L’actualité de la crise : L’ULTIMATUM LANCÉ AUX GRECS, par François Leclerc

Billet invité

Le mini-sommet terminé, selon des sources d’agence, un ultimatum pourrait être lancé ce soir à George Papandréou : il serait sommé d’organiser le référendum qu’il propose avant la mi-décembre et sa question devrait porter sur le maintien ou non de la Grèce dans la zone euro.

En attendant son résultat, le versement de la tranche de 8 milliards d’euros de prêts de l’Union européenne et du FMI serait suspendu.

Cette fermeté pourrait avoir comme objectif de favoriser le rejet du référendum par le parlement grec, qui doit en ratifier la tenue, l’empêchant ainsi d’avoir lieu.

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241 réflexions sur « L’actualité de la crise : L’ULTIMATUM LANCÉ AUX GRECS, par François Leclerc »

  1. Après le printemps arabes pourquoi pas le printemps européen ? Car la c’est la goutte qui fait déborder le vase !

  2. Pendant que Merkozy – (c) Daniel Schneidermann – finit son sale boulot d’abattage de la démocratie à la tronçonneuse (ça saigne ces trucs là, et ça crie pendant que ça crève, vous imaginez pas), un rappel qui me semble utile, sous la forme d’une traduction (de mon cru) de l’un des derniers éditos de Paul Krugman dans le New York Times du 27 octobre. Voir en particulier le paragraphe que j’ai mis en gras sur le rapport rendu aux autorités européennes sur l’inapplicabilité des plans d’austérité :

    La Voie Rejetée

    Par PAUL KRUGMAN
    REYKJAVIK, Islande

    Les marchés financiers célèbrent l’accord qui a émergé tôt ce jeudi matin à Bruxelles. En effet, comparé à ce qui aurait pu se produire – une incapacité colérique à se mettre d’accord sur quoi que ce soit – le fait que les dirigeants européens se soient accordés sur quelque chose, même si les détails sont vagues et qu’il se révèle inadapté, constitue en soi une avancée positive.

    Mais ça vaut la peine de prendre du recul et d’examiner la vue d’ensemble, à savoir l’échec lamentable d’une doctrine économique – une doctrine qui a infligé d’immenses dommages à la fois en Europe et aux Etats-Unis.

    La doctrine en question se résume à l’affirmation que, dans les retombées d’une crise financière, les banques doivent être sauvées et que les populations doivent en payer le prix. Ainsi, une crise amenée par la dérégulation devient une raison pour dériver de plus en plus vers la droite. Au lieu d’étendre au maximum les efforts de l’état pour créer des emplois, on laisse une ère de chômage massif se transformer en une période d’austérité au cours de laquelle les dépenses de l’état et les programmes sociaux sont passés à la hache.

    Cette doctrine a été vendue en prétendant d’une part qu’il n’y avait aucune alternative – qu’aussi bien les sauvetages que les coupes dans les dépenses étaient nécessaires pour satisfaire les marchés financiers – et d’autre part que l’austérité fiscale créerait en fait de l’emploi. Le raisonnement était le suivant : les coupes budgétaires allaient augmenter la confiance des entreprises et des consommateurs. Et cette confiance était censée stimuler la dépense des ménages, et faire mieux que contrebalancer les effets déprimants des coupes dans les programmes gouvernementaux.

    Certains économistes n’ont pas été convaincus. Une voix critique et caustique a considéré que ces arguments de vente revenaient à croire en « la bonne fée de la confiance ». Bon, d’accord, c’était moi.

    Mais la doctrine en question a néanmoins eu une influence extrême. La Banque Centrale Européenne et les Républicains au Congrès en particulier en ont fait leur crédo, la BCE ayant incité l’année dernière tous les gouvernements européens – pas seulement ceux qui se trouvaient en détresse fiscale – à s’engager sur la voie de la « consolidation fiscale ».

