chute du domino portugais, chute des Bourses européennes, Italie et Espagne attaquées, taux des obligations d’Etat qui explosent, etc, etc).

    Lundi 10 mai 2010 :

    http://www.actualite-francaise.com/depeches/cac-40-termine-hausse-historique,9230.html

    1. Tres bon
      surtout a regarder les niveaux auxquels etaient les differentes actions et paniers d’actions a cette epoque

  7. @ Cassandre:
    Ben, les marchés font du fric à la hausse pour quelques jours, et puis on va revenir aux fondamentaux de la crise, vu que rien n’y a été fait, à ces fondamentaux.
    Autrement dit, après la spéculation sur la hausse en cours, les marchés vont redescendre prochainement.

    Les fondamentaux de la crise sont une externalité, une de plus, pour nos gouvernants, pour les banquiers – dont Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas et vrai conseiller de Sarkozy d’après Pierre Larrouturou, pour le patronat.

    L’externalité est un des coeurs de cible du paradigme libéral pratique.

    Dis-moi ce que tu externalises, je te dirai qui tu sers.

  8. bonjour, considérant les imbrications de la finance mondiale engendrées par la globalisation (quid de la situation de la SG sans la banque rothschild?) j’ai du mal à admettre que même si un miracle européen devait advenir la situation des états unis puisse de toute façon perdurer.
    en dépit des manipulations diverses il faudra inévitablement se rendre à l’évidence, la dette des états unis (http://www.usdebtclock.org/) fait rire mon cheval…
    la situation de l’emplois, de l’immobilier, de la dette publique, de la dette privée en europe comme aux états unis est inextricable. Si des manipulations de la FED vont advenir elles ne pourront que cacher l’arbre, pas la foret. Honnêtement, quelqu’un croit à un rebond conséquent de l’europe dans un proche avenir? je suis devant une publicité de l’or postal…

  9. Dit par Sapir (merci dissy):
    « L’accord réalisé cette nuit ne fera que prolonger l’agonie de l’Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette.  »

    Ben oui, les enfants de nos petits-enfants le liront ainsi dans leurs livres d’histoire.

    1. Mais non, Leboutte, vous savez trop bien comment l’histoire est écrite et Sapir ne sera pas mentionné dans les manuels où on lira juste qu’un beau soir d’automne, Le Président Nicolas Sarkozy, ne comptant ni sa peine ni ses efforts, au terme d’une bataille diplomatique, acharnée, sans merci, a sauvé les intérêts de la France et des Français…

  10. « Sapir : l’accord signé ne fait que prolonger l’agonie de l’euro »
    http://www.marianne2.fr/Sapir-l-accord-signe-ne-fait-que-prolonger-l-agonie-de-l-euro_a211943.html
    « on peut considérer que cet accord est pire qu’un constat d’échec, qui eût pu déboucher sur une négociation concertée de dissolution de la zone Euro et qui aurait eu l’intérêt de faire la démonstration des inconséquences de la position allemande, mais qui aurait préservé les capacités d’indépendance des pays et de l’Europe. »
    (…)
    Les conséquences de cet accord partiel seront très négatives. Pour un répit de quelques mois, sans doute pas plus de six mois, on condamne les pays à de nouvelles vagues d’austérité ce qui, combiné avec le « credit crunch » qui se produira au début de 2012, plongera la zone Euro dans une forte récession et peut-être une dépression. Les effets seront sensibles dès le premier trimestre de 2012, et ils obligeront le gouvernement français à sur-enchérir dans l’austérité, provoquant une montée du chômage importante. Le coût pour les Français de cet accord ne cessera de monter.

    Politiquement, on ne voit guère ce que Nicolas Sarkozy pourrait gagner en crédibilité d’un accord où il est passé sous les fourches caudines de l’Allemagne en attendant celles de la Chine. Ce thème sera exploité, soyons-en sûrs, par Marine Le Pen avec une redoutable efficacité. Il importe de ne pas lui laisser l’exclusivité de ce combat.

    La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l’euro, qu’elle soit négociée ou non
    .

    1. Sauf si il y a un volet ultérieur qui prévois de gérer une guerre des monnaies de manière coordonné chez les européens. Avec la rigidité des allemands, c’est mal barré…car c’est plutôt la dévaluation de l’euro qu’il faudrait viser.

