Séminaire “Finance, Éthique et Société”, Aider les financiers à être vertueux, à Paris, le jeudi 1er décembre à 17h

Aider les financiers à être vertueux, c’est le titre de mon article le plus récent dans la revue Le Débat.

La séance s’est tenue dans les locaux de l’Institut Catholique de Paris,

21 RUE D’ASSAS – 75006 Paris, au rez-de-chaussée du bâtiment B, en salle B08, de 17h à 19h.

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119 réflexions sur « Séminaire “Finance, Éthique et Société”, Aider les financiers à être vertueux, à Paris, le jeudi 1er décembre à 17h »

  1. Paul, aider les financiers d’être vertueux, c’est pour moi une contradictie in termino, je vais essayer d’expliquer pourquoi.

    Mon père était une entrepreneur (fabrication machines agricoles entre autre) et il me disais quand j’au eu treize – quinze ans: Si le client est roi, je doit être (en conséquence) empereur.

    A l’époque j’ai eu la honte pour mon père, mais aujourd’hui j’ai finalement compris qu’il m’a juste expliquer, comment ça fonctionne dans la réalité.

    J’espère vous voyez le lien avec le sujèt dans ce billet?

  2. Il faudrait réfléchir à la problématique du pouvoir. Je crois que c’est Norbert Elias dans la Dynamique de l’Occident qui retrace la formation des Etats européens au cours de l’histoire, pour en arriver à la conclusion que tous les européens ont les mêmes structures mentales. Au sujet du pouvoir notamment, le paramètre de la distance (géographique), etc.

    Au lieu de dire que nous ne supportons plus l’Etat et le système politique actuel, qui est certainement améliorable, il me semble enfin que ces structures sont aussi inscrites dans nos représentations du politique. Nous partageons ces représentations depuis la naissance de l’Etat il y a très longtemps et y sommes habitués, d’où l’idée qu’il est aussi impossible de s’en débarrasser du jour au lendemain. L’Etat reviendra car il est inscrit en nous-même, comme délégation du pouvoir et de la violence individuelle. Nous sommes formatés pour ça plus ou moins.

    L’absence d’Etat contient le danger du coup d’Etat facile d’une société anarchique, en revanche la présence de l’Etat ramène le danger de la prise du pouvoir par une oligarchie.

    Au fond il s’agit de choisir entre 2 conceptions de l’homme, Rousseau ou Machivel. Et je suis trop méfiant pour choisir Rousseau. Donc d’une certaine façon le libéralisme avec son égoisme invétéré est le début de la sagesse, reconnaissant l’homme avec ses défauts. Maintenant le défi serait de construire une société généreuse avec des individus machiavéliques. Autant dire que.. en tout cas avec des individus dont il faut se méfier. Le plus dangereux ce n’est pas de manier de la nitroglycérine, mais l’homme.

  3. J’ai eu l’occasion, cette année, de discuter avec des millionnaires américains, tous d’origine modeste, voire très modeste. C’était très intéressant. Ils disaient que le sort des pauvres ne les intéressait pas. Ces nouveau-riches vivent dans le luxe sans se soucier des inégalités sociales. Ce n’est plus leur problème; ils ont réussi, les autres n’ont qu’à faire autant.

    Vouloir moraliser les financier et les aider à être vertueux est une chose louable, mais je doute que l’égoisme cédera sa place. Tout notre système économique, n’est-il pas une tentative de gérer les egoismes?

    1. Hélas parfaitement vrai.

      Les deux seules choses qui peuvent leur faire voir les choses différemment sont à mon avis et dans l’ordre :

      1 – le fait de devenir pauvres eux-mêmes.
      2 – voir défiler du haut de leur fenêtre quelques têtes de leur semblables fichées au bout d’une pique. Mais ça ne marche que pendant un temps assez court, jusqu’à ce qu’il y ait de nouveaux millionnaires pour les remplacer…

      Thierry

      1. Il pourrait y avoir une seconde page d’accueil avec ces rubriques un peu plus étendues. Ici on lit le début des articles sans avoir à cliquer sur un fil de discussion.