    Et lorsque David Cameron est devenu le premier ministre de Grande-Bretagne, il s’est immédiatement embarqué dans un programme de réduction des dépenses en croyant que cela donnerait réellement un coup de pouce à l’économie – une décision qui avait été accueillie par les félicitations admiratrices de beaucoup de commentateurs américains.

    Mais à présent, les résultats sont tombés, et la photo n’est pas belle à voir. La Grèce a été poussée par ses mesures d’austérités dans une récession qui ne cesse d’empirer – et c’est cette récession, pas un manque d’effort de la part du gouvernement grec, qui sert de base à la conclusion d’un rapport secret rendu aux dirigeants européens la semaine dernière, selon laquelle le programme en cours en Grèce est inapplicable. L’économie de la Grande-Bretagne a ralenti sous l’impact de l’austérité, et la confiance des consommateurs et des entreprises s’est affaissée au lieu de s’envoler.

    L’élément peut-être le plus parlant est ce qui passe maintenant pour l’histoire d’un succès. Il y a quelques mois, divers commentateurs se sont mis à couvrir de compliments les résultats de la Lituanie, qui dans la suite d’une terrible récession a néanmoins réussi à réduire son déficit budgétaire et à convaincre les marchés qu’elle était saine fiscalement parlant. C’était en effet impressionnant, mais cela n’a été possible qu’au prix d’un chômage à 16% et d’une économie qui, si elle recommence enfin à croître, demeure encore 18% inférieure à ce qu’elle était avant la crise.

    Donc, sauver les banques tout en punissant les travailleurs n’est pas, en fait, une recette menant à la prospérité. Mais y avait-il une alternative ? Hé bien c’est pour cela que je suis en Islande, pour assister à une conférence à propos du pays qui a fait autre chose.

    Si vous avez lu des comptes-rendus de la crise financière, ou si vous avez vu des documentaires comme l’excellent « Inside Job », vous savez que l’Islande était censée être le centre de l’histoire du désastre économique ultime : ses banquiers en fuite avaient laissé au pays des dettes immenses et semblaient avoir placé la nation dans une position sans espoir.

    Mais une chose amusante s’est produite sur le chemin menant à l’apocalypse économique : le désespoir même de l’Islande a rendu impossible l’adoption d’un comportement conventionnel, permettant ainsi à la nation d’enfreindre les règles. Là où tous les autres ont sauvé les banques et fait payer le prix par les populations, l’Islande a laissé exploser les banques et a en fait étendu son filet de sécurité sociale. Pendant que tous les autres étaient obnubilés par des tentatives de calmer les investisseurs internationaux, l’Islande a imposé des contrôles temporaires sur les mouvements de capitaux afin de se donner une marge de manœuvre.

    Et donc, comment est-ce que ça se passe là-bas ? L’Islande n’a évité ni un dommage majeur à son économie, ni une baisse significative du niveau de vie. Mais elle a réussi à limiter aussi bien l’augmentation du chômage que celle de la souffrance des plus vulnérables. Le filet de sauvetage de la sécurité sociale a survécu intact, tout comme l’éthique intrinsèque à sa société. « Les choses auraient pu être bien pires » n’est peut-être pas le plus galvanisant des slogans, mais là où tout le monde s’attendait à un désastre absolu, ce slogan résume un triomphe politique.

    Et il y a là une leçon pour nous tous : la souffrance à laquelle tant de nos citoyens sont confrontés n’est pas nécessaire. Si cette époque est celle d’une souffrance incroyable et d’une société bien plus dure, c’est le résultat d’un choix. Il n’était pas nécessaire, et il n’est pas nécessaire, que cela se passe ainsi.

    1. Bizarre…
      Pour ceux qui ont suivi les faits en Islande, avant explosion bancaire, ils étaient 330 000. Après, les 30 000 plus riches se sont sauvés. Ainsi que les conquistadors financiers, d’ailleurs.
      Donc, rien d’étonnant que le chômage soit resté stable.

      N.B. : Krugman oublie soigneusement de préciser que la privatisation du pays est en marche…

      1. Yvan, je suis aussi sceptique que toi.

        L’administration US n’a jamais été fervente admiratrice de l’euro, et ne souhaitait pas qu’il réussisse.

