COMMENT REMBOURSER UNE DETTE EXORBITANTE ? – LEÇON D’HISTOIRE EN FORME D’AVERTISSEMENT, par Cédric Mas

Billet invité

Les dettes, qu’elles soient publiques ou privées, sont aujourd’hui exorbitantes.

Plus aucun esprit sensé ne peut sérieusement considérer que  leur remboursement est possible, même au prix de « réformes structurelles » ou de mesures de « rigueur ».

Je ne reviendrai pas ici sur les chiffres qui, si l’on cumule les dettes des établissements publics (Etat, collectivités etc…) et des acteurs privés (qu’il s’agisse de ceux des ménages ou des établissements bancaires) représentent des montants impressionnants et proprement impossibles à prendre en compte dans leur intégralité.

En revanche, une fois ce constat établi, il reste la question de savoir ce que l’on peut faire pour solutionner un problème en apparence impossible à traiter normalement, c’est-à-dire par le désintéressement des créanciers.

Si l’on prend la peine de se pencher sur l’Histoire, on s’apercevra qu’il n’existe que trois façons de régler une dette impossible à assumer financièrement :

1)     Faire défaut ;

2)     Rembourser en monnaie de singe ;

3)     Rembourser à n’importe quel prix.

Malgré toutes mes recherches, je confesse humblement n’avoir pu trouver d’autres solutions dans la longue histoire humaine à un problème simple : comment assumer une charge financière trop élevée par rapport aux moyens disponibles ?

En revanche, ma réflexion que je soumets à l’analyse sagace des membres du blog, se nourrit d’un constat : les dettes privées sont aujourd’hui progressivement, et par divers moyens, transférées vers les acteurs publics, les créances étant pour leur part soit publiques, soit privées. Ce constat va être important pour apprécier les trois solutions historiques que j’ai pu étudier.

1°) Le défaut :

C’est la solution la plus simple qu’en droit français, nous appelons communément la cessation de paiement. Mais il est intéressant de relever qu’elle existe dans tous les systèmes juridiques libéraux, y compris dans les systèmes les plus capitalistes.

Il s’agit de mettre le prêteur devant ses responsabilités, en reportant sur lui la charge financière excessive.

Ce défaut peut être total ou partiel.

Sa mise en œuvre pratique peut obéir à des règles très différentes selon les pays, et peut être assortie de conséquences pour l’emprunteur défaillant plus ou moins importantes ou plus ou  moins longues dans le temps.

A ce stade, relevons qu’en France, il est fixé par des règles juridiques précises, et voit l‘intervention d’un Juge qui arbitrera un rapport de force entre l’emprunteur (ou ses représentants s’il est une personne morale – un administrateur judiciaire), et les créanciers (certaines procédures collectives voyant la désignation d’un « représentant des créanciers »).

Ce rapport de force est donc équilibré par une autorité juridique incontestable, qui devra tenir compte de l’intérêt public (représenté par le Ministère Public, dont la présence est en théorie prévue dans les procédures collectives, même si elle est rare en pratique), et de ceux des salariés lorsqu’il y aura des salariés concernés (des représentants de salariés doivent ainsi être également désignés).

La procédure française, qui date d’une Loi du 25 janvier 1985 pour les personnes morales et d’une Loi du 1er juillet 2010  pour les personnes physiques (il existe aussi des dispositions pour les associations, les collectivités locales etc…), est très imparfaite et fait l’objet de nombreuses critiques de la part des praticiens.

Elle a toutefois le mérite d’exister.

En effet, dans un contexte de Crise internationale de la dette publique, il convient de relever, et de déplorer qu’aucune règle n’ait été fixée pour un défaut d’un Etat, ou entre personne relevant de plusieurs états différents [i].

L’arbitrage du rapport de force entre emprunteurs défaillants et débiteurs lésés est donc laissé sans règles prédéfinies, dans l’incertitude la plus totale.

Il faut le déplorer car, historiquement, cette incertitude laisse la porte ouverte à toute sorte d’excès ou de débordements, pouvant aller du renoncement intégral (emprunts ottomans ou russes) jusqu’à des conflits armés, l’emprunteur usant de la force (expédition des troupes françaises contre le Dey D’Alger le 14 juin 1830) ou l’inverse (les exemples abondent, nous pourrons citons les exemples récents de l’occupation de la Rhénanie par les troupes franco-belges en gage du remboursement par l’Allemagne des réparations, ou de celle de Suez en 1956 contre la nationalisation du Canal de Suez par Nasser).

Voici la situation dans laquelle se présente aujourd’hui toute tentative de restructuration ou de défaut, total ou partiel, de la dette : l’absence complète de règles préalables permettant d’arbitrer entre des intérêts irréconciliables, et donc de solutionner pacifiquement les rapports de force entre emprunteurs et prêteurs.

Des mécanismes existent que l’on peut explorer brièvement : le plus plausible aux yeux de beaucoup serait la convocation d’une conférence internationale, permettant de mettre enfin en place un système en remplacement de celui de Bretton Wood, totalement failli, au sens figuré comme au sens propre.

Mais cette solution, qui n’est absolument pas envisagée par nos dirigeants actuels, ne règle pas a priori l’incertitude née des rapports de forces, d’autant plus impérieux, qu’ils peuvent intervenir entre puissances nucléaires sur le déclin.

Cette tendance est renforcée par le fait que l’ensemble des politiques actuelles tendent inéluctablement à transférer les dettes ou les créances privées vers les États.

Il ne nous reste qu’à déplorer que, comme en matière nucléaire, les acteurs se soient lancés dans un jeu sans règles de fin de partie sereine. Les emprunts internationaux ont été lancés ou souscrits sans qu’au préalable une procédure de règlement des défauts ait été mise en place, ce qui est une imprévoyance grave.

Il s’agit d’une condition essentielle à prévoir pour l’avenir : aucun instrument de crédit ne devrait exister sans qu’une norme de règlement d’un défaut ne soit adoptée préalablement.

Le défaut, ordonné ou désordonné, par  l’imprévisibilité de ses modalités et de ses conséquences ne peut qu’inquiéter.

2°) Le faux remboursement :

Il s’agit là encore de ne pas rembourser la totalité de la dette, qui rappelons-le est par hypothèse impossible à rembourser, mais de se contenter d’en restituer le nominal au créancier.

Le phénomène économique le plus classique pour cela est l’émission de monnaie artificielle, de la part des Etats, comme des acteurs privés.

Historiquement, ce phénomène se matérialise par une inflation galopante, et une perte de crédit dans la monnaie comme dans la valeur des engagements souscrits par l’emprunteur.

Ce remboursement en « monnaie de singe » s’est rencontré à de nombreuses reprises depuis l’Antiquité, engendrant des situations d’inflation parfois dramatiques pour les populations. Les exemples abondent et j’en épargnerai l’énumération au lecteur.

Mais ce remboursement peut aussi se faire de manière temporaire, les créanciers étant désintéressés puis ponctionnés par l’emprunteur, en l’occurrence le Roi, d’impôts et de taxes.

Hausse des impôts et inflation sont donc deux symptômes d’un remboursement que nous qualifierons de « faux », mais qui a l’avantage d’éteindre la dette dans son existence même, au prix de souffrances importantes des populations prises dans un tourbillon. Il faut ajouter que ce tourbillon, dévastateur pour la richesse et l’activité économique est incontrôlable, notamment parce qu’il va se nourrir des réactions  de précautions des agents. Il n’y a en effet pas de meilleure période pour vérifier l’inanité intégrale du dogme idéologique ultralibéral postulant l’identité parfaite entre la somme des intérêts privés et l’intérêt général, qu’une phase d’hyperinflation où les anticipations de chacun aggravent le désastre collectif.

