L’HUMANITÉ-DIMANCHE, Reconstruire un ordre monétaire international, 5 – 18 janvier 2012

A paru dans l’Humanité-Dimanche, dans la rubrique « Les défis de 2012 ».

L’article tel qu’il a été publié.

La question d’un ordre monétaire international est cruciale : il est impératif de la résoudre si l’on veut que la sortie de crise de nos sociétés passe par des transitions douces plutôt que par de grands soubresauts dus au fait que l’on se contente de subir les événements.

La question d’un ordre monétaire international avait été partiellement résolue en 1944 à Bretton Woods dans le New Hampshire, lorsqu’a été mis en place le système monétaire international qui devait durer jusqu’en 1971. Deux positions s’affrontaient : la position américaine, représentée par Dexter White au nom des États-Unis et la position essentiellement britannique défendue par John Maynard Keynes, économiste fameux mais qui joua aussi un rôle important en son temps dans la gestion des affaires économiques et financières de la Grande-Bretagne.

La solution qui fut adoptée était déséquilibrée. On était en 1944 et le seul grand pays qui n’avait pas connu la dévastation de son territoire, était les États-Unis, qui s’étaient aussi enrichis partiellement du fait que les Britanniques leur avaient commandé une grande partie de l’armement qu’il était devenu impossible de fabriquer en Grande-Bretagne en raison des bombardements allemands. À cette époque, à eux seuls, les États-Unis représentaient 70% de la richesse économique de la planète en raison du fait que les autres économies étaient à terre.

On a considéré alors qu’utiliser le dollar, la devise américaine, comme monnaie de commerce international, en raison de ces 70%, ne constituait pas une approximation aventureuse. Le système qui fut mis en place en 1944 était celui d’une parité or-dollar, établie à 35 $ pour une once d’or fin, tandis que toutes les autres monnaies se définiraient par un taux fixe par rapport au dollar, la seule devise véritablement ancrée à l’or.

Le fait que la part de l’économie américaine se mit à baisser petit à petit au sein de l’économie mondiale, au fur et à mesure que les autres économies reprenaient du poil de la bête, créa une faille à l’intérieur du système : ce qu’on appelle le « dilemme de Triffin », du nom d’un économiste belge qui attira le premier l’attention sur elle. La raison en est qu’il devint impossible pour le dollar d’être à la fois l’équivalent de la richesse des États-Unis et de la valeur des échanges commerciaux entre les différentes nations. La divergence se creusa toujours davantage, entraînant la fin du système en 1971. Le désordre monétaire actuel en est l’aboutissement.

Une once d’or en 1971 valait désormais bien davantage que 35 $. Deux nations en particulier, la Suisse et la France réclamèrent aux États-Unis l’équivalent en or des dollars que ces pays détenaient. L’opération fut à ce point calamiteuse pour les États-Unis, engagés à l’époque dans une guerre coûteuse au Vietnam, que Nixon abrogea la parité dollar-or. Depuis lors, nous n’avons plus de système monétaire international.

Une des conséquences de l’absence désormais d’un ordre monétaire international est qu’il est toujours loisible aux États-Unis, parce que leur devise demeure monnaie de référence pour l’ensemble des relations commerciales internationales, d’imprimer du dollar à la demande pour essayer de relancer leur économie. Ces dollars se retrouvent dans le reste du monde, provoquant des déséquilibres qui nous affectent nous particulièrement en Europe. La Chine a elle arrimé sa devise, le yuan ou renminbi, au dollar. Elle a en fait réagi de la seule manière qui fasse sens : faire semblant que 1971 n’a pas eu lieu, mettre entre parenthèses la fin de l’ordre monétaire international, et ceci afin de s’assurer d’une relation commerciale avec les États-Unis à des prix stables.

De multiples aspects de la crise de la dette actuelle sont liés au désordre monétaire international qui règne depuis quarante ans. Même si cela ne résout pas les deux autres aspects du tournant de civilisation que nous sommes en train de vivre en ce moment, à savoir d’une part, la fin de la colonisation de notre planète par la politique de terre brûlée qui caractérise notre espèce, et d’autre part, notre absence de maîtrise de la complexité due à l‘introduction de l’ordinateur, le fait de recréer un ordre monétaire international nous permettrait au moins de sortir de la crise financière que nous traversons aujourd’hui.

La Chine appelle depuis 2009 à un nouvel ordre monétaire international : elle suggère qu’on revienne à la bifurcation de 1944 et soutient le projet que John Maynard Keynes avait proposé à l’époque. M. Timothy Geithner, le Secrétaire au Trésor américain, en a parlé incidemment en 2009, et il s’agit aussi d’une éventualité dont on parle énormément dans les couloirs du Fonds Monétaire International, sous M. Strauss-Kahn comme sous Mme Lagarde : réunir un Bretton Woods N°2 qui permettrait de mettre en œuvre véritablement le projet proposé par Keynes autrefois.

La solution proposée par Keynes avait puisé son inspiration à différentes sources durant la deuxième moitié des années 1930. Il s’était inspiré en particulier de la politique adoptée par le directeur de la banque centrale allemande de l’époque, devenu ensuite le ministre des finances de Hitler : Hjalmar Schacht, l’inventeur en fait d’un système économique équilibré, qu’il avait instauré en parallèle avec le Deutsche Mark pour permettre à l’Allemagne de se réarmer dans le cadre d’accords bilatéraux avec différents pays. Keynes eut vent de ce système, et était parvenu à des conclusions similaires de son propre côté. Un troisième homme : Fritz Schumacher, qui deviendra célèbre par la suite grâce à son petit livre intitulé « Small is Beautiful » – l’un des fondateurs de la pensée écologiste et décroissante –, avait lui aussi mis au point un projet du même type, que Keynes avait eu l’occasion de lire. Keynes fit la synthèse de l’ensemble de ces idées. Le principe qui le guidait était la mise en place d’un système économique « pacifié », selon l’expression qu’il emploie, autrement dit, un système où l’on ne verra pas naître des querelles de chiffonniers comme celles dont nous avons récemment été les témoins entre l’Allemagne et la Grèce : « Vous dépensez trop ! », – « Non, c’est vous qui produisez trop : on ne peut pas faire comme vous le faites ! », etc.

Ce que Keynes envisage, c’est un ordre monétaire international où des zones économiques – qui ne doivent pas nécessairement correspondre à des nations sous leur forme actuelle mais peuvent aussi bien être des ensembles de nations comme le Benelux ou le Marché Commun à six qui exista à une époque – s’unissent sous l’égide d’une « chambre de compensation internationale multilatérale » de manière à constituer des unités qui ne sont ni exportatrices nettes, ni importatrices nettes, c’est-à-dire qui n’exportent pas davantage qu’elles n’importent : qui sont, autrement dit, équilibrées au plan des exportations et des importations, et dont toutes les transactions passent par cette chambre de compensation, qui règle les échanges commerciaux entre ces zones économiques.

Il serait possible de constituer ainsi un nouvel ordre monétaire international : en recourant à une monnaie qui ne serait pas utilisée au plan local, qui serait absente des portefeuilles ou des porte-monnaie, mais une monnaie dans laquelle les transactions entre zones économiques auraient lieu, dans une perspective d’équilibre à respecter qui ferait que celui qui exporte plus qu’il n’importe serait pénalisé, tout aussi bien que celui qui importe davantage qu’il n’exporte, des réajustements étant apportés dans un cadre annuel, par le biais de dévaluations et de réévaluations de la monnaie locale, ou de pénalités sous forme d’amendes en cas de récidive.

Bien sûr, on ne peut pas envisager de reprendre le projet de Keynes tel quel, sous la forme que décrivait son texte de 1944. Mais il est possible de réactiver son approche, en se rappelant qu’ont été atteintes aujourd’hui les limites d’un système où la devise d’un unique pays est utilisée comme monnaie de référence. Le dollar, étant à la fois la devise des États-Unis et une monnaie de référence internationale, oblige les nations qui sont de grandes exportatrices comme la Chine, de se constituer d’énormes réserves en dollars qu’elles doivent ensuite « stériliser » en achetant de la dette américaine, c’est-à-dire en accordant des prêts aux Etats-Unis. Ces prêts viennent alors alimenter – dans une période telle 2000-2006 – la bulle immobilière aux États-Unis, parce qu’une demande aussi importante d’obligations américaines fait baisser les taux d’intérêts, rendant les prêts hypothécaires aux ménages particulièrement attractifs. De là découle ensuite la crise des subprimes, lorsque la bulle éclate. Cette configuration de déséquilibres est la conséquence de la disparition d’un ordre monétaire international.

J’ai lancé personnellement en 2007 un appel à la convocation d’un Bretton Woods N°2, et je ne suis heureusement pas seul à réclamer une telle initiative. Je renouvelle mon appel chaque fois que l’occasion m’en est offerte. Je l’ai fait en particulier à chacune des différentes étapes de la crise de la zone euro qui a débuté en janvier 2010. J’ai constamment appelé à ce que l’on remette sur le tapis la proposition de Keynes (ou des propositions apparentées), pour que l’on échappe enfin au piège d’une situation où le déséquilibre apparu du fait que le dollar est à la fois deux monnaies : une monnaie domestique et une monnaie internationale, est à l’origine de distorsions catastrophiques au sein du système financier qui tuent dans l’œuf toute tentative de reconstituer un système économique mondial équilibré et, comme le souhaitait John Maynard Keynes : « pacifié ».