        Il faudra un jour soulever un coin de la zone euro et regarder tout ce qui grouille dessous 🙂

    2. Car en effet la vraie question du referendum est: Acceptez vous que l’europe sauve les banques avec les souffrances des grecs? Puis et déjà, des italiens, des portugais, des espagnols, des français etc…çà fait désordre.

  3. ça y est, ceux qui espèrent que la Grèce envoie paitre le couple infernal Sarko-Merkel avec son fameux référendum en sont pour leur frais ; en en effet sommé de s’expliquer devant le tribunal de l’inquisition financière, Papandréou a baissé son frog en acceptant la question imposée par Sarko-Merkel ; une question que les Grecs ne peuvent que répondre par l’affirmative car la question qui portait sur les accords de la semaine dernière a été interdite par le couple infernal franco-allemend. VERBOTTEN!!! Donc, il n’y rien à attendre des ces fameux Grecs pour résister à la tyrannie de l’argent. Ils baisseront leurs frog comme leur premier ministre ; ils préféront se prostituer et etre des esclaves pour bouffer quelques miettes que l’oligarchie financière voudrait bien leur accorder selon son bon plaisir plutot que de prendre le chemin de la liberté prise par les Argentins. J’ai écouté ce matin une interwiew des Grecs par le correspondant de France Info et c’était consternant car au lieu de s’en prendre à la tyrannie financière désormais incarnée par Sarko-Merkel, ils s’en prennent à leur chef de gouvernement qui a eu la mauvaise idée de soumettre les plans d’austérité au référendum. Pour ces Grecs sortir de la zone euro signifierait se mettre au meme niveau que des voisins “sous développés” comme les Turcs et autres pays du Proche Orient, bref des barbares, quelle horreur.Ils croyaient peut etre qu’avec l’Europe de Bruxelles, ils seront préservés de la tiers mondisation, alors que tous ces plans d’austérité les préparent surement sur la voie de la tiersmondisation. Pauvres Grecs il ne leur reste pas meme pas une once d’amour-propre, préférant que la Grèce soit une prostituée et une clocharde au sein de de la zone euro qu’un pays comme l’Argentine et quelques autres pays de l’Amérique latine, certes moins développés mais libres et indépendants.
    Ne comptons pas sur ces Grecs porteurs le vent de la révolte des peuples européens ou mieux une amorce de la prise de conscience des européens qu’ils sont sur le chemin de l’esclavage pour des décennies; non les Grecs sont prets à toutes les bassesses pour rester dans la zone euro car dehors pour eux c’est la barbarie et la misère, peut etre que la Grèce prostituée et clocharde au sein de la zone euro représente plus de prestige et de classe que ces pouilleux turcs, arabes et autres du tiers monde avec biensur quelques miettes d’avantage consentis par les maitres esclavagistes au pouvoir à Bruxelles et leurs larbins à Paris, Berlin et tutti et quanti
    Pauvre Europe, où est ta dignité, ton esprit de liberté que le monde entiers t’envie?
    Désormais la libération de l’esclavage financière ne pourra venir que de chaque peuple ; il ne faut surtout pas attendre du voisin pour porter l’étendard de la révolte

    1. La Grèce fera défaut de toute façon. Ensuite, il peut y voir de la marge entre ce que Papandréou a dit à Merkozy et ce qu’il fera vraiment.

      Il n’a rien à perdre et les promesses n’engage que ceux qui les écoutent.

