L’actualité de la crise : ILS JOUENT LEUR VA-TOUT, par François Leclerc

Billet invité

Il y a comme un côté jouer son va-tout dans la semaine qui s’ouvre. En raison de la multiplicité des rencontres et des réunions qui une nouvelle fois s’annoncent, comme de la détermination dont tente de faire preuve Mario Monti afin d’éviter que l’Italie ne succombe à son tour sous les attaques des marchés, finissant par tout faire chanceler.

Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor américain, engage mardi à Berlin une tournée européenne sans précédent, après qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy auront tenté la veille lundi d’aplanir leurs divergences à Paris, suite à des conciliabules séparés avec David Cameron en fin de semaine dernière. Une réunion des gouverneurs de la BCE se tiendra jeudi à Francfort, et le même jour les dirigeants du Parti Populaire Européen au pouvoir – Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Mariano Rajoy et Donald Tusk (Pologne) – se retrouveront à Marseille, avant que ne s’engage le lendemain le nouveau sommet européen à Bruxelles. C’est un ballet proprement étourdissant, aux résultats risquant de l’être moins.

Cet activisme tous azimuts ne rend pas bien compte de l’évolution du cadre dans lequel la crise européenne se poursuit. Car le système bancaire européen est à son tour durement atteint par la désaffection des investisseurs (au rang desquels ils se trouvent), le désendettement des banques prenant un fort mauvais aspect, après celui des Etats.

Devant faire face à un double crise de liquidité et de solvabilité, les banques rencontrent de grandes difficultés à refinancer leurs opérations à des taux abordables, quand elles le peuvent, le marché interbancaire ne répondant plus à leurs besoins. Elles peinent aussi a renforcer leurs fonds propres, comme déjà évoqué. Ce qui les conduit, faute de mieux, à réduire la taille de leur bilan afin d’améliorer leurs ratios, et les conduit à finalement réduire leurs opérations de crédit. Incitant les dirigeants européens à s’investir sur ce nouveau front qui vient de s’ouvrir en grand.

En effet, le robinet du crédit se ferme progressivement, en dépit des démentis des banques, atteignant en priorité les petites et moyennes entreprises, mais pas uniquement, menaçant de déborder sur l’Europe de l’Est et Centrale, dont les banques sont filiales des établissements occidentaux. Mervyn King, le gouverneur de la Bank of England, s’est déjà publiquement inquiété du risque de credit crunch, qui n’est pas réservé au Royaume Uni. S’il se confirmait en s’accentuant, un plongeon immédiat dans une récession déjà bien proche serait inévitable.

Ceci explique la vitesse avec laquelle des mesures ont été prises afin de soulager les banques, en attendant celles que la BCE devrait annoncer cette semaine, probablement une offre de crédit illimité à un an ou plus, à taux fixe. Sans attendre, cinq banques centrales – la Fed, la BCE, celles du Canada, du Royaume-Uni et de la Suisse – ont annoncé mercredi dernier avoir pris des dispositions afin de permettre aux banques d’accéder à des fonds. On espérait un coup de bazooka en faveur des Etats, il a été tiré en faveur des banques ! La BCE a clairement signifié qu’elle était le prêteur en dernier ressort, mais des seules banques.

Voilà pour la crise de liquidité, car pour celle de solvabilité, les choses sont plus compliquées. Afin de ne pas devoir entrer au capital des banques – comme l’Allemagne vient de se dire prête à le faire pour Commerzbank, la deuxième banque du pays – les États font pression sur les autorités régulatrices pour soulager les obligations de renforcement de leurs fonds propres et de liquidité qui pèsent sur elles. Il est dont actuellement procédé à l’envers, non pas en renforçant les banques, mais en assouplissant la réglementation qui les régit…

L’Autorité européenne des banques (EBA) a ainsi sursis à la publication de son nouveau chiffrage de renforcement, annoncé à la hausse ; le Comité de Bâle n’a toujours pas conclu de son côté ses travaux sur les normes de liquidité. Tous les espoirs sont donc permis pour les banques…

Pour les États, les choses ne se présentent pas de la même manière, on ne s’en étonnera pas. Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, a prononcé une allocution au contenu très remarqué. Proposant sous la forme d’un marchandage – d’aucuns diraient sous celle d’un chantage – d’étudier de nouvelles interventions de la BCE, si les États s’achetaient toutefois une nouvelle conduite. L’adoption d’un nouveau pacte budgétaire pourrait ouvrir la voie à d’autres actions de la BCE, a-t-il dit, en ajoutant : « c’est l’ordre qui compte ». La BCE vient donc à la rescousse – non pas en intervenant et en achetant massivement de la dette souveraine, comme de nombreuses voix se sont élevées pour le réclamer – mais en renforçant le camp de ceux qui font de la révision des Traités européens, et de l’adoption d’une discipline fiscale et budgétaire sans concessions, un préalable inconditionnel à toute intervention.

La semaine va donc être marquée par la recherche d’un compromis à ce propos, portant à la fois sur le périmètre de l’accord futur – Union européenne ou zone euro – et sur les mesures disciplinaires en question, les deux étant liés. Pour parler clair, le gouvernement français cherche à se donner des marges de manœuvre ultérieures, tandis que les Allemands tentent de fermer les portes les permettant. Jouant sa partition, la BCE agite par derrière la carotte et le bâton, tandis que le montage impliquant un FMI financé par la BCE semble avoir fait pour l’instant long feu, comme d’autres qui l’ont précédé, en dépit des appels du pied réitérés du premier.

On s’achemine vers un compromis politique sous les auspices d’une « union budgétaire », une prolongation éventuelle du sommet ayant déjà été annoncée, si elle se révélait nécessaire. Mais quelle en sera la contrepartie, car il est fort peu vraisemblable que la seule annonce d’un accord politique endigue les exigences des marchés ? Si cela devait être de nouveaux achats plus ou moins chichement comptés de la dette souveraine par la BCE, quand les situations deviennent trop tendues, la même vaine stratégie serait poursuivie : privilégier la réduction de la dette en additionnant les mesures d’austérité – comme Mario Monti vient de l’annoncer en Italie – en se contentant de contenir à un niveau restant très élevée les taux obligataires.

La semaine qui s’ouvre s’achèvera alors dans l’illusion : celle qu’il est possible d’éviter ainsi de nouveaux incidents concernant l’Espagne et l’Italie. Mais cela sera au prix de mesures de rigueurs toujours plus renforcées, cœur d’une stratégie qui se précise en se généralisant à toute l’Europe, dont l’application est destinée à durer de nombreuses années dans l’esprit de ceux qui la préconisent. Nous entrerons alors de propos délibéré dans une nouvelle période, ceux qui ont failli prétendant encore dicter leurs conditions. Mais la conjugaison de la crise des désendettements public et privé se sera entre temps renforcée… Qualifier de perdition la crise n’était pas hors de propos.

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154 réflexions sur « L’actualité de la crise : ILS JOUENT LEUR VA-TOUT, par François Leclerc »

  1. Votre optimisme devient inquiétant françois.

    Conflit bancaire plus coûteux financièrement et, au détail, socialement, pour la partition cosmique des intérêts malins, que la seconde guerre mondiale. Un truc pas contable.

    Royaume de dieu : comme si que les paradis réunis nous la mettait profond, mais un tout petit peu alors.

    Politique : des bals flamboyants, et des lendemains qui taisent ta gueule.

    Armées, silence, on tourne, et pas touche au paradis des paradins.

    Pas touche au peuple, il est assez grand pour s’étriper tout seul.

    Désirer remporter une victoire électorale devient étonnant, non ?

    La République et la démocratie ressemblent à un enfer fiscal et social, vives les amandes amères et les mandats durs ?

    Vive le pognon, le flouze, tout ça..N-oubliez pas de stigmatiser les gens, leurs différences, leur pauvreté d’incapables, surtout, hein ? Mais avec une mine désolée, contrite et ferme..

    L’affliction dépasse tout.

    Belle nuit.

      1. L’action sécurité affichait pour objectif « la défense de l’ordre public contre les malotrus ». Ses effets sont encore visibles aujourd’hui. Mais c’est surtout par l’interdiction de la mendicité que beaucoup de villes espèrent se débarrasser des indésirables.