  11. @ François :
    « Revenu dans les parages, le diable s’est quant à lui à nouveau perdu dans les détails. »
    Excellent.
    On imagine très bien la taille des détails en question …

    Toutes les banques – sauf les grecques, qui vont être nationalisées – jurent leurs grands dieux (…) »
    Pour des grecs, effectivement, leur éviter de jurer leurs grands dieux, est de bon aloi.

    C’est le combat entre les dieux et les titans, votre truc, là, François …
    A moins que ce ne soit le Ragnarök de la finance.

  12. Début de l’allocution de notre Président, à 20h.15:  » Françaises, français, mes chers concitoyens, je vous ai toujours dit la vérité; eh bien aujourd’hui, je vous le dit tout net: Primo, dans la maison Europe, c’est désormais Angela qui porte la culotte et on va en baver des ronds de chapeau…. secundo, il faut que j’aille voir le chinois pour qu’il me refile un gros paquet de pognon pour renflouer un fonds de secours censé ne pas servir, voyez que c’est pas gagné, et tertio…. ( au choix des honorables blogueurs )

    1. Tertio: En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis. (Churchill)

      1. « La principale leçon de l’Histoire est que l’espèce humaine est incapable d’apprendre. »

        Winston Churchill

      2. Soyez reconnaissants !

        Le grand résultat que l’humanité a obtenu jusqu’à présent, c’est que nous n’avons plus besoin de vivre dans la crainte continuelle des bêtes sauvages, des barbares, des dieux et de nos rêves.

        Friedrich Nietzsche

  13. Tous les Français en guenilles dès 2012 !!
    Maintenant, la France est à la botte de l’Allemagne, de l’ Europe, des Chinois, des financiers et spéculateurs de tous bords..
    C’est un comble les banques vont se refaire une santé en allant à la BCE aux taux d’intérêts à 1,5% et les Etats vont devoir emprunter à taux d’intérêts élevés (dépendant des agences de notations) auprès du marchés financiers, c’est à dire des banquiers et des spéculateurs..

    Pauvres travailleurs et retraités de France !!

  14. Alors sont-ils d’accord sur le/les remèdes……Non, bon j’y avions crû ….c’était un tel accord hystérique….c’est pas grave. De toute façon on mangera des patates…Pourtant, qu’est-ce qu’ils avaient l’air fatigué et la Angela qui dort dans le même hôtel que Niko….et qui s’boit son verre de blanc au bar….vraiment quel spectacle! Et tout ça pour quelques euros de plus? Y vont foutre le feu à la baraque si ça continue. Planquez les allumettes! France Furby

    1. Fantastique ta vidéo, Philippe.
      Faisons circuler sans modération!
      Un moment ce choix: même une élue « verte » prise la main dans la caisse.
      Voilà de quoi donner envie d’être un vrai journaliste!

    2. « Qui peut en effet changer l’esprit des hommes ? Et tant qu’on ne parvient pas à modifier les coeurs et les opinions, qu’obtient-on, si ce n’est l’obéissance d’esclaves, qui gémissent, et d’hypocrites, qui feignent de croire à ce qu’ils font ?  »
      (Marc Aurèle il y a 18 siècles « Pensées pour moi-même »)

    3. Il paraît que ce programme de TV date de 2008. Question naïve: quelque chose aurait changé dans le Parlement Européen depuis?

  15. Peut être ce soir M Sarkozy après son speech à la télé aura une petite pensée pour Daladier à son retour de Munich  » Ha les cons si ils savaient »

    1. @ Jacques:
      Excellente remarque. D’autant meilleure qu’il est possible qu’il l’ait effectivement pensé.
      Je me permettrai de reprendre votre remarque auprès d’amis. Il y a -t-il des droits d’auteur? (Lol)

  16. « les Bourses deviennent euphoriques »… lu sur leparisien.fr ce jeudi.
    Jetez des pommes dans un enclos à cochons, ils se goinfreront dans l’euphorie.

    Tôt ou tard il faudra bien qu’on bouffe le jambon à notre tour. Ca va saigner.

  17. Peut-être faudrait-il voir « plus » « large » que l’Europe en voyant ce qui a été étouffé avec l’Islande.
    La grèce va donc passer en régime irlandais avec la nationalisation des banques qui coutera la peau du cul et leur revente pour deux fois rien.
    Bientôt l’Espagne et l’Italie.
    Pour rappel, nous sommes, chaque Français, avec 28 000 Euros de dettes nationales chacun AU BAS MOT sans tenir compte des dettes locales.
    Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

    1. A comparer avec les patrimoines que certains détiennent, acquis à la sueur de leur front ou pas.
      Inégalités : vases communicants ne communicant plus dans une socitété d’hyper communication.

