L’actualité de la crise : IRRÉDUCTIBLE RISQUE SYSTÉMIQUE, par François Leclerc

Billet invité

Par quelles voies la crise se propage-t-elle ? À question simple, réponse compliquée, à l’image de ce qu’est devenue la finance. Les chemins du risque systémique sont imprévisibles et leur carte n’est pas établie. Transposée du domaine météorologique à celui de la finance, la métaphore du battement d’ailes du papillon qui déclenche à l’autre bout de la planète des événements imprévus est devenue triviale.

Chaque rebondissement de la crise apporte ainsi son lot de découvertes de nouveaux mécanismes, les derniers événements européens ne manquant pas d’en donner l’occasion. Ainsi, à peine l’analyse de l’exposition directe des banques américaines aux obligations souveraines européennes avait-elle permis de conclure qu’elle était très limitée (15 milliards de dollars, tout au plus), on apprenait qu’il en allait tout autrement pour les CDS. Les banques US auraient en effet assuré d’importantes quantités de la dette européenne – le chiffre de 250 milliards de dollars est avancé – et seraient à ce titre vulnérables.

Une toute autre menace est observée en Hongrie : la proche dégradation de sa note souveraine et la dévalorisation du forint qui s’en suivra augmenteront le coût de refinancement des banques. Leurs maisons-mères, les banques ouest-européennes dont elles sont devenues filiales, seront appelées à y faire face après avoir déjà beaucoup donné. Les banques autrichiennes, déjà fortement exposées à la dette italienne, pourraient en faire le plus les frais. L’approfondissement de la crise dans les pays d’Europe Centrale et de l’Est va continuer d’avoir de fortes répercussions sur les banques d’Europe de l’Ouest.

On vient également de voir comment les banques grecques, pour avoir généreusement contribué au financement de la dette de leur pays, avaient été prises à contre-pied par une décote qu’elles doivent être les premières à accepter. Et l’on se dit que les banques italiennes, dans la même situation, présentent la même vulnérabilité. Traditionnellement présentée comme un facteur de stabilité financière, une contribution importante de l’épargne nationale dans le financement de la dette se révèle être au contraire une menace supplémentaire, imposant à des États déjà endettés de soutenir leurs banques nationales afin qu’elles ne s’écroulent pas.

Tirés de l’actualité, ces exemples montrent un système financier à chaque fois vecteur de la propagation de la crise. C’est par lui que le malheur arrive !

L’enchevêtrement en son sein d’engagements réciproques complexes est tel qu’une des exigences formulées à l’égard des banques systémiques consiste à ce qu’elles rédigent un living will (littéralement : dispositions prises de leur vivant), au cas où les choses tourneraient mal pour elles, afin que les liquidateurs puissent plus facilement démêler leurs comptes et conclure la liquidation. Faute de l’utilisation de chambres de compensation par une grande partie des instruments sophistiqués de la finance, comment sinon y voir clair ?

C’est donc au cœur du système financier qu’il faut dévoiler ses mystères et rechercher ses faiblesses intrinsèques.

Jetons un coup d’œil sur le monde souterrain que la crise a projeté en pleine lumière. La complexité des produits dérivés y est telle que la description de chacun d’entre eux nécessite d’épais et incompréhensibles prospectus remplis de formules mathématiques. Ils pullulent dans le vaste monde du shadow banking au sein duquel des entités non réglementées – les hedge funds – sont domiciliées dans des territoires accueillants et font emprunter aux investisseurs les chemins qui mènent au paradis… fiscal. Censés gérer les risques en couvrant des sous-jacents, ils sont largement utilisés à des fins spéculatives et transfèrent le risque à la contrepartie, un nombre réduit d’acteurs qui dominent ce marché et concentrent donc les risques. Dévoyés de leur objectif initial, ils permettent des paris sur le risque et l’accroissent considérablement.

N’étant pas enregistrés dans des chambres de compensation et étant dénommés des OTC, acronyme de over-the-counter (hors bourse), les dérivés font l’objet de transactions de gré à gré dont il n’existe pas de trace centralisée. Il est estimé que 85 % des échanges sont dans ce cas. La révision de la directive européenne MIFID en cours, qui concerne les marchés financiers et a été à l’origine de leur déréglementation accrue afin de s’aligner sur les pratiques américaines, est l’occasion d’un véritable tour de passe-passe. Destinée à être adoptée par le Parlement européen, elle vise à instaurer des nouvelles plate-formes de négociation pour les dérivés. Appelées OTF (organized trading facilities), celles-ci coexisteront avec les plate-formes historiques et le diable aura toute latitude pour y exercer ses talents…

