L’actualité de la crise : LES DOULOUREUSES QUESTIONS DE GROS SOUS, par François Leclerc

Billet invité

Les négociations à propos de la restructuration de la dette grecque (le PSI) se sont considérablement tendues, incitant Guido Westerwelle, le ministre allemand des affaires étrangères, à se rendre samedi en urgence à Athènes, officiellement pour porter un message “d’encouragement et d’espoir”… Son déplacement inopiné a en réalité pour objectif de conclure impérativement les discussions avant la réunion du 23 janvier des ministres des finances de l’eurozone, pratiquement dans une semaine.

Parallèlement un nouveau round de négociations va débuter mardi prochain à Athènes avec les représentants de la Troïka (Union européenne, FMI et BCE), afin de mettre au point un nouveau programme fiscal et de réformes structurelles, qui devra être approuvé pour que l’accord du PSI puisse entrer en application et que de nouveaux prêts d’un montant de 130 milliards d’euros soient accordés.

Le tout doit dans l’immédiat permettre à la Grèce de faire face à son échéance de 14,4 milliards d’euros du 20 mars prochain, faute de quoi elle fera défaut. Or l’accord est loin d’être conclu entre l’Institute of International Finance, qui représente les créanciers privés, et le gouvernement grec.

La discussion porte sur le taux d’intérêt des nouvelles obligations qui seront échangées avec les titres actuels. Le gouvernement allemand est en effet intervenu dans les négociations, afin de proposer un taux de 2-3% – ce qui ferait monter les pertes des créanciers de 60% à 80% – alors que les créditeurs voulaient obtenir 5%. La position allemande prend en effet en compte la diminution du nombre de créanciers prêts à se joindre à l’accord volontaire, résultant notamment du refus des hedge funds qui spéculent sur le défaut grec, en cherchant à le compenser par une augmentation de la décote supportée par les banques. L’objectif est en effet de parvenir à réduire la dette de la Grèce de 160% à 120% du PIB à l’horizon 2020, pour que le plan soit considéré comme crédible.

Ne voulant pas augmenter leur mise, les États européens reportent donc sur les banques la charge supplémentaire. Mais ils créent ce faisant un autre problème, étant donné qu’il va falloir davantage renflouer les banques grecques, grosses détentrices de la dette grecque. Le choix suivant va alors être soit d’augmenter encore les efforts demandés au gouvernement grec pour dégager les ressources correspondantes, soit d’accroître les prêts de l’Union européenne et du FMI.

Un défaut de la Grèce dans le contexte actuel est un luxe que ne peuvent pas se permettre les dirigeants européens, ni les émetteurs de CDS sur la dette grecque, mais la corde est à tous égards très tendue.

D’autres négociations financières se profilent, qui ne vont pas être plus aisées, en attendant d’observer la réaction du marché obligataire suite aux dégradations des pays européens, en particulier à l’occasion d’une émission française jeudi prochain. Elles vont avoir pour objet le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui pourrait devoir supporter des taux plus élevés – et les répercuter sur les pays bénéficiant de ses prêts – s’il venait à perdre à son tour sa note AAA, ce qui alourdirait leurs charges d’autant. La perspective de voir des investisseurs non-européens financer le FESF, déjà faible, en sortirait par ailleurs encore moins probable.

Dans l’immédiat, le verdict de S&P concernant cette notation est attendu dans les jours prochains ; John Chambers, président du comité des notations souveraines de S&P, a précisé que le FESF pourrait conserver sa note AAA, si l’Allemagne et les trois autres pays restants qui en bénéficient toujours accroissaient le montant de leur garantie pour se substituer à la France, qui l’a perdue). Une perspective immédiatement écartée par Angela Merkel. Il ne reste alors comme issue que la possibilité que les émissions à court terme du FESF (3 à 6 mois) continuent à bénéficier de la note AAA, ce qui permettrait au moins des prêts relais aux pays bénéficiant déjà des plans de sauvetage, quitte à les renouveler. En utilisant de plus en plus des bouts de ficelle.

