BEN GAZZARA (1930 – 2012)

Un des premiers souvenirs de mon installation aux États-Unis : une bataille de plusieurs mois pour me procurer une cassette de The Killing of a Chinese Bookie (1976) de John Cassavetes. À l’heure où j’écris, je suis toujours à la recherche d’une copie de Husbands (1970), avec là aussi, Ben Gazzara, qui vient de mourir, Peter « Colombo » Falk, et Cassavetes lui-même.

Peu de temps avant de partir des États-Unis, j’y ai vu un (excellent) film français (dont vous allez me rappeler le titre) largement inspiré de The Killing of a Chinese Bookie ; le héros là aussi est le directeur d’une troupe de « burlesque ».

Ben Gazzara, un très très grand acteur.

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20 réflexions sur « BEN GAZZARA (1930 – 2012) »

  1. Ici , Ben G. joue un soldat intelligent et franchement antipathique , mais c’est le seul client qui donne un peu de travail à J.Stewart , ici avocat à la déontologie tristement passée de mode aux U.S.
    J.Stewart et O.Preminger, la grande classe, quand même…
    Preminger , F.Lang, Lubitsch et tant d’ autres,….merci la « vieille europe », pour la qualité du cinéma « américain »…
    Mais l’ Amérique a apporté incontestablement une forme d’ art au Monde : le jazz.

    1. que nenni Osiris, une femme sous influence (1975) est un film centré sur Gena Rowlands, quand Husbands (1971) est une longue virée autour de 3 camarades males (Cassavetes et ses potes Ben Gazzara et Peter Falk)

  2. Ah purée, oui, la classe, ce type ! Et ce sont les mêmes films que ceux cités par Paul qui me reviennent en tête.

    Sauf que l’étourdi a oublié de citer la bouleversante Gena Rowlands dans la brochette des copains de la bande. Elle, est encore bien vivante, sauf erreur !

  3. « …le héros là aussi est le directeur d’une troupe de « burlesque ». »
    …ça me rappelle quelque chose…!

  4. Le l’ai vu il y a peu de temps dans un film (mauvais) de Benchétrit nommé « chez Gino ». Peut être son dernier rôle, je ne sais pas…
    Je me souviens aussi de lui dans « The big Lebowski » et dans ce film de Ferreri inspiré d’un livre de Bukowsky: contes de la folie ordinaire.
    Sinon dans les films grandioses de Casavettes où il était… grandiose.

  5. Bonjour,
    Les films de John Cassavetes m’ont marquée à jamais! je courais les voir, dès leur sortie, en France!
    Mort d’un bookmaker chinois et Husbands sont parmi ses meilleurs, effectivement.
    ce qui faisait sa liberté et son originalité, c’esdt qu’il tournait avec des potes: Ben Gazzara, Peter Falk etc et sa femme, la sublime Gena Rawlands.
    Il ne voulait pas entrer dans le système classique hollywoodien et se démarquait des autres, totalement. Il aimait la France, plus que tout, car c’est notre pays qui a reconnu son talent, avant les USA. Il a pu avoir une audience importante, grâce à l’accueil d' »Opening Night », puis des autres films que nous aimions tant. Tout ce qu’il gaganit était employé à tourner le film suivant.
    « Une femme sous influence » est celui qui m’a le plus émue. « Gloria », ensuite.
    Voir ses films m’a permis de tenir moralement, quand j’avais des difficultés de vie…
    Je sais que sa fille, ZOE, a épousé un Français et vit en France.
    Gérard Depardieu a acheté ses droits d’auteur. Un juste retour des choses pour un cinéaste que la France adorait… Catherine.

  6. Le film français est, je crois, Tournée de Mathieu Amalric, loin d’égaler celui de Cassavetes, il s’en inspire c’est vrai…

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