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101 réflexions sur « L’HUMANITÉ-DIMANCHE, Reconstruire un ordre monétaire international, 5 – 18 janvier 2012 »

    1. Si, à la fin de mon mandat, il y a 10% de chomeurs, c’est qu’il y a un problème. Les Français sauront que j’ai échoué et ils en tireront les conséquences. dixit Sarkozy

      Effectivement, comme dit Mélenchon: »Quand il y a un problème, ceux qui ne font rien au sujet du problème font partie du problème ».

  1. Merci pour cet appel à la paix …
    L’équilibre qui donne l’harmonie est le seul but que l’on doit se fixer dans la vie si l’on veut être heureux et trouver enfin ce bonheur si cher à tous.C’est du déséquilibre que nait la souffrance, a chacun de faire son travail d’introspection pour éliminer la souffrance,provenant de nos déséquilibres personnels …
    Si chacun fait ce travail alors le monde pourra enfin être en paix.

    1. On peut en douter si l’on se rappelle ce qu’Albert Einstein a dit d’eux : »Les États Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation. »

      Donc, Bretton Woods N°2 n’est pas pour demain…..

  2. Si Bretton woods a expiré en 1971, il me semblait que les attaques contre ce système était bien antérieures à cette époque et que De Gaulle y avait joué un rôle important.
    Me serais je trompé?

    1. De Gaulle voulait, si je ne me trompe, un ordre monétaire véritable, un ordre monetaire fondé sur l’or et non sur le dollar. Difficile de lui donner tort sur le principe, même si on peut préférer le bankor à l’or.

      1. Pardine qu’il en voulait de l’étalon or de Gôôlle,avec le plan Pinay-Rueff de 58 mis en oeuvre par Debré à Matignon – sans parler de l’infâme emprunt Pinay indexé sur l’or, la désindexation généralisée, la politique déflationniste, la fin exigée des deficits budgétaires, commerciaux et de paiements, la limitation de facto du financement de l’État par la BdF, la libéralisation et la compétitivité comme nouvelle doxia européenne, ça date bien de 58 en France sous de Gôôlle, Debré, Pinay, Rueff, Pompidou, non ?
        Pour les derniers gôôllolatres, lisez ça sur le plan Pinay/Rueff, édifiant pour saisir qui a pris en main ce pays en 58, et le tient plus que jamais :
        http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2001-4-page-102.htm
        Extrait :

        (…) Un second courant, plus libéral, souhaite ouvrir les frontières pour renforcer les tendances concurrencielles et agir sur la demande intérieure par la fiscalité et le crédit.
        Jacques Rueff, inspecteur des Finances, déjà expert auprès du cabinet Poincaré en 1926-1928 et plusieurs fois auteur de plans de stabilisation, émerge du second courant. Le 10 juin, dix jours après l’investiture du gouvernement de Gaulle, il adresse au ministre des Finances une note : «Éléments pour un programme de rénovation économique et financière », qui propose un plan de mesures libérales pour résoudre ce qui est à ses yeux le mal français, l’inflation. Deux séries de remèdes doivent s’épauler : sur le plan financier, il convient de limiter les emprunts du Trésor au marché financier en cessant les recours à la Banque de France et d’interdire à la Banque de France de financer des crédits à moyen terme pour les entreprises, selon les dispositions de mars 1944 destinées à la Reconstruction. Sur le plan commercial et concurrenciel, il s’agit de limiter au minimum les barrières, contingentements et protectionnismes divers, depuis les taxes douanières jusqu’aux professions protégées et autres corporatismes Il conclut sur l’appel à la « restauration d’une monnaie française »…

      2. @Vigneron
        Merci pour ce lien, c’est complexe mais très intéressant !
        « pour saisir qui a pris en main ce pays en 58, et le tient plus que jamais »
        Les « financiers » peut-être ?
        ! Le « Gallia » comme nom de monnaie possible, original, c’est aussi une marque de bière !

    2. Et les allemands, les suisses, les belges, etc. Ça faisait un moment déjà en 71 que les pays européens tiraient sur le stock d’or US qui avait diminué de près des ⅔ en 25 ans, essentiellement dans les années 60, et ne représentait plus qu’un tiers des réserves en $ des banques centrales. Dans la semaine précédant l’annonce de Nixon du 15 août 71, c’est juste un milliard de $ qui se barraient chaque jour des USA.
      Extrait du discours de Nixon… histoire de se marrer… on pourrait le mettre dans la bouche de tellement de « beau monde »…
      «Le troisième élément indispensable pour construire la nouvelle prospérité est étroitement lié à la création de nouveaux emplois et à l’arrêt de l’inflation. Nous devons protéger la position du dollar Américain en tant que pilier de la stabilité monétaire tout autour du monde. Au cours des 7 dernières années, il y a eu en moyenne une crise monétaire internationale chaque année.
      Maintenant , qui profite de ces crises ? Pas les travailleurs; pas les investisseurs; pas les vrais producteurs de richesses. Les gagnants sont les spéculateurs monétaires internationaux. Parce qu’ils prospèrent grâce aux crises, ils aident à les créer Au cours des dernières semaines, les spéculateurs ont conduit une guerre totale contre le dollar américain. La force de la monnaie d’une nation est basée sur la force de l’économie de cette nation, et l’économie américaine est de loin la plus forte dans le monde. Par conséquent, j’ai demandé au Secrétaire du Trésor de prendre les mesures nécessaires pour défendre le dollar contre les spéculateurs. J’ai ordonné au Secrétaire Connally de suspendre temporairement la convertibilité du dollar Américain en or à l’exception de quantités et de conditions déterminés pour être dans l’intérêt de la stabilité monétaire et pour les meilleurs intérêts des Etats-Unis. Maintenant, quelle est cette action, qui est très technique – et que signifie-t-elle pour vous ?
      Permettez-moi de vous expliquer les détails de ce qu’est une dévaluation. Si vous voulez acheter une voiture étrangère ou un faire un voyage à l’étranger, les conditions du marché feront que vos dollars auront moins de pouvoir d’achat. Mais si vous faites partie de l’immense majorité des Américains qui achètent des produits fabriqués en Amérique, vos dollars vaudront tout autant demain qu’aujourd’hui. Les effets de cette action, en d’autres termes, seront de stabiliser le dollar. Maintenant, cette action ne va pas nous faire des amis parmi les marchands internationaux de monnaie. Mais notre principale préoccupation concerne les travailleurs Américains, et une compétition équitable dans le monde.
      A nos amis étrangers, y compris aux nombreux membres responsables de la communauté bancaire nternationale qui se consacrent à la stabilité et aux flux du commerce, je donne cette garantie : les Etats- Unis ont toujours été, et continuent à être, un partenaire commercial d’avenir digne de confiance. En complète coopération avec le Fond Monétaire International et ceux qui font du commerce avec nous nous allons faire pression pour les nécessaires réformes pour la mise en place urgente d’un nouveau système monétaire international. La stabilité est un traitement égal sont le meilleur intérêt de tout le monde. Je suis déterminé à ce que le dollar Américain ne soit plus jamais pris en otage par les spéculateurs internationaux.
      Comme mesure temporaire, j’impose dès aujourd’hui une taxe de 10 pour cent sur les biens importés aux Etats-Unis. C’est une meilleure solution pour le commerce nternational que le contrôle direct sur les quantités importées. Cette taxe à l’importation est une action temporaire. Elle n’est pas dirigée directement contre les autres pays. C’est une action qui fait que les produits Américains ne seront pas désavantagés en raison de taux de change inéquitables. Quand le traitemen inéquitable aura pris fin, les taxes à l’importation cesseront. La conséquence de ces actions c’est que le produit du travail des Américains sera plus compétitif, et le côté inéquitable d’une partie de nos compétiteurs étrangers sera supprimé. C’est une des raisons majeures qui ont provoqué l’érosion de notre balance commerciale au cours des 15 dernières années..»

      La vidéo…
      http://www.youtube.com/watch?v=mAMnyWl2GCY

      1. Je me marre, je suis pliée de rire, écroulée par terre de désespoir !!!
        merci pour ce combien édifiant passage la vigne.

      2. Rueff est effectivement affublé d’une étiquette de libéral et d’anti-keynésien, mais voir en de Gaulle (pardon : De Gôôl comme vous vous obstinez avec mépris à l’écrire), et en Debré des complices de la finance mondialisée tient de la fumisterie.

      3. Monod-Broca, « affublé » ? « affabuler » ? ben voyons.. Et qui vous parle de « finance mondialisée » ? C’était pas encore d’actualité, non, mais ça y conduisait tout droit, oui.
        Allons ! soyons miséricordieux avec les glorieux ancêtres, n’est-ce pas ? Si pas ultra-libéraux, le prince Charles et son factotum Michel, disons donc suffisamment naïfs ou faibles face à la ploutocratie nationale et revancharde derrière les Pinay/Rueff pour avoir été les premiers à laisser les commandes d’une économie nationale à un très authentique anti-keynésien et très très libéral fondateur du Mont Pelerin. Sont pas nombreux les membres du club de von Hayek et von Mises à avoir été si près du cockpit, dans le cockpit même, carrément. Même Friedman a pas eu droit à cet honneur, officiellement s’entend. Et pas si tôt surtout. À l’époque où un Galbraith commençait à,peine à s’imposer aux US, un Rueff prenait ses aises dans votre fRance gaullienne. Magnifique. Ah oui, y’avait la guerre d’Algérie à finir, bien sûr… plus un poste de député de la Réunion à pourvoir, bientôt. Et 68 puis 69 pour sortir un tout petit peu de ce cloaque. De l’air… Vais vous dire, après ces mecs là, Pompidou c’était un centriste… et Giscard/Chirac ? Pfouh ! des gauchistes. Mais je vous le concède, eux aussi, comme les Balladur, Barre, Pasqua, Peretti, etc, avaient été adoubés par votre de Gôôlle.