Ce mécanisme se rencontre historiquement avant tout lorsque l’emprunteur est en position de force, c’est-à-dire lorsqu’il est détenteur de la force publique ou qu’il est l’autorité légale pouvant émettre de la monnaie.

Toutefois, il s’agit d’une solution lourde de conséquences en termes d’instabilité politique et sociale, et surtout qui lèse durablement les intérêts des créanciers, qui sont donc par définition en position de faiblesse dans le rapport de force.

Rappelons que les révolutions anglaises et françaises sont nées de la crainte des créanciers de voir naître de telles situations (que leur déclenchement a en fait accéléré mais c’est une autre histoire).

C’est à l’évidence aujourd’hui une hypothèse à ne pas écarter, au regard de la tendance lourde que l’on peut constater de transfert des dettes vers les États, même si cette situation suppose une diminution importante du poids et de l’importance politique des créanciers, ce qui n’est pas le cas.

3°) le remboursement réel :

C’est cette troisième hypothèse qui est la plus intéressante à étudier, puisqu’elle se rencontre à chaque fois que les créanciers disposent de la supériorité dans le rapport de force né de leur confrontation avec des emprunteurs incapables de les rembourser.

Il s’agira principalement de deux situations : soit le créancier est public et les emprunteurs privés, soit les créanciers sont privés mais contrôlent l’appareil gouvernemental, de manière à pouvoir imposer à la masse un remboursement de leurs créances à tout prix.

Ce prix, que les capacités financières ne permettent pas de payer, est donc remplacé par la spoliation ou la perte de liberté des emprunteurs défaillants.

Historiquement, c’est un phénomène qui s’est constaté notamment lors de la chute de l’Empire romain.

Confronté à des problèmes financiers insolubles, dont les causes sont multiples, les empereurs ont ainsi été amenés à augmenter de manière de plus en plus importante les impôts au point d’éteindre toute capacité de paiement de la plus grande part des contribuables [ii].

C’est ainsi que l’on constate au cours du Bas Empire, une dégradation importante des droits des affranchis, et surtout des petits fermiers ou artisans romains, souvent descendants de la plèbe ou d’anciens légionnaires, qui sont écrasés d’impôts. Ils vont progressivement et par divers mécanismes basculer dans le colonat, un statut de contrainte qui est l’ancêtre du servage du Moyen-Age.

Comment cela a-t-il pu arriver ?

Ne pouvant faire face aux charges liées à des impôts excessifs, les petits propriétaires terriens du Bas Empire, au départ des Hommes libres, parfois citoyens romains, vont se réfugier dans le clientélisme, c’est-à-dire la protection d’un puissant. Cette protection est d’autant plus impérieuse que les problèmes de rentrées fiscales vont aggraver la corruption de l’appareil étatique, qui va se mettre aux services des riches, seuls à même d’assurer la subsistance des fonctionnaires et des militaires.

La distinction classique à Rome entre « Honestiores » et Humiliores » va s’en trouver aggravée [iii].

Accablés de dettes, les petits propriétaires vont ainsi être contraints de céder leur terre à un riche propriétaire, qui va pouvoir fixer ses conditions, car il ne peut lui-même l’exploiter. Le fermier va ainsi être contraint de ne pas enregistrer la cession, permettant au riche « potentes » de ne pas payer l’impôt, tout en devant lui donner une partie de sa récolte.

Cet accord va être appelé « patrocinium », et offre un double avantage au riche possédant : il accroît son patrimoine par des terres et une partie des récoltes, tout en échappant au fisc.

Le fermier va de son côté poursuivre sa descente dans la spirale d’un endettement sans fin, les impôts non réglés s’accumulant alors même que ses ressources sont réduites par la ponction d’une partie de sa récolte.

Ces procédés vont faire l’objet de plusieurs interdictions impériales, d’abord sous Constantin [iv], puis à nouveau sous Arcadius [v], sans succès. La validité de ces cessions est finalement reconnue par l’Administration impériale en 415, en échange du règlement par le patron des arriérés d’impôts dus [vi]. Une fois les arriérés payés, le débiteur défaillant, le fermier, bascule dans le statut de colonat, nouveau statut juridique.

Le colon, qui n’est pas un esclave (il dispose de l’existence juridique) perd sa liberté et celle de ses descendants. Il est désormais attaché au lieu où il réside et doit un certain nombre de prestations à son patron. Il s’agit d’hommes libres qui pour payer leurs dettes exorbitantes perdirent légalement leur statut d’hommes libres. Citons Salviens : « transformés comme s’ils avaient bu le breuvage de Circé, ceux qui étaient libres tournent en esclaves » [vii].

Ce statut va être étendu aux artisans par les autorités impériales, afin de pallier les effets sur l’industrie de la baisse démographique.

Puis, le colon va perdre le droit de choisir une épouse d’une autre classe, celui de quitter son lieu de résidence, de changer de métier et se voit soumis à de légères redevances, rapidement transformées en prestations. Le tryptique du colonat est défini ainsi : Origo, Obnoxatio et Munera.

En revanche, ils disposent d’un droit inaliénable à pouvoir exploiter leur ancienne terre, droit transmis à leur descendance.

Cette évolution, qui est le contrepied de toute l’évolution juridique du Haut Empire en faveur des esclaves, est principalement expliquée par un rapport de force en faveur des créanciers, face à une dette impossible à rembourser. Les riches possédants [viii], dont la plupart refusaient de payer les mêmes impôts, ont pris le contrôle de l’appareil impérial, pour imposer le transfert des créances publiques à leur profit vis-à-vis des petits contribuables [ix].

Outre que nous retrouvons là une nouvelle variation du droit de propriété, il faut donc constater qu’historiquement, si le rapport de forces est en faveur des créanciers, les dettes, mêmes impossibles à rembourser, le seront, en sacrifiant un bien sans prix : la Liberté.

Nous n’en sommes aujourd’hui pas là, mais il m’a paru intéressant de rappeler quelques exemples historiques à la réflexion de chacun.



[i] Je mets de côté le règlement communautaire n°1346/2000 du 29 mai 2000 relatif aux procédures d’insolvabilité et une Loi type de la CNUDCI sur le commerce internationale ; l’une comme l’autre sont loin d’être complètes par rapport à la finalité traitée dans le texte ;

[ii] Les causes de cette situation sont pour synthétiser maladroitement à rechercher dans la conjonction de trois facteurs : une baisse des ressources liées à l’arrêt des conquêtes (butin, esclaves…), une hausse des charges impériales (coût d’une accession à la pourpre impériale dans une instabilité politique permanente, coût de fonctionnement d’un Etat et d’une Armée de moins en moins efficace…), et une baisse démographique ;

[iii] Voir Guillaume CARDASCIA : L’apparition dans le droit des classes d’« honestiores » et d’« humiliores », in Revue Historique de Droit Français, 1950, pp. 305-337 et 461-485 ;

[iv] Code Théodosien, III, 1, 2 ;

[v] Code Théodosien, XI, 1, 26 ;

[vi] Code Theodosien, XI, 24, 6 ;

[vii] De Gubernatione Dei, V, 8, 44 ;

[viii] Rappelons tout de même que dans cette période d’invasions barbares périodiques, la classe des riches va subir un renouvellement permanent, ces évolutions de statut profitant in fine aux roitelets barbares qui ont exterminé les derniers descendants des chevaliers et des sénateurs romains.

