L’actualite de la crise : UN MONDE MERVEILLEUX, par Francois Leclerc

Billet invite

Le bouclage du nouveau plan de sauvetage de la Grèce se révèle plus problématique que prévu, alors qu’il se confirme de toute part que la participation des créanciers privés ne va pas diminuer de 100 milliards d’euros la dette grecque comme escompté. La faute en est a une finance toujours dérégulée et des hedge funds qui n’en font qu’a leur tête. Qui peut s’en plaindre ?

C’est en tout cas l’une des raisons pour lesquelles Christine Lagarde rue dans les brancards en poursuivant au nom du FMI une tournée destinée à convaincre les dirigeants européens de mettre davantage au pot pour combler la différence. Philippos Sahinidis, le ministre adjoint des finances grec a sans attendre annoncé la couleur, arguant également de la détérioration de la situation économique d’un pays qui pourrait finir par connaître une explosion sociale, à force de sacrifices toujours renouvelés et toujours insuffisants.

Fin connaisseur du langage d’église, Mario Monti a choisi un autre angle et un autre ton pour exprimer la même préoccupation. Il a mis en garde contre la montée dans son pays d’un sentiment anti-européen et anti-allemand, si ses partenaires ne lui accordaient pas « la reconnaissance et l’estime ». Des termes que l’on a l’habitude d’entendre du côté de Palerme, alors que l’on observe les Mafias du pays prospérant sur la crise grâce à leurs systèmes de prêt parallèles. « L’Union européenne ne montre aucune bienveillance, par exemple sous forme d’une baisse du taux d’intérêt », en vient-il à regretter, faisant implicitement appel à l’intervention de la BCE dans une interview à Die Welt.

Nicolas Sarkozy ayant trouvé un allié pouvant susurrer tout haut ce que lui doit se résigner à penser tout bas, c’est sur un autre terrain que s’est en attendant placé la bagarre. La dernière version en date du grand projet de pacte budgétaire arrondit en effet les angles sur les questions les plus controversées. L’inscription de la règle d’or dans la constitution n’est plus que « préférable », les sanctions automatiques en cas de défaillance le sont de moins en moins. Mario Monti continue de son côté d’enfoncer des clous en réclamant que soit exclu du calcul de la dette les investissements.

Une question en amenant une autre, celle de la croissance revient, alors que l’OCDE confirme par ses prévisions la récession économique générale à l’Europe qui s’annonce et qu’un ministre belge annonce quinze ans à venir de récession, si la politique actuelle est poursuivie.

Mais nos sous-préfets sont aux champs et gèrent la crise européenne comme s’il s’agissait du montage d’un parquet de bal. Pourtant, plus l’on s’approche du mur de la dette qu’il va falloir franchir cette année, plus celui-ci semble élevé. Et le pari reposant sur la capacité des banques et des États à le franchir relève de l’incantation. Les commentateurs soulignent la baisse des taux obligataires intervenus ce matin à l’occasion des émissions espagnole et italienne, en omettant de souligner qu’aux niveaux où ils restent inscrits le poids financier de la dette va encore augmenter, en dépit de tous les efforts de rigueur.

Les banques ne sont pas mieux loties, à observer comment Commerzbank, le second établissement allemand, continue péniblement à réunir de toutes les manières disponibles des fonds pour répondre aux exigences de renforcement de ses fonds propres, afin d’éviter que l’État, déjà présent à hauteur de 25 % de son capital, ne continue d’y monter et même de devenir majoritaire.

En attendant, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, enfonce une porte ouverte en réclamant le renforcement du pare-feu financier, qui devrait sans attendre la dernière minute, comme à chaque fois, conforter les finances des pays qui menacent de tomber dans le trou. Mais prioritairement, il va falloir déjà régler le douloureux cas grec !