Le montage du Mécanisme européen de stabilité (MES), désormais prévu pour être effectif en juillet prochain après des décisions inscrites à l’ordre du jour d’un sommet en mars, devrait si possible être accéléré, car il n’y aura plus que le FMI de disponible, aux moyens lui aussi limités, pour faire la soudure en attendant son lancement, les pays européens devant financer le fonds pour qu’il puisse s’engager dans des opérations de sauvetage européennes. Toujours du bricolage.

Le même problème de financement va se trouver posé avec le MES car il est prévu qu’il bénéficie non pas de garanties, comme c’était le cas du FESF, mais cette fois-ci d’un capital, dont le montant prévu est pour l’instant de 620 milliards d’euros. ERRATA : LE CAPITAL DEVRAIT ÊTRE DE 80 MILLIARDS D’EUROS ET LA DISCUSSION PORTE SUR SON VERSEMENT ÉTALÉ SUR PLUSIEURS ANNÉES OU NON. Une nouvelle négociation délicate va devoir être bouclée, afin de déterminer le montant du capital appelé sans attendre. Celui de 80 milliards d’euros a été évoqué dans un premier temps, mais cela pourrait être davantage afin de donner au MES une meilleure assise financière immédiate. Pour ce faire, les États européens qui le financent vont devoir emprunter sur le marché, en même temps qu’ils cherchent à diminuer leur endettement !

Les sauvetages en cours, ou le montage des instruments de stabilisation financière pour assurer les prochains, impliquent des négociations de gros sous à répétition. Mais les États européens n’ont pas les moyens de la stratégie qu’ils ont adoptée. C’est devant cette triste vérité qu’ils sont plus que jamais placés, sans vouloir ni ne pouvoir l’admettre.

Partager :

149 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES DOULOUREUSES QUESTIONS DE GROS SOUS, par François Leclerc »

  1. Douglas Flint, the chairman of HSBC, has predicted. He told the Asian Financial Forum in Hong Kong:

     »The crisis will end when the solution has been found or has been articulated in a credible way.  »

    Daily Tel

    Huum huum….

  2. M. LECLERC, vous nous donnez le tournis, à nous les non initiés, que vous entraînez gaillardement dans les arcanes de la finance dans tous ses états, mais voilà qu’au § 5 de votre « billet », le décryptage s’empale ( tel le Costa Concordia sur le rocher perdu de vue ), sur le sujet réel , »ils » ou « elles » , du verbe ( 2° ligne .. ».Mais elles créent ce faisant un autre problème… »
    Or, le « ce faisant » pointe du doigt les ETATS ..qui sont donc ici le sujet … » Mais ils créent ce faisant un autre problème… ».
    Sorry !
    Et merci pour tout ce que vous faites pour nous éviter de sombrer…dans l’ignorance de ce qui ce trame contre nous tous!

  3. Paul Magnette(Ministre Belge PS), a été la cible d’une volée de remontrances suite à ses critiques à l’égard de la Commission. L’économiste libéral flamand Paul De Grauwe prend, lui, la défense du ministre socialiste. Il soutient que la Commission européenne se trompe de stratégie face à la récession et que l’austérité va l’aggraver.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_paul-de-grauwe-paul-magnette-a-raison-il-faut-critiquer-la-commission?id=7396793

    1. L’historique de cette chanson? Gainsbourg ayant racheté le manuscrit original de Rouget de Lisle, avait remarqué qu’à certain passages, il avait inscrit: « Aux armes et cætera… ».

  4. Bonjour le Blog de Paul Jorion,

    J’ai trouvé cela des plus instructif. C’est beau la perte de valeur décomplexée, rarement exposée de façon aussi flagrante.

    Non tous les sportifs ne sont pas stupides, certains seulement :

    Abordons maintenant un thème qui fait beaucoup réagir les lecteurs de Balle de Break. Est-ce que vous comprenez que des joueurs formés en France, qui jouent pour la France, décident de partir à l’étranger (souvent en Suisse) et ne payent pas d’impôts en France ?

    Les gens qui critiquent ce choix ne sont pas dans la peau des joueurs. Ils ne savent pas ce que c’est de se retrouver à 19 ou 20 ans, d’entendre que la carrière d’un sportif c’est un sprint et qu’en allant vivre en Suisse ou en Floride, ils peuvent payer 500.000 euros ou 1.000.000 d’euros de moins qu’en France. Le gain est énorme. Leur carrière peut s’arrêter très rapidement, ils n’ont pas forcément fait d’études et n’ont pas de reconversion certaine. Il faut une ou deux secondes se mettre à leur place. Le fait de partir, ce n’est pas une insulte faite à la France.