[ix] Notons l’assentiment des premiers chrétiens à cette évolution, l’Eglise prônant la soumission et l’obéissance « pour la plus grande gloire de Dieu » cf. Concile de Gangres (340).

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159 réflexions sur « COMMENT REMBOURSER UNE DETTE EXORBITANTE ? – LEÇON D’HISTOIRE EN FORME D’AVERTISSEMENT, par Cédric Mas »

  1. Question ouverte: dans l’hypothèse d’une restructuration globale de la dette, avec des défauts partiels, que pensez-vous de cette étude rapide pour effacer de la dette de manière intelligente:

    http://www.eudebtwriteoff.com/index.html

    J’y vois deux critiques principales:
    1) On oublie les intérêts pour se concentrer sur le « principal »
    2) Pour se permettre de tels mécanismes, il faut que la dette soit transféré au public. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant (si vous avez une assurance-vie, vous êtes un créancier privé!)

    Qu’en pensez vous?

    1. Ben c’est pas plus débile que le reste. L’hypocrisie en moins puisque c’est déjà ce qu’il se passe indirectement. Ils ne prennent même plus la peine d’avancer masqués désormais, les dernières couches de vernis démocratique vont bientôt sauter définitivement.

  2. Une banalité, on savait que le Post Peak Oil World serait caractérisé par du repli sur soi … Et ce n’est évidemment qu’un début.

    Argentina moves to seize control of Repsol’s YPF
    http://www.reuters.com/article/2012/04/17/us-argentina-ypf-idUSBRE83G06K20120417

    En plus avec notre surcapacité à nous intéresser aux problèmes à la marges sans jamais nous intéresser au cœur du problème on se rapproche toujours plus de la falaise de Sénèque.

    Comment l’homme a-t-il fait pour devenir si prévisible ???

      1. @ Eg.O.bsolète

        Pour une fois qu’Obama ne sort pas de connerie, il faut que vous nous sortiez votre Stephen Leeb qui dénigre le propos d’Obama, non pas parce qu’il est fondamentalement faux, mais parce que – il le dit lui-même – il faut laisser le prix du baril augmenter (Leeb est un des prêcheurs du baril à 200 $) afin de décourager l’utilisation du pétrole et le développement des énergies renouvelables.

        Bref, si le dessein est certainement le bon, le présenter comme un expert à même d’infirmer l’incidence de la spéculation sur le prix du baril, alors que c’est une évidence déjà mécaniquement démontrée, c’est très très léger.

      2. Je ne sais pas si vous êtes en train de réaliser la situation terrible dans laquelle nous sommes en train de nous mettre alors que cela fait 8 ans que les voyants sont au rouge et que tout indique que l’on devrait se bouger grave (quitter le pétrole avant qu’il ne nous quitte).

      3. Oui, la situation sera bientôt terrible pour ce qui concerne le pétrole, car toutes les réserves annoncées sont fausses, et tout le monde le sait. Est-ce que pour autant on peut aller pavaner sur Russia Today en tant qu' »expert » pour annoncer que la spéculation n’a aucune incidence sur les prix du pétrole, ce qui est une connerie sans nom ? Non.

      4. Et pourquoi à l’inverse se focaliser systématiquement sur la spéculation, ce truc flou dont personne n’arrive à se mettre d’accord sur ce que c’est, surtout quand celle-ci s’apparente davantage au symptôme du problème plutôt qu’à sa cause. En l’état, supprimer la spéculation ne peut qu’influer à la marge donc je ne saisis pas du tout l’intérêt de se concentrer sur cet aspect-là des choses aussi immoral soit-il. Cela ne fait que détourner l’attention des très sérieux problèmes de fond.

        Il est impératif hiérarchiser les problèmes si on veut sauver le plus grand monde (question d’objectif) !!! Problème Nr – 1. Démographie – 2. Accélération de l’épuisement des ressources finies (et renouvelables devenues finies) – 3. Tensions croissantes et non assumées autour des ressources restantes … -99999999. Repousser à l’infini le blablabla d’une société complexe de masse qui adore tellement se regarder le nombril qu’elle se perd dans des illusions sans fin …

      5. Ce que vous ne saisissez pas, c’est que la spéculation n’est :

        1/ ni une influence à la marge, là où en 2008 70 % de la structure du prix du baril était d’ordre spéculatif
        2/ ni un détournement d’attention, dans la mesure où la ponction spéculative sur l’économie réelle est probablement un problème de fond au moins aussi important que l’après pétrole.

      6. Pour 2008 je croyais que c’était plus de l’ordre de 20-30%. Mais bon passons …

        Quoiqu’il en soit l’INSUPPORTABLE FIN DE LA CROISSANCE DE L’OFFRE en 2004 a signé l’arrêt de mort de l’économie moderne, c’est d’une évidence implacable. Quand il n’y a plus en suffisance le système ne peut que redistribuer (et sauver les apparences) pour per exister.

        Et quand en 2009 l’Arabie Saoudite, la seule qui aurait encore des capacités de réserves dit qu’elle exige un baril à 80$ (pour raison économiques) et qu’en 2011 elle va jusqu’à exiger un baril à 100$ (pour raison sociales) ; UN on fait profil bas et DEUX on arrête de faire de la spéculation la source tous nos maux. En plus c’est leur ressource, ils en font ce qu’ils veulent, et franchement on ne saurait que leur conseiller d’aller bien plus loin tellement cette ressource est vitale pour eux.

        Sinon tout à fait d’accord pour dire que l’a spéculation exacerbe l’injustice mais le tragique de la chose c’est en qu’en se focalisant sur ce symptôme injuste des limites à la croissance vous ne faites que renforcer ce que vous êtes le premier à condamner (le repli sur soi). Comment empêcher intelligemment le repli sur soi des puissants (dans un contexte où c’est l’ensemble qui est remis en question) ? Certainement pas en montrant du doigt le puissant quand le problème est d’abord causé par la collectivité. C’est seulement en reconnaissant collectivement que nous sommes tous partie du problème que l’on pourra confronter le puissant à sa part de responsabilité, sinon on ne fera que lui donner toutes ses chances pour qu’il puisse tirer les épingles du jeu.

        Problème supplémentaire, tout occidental est un puissant en puissance … Nous nous fournissons en énergie en imposant par la force nos monnaies de singe au reste du monde … Pas de quoi être fier.

      7. Et quand en 2009 l’Arabie Saoudite, la seule qui aurait encore des capacités de réserves

        Pour un peakiste, vous me semblez très mal informé sur les pseudo-capacités de réserve de l’Arabie Saoudite…

      8. @ JA,

        Sans remettre en cause la spéculation dans cette affaire, qui est une donnée évidente, on peut quand même s’interroger sur le sens et la pertinence de ta phrase :

        dans la mesure où la ponction spéculative sur l’économie réelle est probablement un problème de fond au moins aussi important que l’après pétrole.

        Avec cette ressource et l’avenir qu’on lui promet, je ne suis pas expert (dieu me garde) que la ponction soit le fait des spéculateurs ou des producteurs/distributeurs ça change quoi véritablement à part un déplacement de curseur temporel dans la hausse ?