        Ce que les mots veulent dire :
        de l’utilité de chercher le sens premier …belle politique que celle qui “chasse les malheureux”, en omettant l’origine de ce malheur, càd, la crise financière provoquée par les neolib-neocon, ne permettant pas à un travailleur pauvre d’avoir un toit, et ce par le fait d’une spéculation meurtrière sur les logements.

        malotru:

        d’abord malostruz (1175) est une altération peu claire de malastru …ce dernier est issu d’un latin populaire male astrucus, proprement “né sous une mauvaise étoile” …
        Malotru est apparu avec son sens étymologique, “né sous une mauvaise étoile”, d’où “malheureux”…(1534)…
        En français moderne, le mot évoque une impolitesse grossière.
        / Dictionnaire historique de la langue française.

        petit exemple d’abus, et encore là, c’est neuf ! =)
        http://www.politis.fr/Le-p-tit-coin,16245.html

        à mon avis, le “malotru” – sens moderne – est le spéculateur qui ose louer et à ce prix ce genre de placard [ = cellule d’une prison ] =) tiens si c’était le spéculateur qu’on mettait en cellule ! ce serait un brin plus juste, non ?

    1. Jn 18:36- Jésus répondit : ” Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. ”

      Jn 18:37- Pilate lui dit : ” Donc tu es roi ? ” Jésus répondit : ” Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. ”

      JC était un réaliste.

  2. Toute cette agitation depuis quelques semaines, et aucune solution d’avenir.
    Il ne sera peut-etre pas inutile de stocker quelques billets chez soi, on ne sait jamais.
    Et peut-etre meme d’en stocker beaucoup, d’après l’idée de Cantona il y a un an.

    1. Stocker des billets ne sers à rien si le système s’écroule, sauf si vous avez besoin de PQ. Investissez plutôt dans les boites de conserves et un bout de terre pour cultiver :p

      1. Le système ne craquera pas d’un coup sec mais petit à petit, ce qui serait vraiment gênant c’est le blocage des distributeurs de billets et terminaux de payement par carte cause fermeture/faillite des banques. Meme si l’Etat se porte garant, il faudra sans doute des semaines pour avoir accès à son compte courant.

  3. C’est juste moi qui ai loupé des étapes, ou bien les médias se font discrets sur le sujet actuellement ? Ils sont peut-être tellement dépassés par les événements et la complexité des enjeux et des marchandages en cours qu’il est sûrement plus facile pour eux de traiter du people (genre DSK et Miss France) et de l’approche des fêtes de Noël…

  4. Le comportement de la BCE semble incroyable.
    La BCE cherche-t-elle à s’auto-détruire?
    Elle veut faire chanter les Etats? Mais quelle est sa position de force?
    On a vu le hale-bas de combat après la simple hypothèse d’un réfèrendum en Grèce!
    Si l’Italie fait défaut, il n’ y a plus de BCE. Les allemands sortiront de la zone euro, et la BCE avec l’euro s’écroulera. La France portera toute seule la dette des autres pays? Va-t-elle imposer l’austérité généralisée?
    Tout ceci semble démentiel. Surtout si on analyse qu’avec l’austérité l’Europe va entrrer en recession de manière certaine.
    J’écoutais les économistes sur France Culture: Nous allons entrer dans une ère d’austérité disent-ils pour longtemps…Il faut devenir raisonnable, nous reformer. Ha?
    Ho, pour pas bien longtemps! Car il n’y aura pas de croissance en Europe, et meme une dépression carabinée! Ce ne sera pas de l’austérité mais de la dèche subie!
    Mais qui peut encore croire le pantin de la BCE?
    Surtout que par derrière, les banques sont au bord de la ruine, ou déja en faillite technique de puis 2008.
    Tout ces gens croient-ils que la récession est juste due à la dette des états?
    Que la crise européenne vient des Etats, nommés “PIIGs” sans parler de la France qui n’aurait pas fait les réformes “structurelles” nécessaires?
    Ha, mais les néolibéraux l’avaient bien dit que nous aurions des problèmes!
    Mais ils ne voient pas ces australopithèques, que toute la planète est dans la crise, meme la Chine qui voit son activité diminuer de plus en plus? (Il suffit de voir le FXI)
    Mais le problème n’est pas à la surface des choses, c’est de savoir ce qu’ils veulent, en fait, pour de bon, autres de ces agitations et menaces vaines.
    probablement rester en place et garder le pouvoir par tous les moyens. Il faut meiux perdre 50% de son patrimoine, mais rester le chef….Pour continuer à tondre les moutons, c’est préférable.

  5. Quand j’étais petit, je rêvais de connaitre le trajet d’une pièce de monnaie au cours de sa vie.
    Restait-elle dans la région ? Passait-elle les frontières, les continents ? Restait-elle dans une tirelire ou dans une poche ? Maintenant que je suis grand, mon rêve c’est de lire un beau matin de la plume de François Leclerc : “Ca y est, cette fois c’est bien fini !” … C’est dingue comme on change, économiquement, en vieillissant.

    1. Tu risquerait d’etre surpris de la réponse .
      Au bac , j’ai eu comme question le temps que met un electron pour aller d ‘un interrupteur a la lampe située a 5m …….réponse : plusieurs heures (de mémoire)

      1. @ Kercoz
        J’aimerais que vous fassiez une lecture critique prigoginienne de ces deux articles de Jean Petitot:
        “Vers des lumières hayekiennes”, “Auto-organisation, criticité et temporalité”, disponibles en pdf sur le net. Les conclusions auxquelles il arrive ne me plaisent pas et me semblent même délirantes. J’ai bien entendu fait une lecture thomienne. Petitot et Thom ont été très proches intellectuellement. Mais je ne “sens” pas Thom arriver à ce genre de conclusion. Je crois que ces intellectuels font correctement leur boulot: ils raisonnent et ils raisonnent juste, là n’est pas la question. Je pense qu’ils ont en fait deux visions diamétralement opposées du monde!

        Je pense que cela vous plaira: il y est question de darwinisme, de complexité et d’auto-organisation.

        Je pense que c’est important. Pour favoriser l’émergence d’un monde nouveau, il faut tenter de convaincre les tenants de l’ancien qu’ils sont dans l’erreur. Je pense qu’il est hors de question de convaincre des “boeufs” comme les clônes de Thatcher et de Reagan qui sont actuellement aux manettes (cf; les récentes déclarations du ministre finlandais des affaires européennes Alex Stubb). Des gens comme Petitot raisonnent. Ils sont donc raisonnables.
        Pour tenter de les convaincre il faut des arguments…

      2. @Basic Rabbit :
        Ma réponse n’est pas passée .
        Je vous remercie des infos , je vais y aller fouiner …J’ai fais une recherche PETITOT /Chaos sur GG et il y a pas mal de liens notamment :
        http://www.crea.polytechnique.fr/JeanPetitot/ArticlesPDF/Petitot_GenreHumain.pdf
        Ou il ressort des termes de Prigogine comme “loin de l’equilibre” ou attracteurs etc ..Mais ces gus ce sont de grosses tetes et ça sort un peu de mon “domaine de compétence” et de ma patience …
        J’essaierai de voir son approche globale …mais en fait il faut que les gens , s’ils nous lisent sachent que ces concepts sont d’un abord tres facile et que ce que font ces gus au niveau recherche n’est pas nécessaire pour en comprendre et tirer des outils et des modes de pensée , voire de philosophie …Je connais tres peu ces gens …de ce que je vois R. Thom s’est pas mal penché sur les biffurcations . C’est le cas meme ou le niveau de connaissance en math de la démo ne dépasse pas le bac et que cette démo démontre ET l’irréversibilité du temps (la flèche du temps) ET que le déterminisme n’est pas complet.