    2. Maman Bonobo.
      Je trouve “léger” de penser à la place des Grecs…
      Et de penser qu’un pays puisse sortir du système sans que cela n’ait d’influence sur les autres.
      Pour l’instant AUCUN pays n’a fait de réelle révolution. Les US et les plus riches veillent…

      1. Que peuvent faire d’autre les Grecs? Les termes meme du référendum ont été imposés par le couple infernal Sarko-Merkel . Hélas les dés sont pipés. Papandéou ne peut meme plus poser la question qui fache : les Grecs acceptent-ils les accords de la semaine dernière? Est on encore en démocratie? Sarko-Merkel n’ont ils pas commis une grossière ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain? Bref un viol de la souveraineté grecque. Je m’étonne que cela ne choque personne en Europe, meme les eurosceptiques les plus sourcilleux. Cette crise aura sans doute un mérite, celui de démontrer que les Européens ne vivent plus en démocratie, car l’oligarchie financière veille à détourner à son profit meme les élections pour mettre au sommet de l’Etat ses larbins qui exécutent scrupuleusement ses ordres impératifs.
        Le référendum de Papandéou sera un coup d’épée dans l’eau car les termes ont été détournés et imposés par l’étranger : celui de se prononcer pour rester ou sortir de la zone euro ; évidemment les Grecs ne veulent pas en sortir!!! Où est dans ce cas l’intéret de poser un référendum qui ne fera que conforter la puissance oligarchique? L’oligarchie financière aura encore une fois remporté une victoire grace à ses manoeuvres et damné les pions aux peuples par l’intermédiaire de ses larbins. Si Papandréou avait un peu de fierté nationale et personnelle, il aurait envoyé paitre Sarko-Merkel et reprendre l’avion et organiser rapidement un référendum sur les plans d’austérité sans fin imposés par l’oligarchie. Oui dans ce cas là la Grèce sera le porte étendard de la révolte des peuples européens et le point de ralliement de tous les adversaires de l’ultra libéralisme et de l’esclavage financier.
        A la place de cela le référendum a été vidé de sa substance,neutralisé,détourné, rendu désormais inoffensif pour l’oligarchie ; elle l’a émasculé!!!
        La seule chose que les Grecs peuvent faire est de s’abstenir massivement au moment du référendum pour dénoncer cette pantalonade, cette mascarade de l’oligarchie qui se moque de la voix du peuple comme de son dernier slip.
        Je doute que les Grecs voient le piège qui leur est tendu et selon toute probabilté un oui se dégagera et ainsi les Grecs s’enfermeront eux memes dans ce piège et consentiront par ce oui à leur propre esclavage à savoir les les plans d’autérité imposé par l’oligarchie et pour des décennies!!!

    3. Pourquoi attendre cela des grecs, quand en france nous ne sommes pas fichus de créer une situation qui aménerait un referendum.
      Dans la rue..
      Vous aurez compris que je suis particulièrement remontée ce matin. Pourvu que çà dure.

    4. plutôt d’accord sur le fond ; je pense que papandréou a proposé un referendum pour gagner du temps, calmer momentanément les esprits, détourner l’attention et éventuellement gagner des miettes auprès de ses débiteurs… en fait il craint surtout la rue et le chaos ; ç’est la faiblesse du pouvoir européiste, celui d’ignorer et mépriser le peuple….mais chut, il ne faut pas le répéter…
      la rue pourraît aussi triompher

    5. Maman Bobo, vous faite la comparaison entre la Grèce et l’Argentine, or leur situations économiques n’ont strictement rien à voir : ce qu’ont pu faire les Argentins, le Grèce ne le pourra pas, elle ne possède pas d’industrie.

  4. News …. retour à la case départ :

    9h36 : Le gouvernement de Georges Panadréou perd sa majorité pour le vote de confiance de vendredi, annonce la télévision publique grecque Net.
    Depuis le début de la matinée et les remontrances européennes à l’égard de l’idée d’un référendum sur l’aide européenne, le premier ministre perd un à un ses soutiens.
    Sa majorité se jouait déjà, lors des précédents votes, à quelques voix près.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/03/04016-20111103ARTFIG00440-referendum-en-grece-le-premier-ministre-isole.php

      1. Oakland n’est pas en Gréce… et que je sache la foule ne se presse pas place Syndagma pour soutenir Papandreou et son référundum.

      2. De toute manière, si le parlement refuse le référendum, ça donnera à la population une légitimité encore plus importante, surtout qu’il n’y a pas de réelle majorité.