        Bref, mais surtout en quoi le problème des 70% de spéculation est aussi important que celui de l’après pétrole ? Sur cette comparaison, c’est périlleux. Moi je ne pense pas du tout que l’on soit sur le même plan, ni dans même domaine de pouvoir. Ou alors, mais c’est impossible, c’est que tu ne crois pas un seul instant à la proposition de Jorion sur l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix ! En clair, on peut couper la tête à la spéculation, mais remplir les puits de pétrole avec nos petites bras musclés, ça pour le coup, c’est un beau rêve. Non ?

        Enfin, peux-tu donner en quelques mots une description d’un monde avec moins,vachement moins de pétrole et pire avec encore des spéculateurs dedans (brrrr) ?

      9. Georges, c’est plus de la lenteur, c’est du surplace en côte qui va bientôt se transformer en marche arrière. L’approche n’est pas cumulative mais comparative lorsque j’évoque le problème de fond de la ponction spéculative sur l’économie réelle, et pas uniquement sur le marché des hydrocarbures. Donc pour le dire très clairement :

        1/ la fin du pétrole est un gros problème ;
        2/ la fin du capitalisme est un autre gros problème.

        Est-ce clair ?

      10. Ok pour le Royaume de Saoud et donc nous sommes d’accord pour dire que nous sommes confrontés à une raréfaction de l’offre de pétrole de qualité (Sweet Crude) … Raison de l’invasion en Libye ? Raison de la crise de civilisation que nous connaissons depuis quelques années (c’est le diagnostic que je partage) ? Franchement ce constat devrait nous réunir … C’est trop bête …

      11. Ce qui nous éloigne irrémédiablement, c’est que vous faites une lecture monochrome (et donc malheureusement simpliste) autour de la crise pétrolière, alors qu’un faisceau d’interactions complexes au sein du système capitaliste est seul à même d’expliquer la crise que nous vivons. Ce petit côté TOE (theory of everything) est un peu juste pour le costard que vous voulez tailler au peakoil.

      12. Julien, c’est just for fun j’imagine que tu laisses passer les interventions « d’experts » de Russia Today ? Cela dit, on ne peut qu’admirer l’indépendance de cette grande chaîne d’information internationale. C’est vrai quoi, faut oser non ? Laisser dire que le prix du baril est trop bas parce que les zaméricains et affidés fausseraient à la baisse un marché qui devrait « naturellement » – i.e grâce aux anges gardiens puissamment anticipateurs de la spéculation – l’amener à 200 $, pour une télé gouvernementale russe, il en faut une sacrée, de paire de couilles, non ? J’m’excuse mais chapeau bas.
        Et puis merde quoi, un média international qui donne libre antenne à ce phare de l’humanité enténébrée, que dis-je ce phare ! ce prophète ! , qu’est Keiser, ça vous donne un cachet que toutes les équipes de prétendus experts scribouillards clonés FT ou WSJ émasculés au packaging déontologique sont à jamais infoutus d’offrir à leurs organes baignant dans leur sauce bâtarde de conflicts of interest et bromure, uh ?
        Pardine, une référence RT… Je veux mon n’veu ! T’en connais un autre Julien de grand média international assez burné pour dire la vérité toute nue sur le séisme d’Haïti ? Pas compliqué, vais te dire, en matière de communication, d’information, de révélation, sur les cataclysmes dans l’Histoire moderne de l’Humanité, y’aura pour toujours deux dates, deux gestes fondateurs, deux révolutions coperniciennes, deux ruptures, deux moments du sublime : 1755, Voltaire après Lisbonne et, dorénavant, 2010, Russia Today/Chavez après Haïti.

      13. Vigneron, cela ne m’avait évidemment pas échappé. Ceci étant dit, Stephen Leeb parle aussi sur d’autres médias américains presque respectables (à l’exception évidente de Fox News).

      14. RT est une bouffée d’oxygène dans ce flux mainstream qui s’écarte du pluralisme démocratique et qui s’enfonce toujours plus dans la propagande de masse. Une propagande qui force le point de vue, une propagande qui divise et oppose, une propagande qui désintéresse des grands enjeux comme pour donner les mains libres.

        Ne pas reconnaître le crise géopolitique qui se dessine est tragique. Ne pas reconnaitre a quel point elle crispe et tend au repli sur soi, à la propagande, à défendre son propre point de vue (moi même euhh …). Et quel dommage dans ces conditions de refuser de s’ouvrir à tous les points de vue même à ceux qui s’opposent au point de vue mainstream. Donc quid de la propagande, atlantiste, européenne, chinoise, russe, des monarchies du golfe, brics ? Quelle propagande serait celle qui mériterait tout notre attention ? Au nom de quoi ? Voyons ! A chacun de se faire sa propre opinion.

        Perso … J’en reste à … It’s the oil, stupid ! … Et le moins que l’on puisse dire c’est que la propagande mainstream se refuse d’interpeller les premiers concernés à propos de ce qui les attend.

      15. Imaginer le XXème siècle sans le pétrole, voilà de quoi faire travailler l’imaginaire !

        Sinon d’accord pour dire qu’il faut aller au-delà de la Theory of Everything mais cela n’empêche en rien d’envisager le peak oil comme un ou le révélateur … mon penchant … Aï … zut, je reste calé dans mon point de vue … tout repli sur moi que je suis …  »  » … Mais ça parle, non d’un Schtroumpf !

      16. Pourquoi tant de difficultés à accepter qu’une offre insuffisante puisse faire monter les prix. Et ce pour la ressource qui intervient systématiquement à un niveau ou à une autre de toute production.

        Comment en est on arrivé à se voiler autant la face ? Surtout ne pas voir trop loin, surtout ne pas voir trop loin, surtout ne pas voir trop loin … On risquerait de se bruler les yeux …

      17. toutes les équipes de prétendus experts scribouillards clonés FT ou WSJ émasculés au packaging déontologique

        (Vigneron 19h56)
        Ah ben oui, la déontologie du WSJ……pffffffffff

    1. Le verbe solutionner, former comme révolutionner, auditionner, additionner etc…. est correct même s’il est contesté par certains puristes.

      cf. Dupré, Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain,Éditions de Trévise, 1972, T.III, p. 2409 : « Disons que le mot s’est répandu chez les usagers peu cultivés…« .

      Disons que je suis peu cultivé 😉

      1. Bah, si ça peut vous consoler, on est toujours le barbare de quelqu’un. Songez que le français n’est qu’une dégénérescence du Latin… 😉

  3. L’absence de lois et procédures applicables à la défaillance d’un emprunteur public est bien explicable : Depuis quelques décennies on nous serine que le défaut d’un état souverain développé est inenvisageable. Ainsi le coefficient de risque associé aux emprunts d’Etat détenus par les banques est de zéro.

    Ce crédo est un élément important des théories financières.

    Le simple fait d’écrire une loi prévoyant un défaut souverain jetterait un doute sur cet axiome.

    Et pourtant, comme ce billet le rappelle brillamment, l’histoire abonde en banqueroute d’états. Faut-il comprendre que nos dirigeants ne veulent pas voir ce qui les dérange ?