      4. Quand on raconte une histoire, on raconte une histoire… Ce qui serait judicieux Vigneron c’est de nous dire ce qui va se passer demain au vu de ce que tu voit. Et tu vois juste que j’ai mis un T à la place d’un S. Le nez dans le guidon mais la comprenette scénaristique du passé dans d’expertes pognes… Mouais… Qui sait ce qu’il fait? Et qui sait sachant ce qu’il fait, sait qu’il obtiendra ce qu’il cherche? Qui sait avant ce que tu crois voir après? Les agencements a posteriori sont des vues de l’esprit, intéressantes constructions intelllectuelles mais vues de l’esprit.
        Demain? Ah! La belle affaire! Demain!…
        Allen Toussaint

      5. Relou, j’sais foutrement pas c’qui va arriver, mais c’que je pense et c’que je dis ici, c’est que tant qu’il restera dans ce pays, d’un extrême à l’autre, une telle armée pléthorique de peigne-cul pour yoyoter sur le mythe des lumineuses sixties gogollienes, y’a vraiment rien de bon à espérer. Ça j’en suis sûr, Relou.

      6. Hé Hé!… C’est pas moi qui dirait le contraire mais tous ces gars-là sont dans le sentiment, ils ne yoyotent pas comme tu dis sur ces « lumineuses sixties gogolliennes » mais sur leur… jeunesse.
        Le fameux « c’était mieux avant » ne veut dire que ça.
        Sinon j’me marre bien, t’es très en forme en ce moment. Hé Hé!…

  3. Paul Jorion a écrit:

    « J’ai lancé personnellement en 2007 un appel à la convocation d’un Bretton Woods N°2 »

    Vous êtes comme Keynes, assez pragmatique face à des Etats et des empires qui sont les plus froids des monstres froids. Ce que Keynes n’a pas réussi à vendre, je doute que vous y arriviez.

    Vous êtes une voix de bonne volonté qui crie dans le désert. Jean Baptiste a fini décapité.

    Je vois mal les Etats Unis renoncer à leur impérialisme monétaire autrement que par la force du choc de la faillite. Je vois mal la haute finance anglo-saxonne laisser une place grandissante à la Chine et aux pays émergents dans les institutions. Pourtant le rapport de force financier a basculé. Les plus forts n’aideront que moyennant contreparties dans les institutions. Fin du droit de veto de l’Empire au FMI et ailleurs. Je ne crois pas que l’oligarchie financière abandonnera ses privilèges spontanément mais par brutalité. Elle pompera le maximum d’argent partout jusqu’au choc final.

    Mammon est leur Dieu.

    J’aimerai avoir tort.

    1. Les relations entre pays sont fondées sur un rapport de force. C’est « l’état de nature » où la liberté de chacun est égale à sa puissance, laquelle s’exprime par la violence et la ruse. Le compromis n’est possible qu’à égalité de puissance. Il n’est donc pas question que les anglo-saxons abandonnent le privilège que leur confère l’USD. L’€uro est la monnaie représentant la plus forte puissance économique du monde. Il faut donc provoquer une rupture entre les USA et l’Europe fondée sur nos intérêts réciproques et imposer un néo système monétaire pour cesser d’être esclavagisé par les US.
      Cette lecture des rapports entre nations suffit à rendre inepte l’idée de revenir au franc.

      1. Certes, mais comment reprendre le pouvoir aux financiers en Europe, sachant qu’il n’y a pas de peuple Européen constitué capable de se soulever de façon synchrone dans toute l’union?

        J’eus bien voulu que ce peuple Européen existât. Mais hélas… Quand on voit que les socialistes et sociaux-démocrates dans toute l’union en sont encore à réciter le crédo de l’Europe libérale…
        Il faudra repasser par la case nation d’abord.

      2. En forçant la main des indécis et autres contestataires par le fait accompli.
        S’ils n’en veulent pas ils peuvent toujours détruire les acquis.

    2. Effectivement, la seule manière pour les USA de maintenir la prééminence de leur monnaie serait de créer des conditions de tension internationale leur permettant de « réaffirmer bruyamment » (euphémisme brutal) leur hégémonie militaire pour quelques temps encore.
      Un scénario dans les cartons probablement, dans un carton du dessus pour un Gingrich, probablement aussi.

      1. @ maître des vignes
        J’entends déjà beaucoup de bruit étasunien il me semble. Avec toujours la volonté de réduire l’Internet au silence, comme avec la dernière opération ditacturo-policière en All Black’s land d’il y a deux jours.

      2. Pour une fois je suis d’accord avec la vigne .
        Mais je pense qu’ils vont viser un pétard du style sacrifier(ou défendre) Isralel/ Iran , pour induire une néo -guerre froide qui contentera tout le mone en se partageant « LES » resources rémanentes et LES clients . modèle qui peut retarder l’ effondrement énergetico-économique .

  4. Bonjour,
    Trés bon exposé, de plus si j’ai bonne mémoire 1972 n’est ce pas aussi l’interdiction faite aux états, par les politiques (Mr Giscard en France…), d’emprunter directement auprés des banques centrales et de passer par les taux usuriers privés ? 1972 est décidement un » bon cru » pour certains !
    Les américains, les anglo-saxons n’accepteront pas un Bretton Woods n°2 et ils mettent l’Europe en position de faiblesse, notamment par la division interne…une vrai Europe passerait par l’axe Paris-Berlin-Moscou? Nous sommes toujours sous le joug de l’histoire de ce monde…

    1. Ce qu’il faut écrire c’est que les USA ont fait défaut sur l’or en 1971 le 15 août, tout découle de là :

      les chocs pétroliers et la hausse des prix qui a entrainé encore plus de pétro dollars à recycler de par le monde les pays du golfe bien entendu ne pouvant pas absorber en matière d’investissement les sommes colossales qui sont entrée en jeu alors.

      encore une fois c’est l’Europe qui a souffert n’ayant pas la monnaie de singe nommée dollars devant lesquels tous se sont prosternés

      de là aussi découle le régime de change flottant où les monnaies s’évaluent en PIB en quelque sorte système débile mais choisit par les USA à leur avantage bien sûr et en remplacement de l’or comme étalon

      C’est parce ce défaut sur l’or que Wall street est devenu l’empire de la finance, c’est par ces milliards de dollar sans collatéraux sauf la croyance en cette monnaie que la finance s’est imposée jusqu’à devenir ce qu’elle est aujourd’hui alors qu’elle n’est rien d’autre que du marketing de formules mathématiques bidons de comptes trafiqués et spéculations sur tout et n’importe quoi comme au casino. Mais on en a fait un mythe, il n’y a pas à dire on sait vendre outre atlantique, de 1971 où elle n’était rien aux années 80 où elle est devenue un monstre en marche jusqu’à aujourd’hui too big to fail.

      Comme les monnaies étaient donc sur un régime de change flottant les unes par rapport aux autres, il était évident qu’on ne pouvait pas laisser aux états la création monétaire car certains en auraient certainement profité ce qu’on fait d’ailleurs les pays anglo saxons avec la bénédiction de nos eurocrates pro américains morts de peur face au communisme
      Les accords du plaza ont flingé le japonais qui devenait trop gourmand

      Et nous avons assisté à la colonisation du monde par le dollar, tandis qu’en Europe nous étions déjà en monde rigueur avec Barre de Giscard,

      Au lieu de contrattaquer par la créativité et l’investissement, demandez vous pourquoi c’est les USA qui tiennent le net après ça, nous avions des banques frileuses avec nos entreprises et tuant la créativité, ces mêmes banques qui sont allées se faire avoir avec les subprimes, superbe n’est ce pas !!! Il faut dire à leur décharge que le client français est à 90% conservateur fonctionnaire dans l’âme assurance vie comprise et pas partageux pour deux sous…. A l’origine de Free dont on parle beaucoup il n’y a pas de financement européen, il y a un financement Goldman sachs.
      Ce qui rappelle l’étendu du malaise avec nos très chères banques, idem pour nos villes et nos communes endettées par Dexia, Dexia n’est que le courtier qui prend sa commission au passage les prêteurs sont JP morgan et morgan stanley, c’est beau non l’europe, on paye avec nos impôts des banques américaines comme si une banque nationalisé ne pouvait pas exister pour les communes les villes qu’au moins les intérêts reviennent au pays et non pas à des étrangers comme combien de pourçentage d’ailleurs sur nos sociétés à actionnaires étrangers comme 60% des intérêts de la dette qui partent à l’étranger, ça commence à faire énorme comme gaspillage d’argent public vous ne trouvez pas ???

      Ceux qui me disent qu’on a gagné la guerre en 45 me font toujours rire, on l’a perdu la guerre, les GI sont arrivés les poches pleines de consommation à distribuer, nous avons été colonisé et maintenant en plus nous dépendons des deutsch, d’une pierre deux coups, ceux qui sont morts pour l’indépendance doivent se retourner dans leurs tombes.

      La BCE ne peut aider les états car chaque état a des besoins différents et elle ne peut avantager un par rapport à l’autre, c’est pour ça que la monnaie commune sauf à avoir une seule nation est une hérésie.

