DÉBUT D’INVENTAIRE A FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

L’heure est à des découvertes peu encourageantes et à une première révélation tardive de Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima-daiichi. Il vient seulement de révéler où avait été mesuré en novembre dernier un important niveau de radioactivité de 1,6 Sv/h dans le réacteur n°3. C’était aux abords immédiats d’un sas de quatre mètres de hauteur qui permet d’accéder avec des machines à l’intérieur de l’enceinte de confinement de deux mètres d’épaisseur lors des opérations de maintenance. Depuis, un robot muni d’une caméra a pu observer que la porte de béton pesant environ 70 tonnes ne l’obturait plus et avait été déplacée de près deux mètres sur ses rails ! Sans qu’aucune explication ne soit donnée. Rien n’a été dit à propos de l’état de la cloison étanche en acier qui se trouve côté cuve du réacteur. En tout état de cause, il s’agit d’un grave déconfinement. (Merci à Gen4).

La visite du réacteur n°2, à l’intérieur duquel un niveau très bas de l’eau a été constaté, indiquant une fuite, a été l’occasion d’une inspection par le robot Survey Runner de son « tore », un vaste anneau qui entoure le bas de la cuve du réacteur et communique avec elle, dont la fonction est de permettre la condensation de la vapeur d’eau qui en provient. À la recherche d’une fuite, le robot n’a pas permis de la localiser. Il n’a pu filmer que la partie supérieure du tore, le dessous lui étant inaccessible. Il en résulte que l’eau contaminée, dont le cheminement n’est toujours pas connu, continue de se répandre dans les sous-sols techniques et dans le sol de la centrale.

L’emploi de robots permet de commencer à inventorier la situation, là où il est exclu que des humains puissent se rendre. Survey Runner a pris la succession de Quince II, entamant le début d’une longue série d’explorations et d’enquêtes. Tout en permettant de filmer autour d’eux et de mesurer la radioactivité ambiante, ces robots restent toutefois d’un emploi limité. Soit parce qu’ils ne sont pas étanches, ou bien parce qu’ils sont arrêtés dans leur progression par des obstacles, soit encore parce que leurs composants ne supportent pas des niveaux trop élevés de radioactivité. L’opérateur en dépend pourtant largement, de nombreux instruments de mesure ne fonctionnant plus. L’exemple de la panne de l’un des deux thermocouples (thermomètres) situés dans le bas de la cuve du réacteur n°2 est plus inquiétant, l’exploration même par un robot de cet endroit n’étant pas envisageable.

Des endoscopes sont également utilisés, lorsqu’il est possible de les introduire dans les installations, ou de les plonger dans ses zone immergées. Mais leurs observations ont été souvent perturbées par la vapeur ambiante ou par des artefacts dus aux radiations.

Les premières explorations réalisées illustrent sans attendre l’énormité des difficultés que vont rencontrer les artisans du démantèlement de l’ensemble des installations de la centrale.

Tepco a également rendu public le projet d’édification d’une structure auto-portante en acier de 70m x 30m x 50m destinée à permettre de retirer ultérieurement de la piscine n°4 – très fragilisée et depuis renforcée – les 1.500 assemblages de combustible qu’elle contient. Une concentration qui suscite de très vives inquiétudes en raison des conséquences qui pourraient en résulter si la structure en venait à faillir. La nouvelle construction supportera une grue et sera enveloppée par une toile munie de filtres destinés à empêcher la propagation des particules radioactives lors des opérations. L’ampleur des moyens nécessaires pour ce seul déchargement donne une idée du gigantisme du chantier, étant donné les contraintes qu’impliquent des installations nucléaires, qui plus est dans leur état actuel.

Au fur et à mesure que des découvertes sont faites – quand elles sont reconnues par l’opérateur – le démantèlement apparaît de plus en plus lourd et complexe. Qu’en sera-t-il quand il faudra en venir à la question des trois coriums, à propos desquels le silence continue de régner ?

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34 réflexions sur « DÉBUT D’INVENTAIRE A FUKUSHIMA, par François Leclerc »

    1. … 58 réacteurs, mais aussi :
      – les usines (la Hague, Marcoule, Pierrelatte) qui préparent le combustible neuf et « retraitent » le combustible usagé destiné/provenant des centrales françaises et étrangères
      – le stockage de combustible neuf ou usagé sur chacun des sites de centrales
      – les transports de combustible
      – le stockage de combustible en attente de retraitement à La Hague
      – 4 sous-marins (SNLE) et un porte-avion (le Charles de Gaulle) à propulsion nucléaire
      – 40 ogives (sur les avions Rafale) et 258 têtes nucléaires à Mont-de-Marsan, Istres, Valduc, l’Île-Longue et Landivisiau

      Puisque dans l’article il est spécialement question de piscine voici un bref extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_de_retraitement_de_la_Hague:
      « Des milliers de tonnes de combustible nucléaire usé sont stockées en attente de traitement, dont environ 50 tonnes de plutonium. Ces combustibles sont protégés par des gaines assemblées et tenues dans des alvéoles métalliques, le tout placé sous quatre mètres d’eau dans des piscines recouvertes de toits semblables à ceux de hangars. Selon un rapport contesté de WISE-Paris publié peu après les attentats du 11 septembre 2001, un crash d’avion de ligne sur une seule des piscines de refroidissement de la Hague pourrait conduire à un relâchement de Césium 60 fois plus important que lors de la Catastrophe de Tchernobyl.