      3. Salut .
        Il semble que mes tentatives de réponses aient été buggées ou censurées ..(Hayek fait peur !)
        Je suis tout a fait exogène et peu culturé ds ces domaines …Je suis allé voir les liens PETITOT/Chaos sur GG , et il y en a des tas . Il semble que René Thom ait poursuivit la perspective de Prigogine sur les machins” loin de l’equilibre” ..
        Le Petitot me semble qd meme pas mal mouillé sur le Libéralisme , soit par manque de culture mathématique ou lien sce dure sce molles , soit par idéologie ..faudrait creuser plus loin .
        Pareil pour Hayek : est ce lui ou sont ce les hayékiens qui manipulent les concepts ?
        Une chose est sure , Petitot cite la “main invisible” comme plus ou moins démontrée par la complexité/chaos …ce qui est une conte-vérité .
        Si on veut ne pas dé_naturer l’espece humaine de son biotope et ainsi conserver la stabilité des structures Chaotiques , il serait primordial de limiter le nombre des individus a une valeur qui rendent le nombre des interactions supportables par le groupe .
        Ce modèle impose une structure parcellisée sinon fractale ….
        Utiliser de la rationalité (par l’usage de spécialisations, et extension du nombre d’individus) …puis décider que la gestion de l’économie du groupe serait laissée au bon vouloir de la complexité ou main invisible …c’est de l’arnaque !
        Il semble que mathématiquement celà ne fonctionne pas .
        Comme argumentaire , il y a le fait que l’un des intrant qui gère les interelations soit l’affect (d’ou le nombre limité) … L’affect est un intrant structurant INDISPENSABLE en tant qu’inhibiteur de l’agressivité naturelle … passer outre cet affect et donc le nombre réduit du groupe c’ est vouloir écraser l’individu autrement que par les rites et la serotenone … Ca n’est possible qu’en réduisant l’individu a un zombie , et meme , a ce prix , les vertus du Chaos (stabilité , chaos …) ne seront pas au bout du process …
        Je ne suis pas assez matheux , mais il semble que de fausser “au début” , la structure des groupes , repousse au “calanques chinoises” le “temps caracteristique” du système et vers l’infini l’attracteur …s’il y en a un .
        Il faudrait un cador en math pour voir si Petitot ne manipule pas un concept pour servir la cause libérale … ou s’il est lui meme manipulé .
        Il est vrai que la majorité des etududiants formés ds les math le sont sur le Chaos et partent comme trader

      4. @ Kercoz
        Merci.

        Aux autres lecteurs de ce blog: j’élargis mon appel pour les raisons indiquées ci-dessus.

      5. J’encourage vivement les lecteurs de ce blog à lire les trois articles de Petitot ci-dessus.
        Pour voir ce que le 1% a dans ses cartons!
        Mon sentiment est que Petitot en est, pour la physique des formes, au point où en était Laplace pour la physique des forces. On sait comment le rêve laplacien a fini.
        Mais ce n’est pas un argument.

      6. @Basic:
        Jevais essayer d’imager mon point de vue :
        Chacun connait ces magnifiques images colorées de FRACTALES -attracteurs de type hypoccampe qui nous ont attirrée pour de mauvaises mes belles raisons vers le concept de la th.du Chaos .
        Elles montrent superbement le concept de l’invariant d’échelle ou “fractale”.
        Qd on zoom sur une volute du bord , on obtient une image ressemblant a l’originale .
        Imaginons comme PETITOT que cette modélisation puisse fonctionner avec des limites “lissées ou dentelées , ou carrées qd on zoom ?
        On “sent” bien qu’il est inutile de démontrer que le concept perd toute ses qualités , y compris stabilité , et ne pourait meme pas exister .

      7. @ Kercoz
        J’ai appris (de Petitot d’ailleurs, via l’Encyclopedia Universalis version papier des années 80, article “formes”) que des phénomènes d’ invariance d’échelle, fractales donc, apparaissaient juste avant les changements de phase.
        Je me demande si notre société n’en et pas là: elle se répète “TINA,TINA, TINA” à toutes les échelles. Les psychanalystes ont sûrement des idées sur la question!
        En théorie des ensembles il y a des hypothèses d’invariance d’échelle (existence d’injections élémentaires), hypothèses hautement spéculatives à cause du 2ème théorème d’incomplétude de Gödel, qui permettent de dénouer des problèmes de la vie de tous les jours (ou presque). C’est pour mettre une petite touche optimiste… J’en touche quelques mots dans la file “Utopie réaliste”.

      8. @Basic Rabbit:
        Je crois qu’il faut évacuer tout discourt basé sur un concept évolutif , ou transitionnel sur le modèle sociétal (ds le genre , notre espèce évolue ..) Ces modifications , comme de faire passer du rite civiliationnel ds le génétique ne se peut faire a des échelles historiques .
        Il faut , me semble t il réfléchir sur un individu et des groupes aux comportemental fixé et stabilisé . Je parle bien sur comme modélisation théorique de référence .
        Apres ce modèle peut etre soumis a des torsions et contorsions imposées par des tentatives d’évolution du système .
        L’étape suivante serait d’ adhérer aux concepts “ORGANICISTES” : émergence d’une entité autonome: le stade société version 2 , qui aurait ses propres buts et besoins ..divergents (et dix verges c’est énorme!) des interets des individus .
        Sur ce concept on remarque que les cellules non encore differenciées sont éternelles et “libres” , caractères qu’elles perdent lorsqu’elles sont réquisitionnées pour former un etre “complexe” .
        L’analogie est frappante et effrayante .

      9. @ Kercoz
        Je suis assez d’accord avec vous: il faut définir cad délimiter ce dont on parle avant de le faire évoluer. Problème que le darwinisme évite soigneusement. Il faut définir l’être. Je ne vois pas mieux que la définition aporétique de Spinoza, stato-dynamique: “Tout être doit persister dans son être”. Mes connaissances en sociologie sont nulles. Je me laisse guider par l’analogie de Spencer entre corps humain et corps social. Le problème est que mes connaissances en biologie sont également nulles. Par contre j’adhere a la théorie thomienne de l’analogie. J’essaye de faire avec.

      10. @ Kercoz
        Je termine.
        Toujours dans l’optique de Spencer il est indéniable que le corps humain est organisé, qu’il y a des parties reliées entre elles mais disposant chacune d’une certaine autonomie (la main droite peut ignorer ce que fait la main gauche). Il me semble que c’est comme ça que se sont organisées (toutes?) les sociétés humaines.
        En ce qui concerne la différenciation cellulaire je ne sais pas s’il y a pression sélective (du genre: il y a des cellules plus aptes à) ou non (auquel cas certaines cellules totipotentes sont choisies au hasard et informées plus tard de leur spécialisation).
        En ce qui concerne les sociétés humaines, je vois un mixte des deux. J’ai été enseignant: transmettre mon savoir était mon plaisir, sélectionner était mon calvaire. J’ai donc vécu cette effrayante cruauté dont vous parlez.
        Ce qui me semble “vrai” car quasi-tautologique c’est que l’organisation varie en fonction du but à atteindre. A condition qu’il y en ait un. Les libéraux vous diront que la liberté découle justement de ce qu’il n’y a pas de but à atteindre. Et, ça tombe bien, pour les darwiniens purs et durs la vie n’a pas de sens, il n’y a pas de but à atteindre. OK, très bien. Mais pour maintenir la cohésion sociale on fait comment? TINA, TINA: un peu court peut-être?
        “La barbarie est une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel.” Charles Melman, L’homme sans gravité.
        Nous sommes en pleine barbarie. Et l’homme moderne n’est pas libre, il est sans gravité. Mais nous (collectivement) ne souhaitons pas de retour au religieux, à ses guerres et autres inquisitions. Ama se civiliser suffirait. Mais comment?

      11. Je termine aussi :
        La règle des spécialisations progressives des espèces voudrait qu’elles soient non réversibles .Un processus d’adaptation est un “plus” au niveau de la compétition extra-spécifique , mais élimine d’autres choix qui auraient pu etre faits ultérieurement .
        C’est une des raison qui me fait croire en une forte rigidité transhistorique du point de vue comportemental (sur cette axiome , je base le reste de mes spéculations)
        Il résulte de cet axiome que s’il y a une autre évolution , elle sera culturelle (organicisme) et au détriment de l’individu . On constate déja que les dégats causés sur les individus et sur son environnements ainsi que sur la pérénité de sa descendance , ce fait au détriment de cet individu meme , et …Pour le bénéfice d’une entité qui a ses propres règles .

  6. les populations européennes concernées par les conséquences des mesures prises ne semblent inquieter le moins du monde les dirigeants européens ou nationaux;sont ils à ce point certains que ces populations, convaincues de la rationalité de leurs décisions, vont se résigner à les subir les unes derrière les autres, quelqu’en soit le prix, quelqu’en soient les sacrifices?

    1. Oui,

      Les dirigeants européens raisonnent et traitent rationnellement les problèmes actuels de la zone euro. De leurs raisonnements sort ce qui doit être. Ces raisonnements sont d’une telle qualité que personne ne pourra s’opposer à eux. La rationalité est à leur service car ils sont au pouvoir et ils définissent les hypothèses de base de la discussion. Après, ce n’est plus qu’une question d’entraînement à la déduction pour fournir les réponses idoines.
      En position de faiblesse, vous pouvez sortir des hypothèses aussi souvent que cela vous chante. Vous serez juste exclu de la discussion car vous n’êtes pas raisonnable ou pire vous être populiste. C’est devenu une insulte.
      C’est aussi une très grande victoire des élites sur le peuple. Cette victoire permet de s’épargner en toute bonne conscience tout le processus démocratique. Il ne reste que la rationalité et François Leclerc montre dans son texte comment elle marche. Tout y est rationnel et ça va mal. Mettre de la démocratie là-dedans, c’est inviter à sortir de la rationalité à un moment où la situation est tendue pour tous. Comme nos élites ont le pouvoir de penser à la place du peuple (ce dernier ne peut que raisonner en termes populistes, i.e. idée qui incite à se boucher le nez) à la suite de cette immense victoire, tout mouvement populaire peut et doit être réprimé.