Pour couper court à toute velléité de l’impliquer dans les négociations sur la restructuration de la dette grecque, la BCE vient de faire savoir par la bouche de son vice-président Vitor Constâncio qu’elle ne pouvait pas l’être, puisqu’elles concernent le secteur privé. Mario Draghi, son président, a ensuite tiré la conclusion logique de cette défausse en appelant le gouvernement grec à « agir à nouveau sur le plan budgétaire, mettre en œuvre ses réformes structurelles, avancer sur le front de la consolidation ». L’exigence de faire participer le secteur privé à la restructuration des finances grecques, quoique « compréhensible », « a des conséquences sérieuses et non-intentionnelles, avec lesquelles nous devons vivre maintenant », a-t-il déploré, en reportant les conséquences sur les Grecs. « Tout le monde s’est rendu compte que nous ne voulions pas de participation du secteur privé à l’avenir » a conclu Mario Draghi…

À l’initiative par rapport à ses collègues embourbés dans la faillite de leur propre stratégie, Mario Monti proclame que « L’Italie doit jouer un rôle actif pour aider l’Europe à reprendre le chemin de la croissance et de la stabilité », mais comment propose-t-il de s’y prendre, dans ce contexte de disette financière ? Il se fixe trois objectifs : « Assurer l’intégrité du cadre institutionnel de l’UE, éviter que l’on introduise des critères plus rigides [de discipline budgétaire] et des sanctions ultérieures, contrebalancer les normes sur l’assainissement par des règles en faveur de la croissance et la compétitivité ». Ces dernières règles ne sont pas précisées mais reposent sur les fameuses réformes structurelles qui trouvent leur inspiration dans le programme libéral, car Mario Monti prétend relancer la croissance sans augmenter la dépense publique.

Le monde de la finance ne l’a pas attendu pour se libérer des carcans que l’on voudrait lui faire porter, et dont Mario Monti veut soulager économie de leur poids. La banque suisse UBS vient en effet de proposer à sa clientèle choisie de hedge funds un nouveau produit financier qui permet de s’affranchir de l’interdiction de la vente à découvert nue, là où elle est en vigueur, et de continuer ainsi ses fructueux paris. Permettant un contournement de la loi et préfigurant ce qui pourra être fait si une taxe sur les transactions financières devait être instituée par certains pays.

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161 réflexions sur « L’actualite de la crise : UN MONDE MERVEILLEUX, par Francois Leclerc »

  1. Ça règle pas le problème du véritable drainage des actifs et patrimoines vers une minorité.

    Il faudrait qu’un pays comme l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre, l’Allemagne ou les USA fasse défaut afin, par effet domino, de détruire tout le patrimoine financier.
    Cela réduirait considérablement la capacité de nuisance de l’oligarchie (par manque de financement) et permettrait la possible émergence d’un nouveau système.
    La destruction du capital financier n’est, en aucun cas, la destruction des outils de production et le financement privé peut être remplacé par un financement public.

  2. « Rousseau, éclaireur de notre temps », par Roger-Pol Droit

    « Les Indignés, l’écologie, la justice sociale… c’est la faute à Rousseau ! Alors qu’on va célébrer cette année les 300 ans de sa naissance, l’auteur du « Contrat social » et des « Confessions » est plus actuel que jamais.
    […]
    Quand s’exacerbe, comme aujourd’hui, le sentiment des citoyens d’être dépossédés des décisions majeures, comment ne pas prêter attention au penseur qui fut le tout premier à parler du peuple en l’appelant « le Souverain » ? Quand s’accroissent, dans des proportions fantastiques, les inégalités entre salaires, comment ne pas revenir à sa pensée de l’égalité, proclamant que la terre est à tous et que ses fruits ne sont à personne ? […] Si le monde est profondément inégal, ce n’est, selon lui, qu’une dénaturation éphémère, une construction véreuse vouée à disparaître. De telles paroles deviennent à présent de plus en plus douces à entendre, de plus en plus réconfortantes pour un nombre croissant de gens. »

    http://www.lepoint.fr/culture/rousseau-eclaireur-de-notre-temps-12-01-2012-1418170_3.php

    1. @Vigneron

      Tu fais des amalgames complètement délirant. Albertini, collabo et j’en passe et des meilleures avec Lambert, contempteur (eh oui) du PC, militant de la première heure voué à la cause révolutionnaire, même s’il n’a pas été un saint, ça n’a rien à voir avec ce taré d’Albertini.
      Le journaliste aurait coincé plusieurs fois dans les cordes Melanchon…Alors ça, ça m’espante ! Une fois, il a reconnu qu’il s’est planté, après un tombereau d’éloges du même journaliste.
      Tu dis n’importe quoi Vigneron, je sais même pas pourquoi je te réponds. Tu es hyperbolique et obsédé comme les vieilles ganaches d’arrière corps de garde. Tu fais du Albert Cohen, en plus petit avec bretelles.
      Laisse tomber tes vieilles lunes. Ta bile anticommuniste va te bouffer et on te retrouvera entre deux rangs de ceps, la trogne rouge comme un feu d’artifice avec un bout de papier sur lequel t’auras griffonné « Lambert m’a tuer ».