  4. La dette ce n’est qu’un chiffre.
    Poser la question du remboursement de la dette n’a plus de sens, c’est rester prisonnier d’un paradigme néolibéral.
    La question est totalement absurde.
    Les USA ne rembourseront jamais leur dette de 14 000 milliards de $.
    Il vont arriver à rouler cette dette, en imposant des taux très faibles. Ce qui diminue ipso facto la charge de la dette. On appelle ça planche à billet.
    la planche à billet n’est pas un problème. Les capitalistes se cachent derrière pour ne pas voir l’écroulement du système, la fait qu’il ne rapporte plus, qu’on ne peut plus s’enrichir avec. Le fait que crise économique occidentale due à la globalisation n’a pas été résolue.
    La fait que le dollar plonge de cette façon n’a rien d’anormal, il ne fait que suivre la décrepitude industrielle des USA.
    Encore une fois: Cela n’a rien à voir avec la dette des Etats!
    Mais pourquoi les financiers s’en occupent tant? Ils n’ont pas d’autres placements à faire?
    En quoi cela les regarde? Ils touchent le RSA?

    La raison?
    Mais c’est parce que les banques se servent de la garantie de l’Etat providence pour survivre, c’est a dire des recettes de l’Etat, du contribuable, pour survivre. Alors que seul l’Etat devrait profiter de cette situation, et non pas la dette privée!

    Solution: Ne garantir aucun dépot banquaire, aussi petit soit-il.
    Ainsi plus de chantage: Lehman peut s’écrouler…Et alors?
    Votre salaire deu mois partira en poussiere, mais l’Etat sera toujours la.

    Changer de système vaut bien un salaire, non?

    1. Exactement, la dette c’est le résultat d’intérêts décrétés arbitrairement, perpétuant un rapport de force dont la signature passée est sensée valoir pour les siècles à venir. La seule légitimité est cette signature négociée par dessus la tête des peuples, sans leur consultation.

      Ce n’est ni moral ni démocratique, et donc à abroger ! Il est insupportable qu’un pays doivent rendre des compte à un créancier, ce dernier devenant de fait le véritable régent.

  5. 1° – Quand l’endettement d’un Etat devient équivalent à son PIB, il faut que le taux de croissance de son PIB « inflaté » soit alors supérieur au taux moyen des intérêts de sa dette, s’il veut honorer, au moins, le service de sa dette et ne pas finir ruiné.

    2° – Sinon, seul un défaut partiel – gelant une partie de ses dettes en l’attente d’un retour à bonne fortune – peut lui permettre de diminuer son taux d’endettement à un niveau compatible pour en inverser l’effet de ciseaux sur la croissance de son PIB. Le défaut est à un Pays endetté ce que le dépôt de bilan est à une Entreprise : Un acte de bonne gestion s’il est préparé à temps
    .
    3°- Une politique des taux d’intérêts bas conjuguée à des injections de liquidités (Q.E.) par les Banques Centrales permet aussi de relancer les Economies qui peuvent ainsi rembourser en partie, par l’inflation contrôlable que ces techniques génèrent, une partie de leurs dettes en « monnaies de singes ».
    « L’inflation n’est pas un risque. Les pertes potentielles des Banques Centrales ne sont pas un problème, car un capital négatif est possible » : Leurs pertes financières peuvent s’inscrire sans limite dans leur passif, ne pouvant pas être mise en faillite de par leur Statut.
    « Avec l’inflation, on réduit mécaniquement l’encours des dettes publiques. Les taux d’intérêt bas réduisent le poids du service de la dette, tandis que des taux d’intérêt réels négatifs permettent d’éliminer une partie de son principal. »

    4°- La liquidité monétaire est à l’Economie ce que l’eau est à une plante. Trop arrosée, elle pourrit et pas assez, elle se dessèche.
    Pourquoi faudrait-il payer l’eau d’arrosage à celui qui en tient le robinet alors qu’il n’est ni jardinier ni propriétaire de l’une ou de l’autre ?

    5°-« Si les dettes bancaires des Etats sont considérées comme des dettes publiques alors leurs Banquiers doivent être, légitimement, considérés comme des fonctionnaires et les Banques comme des services gouvernementaux »

    6° Comme tout prêteur fait payer une prime de risques à son emprunteur, il est juste et équitable qu’il en assume avec son assureur le risque de défaut partiel ou total, surtout en cas de mauvais conseils de sa part.

  6. L’inflation rue le consommateur, c’est pourquoi la BCE lutte contre l’inflation en étranglant le consommateur.
    Pour pas le tuer, elle l’étouffe
    sont fort quand même dans la réflexion!

    1. L’inflation est due en général, grosso modo, à la consommation homogène de larges parts de la population, maintenant si quelqu’un me démontre qu’elle est due à l’augmentation des coûts principalement, je lui répondrais que le consommateur (il s’agit de consommer dans cette économie) ne peut pas suivre. Voilà pourquoi mon hypothèse est que l’inflation majoritairement, sur la durée, etc, est due à l’augmentation de la demande.

      La seule façon de lutter contre cette inflation de longue durée, c’est de contenir la demande, autrement dit de réduire l’accès au crédit, et de ne pas augmenter les salaires. C’est donc bien en étouffant la croissance que l’on contient l’inflation….

      Autrement dit, les riches ont besoin des pauvres pour être riches, parce que :

      – Les pauvres s’achètent moins cher
      – Les pauvres ne créent pas d’inflation

      Que des avantages. L’inflation signifie la perte de pouvoir du capital, tout simplement. L’inflation faible est créée par la pauvreté, et elle signifie l’écrasement de larges parts de la population sous un pouvoir capitaliste totalitaire, plus l’inflation est faible, plus le pouvoir capitaliste est absolu. C’est ça que cela veut dire, alors il faut arrêter de faire l’apologie de la monnaie forte, car elle est synonyme du rapport de force aliénant que nous avons aujourd’hui !

      1. « il faut arrêter de faire l’apologie de la monnaie forte, car elle est synonyme du rapport de force aliénant que nous avons aujourd’hui ! »

        Vos affirmations semblent ( prudence…) ne pas s’appliquer à l’ Allemagne
        post 1949. En gros, économie forte et robuste, très bonne répartition sociale,
        croissance soutenue, et monnaie constamment réévaluée, donc sans inflation.
        ( tout ceci , avant réunification )

        C’est là le point : tout se passe comme si la monnaie forte permettait à L’ Allemagne
        d’être ce qu’elle est, avec une social démocratie amoindrie, mais encore active.

        D’ailleurs , l’ Allemagne est dans un angle mort pour les économistes.
        Elle ne réagit pas selon les canons orthodoxes, mais ils ne le voient
        pas, ou s’en débarrassent avec quelques affirmations discursives.
        du genre, un malade en sursis (démographie…) qui s’ignore.

        J’ai trouvé je ne sais où une boutade qui résume bien le cercle ( vertueux)
        allemand :
        Si la monai baisse, elle exporte plus et donc gagne plus.
        Si la monnaie est réévaluée, elle n’exporte pas moins, et donc gagne plus.
        Et la situation actuelle le confirme sur le front des emprunts:
        leur taux est tendanciellement à la baisse et inférieur à l’inflation.

        Il est bien entendu, pour le présent, que ce pays « exploite » les autres pays
        européens, référence: http://www.pauljorion.com/blog/?p=35925 .
        La question est comment avons-nous « fait  » pour aboutir à ce non-sens ?
        Que pourrions-nous faire pour mieux répartir la production
        au sein de l’ Europe ? La Grèce et les autres pays expérimentent
        une délocalisation géographique. Le cycle production- paiement
        est une boucle: les point de départ et point d’arrivée sont l’ Allemagne.
        Un non-sens complet.