      Pensez donc. C’est un mouvement populiste (il prend en considération les soucis de la population). C’est un mouvement qui menace la prospérité ambiante (je crois que les bonus sont à très très haut niveau). C’est un mouvement qui menace tout l’édifice européen (sa construction est une application de la rationalité la plus pure). C’est un mouvement qui pourrait nous faire entrer dans un autre monde alors que TINA. Bref, tout mouvement populaire est irrationnel, déraisonnable (cf le référendum en Grèce) menaçant, portant atteinte à l’horizon indépassable que nous avons atteint. Il doit donc être réprimé.

      Je me mets, ce soir, à croire à la répression de toute révolte contre ce système dans nos sociétés démocratiques. Je suis conscient qu’en écrivant cela je prends un risque de choses que je ne peux pas imaginer et que je pense ne pas être capable de supporter. Mais me taire après avoir remarqué cela revient à adhérer à la certitude du pire. Je préfère prendre le risque.

      Je comprends ce soir les complotistes. Ils ne sont pas vraiment au clair avec leurs théories mais leur intuition d’une pensée organisée pour éliminer tout ce qui dérange nos élites tient la route. Elle n’a pas la forme d’un complot avec une assemblée de cagoulés qui se réunissent pour diriger le monde. Elle a la forme d’hommes politiques élus régulièrement, de banquiers non élus, de think tanks payés par des gens fort riches pour orienter notre société vers ce qui leur semble en être un amélioration.

      Quand vous êtes la cible de ces améliorations vous en souffrez. Quand vous protestez vous recevez des affirmations comme quoi c’est de votre faute ou que c’est imaginaire (et pourtant vous avez mal) ou encore il vous est prouvé de façon parfaitement rationnelle que vous ne pouvez pas souffrir (et pourtant vous avez mal) vous arrivez facilement à l’observation que quelque chose ne joue pas. Cela vous place dans un très mauvais état de confusion qui vous fait chercher et adopter la première (je souligne la première) idée explicative qui vous arrive dessus. Vous devenez à cet instant complotiste.

      Vous présentez deux énormes avantages pour nos élites. La première, détruire votre thèse est d’une telle simplicité que vous ne pouvez qu’être ridicule et vérifiez l’idée que le peuple est fait d’un ramassis d’idiots indignes de toute confiance. La seconde est que vous avez une idée distrayante qui vous empêche d’aller regarder ce qui se passe en dehors de votre idée du monde (vous croyez avoir tout compris). Vous êtes inoffensifs (deuxième avantage) et vous justifiez nos élites dans leur vision d’elles mêmes.

      Encore un mot (je me sens bavard ce soir), ramener le monde à une idée personnelle (même pertinente) me semble être la même erreur que nos élites. Avoir une vision du monde vous permettant de répondre à toutes les questions me semble forcément trop simple pour correspondre à la réalité. Je vois ce dernier comme étant beaucoup plus compliqué que mon esprit. Nos élites ont une telle vision du monde. Les complotistes en ont une autre beaucoup plus simple. Elle en devient facile à ridiculiser avec un peu d’entraînement à la rhétorique.

    1. …c’est même prévu par “l’Europe” qu’elle devienne carrément “filiale” par les accords transatlantiques pour 2015 !!

      1. Exact ! Cela me révulse et personne n’en parle ..

        Remarquez que si on en parlait, toute la clique des iphonisés, ipodisés et ipadisés et autres du genre : ‘cet été, on est allé voir le grand canyon” (ou pire, “moi, je vais faire mon shopping à New-York”), n’y trouveraient qu’à se réjouir.
        Un Etat qui veut défendre ses valeurs, se doit d’adopter des mesures protectionnistes et je viens de lire qu’au Brésil (une puissance montante, n’est ce pas ?) l’iphone 4S est vendu 1.500 euros (mille cinq cents) : le peuple mange et les gogos n’ont pas leur jouet ; bonne idée.
        http://belgium-iphone.lesoir.be/2011/11/30/un-iphone-4s-a-1500e-au-bresil/

        L’Europe est notre cercueil.

  7. Zone euro : la bombe à retardement des dettes arrivant à maturité.

    Décembre 2011 :
    La France va devoir emprunter 37,1 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 22,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 12,2 milliards d’euros.

    Janvier 2012 :
    La France va devoir emprunter 52,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 15,6 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 9,2 milliards d’euros.

    Février 2012 :
    La France va devoir emprunter 35,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 53,1 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 14,5 milliards d’euros.

    Mars 2012 :
    La France va devoir emprunter 17,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,2 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 8,8 milliards d’euros.

    Avril 2012 :
    La France va devoir emprunter 34,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 22,7 milliards d’euros.

    Le journal « Der Spiegel » a publié le dessin de toutes ces bombes à retardement : sur ce dessin, les bombes les plus énormes sont les bombes italiennes.

    http://www.spiegel.de/international/europe/bild-800351-287703.html

    1. source wiki :

      Le mythe du brahmane Sissa

      La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui.
      Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire.
      Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de riz sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case.
      Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu.
      En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 2^63 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 2^64-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains, soit environ 4. 10^11 tonnes de riz décortiqué.

      1. J’ai repensé à cette histoire récemment à propos de la croissance à 10% par an: on sait que c’est “beaucoup” mais ça n’a quand même pas l’air d’être “extraordinaire”. En fait:
        – 10% de croissance ça provoque un doublement en 8 ans, donc un quadruplement en 16 ans et une multiplication par dix en 50 ans.
        – avec 1% de croissance il faut 70 ans pour le doublement.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_exponentielle

      2. G L,

        J’ai fait un tout petit calcul. En donnant 10% de croissance aux produits financiers sur 41 ans (c’est un minimum pour ces gens) et en donnant 3 % de croissance à l’économie sur la même période (c’est un maximum pour ces gens) et en partant d’une somme de 100 € (ou tout autre monnaie) avec la même valeur financière et économique au départ, j’arrive à une divergence des cours assez fantasque.

        Comme je ne vois pas comment placer ce graphique ici, je vous envoie les chiffres bruts. Vous pouvez les recalculer à l’aide d’un tableur.

        Années Progression Crpssamce
        0 100 100
        1 110 103
        2 121 106.09
        3 133.1 109.2727
        4 146.41 112.550881
        5 161.051 115.92740743
        6 177.1561 119.4052296529
        7 194.87171 122.9873865425
        8 214.358881 126.6770081388
        9 235.7947691 130.4773183829
        10 259.37424601 134.3916379344
        11 285.311670611 138.4233870724
        12 313.8428376721 142.5760886846
        13 345.2271214393 146.8533713452
        14 379.7498335832 151.2589724855
        15 417.7248169416 155.7967416601
        16 459.4972986357 160.4706439099
        17 505.4470284993 165.2847632272
        18 555.9917313492 170.243306124
        19 611.5909044841 175.3506053077
        20 672.7499949326 180.6111234669
        21 740.0249944258 186.029457171
        22 814.0274938684 191.6103408861
        23 895.4302432552 197.3586511127
        24 984.9732675808 203.279410646
        25 1083.4705943388 209.3777929654
        26 1191.8176537727 215.6591267544
        27 1310.99941915 222.128900557
        28 1442.099361065 228.7927675737
        29 1586.3092971715 235.6565506009
        30 1744.9402268887 242.726247119
        31 1919.4342495775 250.0080345325
        32 2111.3776745353 257.5082755685
        33 2322.5154419888 265.2335238356
        34 2554.7669861877 273.1905295506
        35 2810.2436848064 281.3862454372
        36 3091.2680532871 289.8278328003
        37 3400.3948586158 298.5226677843
        38 3740.4343444774 307.4783478178
        39 4114.4777789251 316.7026982523
        40 4525.9255568176 326.2037791999
        41 4978.5181124994 335.9898925759

        Si la colonne de droite est l’économie et celle de gauche la finance, le décalage entre ces deux objets devient délirant. Un pays, dans ces conditions, devient trois fois plus riche mais ses financiers le deviennent 50 fois plus riche. Pour suivre cette progression, il faut aux financiers, de plus en plus d’argent de plus en plus vite. Sans cela, c’est la crise. Le seul endroit où la prendre est dans la “colonne de droite”. Le trois fois plus riche peut devenir très vite un souvenir dans ces conditions. Les politiques d’austérité se font sur la colonne de droite. Celle de gauche ne veut pas entendre parler de la moindre trace de réduction dans leur progression. Au niveau de leur financement, j’aurais sacrément peur d’un effondrement. Il est si délirant que je ne pourrais pas y croire.
        Je crois pouvoir aller encore plus loin. Le triplement de prix de la colonne de droite peut être vue comme de l’inflation. Elle rend la progression de la colonne de gauche moins importante. Toute lutte contre l’inflation améliore les résultats de la colonne de droite.