  4. Je propose la recette du pot-au-feu comme base de calcul au prochain système, au moins on pourra en faire quelque chose après le Nième effondrement 😀

  5. Le plan télécharger sur adobe, permettez moi de vous dire que c’est de la DOBE…Enfin pour ceux qui n’ont pas le “matox” dernier modèle (comme tous ces connards de d’jeuns de merde!), because pas de sous!…C’est tout pour le momente!…Pardonnez moi mon ton grossier mais pas vulgaire, ce qui est vulgaire c’est d’empêcher les pauvres d’avoir la possibilité de vous voir et de vous entendre…A PLUCHE!

      1. Debian est maintenant comparable à ubuntu surtout debian 6 squezze gnome et en plus ça fonctionne très bien sur des vielles machines.

  6. Sarko lui en a une vision de l’avenir, “on fait payer les pauvres plus nombreux, pour les riches; C’est plus facile économiquement et ça tombe bien, les riches sont mes copains.”

  7. Les belges ont un gouvernement. Le moment d’aiguiser votre rasoir, Monsieur Jorion, et pas seulement celui d’Occam.

    1. Nous nous sommes coupés avec le rasoir d’Occam, alors nous l’avons jeté (allusion à la coupure galiléenne). Nous avons donc choisi la complexité. Assumons, assumons.

      1. Piotr…Les flamands ne nous accordent un premier ministre que quand ils estiment qu’ils ne pourront pas gérer ce qui est devant eux…
        Voir Leburton en 1973…Il a tenu jusqu’en ….1974…C’est dire à quel point l’heure est grave pour “qu’ils” n’aient pas oser se mouiller et “qu’ils” poussent Di Rupo à l’abattoir ;-)))

  8. Quand Jean-Pierre Mustier l’ex-patron de Jérôme Kerviel prévoit l’Apocalypse

    05-12-11 à 11:46 par Irène Inchauspé

    Jean-Pierre Mustier n’était pas réapparu en public depuis le procès de l’ex-trader. Lors d’un colloque à l’Ecole des mines, ce haut dirigeant de la Société Générale, aujourd’hui chez Unicredit a stupéfait son auditoire en s’abstenant de toute langue de bois sur la gravité de la crise financière.

    C’était une première pour l’Ecole des Mines : une journée consacrée à des débats sur l’innovation financière responsable. La troisième table ronde, en ce début d’après-midi du 30 novembre, portait sur les rémunérations et les bonus dans les banques. A 14 heures, l’auditoire s’endormait un peu alors que Pascal Canfin (député européen) et Nicolas Veyron (économiste) parlaient de régulation. Puis, Jean-Pierre Mustier prit la parole et ce fut comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été : les quatre-vingt personnes présentes ont levé la tête et tendu l’oreille.
    Jusque-là, le banquier, ex-patron de Jérôme Kerviel à la Société Générale, s’était contenté de pianoter sur son Blackberry et de revoir sur sa tablette les grandes lignes de son exposé. A peine avait-il maugréé un chiffre lorsque Pascal Canfin avait évoqué l’exposition de la Société Générale à feu l’assureur AIG : 25 milliards d’euros avait dit le député “Non,8” avait corrigé Mustier sans lever la tête. “Non, 25”, “Non, 8”. L’échange s’était arrêté là.

    “Notre monde pourrait disparaître”

    Mais pour faire son exposé, cet homme, pourtant glacial et discret, s’est déployé comme un aigle, faisant de grands gestes avec ses bras pour appuyer ses propos. Le public était d’autant plus attentif, que, depuis le procès Kerviel, ce banquier à l’air rogue n’était pas réapparu en public. “Il faudrait peut-être parler des vrais sujets, lance-t-il en anglais, langue obligatoire de la journée. Les bonus, c’est bien gentil, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte que d’ici deux jours, ou une semaine, notre monde pourrait disparaître. C’est Armageddon”.

    Autrement dit, la bataille finale qu’il ne faut pas perdre, sous peine de perdre la guerre. Pas encore la fin du monde donc, mais plus très loin. “Nous sommes tout prês d’une grande révolution sociale”, lance encore celui qui est devenu en 2011 patron de l’activité de Banque de Financement et d’Investissement (BFI) d’Unicredit, banque italienne qui a annoncé 10 milliards d’euros de pertes pour le seul troisième trimestre.