        Votre affirmation  » monnaie forte synonyme de rapport de force aliènant  » est exact, avec ce correctif :
        l’ « aliènateur » est l’ Allemagne, vue comme un bloc ( vue imparfaite, naturellement.)

        [ Pas d’erreur:
        Il y a assez longtemps, sur ce blog, j’ai fait une ou deux déclarations d’amour à l’ Allemagne, et aux Allemands, en souvenir toujours vivace d’un séjour de 3 ans dans ce pays. ( rectif : au mmoins 2) ]

  7. Bonjour,
    Je me permets d’attirer l’attention sur un ouvrage qui pourrait s’inscrire dans une pensée sur la dette : DAVID GRAEBER « DEBT : THE FIRST 5,000 YEARS ». A mon humble avis ce travail est très intéressant. Si il a déjà été évoqué sur ce blog je m’excuse pour la redondance.

  8. Il me semble qu’une quatrième solution existe, quand le créancier décide de se payer sur la bête.
    Le principe des vases communiquants fonctionne bien entre dette publique et dette privée,… et les dettes privées ont une certaine tendance à se faire transférer sur la dette publique, surtout s’agissant des banques. Ils fonctionne bien aussi entre patrimoines privés. Cela conduit à raisonner sur un pot commun national.
    Un certain nombre de richesses autrefois françaises sont passées sous la houlette de ressortissants étrangers. Cela va du PSG à Arcelor, pour ne citer que quelques cas emblématiques, avec les conséquences inévitables qui en découlent.
    Quand les débiteurs sont étranglés par leurs dettes, ils vendent ce qu’ils peuvent pour continuer d’exister. Leurs créanciers, ceux qui disposent de réserves monétaires, n’achètent pas que de la dette, ils achètent aussi des richesses bien productives. Ils peuvent à la fois être sélectifs quant aux cibles et attendre que le fruit soit suffisamment mûr pour l’avoir à bon compte. Ils vendent leurs créances dans la monnaie adéquate, achètent les titres qu’ils convoitent et ensuite les vases communiquants fonctionnent au niveau national.
    Faut-il ne céder que pied à pied et continuer à payer des intérêts tout en étant grignotés par petits bouts, ou faire défaut une bonne fois, comme l’Argentine, en acceptant de lâcher un gros bout et une forte dévaluation, pour disposer d’une situation assainie, mais qui oblige à regarder les réalités en face, c’est à dire cesser de rêver au pays de Cocagne, se serrer la ceinture et bosser ?
    En fait, l’UE est écartelée entre les pays qui ont encore les moyens de résister et ceux qui se sont laissés couler par laxisme généralisé.

    1. Quand les débiteurs sont étranglés par leurs dettes, ils vendent ce qu’ils peuvent pour continuer d’exister.

      Il me semble que nous sommes dans la solution 3….

      1. @ CM

        C’est la solution 3 si l’on veut, mais il faut alors se placer au niveau du pot commun, le pays. La cas que j’ai voulu évoquer en est alors une variante.
        Ce cas est celui où, par le jeu des vases communicants, ce n’est pas la personne (physisque ou morale) qui a obtenu le crédit qui est amenée à perdre sa chemise pour le rembourser. Prenons un exemple qui n’a rien d’imaginaire :
        Une banque ou un organisme quelconque s’est endetté inconsidérément. L’état apporte son soutien en s’endettant lui-même. Pour s’en sortir, il alourdit les prélèvements sur les entreprises de production, en condamnant les plus fragiles d’entre elles à se livrer à des capitaux étrangers ou à disparaître.
        Un autre exemple est celui où une grosse entreprise, est endettée, distribue des dividendes pour maintenir la cote de ses actions, pressure ses petis fournisseurs captifs (qui se font racheter dans l’indifférence générale) et/ou abandonne une partie de ses fabrications. Savoir faire et équipements passent ensuite la frontière. Ce ne sont pas les actionnaires propriétaires ni les dirigeants qui remboursent les créances.
        Par le phénomènes des vases commmuniquants, qui joue aussi au niveau mondial, un pays affaibli par une dette massive tourne à la braderie où les connaisseurs des pays prévoyants viennent faire leur sélection.

  9. Bonjour,

    Ce billet est très instructif, certes des trois options on ne saurait choisir la moindre mais tout son mérîte (à son auteur également) provient du fait qu’un homme averti en vaut deux….
    Tout le monde aux embarquations de sauvetage en prenant soin de se munir de son gilet car celui-ci n’est pas fourni !
    Bonne journée.

  10. « Quelques exemples historiques »?

    Je n’en attendais pas moins d’un antiquiste… mais des exemples « récents » sont plus probants que des exemples du bas-empire romain, qui apportent des piste de réflexion soit, mais sont bien loin des réalités économiques et politiques actuelles. Développer les exemples Russe (refus de payement et interventions armées) ou Autrichien (dévaluation volontaire de la monnaie pour s’absoudre des dettes de guerre), par exemple, me semble plus intéressant…

    1. Pas convainquant.

      ( La connaissance de l’ Histoire vaut pour elle-même, toujours.)

      « sont bien loin des réalités économiques et politiques actuelles ».
      Qu’en savez-vous ?
      Laissons de côté les aspects triviaux propre à chaque période, la mode
      vestimentaire était autre , la ou les monnaie aussi.
      Le passé permet d’ « ignorer » les détails, c’est si loin et si peu documenté.
      Mais, sûr, les problèmes étaient bien aussi complexes que maintenant, et les solutions aussi peu évidentes.
      On pourrait se poser la question de savoir si nous saurons aussi bien négocier notre époque
      ( ses problèmes et questions) qu’eux la leur.

      Par exemple, l’absorption des vagues d’invasions ( lentes, faibles nombres par localisation,
      grande amplitude des déplacements etc…): 1/3 des grands domaines
      aux nouveaux, qui devenaient automatiquement défenseurs face à de nouvelles incursions.
      Astucieux et en phase avec l’époque.

      Une vue dans un livre ( peux pas remettre la main dessus) consacré
      aux « empereurs gaulois ». Periode : la fin et l’éclatement de l’ Empire.
      Un bémol: transition très longue.

      1. Qu’en sais-je? Moi-même historien je pense connaître un peu la question. Non, le monde antique n’est pas le nôtre, cela dépasse les questions vestimentaires. Oui, une analyse historique de l’époque contemporaine (que l’auteur de l’article balaye d’un revers de la main) serait éminemment plus judicieuse qu’une référence au bas empire. Loin de moi l’idée de prétendre que cette analyse n’apporte pas de questions, mais tenter d’apporter des réponses…

        Et non, la connaissance de l’histoire ne vaut pas pour elle-même…

  11. il en manque des possibilités:

    4) laisser le créditeur faire faillite

    En effet, si en 2008 les états avaient laissé les banques et autres organismes financiers à la faillite, pour cause de liquidité (qui cachaient, on est bien d’accord, une insolvabilité), il y aurait moins de dette. Les banques en faillite sont nationalisées, les actifs évalués à leur valeur réelle (les actifs bidons sont effacés), les comptes sont garantis à hauteur de ce qu’il faut, le reste est effacé. Si il faut, si les actifs réels ne correspondent pas aux comptes garantis, la banque centrale imprime autant d’argent qu’il faut. Problème résolu en 1 mois. Allez, 6.