      1. Du Contempteur au rabais, ouksé t’as mal mon chéri ? Pourquoi tu réponds à rien ? Pourquoi tu fous tes gros petons dans toutes les chausse-trappes qu’on te laisse ?
        Relis mon bichon, «je fais pas d’amalgame (entre lambertistes et albertinistes) pour toutes les raisons que ta contemption te laisse imaginer» que j’ai dit. Et je te signale que c’est toi qui a pris la porte de derrière en faisant le parallèle entre trotskystes lambertistes et les fachos d’Occident quand je t’ai répondu que les potes dont parlait Méluche étaient bien lambertos et non socialos comme tu voulais le faire accroire…
        Et le mélAnchon, il était plus que dans les cordes, il etait compté, ko debout sur le débat éco. Du mauvais Marchais. Ton clown de méluche s’est esquivé devant tous les graphiques exhibés par le petit con d’en face, pitoyablement ou/et bruyamment mais à chaque fois comme pris au dépourvu, se rabattant au mieux sur les arguments de gribouille véhément, du Marchais bien appris encore, infoutu de faire le moindre début de développement approfondi, de simplement défendre avec cohérence ses invocations formatées quelquefois justes, juste capable qu’il est de les perroqueter.
        Ouais bien sûr faut pas casser l’image du tribun sûr de sa bonne parole, de son empathie, de sa communion avec l’âme du peuple, de ses bons mots, de ses gros mots et qui s’embarasse pas de gaver l’auditoire avec les menus détails techniques, pardi. « Le peuple sait la Vérité, je la dis, le petit con en face est un menteur, le peuple le sait, pas besoin de s’expliquer, c’est un traître, à la fin de l’envoi je le menace, emballé c’est pesé, mine de rien j’t’embrouile et j’ai montré mes couilles. » Exemple : un graphique bien connu qui montre que la part maximale des salaires dans le pib date de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir (74%), après une nette augmentation dans les années 70 après le choc pétrolier (+ 5 points de pib depuis les 69% de 73), puis une chute très rapide durant le premier septennat de son idole Françoué pour se trouver depuis sur un seuil stable (65/66% depuis 1988), inférieur aux niveaux des années 60/50 (67%). Intéressant, y’aurait des choses à dire, à raconter, à expliquer à la France qu’est à la lucarne, toute ouïe. Nada. « Mensonges ! Les français savent bien ! Je refuse d’entrer dans ce débat ! « . C’est court monsieur le ministre de la République.
        Du petit contempteur tout craché quoi. Autant en emportera le vent. À combien il est dans les sondages notre petit génie de la vraie gauche ?
        On se retrouvera du Contempteur…

  3. Regardé Mélenchon hier , c’est un gars honnête , aux saines idées , je ne suis pas de gauche ni de droite , souhaiterais que tous les politiques lui ressemblent.

    1. à Bertrand,

      Ni de gauche, ni de droite, probablement pas du centre, juste un agent publicitaire (un peu) naïf, ou qui prend les autres pour des naïfs.

    2. Vrai qu’il a cartonné, même les journalistes l’ont reconnu. Sauf la nana qui le trouvait un peu « violent ». Comme si le fait d’instituer un jury de journalistes sur la capacité des gens à être de « bons » candidats à la présidentielle n’était pas une violence de l’institution medias incomparablement plus réelle et permanente. Heureusement Gattegno était plus lucide et sans doute plus intelligent…
      Je commence à cibler l’hypothèse, même si je ne suis tout à fait de son bord. Il semble s’écarter du vote « utile » pour Flamby, ce qui est une bonne chose à mon avis et même une chose nécessaire. Il faut que ce parti comprenne qu’on ne peut plus prendre des malades et des canailles pour en faire des députés, ni empocher les voix pour marcher sur les promesses dès qu’on a le poste..

      Il faut jouer les matchs les uns après les autres et surtout ne pas respecter la hiérarchie des serviteurs médiatiques de la finance – service « public » et autres écrans Bolloroïdes – . Donc voter selon ses convictions et aspirations.

      Les responsables du désarroi total des couches populaire, notamment, sont d’abord la racaille fasciste de l’UMP et sa politique de destruction de l’État, des acquis sociaux avec mise en cage d’une société.
      Mais le PS lui suce la roue, avec l’opposition en transat qu’il a mené des années durant avec Flamby, Ayrault, Mosco et toute cette clique de faux-culs type Fabius, bourgeois vendus à l’idée de la domination du marché, si ce n’est vendus au sens premier du terme.