Un jour, Ben Bernanke, le président de la Fed, qui venait sans doute de mentalement contempler ce paysage, a reconnu que l’on ne savait pas comment combattre le danger systémique, et pour cause ! C’est la véritable raison pour laquelle les régulateurs du Comité de Bâle ont décidé, faute de mieux, d’augmenter l’épaisseur du matelas de protection des banques (leurs fonds propres) contre leurs propres pertes. Sans répondre à une question essentielle : comment protéger la finance formelle – soumise à une réglementation et en appui de l’activité économique – de nouvelles crises aiguës, quand la finance informelle a d’ores et déjà pris le pas sur la première, son volume ayant désormais largement dépassé celui du secteur (mal) régulé, sachant que les deux sont étroitement interconnectées ?

Les historiens s’interrogeront plus tard sur l’étonnante aptitude partagée par tous ceux qui ne veulent pas voir ce qui pourtant crève les yeux : pour combattre efficacement le risque systémique, il n’y a pas d’autre solution que d’interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix, c’est à dire l’utilisation des dérivés a d’autres fins que de couverture dûment constatée. Ce qui aurait pour effet la disparition de ce que Warren Buffet a appelé « les armes de destruction massives » de la finance, structurellement spéculatives et au pouvoir destructeur énorme. Dans la crise de la dette européenne en cours, on connaît – mais on ne maîtrise pas – l’enchaînement spéculatif qui provient du marché des CDS pour se propager au marché obligataire.

Le système financier est sa propre victime, c’est ce qui est le plus étonnant. Dans le monde globalisé, opaque et étroitement interconnecté qu’il a voulu, il ne parvient plus a retrouver son équilibre après l’avoir de lui-même perdu. Un peu à la manière des avions modernes de guerre qui tomberaient comme des pierres s’ils ne disposaient pas d’une assistance informatique sophistiquée les maintenant en vol. L’utilisation des mathématiques de haut niveau pour concevoir les produits financiers structurés n’avait pas d’ailleurs d’autres intentions que d’accroître les performances en diminuant les risques… C’est raté !

Il est fait grand cas du risque systémique, sans doute parce qu’il reste par nature mystérieux et indéchiffrable, justifiant l’idée que l’on ne peut décidément rien faire sinon l’amortir. Expression même de ce que le système financier est devenu, son existence rend illusoire toutes les demi-mesures prises du bout des lèvres et appelle des ruptures radicales dans son fonctionnement et sa structuration. Mais le déni étant la seconde nature de ses acteurs, la première étant la cupidité, il ne faudra pas s’étonner si la crise reste irrésolue.

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176 réflexions sur « L’actualité de la crise : IRRÉDUCTIBLE RISQUE SYSTÉMIQUE, par François Leclerc »

    1. @ Zeno
      Je ne vais pas critiquer cet article du « Monde ».
      j’ai choisi 4 passages et je me suis amusé à lire  » France  » là où il y avait Grèce :
      1/ « Le sentiment d’injustice, fondé sur l’immunité de la classe politique et de sa clientèle privilégiée, renforcé par une magistrature paresseuse, souvent corrompue et perdue dans le labyrinthe d’une production inflationniste de lois et de décrets, menace le contrat social déjà miné par l’appauvrissement violent de la classe moyenne. »
      2/ « Il est vrai qu’une grande partie de la société grecque(française) se sent humiliée par la cacophonie de sa classe politique, par la bravoure mesquine de ses chantres qui ont depuis longtemps perdu tout sens du ridicule »
      3/ « L’implosion n’est pas loin. La société est à bout de souffle. Ses dirigeants lui demandent de faire des efforts pour pouvoir payer les dettes du pays tout en oubliant qu’une entreprise qui ne fonctionne que pour payer ses dettes est une entreprise qui a déjà fait faillite. Mais à la différence des entreprises, les sociétés humaines ne peuvent pas déposer le bilan.
      4/ « Elle (la classe politique) n’a cessé de ménager sa clientèle en lui assurant que la perspective européenne pour la société grecque(française) était une affaire traitée par des gens sérieux lors des sommets, à Maastricht, à Lisbonne ou ailleurs  »
      JE ME MARRE !

