50 réflexions sur « ATHENAEUM MUSIC & ARTS LIBRARY, LA JOLLA (Cal.), du 12 novembre au 31 décembre 2011 »

  1. Titre de l’œuvre ? Allez, en vrac !
    Europe ou Noami
    Tissus de secour
    Laisse souffler le vent soufflé là-bas.
    La sentinelle qui soupir prés de toi
    Dévoiler la porte un peu comme une prière
    Chercher le pas sage du passage
    Une heure avant que le torchon brûle
    Derrière les rideaux rien ne se passe
    Le temps n’existe pas, fait moi passer ce mur
    Les voiles de l’oubli sans payer le prix du sang
    Quand le voile se soulève je vois la vérité

  2. Fascinant.
    Beau comme du surréalisme belge.
    Comprendre que le surréalisme imprègne tant désormais notre imaginaire que même l’hyper réalisme devient surréel.
    En plus, à la gouache ! Chapeau l’artiste.

    1. bah c’est justement la gouache qui permet ces teintes ..

      ceci dit ne jamais voir un tableau de près

      c’est fait pour etre vu de loin surtout le trompe-l’oeil !

      1. @ pseudo cyclique

        Je me suis juré de toujours rester courtois sur ce blog.
        Je vous prie de croire que votre “bah” me rend l’exercice extrêmement difficile.
        Donc je persiste, signe et le prouve.
        Je me disais que je préférais quand elle représentait des intérieurs sans aucun personnage, quand je suis tombé sur cette peinture.
        Fascinant, n’est-ce pas ?
        Beau comme du surréalisme belge, etc.
        Chapeau l’artiste.

      2. @ pseudo cyclique
        Tout au contraire, c’est fascinant de voir un tableau de près, voire de très près !
        Fascinant de contempler la magie d’un coup de pinceau, d’une couleur, d’une lumière, l’étonnement devant des techniques ou des matières inattendues, la magie de l’émotion…
        fascinant les détails !!!

      3. @ renard et camille ,

        anch’io son’pittore

        je persiste , un papillon est plus beau loin que près , savoir que rembrandt pour parfaire l’eclat de son blanc utilisait de l’or et l’utilisait avec parcimonie bah c’est “cool” wai …

        une fois maitrisée la technique ne sert plus , une oeuvre où l’on distingue plus le fond de la forme est réussie car moins laborieuse qu’une technique parfaitement executée !

        ceci dit l’hyper realisme immersif est assez extraordinaire à contempler !

        ps , renard , croyez bien que j’essaye d’être modéré

      4. @ pseudo cyclique

        Je ne suis pas, ou peu, de la partie. donc, croyez le bien, je vous envie.
        Mais…
        Quand je suis tombé sur cette image, j’y ai vu qu quadruple hommage (cf les bras levés) :
        – à Freud pour les bras, légèrement trop longs et leur relief ;
        – à Chirico pour les couleurs du fond et la voûte ;
        – à Magritte pour un corps à la fois de dos (haut) et de profil (bas) ;
        – à Ernst pour le monstre sombre qui se dégage de l’ombre portée.
        (et à je ne sais trop qui, mais ça me reviendra un jour, pour l’arbitraire des jambes et des pieds, ou pour les pavés de couleur, bleus-gris, ocre-rouge, ocre-jaune.)
        Sans savoir si cela était voulu ou intégré.
        Peu importe, puisque ça fait partie de la démarche personnelle de l’artiste, une inquiétante étrangeté, qui me montre, avant tout, une gamine levant les bras au ciel devant une niche vide.
        Je veux bien abandonner le qualificatif d’hyper devant réalisme (quoique chaque point de Seurat me fascine) mais qu’elle travaille à la gouache, là où tant de Ricains du même tonneau vont dans l’acrylique et la facilité, me semble remarquable.
        Je vous souhaite, sincèrement sincèrement, d’être capable de dépasser tant de savoir pour transmettre une aussi simple émotion.

  3. Voici la soupe qu’ on sert à nos petits poucets pour grandir :
    http://www.youtube.com/watch?v=sUe8A1QgB10&feature=youtube_gdata_player
    Combien parmi eux auront suffisament grandi pour être en capacité de changer le monde autrement qu’ en tant que chair à Ogres.