      Jospin porte une immense responsabilité pour avoir désespéré Vilvoorde et popularisé l’idée que le marché, c’était très bien et de gauche. Avec ce prétientieux de Rocard. . Et ça n’est fait qu’empirer avec des maffieux type Guérini, des Royal soutenues par un milliardaire, des Montebourg beau parleur, toujours cumulard et qui fut sans doute briefé par la French American Foundation devant laquelle il vient qu’il était un jeune leader aux dents qui raclent mais sans danger pour le maître du désastre, outre-atlantique. Sans parler de Valls, un type qui est manifestement au PS pour faire carrière et déteste tout ce qui est valeur de gauche.

      Les responsables ce sont eux. Grace à eux, le FN revient, le brun Guéant sévit dans nos cités et absout les bavures de plus en plus fréquente des forces du désordre. Chaque jour apporte une fermeture d’usine pour valider une politique de soumission totale aux humeurs patronales et boursières, chaque jour nous voit parler dans le vide, tandis que les sondeurs affichent pour Sarko et l’UMP des sondages absolument délirants que la Commission des Sondages – encore un comité « machin » comme dirait Mongénéral – ne voit pas, et sanctionne encore moins.

      Déliquescence totale, mépris manifeste, dérive mercantile en premier de ce gang à écharpe tricolore, dont le refus tous députés confondus de pondérer leurs salaire de 10% montre non seulement qu’ils sont pourris mais complètement à l’ouest pour ne pas voir venir la colère du pays qui va faire de l’élection prochaine un UFO politique, quelque chose d’inédit qui débouchera sur un affrontement social violent et d’ampleur, parce qu’ils ne bougeront pas leur tête et leurs grasses fesses, exerçant sans tenir le moindre compte des misères et injustices criantes, à l’exacte image de ces têtes couronnées qu’on a raccourcit et dont ils sont la contemporaine incarnation.

      1. Parlons des choses sérieuses :
        Flanby avec n ou Flamby avec m ?

        Ce qu’on peut faire de mieux, c’est effectivement de rendre les gens conscient des cadres dans lesquels ces candidats s’expriment (Mélenchon, Bayrou ou Flanby. Quant à NS, on doit parler du cadran de sa Rolex plutôt que du cadre de ses idées).

      2. …j’abonde, mais vous savez, la désespérance PS, elle date au moins de Mitterrand et, avant, de Guy Mollet. Le dernier dirigeant socialiste intègre fut Léon Blum… qui ne fit presque rien pour les Républicains espagnols assiégés par les fascismes.
        J’ai longtemps cru qu’il n’y avait eu, à gauche, que le PC pour pouvoir ainsi trahir systématiquement les espoirs des classes populaires, il m’a fallu les deux septennats de Mimi pour me dessiller les yeux, vieux motard que jamais !
        Après Sarko, dans le rôle d’un Bush européen (nettement moins abruti mais plus retors encore) et son UMP-GOP, nous allons « choisir » Hollande, qui sera notre Obama…
        De Gaulle, reviens !!! (version franco-contemporaine du culte du cargo 😉 )

      3. MélAnchon hier soir au milieu des clowneries et des dérobades programmées (surentrainé le zig*, bon coaching au PC, me suis bien marré, un p’tit goût désuet d’Au théâtre ce soir…), a parlé de ses anciens potes gauchos – et vrais connards – qui se réjouissaient en 73 du coup d’État de Pinochet sur l’air politipiriste bien connu du « C’est mieux ainsi, c’est plus clair, plus de faux-semblants, l’heure de la Vraie Révolution va enfin pouvoir sonner, etc, etc »… J’ai irrésistiblement pensé aux soi-disant « gens de gauche » radicaux (et gaullistes) qui brûlent des cierges pour R. Paul.

        * faudra kamême lui apprendre à moins se mater dans les moniteurs et à faire confiance à son coiffeur, attention au syndrome Dombaslien…

      4. @Nerima-kun

        Tant vont les cruches à l’eau qu’à la fin ils débordent…Il y a peu de chances que je choisisse le Flamby pour prendre le gouvernail, pardon le Flanby.