        10% de croissance par an me semble énorme. Sur la durée, elle est intenable.

        PS : selon mon tableur, je décuple la valeur initiale (100) en 25 ans (j’arrive à 1000). L’un de nous deux se trompe dans ses calculs. Mon calcul est une itéaration où je multiplie la somme s à une année i par (1 + t) où t est le pourcentage (ici 10 %) de croissance considéré.

        PPS : 41 années en arrière me fait penser à 1970. La révolution Reagan – Thatcher est en route.

    2. Je n’ai jamais digéré cette idée émise en fac selon laquelle une dépense en sous-marins pouvait faire tourner une économie par les retombées successives que cela génère . Cela m’a toujours paru être une spirale descendante, et plus couteuse, plus dépensière que réellement créatrice de richesses.
      Évidemment, s’il s’agit d’aller pomper les biens des voisins, un sous-marin, des chars, s’avèrent utile …
      C’est un peu pareil quand une économie est fondée sur le tourisme, mais à moindre échelle . Les pays qui tirent leurs revenus du tourisme sont très exposés et dépendants. ( c’était un truc qui m’avait effleuré à l’époque du boum sur les résidences en Espagne ) .
      Bref, il n’y a pas d’économie pérenne sans une base stable et bonne . là, c’est terrien
      et un peu raisonnable . mesuré . Ce qui ne devrait nullement nous empêcher de tirer des plans sur la comète, de prendre la mesure démesurée du beau , etc. se laisser aspirer dans des spirales ascendantes .
      donc, en fait on récolte toujours ce qu’on a semé .
      Les hommes ne seraient ils porteurs que du génie destructeur, prédateurs inconscients et inconséquents, proliférant et suicidaires ?

      1. 260 milliards à lever pour l’Allemagne par la “Finanzagentur” en 2012 pour le besoin de financement, annuel (amortissement de la dette à long et moyen terme plus déficit budgétaire), dont 20 milliards pour financer le déficit budgétaire prévisionnel 2012. .
        180 milliards pour la France par l’ AFT, dont 80 de déficit..

    3. Pourquoi le Spiegel ne parle pas des emprunts de l’Allemagne ? parce que devant la concurrence de besoins ils en seraient à déplorer que les autres seraient comme eux et qu’ils feraient remonter leurs taux ??

      Qui pourraient trouver les besoins Allemands et retourner l’argument au Spiegel ? Je veux bien qu’il fasse brouillard, gris et mauvais temps à Berlin mais il doit y avoir un peu de visibilité de temps à autre ??

  8. Ceci est fort clair comme analyse. Pouvez vous/nous passer au niveau plus politique (au sens noble) pour les solutions long/moyen terme ?
    – il y aurait plus qu’un déficit démocratique : ne serait-ce pas, si l’on est dans une logique européenne, au parlement d’intervenir ; ou alors ce serait la stratégie de l’état nation ; ou ? Ne peut-t-on y voir, en ce moment, des actions d’une somme d’oligarchies qui cherchent une porte de salut face à de nombreuses élections ?
    – la conséquence de votre analyse, si j’ai compris (étant néophyte en économie) serait une apathie/chute de l’économie réelle par manque de crédit. Donc manque de moyens, pour d’autres moyens (produire-investir). Se poser la question de la finalité n’est pas si iconoclaste : qu’investissons nous européens ? et comment fonctionne le circuit des productions mondiales ?
    La chute sur 1 à 2 décennies de la production de biens (et non de services) ici, n’est-elle pas aussi une cause fondamentale de la situation ? De ce débat/controverse entre états, blocs économiques …, je ne vois rien venir (sans parler d’actions). Nous, “pauvres à tendance soumise”, ” mieux éduqués que nos ancêtres”, tout aussi exploités, encore plus majoritaires qu’avant , et nettement plus vieux (donc probablement plus sensibles à la peur, ..) aurions mieux à faire en revenant sur des fondamentaux : contrat social qui englobe aussi le bios, redéfinition de “à quoi ça sert l’économie ?”, le consumérisme ? et comment aller contre “les affects tristes” en particulier des élus, décisionnaires si nous déléguons encore par élections (système politique participatif qui est, qui sait à remettre en question).

    Voir la répétition d’erreur politiques, économiques, sociales indiquerait que c’est le fond/le fruit qui est “pourri” et non uniquement les moyens d’y arriver.
    Descendons dans les détails :
    – le système de partis politiques semblent n’avoir rien amener de créatif aux sociétés : les groupes de pensées, pour un temps, … paraissent bien plus efficaces, démocratiques.
    – le groupement d’états nation même s’il parait une mise en communs de moyens, amène souvent l’empire, et dans un état les gouvernements de coalition donnent le salut public, … la tyrannie. La Grèce semble recycler son passé des colonels. Et l’Italie deviendra quoi ?
    – depuis longtemps, l’on sait que le pouvoir financier n’a pas de “patrie” mais des colonies ; une frégate même du XVIII siècle peut “soumettre” les iles vierges en moins de 4 h (plus délicat pour le Luxembourg : un peu d’humour ne fait pas de mal).
    – Une intervention “normal-originelle” du pouvoir de l’état (des groupes d’états) sur sa monnaie et sa politique financière, ne serait pas si impossible (les rapports de force de ce type font partie de la diplomatie).
    – En demandant la liberté de sa fiscalité et de sa monnaie, doit-t-on craindre l’excommunication ? Parce que nous sommes bien dans ce registre symbolique actuellement : des dieux-marchés, des prêtres-pecnocrates qui égorgent (les retraites, ..) pour adoucir les dieux, des grands messes-cathodiques des dieux sur terre, les impies-incroyants ( alter mondialistes, athées-attérés ..)
    Les guerres de religions finissent souvent mal : sauf en séparant l’église et l’état.
    Alors séparons : partis/groupe de pensées, banques coopératives de dépôts, pas d’expert-pequnocrate que des lambda comme nous comme représentant politique, une monnaie d’échange qui ne s’auto féconde pas, etc (des idées claires pour tous, il doit bien en avoir !)

  9. Tous ces Diafoirus de l’économie n’ont non seulement aucune légitimité mais plongent le continent dans le chaos. Il faut les virer. Lorsque les banquiers se mirent à diriger des démocraties, alors je vis surgir de la mer une bête ayant dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.

  10. Ce qui est le plus incroyable, c’est l’auto-suggestion forcenée dont font preuve nos dirigeants. Ils pensent qu’en se cachant la réalité, elle les épargnera. On décide de facilités pour les banques, alors que ce sont ces mêmes facilités qui ont conduit à l’intensification et à la propagation de la crise.

    A ce stade, ça en devient ubuesque !

    1. Leur seule réponse est de garder la foi, la renforcer même. Ayez confiance et tout repartira comme avant mes chers rentiers !!!

  11. Coucou,

    En lisant votre blog, les commentaires sur l’austerite impossible, je me souviens de raymond barre, et de coluche, surtout coluche qui ironisait sur les petites phrases:
    Barre:”il faut mettre un frein à l’immobilisme”, donc si vous avez des freins d’occases, même rongés, vous pouvez les envoyer à Mr Barre.

    OU alors, “apprenez à vous serrer la ceinture, et après, vous serez habitué !!”

    La droite designait à la vindicte les fauteurs de troubles potentiels, surfait sur la peur bref préparait les elections. Le clown qui nous gouverne n’a rien inventé.

    Un eternel recommencement ou peut-être un besoin, après les révolutions technologiques et sociétales des 30 dernières années, d’un illusoire pseudo ordre ancien ?

    Comment répartir l’impot pour des gens qui prennent leur mobylette le matin et ceux qui prennent l’avion pour un aller-retour dans les iles ?

    Quel est le role exact du chomage dans nos sociétés ? SI on prenait le mode de calcul des années 30 combien y aurait il de chomeurs en occident ?