    Il faudra forcément faire quelque chose au niveau de la culture (du lourd ), en même temps que ce qui sera fait pour l’ économie. Sinon il existera une culture de masse de très bas niveau.
    Mais si l’ état n’ a plus de moyens, il continuera à abandonner la culture au seul marché…amoral.
    Il faut donc faire ce travail localement (théâtres de quartiers, échanges de livres, …)
    Cela va prendre 20 ans.
    Le système aura vite fait de désactiver ou récupérer les modes de protestation qui ne s’ appuient pas sur une conception alternative de système (celle ci demande beaucoup de travail et des cerveaux bien construits, pas remplis de mauvaise soupe)
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/12/les-anti-wall-street-appeles-a-lever-le-camp-apres-une-serie-de-morts_1602734_3222.html

    1. Tigue, il vaut peut-être mieux être prêt ? Je m’achète sans plus tarder “Modern Warfare 3” 😉

      U.S. Works to Counter Electronic Spy Risks

      By SIOBHAN GORMAN

      The Obama administration is quietly working to counter potential risks posed by foreign telecommunications companies’ expansion in the U.S. market, which federal officials say they fear could make the nation vulnerable to spying.

      The initiative, previously unreported, doesn’t target a particular company or country, but China remains a focus of U.S. government concerns about electronic spying. And a key impetus for the new initiative is the U.S. expansion of Chinese telecommunications company Huawei Technologies Co., according to people familiar with the White House deliberations.

      […]

      1. 60 € pour un jeu à la durée de vie en mode monojoueur tres courte ça fait cher , trop cher !

        par contre comme moyen de propagande on ne fera pas mieux !

        occupy wall street bah s’arretera de lui m^me ou sera absorber par les tea parties ce qui revient au même .

        les usa maitrisent leur telecom :

        1/ chaque programme vendu possede backdoor et mines logicielles qui sont declenchés au moment idoine .

        2/ le monopole des telecoms (ATT Bell Company et d’autres ITT ?) scindé en 5 “baby” Bells à cause des lois anti trust , tend à se reformer “naturellement” .

    2. Depuis Quake 3 Arena on n’a rien fait de mieux en matière de FPS (1999)…. ici il s’agit d’immersion totale dans un univers très réaliste, mais ce qui est vraiment difficile c’est d’affronter d’autres joueurs réels. Les robots visent bien mais ne savant pas se déplacer.

    3. @Tigue

      Pourquoi du lourd alors que les solutions sont en nous ?

      Pour l’avenir, quand le capitalisme moribond sera enterré, il va falloir développer des facultés qui sont encore endormies en nous, mes chérubins. Parmi ces facultés, il y a:
      1) L’intuition pour prendre des décisions instantannées en fonction des évènements et du contexte, au lieu de l’analyse cartésienne lourde comme un char à boeufs, car l’univers se conplexifie sans cesse.
      2) La télépathie, afin que les maux (mensonge, cupidité, vol, escroquerie, etc) qui accablent certains de nos congénères apparaissent directement sur leur front et que les méandres de leur cervelle ténébreuse deviennent transparentes et limpides tel du cristal.

      Je ne vous demande pas de développer ces facultés, du jour au lendemain, mais d’en prendre le chemin, afin d’être sur le pont après l’agonie du capitalisme ravageur..

      Exercices simples:
      Vous essayez de deviner qui appelle au téléphone ou sonne à la porte avant de décrocher ou y aller..
      Vous essayez de deviner ce que votre interlocuteur va dire dans la minute, avant qu’il ne s’exprime
      N’est ce pas en forgeant qu’on devient forgeron ?

      Merci de tout coeur, mes chérubins.. Que la paix soit en vous !!

      1. /////N’est ce pas en forgeant qu’on devient forgeron ? ///
        Et en sciant (pour rester correct) que Léonard De Vinci

      2. “Vous essayez de deviner qui appelle au téléphone …”

        Plus simple, prenez un combiné qui affiche les numéros d’appel.