    Vous comprenez que les gens puissent être choqués en entendant ça ?

    Oui, parfaitement. Mais je suis moi-même parti 6 ou 7 ans et je ne regrette pas une seconde. Je devais le faire. Il faut aussi savoir, puisqu’on parlait de la Coupe Davis, que les gains amassés sur le territoire français sont soumis à la loi fiscale française.

    Pas les revenus publicitaires…

    Ce n’est pas parce qu’ils jouent pour l’équipe de France qu’ils ont des contrats publicitaires. Si demain, ils ne jouent pas en Coupe Davis, ils ont les mêmes contrats. Je comprends tous ces commentaires, mais j’aimerais bien voir tous ceux qui critiquent assis devant leur télé dans la même situation. Qu’est-ce qu’ils feraient ? Il faut se mettre à la place du gamin de même pas 20 ans avec tout l’entourage qui pousse derrière. Je ne dis pas que c’est impossible mais la carrière est très courte et il faut le prendre en compte.

    La carrière de Guy Forget est terminée, il est à l’abri du besoin et pourtant il vit en Suisse.

    Il a choisi de construire sa vie en Suisse, pour ses enfants, sa famille, ça n’a rien à voir.

    Le fait de porter le maillot de l’équipe de France et de ne pas payer d’impôts en France choque beaucoup de gens…

    Pas moi. En termes d’image, ils nous le rendent bien. Leur rayonnement international est énorme. Moi, je ne regarde pas où les joueurs de tennis payent leurs impôts. Quand Jo gagne partout dans le monde, il est Français et juste Français, on s’en fout de savoir où il habite. A la Fédé, quand on les sollicite pour des opérations auprès d’enfants, ou pour des interviews, ils répondent présent. Donc ils nous le rendent bien. On n’a pas fait tout ça pour qu’ils nous rendent de l’argent.

    http://balle-de-break.blog.lemonde.fr/2012/01/16/a-di-pasquale-partir-vivre-en-suisse-nest-pas-un-insulte-faite-a-la-france/#xtor=RSS-32280322

  5. Bonjour,
    4 éme § : c’est les banques grecques qui sont détentrices de la dette grecque ou les banques européennes ?

  6. Le Monde veut remonter le moral des lecteurs :

    voici quelques passages de plusieurs articles du Monde du 17 janvier :

     » Les Grecs ne savent pas ce que c’est que souffrir « 
    L’ESTONIE, tout nouveau membre de la zone euro, a conscience d’être encore assis sur un strapontin lors des sommets à Bruxelles. Néanmoins le pays a son idée pour résoudre tous les maux de l’union monétaire :  » Que les Etats fassent leurs devoirs « , résume Jürgen Ligi, ministre des finances du gouvernement de centre droit.  » Il faut abandonner l’idée même du déficit pour viser un excédent structurel. Dépenser l’argent une fois qu’il est rentré dans les caisses. Pas l’inverse « , poursuit-il.
    (…)
    Hors de question de remettre en cause l’indépendance de l’institut monétaire par exemple et, ou, de faire marcher la planche à billets en lui faisant racheter massivement de la dette des Etats en difficultés. Comme outre-Rhin, le pays reste traumatisé par l’hyperinflation. En 1991, lors de la déconfiture de l’URSS, juste avant d’abandonner le rouble et de retrouver son indépendance, le pays a connu une hausse des prix de 1 000 %.

    (…)
    Dans un pays où l’indépendance, après des décennies d’occupation soviétique, s’est traduite par une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée de 40 % sur dix ans, les efforts réclamés par la crise actuelle sont donc jugés largement supportables. Et on comprend mal les grèves et manifestations populaires en Grèce, où la situation reste plus enviable, pense-t-on, que celle de la moyenne des Estoniens.  » Ils ne savent pas ce que c’est que souffrir « , résume le ministre des finances, Jürgen Ligi.