      1. merci Charles, tout est dit et une chose est sûre, c’est que si conflit il y a, il ne sera qu’à travers les élus européens.
        Les citoyens eux, sont la main dans la main :

        Alors, quoi ? Sommes-nous condamnés éternellement à la défensive sans qu’il n’y ait jamais espoir de passer à la contre-attaque et vaincre ?
        L’élaboration de la réponse doit être notre affaire à tous.
        Mais, en dernière analyse une chose est sûre : tout dépendra de la capacité de toutes ces résistances populaires (en Grèce et en Espagne, en Italie et au Portugal, en Irlande et en France, en Pologne et en Allemagne et partout ailleurs) de se coordonner et de se battre pour le projet commun d’une Europe démocratique des peuples qui aura des priorités diamétralement opposés a celles de l’Europe actuelle des banquiers, des spéculateurs et des capitalistes.

        Allons donc, camarades. Mettons-nous tous ensembles au travail…

        Yorgos Mitralias, membre fondateur de la Campagne Grecque pour l’Audit de la Dette (www.elegr.gr) et du Comité contre la Dette–CADTM grec (www.contra-xreos.gr).

    1. Et bientôt, l’Allemand prendra sa voiture pour aller travailler, tandis que le Grec, l’Italien et le Français prendront l’avion … Pour aller travailler à 6000 kms de là !!

  1. Tiens, une pensée qui passe par là. Si les prestations sociales sont désormais calées sur la croissance, en cas de récession, elles diminuent, non?

    Et l’inflation, dans le même temps, va pouvoir grimper, non?

  2. C’est formidable ce blog !
    Des internautes de tous les pays nous donnent des nouvelles de chez eux.
    Alors que chaque région du monde se recroqueville pour mieux garder ses pépètes, voilà que les « vrais gens » communiquent.
    Vous allez voir que ce sont eux qui vont faire la mondialisation, la VRAIE celle qui leur appartient.
    Continuez, vous ne savez pas à quel point c’est enrichissant et merci beaucoup.

      1. Merci, Edith.

        Oui, c’est un char à voile. Il suffit d’avoir une photo assez petite, et d’aller sur http://www.gravatar.com pour avoir sa petite image personnalisée (par rapport à ton adresse mail, que tu as donnée lors de ton inscription sur le blog de Paul).

  3. Je ne sais pas avec quels moyens et temps vous arrivez à effectuer des synthèses de cette pertinence, mais en tous cas chapeau.
    Je vais diffuser, mais à un cercle restreint dans lequel j’espère que certains se donneront la peine de lire, d’assimiler et de cogiter. Cela vaut son pesant d’or. Encore et encore, merci.

  4. @François

    pourquoi le fait d’avoir assuré d’importantes quantités de la dette européenne (à hauteur de 250 milliards) fragilise-t-il les banques américaines ? Cela ne rapporte-t-il pas plutôt de l’argent à la personne/entité qui y souscrit en cas de défaut de paiement ?

    1. @ JT 21:42

      Dans l’hypothèse ( de plus en plus probable ) où la plupart des états de la zone-Euro sont reconnus devoir  » faire défaut  » ( = dès le moment où leurs taux de refinancement sur les marchés dépasse de loin leur possibilité de taux de croissance prévisible sur une certaine période assez longue , taux de croissance minimal leur permettant de réaliser des budgets avec des « bonis » suffisants pour assurer le remboursement des [capital emprunté dans le passé+intérêts] arrivant à échéance)………..alors……..si les amerloques ont VRAIMENT assuré le risque de défaut de ces européens (pour rappel…dans le système actuel CDS non réglementé , ils se sont contentés d’encaisser les primes , se les sont répartis sous forme de dividendes et de bonus indécents aux dirigeants + actionnaires , SANS AVOIR MIS DE COTES LES RESERVES NECESSAIRES POUR PROVISIONNER CE RISQUE DE DEFAUT…qui va donc survenir....)…………..alors ils sont devant une forte probabilité de décaissement impossible….et donc eux-mêmes ….et leurs éventuels réassureurs (=probablement diverses banques américaines , qui , elles non plus , n’ont probablement guère provisionné….etc…etc…etc.. ….) font partie de la chaîne de dominos qui seraient amenés à s’écrouler les uns après les autres…………Un autre bing-bang quoi!!!!!!……….Suffit de patienter….

  5. La dette publique japonaise est détenue par les épargnants japonais et donc le gouvernement japonais s’en tire mieux puisqu’il n’est pas dans les griffes des marchés financiers.
    Pour les autres la monétisation de la dette est un moyen de s’en sortir pour se passer de la tyrannie des marchés financiers.