      3. Paul, je ne sais rien de l’intelligence artificielle mais @Xian, sans rire, de vous-à-moi, c’est un logiciel récent?… Plutôt réussi… mais d’un attrait restreint… quoique d’un point de vue marketing…
        “On a toujours fait la guerre au nom de la paix” Schizosophie (j’connais mes classiques)
        “Les assassins voient toujours l’avenir en rose, ça fait partie du métier.” LFC
        Que la paix soit en vous !!” Non merci.

  4. Quel mélange d’influences ! C’est du Vermeer californien ? Ou Caillebotte revisité par Edward Hopper … Bon, j’arrête le name dropping ….

      1. C’est l’absence!
        Du christique sans lui-même…
        C’est un peu comme si on tente de peindre l’eau;
        On peut pas!

        Pas plus que photographier tout ça!
        Renoncer serait abject…
        Tout ça rend aimable.

      2. @ zenblabla

        tout a fait d’accord avec vous. Ce tableau est tragique, pas de representation d’homme ni de dieu. Rien pas de visage pas de corps.

        On re trouve cela dans de Chirico cette absence de dieu, l’homme perdu dans l’abstraction des villes.

        La femme est- ce une femme? juste une chevelure. Un corps enroulé, drapé dans les rouleaux livides comme une feuille blanche froissée. Une lumière livide venant d’ailleurs mais d’un ailleurs bas, une lueur d’une lampe faiblarde

        Et le manichéisme du décor… et le rouge d’une cuvette?

        Dramatique …
        *
        beau comme une ruine, à pleurer..

    1. et en pire kékchose d’Ernest Pignon-Ernest et d’Edvard Munch, l’atmosphère Italo-Américaine d’avant Christophe Colomb, par quelqu’un qui hésiterait entre l’appareil photo et le pinceau, — pour novembre j’ai besoin de lumière, pas d’histoire

      ” La couleur est le lieu où notre cerveau et l’univers se rencontrent, c’est pourquoi elle apparaît toute dramatique au vrai peintre. “

      Cézanne, cité par Marcelin Pleynet in Rothko et la France / Les Éditions de l’Epure / )
      Jeune fille à l’ombrelle tournée vers la gauche, (Essai de figure en plein air) Claude Monet, http://givernews.com/images/photo11/femme-ombrelle-gauche.jpg

      1. Roma

        Le peintre hésite-t-il entre la photo et le pinceau ?
        Je ne le pense pas. Je dirais plutôt qu’il joue, se joue de l’illusion de leur rapprochement possible par le spectateur.
        Le réalisme “photographique” des tableaux ne concerne que la forme des figures, des motifs et des architectures. La coloration, les tons ne sont pas ceux que l’on puisse retrouver dans une photo couleur. Si l’on observe bien certaines parties on s’aperçoit qu’elles ont des accents, une vivacité qui n’ont d’équivalent dans la réalité extérieure reproduite par une photographie. La circulation de la lumière, la répartition des valeurs n’obéit qu’à la seule exigence de cohérence, d’harmonie propre au tableau. C’est justement tout l’art de ce peintre que de susciter le trouble en donnant un éclat, un ton particulier à certaines parties, motifs du tableau, relativement à toutes les autres parties. L’harmonie des différentes parties du tableau ne procède donc pas d’une logique d’imitation du réel malgré l’aspect hyper réaliste au premier abord. Ce qui confère son expressivité au tableau ne se trouve pas ailleurs que dans le tableau lui-même.

        Ceci dit le peintre, et là je vous rejoindrai sûrement, ne laisse pas sur la toile (du moins pour ce que l’on peut en voir sur ces reproductions numériques) la trace d’une touche.
        La touche est presque invisible à l’inverse de la touche impressionniste.

        La peinture d’un Edward Hopper est du même acabit. Tout est dans la composition, les rapports colorés, la touche semble s’effacer au profit du visuel. C’est un parti pris.