      Il nous reste une seule solution à ce stade si on va dans leur sens devenir tous allemands.
      1 mark ist ein 1 mark

      Bon je vais à Berlin début février, ça m’inspire

      1. Faut garder les billets avec un numéro de série commençant par un X [éventuellement L, R et P], et utiliser les autres pour vos dépenses… 😀

    2. Chrismiche

      15/8/1971 : décision par Nixon de rendre inconvertible le dollar (en or), ça c’est pour payer la guerre du VietNam
      3/1/1973 : Loi Pompidou-Giscard, la Banque de France ne peut plus prêter au Trésor public
      Août 1973 : flottement du dollar qui oblige tout le monde de s’adapter, devises flottantes, cad les monnaies deviennent des marchandises.
      En conséquence, il faudra le SME en Europe et l’OPEP va réévaluer les prix du pétrole (octobre 1973), d’où le premier choc pétrolier… la suite de l’histoire nous la connaissons, dérive généralisée à tous les étages et fuite en avant (on enfonce un pied pour sortir l’autre, sauf qu’on ne va plus pouvoir sortir un pied !).
      La dette publique des Etats commence à augmenter, le traité de Maastricht (1992) va accélérer le processus de manière exponentielle pour TOUS les pays de la zone euro (y compris l’Allemagne, ça c’est pour tordre le cou au mythe allemand de la « bonne gestion », elle est autant sinon plus endettée que la France, pour les mêmes raisons qu’elle !).
      Quand la crise est arrivée en 2006-2007, les Etats ont bouché les trous en Europe en s’endettant auprès des banques qu’ils étaient entrain de renflouer (magnifique opération, ceux qui l’ont réussi doivent se réveiller la nuit pour en rire).
      La dette a ainsi encore augmenté (500 G€ de plus en France de 2007 à 2011) en complément de la réduction des impôts et des plans de relance.
      Maintenant, certains proposent de prolonger un mécanisme qui produit la catastrophe comme la nuée produit l’orage grâce à une austérité aggravée d’autoritarisme -austéritaire est le mot adéquat- (procédures démocratiques luxées au profit de décisions technocratiques), et d’autres proposent de faire bifurquer la société pour tenter au passage de résoudre les autres crises (énergies carbonées à remplacer, ressources diverses limitées, inégalités sociales, etc.).
      Voilà, comment je vois la question : sans bifurcation nous sombrerons corps et biens.

      1. Bonjour,
        Merci pour ces précisions historiques et ce rappel du jeu des causes à effets…
        Pour bifurquer il faut avoir une certaine souplesse et je pense que le carcan actuel ne le permet malheureusement pas; entre proposer et faire il y a un fossé énorme…surtout il faut essayer le fiat avec sagesse et discernement et non par pulsion et violence, ce qui n’est pas dans les habitudes des hommes …
        Pour en revenir au siècle, et au sujet qui nous préoccupe actuellement, je pense que la bifurcation ne peut venir que de l’Europe face à la puissance des Etats Unis, sans conflit, avec force et détermination. Par qui? des politiques élus, qui ne sont en fait que le reflet de ce que nous sommes, des Indignés, des Révoltés, l’histoire n’a t’ elle pas déja montré ce qu’il en advient ?
        En tout cas, la « comédie à la française » type pocker menteur, du genre: « c’est moi le meilleur et c’est lui le mauvais » de ce printemps 2012 n’est pas faite pour résoudre ces choses avec sagesse…
        Bon, c’est déja bien que nous puissions en discuter sur ce blog, suite à l’avis « éclairé » de certains, une prise de conscience certaine… mais nous sommes 70 millions en ce pays et 7 milliards de par le monde…et pour faire naviger un bateau de cette taille au milieu des éléments déchainés, il n’y a qu’Ulysse pour y parvenir et mon Dieu que le chemin est long et semé d’embuches…

      2. J’entends beaucoup de résignation dans vos propos…
        La démocratie ne peut s’ancrer que dans les Etats-nations, on n’a pas fait mieux jusqu’à présent. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas organiser des coopérations et des mises en commun de ressources pour parvenir à résoudre les problèmes auxquels nous sommes affrontés actuellement.
        Mettre un signe égal entre tous les programmes politiques présentés, c’est justement se paralyser et se résigner.
        Je soutiens un programme qui est pensé et rédigé de telle façon que chaque proposition soit valable de manière universelle, cad qu’on peut la généraliser à l’ensemble de la planète sans que tel ou tel groupe en soit lésé (il se peut que tout n’y soit pas parfait de ce point de vue, mais c’est le débat et la confrontation qui devraient nous permettre de l’améliorer).
        Un espoir se lève quand on place une telle ambition dans l’action.

      3. « et d’autres proposent de faire bifurquer la société pour tenter au passage de résoudre les autres crises (énergies carbonées à remplacer, ressources diverses limitées, inégalités sociales, etc) »

        Il me semble que c’est dans le programme du FDG .

    3. @ Chrismiche,
      C’est la loi du 3 janvier 1973 (loi 73-7, article 25). 1973 donc ! Pas 1972.
      Mais 1973 est une bonne année aussi : on a eu un autre choc.

  5. on rappellera J RUEFF et sa fameuse intervention »prolégomènes à une réforme du système monétaire »

  6. Rien n’oblige la Chine à constituer des réserves colossales!
    Elles pourrait par exemple consacrer une grande partie de ses réserves pour améliorer la vie de ses concitoyens, dans les campagnes en particulier, dans les usines, améliorer la protection sociale.

    1. Les réserves de la Chine sont colossales pour un pays comme la France avec 65 millions d’habitants, à l’échelle de la Chine et de ses 1 300 000 000 millions c’est peanuts des figues des cacahouètes, du pipi de chat, en plus avec la politique de l’enfant unique c’est top drôle là bas aussi l’avenir des vieux !!!! si bien sûr on est toujours dans ce capitalisme là.

    2. Je me suis aussi posé cette question. Peut être que quelqu’un a la réponse. Pourquoi la Chine n’investit pas plus dans le développement de ces infrastructures et du niveau de vie de sa population plutôt que d’acheter des bons du trésor US. Je ne comprends pas cette stratégie, le régime pourrait améliorer les conditions de vie de son peuple plutôt que de jouer un jeu dangereux avec les US dans le je te tiens, tu me tiens.
      Je suis conscient qu’il y a déja de nombreux investissements mais le peuple en voit il la couleur au niveau développement humain. Le régime a t’il peur de perdre la main sur le peuple si ce dernier venait à s’émanciper par le capital?

      En n’investissant pas dans les bons US, la Chine a t’elle peur de voir son client s’effondrer et de perdre ainsi un de ces principaux clients? Je trouve q’ils ont une vue court termiste et que les autres brics ne remplaçeront pas le client américain du jour au lendemain. La crise risque de frapper la Chine et alors le régime n’est pas assuré de garder la main.

      1. ce n’est pas une vue court termiste, mais vous confondez la chine et les entreprises en chine, vous croyez que les capitaux des principales usines qui exportent en chine sont chinois ???
        vous croyez qu’un beau matin la chine s’est réveillé et a dit tiens je vais construire une usine de composant électronique toute seule comme une grande sans posséder aucune technologie dans le domaine au départ ?
        bien sûr que non, tout se paye, et les dirigeants chinois c’est comme les dirigeants ici ils s’en tapent des peuples, ils sont de connivence pour diriger la masse dans les intérêts d’une minorité qui en profite, c’est tout, c’est comme une ruche beaucoup d’ouvrières et peu de reines.
        le grand investisseur capitaliste du départ ne désire pas que le niveau de vie comme le niveau de la monnaie change sinon il va beaucoup moins gagner, il veut bien la chine comme atelier du monde mais il ne désire pas la chine prenant sa place surtout que cela prend du temps à l’échelle de ce pays et que le capital c’est de la rentabilité court terme et le grand méchant capitaliste il a le vietnam et pleins de petits pays avec autant de corruption pour l’accueillir et maintenir son esclavagisme

      2. La Chine, ce n’est pas le client qu’elle a le plus peur de perdre en tant que tel , car si l’ US $ vient à s’effondrer, elle sera remboursée en présentant ses bons US …avec peanuts.

        Rudolf STEINER expliquait dans les années 192O, que le plus grand danger à venir ( après le bolchevisme qui ne tiendrait pas, disait-il, la Russie plus de 70 ans en son pouvoir …cF 1990 ; après aussi l’intégrisme islamique.. qu’il entrevoyait comme danger suivant ) sera la tension qui verra le jour entre l’Amérique et la Chine….
        ( in  » Par le Chas de l’Aiguille » de Bernard Lievegoed – Entretiens avec Jelle Van der Meulen – .Editions des Trois Arches ).
        Quand on sait ce qu’était la Chine dans les années 1920, on se dit que Rudolf STEINER, vraiment visionnaire, pourrait bien receler dans » sa pensée » des idées propres à nous aider aujourd’hui.
        ———————–

        Pour faire bouger la Chine, il suffirait de lui envoyer gratuitement nos Syndicats !

      3. Il faudrait parler un jour de Steiner,, c’est un personnage fascinant mais dont certaines idées m’ont complètement dégoûté (idées sur les rasses). Mais il reste visionnaire dans bien des cas, il a également prédit la maladie de la vache folle dès les années 20 ; alors qu’un agriculteur lui demandait son avis sur l’alimentation de bovins avec des farines animales Steiner lui répondit intuitivement : « dann wird die Kuh verrückt » – « alors la vache devient folle ». On peut lire cela dans un ouvrage de la même époque, intitulé « landwirtschaftlicher Kurs » .

    3. ça fait du 2,5 dollars par chinois, vous voyez vous n’allez pas loin avec ces réserves.