  6. Tous résignés ??

    Nous vivons dans un monde de mots
    Ne nous laissons pas avoir par les mots..
    Le mot peur n’est pas la peur
    Le mot crise n’est pas la crise

    1. @ Xian,

      Bonjour,

      Slash The Godfather Theme Cover
      http://www.youtube.com/watch?v=JUYzQMlgSEM&feature=fvwp&NR=1

      Woman White Drapes Profile

      L’European Recovery Plan, still in Paris ?

      Le zéromillion est ouvert, pandore envolée,
      Plus que quelques balles, à numéroter
      Faire des croix, passer le temps, compter
      Encore se taire en somme, sans intérêt
      Un abjectif à l’homme, allons allez à l’or ah…lors
      D’huile, d’essence et de feu liquide, liquide arrêt
      De subjectif à l’or, alors allez allons rêver dehors
      Plus froid, plus fort, plus drôle de riens, drôles
      De peurs, habillées en certitudes faites pour
      Tenir, et tenir encore, jusqu’à l’amor, l’amour
      Sang youniforme, le jour supporte chaque goutte
      De nos noms à la rosée versée, suspendue
      Aux feuilles de Loi, ployée d’effet fagot vers la lumière
      Détonne le vol des faux-bourdons aux fleurs écloses

      Le péta dollar ? Kours des montagnes russes ? Or-well ou rien; hein ?

      Nous ne méritons pas nos jeunes, faut croire..le trésor des peuples, son testament vivant !

      Bernard Lavilliers – Causes perdues (avec le Spanish Harlem Orchestra à New York)
      http://www.youtube.com/watch?v=GiUkWBEfxDM

      Ben L’Oncle Soul – Seven Nation Army
      http://www.youtube.com/watch?v=WDwIly7Y8l4

      Sur le journal dans le clip de tonton Ben les titres sont « marrants », si c’est le poulpe son réalisateur ça promet…

  7. l’étonnante aptitude partagée par tous ceux qui ne veulent pas voir ce qui pourtant crève les yeux : pour combattre efficacement le risque systémique, il n’y a pas d’autre solution que d’interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix,

    Un titre de billet pas encore tenté mais tentant avec Jorion dans le rôle du marshal ?

      1. Dans mon souvenir de Carl Schmidt, Warlock est parent de ce qu’il dit sur la fonction du dictateur dans les meilleures périodes romaines. Un type sauve Rome du désastre puis ensuite remet gentillement le pouvoir aux républicains. C’est tout de même conservateur…comme pratique. Les dictatures, c’est comme les républiques et les démocraties, on peut faire son marché. Jorion veut revenir avant 1885, au niveau des interdictions de paris. Reste que je suis pas allé voir, mais je soupçonne qu’en pratique c’était comme les 60 % d’imposition sur le revenu aux states en 1944, c’était dans les textes, mais on s’arrangeait avant pour y échapper.
        En pointillés, je vous ai répondu . Mais comme je quitte demain jusqu’au 26 novembre, l’échange restera décalé !

        1. Profitez de vos vacances pour lire Le capitalisme à l’agonie (2011), et vous apprendrez ce que Napoléon pensait de la vente à découvert, ou ce qui se passait à « la coulisse ». Cela vous empêchera de devoir spéculer (intellectuellement bien sûr !)

      2. Bien Vu P. Jorion, j’ai déjà les autres annotés et pas terminés…d’où le report pour l’achat de l’agonie…Promis, s’il est à l’aéroport, j’embarque en plus du « routard ».

      3. @Rosebud1871, 13 novembre 2011 à 15 h 23
        J’ai répondu à votre réponse, en citant un bouquin récent qui n’est sans doute pas en vente dans les aéroports, mais d’un prix similaire.

      4. Une fois sur deux, quand on va dans un aéroport, c’est pour changer d’aéroport.
        Sans parler des correspondances. 🙂

  8. @ Edith et tout ces blogueurs de bonnes volonté: J’espère que tout vos « bons sentiments » et idées révolutionnaires ne vont pas finir comme mai 68 et les hipies de Woodstock; c’est à dire, au mieux, par quelques comédies musicales (Hair, Starmania ou autres) Quand on voit ce qui reste des idées d’ouverture et de liberté contestatrice de cette époque…
    Bref: j’espère que le système ne va pas arriver a enterrer tout çà (après le +/- grand crack)