      2. Pierre-Yves D., j’écris un peu vite et elliptique, plutôt que photo j’aurais pu écrire peintures murales ou fresques, décor privé, bref, bien “joué” l’artiste. j’oublie parfois de me taire sur ce qui ne me retient pas. quel pouvoir, l’œuvre, telle œuvre, relève en soi, réveille de soi… rapport d’identité à la figuration ou à l’inscription, au tracé, qui l’incarne, sans rien en résoudre: juste un territoire défini, à arpenter. Incarne, ce minuscule d’être, qui sinon n’aurait jamais été, ou dans le double du Pathos. Perso je suis plutôt iconoclaste, pour des églises complétement vides (et penser la construction comme accueil du vide, le vide maître d’œuvre qui prend l’architecte et le curé par la main et les invite au désert — et laisse aux solitaires les visites des monastères). la volonté expressionniste, de l’amplification, manque le moment d’apparition des choses…l’esthétique de l’image (inquiète) contre l’esthétique du regard. difficile à reproduire sur écran sans doute, “Kathleen Marshall: Still in Paris”: n’y étant de prime abord pas sensible, je scrute, cherche un sens, m’y arrête: le regard cerne une histoire dans les plis, histoire d’attente, indices mais sans histoires. zenblabla voit “Du christique sans lui-même”. les plis sont figés, précédés d’une action finie, l’ombre le contre jour le plâtre se donnent à voir telles des pièces à conviction qu’il s’est passé quelque chose… à venir. J’hésite à acheter le polar quand sa couvertures est image de Hopper. L’histoire de la pièce qui manque au puzzle… il faut changer d’image. je manque le présent, en échange d’une prédiction (non merci). Le rythme, élémentaire, manque. Jeune fille à l’ombrelle tournée vers la gauche, tournée et debout par le vent l’horizon et le murmure de la mer, hommage holographe au non figuratif. la jeune fille grandit en soi et la sirène nous restitue un peu du silence du ciel.
        vous connaissez Zoran Music. De Dachau a Venecia (en Français) http://www.youtube.com/watch?v=mQO4hrJZFY4&feature=player_embedded#!

  5. Il me semblait bien avoir vu cette image quelque part.
    Comme quoi elle ne laisse pas indifférent.

    Je viens de vérifier, elle illustre un billet consacré à Serge Gainsbourg, paru en 2008. 🙂

  6. « Blood, Toil, Tears and Sweat »
    Ici, c’est le contraire. Se faire plaisir. Le blog retrouve son équilibre : ouf c’est fou !

    1. Il y a des gouaches qui ressemblent à des huiles et inversement des huiles qui ressemblent à des gouaches. La matière picturale devient ce qu’en fait la main du peintre. Une main qui dans le meilleur des cas ne fait qu’une avec l’activité d’un esprit qui aurait perdu ses esprits le temps de la création. Autrement dit c’est plus la main-esprit en activité propre au peintre particulier, que ce qui serait le propre d’une technique – l’huile, la gouache ou encore l’aquarelle — qui détermine le résultat, l’effet d’une technique.
      On peut essayer de l’expliquer rationnellement a postériori, c’est tout le travail des experts qui avec force instruments de précision analysent la matière picturale et la façon dont le peintre l’a posée sur le support, mais il n’en demeure pas moins que le geste du peintre, dans sa genèse et son effectuation a plus à voir avec un processus organique qu’avec une méthode précise qu’il suffirait d’appliquer pour obtenir tel ou tel résultat. Chaque peintre réinvente en quelque sorte la technique de la peinture en composant organiquement et de façon originale un certain rapport entre les quantités de matières colorées, le geste, le dessin, le temps d’exécution, etc …..

      Un bon peintre est doué d’un grand sens de l’analyse, en ce sens il est très rationnel, mais le temps de l’exécution de l’oeuvre elle-même le propulse sur un autre plan au sein duquel il crée proprement dit autant avec son esprit qu’avec son affect, aucun des deux aspects ne pouvant être dissocié de l’autre. La technique impose ses limites, mais à l’intérieur de ces limites les frontières entre les différentes techniques s’estompent. De même avec les mêmes tubes de couleurs, les mêmes pinceaux, les mêmes supports des peintres différents pourront produire des rendus très différents parce que leur rapport organique au monde de la peinture sera différent, ce qui d’ailleurs implique leurs connaissances, expériences, non proprement picturales. “Le style c’est l’homme.”