      à titre de comparaison rien que les intérêts de la dette qu’on paye à faisant rouler la dette nous rendent plus riche que les chinois, ça nous fait du 850 euros par français et par an nos seul 55 milliards pour 65 millions de français.

      eh oui, ils sont 1.300.000.000 en chine quelques riches et un peu plus du milliards d’esclaves.

      1. Liervol, les réserves de change chinoises c’était plus de 3 000 milliards de dollars en avril 2011, soit près de 2 400 $ par tête de pipe. C’est plus que le total de leurs importations plus leur dette à court terme sur une année entière… On considère en général que des réserves de change pour trois mois sont suffisantes. Juste 2 250 milliards $ en trop quoi…

      2. Réserves de changes de la Chine: 3.500 Milliards de $ (source: de mémoire, vidéo de Jean-Michel Quatrepoint). Pas allé vérifié…

  7. C’est bien ce que je disais , nous sommes tous des pantins devant des systemes monétaires manipulés par les banques centrales ou non.
    Avant de visser le 1° boulon chaque matin il faut changer ce monde.
    Avant de se lever chaque matin il faut changer ce monde.
    Avant de s’endormir ce soir il faudra avoir changé ce monde.
    Avant d’avoir fini de lire cette phrase il faudra avoir changé ce monde.
    Sinon vous mourrez avant d’avoir rien fait de ce monde.

  8. Certes, c’est sans aucun doute la voie de sortie par le haut à adopter d’urgence par la communauté internationale !

    Mais que faire lorsque même le gouverneur de la Banque Populaire de Chine (PBC), n’arrive pas à faire bouger les choses allant dans ce sens :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=17338

    Que faire lorsque le FMI (de DSK) n’arrive pas non plus à faire réformer le système monétaire international :
    http://www.imf.org/external/np/pp/eng/2010/041310.pdf
    http://www.imf.org/external/french/np/vc/2011/021011f.htm
    http://www.imf.org/external/np/pp/eng/2011/010711.pdf
    http://www.imsreform.org/index.htm

    L’objectif est d’avoir des actifs de réserve pour les banques centrales reflétant mieux l’économie mondiale, puisque que le dollar est vulnérable aux fluctuations de l’économie américaine et aux changements dans sa politique nationale. En plus de servir de monnaie de réserve, le FMI a également proposé de créer des obligations en DTS, ce qui réduirait la dépendance des banques centrales aux bons du Trésor américain (T-Bonds). Enfin, le FMI a en outre suggéré que certains actifs, comme le pétrole et l’or, qui sont aujourd’hui négociés en dollars, pourraient être à l’avenir facturés en DTS.

    Que faire également au niveau français lorsque certaines recommandations de « sommités policito-économico-financière » allant dans ce sens reste lettre morte :
    http://global-currencies.org/smi/fr/telechar/articles/pdf/Rapport_Camdessus-integral.pdf

    Tout ces bons offices n’ont pas fait bougé d’un iota la configuration du statu quo actuel de l’ordre monétaire international !!!

    1. Que faire ?

      Continuer à essayer ! Si les changements n’arrivent pas, c’est que les gouvernenments sont frileux. Si les gouvernements sont frileux, c’est que les électeurs sont frileux. Si les électeurs sont frileux, c’est qu’ils ne lisent pas assez le blog de Paul Jorion !

  9. Je ne résiste pas à l’envie de citer Boileau à propos de votre texte , Paul , et
    je mets en exergue le quatrième vers :
     » Hâtez-vous lentement et sans perdre courage  » …

    De L’Art poétique (1674)

    Avant donc que d’écrire, apprenez à penser (Chant I)

    Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
    Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Chant I)

    Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
    Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
    Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
    Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Chant I)

    Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire. (Chant I)

    Il n’est point de serpent ni de monstre odieux,
    Qui par l’art imité ne puisse plaire aux yeux,
    D’un pinceau délicat l’artifice agréable
    Du plus affreux objet fait un objet aimable. (Chant III)

    Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli
    Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. (Chant III)

    Soyez plutôt maçon, si c’est votre talent. (Chant IV)

  10. Il est clair que l’idée de Keynes de créer le bancor était une idée de génie qui aurait permis d’éviter en grande partie les déséquilibres monétaires (et économiques) que nous connaissons aujourd’hui. Le fait de pénaliser les déficits commerciaux comme les excédents aurait permis d’éviter des politiques prédatrices de passagers clandestins comme celle de la Chine ou de l’Allemagne.
    Jacques Sapir avait évoqué ce problème dans son livre sur la démondialisation ( analyse sur le liens suivants http://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/HALIMI/21081et http://www.marianne2.fr/La-demondialisation-de-Sapir-vers-une-economie-alternative_a206016.html).
    Jacques Nikonoff, quant à lui, s’était livrée à une analyse intéressante de la monnaie unique ( analyse sur le lien suivant http://lespoir.jimdo.com/2011/11/12/sortons-de-l-euro-jacques-nikonoff/ )

  11. Bonjour,
    l’un d’entre vous ou M.Jorion aurait-il l’amabilité d’expliquer la phrase « stériliser ses réserves de dollar en achetant des bons du trésor »?
    Merci

    1. Je la comprends de la manière suivante: si les US étaient toujours déficitaires et que la Chine engrangait toujours des dollars sans les remettre dans l’économie, il faudrait bien que les US fabriquent à un moment des dollars pour pouvoir continuer a acheter à la Chine. En achetant les bons du trésor, la Chine remet les dollars en circulation contre une promesse de remboursement ultérieure de la part des US. Donc les US recupèrent leurs dollars et peuvent les utiliser de nouveau pour acheter des choses à la Chine. A la place d’une création de dollars afin de continuer à commercer avec la Chine, on a une création de dette. Les deficits commerçiaux sont donc « stérilisés » avec de la dette. J’aurais plutôt dit contrebalancé.

      1. Merci pour cet éclaircissement. Dans ce cas, au lieu de « stérilisés » ou « contrebalancés », on peut surtout dire que le problème est remis aux calendes grecques (sans allusion aucune).

      2. Stériliser des bocaux comme faisait ma grand-mère, c’est mettre en conserve.
        Une partie des fruits de la récolte chinoise sont mis en conserve dans la cave des consommateurs américains en quelque sorte.

  12. Juste pour rappeler qu’un des autres motifs de Keynes en 1944 avait été sa compréhension de ce qui s’était passé après 1918 : le Royaume-Uni avait voulu garder la livre comme monnaie internationale. Échec !
    Pour ça aussi qu’il ne croyait pas en la possibilité d’une monnaie nationale comme monnaie de référence mondiale.

    Remarque : je me permets de rappeler que certains (ahuris) en arrivent ces jours-ci à demander le rétablissement de l’étalon-or ! C’est mal barré.

    Ceci étant, si, à sa conception, on avait construit l’euro de manière plus intelligente, ce serait lui qui actuellement serait LA monnaie mondiale de référence. Ce ne serait qu’une solution de pis-aller, mais ça nous éviterait bien des emmerd (oups) embêtements.

    1. vous croyez vraiment que les usa nous aurait laissé faire ???
      Il fallait pour cela ne pas avoir d’américanistes primaires à Bruxelles ni dans tous les gouvernements et certainement pas un président qui court avec un tee shirt NY police ni pressé d’adhérer à l’otan, alors oui nous aurions pu peut être parler d’indépendance et non de vassalité.
      d’ailleurs Keynes , ils n’en ont pas voulu déjà à l’époque et il y avait moins en jeu qu’aujourd’hui encore

      1. Parfaitement d’accord. Mais même pas besoin d’accuser le nabot en l’occurrence : la construction de l’euro s’est faite sous Mitterrand et Kohl !

        Les « vrais » responsables ne sont même pas ici les politiques, mais les économistes alors au pouvoir.
        Je l’ai déjà dit ailleurs, on a confié la fabrication de la monnaie euro à des gens qui ne croient pas en la monnaie (« La monnaie est un voile » disait J.-B. Say). Z’ont donc fabriqué une monnaie qui ne pouvait pas bien fonctionner, même si les peuples s’en emparant (aux grand dam des créateurs) l’ont rendue presque efficace.

      2. Mitterrand-Kohl ? La chute du mur a accéléré la cadence, sacrément même (et nécessairement…), ok, mais l’union monétaire était déjà dans les tuyaux au moins depuis le plan Barre de 69, année érotique s’il en est, encore un homme à qui vous savez…

      3. @ Vigneron

        Exact et même avant. Mais, tant qu’en France le parti majoritaire était le parti gaulliste, y’avait aucune chance.
        Il a fallu : la chute de l’URSS, et l’accord (plutôt le deal) Mitterrand-Kohl pour que ça puisse se mettre en place.

        [Deal : Tu restes européen, et je t’accorde la BCE sous la forme allemande]

        (Au passage : raison de plus pour ne pas accuser le nabot de ce coup-là !)

      4. Leoned, t’as rien compris.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=32993#comment-284885
        Au fait, t’as vu les derniers sondages pour le premier tour ? J’ai fait le total des votes à droite, la droite qui perdrait soi-disant le trône au deuxième tour.
        UMP + FN + MODEM + Villepin + Dupont-Gnangnan + Boutin + Morin = 60 % des intentions de vote…
        Comme toujours quoi. La France est à droite, et donc… l’Europe aussi.

      5. @ Vigneron

        En quoi ce que tu dis (auquel j’adhère tout à fait : ça fait plus d’un an que je dis à mon entourage de gauche la même chose) est contradictoire avec ce que je disais ?

        Ce que je disais c’est juste « y’a plus de gaullistes » (ou si peu), y’a plus guère que des libéraux plus ou moins déguisés à droite. Et comme une partie de la « gauche » l’est elle aussi, je nous vois mal barrés.