    Bref pleins de questions sur ce blog, comme d’hab

    Bonne journée

    Stéphane

  12. Devant faire face à un double crise de liquidité et de solvabilité, les banques rencontrent de grandes difficultés à refinancer leurs opérations à des taux abordables, quand elles le peuvent, le marché interbancaire ne répondant plus à leurs besoins.

    La perle,

    Les pauvres elles se sont déjà si bien récompensées au niveau des primes et du faste.

    Plus les requins se rencontrent et plus la marée est basse, si cela peut permettre néanmoins aux peuples de moins souffrir d’hypertension, de malaise, d’angoisse, de défaillance, d’embarras, d’étourdissement, d’évanouissement, de gêne, d’indisposition, d’oppression, de tourments, de vapeurs, de vertige.

    Comment la malice pourrait-elle se débarasser des fonds pas toujours plus “propres” à voir chez elle ?

  13. @ François Leclerc

    3 ieme § avant la fin : “tandis que les Allemands tentent de fermer les portes qui les permettant. ”

    Bonjour, il doit manquer quelque chose dans cette phrase à la relecture.

    Cordialement et avec mes respects.

  14. Avec les mesures en préparation du sommet, on est tranquille pour 1 an au moins !

    Le triptyque devient clair comme de l’eau de source :

    1) Assouplissement des contraintes aux banques
    2) Union budgétaire des États européens
    3) Cure d’austérité sans limite pour les peuples

    Au fait qui sera tranquille ?
    Et si les peuples ne sont pas d’accord ?

    1. Bonjour Thom,

      apparement, les peuples ne bougent pas et ne sont pas prêts de bouger.
      Plus absorbés par le dernier jeu de grattage, le dernier match de foot et les dernières inutilités à la mode que par l’avenir de leurs enfants.
      Ce qui laisse aux “élites” de quoi être largement tranquille.

      Cordialement.

      1. @ Thom et Fatalitas

        Les peuples ne bougent pas. Un pays qui fait encore trois repas par jours ne fait pas de révolution.
        Lorsque les “classes moyennes” auront vraiment réalisé, compris, intériorisé en le vivant dans leur quotidien, qu’elles sont en train de passer au laminoir, peut-être comprendront-elles enfin.

        Cordialement,

        Renaud Bouchard

      2. @ Renaud Bouchard

        Je crois, à l’inverse, qu’un peuple qui n’a plus qu’un repas par jour ne fait pas la révolution mais consacre le peu d’énergie qui lui reste à trouver à bouffer.

  15. En théorie, le Japon est endetté a 200% du PIB et ils n’ont pas encore détruit leur système, donc cela prouve qu’on peut le faire, qu’il reste de la marge…

    1. …au-delà même !
      Mais ce qui est possible au Japon ne l’est pas en Europe pour les raisons qu’explique cet article.
      Il oublie d’ailleurs de donner la raison principale : 95% de la dette japonaise est détenue en interne. Là-dessus, un article, en français, cette fois, ancien mais rédigé par un spécialiste de l’économie japonaise. Ce qui fait qu’on peut bien dégrader la note du Japon, pour l’instant, c’est pas si grave !
      J’ajoute que ça fait bien longtemps maintenant qu’on a abandonné l’idée de faire du yen une monnaie de réserve, même en zone Asie (la part du yen dans les réserves des banques centrales a chuté ces dernières années). En ce sens, le yen n’est pas menaçant pour le dollar et le Japon reste un obligé des USA, qui achète encore beaucoup de dette US.

      Il n’est donc pas, pour l’instant, en ligne de mire des “marchés”. Bien sûr, si la population vieillissante entendait mobiliser son épargne, qu’elle sacrifie (taux de rémunération ridicules) patriotiquement, de gré ou de force, au pays, alors là !… tout pourrait basculer très vite, si le Japon devait se refinancer, à l’extérieur.
      Je suis persuadé que le gouvernement, l’administration, les corps constitués, les médias, etc., s’y entendraient alors pour exiger de très grands sacrifices à la population, qui se laisserait docilement faire (hausse de la TVA, emprunt national, baisses des prestations, etc.). Quand on voit comment elle réagit, ou plutôt ne réagit pas à Fukushima !

      Ce pays recèle des trésors …d’abnégation ! 🙁

      Tout de même, comme un symbole du crash à venir : ceci ! 🙂

      1. “De très grands sacrifices” ? Sont à combien de pauvres déjà, officiellement ? 15 % au moins non ? Vous connaissez le taux d’épargne des ménages japonais en 1990 ? 20 % ! En 2009 ? 2 %… Aujourd’hui il est probablement négatif et ces pauvres japonais sacrificiels sont rendus à un retraité pour trois actifs et un pour un en prévision pour 2050… Et les déficits continuent de s’accumuler à raison de 7 à 8 % du PIB par an. Quand on voit que les banques japonaises, dont particulièrement la Poste, détiennent plus de 40 % de cette dette, soit plus de $ 4 000 milliards, que la BoJ, même nationalisée, en détient 9 à 10 % soit près de $ 1 000 milliards, désolé, mais ils sont dans de très sales draps et si hier leur situation particulière de déflation chronique leur interdisait quasiment l’appel aux marchés depuis leur crash mortel des années 90, leur situation financière aujourd’hui rend cette éventualité juste inenvisageable. Bref ils sont ruinés, BoJ ou pas, sacrifice ou pas, tout autant que leur appareil nucléaire. Mais pas comme en 45, cette fois c’est un pays de petits vieux ruinés, qui plus est sans immigrés (autour de 1,7 % ( ! ) de la population et en plus ils se barrent…). “De très grands sacrifices” ?

      2. Mais oui, mon vieux, de très grands sacrifices, c’est toujours possible avec ce peuple qu’on a tant de fois enterré : lire les considérations de Claudel sur le Japon frappé à la tête par le séisme de 1926 ; voir “l’état de nature” où s’était retrouvé ce peuple, “dans le champ de cendres” (“yake-ato”), en 1945 ; relire Robert Guillain et son “3eme grand” qui faisait se gausser l’inepte Louis de Guiringaud, pourtant ambassadeur à Tokyo de 66 à 72 ; observer la révolution silencieuse qui sort, en quelques mois, le Japon de son nucléaire failli comme on ne pourra, nous, JA-MAIS le faire (9 réacteurs en activité aujourd’hui, sur 54 !). A chaque fois, ce peuple a su trouver d’instinct la ressource collective pour se redresser au bord de l’anéantissement (en 1854-1910 aussi, face à la menace mortelle de la colonisation européenne).
        Ce que tu appelles “crash mortel”, “très sales draps”, ça me fait doucement rigoler…”ruinés”, ah ben, heureusement que tu me le signales parce que, quand on se promène dans Tokyo (même revenu à un éclairage plus décent), Nagoya, Osaka, Kobé reconstruit, Nagasaki, Kagoshima, ou même des villes plus moyennes (Hirosaki, Matsumoto, Mishima), on n’a pas du tout cette impression, tu vois ! La bonne moitié pauvre de la population française serait bien contente de vivre dans une société efficiente (= où tout fonctionne et avec le sourire, même de commande), où le taux de chômage reste à 5%, et où chacun assume son rôle, si modeste soit-il, sans état d’âme, tenu par de forts liens sociaux, même si ça parait à la limite de la sujétion, à nos yeux. “Sans immigrés”, quel désastre ! …tiens, depuis quand le recours massif à l’immigration est-il un plus ? ..l’automation progresse comme jamais au Japon, c’est un des secteurs, avec le grand chantier des énergies renouvelables et du nouvel aménagement du territoire (habitat, agriculture, transports respectueux de l’environnement), qui va redonner son souffle productif à ce peuple.
        Au pire, grands sacrifices, oui, bien sûr, absolument ! Il faut lire ce qu’on t”écrit, mon ami et voir où en était la masse des Japonais il y a 3 générations (mémoire vivante des familles). Alors, cette frugalité, cet esprit de sacrifice “tous ensemble”, on aime ou on n’aime pas, ils ne “sont pas comme nous”, c’est bien évident. On parle déjà de repousser la retraite à 70 ans ! Depuis longtemps, les petits vieux aux retraites modestes (pas “insuffisantes”) sont contents (contents, pas ‘heureux’, contents = satisfaits) de continuer à travailler dans des petits boulots (gardiennage, parcs à vélo, parkings, sous-traitance, nettoyage, artisanat, petit commerce, tourisme, etc.) qui les gardent dans les rouages de la vie et de la ville quotidiennes, qu’ils entretiennent jusqu’à l’impeccable. Et encore une fois bien des Français “défavorisés” seraient heureux (cette fois) d’avoir les bons côtés de cette abnégation certaine : plus longue espérance de vie, sécurité sociale encore performante, travaux socialement valorisants que personne n’ira mésestimer (tous ces travaux que remplissent nos immigrés p.ex.), sécurité de vie et ordre public dans les meilleurs rangs mondiaux, malgré …les tremblements de terre.
        …ah, pas la peine de me sortir les contre-exemples : otakus, suicides, paupérisation, etc. …on connaît, c’est préoccupant mais – in fine – ce n’est pas encore du niveau de la misère sociale ouverte des USA ou de l’Europe. La paupérisation (mais sont-ils jamais tombés ? pas même) des villages et des vieilles personnes au sein des préfectures de l’arrière du Japon (côté Mer du Japon), je connais, et j’aurais tendance à appeler ça – sans l’embellir pour autant – autarcie et frugalité traditionnelles. Rien à voir avec les familles monoparentales du 9-3, pour ne donner qu’un exemple de la riche pauvreté française…