    1. Le contexte est très différent. La contestation des années 60 et le flower power s’inscrivaient dans une situation économique sans nuages ou presque tout au moins coté pays développés. Le système présentait quelque faiblesses mais le capitalisme avait encore beaucoup de marchés à conquérir, l’énergie était peu chère et l’existence d’un ennemi — l’URSS — de l’autre coté du rideau de fer interdisait une prédation obscène qui aurait rompu le partage du pouvoir entre les différentes classes se partageant les fruits d’une croissance vigoureuse, enfin l’avenir semblait pouvoir être la poursuite linéaire et sans fin du présent moyennant quelques avancées technologiques. Ce temps est terminé, le système capitalisme a mangé son pain blanc, et il lui faut maintenant, faute de se remettre radicalement en cause, mettre les peuples au régime du pain sec et de l’eau, rompant l’équilibre du relatif partage du pouvoir et des richesses qui permettait justement la croissance. Autant dire qu’il s’effondre sous le poids de ses propres contradictions.

      Aussi, le moment n’a-t-il jamais été aussi propice pour une bifurcation vers un autre modèle de société, et osons le dire de civilisation. Ce que vous nommez bons sentiments vu sous cet angle ne sont en réalité des sentiments profonds, de ceux qui accompagnent, stimulent une transformation vitale parce que ce qui est impliqué par cette transformation est rien moins que la dislocation du cadre intellectuel, institutionnel sur lequel a prospéré le capitalisme pendant des décennies, et même plusieurs siècles si l’on remonte à l’origine du capitalisme.

    2. Je vous trouve gonflé de prétendre que la contre-culture des années 60/70 n’a généré
      que de mièvres comédies musicales.

  9. Tirés de l’actualité, ces exemples montrent un système financier à chaque fois vecteur de la propagation de la crise. C’est par lui que le malheur arrive !

    Rien de plus normal puisque la confiance dans la monnaie repose sur ce dernier qui a pris ses maîtres étalons sur la confiance, donc c’est comme on dit un cercle vicieux !

  10. @ sergio : 00h 46 :

    votre analyse « lapidaire » de la période 60/70 est un peu courte..
    Vous avez raison d’appuyer sur l’aspect culturel des choses , car effectivement nous sommes passés à ce moment là (1968) à une autre culture..(du moins un faisceau de paradigmes fort différents)
    On peut y lire les premisses de ce qui se traduit maintenant par des symptômes économiques , puis politiques.
    Les réarrangements necessaires pour organiser une société définitivement mondialisée sont très complexes à (se) mettre en place.. cela prendra du temps et sera « douloureux » , les résistances étant nombreuses.
    Personnellement , j’aurais souhaité que les conséquences de cette révolution culturelle se mettent en place dés le début des années 70…
    Mais la resistance des « conservateurs » de tout poil s’est rapidement organisée , illustrée notamment avec la déréglementation financière..
    Tout s’est donc bloqué depuis ce temps , et il était possible dès ce moment là d’annoncer la crise actuelle.
    l’annoncer après les premières crises dans les années 90 , voire plus tard est vraiment prendre le « train en marche »
    Tout est-il que tout le « boulot » reste à faire , et qu’il s’agit de tirer les bonnes « ficelles » sauf à déclencher des catastrophes.
    Donc , en premier , faire un état des lieux planétaire de ce que les peuples conçoivent de l’altérité (l’économie : comment partager avec l’autre sans remettre en question son identité)
    S’attaquer d’abord aux considérations liées à la circulation des valeurs (la monnaie….) est un contre-sens , si personne n’est d’accord sur ce qu’il peut y avoir de commun quand à la valeur des choses (ce qui est avant tout un caractère culturel)
    Il conviendra donc de ne pas dénier les aspects les plus évidents de la psychologie humaine , chose qui sur la plupart des blogs consacrés à ce problème (comme ici , par exemple) est savamment « mis sous un mouchoir pudique »…
    Gare au retour du refoulé…..

    cordialement à Tous

  11. N’oublions pas que les marchés, ce sont en fait les épargnants que nous sommes tous plus ou moins. Dire que la crise de la dette est due aux marchés est une ineptie. Les marchés n’ont jamais imposé aux états de s’endetter; ces derniers l’ont fait par lâcheté.

  12. A force de lire et de relire je me dis
     » que ça pète donc rapidement et qu’on en finisse avec cette affaire qui nous empoisonne et nous empèche de vivre depuis que nous avons mis le nez dedans .
    La seule chose à faire c’est réflechir comment s’organiser pour survivre aàcet Effondrement inéluctable qu’on nous prédit et ça nous occupera encore plus .
    Reste t il ebcore du temps pour ça , combien ? seul  » Dieu  » ou le Pdg de Golman qui le Satche sans doute .

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