      Avec une bonne communication on pourrait doter les ctoyens qui naissent sans louche en argent d’une petite cuillère au moins, une bourse plutôt qu’une dette.

  18. Questions toutes bête d’un p’tit gars du peuple qui n’y connaît rien :
    – La « dette » d’un Etat est réduite de 50%, tout le monde est content, y compris les banquiers qui prêtent. Tout cela n’était donc que du virtuel, de l’imaginaire, du fictif. Cela n’a semble-t-il rien à voir avec « je te prête ma bagnole, mais tu me ta rendras avec le plein parce que j’en ai besoin » ! Alors pourquoi ne pas supprimer les dettes de tous les Etats (NOUS !), et on recommence à zéro ? Trop bête ?
    – Notre président nous dit, «  »la croissance » va être moins forte, alors préparez-vous à vous serrer la ceinture ». Avant on nous disait « c’est grâce à « la croissance » qu’il y a du progrès social et que vous vivez mieux ». Si la croissance est moins forte, nous, les gars du peuple, nous pouvons à la rigueur comprendre qu’à cause de ce « machin » le progrès social va ralentir, mais pourquoi alors devrions-nous vivre plus mal qu’avant puisque le « machin » continue quand même à croître un peu ?
    – Le « machin » est-il, comme l’autre machine « la dette », imaginaire, virtuel, fictif ? Qui a donc inventé ces « trucs » qui nous commandent bien plus fort que tous les monarques dont nous nous sommes débarrassés ? Question subsidiaire : ne peut-on s’en débarrasser comme des monarques divins tout aussi imaginés et subis ?
    Désolé de ces question toutes bêtes. Les questions, avec d’autres, qui un jour font descendre le peuple dans la rue et brandir les têtes des inventeurs de « machins » au bout d’une pique, sans même que le peuple ait été révolutionnaire.

    1. Bernard, le « p’tit gars du peuple » comprend comme un cowboys, élevé dans le culte de l’argent, que la situation est allée trop loin.
      Soit, même les protections sociales auxquelles tu as été habitué depuis tout petit vont sauter. Alors que les cowboys n’en avaient pas.
      La « croissance », oui. C’est comme la « bourse », une vaste fumisterie. Tous deux destinées à faire payer le client. Pigeon.
      S’en débarrasser…???
      Beeen, essaies de tuer un riche ou un politique, tu prends 30 ans.
      Un pauvre, tu prends 5 ans grand max avec circonstances atténuantes qui réduisent à 2 ans avec conditionnelle rétroactive au bout de 23 mois…

      « Que vous soyez pauvres ou riche, les jugements… »

      1. Conclusion : la seule solution rationnelle et pragmatique c’est de sortir les fourches ! le seul problème c’est que cela s’appelle une jacquerie et pas une révolution. Adonc, la future et imminente jacquerie a besoin de billes pour se transformer en révolution. Enfin en révolution !

    1. Le meilleur résumé que j’ai pu entendre et le plus clair avec le rapatriement du fric comme pour l’argentine mais avec les pays du sud de l’Europe cette fois pour acheter à la place de la dette US.

      Pour Düsseldorf :170 banques, dont 50 étrangères ont leur siège ou une représentation dans cette ville. On compte également 130 assurances dont les plus importantes sont Arag et Viktoria.

      1. Comment ne pas TIQUER devant cette appellation des pigeons sous le terme de Dusseldorf. J’avais pour ma part attribué ce vocable à la destruction à 85/100 de la ville pendant la dernière guerre.
        Parlant, et des effets, et du mépris.

  19. J’écoute Sarko en live, et il dit en substance:  » les banques vont prendre leur pertes, supprimer les dividendes, les bonus, la banque de France va sortir le fouet, etc… » en même temps, les actions de ces mêmes banques s’envolent alors qu’il annonce que ce sera tintin pour les dividendes, vu la recapitalisation nécessaire….
    cherchez l’erreur! il y a vraiment un truc que je ne comprends pas…
    enfin, on aura au moins vu que Berlu restait en forme, juste à sa façon de reluquer la blonde de service…quel homme! il va nous manquer, et pourvou qu’il ne finisse pas comme un de nos regrettés présidents…le médecin appelé d’urgence à l’Elysée  » le président a t-il encore sa connaissance? ….- l’huissier: non, Dieu merci, nous l’avons fait sortir par la porte de service… »
    bon, là, faudra un autocar! pareil pour la dette italienne, rien à voir avec la Grèce.
    quant à la Grèce, tout le bazar, cela réduit son endettement à 120 % du PIB et que donc, il va lui falloir une croissance de 3.5 à 4 % pour éponger…mission impossible, donc on en reparle d’ici un an voire moins!
    pour le moment c’est « tant que l’orchestre joue, tout le monde danse »

    1. Lisez les déclarations de Frédéric Oudéa dans le dernier billet de François que je viens de mettre en ligne, vous comprendrez pourquoi les banques ne se font pas trop de souci pour ce qui concerne le versement des bonus et des dividendes malgré les rodomontades cinématiques de Baroin et Sarkozy !