        Soit l’on se retrouvera avec un gouvernement acculé par la population,
        Soit l’on se retrouvera avec une nouvelle majorité qui ne fera rien d’autre que de continuer la politique en cours.

        C’est à mon avis la meilleure solution qui pourrait arriver, le parlement refuse le référendum et papandréou sortirait en disant : j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, désormais je m’en lave les mains.

    1. Ca ne serait pas des pressions faites à ces personnes pour quelles lâches Papandréou et le référendum ? Ca ne m’étonnerait même pas !

  5. @ François Leclerc.

    Quelque chose m’échappe dans le comportement des dirigeants européens: ils ne donnent pas l’impression de faire de l’économie, ni même de la politique, mais de la morale. La stigmatisation à outrance des soi-disant “pas discipllinés” relève de l’incantation et ne règle pas les problèmes. En même temps, le refus de verser les fonds à la Grèce jusqu’au référendum laisse rêveur. Que se passera-t-il si elle fait défaut dans le mois qui vient? Car une fois la Grèce sortie (éjectée ?) de la zone euro, ce sera en quelque sorte la fin des haricots.

    C’est assez déconcertant de jouer à ce point contre ses propres intérêts.

    Qu’en pensez-vous?

      1. C’est vrai. Mais prenez Papandréou: il est dans la situation de la dissuasion nucléaire du faible au fort. Il n’a rien à perdre (ni même la Grèce, d’ailleurs!)S’il disait à Merkozy: vous payez, tout de suite ou je fais sauter la baraque, que croyez vous qu’il se passerait?

    1. Fichtre !
      ben j e me souviens dans green soylent… au début,
      y’a le journal télévisé avec un communiqué spécial du chef du monde de l’époque…. Le communiqué est sponsorisé par green soylent, la multinationale qui nourrit le monde……
      ce film, à chaque fois que je le vois, m’apparais comme une destinée probable.
      Les évènements actuels, à venir semblent me donner raison..

  6. la Grèce va acheter 400 chars lourds M1 Abrams d’occasion ainsi que 20 véhicules amphibie « AA7VA1 » aux États-Unis pour un montant estimé à 1,28 milliards d’euros (…)

    La Grèce en banqueroute continue à acheter des armes… Mais n’a plus d’argent pour ses hôpitaux!!!

    1. C’est justement pour dénoncer tout cela et bien d’autres choses que le comité grec contre la dette demande un audit.

      …. et qu’il a l’écoute de la majorité de la population.

    2. Joan,ça vous arrive de lire le blog Jorion ? Cette rumeur qui date de près d’un an est totalement bidon et, pauvre innocent, vous vous faites une joie de continuer à la colporter sur le net, sans sources et avec des milliards d’euros en prime….
      Carton rouge poor man !
      Pour en finir avec cet énorme bidonnage, je passe le lien vers l’article qui clôt définitivement le sujet, paru sur le blog Libé de Quatremer le 12 octobre :
      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/10/%C3%A0-la-recherche-des-chars-fant%C3%B4mes-grecs.html
      Vous y remarquerez au passage que l’industrie allemande avait tout intérêt à bloquer par tous les moyens possibles ce renouvellement quasi-gratuit des chars us obsolètes de l’armée grecque…
      Comme quoi, quand on dit ou répète des conneries, non seulement on offense la vérité et on finit par avoir l’air con, mais encore on travaille de fait pour ce ou ceux que l’on croit combattre, y compris comme vous après la bataille…

      1. vigneron, passons pour l’histoire des chars, mais il est vrai que le gouvernement Grec a acheté des armes en surnombre avec les emprunts.

        1 an et demi déjà ….
        Aide à la Grèce : le coup de gueule de Cohn-Bendit

        http://www.leparisien.fr/economie/aide-a-la-grece-le-coup-de-gueule-de-cohn-bendit-05-05-2010-910767.php

        «On leur donne de l’argent pour acheter nos armes. On est complètement hypocrites», s’est-il insurgé, en citant les contrats d’armements de la France et de l’Allemagne.