      1. Edith

        J’aime beaucoup ce tableau, beaucoup de sensualité et de gaîté. Une grande subtilité dans le coloris évidemment.
        Merci de me faire connaître cette artiste, sans doute une des premières femmes peintre reconnue dans l’histoire de la peinture.
        Mais il s’agit, si je ne m’abuse, d’un autoportrait d’Adélaïde Labille Guiard il est vrai contemporaine d’ Elisabeth Vigée Lebrun.

        Pour revenir à Kathleen Marshall, les intérieurs, paysages urbains sont peu habités (d’un point de vue objectif) sinon vides et pourtant, et c’est ce qui en fait leur attrait, il s’en dégage un sentiment d’intimité, la sensualité elle-même y affleure, comme celle que suscite le drapé dans le tableau reproduit dans le billet. Je trouve qu’on est loin de l’univers de De Chirico ou même des surréalistes, qui à mon sens sont très “froids”.

      2. @ Pierre Yves

        Vous avez tout à fait raison, il s’agit d’Adélaïde Labille Guiard.

        C’est en recherchant les tableaux de Vigée-Lebrun (Elizabeth) que j’ai fait la confusion.
        Merci pour la rectif.

  7. @ edith et Pierre-Yves D
    A découvrir peut-être une très grande, ressuscitée par les mouvements féministes : ARTEMISA GENTILESCHI, fille d’un peintre, travaillant à Rome, Venise, Naples, Londres au XVII, sa vie a d’ailleurs fait l’objet documents romans films.
    Peut-être aussi rappeler que beaucoup de peintres sont devenus photographes au début de la photographie, que beaucoup s’y sont intéressés (Degas, Bonnard…)
    Dans la peinture dite représentative du monde visuel, j’aime beaucoup cette idée que l’on ne peint pas la réalité mais l’espace qui contient cette réalité des objets. Cette remarque ne vient pas facilement mais elle est très importante. Elle est à mon sens une des grandeurs fondamentale de la peinture. J’ai cité plus haut ANDREW WYETH, je crois qu’à le regarder attentivement, chez lui, cette chose devient une évidence. On sent que dans ses oeuvres aquarelles ou tempéras, l’air circule, on y respire et cette respiration est le souffle de la peinture. C’est aussi un des grands principes de la peinture chinoise.
    Ensuite oui, il y a cette manière de voir dont on a beaucoup parler avec raison, on dit communément d’une femme c’est un RUBENS, c’est un CRANACH, ou d’un coin de nature, c’est un MONET c’est un CÉZANNE Bien sûr les peintres y sont pour quelque chose, un petit quelque chose long à conter.

  8. Hervey

    j’aime beaucoup cette idée que l’on ne peint pas la réalité mais l’espace qui contient cette réalité des objets.
    Cette remarque ne vient pas facilement mais elle est très importante.

    Certainement, imaginons pour mieux comprendre, un sujet photographié et découpé afin de le retirer de son environnement, la magie n’opère plus.

    1. Oui bien sûr, et puisque vous prenez l’exemple d’une photo vous devez certainement savoir que lorsqu’on fait des montages ou des détournements en image numérique, on prend un grand soin à faire en sorte que le collage soit réussi, c’est à dire s’intègre parfaitement dans l’image de fond comme si elle y était à la prise de vue. Pour ce faire il faut intervenir de différentes façons sur les deux images en question que l’on veut assembler. Pour avoir pratiquer ces techniques, je dois dire que l’on est plus dans une forme de tricherie spéciale en comparaison de ce que je veux dire par cette “remarque” sur la peinture.
      En peinture, le défi est plus grand et différant. Exprimer avec seulement un pinceau ses émotions est en effet un défi un peu bizarre, qui réclame un certain don d’observation comme le dit fort bien Pierre-Yves D, un apprentissage et une tension particulière dans le moment d’exécution , avoir “l’encre et le pinceau” comme disent les peintres chinois, “l’encre” étant l’aisance technique, “le pinceau” l’esprit de vie. Et cette notion de “donner vie à” est bien le défi essentiel de la peinture d’où cette notion de création. Et il y a des peintures dans lesquelles on sent passer le souffle de la vie. Personnellement ceux sont celles qui m’accrochent. J’aime les peintures d’Andrew Wyeth, il me donne à voir le temps qui passe.

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