      1. J’y vais de ce pas! cela dit, un titre pris au hasard dans la presse économique matinale:
        « Les bourses soulagées » mais qu’ont-ils voulu dire ?

  20. Au fait – la Grèce nationalise ses banques avec quel argent?
    Mercredi – elle a une dette de 160% du PIB
    Jeudi – on passe l’ardoise sur 50% des dettes a court/moyen terme et la dette = 120%
    Vendredi – La Gréce doit nationaliser ses banques et doit pour cela emprunter. Retour d’une dette à 160%?

    1. T’as rien compris, Croc.
      En capital, soit « cours » de « bourse », les banques grecques ne valent plus rien. A cause de leur actifs plus que pourris.
      Là, l’ « état » comateux dirigé par les US et lobbytomisé les nationalisent pour quedalle.
      Sauf que le passif des actifs pourris échoit à l’état, soit, le citoyen.
      Une fois que la perte est nationalisée, l’état bien aussi pourri, les remet sur le marché pour qu’elles profitent aux plus riches car saines.
      Tout simple.

      1. aussi vieux que le monde
        et ce qui me fait rire jaune c’est qu’ici en Europe personne n’a crié au scandale sur ce qui se passait en Amérique du sud, en Europe on se croyait bien loin bien à l’abri du tiers monde, sauf que les banques Us nous l’ont bien mis !!! excusez moi du terme c’est le meilleur !!!

      2. Yvan – j’ai peu etre rien compris, mais lorsqu’onachete une entreprise our un euro symbolique, on recupere toutes les dettes associees a cette entreprise
        Tu peux racheter une banque qui ne vaut rien en bourse, mais son reel capital est negatif et l’etat doit des lors injecter des millions/milliards pour eviter l’effet domino sur les partenaires de cette banque
        Croire que nationaliser une banque qui n’a plus de valeur en bourse est gratuit… es-tu si sur que cela Yvan?

      3. @CROC
        En effet vous n’avez pas compris Yvan, qui pour une fois était pourtant à-peu-près clair! 🙂

      4. Quitte a passer pour un imbecile, autant y aller franchement

        Quand Yvan dit:

        Sauf que le passif des actifs pourris échoit à l’état, soit, le citoyen

        etat >>>> citoyen >>> dette

        donc on alourdit la dette de l’etat, que le citoyyen va devoir payer, en nationalisant une banque qui ne vaut rien

        donc je reviens a mon commentaire initial qui dit que la Grece voit sa dette diminuer dans un premier temps grace a la decote de 50% mais celle ci va remonter car elle va heriter des dettes des banques une fois nationalisees.

        Bon apres j’arrete, j’aime pas trop que l’on me dise que je comprends rien

  21. @CROC
    Pardonnez-moi je ne voulais pas être désobligeant. Je comprends moi-même seulement 10% environ des messages d’Yvan, mais certains affichent de meilleurs scores! Je vais essayer de vous expliquer la chose en espérant que ce n’est pas moi l’imbécile (ça m’est arrivé!)

    Yvan ne dit justement pas que la nationalisation est gratuite. Il dit qu’elle est en apparence gratuite. L’Etat rachète la banque pourrie pour que dalle mais comme elle est remplie d’actifs pourris l’Etat la renfloue avec l’argent public et la remet sur le marché quand elle est assainie. La banque rembourse l’Etat à qui ses plus-values boursières futures ne vont pas profiter, puisque elle est de nouveau privatisée. Les 50% de décote des banques grecques sont acquis, sauf erreur de ma part? Ce n’est pas aux grecs de les payer mais au FESF. La dette grecque a bien diminué mais tout n’est pas réglé pour autant bien-sûr…
    Yvan a raisonné juste mais vous aussi. Vous n’avez juste pas perçu l’ironie de Yvan.

    @Yvan
    Mon décodage est acceptable pour vous?

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