    Bon, on a loupé le train de 2008, mais il repassera encore. On peut même le forcer à repasser, sous la forme d’un bank-run (à-la-Cantona) : si tout le monde retire ses sous es banques, elles deviennent à un moment donné incapables de satisfaire les retraits, et déclarent faillite.

    Ce n’est pas un défaut, puisque le débiteur de déclare pas unilatéralement la cessation de paiement, mais le résultat est le même.

  12. L’histoire,puisqu’on veut y prendre des exemples,nous enseigne que dette privée et dette publique ne font qu’une contrairement à ce qu’ont voulu prétendre des économistes soit ignares soit très intéressés,pour ne pas dire en conflit d’intérêt…Fin XVIIe la dette paysanne semblait en l’absence d’un système bancaire ,être réeelement « privée » ces dettes étant ce qu’on appelait des » rentes constituées »,sorte d’accord créancier-débiteur,le remboursement étant à l’initiative de l’emprunteur ,ce dernier n’effectuant pas de remboursement partiel du capital ,se contentant d’en verser les intérêts jusquà ,ce qu’il lui soit possible de rembourser d’un coup le Capital(certaines dettes duraient un siècle)..On voit où est le piège:emprunter pour rembourser les intérêts qu’on ne peut pas payer,cercle vicieux…Cette rente est une affaire apparemment privée,or les dettes sont si élevées que les consuls se plaignent de la disparition des foires et marchés ,que les collecteurs de taille sont les cibles des résistances paysannes et que les riches propriétaires du sol ,souvent usuriers se plaignent de ne plus trouver de fermiers,ces derniers étant incapables d’avancer l’argent nécessaire à l’exploitation…Donc on voit la mécanique dette privée -dette publique..On voit aussi la nécessité d’étudier l’histoire avant de « faire » de l’Economie..Qui a momentanément débloqué la situation???Law ,celui qui a été tant décrié par les usuriers!!!!A méditer!!

  13. @Cédric Mas.
    J’apprécie votre article. Dans le wiki du droit romain, il est mentionné que la chute de l’empire signe la période « post-classique » du droit, ou comment une civilisation presque millénaire dotée d’un Etat de droit peut sombrer dans le vulgaire. Le remboursement réel que le citoyen devait au créancier par servage consenti pourrait aussi illustrer notre futur et son droit post-moderne :

    « Au milieu du iiie siècle, les conditions pour l’épanouissement d’une culture juridique raffinée sont devenues moins favorables. La situation politique et économique générale s’est détériorée. Les empereurs assument directement le contrôle sur tous les aspects de la vie politique. Le système politique du principat, qui avait gardé quelques liens avec la constitution républicaine, commence à se transformer en une monarchie absolue qu’est le dominat. L’existence d’une science juridique et de juristes qui regardent le droit comme une science, et non pas comme un instrument pour accomplir des objectifs politiques fixés par le monarque absolu, n’est plus dans l’ordre des choses. Peu de juristes après le milieu du iiie siècle ont laissé leur nom. Alors que la science juridique et l’éducation législative persistent dans une certaine mesure dans la partie est de l’Empire, la plupart des subtilités du droit classique est négligée et finalement oubliée à l’Ouest. Le droit classique est remplacé par un droit vulgaire. Où les écrits des juristes classiques sont encore connus, ils sont modifiés et simplifiés pour rester praticables.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_romain

  14. Merci pour vos analyses et propositions très explicites et novatrices.

    Mon avis de candide.
    Ce sont surtout les rentiers qui ne veulent pas perdre un sou, et même en gagner sur le dos des salariés qui posent problème.
    Il faudrait faire dégorger ceux qui ont profité du « travail » productif de l’argent, hélas leurs gains ont été : dépensés, mis à l’abri dans les paradis fiscaux et des trusts, investis dans l’immobilier (valeur x 2 en 10 ans, ….), ……
    Ok pour que le salarié qui a économisé le fruit de son labeur au lieu de le dépenser puisse le récupérer rubis sur l’ongle mais attention à tous les experts en « neige qui roule amasse profit » ou « l’argent appelle l’argent », bref, pas de gants pour ceux qui se financent chaque année des vacances au soleil gratis avec leurs dividendes ou plus values acquis par le « travail » de l’argent qui correspond en réalité à de la sueur et au labeur de simples salariés.

    Pour une piste à explorer, je me réfère au petit livre remarquable de Pierre Larroutouturou « C’est plus grave que ce qu’on le vous dit …. » et qui présente un rapport qualité/prix/concision incomparable.
    En sus d’un diagnostic pertinent qui recense de manière simple de nombreuses réalités fortes et qui offrent une sacrée séance de rattrapage à d’autres novices, il fournit différentes pistes originales, sortant du cadre pour « s’en sortir » : « 15 solutions contre la crise économique à appliquer d’urgence ».
    Certes, elles ne sont peut être pas la panacée, mais au moins elles ont le mérite d’ouvrir l’horizon et de nous permettre de phosphorer, rien que pour cela, bravo.

    Pour la dette, c’est la première des neufs mesures d’urgence pour éviter l’effondrement : »Court-circuiter les banques privées pour financer l’essentiel des dettes publiques ». :(Pages 43 à 48).
    Rappels :
    la FED a prêté aux banques 1.200 Ma à 0,01% alors qu’en Europe on prête à 6, 7 ou 11%.
    en France, en 2012,on emprunte 400 Ma : 100 Ma déficit du budget (qui serait proche de 0 sans les baisses d’impôts des 10 ans passés, merci à la droite).et 300 Ma pour des vieilles dettes.
    « La passé c’est le passé », Faire payer à des taux d’intérêt colossaux ces dettes anciennes asphyxie nos économies au seul profit des banques privées.
    Solution : refinancer la vieille dette à des taux proches de 0%.
    Lumineux, simple comme bonjour, sans doute trop simple pour les têtes de nos énarques.
    Lire la suite, de la même veine. Vive le collectif Roosevelt 2012 :
    http://www.roosevelt2012.fr/

    Et aussi, sur la 12:15 du Monde du 18 avril :
    Equilibrer le solde public doit-il être l’objectif central de la politique économique ?
    http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/?p=1733
    « La crise financière de 2007-2012 a provoqué une forte hausse des déficits et dettes publics puisque les États ont dû intervenir pour sauver les systèmes financiers, pour soutenir l’activité et surtout ont enregistré une forte baisse de leurs recettes fiscales en raison de la chute du PIB. Début 2012, alors qu’ils sont loin d’être rétablis des effets de la crise (qui leur a coûté en moyenne 8 points d’activité par rapport à la tendance d’avant-crise), ils sont confrontés à un choix délicat : faut-il continuer à soutenir l’activité ou tout faire pour réduire les dettes et les déficits publics ?

    Une note détaillée développe neuf points d’analyse :

    – La croissance des dettes et des déficits n’est pas une spécificité française ; elle a eu lieu dans tous les pays développés ».
    ……………………
    « – Une économie mondiale plus équilibrée nécessiterait des pays excédentaires qu’ils basent leur croissance sur leur demande intérieure et que leurs capitaux prennent le risque de l’investissement direct. Dans les pays anglo-saxons, de plus fortes progressions des revenus salariaux et sociaux comme la réduction des inégalités de revenus rendraient moins nécessaire le gonflement des bulles financières, des dettes des ménages et des dettes publiques. La zone euro a besoin de retrouver les 8 points de PIB perdus du fait de la crise. Au lieu de se polariser sur les soldes publics, les instances européennes devraient présenter une stratégie de sortie de crise, basée sur la reprise de la demande, tout particulièrement sur les investissements préparant la transition écologique. Cette stratégie doit comporter le maintien de bas taux d’intérêt et des déficits publics tant qu’ils seront nécessaires pour soutenir l’activité ».