    “Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants”

    La responsabilité de la catastrophe incombe d’abord aux Etats, qui se sont surendettés et ont manqué totalement de discipline. Puis ensuite aux régulateurs, qui prennent de mauvaises décisions et ne font qu’aggraver la situation. Et aussi, aux banques, reconnaît Mustier: “J’ai discuté récemment avec Michael Milken qui est un très brillant esprit, même s’il n’a pas fait que des choses bien.” Milken est l’inventeur des Junk Bonds, qui fut condamné à dix ans de prison et en fit deux. “Il m’a rappelé que la formule la plus importante d’Albert Einstein n’était pas e=mc2 mais celle des intérêts composés”.

    Vérification faite, il s’agit bien d’une règle, sinon établie au moins popularisée par Einstein, dite “des 72”, soit le nombre qu’il faut diviser par le taux d’intérêt attendu pour obtenir le nombre d’années nécessaire au doublement du capital. Les financiers vivent décidément sur une drôle de planète où l’on affirme sans rire que la théorie de la relativité n’est pas le plus important apport théorique du génie scientifique.

    Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants, continue Mustier, sans sourciller..

    C’était intenable, sinon il n’y aurait plus eu que des banquiers et des avocats et les autres acteurs de l’économie seraient morts.”

    Une remarque qui ne manque pas de sel, venant de l’ancien patron de la banque de marché de la Société Générale, dont la BFI dégageait des taux de rentabilité de 30% avant la crise.

    Moins de crédit pour tous

    Cette description apocalyptique terminée, Mustier soumet à l’auditoire médusé le choix qu’il reste aux banquiers:

    “soit c’est 1789, soit c’est un changement majeur de notre industrie, comme ce qui s’est passé pour internet après 2000.”

    Les banquiers, selon cet oracle, vont donc devoir réviser sérieusement leurs modèles. “Se désendetter, retourner sur leurs marchés domestiques, et faire des produits de plus en plus simples.” Et elles auront de plus en plus de difficulté à octroyer des crédits à leurs clients, notamment aux PME.

    Quant aux Etats, les marchés ne leur laissent guère le temps de se réformer. Et Jean-Pierre Mustier de citer en exemple la Malaisie qui avait décidé de se refermer sur elle-même en instaurant un très sévère contrôle des changes ce qui lui a permis de s’isoler des marchés et de mener ses réformes à bien. Retour au protectionnisme financier? “Evidemment pour l’Europe, cela sera plus compliqué, reconnaît le banquier. Il n’y a pas de solution facile.” Mustier reste aussi persuadé qu’en temps de crise, personne ne joue collectif. “Dans ces cas- là, on n’est plus Européen, c’est plutôt du chacun pour soi”, rappelle-t-il.

    Pour les solutions, on reste un peu sur sa faim. Il faudrait peut-être demander à Michael Milken s’il a une solution.
    Irène Inchauspé

    Manifestement chez Challenges ils ne connaissent pas le blog !!

  9. Verhofstadt: “Le moteur franco-allemand a des ratés, je redoute une panne fatale”.

    Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a critiqué, dans un communiqué, l’accord conclu entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, jugeant qu’il n’apportait pas la solution nécessaire à la crise de la zone euro.

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/704543/verhofstadt-le-moteur-franco-allemand-a-des-rates-je-redoute-une-panne-fatale.html

  10. L’Allemagne emprunte gratuitement, les Pays-Bas se font payer

    L’Expansion.com avec AFP – publié le 05/12/2011 à 15:30

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-allemagne-emprunte-gratuitement-les-pays-bas-se-font-payer_273657.html?xtor=EPR-175-%5bXPN_18h%5d-20111205–21258850@185498657-20111205191549

    Le marché obligataire marche sur la tête. L’Allemagne peut aujourd’hui emprunter à six mois avec un taux quasi nul. Quant aux Pays-Bas, ils viennent de lever 1 milliard d’euros à trois mois à un taux d’intérêt… négatif!

    Sur le marché obligataire, il y a les perdants comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce. Et puis il y a les gagnants, vers qui tous les investisseurs se tournent et dont les actifs s’arrachent. Mais la cote d’amour de l’Allemagne et des Pays-Bas a atteint un niveau pour le moins inhabituel.
    L’Allemagne a en effet emprunté lundi 2,7 milliards d’euros à six mois, pour la première fois à des taux presque nul tandis que les Pays-Bas ont pu lever un milliard d’euros à trois mois à des taux négatifs.

    Dans le détail, l’Allemagne a émis pour 2,675 milliards d’euros de titres remboursables dans 6 mois, à un taux de 0,0005% et avec une demande près de quatre fois plus élevée que l’offre. Selon l’agence financière Dow Jones, il s’agit du taux le plus bas jamais accordé par le pays pour une opération à six mois.

