27 réflexions sur « ROBERT LAMOUREUX (1920 – 2011) »

  1. Si, il y a quelque chose à rajouter, voilà une vie longue et bien remplie, à distraire joyeusement la vie des gens.
    Il a su pendant des dizaines d’années nous apprendre à poser nos valises pleines de soucis sur le pas de la porte, pour écouter ses pièces à la télé ou à la radio.

    Une oeuvre de salut public.

    Super époque où l’on pouvait également se régaler avec les branquignols.

    D’ailleurs, on ne s’y trompe pas, les pièces et films continuent à plaire aux générations suivantes.

  2. Tiens, ça tombe bien, je viens de cuisiner une soupe potiron, oignons, lardons.

    La chanson évoque la Schadenfreude, nous sommes quand même des vauriens.

    1. Schadenfreude ? Je ne connais pas.
      Vous me faite penser à « Je suis un voyou », qui est une de mes préférées de Brassens.

      « Le Bon Dieu me pardonne, j’étais amoureux! Et qu’il me pardonne ou non, d’ailleurs je m’en fous, j’ai déjà mon coeur en peine, je suis un voyou. »

      Bien à vous!

  3. Merci pour cette petite récréation. Puisque que l’on parle de roses, permettez-moi de vous soumettre un joli poème d’un auteur dont la mort reste encore non élucidée pour ne pas dire un vrai mystère :
    « Il pleut des pétales de Rose
    Dans la vallée du Panshir
    Encore un ami qui repose
    Un corps endormi à chérir
    Où sont les jardins
    Où sont les matins
    Dans l’im…monde
    De cette nuit qui tombe
    Sans recours.
    Et sous ce ciel de deuil
    On te ferme les yeux
    ça fait comment la mort
    ça ressemble à l’amour
    qui ressemble à la peine.
    Il pleut des pétales de roses
    Dans la vallée de tes sourires
    Dans le silence comme une pause
    Tous tes amis pleurent et soupirent
    Où sont les moissons
    Où sont les chansons
    Dans l’errance
    D’un derniers poème
    Sans recours
    Sous ce voile de deuil
    Pesant comme un tchador
    ça fait comment la mort
    ça ressemble à l’amour
    qui ressemble au sommeil
    Il pleut des pétales de roses
    Dans la vallée du Panshir
    Sur ce tapis de velours mauve
    Un Lion s’endort, rêvant de Paix. »
    Je pense que vous aurez reconnu l’auteur de ce poème qui fêtera très bientôt son anniversaire de défunt.
    Paix à son âme.

    1. Je pense à Ahmad Shah Massoud, surnommé le lion du Panshir, mieux connu comme Commandant Massoud.
      Et au cinéaste qui lui a consacré de magnifiques documentaires, qui s’est suicidé, Christophe de Ponfilly. Mon hommage post mortem sur le site d’Assouline a été, à l’époque, consulté quotidiennement pendant des mois.

      Mais le premier est mort un 9 septembre, et le second un 16 mai, donc… je donne ma langue au chat.

  4. Reposer en paix Robert Lamoureux. Vos oeuvres vous survivront très longtemps, car elles continuent même à faire rire les nouvelles générations.

  5. Le titi parisien, le Français moyen gouailleur, le banlieusard gai, le fils de (petite) famille avec papa, maman et la bonne, le bidasse insouciant qui survécut à la tragédie de l’histoire, etc.
    Surtout, pour moi, une des deux meilleures incarnations d’Arsène Lupin, mon héros favori !

    (je parle d’incarnation, le film de Jacques Becker était assez moyen)
    http://www.youtube.com/watch?v=Hv9rsiogb_g

    …presque aussi juste dans ce rôle que Jules Berry, dont il avait la gouaille et le charme, mais certes pas la noirceur (cf. Arsène Lupin détective, 1937, film au demeurant exécrable).

  6. Robert Lamoureux, des souvenirs de jeunesse. Un beau parcours, sans prétention, qu’il faut prendre comme tel.

    ————-

    Le potiron, sa culture est très valorisante, on devine pourquoi. Avec les courgettes (les grosses), c’est un légume fréquemment « échangé » entre voisins. Ce n’est pas toujours facile de les valoriser en cuisine.

    Avant que je ne produise moi même (d’autres légumes), j’ai été sauvé par internet, où l’on trouve plein de façons d’accommoder le potiron. Et cela devient un jeu quand par exemple au lieu de faire un gateau de potiron (avec force ajouts d’ingrédients gouteux), on en fait deux … pour un retour d’échange très apprécié.

    1. La soupe au potiron est parfaite!

      Avec la peau, mais sans les chairs fibreuses du milieu, ni bien sûr les pépins, vous mettez un potiron coupé grossièrement en dés sur un lit d’oignons revenus à l’huile d’olive ou à ce que vous voulez, vous couvrez d’eau, sans plus, et vous mixez après cuisson. Sel et poivre suffisent et c’est succulent.

      1. Ma recette est différente, improvisée, mais je mets un bon paquet d’oignon frits.
        A la fin ça donne un velouté de potiron. On peut rajouter de la crème, une feuille de laurier et de l’huile d’olive. Un peu de poivre et de la muscade.

        Mon prochain essai comprendra du choux fleur en plus, pas encore sûr du résultat…

  7. Ah ! « Papa, maman, la bonne et moi », quel charme que ce vieux film !
    (voilà au moins un sujet qui ne me vaudra pas un coup de ciseaux des modérateurs … très motivés ces derniers temps..)

  8. C’est une époque formidable ou on pouvait perdre la grand-mère dans la luzerne.
    De nos jours ,on a trouvé la parade;l’epad –) établissement pour personne âgée dépendante .

  9. J’interviens avec retard sur ce post parce que je suis resté un peu perplexe.
    Viens à la maison de Robert Lamoureux ça évoque un climat , celui de l’entraide populaire du temps de mes grands-parents. Ce que George Orwell nomme « common decency » et qui est remis en avant aujourd’hui par Jean-Claude Michéa. Pour une vidéo de Jean Claude Michéa : http://philosciences.com/An01/?p=248 Malheureusement je pense qu’on en est assez loin aujourd’hui.
    C’est une morale qui ne portait pas de nom, celle de la proximité, de la sympathie simple sans calcul, qui permettait l’entraide, pratiquant ce que l’anthropologue Marcel Mauss a du aller chercher chez les indiens du Canada pour le trouver, le principe du « donner, recevoir et rendre ».

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