        C’est tout.

        Au passage rétablir (comme ça redevient à la mode) l’or comme référence (et comme, je suis d’accord, De Gaulle l’envisageait, mais plus par antiaméricanisme que par compréhension économique) ne résoudrait bien sûr rien, mais n’a rien à voir avec l’euro !

      6. @vigneron
        « union monétaire était déjà dans les tuyaux au moins depuis le plan Barre de 69, année érotique s’il en est, encore un homme à qui vous savez… »
        Nan, on sait pas, encore un ‘complot’ ?
        Pour ‘les voix de droite’, qui vous dit que le FN ou Modem appelleront à voter PMU, pardon, UMP !?

      7. Comme le Franc ‘lourdingue’ ?
        Enfin…Mitterrand élu par ‘la gauche’ fait une politique ‘de droite’, et Chirac élu par ‘la droite’, fait une politique ‘de gauche’… C’est l’bordel !
        Hum…Qui a dit ‘les français sont des veaux ?’
        C’est la luuutteee finaaaleeee …

    2. @ Vigneron

      C’est toi qu’es lourd !
      La 1ère union économique (monnaie commune) date au moins de 1865 : Napoléon III.

      Excusez du peu.

      Ça rata relativement rapidement, OK, en gros au bout de 60 ans, mais bon on a vu pire depuis.

      1. Caramba encore à cause du Vatican !
        « …La LMU a finalement échoué pour un certain nombre de raisons. Some members, notably the Papal State’s treasurer, Giacomo Cardinal Antonelli, began to debase their currency. Certains membres, notamment le trésorier de l’État pontifical, le cardinal Antonelli Giacomo, commencé à déprécier leur monnaie. This meant he minted coins with an inadequate amount of silver and then exchanged them for coins from other countries that had been minted correctly. Cela signifiait qu’il pièces frappées avec une quantité insuffisante de l’argent et puis de les échanger pour les pièces provenant d’autres pays qui avaient été frappées correctement. More importantly, because new discoveries and better refining techniques increased the supply of silver, the fixed LMU exchange rate eventually overvalued silver relative to gold. Plus important encore, parce que de nouvelles découvertes et techniques de raffinage plus augmenté l’offre de l’argent, le taux de change fixe surévalué par rapport LMU éventuellement d’argent à l’or. German traders [ citation needed ] , in particular, were known to bring silver to LMU countries, have it minted into coinage, then exchange those for gold coins at the discounted exchange rate. Commerçants allemands [ citation nécessaire ], en particulier, étaient connus pour apporter l’argent aux pays LMU, l’ont frappée en pièces de monnaie, puis échanger ces pièces d’or au taux de change actualisés. These destabilizing tactics eventually forced the LMU to convert to a pure gold standard for its currency (in 1878). Ces tactiques déstabilisantes finalement forcé la LMU de se convertir à une norme d’or pur de sa monnaie (en 1878). Greece was ejected from the union in 1908, for decreasing the amount of gold in their coins. La Grèce a été éjecté de l’Union en 1908, pour diminuer la quantité d’or dans leurs pièces. … »
        L’Union monétaire latine
        http://translate.google.be/translate?hl=fr&langpair=en%7Cfr&u=http://en.wikipedia.org/wiki/Greek_drachma

      2. @ Béotienne

        Croâ, croâ … Vilaine anticléricale, va ! 🙂

        En fait, la LMU s’effondra surtout à cause de la crise des années 20 et du retour les années précédentes à l’étalon-or.
        Comme quoi … l’Histoire bégaye.

  13. La crise que subit aujourd’hui le capitalisme pourrait-elle – ou plutôt: aurait-elle pu – être évitée grace à une monnaie comme le bancor ?
    Elle ne semble pas être liée à l’échange lui-même mais plutôt aux capacités du marché à absorber la production et au capital à se former pour s’investir dans un nouveau développement.
    Ce qui range la nouvelle monnaie au rang des utopies, c’est la guerre économique et la volonté de sauvegarder justement les monnaies en place, le dollar et l’euro. Pour ne pas parler des autres comme le yuan.
    La monnaie qui discrètement garde sa valeur c’est l’or.

    1. Pour l’heure l’or est un métal précieux parce que rare (et inaltérable). Il ne peut qu’imparfaitement rendre compte des richesses à venir qui elles ne sont plafonnées.
      De plus la terre contient en profondeur des montagnes d’or. Le jour où elles seront accessibles la terre, une bonne poignée de terre vaudra plus qu’une poignée d’or. (fiction?)

      1. Là, c’est comme le bancor, ou les temps à venir où les poules auront des dents….
        On est encore vraiment très loin de l’époque ou une « bonne poignée de terre vaudra plus qu’une poignée d’or ».
        Fiction !

  14. Oui, il est impératif de considérer que  » La question d’un ordre monétaire international est cruciale » mais cela ne suffira pas :

    il faudra aussi imposer des négociations sur les conditions de travail et au moins arriver à ce que les principes énoncés dans la charte de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) soient enfin appliqués; en premier le principe inscrit dans cette charte « Le travail n’est pas une marchandise. »

    Par ailleurs il n’y a pas que les échanges financiers à assainir, c’est l’ensemble des échanges commerciaux qui doivent être renégociés, afin d’éviter le dumping fiscal social entre les pays et les régions du monde tel qu’il a cours aujourd’hui plus que jamais. Cela au delà des aberrations monétaires des taux de changes déconnectés des économies réelles des pays.

    Je répète au risque de paraître radoter, que la sortie de la crise ne pourra se faire sin les mesures adoptées en restent au niveau purement financier sans faire un lien avec les évolutions des économies réelles.

    Paul T.

  15. Sans m’y connaître plus que ça, je suis perplexe sur la capacité du système évoqué par Keynes à équilibrer les balances commerciales, ou même sur la pertinence d’un tel équilibrage. Un exemple simple et concret – plus ou moins hypothétique – me conduit à cela:

    Imaginons un pays producteur de pétrole situé dans un désert… (description trop vague pour y reconnaitre un pays particulier mais qui reste plausible): Un tel pays disposerait d’un fort potentiel à l’exportation du fait de sa richesse en ressource pétrolière, mais aussi d’une forte dépendance à l’importation du fait de la pauvreté agraire de son sol et de son climat.

    La question est de savoir dans quelle mesure cette forte capacité à l’exportation et cette forte dépendance à l’importation pourraient mutuellement s’équilibrer, et dans le cas contraire, cela ne conduirait-il pas à rendre certains pays naturellement (terme pour le coup valide puisqu’il est question de la dotation d’un territoire en ressources naturelles) voués à une pénalisation systématique de leur déséquilibre commercial, ne rendant ainsi pas l’ensemble du système plus égalitaire mais se contentant de substituer une inégalité à une autre.

    1. Dissonance, j’ai rien pigé… Si l’Arabie saoudite exportait en bancor, elle serait simplement contrainte de limiter ses exportations d’Arabian Light ou d’augmenter ses importations plutôt qu’accumuler comme aujourd’hui des devises qu’elle recycle à tire-larigot dans les tuyaux spéculatifs mondialisés ou en Tbonds pour soutenir ses pétrodollars, point.

      1. @vigneron

        Tu pars du principe que mon hypothétique pays producteur de pétrole au beau milieu du désert exporte plus qu’il n’importe. Soit.

        Mais qu’en est-il dans le cas contraire? Un pays qui importe plus qu’il n’exporte (parce qu’il manque de matières premières nécessaires à la couverture des besoins de sa population) peut-il limiter ses importations aussi facilement sans risquer de lourds désordres sanitaires et sociaux (typiquement, une famine)? Ou encore, peut-il aussi facilement augmenter ses exportations? Par quels moyens?

      2. Dissonnance, dans un système bancor, les excédents financiers des pays exportateurs sont mécaniquement destinés à être investis dans les pays structurellement importateurs tels ceux que tu évoques et plus dans les pays des monnaies nationales ou régionales dominantes comme aujourd’hui. Investissements qui, parallèlement à la souplesse rendue aux politiques monétaires nationales, doivent (en théorie) permettre un équilibrage à terme de la balance commerciale de ces pays débiteurs en bancor.

      3. Le projet de bancor à l’énorme avantage de montrer le ridicule des solutions habituellement préconisées, du type « consommons moins + exportons plus = notre pays sera à son tour excédentaire », qui ne peuvent conduire à aucune solution d’ensemble et semblent avoir causé d’une longue suite de catastrophes économiques locales ou globales. Ces crises semblent d’autant plus probables que les marchandises circulent facilement et qu’il y a de l’argent disponible pour être prêté d’un pays à l’autre.

        Malheureusement ceux qui font la promotion du bancor n’insistent pas assez – du moins auprès de ceux très nombreux qui comme moi ont une compréhension limitée des équilibres économiques et financiers – sur le point qui semble fondamental: il s’agit de parvenir à un accord entre les différents pays alors qu’à court terme certains d’entre eux vont être désavantagés et d’autres avantagés.

        Je suis prêt à admettre qu’à terme une telle solution serait avantageuse pour tous mais ne vois pas comment il serait possible en attendant de créer une organisation internationale capable de prendre des décisions acceptables et de les faire appliquer.

        A l’intérieur de l’Europe ou l’écu semble avoir pendant un temps été censé jouer ce rôle et à l’intérieur de laquelle les pays excédentaires accumulent actuellement les euros qui font défaut aux pays déficitaires, il ne semble pas qu’un tel accord ai été possible.

        (J’ai dit les choses telles que je les ai comprises, si j’ai mal compris corrigez moi, c’est important dans la mesure où je ne suis pas le seul à avoir des questions sans réponses à ce sujet.)