  15. M Mas vous avez oubliez la quatrième solutions: Supprimer la dette, comme en 17, comme partiellement en Argentine?
    Volontairement? la peur de Maximilien ?
    Je sais elle entraîne la rééducation servile de nos maîtres et de leurs domesticités »appelé classe moyenne » dans un lieu appelé l’archipel!
    Ventres affamés n’ont pas d’oreilles !

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/18/dans-les-files-d-attente-de-la-caf-c-est-pas-ca-la-vie_1686636_3224.html

    1. Cela s’appelle un défaut (ou une répudiation ou une cessation de payer ou une dénonciation ou un refus d’honorer ses créances…)

      Voir l’hypothèse de sortie une (préphrase un peu lourde que je préfère à « solution » trop positivement connoté)

  16. Au-delà des dettes publiques et privées, il existe une 3eme dette, la dette intergénérationnelle via les retraites et l’accès au soin dses personnes agées, supportée par les plus jeunes. La dette des Etats ets souvent une dette intergénérationnelle car décidée par des politiciens dont l’age aujourd’hui fait qu’ils ne seront pas là pour la rembourser. Demandez autour de vous aux trentenaires s’ils on l’intention de payer les retraites : tous disent non. Dans la hiérarchie des créanciers, avec plus de 1000 milliards de retraites promises pour le secteur public français uniquement, je crois que les retraités ne sont pas loin d’être les premiers créanciers et ils seront les plus impitoyables pour accepter une décôte de leurs « droits ». Pour oublier ce détail, je parie que vous avez 50 ans ou plus… La mise sous tutelle des prolétaires ne sera pas orchestrée par les marchés, mais par les retraités.

    1. L’origine des dettes importe peu, c’est son caractère exorbitant et donc insoluble qui compte.

      S’il n’y avait que la dette générationnelle, je serai plus optimiste sur le rapport de force à venir 😉

      Ce qui devrait vous indiquer que je ne suis pas (encore) dans la classe « 50 ».

      Ceci dit, la question de la dette intergénérationnelle est importante, mais elle dépasse la Crise financière.

      Devons-nous (encore) la vie à nos parents ?

  17. Le sujet est certes très intéressant, et beaucoup de commentaires le sont aussi, sur l’inflation et les politiques monétaires, les moyens historiques de faire défaut …

    Certains divaguent en parlant du méchant rentier ou de la méchante banque en général. 66% des détenteurs de la dette française sont des des non-résidents, reste 34% de méchants rentiers Français qui ont des assurances vie avec un panel allant du petit épargnant aux riches quelque soit l’origine de leur richesse …( des fonds bientôt réquisitionnés pour annuler la dette – ce n’est pas impossible, vu la réflexion de certains ici).
    Pour ceux qui cite le défaut partiel de la Grêce en exemple, les banques répercuteront nécessairement les pertes sur leurs produits, au final l’investisseur payera la facture.

    Il y a un amalgame nauséabond entre d’une part sur les banques et les financiers qui spéculent et se servent grassement sur la dette des états (taux d’intérêt) et d’autre part ceux qui épargnent par exemple sur une assurance vie avec pourquoi pas quelques actions si ça leur plait.

    Que ceux qui font cet amalgame fassent un effort de responsabilité, et se demandent comment ils feraient un budget à l’équilibre en regardant les budgets 2011 et 2012, en réduisant les dépenses et éventuellement en augmentant les impôts …
    Vous les trouverez les budgets ici http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/ .

    Dès qu’on parle ici de rigueur budgétaire, on agite un retour en récession avec des théories pseudo logico-économiques, on peut espérer une meilleure utilisation de fonds publiques pour dynamiser certains secteurs de l’économie, mais, penser que dépenser sans compter tout azimut est persister dans nos erreurs chroniques depuis 30 ans (et fuir ses responsabilités) !

      1. Du tout pour l’aiguillage, il m’arrive souvent de lire ce blog avec souvent de bonnes analyses …
        La critique est la bienvenue quand on est en capacité de l’entendre … je ne vois pas ce que vient faire le Figaro.fr dans l’histoire.

        Ah mais ça y est vous jouez au Monopoly ici, c’est un jeu !
        Eh oui au Monopoly, quand il n’y a plus d’argent en banque, on découpe du papier et on écrit des billets de forte coupure, et on peut continuer à jouer. Et puis quand le jeu n’est plus intéressant, on arrête la partie, on annule les dettes (autre moyen de faire continuer la partie) et on recommence à zéro.

  18. Un élément, qui ne me semble pas avoir été évoqué ici, vient à l’appui de votre avertissement (bien que d’autres voies restent possibles) : le sécuritarisme ces dernières années a donné des outils de nature à faciliter une telle évolution, car jamais la gestion étatique des populations n’aura été aussi puissamment instrumentée

  19. Les principales dettes et les plus dangereuses sont les long terme basées sur l’immo.
    Elles sont illégitimes car les prix spéculés ont doublé.
    Il faut en urgence établir une déspéculation en cascade par juges avec répartition de la spéculation sur les porteurs précédents , seul moyen d’éviter la faillite du préteur et emprunteur.
    C’est très simple à établir et çà ne coute rien .

  20. Excellent billet , qui sort de la pensée unique . L’immo c’est pas n’importe quoi en effet c’est au moins la moitié du patrimoine , national ou privé , peu importe , lourde hypothéque ….
    Impossible de rembourser , ouf ! çà vient à l’esprit .
    Les 3 solutions historiques , ok ! A remarquer , un détail : aujourd’hui l’Histoire est réellement
    Internationale . Situation inédite , qui m’améne à craindre qu’aucune des 3 solutions valables à
    l’époque des états méme se croyant le tout de l’univers comme l’Empire Romain ou aujourd’hui
    l’Empire Occidental/US ne soit praticable maintenant .
    On le voit avec la Syrie , qui méne le bal , sinon les plus obtus des Islamistes financés par les émirats et non l’Otan . Arabie Saoudite estimation de son crédit aux US 20% , 20% du patrimoine US à ces demeurés de salafistes , et Al Quaida . Chine : le poids dans les déficits US .
    Vous le voyez le ‘ défaut ‘ ou le ‘remboursement en monnaie de singe ‘ ? Encore heureusement
    qu’aucun choix n’est fait sinon on pourrais s’apercevoir que ces états sont capables de nous envoyer des missiles à tétes nucléaires ou autres histoire de reconsidérer nos mauvais choix .
    Quand au remboursement réel , le pouvons nous seulement ? Le Chateau de Versailles , çà
    leur fait quoi aux émirs , et nouveaux mandarins ? Reste nos femmes à vendre , çà ne fait pas
    le compte non plus , et faudrait organiser çà , fàçon entreprise publique .
    Bref il y a une quatriéme solution , pourvu qu’on en ait encore les moyens : la guerre .
    Il faut alors un peu d’imagination pour éviter l’affrontement nucléaire : attaques sous fausse
    banniére , subvertions pour des motifs hors de soupçons genre écologiques ou démocratiques , recours à des armes non-conventionnelles et n’apparaissant pas comme telles : climat , séisme , microbes naturels , etc ….
    Et surtout controler les médias …

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