        @Vigneron

        Oui, il en remet un peu, parfois. Mais il est bon et il le sait. Que celui qui n’a jamais péché…
        Alors, on peut retenir évidemment cette minable aubade d’une minorité de socialos – pas gauchos ou j’ai mal entendu – au boucher de Santiago. Je préfère garder le reste de son intervention, qui devrait être un fil directeur, tant dans la forme que dans le fond pour un candidat qui se veut de gauche, coaching PC ou pas.
        Ron Paul…Tu cherches la petite bête, Vigneron, franchement, non mais franchement…

      5. Vigneron, ces libertaro-gaucho-gaullo-radicaux qui vous brouillent même l’écoute d’Au Théâtre Ce Soir… c’est terrible, cette obsession, ces chimères qui vous assiègent ! … votre delirium n’est plus très mince : reprenez vite les petites pilules roses pour voir la vie de même ! …même américaine… (je vous fais exceptionnellement une fleur, là, hein !)

      6. Cpntempeur. En 73 il était lamberto grand teint le journaleux MélAnchon qui signait J-L Mula, non ? 77 seulement son entrée au service de Mitterrand. Après qui étaient les sinistres connards parmis ses amis gauchos en question, lui seul le sait… Mais je pense pas qu’il s’agisse d’autres lambertos d’alors comme Jospin (qui lui était déjà rentré au PS), Dray, Cambadélis, Le Guen, ni d’un Plenel, mais je peux me tromper…

      7. @Vigneron

        Vigneron, moi je n’oublie pas non plus que Madelin était une petite frappe et fondateur d’Occident mouvement terroriste et antisémite, ni que Sarko n’était pas loin de l’UNI en son jeune temps, pas plus que je ne perds de vue que Mariani, Longuet, Deveidjian et autres fascistes juvéniles ont fait de vieux fachos avec les rênes du pouvoir en main.
        Voilà pour moi les connards de l’histoire, la sale graine brune qui nous pourrit la vie aujourd’hui. Quant à être révolutionnaire, côté Lambert ou autre, ce sont plutôt de belles pages d’histoire qu’ils ont écrit, surtout si on compare à la racaille UMP, degré zéro de l’écriture politique.

        Il y a quelque chose d’indécent, d’interdit à critiquer tout ce qui est éruption sociale, chez la chienlit décomplexée. Quant on pète dans la soie grâce à la sueur des autres, on ferme sa gueule, on rase les murs et on compte ses sous.

      8. De quoi tu me causes Contempteur ? J’te réponds que les amis de MélAnchon qui se réjouissaient de l’irruption de Pinochet, du renversement du régime Allende étaient bien des trotskystes pas encore entrés ou convertis au PS de l’ex-cagoulard Mitterrand et tu me causes des raclures de l’ultra-droite de l’époque pas encore entrés ou convertis au libéralisme UDF. J’raccorde juste un bon point : les deux parties, les connards de la bande de Lambert montrés du doigt par MélAnchon comme les saloperies de la clique d’Albertini, chacune à sa manière, se réjouissaient le 11 septembre 73. Je fais pas pour autant d’amalgame entre les deux parties, pour toutes les raisons que ta contemption te laissera imaginer, mais aussi pour une que tu oublies apparemment. Qui est que ce sont bien Albertini et sa bande qui ont écrit les pages de ton histoire, en activistes, conseillers écoutés, ministres, chefs de partis, de Pétain à Sarkozy, en passant par l’OAS, le gaullisme, Pompidou, Garaud, Juillet, l’UIMM, Chirac, etc. Les autres, les révolutionnaires dont tu dis qu’ils ont écrit de belles pages d’histoire, pardon, mais je crois surtout qu’ils n’auront été au bout du compte que d’aimables faire-valoir pour les contre-révolutionnaires victorieux (jusqu’à ce jour) d’en face, une fausse carte dans le jeu du camp de la révolution. Des idiots contre-productifs, dans le meilleur des cas.
        Fais attention à c’que tu contemptes mon gars, et me titille pas trop, sinon tu pourrais bien m’entendre te dire ce que MélAnchon lança avanr-hier à la fin de son entretien au journaliste qui venait de le coincer dans les cordes à plusieurs reprises :

        Vous l’emporterez pas au paradis !