      4. @vigneron

        Dans ce cas ok. J’avais donc eu le nez creux de mettre comme mention initiale « sans m’y connaître plus que ça ». Merci pour cette réponse éclairante et courtoise. 😀

  16. Une monnaie internationale? Espèrons que non!

    « Il est déjà suffisamment grave que nous permettions au Conseil de la banque centrale, qui n’est pas élu, de décider de la direction des taux d’intérêts. Il serait impensable de déléguer l’autorité fiscale et monétaire totale à un organisme supra-national.

    L’autre point est que l’idée d’un taux de change fixe est plutôt illusoire – les flux spéculatifs peuvent casser la parité très rapidement de toute façon.
    Seuls les pays comme la Chine avec d’énormes stocks de réserves de change peuvent résister à ces attaques spéculatives et maintenir une parité fixe avec-disons le dollar américain.
    Mais rappelez-vous qu’elle a été capable d’accumuler ces stocks en niant a ses citoyens l’accès aux ressources et les a gardés ainsi plus pauvres qu’ils ne devraient être.

    Enfin, une nation en déficit sous le Bancor fera toujours face à des perspectives de déflation pour maintenir la valeur de sa monnaie par rapport au Bancor. Pas de réel changement ici. « 

  17. C’et une bonne idée de vouloir changer le système monétaire mondial, mais est-ce réaliste ?
    Emettre de telles idées, qui, si elles sont pertinentes, ont des effets pervers en ceci qu’elles font croire qu’un tel changement est possible à l’occasion de négociations apaisées entre des nations ayant des intérêts souvent divergents.
    Tant qu’il n’y aura pas un grand choc final ou une suite d’évènements catastrophiques, ce système ne sera peut-être jamais mis en place. « Bretton Woods » n’a pu exister que parce qu’il y a eu la 2° guerre mondiale.
    Avant de proposer ce système au monde entier, ne serait-il pas plus sage et plus simple de commencer par l’instaurer dans des zones géographiques plus petites comme la zone Euro, par exemple ? (même à ce niveau, on imagine déjà les difficultés)
    l’Euro, monnaie commune, et non pas unique, attachée ou non à l’or, ne serait-elle pas une composante de la solution ? Si celle-ci se révélait être efficace, alors d’autres zones suivraient et créeraient un système similaire.(zone sud américaine, sud-est asiatique, Europe de l’est, etc …).
    Il ne serait pas surprenant d’apprendre que de tels projets existent déjà. A vouloir réformer tout d’un coup, on risque de ne rien réformer du tout.

  18. Changé la monnaie mondial par une autre c’est absolument génial sans oublié de convertir en esclavage toujours les mêmes peuples du sud de notre position pour que cela marche à court et peut-être à moyen terme de la même façon que maintenant, on signe ou ?

  19. La bonne nouvelle qui nous relie en ce monde, c’est la prise de conscience que cette crise est intégrée au paysage comme le ciel au-dessus de nos têtes.
    Ce constat de « tous », essentiel, est une chance pour imaginer un monde nouveau en réaction à l’inéluctable agonie d’un système financier qui met en péril toute l’humanité et son environnement.
    Résultat aujourd’hui d’une croissance dont le but capital est de créer de l’argent avec de l’argent sur le bien commun de notre planète loin de tenir compte des dommages humains, de son environnement, et du futur de l’humanité.
    Bien sûr chacun voit cette crise à sa manière suivant le style de sa fenêtre (hublot), de son point de vue, de ses intérêts et aspirations.
    Pour les uns il faut changer de ciel, pour les autres il suffirait de changer les rideaux.
    Entre les deux en attendant des jours meilleurs supposés à venir, quelques uns font des provisions et cultivent leur jardin, d’autres ferment volets et rideaux le doigts sur la gâchette ou le pantalon , mais pour l’ensemble on regarde le thermomètre avant de sortir, bien que sa fiabilité soit mise en doute, tant il se trouve de plus en plus ici des gens dehors en plein hiver, et ailleurs abandonnés sous le soleil qui périssent de soif et de faim, pendant que nos poubelles débordent jusqu’à créer des îles dans les océans, et que la terre et l’eau sont de plus en plus toxiques et stériles.
    Le compte à rebours a commencé mais pour le coup, si les agences de notations se penchaient sur le revers de cette croissance, nous serions loin de perdre notre triple A: Argent, Abus, Asservissement.
    Ok, ce n’est pas de l’économie, juste un sentiment de l’économie.

    Comme l’écrit et le dit Paul Jorion;
    « La seule voie possible vers la libération est une constitution pour l’économie, par-delà les États, à laquelle les personnes morales seront elle aussi soumises, à l’instar de nous tous ».

  20. Bonjour Jorion!
    Bravo pour ton excéllent billet. Il me semble que certaines questions fondamentales n’ont eu pas droit de « citation »dans ton billet. Je pense particulièrement à ces trois questions :

    Première question : le monde est divisé entre le « bloc » de pays qui a une monnaie-convertible (dollar, Euro, yen etc.) et le deuxième qui survit avec une monnaie-non-convertible (et c’est la très grande majorité de pays du monde). Ceci fait que le bloc-sans-monnaie ( ou monnaie non convertible) finance à très bas cout le premier bloc. Ex : l’Arabie exporte du pétrole (produit qui a de la valeur réelle et qui est mieux que l’or du fait de son importance stratégique et de ses diverses utilisations ) et, en contrepartie, reçoit du papier peint en vert qu’on appelle le dollar. Ensuite , le payement reçu est investi dans les titres du trésor américain. Et ces titres ne rapportent pratiquement rien, en termes réels, c’est-à-dire, en prenant en considération l’inflation et les impots déduits. D’où alors l’Arabie Séodutie finance à un cout-zéro les USA. Cet exemple vaut pour tous les pays émergents qui ont accumulés de grandes réserves internartionales, qui sont « investies » (ici la parenthèse s’impose !) dans les titresdes trésors américain, français, allemand etc.

    Deuxième question : les pays sans monnaie financent les pays à monnaie convertible et, de plus, ils sont pratiquement exclus de la structure du pouvoir des principales instances internationales. La Belgique a plus de quotes-parts que la Chine ou le Brésil au sein du FMI. De plus, les accords politiques non-écrits de BrettonWoods ont déterminé que le Directeur du FMI doit être nécessairement européen et le Directeur de la Banque Mondiale américain. Evidemment, ce type de structure de pouvoir « centrique » se retrouve dans d’autres instances des Nations Unies.

    Troisième question a trait aux termes de l’échange. Ici, la question est super complexe, mais elle mérite d’être signalée. L’Arabie Séoudite qui exporte du pétrole, le Brésil qui exporte de la viande ou du soja etc., c’est-à-dire, des produits d’une très grande nécessité et dont le « prix » n’est pas rémunérateur….
    Cordialement

  21. Bonjour,
    Il a été évoqué l’abandon étalon-or avec la guerre du Vietnam. Personne parmi les commentateurs et ni M.Jorion d’ailleurs n’a parlé du fantastique lobby Militaro économique des USA.
    Sans celui-ci les USA n’existeraient plus depuis longtemps.
    Hors il se trouve que les USA sont et feront tout pour rester la force armée le plus importante du globe ( le Budget des forces armées américaines dépassent celles de toutes les armées de la planète ), Obama vient d’entériner le Budget du Pentagone le plus élevé qui ait jamais été.

    Il est donc clair que les USA détenant les outils stratégiques qui commandent aujourd’hui la planète : Internet, le dollar, et la puissance militaire, ils ne laisseront personne prendre leur place, sauf si il y a implosion intérieur du pays.

    Je pense également, quand on voit le fonctionnement de ce lobby Militaro économique et financier que peu de gens réalisent qu’il existe désormais une sphère, que l’on peut baptiser « oligarchie Mondiale » dont l’origine est certes américaine, qui opère au delà de toute réglementation nationale ou internationale, avec pour seul objectif de maintenir son pouvoir.

    Les directions politiques de tous les pays des USA à l’Europe, en passant par la Chine sont soient broyées par cette sphère ou mieux complice.

    Il n’y a désormais que la révolte des peuples, qui en reprenant un contrôle de leur avenir en déboulonnant des représentants qui n’en sont plus, sauvera le monde.

    Cette sphère Militaro Financière, qui s’est affranchie des Etats (même si une grande partie vient des USA), ne peut que mener la planète à la catastrophe.

    C’est pour cela que 2012 est cruciale, soit il y a un réveil et sursaut démocratique qui secoue l’Europe et les USA, soit le chaos se répendra sur la planète et cela viendra du cœur de la vielle Europe, une fois de plus.

    Tout cela pour dire que discuter économie, appeler à un nouveau BrettonWoods, c’est bien gentil, mais ce n’est pas prendre compte la réalité de Guerre, dans la quelle nous sommes de facto.

    Et il n’y a que la révolte pour en sortir, soit pour me paraphraser, une révolte démocratique forte qui va littéralement mettre un pistolet sur le tempe des financiers mondiaux et arrêter le massacre, soit ce seront les peuples qui vont balayer dans le sang et la fureur leurs pantins de de représentants politiques et le chaos ne sera plus très loin.

    Nos sociétés sont fragiles, fragilisées depuis plus de 30 ans par des absences de perspectives collectives donc politiques, remplacées par des perspectives individuelles de consommation/épargne, mais qui ne débouchent sur rien si il n’y a pas de cadre collectif de direction commune, de projet commun à une société.