        >«Je demande à la Commission un rapport sur les ventes d’armes à la Grèce et à la Turquie ces dernières années, afin qu’il y ait transparence», a-t-il conclu</blockquote.

    3. @ vigneron

      Joan,ça vous arrive de lire le blog Jorion ?

      Je concède sans difficulté que je ne lis pas tous les messages du blog.

      Comme quoi, quand on dit ou répète des conneries, non seulement on offense la vérité et on finit par avoir l’air con

      “Que celui qui n’a jamais pêché, jette la première pierre”. Et a tout prendre je préfère courir le risque d’ avoir l’air con, que d’adopter l’attitude pleine de morgue qui est la votre. 🙂

      1. …oui, ce Vigneron est un problème sur ce blog, qui a l’air d’avoir pas mal de problèmes (le V pas le b)…

  7. Une fois que les “masses” se seront soulevées, une fois qu’ils seront sortis de l’euro, çà changera quoi en Grèce ? ils iront chercher de force les prochaines tranches de versement du prêt ? ils renverseront le gouvernement, en comparaison au “printemps arabe” ? et alors ? certains font le parallèle avec l’Argentine, mais la Grèce est loin d’être l’Argentine avec ses ressources.
    Quand à ceux qui se gargarisent de démocratie, je veux bien, mais la Democratie en tant que telle n’apporte pas de richesses ou ne construit pas d’industrie, même si elle est bien entendu essentielle.
    Si il n’y a pas de versement du prêt dans les jours à venir, qu’on annule complètement ou pas la dette peu importe, çà va être un bordel encore pire que maintenant.

    1. Tout à fait, Pascal.
      Tout le monde est pris en otage par l’argent. Pas moyen d’y échapper.

      Donc, pas de raison que ce système ne s’écroule pas.
      C’est ça qui est génial.
      L’argent tue l’argent.

    2. Faisons alors comme les Chinois, pas de démocratie et en prime l’esclavage dans le travail. C’est peut etre ça que EISENSTEIN souhaite pour les peuples européens!!! Avant l’euro les Européens étaient ils des sous hommes, des sous développés peut etre??? J’essaie de trouver des avantages que l’euro a procuré aux Européens depuis son introduction en décembre 2001 ; je n’en trouve aucun sauf biensur pour l’oligarchie financière. Le discours deEISENSTEIN n’est rien d’autre que celui de la résignation ou meme pire celui de TINA, there is no alternative prononcé par la”géniale” Thatcher qui a ruiné la Grande Bretagne pour des décennies ; ce type de discours est à mettre en parallèle avec celui de l’URSS : le socialisme est l’horizon indépassable et l’on sait comment cela s’est terminé : l’éclatement de l’URSS et des guerres civiles dans plusieurs républiques périphérique!!

    3. Une fois que les masses se seront soulevées et seront sorties de l’euro (rêvons un peu), elles annuleront les dettes du passé (ça s’est déjà vu, c’est tout à fait possible) et refondront un système plus viable que le système actuel. (rêvons toujours)

      la Democratie en tant que telle n’apporte pas de richesses ou ne construit pas d’industrie,

      Ah tiens? D’où tenez vous cela? Et par ailleurs, un système oligarchique comme le nôtre où la richesse (concentrée) et l’industrie (délocalisée) ne profitent qu’à une minorité est-il tellement préférable? Seule la minorité qui en profite répondra oui, évidemment.

  8. http://www.lemonde.fr/crise-financiere/chat/2011/11/02/le-gouvernement-grec-survivra-t-il-au-referendum_1597245_1581613.html

    Le débat est intéressant, je crois, mais ce qui me questionne le plus c’est cette partie :

    Guest : Ce référendum ne servirait-il pas de soupape sociale, alors que la situation se tend au point qu’on puisse craindre une guerre civile ?