    Une  » cure de patates  » a permis aux Danois de retrouver le AAA

    Copenhague s’est engagé dans un programme d’assainissement drastique à partir de 1986

    A deux reprises, au cours des années 1980, le Danemark a perdu un A dans la notation de ses emprunts. Il a fallu attendre 2001 pour que le pays revienne à son triple A, qu’il a conservé depuis. Cela s’est fait au prix d’un programme d’austérité drastique, lancé à l’automne 1986 et baptisé  » kartoffelkur  » :  » cure de patates « , car il fut annoncé au moment des traditionnelles  » vacances des patates  » – une semaine pour la récolte -, ce qui donne une idée des recettes appliquées.
    (…)
    Le nombre de chômeurs passa de 220 000 à 360 000 – le taux de chômage a culminé en janvier 1994 à 13,8 %, contre 6,2 % aujourd’hui – tandis que 60 000 familles perdaient leur logement. De nombreux programmes sociaux furent réduits au cours de cette  » traversée du désert de sept ans « , comme la qualifiait le quotidien Berlingske, voici quelques années. Les mesures de soutien aux chômeurs, qui ont largement contribué à la notoriété du modèle danois, furent freinées.
    (…)
    La  » cure de patates  » conduisit aussi à l’introduction, en 1992, d’une sorte de  » TVA sociale  » : la TVA passa de 22 % à 25 %, ce qui revenait à remplacer les dévaluations, devenues impossibles, par une sorte de dévaluation interne. Le choix se porta sur une hausse de TVA, plutôt que des impôts, au motif que le coût serait supporté par tout le monde, et pas seulement par les salariés et les entreprises exportatrices, essentielles dans ce petit pays.

    La  » chancelière Teflon  » confortée dans ses choix

    En Allemagne, la fermeté affichée par Angela Merkel apparaît politiquement payante
    Le Handelsblatt, le quotidien des affaires, évoque une  » chancelière Teflon « .  » L’Etat, c’est elle « , assure Die Zeit, pourtant de centre gauche. La dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s, vendredi 13 janvier, et la confirmation du triple A allemand (avec une perspective stable) ne peuvent que renforcer la popularité de Mme Merkel, qui est de nouveau la personnalité politique préférée des Allemands, devant deux dirigeants du Parti social-démocrate (SPD), Frank-Walter Steinmeier et Peer Steinbrück.

    «  Merkel tire l’Union vers le haut « , titrait, samedi 14 janvier, le quotidien berlinois Tagesspiegel. C’est que la fermeté de la chancelière apparaît politiquement payante. Pour expliquer les 9 points de popularité qu’elle a gagnés en un trimestre, les sondeurs insistent sur sa gestion de la crise de l’euro : les Allemands ont apprécié qu’elle impose au reste de l’Europe de strictes conditions en échange de la solidarité de l’Allemagne.

    1. Dans un pays où l’indépendance, après des décennies d’occupation soviétique, s’est traduite par une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée de 40 % sur dix ans, les efforts réclamés par la crise actuelle sont donc jugés largement supportables. Et on comprend mal les grèves et manifestations populaires en Grèce, où la situation reste plus enviable, pense-t-on, que celle de la moyenne des Estoniens. » Ils ne savent pas ce que c’est que souffrir « , résume le ministre des finances, Jürgen Ligi.

      Oui, et puis tous ces jeunes qui n’ont pas connus les camps de concentration, vivement une petite guerre, ça leur fera du bien, non mais…

  7. Il y une petite erreur au sujet de futur MES qui va remplacer le FESF. Il s’agit en fait de 80 milliards € de fonds propres qui permettront d’emprunter jusqu’à 500 milliards € avec tout de même des garanties des Etats (et pas de 620 milliards de capital, cf. http://www.consilium.europa.eu/homepage/showfocus?lang=en&focusID=66189 ).
    Mais, ça ne change pas le jugement de l’article. D’ailleurs le fonds avait déjà du mal à attirer les investisseurs ( http://www.gecodia.fr/FESF-et-MES-les-pare-feux-deviennent-inoperants_a3211.html ).

  8. Lundi 16 janvier 2012 :

    « La crise de la zone euro atteint une dimension systémique », pour Coface.