    De leur côté, les Pays-Bas ont emprunté 1 milliard d’euros à trois mois, à un taux négatif, -0,004%. Un taux négatif signifie que l’investisseur a prêté davantage que ce qui lui sera remboursé. Le pays a levé également 1,1 milliard d’euros à six mois à un taux de 0,002%. Comme pour l’Allemagne, ces deux lignes ont bénéficié d’une forte demande de la part des investisseurs.

    Ces emprunts signifient que les investisseurs prêtent à des Etats, notés triple A, sans exiger le moindre rendement, voire en acceptant le risque d’être remboursés à échéance une somme moindre que celle prêtée au départ dans le cas de l’émission à trois mois des Pays-Bas.

    Les investisseurs se ruent aussi sur ces placements sans risque, sans espoir de profit, parce que certains comptent les revendre avec bénéfice sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise, misant sur une forte demande. La France s’apprêtait elle à lever 7,5 milliards d’euros de titres à court terme dans l’après-midi, à échéance 12, 27 et 49 semaines.

    1. Bonjour,
      Merci pour ces explications d’une grande clareté. La dernière partie de la video est tronquée, ce qui empêche d’écouter toutes les réponses de Paul Jorion.Est-il possible d’avoir au moins le texte des questions et réponses ? merci

  11. BREAKING NEWS :

    EUR Tumbles: S&P About To Put Europe’s AAA Club (Including Germany, France And Austria) On “Creditwatch Negative”.

    “Standard and Poor’s has warned Germany and the five other triple A members of the eurozone that they risk having their top-notch ratings downgraded as a result of deepening economic and political turmoil in the single currency bloc. The US ratings agency is poised to announce later on Monday that it is putting Germany, France, the Netherlands, Austria, Finland, and Luxembourg on “creditwatch negative”, meaning there is a one-in-two chance of a downgrade within 90 days. It warned all six governments that their ratings could be lowered to AA+ if the creditwatch review failed to convince its experts.

    http://www.zerohedge.com/news/sp-about-put-europes-aaa-countries-germany-france-holland-austria-and-luxembourg-creditwatch-ne

    J’imagine qu’il existe un accord entre cette menace de S&P et les pays AAA,ceci afin d’avoir un prétexte tout trouvé pour faire passer en force leur projet d’Europe totalitaire les 8 et 9 décembre?
    Top beau pour être ‘spontané’…

    Standard & Poors menace de dégrader les “triple A” européens.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/12/05/standard-and-poors-menace-de-degrader-les-triple-a-europeens_1613697_1581613.html#ens_id=1268560

  12. S&P ratings warning to top euro nations.2

    The Financial Times is reporting that Standard & Poor’s could downgrade all AAA rated eurozone nations as a result of “deepening economic and political turmoil in the single currency bloc”.

    The article claims that the ratings agency is poised to lower the rating for Germany, France, the Netherlands, Austria, Finland and Luxembourg later tonight.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/7cf2e0ae-1f63-11e1-9916-00144feabdc0.html#axzz1fghazwqz

    What next for the Eurozone – Possible scenarios for 2012 (full report)PWC

    http://www.ukmediacentre.pwc.com/imagelibrary/downloadMedia.ashx?MediaDetailsID=2027

  13. En regardant plusieurs infos ce soir, je me demande finalement pour qui elle travaille Merkel ? Est-ce pour son pays ou est-ce pour ces marchés qui veulent imposer l’austérité partout ?

    Le temps est aux austères, à ceux que la godriole et la fantaisie n’amuse surtout pas. Les rigoristes, intégristes de tous poils auraient ils décidé de passer à tous la robe de bure ?

  14. Bravo Mr Jorion,

    j’ai beaucoup apprécié la pédagogie : un débit relativement lent, avec des exemples illustratifs très parlants, qui permet de bien comprendre et intégrer le propos.

    On en redemande!

  15. La théorie de la main invisible d’Adam Smith ne relève pas, dites-vous, de l’individualisme méthodologique. J’aurais pensé que si, puisque l’harmonie, l’ordre, ne sont pas préétablis mais ne font que résulter ou émerger des actions individuelles. Ces dernières ne sont régies ou influencées par aucune structure (holisme méthodologique).

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