    Alain Salles : Oui, bien sûr, il peut y avoir un effet libératoire à voter contre l’Europe, contre les mesures d’austérité, contre le gouvernement. Et cela risque d’être pris comme tel par une grande partie des votants. Mais personne ne s’exprimera au fond sur les conséquences d’un rejet du plan d’aide européen et les risques d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

    D’une certaine manière, les manifestations jouent aussi ce rôle de soupape sociale. Cela permet-il d’éviter une guerre civile ? Je n’en sais rien. La Grèce a connu des guerres civiles, de forts moments de tension. Toute la gestion de la crise par l’Europe et par le gouvernement a donné l’impression aux gens qu’ils étaient sacrifiés. Cela a provoqué beaucoup de colère. Une rage qui s’est retrouvée dans les manifestations, et pourrait s’exprimer dans un vote négatif au référendum. Mais est-ce la bonne solution ?

    Anne : Un “oui” au référendum sauverait-il Papandréou ?
    Alain Salles : S’il réussit ce pari, auquel personne ne croit aujourd’hui, il retrouverait effectivement une légitimité qu’il a perdue.

    Et a vrai dire, le référendum de 2005, mettait le citoyen ordinaire devant un même dilemme, comment continuer à dire oui à une ouverture appelée “EUROPE” et à un “TRAITE” qui difficilement lisible présentait toute l’apparence d’avoir été rédigé pour une élite marchande.

  9. Bravo à celles et ceux qui y comprennent encore quelque chose, à l’imbroglio grec; moi je jette l’éponge! tout ce que je vois, c’est qu’il n’y a aucune issue du genre “happy end” et que le prochain morceau c’est l’Italie! ce qui est encore plus ahurissant, c’est le comportement des marchés; les fous ont pris le contrôle de l’hôpital psychiatrique, ou quoi ? ils montent parce que la probabilité du référendum s’éloigne ? ils préfèrent une démission du GVT Grec, des élections anticipées ? ou alors c’est l’arrivée à la BCE de Super Mario l’embrouille qui les réjouit tant ?

    1. On voit à quel point l’entrée de la Grêce n’aurait jamais dû devancer celle de la Turquie dans l’Union Européenne. Corruption, militarisme, laxisme budgétaire. Le dossier d’entrée de la Grêce dans l’UE n’aurait jamais dû dépasser le stade de celui de la Turquie: un non catégorique. Il y a des soupçons d’intervention d’un ex patron de Goldman Sachs, suivez mon regard, je n’en dirai pas plus, on ne peut rien prouver.

      Le Papandréou, s’il y avait vraiment un processus démocratique en cours au pays berceau de la démocratie, aurait dû être remplacé depuis longtemps. Toutes ces mesures d’austérité, en plus d’être inutiles, sont nocives à l’avenir du peuple Grec qui a été hypothéqué pour plusieurs décennies.

      Puisqu’il n’a pas été capable de laisser sa place il sera tout simplement évincé comme Ben Ali, comme Moubarak et heureusement pas comme Khadafi. Quoique. La Grêce c’est bien le pays où on brûle les banquiers et où on tabasse les ministres.

      La voilà, la Happy End.

  10. Ce qui est imposé à la Grèce est analogue à un Plan d’Ajustement Structurel (PAS), qui est mis en place par le FMI et conditionne son aide à un pays.

    Quelqu’un peut-il me citer un Plan d’Ajustement Structurel (*) qui aurait fonctionné quelque part dans le monde au bénéfice de la population ?

    Car à ma connasissance, les pays qui ont refusé un PAS s’en sont généralement mieux sortis. Est ce que je me trompe ?

  11. C’est amusant vos réactions POUR le peuple Grec.
    J’y suis allé en vacances cet été : restaurants remplis et voitures toutes neuves.
    Sur le papier ils sont pauvres mais le travail au noir doit représenter la majorité de l’activité => pas déclaré => pas d’impôts !
    Je travaille au Canada et comme mes petits concitoyens français je paie au moins 2 mois d’impôts chaque année.

    Qu’ils commencent à payer des impôts et tout ira mieux…

    1. Oui et pour gagner un peu de temps, les impôts-oboles devront être adressés à la banque dont vous dépendez, le Trésor public ayant disparu au profit du trésor privé

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