      3. Notre Vigneron-Père Fouettard est visiblement tombé sur un dur à cuire qui ne s’en laisse pas conter.
        Belles joutes en perspectives. 🙂

  16. pas un mot sur la “zone euro plus”, ni l’espace tampon d’attente d’intégration selon la bonne conduite budgétaire pour les pays mis sur la touche : perdez-vous le fil de l’actualité ? diable !

  17. « Si l’Europe n’implose pas à cause des dettes, elle explosera avec le pétrole et le gaz. » … /// … Ben oui, ce sera le grand n’importe quoi du chacun pour soi, qui a commencé par ailleurs.

    – Pétrole & Energies: Situation Novembre 2011 dans le Monde
    http://www.2000watts.org/index.php/energytrend/petrole/peak-oil/728-petrole-a-energies-situation-novembre-2011-dans-le-monde.html

    – EU Wimps Out on Oil Sanctions to Halt Iran’s Nuclear Drive: View … /// … Ah tiens
    http://www.bloomberg.com/news/2011-12-02/eu-wimps-out-on-placing-oil-sanctions-to-halt-iran-s-nuclear-drive-view.html

    – Iran says oil would go over $250 if exports banned … /// … Ah oui tout de même
    http://www.reuters.com/article/2011/12/04/us-iran-sanctions-oil-idUSTRE7B305L20111204

  18. Pour parler clair, le gouvernement français cherche à se donner des marges de manœuvre ultérieures, tandis que les Allemands tentent de fermer les portes qui les permettant.

    je ne comprends pas cette phrase!
    ne manque-t-il pas quelque chose?

    1. Pour parler clair, le gouvernement français cherche à se donner des marges de manœuvre ultérieures, tandis que les Allemands tentent de fermer les portes les permettant.

      … permettant les marges de manœuvre ultérieures. Le “qui” était en trop.

  19. – Les dirigeants doivent montrer qu’ils “dirigent” même si c’est droit dans le mur.
    – La crise est une crise mondiale de la chaine de la dette dont la crise de l’euro est l’un des maillons les plus faibles ( Les 40 banques “too big to fail” en dix ans ont sans contrôle multiplié exponentiellement les dettes dont personne ne connait le montant même approximatif des défauts, on parle de 30 000 milliards € rien que sur les produits dérivés sur un montant de 600 000 milliards € que le “marché” se repasse en circuit fermé comme des patates chaudes ou des bombes à retardement, sans parler des dettes des états européens qui font le régal des spéculateurs parce que la BCE ne joue pas le jeu d’une vrai banque centrale)
    -L’Euro est condamné c’est une question de jours, de mois…
    – Un nouveau système monétaire international devra se mettre en place inéluctablement, l’ancien se meurt.
    Pour toutes ces raisons (qui ne sont pas exhaustives) les solutions appartiennent aux peuples.Dans le cas de la France c’est le peuples français qui détient son destin. Il lui faut changer ses dirigeants actuels, en France des élections présidentielles s’approchent il faut en priorité virer la “bande à Sarkozy, voilà la priorité.
    – Dans le cas contraire la souveraineté française, comme son économie ressemblera plus à celle de la Grèce!

    1. 600 000 milliards € ???

      pfuuuu les paradis fiscaux avec leurs 2000 (20000 ?)milliards
      sont que des loosers.

      et l’on parle de bombes à 50 milliards…

      Mon chat aura encore des croquettes en 2012 ?

    2. C’est com dans les premières émissions de ce monde les uns après les autres ils passent tous à la marmite. Mais là ce n’est plus avec des personnes qu’ils préfèrent plutôt jouer entre eux et bien à distance. C’est la mentalité de notre temps, les plus pingres et les plus malins s’en sortent souvent le mieux, il faut bien penser de temps en temps à une meilleure sélection de l’espèce humaine, et puis après ça repart comme en 14.

    3. La presse de la City s’inquiète (un peu)ce matin, qu’en cas de résolution de la crise de l’Euro même partielle,cela serait mauvais pour eux car les ‘bonds vigilantes’ vont alors sérieusement commencer à chercher de nouvelles victimes(UK/US).Encore une preuve que la ‘crise’ de l’Euro ne sert que de diversion temporaire avant l’attaque des vraies cibles.

  20. Mais puisque les grecs , entre autres, se laissent étrangler gentiment, pourquoi ne pas étrangler les autres peuples??
    C’est de l’ argent qui rentre dans la poche des possédants…
    Pourquoi, sans réactions des peuples, s’ en priveraient-ils???

    Hein, pourquoi?!

    1. j’ai le même sentiment.
      en fait c’est un peu comme la chasse au bison.
      en restant assez loin pour que le coup de feu n’éparpille pas le troupeau on peu quasiment tuer l’ensemble des bêtes; une balle dans la tête et l’animal s’écroule soudainement sans provoquer trop d’inquiétude.
      en tuant les bêtes les plus isolées d’abord on peut réaliser une tuerie de masse.
      c’est ce qui se passe, les faibles disparaissent dans l’indifférence.

    2. A chacun son heure c’est com pour les jeux du cirque, voudriez-vous vraiment voir tous les gladiateurs combattrent au même moment, non ça serait déjà moins drôle à voir dans l’arène.

      Ecoutez d’abord les clameurs du marché: ” Du sang, des jeux, de l’excitation morbide ! “

  21. Petit éclairage complémentaire :

    Le paquet des mesures en discussion met tout sur la table. Les mécanismes de discipline budgétaire européens et de sanctions, la possibilité pour le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) d’accéder aux guichets de la BCE, l’éventualité de l’émission d’euro-obligations et la définition de leur nature, la participation du secteur privé aux plans de soutien financier.

    La nature de l’accord est aussi en question : prendra-t-il la forme d’une révision des Traités impliquant tous les pays de l’Union européenne ou ne concernera-t-il que les pays de la zone euro et ceux qui voudront s’y joindre  ? Comment, enfin, cette révision sera-t-elle adoptée  ?

    La discussion est annoncée comme allant être au finish.

    1. La discussion est annoncée comme allant être au finish

      A la belge, donc. Sûrement l’influence d’Herman, c’est la deuxième fois… Cela marche assez bien quand on a des négociateurs qui se respectent et veulent vraiment trouver un compromis. Dans ce cas-ci, si on va vraiment au finish, ce genre de discussions va mettre brutalement à jour les rapports de force en présence… et je crains que les banques aux abois n’exercent une pression maximum pour que les accords négociés penchent en leur faveur. Cela aura au moins le mérite d’être clair.
      C’est un des derniers tests pour les politiques et une éventuelle reprise en main musclée de la situation… Oui, je sais, l’être humain vit d’espoir : cette nuit, j’ai rêvé que toutes les banques en Europe étaient nationalisées en même temps, le personnel et les dirigeants expulsés, toutes les communications avec l’extérieur interrompues ou contrôlées, le temps d’une refonte complète !..
      L’impression au réveil fut très agréable, mais là j’ai comme une nausée en voyant augmenter inexorablement l’emprise des banquiers sur les politiques. Je me dis qu’ils seront prêts à tout et qu’ils ne lâcheront rien… Qui va leur faire entendre raison : l’écroulement de leur système foireux, ou les peuples si ces abrutis décident d’aller trop loin ?
      Réponse bientôt ? ..

    2. Bonjour,

      par rapport au MES, n’est-on pas en présence d’une défense (ou une attaque) politique face à une “guerre” que se livre le monde financier (aussi hétérogène soit-il) et les monde politique (encore plus hétérogène car usant moins de “rationalité” financière) ?