        .
        Dans le genre « on se souviendra de vous Monsieur on se souviendra ! », hein ? Putain ça me rappelle quelqu’un… cette façon aimable de s’adresser aux journaleux de l’establishment… ah ça m’revient pas…

      9. Le sieur V. est réellement frappé. Incoercible mais le plus souvent incompréhensible, Il distribue les bons points et aussi les menaces… quel infantilisme sénile !
        Contempteur ne s’en laisse pas compter ni contenter…

      10. Vigneron, Albertini dont je découvre l’existence, a été gracié par Schuman pour continuer dans l’anticommunisme. Accord là dessus ?

      11. @Vigneron

        Encore une fois, je t’ai répondu mais la faucheuse encore m’a censuré. Je vais me mettre moi aussi à la gouaille de camionneur, à l’insulte feutré et au mépris permanent, ça devrait le faire sur l’autoroute bleue des décomplexés.

    3. Merci Bertrand pour ce commentaire. Nous sommes très peu nombreux sur ce blog à reconnaitre chez Mélenchon des valeurs certaines. Serait-ce parce qu’il s’est mis la plupart des médias à dos et que les autres l’ont dans le collimateur pour des raisons idéologiques évidentes ?

      1. @Momissi

        Rassurez vous, on n’est pas si clairsemés que ça. Mais il est vrai que ce blog attire les extrême centristes (producteur de vin et autres statistiques, qui doivent pousser sous les ceps) et les libertariens comme des mouches. J’ai déjà pointé pourquoi…

  4. Vendredi 13 janvier 2012 :

    Italie :

    Dans le cadre de la principale émission, le Trésor italien a placé 3 milliards d’euros de titres à échéance novembre 2014 dont les taux ont fortement diminué à 4,83% contre 5,62% lors de la dernière opération similaire le 29 décembre.

    Le Trésor a également émis environ 779 millions de titres à échéance juillet 2014, et 971 millions de titres à échéance 2018, à des taux qui se sont inscrits respectivement à 4,29% et 5,75%.

    La Banque d’Italie ne compare pas ces taux avec ceux d’autres opérations totalement similaires.

    Mais selon les analystes, le taux des titres à échéance juillet 2014 a diminué par rapport au taux de 4,93% enregistré lors d’une opération comparable le 28 octobre, tandis que le taux des titres à échéance 2018 a en revanche un peu progressé par rapport au taux de 5,62% enregistré lors d’une émission comparable le 13 octobre.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEL_Italie_reussit_a_lever_475_mrd_EUR_le_maximum_prevu130120121201.asp

  5. Messieurs, bonjour…. Si vous acceptez une voix féminine, puis je me permettre de vous suggérer de vous enthousiasmer davantage pour la recherche fondamentale, la recherche publique, afin d’arriver à finaliser une production d’énergie abondante, peu chère, et disponible pour tous. (hydrogène, magnétisme, autre? Souvenez vous de la pierre philosophale: transformer le fer en or, c’est à dire produire de l’énergie avec un « métal » abondant et basique..)

    Cette énergie là existe, ou tout au moins est prête à être finalisée. Le seul obstacle à cette découverte fondamentale est le manque de recherche dépourvue d’intérêt financier immédiat.

    Il en découlerait, pour la planète entière, un tout autre équilibre des valeurs financières.
    Ceux qui raréfient volontairement les ressources, les pillent, stockent la nourriture pour s’enrichir, grugent la population, perturbent les circuits normaux , auraient une emprise bien moindre sur la vie des peuples, devenus autonomes.

    1. Si David McKay avait été une voie féminine, je ne l’aurais pas moins écoutée
      withouthotair
      Certaines considérations sont au-dela de la recherche fondamentale, du moins pour les 50 ans à venir.

    2. Si je peux me permettre , hier sur boursorama j’ai vu une société faire une hausse significative +68% ,METABOLIC EXPLORER je n’ai pas fais le rapprochement tout de suite , il se trouve que le pdg de cette société est intervenu sur BFM business , cette société fait de la recherche sur l’essence synthétique entre autre . J’ai regardé sur wiki ,car je savais que pendant la guerre 39 45 les allemands en fabriquaient , dans les camps , et en lissant l’article j’ai vu que cela marchait mais avec un cout allant jusqu’à 90$ le baril .Au vue des prix actuel je pense que cela peut être a nouveau rentable, mes connaissances n’étant pas très importante je me permet de vous laisser les liens afin de voir et surtout comprendre si tout cela est censé .
      lien wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Essence_synth%C3%A9tique
      et lien brevet de cette société : http://fr.espacenet.com/publicationDetails/originalDocument?CC=EP&NR=2346999A1&KC=A1&FT=D&date=20110727&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR

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