    Quand je dis rien en fait c’est la désorganisation civile, le repli sur soi voir la guerre civile, vu l’état de tension communautaire partout en Europe, nous sommes vraiment à un moment ou tout peut basculer, non par risque d’appauvrissement (nous sommes les plus riches de la planète !) mais absence de perspective d’avenir avec toutes les peurs qui peuvent de fait assaillir « les riches que nous sommes »

  22. Merci à Béotienne pour son message:

    22 janvier 2012 à 01:40

    @GL
    Je vous suggère d’imaginer une synergie avec les commentaires de Paul Tréhin Post 16 de ce fil

    Oui, un système monétaire stable s’inspirant d’idées telles que le Bancor serait une base de travail au niveau financier. Mais il s’agit là de la superstructure des systèmes économiques et non du fond du problème.

    Il y a urgence à dépasser l’aspect purement financier et monétaire des la situation mondiale. Les financiers nous ont foutu dans le pétrin, ce ne sont pas des solutions financières et monétaires qui nous en sortiront.

    J’ai cité en premier l’importance qu’il y aurait à faire appliquer par tous les états les principes fondamentaux de l’Organisation Internationale du travail que l’on peut trouver en clair dans les status de cette organisation. Les états membres ont adopté ces principes, il faudrait faire pression sur eux pour qu’ils les appliques au lieu de s’en remettre aux dictats du FMI et autres institutions financières mondiales européennes et nationales…

    Voici où trouver déjà le paragraphe suivant
    http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_820_1/index.html

    Texte original
    Constitution de l’Organisation internationale
    du Travail du 28 juin 1919
    (Nouvelle teneur selon l’Instrument pour l’amendement
    de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail
    du 9 octobre 1946)
    Signé à Montréal le 9 octobre 1946
    Approuvé par l’Assemblée fédérale le 26 mars 19471
    Entré en vigueur le 20 avril 1948

    (Etat le 2 avril 2002)

    Préambule

    Attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale;

    Attendu qu’il existe des conditions de travail impliquant pour un grand nombre de personnes l’injustice, la misère et les privations, ce qui engendre un tel mécontentement que la paix et l’harmonie universelles sont mises en danger, et attendu qu’il est urgent d’améliorer ces conditions: par exemple, en ce qui concerne la réglementation des heures de travail, la fixation d’une durée maximum de la journée et de la semaine de travail, le recrutement de la main-d’oeuvre, la lutte contre le chômage, la garantie d’un salaire assurant des conditions d’existence convenables, la protection des travailleurs contre les maladies générales ou professionnelles et les accidents résultant du travail, la protection des enfants, des adolescents et des femmes, les pensions de vieillesse et d’invalidité, la défense des intérêts des travailleurs occupés à l’étranger, l’affirmation du principe «à travail égal, salaire égal», l’affirmation du principe de la liberté syndicale, l’organisation de l’enseignement professionnel et technique et autres mesures analogues;

    Attendu que la non-adoption par une nation quelconque d’un régime de travail réellement humain fait obstacle aux efforts des autres nations désireuses d’améliorer le sort des travailleurs dans leurs propres pays;

    Les Hautes Parties Contractantes, mues par des sentiments de justice et d’humanité aussi bien que par le désir d’assurer une paix mondiale durable, et en vue d’atteindre les buts énoncés dans ce préambule, approuvent la présente Constitution de l’Organisation internationale du Travail:

    Pour celles et ceux qui n’auraont pa le temps ou l’envie de lire toute la constitution de l’OIT, voici une présentation powerpoint bien faite.
    Vous y retrouverez dans les principes de bas celui que j’avais cité: « Le travail n’est pas une marchandise ».

    Je rappelle que ce texte avait été amendé juste un peu avant les accords monétaires de Bretton Woods » lors d’une réunion entérinant la « déclaration de Philadelphie.
    Les solutions monétaires ont donc suivi les décisions plus générales sur le travail.
    Pour en savoir plus sur cette déclaration de Philadelphie voyez ici:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_Philadelphie

    Un des effets de cette déclaration fut d’inciter lourdement les industriels à organiser des négociations annuelles sur les rémunérations, les syndicats demandant alors une meilleure redistribution des gains de productivité et cela a entrainé une augmentation du niveau de vie et aussi à terme l’apparition du consumérisme qui a conduit à la croissance mondiale. Bien que cette croissance ait aussi des effets néfastes sur l’environnement le niveau de vie a augmenté dans pratiquement tous les pays de l’OCDE, même si la mesure du niveau de vie laisse à désirer. Dans les années 50 la plupart des logements n’avaient pas de salle de bain, et les toilettes étaient au fond du couloir, ou au fond du jardin à la campagne…

    En ce qui concerne le second point de mon précédent message sur le dumping social et fiscal il était pratiqué entre les états des États Unis d’Amérique et fut une des causes de la crise de 1929: les états se livrant à une concurrence interne aux USA (je n’arrive pas à retrouver la référence à l’instant même, désolé) Nous avons la même situation au sein de l’Union Européennes, qui n’a d’union que le nom.
    La grosse erreur des « pères fondateurs de l’Europe fût de commencer par le marché au lieu de commencer par l’harmonisation des conditions sociales. Leurs successeurs ont aggravé la situation en lançant la monnaie unique eux aussi sans commencer par les aspects politiques, en particulier de politique sociale et fiscale.

    Ils auraient bien fait de s’inspirer des leçons de l’histoire: Bretton Woods est venu après les accords de Philadelphie.

    Paul

    Pour in

  23. Désolé pour les fautes d’orthographe et les diverses fautes de frappe dans mon précédent message…

    L’heure tardive est une explication, mais pas une excuse…

    Paul T.

  24. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi une demande très importante d’obligations américaines
    fait baisser les taux d’intérêt, comme il est écrit à la fin de l’article?

    Le taux d’intérêt de quoi? De ces obligations ? Sans doute pas, la demande tendrait à les faire
    augmenter, non?

    1. Jarrige, non, si la demande pour les obligations US augmente, ça signifie que le prix des obligations sur le marché augmente et donc que le rendement (le taux d’intérêt réel constitué par le taux d’émission relativement à ce nouveau prix de marché) diminue corrélativement.
      Idem sur le marché primaire, celui où sont émises les nouvelles obligations. Plus la demande en obligations est forte et plus faibles seront les taux d’intérêt moyens demandés par les acheteurs afin d’en obtenir à l’adjudication.
      Il faut bien voir qu’aujourd’hui la RFA et surtout les USA et la GB empruntent aujourd’hui à taux réels négatifs compte tenu de l’inflation, supérieure voire très supérieure aux 2 % des coupons. La France à 3 % ou un peu plus emprunte à moins de 1 % de taux réel.

  25. Bien sûr, on ne peut pas envisager de reprendre le projet de Keynes tel quel, sous la forme que décrivait son texte de 1944. Mais il est possible de réactiver son approche

    Pourquoi « bien sûr »?

    Si j’ai suivi, ce n’est pas pour tenir compte des deux autres crises que vous citez, puisque vous dites que cette remise en ordre monétaire ne résoudrait pas ces questions:

    Même si cela ne résout pas les deux autres aspects du tournant de civilisation que nous sommes en train de vivre en ce moment, à savoir d’une part, la fin de la colonisation de notre planète par la politique de terre brûlée qui caractérise notre espèce, et d’autre part, notre absence de maîtrise de la complexité due à l‘introduction de l’ordinateur

    Alors, sur quels points particuliers faudrait-il revoir les propositions de Keynes?

    1. Sur la classe moyenne, c’est elle qui pâtit des gains de productivité qui bénéficient aux actionnaires, c’est elle qui produit et c’est elle qui achète (le marché).
      C’est elle qui se scinde en précaires et mieux nantis. Elle implose.
      Qu’est-ce qui différencie nos classes moyennes de celles des pays émergents ?
      L’une décroît, l’autre croît. En relation proportionnelle ?
      Au delà il faudrait une analyse plus fine qu’une vision globalisante.

  26. Selon le site DEBKAfile l’Inde aurait décidé de régler ses importations de pétrole iranien en or. La Chine serait sur le point de suivre le mouvement. Those sources expect China to follow suit. India and China take about one million barrels per day, or 40 percent of Iran’s total exports of 2.5 million bpd. Both are superpowers in terms of gold assets. By trading in gold, New Delhi and Beijing enable Tehran to bypass the upcoming freeze on its central bank’s assets and the oil embargo which the European Union’s foreign ministers agreed to impose Monday, Jan. 23. The EU currently buys around 20 percent of Iran’s oil exports. The vast sums involved in these transactions are expected, furthermore, to boost the price of gold and depress the value of the dollar on world markets. Nouvelle intéressante si elle était confirmée. A défaut du bancor..
    http://www.debka.com/article/21673/

  27. Dixit, Jean-Luc Mélenchon ce soir au meeting de Besançon. 4500 en salle + 3800 derrière leur clavier. Un discour tout simplement FA-BU-LEUX et ceci:
    « Le plus excellent symbole du peuple, c’est le pavé. On lui marche dessus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête. »

  28. La droite, le PS, beaucoup de citoyens, prétendent que le programme économique du Front de Gauche ruinerait les entreprises et par là même la France !
    L’immigration : seul le Front de Gauche a une position authentiquement humaniste…Électoralement, c’est un pari osé d’assumer ainsi ces positions ?
    Sur les institutions, la VIème République issue de la révolution citoyenne, qu’est-ce que c’est exactement ?
    on débat de tout cela sur http://www.proposcitoyens.blogspot.com
    un blog de libre expression, récemment créé, qui sollicite des commentaires !

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