      Cette construction, dans les description que l’on en fait, dans la définition de ces fonctions, me fait penser à la nomination d’un Imperator pour parer à la chute de la République européenne.

      Julius Caesar a pris le contrôle en faisant planer une menace externe et interne, et ce même sans trop savoir si ce but était vraiment précisé. A l’époque, le combat était militaire.
      Aujourd’hui, il est économique.

      Car enfin, depuis quelques temps, il est uniquement question d’une chose : soit nous devenons une union (un empire, géré par un très petit nombre) par la force (plan d’austérité, revisite des traités sous pression), soit nous implosons.

      N’assistons pas à une nouvelle évolution majeure qui va voir soit “l’impérialisation” (désolé pour le barbarisme) de l’Europe, soit l’effondrement complet des institutions qui se sont construites depuis la seconde guerre mondiale ?

  22. Germanophobie ?
    La question s’invite d’elle même quand on constate que la vision allemande de ‘discipline’ et de ‘travail’ domine les sommets européens et s’impose à notre ‘impuissant’ président. D’autant plus qu’on encense le ‘modèle allemand’ quand il se montre si liberal et si puissant…puissant ?
    La position centrale de l’Allemagne lui a permis de jouer à fond la protection de l’euro par le recyclage des ‘bas-couts’ salariaux des pays à l’est de sa frontière et la vente à ses partenaires de l’UE sous la protection de l’euro.
    De même qu’elle s’assurait à l’Est d’un approvisionnement en energie sur le long-terme avec le gazoduc Northstream (7 mds€ 1,5 an de travaux).
    Dans le même temps en politique internationale, elle se gardait bien de se meler de conflits couteux (Lybie, Cote d’Ivoire, Soudan, Liban, etc etc) où elle n’avait aucun intérêt à defendre.

    Quand à la France, elle se lançait dans l’aventure de l’Otan bille en tête, espérant vendre son matériel de guerre et sa reconstruction …résultat : échec de la vente de Rafales (140 ms€ pièce, 40 mds d’€ de coût pour les 10 ans à venir), échec de ses centrales nucléaires, échec du TGV en Arabie saoudite…).
    Le seul succés : Le rachat du PSG par le Qatar, et le musée du Louvre dans le désert…et il faut bien le dire l’approvisionnement en pétrole au Gabon, Angola, Lybie…

    Sans parler de l’aberration d’avoir un seul porte-avion obligé d’abandonner la zone de conflit..en plein conflit, le maintien d’une force nucléaire servant aussi de protection à l’Allemagne (combien cela coute-t-il ?), des TOM-DOM à l’autre bout du monde couteux à proteger….

    Ainsi ce n’est pas de convergence fiscale dont on a besoin, mais de revision générale de notre politique si la France souhaite rejoindre l’Allemagneau niveau des coùts.
    Sinon, la question de l’indépendance nationale face aux injonctions de l’Allemagne est tout à fait pertinente…sans germanophobie.

    1. Francobophie ça revient souvent dans les premiers propos pseudo-libéraux du monde des affaires !

      Ma crasse mentalité, on ne se montre jamais meilleur travailleur et juge d’autrui en société,
      le sel de la terre défendant bien là les premiers intérêts des plus pingres dans les affaires !

    2. le maintien d’une force nucléaire servant aussi de protection à l’Allemagne (combien cela coute-t-il ?),

      Pardon, mais il me semble que l’Allemagne se contenterait du bouclier US autrement efficace et si la France estime que son nucléaire militaire lui coûte trop cher et profiterait indûment à l’Allemagne, alors que ne l’a-t’elle associée à son programme dans le cadre européen ? A un moment donné faut assumer ses choix et ses ambitions de puissance purement nationales, passées ou présente, non ?

      1. L’apocalypse nucléaire ne protège personne,
        et menace l’humanité et la planète entières.
        Désarmement !

      2. …le

        bouclier US autrement efficace

        …mais contre quoi, grands dieux ?!! …quant à “l’efficacité” états-unienne, là, ça devient risible : guerres toutes perdues – et dans les grandes largeurs – depuis la guerre de Corée (très pénible statu-quo) sauf à …Grenade et au Panama ; effondrement financier, comptable (ils ne savent pas où va l’essentiel des crédits militaires!) et technologique du Pentagone ; programmes éléphants blancs en train de se crasher, au sens propre comme au sens figuré, puisqu’on peut citer les échecs retentissants et ultra-coûteux que sont les Osprey, F-22 et F-35 et j’en oublie (le bouclier anti-missiles, la navette arrêtée), etc.
        Face à l’implosion US, on a le choix du pire dans le proche et moyen avenir : guerre(s) civile(s), isolationnisme complet à la Ron Paul (ça nous ferait des vacances, tout de même) ; nouvelle guerre-fuite en avant pour subjuguer et galvaniser les beaufs qui grognent de voir s’évanouir le “dream” jamais réalisé, et pour relancer la pompe à fric vers le complexe militaro-industriel ; etc., etc.
        Un des grands problèmes, à surajouter à la montagne de grands problèmes pour occuper l’humanité les 30 prochaines années, concernera l’entretien, la surveillance et le démantèlement-retraitement de l’énorme parc d’armes nucléaires US et de ses vecteurs.

  23. @Thom Bilabong :

    1 – assouplissement des contraintes aux banques :
    Cela relève de mesures techniques relevant d’institutions privées, non ?
    2 – Union budgétaire des états européens :
    Cela relève de décisions du ressort du parlement européen, non ?
    3 – Cure d’austérité sans limite pour les peuples :
    Cela relève des parlements, non ?

    Où voyez-vous les peuples là-dedans ? Ils ont élu leurs représentants et n’interviendront qu’aux prochaines élections…

    Ou alors, j’ai dû mal comprendre.
    Pour l’instant, on n’a pas besoin des peuples.

    Souvenez-vous, pour les plus jeunes : De Gaule, le 30 mai 68 :
    « Je ne changerai pas le premier ministre. Je dissous ajourd’hui, l’assemblée nationale. Si la situation de force se mantient, je devrai, pour maintenir la République, prendre conformément à la Constitution, d’autres voies, que le scrutin immédiat du pays… »

    Vous voyez qu’il leur reste encore plein de moyens, avant d’interroger les peuples.

    1. …hum, de Gaulle, plutôt que De Gaule (comme Astérix), s’il vous plaît…
      Vous vous contredisez en citant le discours du Général, puisqu’il dissolvait précisément l’Assemblée Nationale… afin d’en appeler au peuple !
      La menace voilée de recours à l’art. 16 de la Constitution n’était là que pour parer à une aggravation rapide de la situation vers le coup de force (en cela, il avait d’ailleurs plutôt mal estimé la nature de cet ersatz de révolution), avant le temps – forcément plus long – du scrutin démocratique. On sait que – à tort et/ou à raison – le peuple français vota, en juin 68, massivement, une dernière fois, pour les représentants du gaullisme historique.

    2. Ayant toujours voté à Gauche jusqu’à maintenant, je suis trés à l’aise pour dire que ceux qui criaient
      à la dictature pendant cette période – c’était la droite certes, mais certainement pas la droite dure et xénophobe que nous avons actuellement au pouvoir – n’étaient pas dépourvus, pour certains d’entre eux, d’arrière pensée USophile à l’excès !
      Quelques soient les pensées – dangeureuses – lui ayant traversé l’esprit en 68, il a su stopper net, et a agi réellement en démocrate,

      se retirant lors du désaveu du Peuple lors du référendum:
      on en rêverait

      ! faudrait-il qu’il y aie un minimum d’honnêteté intellectuelle, avec le recul historique !
      Ceci n’empêchant pas un regard critique sur bien d’autres “affaires”; je pense en particulier aux “dragonnades” du sieur Papon.

      Les mêmes ont mis volontairement des oeillères face à la politique US, qui n’est plus démocratique pour un rond (le Macarthisme n’était pas joli-joli, par ex.) , et depuis belle lurette.Les mêmes encore crient au scandale et ne voient pas ou plutôt voient d’un fort bon oeil, étrangement, la main-mise technocratique sur les Pays : je pense d’abord à la Grèce, dont trois représentants du gouvernement sont de l’extrême-droite la plus dure ! Tiens, les neocon., là, s’en moquent !

      Il n’y a jamais eu, depuis longtemps,en Europe – “Colonels” en Grèce- autant de risque de dictature réelle – car la financière se fera accompagner de “mesures de contrôle” des populations de plus en plus strictes. Et une mise au rancard des plus démunis, typique des régimes fascisant.

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