    « En 2012, la conjonction d’une croissance très affaiblie en Europe et d’un possible assèchement du crédit pourrait affecter de manière sensible le risque de crédit des entreprises », prévient le président de l’assureur-crédit Coface, dans une note publiée ce lundi.

    Sur l’ensemble de l’année dernière, la Coface a déjà observé une pression renforcée sur les sociétés de la zone euro, pour lesquelles les incidents de paiement ont progressé de 28% contre 19% dans l’ensemble du monde. Une situation qui fait dire à l’assureur que « la crise prend un nouveau virage et atteint une dimension systémique globale avec l’entrée en crise de l’Italie »…

    Les entreprises des pays de l’Europe dite « émergente » seront d’autant plus touchées par cette crise, les banques de l’ouest du Vieux continent réduisant leur soutien à leurs filiales particulièrement exposées à la dette. Or, « un tarissement du crédit européen aurait un impact majeur sur l’activité en Europe émergente, ces économies étant en outre bien souvent caractérisées par un secteur privé très endetté en devises », souligne la Coface.

    L’assureur estime ainsi que la croissance de l’Europe émergente pourrait être divisée par deux, passant de 4,1% en 2011 à 2% cette année. L’Europe dans son ensemble serait en récession de 0,1%.

    http://www.boursier.com/actualites/economie/la-crise-de-la-zone-euro-atteint-une-dimension-systemique-pour-coface-12802.html

  9. 80 milliards d’euros, mais cela pourrait être davantage afin de donner au MES une meilleure assise financière immédiate. Pour ce faire, les États européens qui le financent vont devoir emprunter sur le marché, en même temps qu’ils cherchent à diminuer leur endettement !

    Hé oui, c’est pas simple de payer pour les autres quand on n’a pas le rond.
    Et ça c’est pour la Grèce + Portugal + Irlande, ne parlons pas de l’Italie ou de l’Espagne parce que là il faudrait rajouter au moins un zéro.
    Plus ça va, moins ça va, mais quel sera le détonateur?

  10. Lundi 16 janvier 2012 :

    FESF : Standard and Poor’s abaisse d’un cran la note à AA+, n’exclut pas de la relever.

    L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a abaissé lundi d’un cran à AA+ la note du Fonds de soutien européen (FESF), mais n’exclut pas de la relever à AAA si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées, selon un communiqué.

    Cette décision est la conséquence de l’abaissement de la note de la France et de l’Autriche, qui faisaient partie des Etats notés AAA et permettaient au Fonds, par leurs garanties, de bénéficier de la note optimale de SP.

    (©AFP / 16 janvier 2012 19h34)

  11. Lundi 16 janvier 2012 :

    Mario Draghi (BCE) : « Sans triple A, le FESF doit être renfloué. »

    Strasbourg (Parlement européen) – Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a estimé lundi que le Fonds de secours européen FESF, privé de sa note AAA par Standard and Poor’s, devrait être renfloué pour garder sa force de frappe en l’état.

    Il faut des contributions supplémentaires des pays encore notés AAA pour que le FESF conserve la même capacité ou puisse prêter au même taux, même après une dégradation, a-t-il dit lors d’une audition devant le Parlement européen.

    (©AFP / 16 janvier 2012 20h33)

    En zone euro, quatre Etats sont notés AAA.

    Ces quatre Etats AAA sont des Etats du nord de l’Europe : l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande.

    Dans les mois qui viennent, ces quatre Etats AAA accepteront-ils de payer des contributions supplémentaires au FESF pour aider les autres Etats de la zone euro ?

  12. Bonjour

    Je me demandais, qui sont les principaux émotteurs de CDS ?

    Si j’ai tout bien compris, les CDS sont des produits OTC, tout le monde peut en emmètre, mais j’imagine que les hedge fund sont principalement acheteur de CDS , d’où ma question , quelles sont leurs contreparties ?

    Merci encore pour ce blog

  13. @François Leclerc
    Dans votre article vous dites « Ne voulant pas augmenter leur mise, les États européens reportent donc sur les banques la charge supplémentaire ». Comment un Etat peut-il forcer une banque à s’endetter auprès de l’Etat grec, alors que la banque ne le souhaite pas? Une telle contrainte est-elle compatible avec le Code Civil?

Les commentaires sont fermés.