      Interdite de survol, l’usine est surveillée en permanence par des radars et, entre le 19 octobre 2001 et mars 2002, par des lance-missiles Crotale« 

  1. Je me demande pourquoi il n’y a pas une organisation de sécurité mondiale pour s’occuper des problèmes de cette ampleur je me demande en quoi Tepco est habilitée a s’occuper du problème alors qu’ils ne sont même pas capable de gérer une centrale quand elle fonctionne normalement.Ils n’ont aucune compétence dans le domaine de la gestion de crise a part embaucher des clodos pour passer la serpillère quand il y a une fuite dans les réacteurs…
    ce n’est pas leur métier. J’entends très peu parler d’une réelle mobilisation mondiale autours de fukushima, ni de contributions techniques internationales, sans doute que c’est parce que c’est un puis sans fond, sans doute parce que Tepco veut garder le plus secret possible les conditions de travail réelles sans doute parce que faire quelque chose sans sacrifier des vies est impossible, sans doute qu’en aidant le moins possible les japonais on pense minimiser médiatiquement le problème, si la mobilisation internationale est aussi faible c’est sans doute que le problème n’est pas si grave.
    Vive la solidarité , vive le nucléaire…

    1. IL y a une organisation mondiale qui est sensée traiter du problème de la sécurité des centrales nucléaires : l’AIEA (agence internationale pour l’énergie atomique).
      Mais elle ne peut faire le job correctement car elle est juge et partie : une de ses missions principales est de promouvoir le développement du nucléaire civil dans le monde.
      D’autre part, un accord avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) stipule que cette dernière ne peut communiquer les données sur les accidents nucléaires sans l’accord avec la première. Dans un de ses rapports l’AIEA ne reconnaissait que 50 victimes pour l’accident de Tchernobyl !
      Un colloque de l’OMS en 1995 qui avait nécessité la collaboration de 700 médecins fut censuré.

      « Depuis un accord signé en 1959, l’AIEA surveille toutes les recherches sur les risques médicaux entraînés par l’utilisation commerciale de l’énergie nucléaire, en lieu et place des organisations de médecins indépendants.
      L’accord entre l’OMS et l’AIEA de 1959 implique que tous les projets de recherche dont les résultats pourraient limiter la croissance de l’industrie nucléaire ne pourront être menés par l’OMS que si elle « collabore » avec l’AIEA.
      L’accord entre l’OMS et l’AIEA de 1959 implique dans son article 3 que L’OMS et l’AIEA reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents.
      Pour André Larivière, membre du Réseau sortir du nucléaire France, l’AIEA est la seule institution qui dépend directement du conseil de sécurité. Elle a donc préséance sur l’OMS. » (Wikipédia)

      1. Bonjour,
        en complément sur l’AIEA, notez que cette organisation est actuellement dirigée par Yukiya Amano, un ancien ministre du gouvernement japonais, dont on connaît la collusion avec le lobby électronucléaire.
        De plus l’AIEA n’est pas une instance de sûreté, cette fonction étant laissée sous la responsabilité de chaque nation membre. Comme le disait Sarkozy (sans rien faire pour autant), il n’y a pas de règles internationales de sûreté nucléaire..

      2. L’ AIEA j’ai l’impression que c’est un peu l’équivalent de l’ordre des médecins , ça ressemble plus a un syndicat qu’a une organisation de protection de la santé humaine, et au nom du respect de la non ingérence on peut laisser des centrales exploser en plein air sans bouger une oreille comme si ça n’était que le problème des japonais.
        Les bonnes âmes de l AIEA trouveront quelque soit la gravité de la situation le moyen de faire prévaloir que la panique ferait plus de victimes que n’importe quel accident nucléaire, ils ont donc de manière intrinsèque le culte du secret, et leur activité ressemble plus a une activité de lobbying qu’a autre chose ne serait ce que pour préserver leur propre existence

    2. @ allfeel
       » J’entends très peu parler d’une réelle mobilisation mondiale autours de fukushima, ni de contributions techniques internationales… »
      Une explication parmi d’autres :
      Les américains font le silence le plus possible à propos de Fukushima car ils sont les vendeurs des réacteurs de type  » Mark 1  » , les plus répandus au Japon .

    3. Même si la question ne se pose pas au Japon, la frontière entre armement nucléaire et nucléaire civil est tellement floue – de l’extraction du minerai d’uranium jusqu’au stockage des déchets – que ça complique et restreint beaucoup la portée des contrôles existants ou envisageables.

  2. A propos de la video sur Survey Runner,je ne comprends pas, qu’on est pas prévu l’accessibilité aux handicapés dans les centrales nucléaires.

  3. Merci. Je fais suivre.

    Et que penser du réacteur 4 ?

    Ici, Le diplomate Akio Matsumura nous prévient que la catastrophe nucléaire de Fukushima peut devenir un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre :

    http://www.dailymotion.com/video/xqatce_fukushima-reacteur-4-un-danger-au-dela-de-tout-ce-qu-on-a-connu-08-03-2012_news

    Tant que le gouvernement Japonais et Tepco n’accepteront pas de demander de l’aide à des spécialistes venant de l’étranger et totalement indépendants à Tepco pour tenter de trouver une solution, ce qui aggrave la situation à chaque minute, tout peut arriver.

    1. Pour positiver, il semble que la vie sur terre ne soit pas interrompue par les radiations.
      Les environs de la centrale de Tchernobyl sont en effet toujours peuplés d’une faune et d’une flore bien vivantes.
      Il semble que la durée de vie des animaux est réduite et que des mutations soient observées sur les portées des animaux qui dès lors ne survivent pas mais certains sont « normaux » et survivent suffisamment pour se reproduire.
      Je suppose que la sélection naturelle fera en sorte que certaines espèces disparaitront et si la terre entière devait ressembler aux voisinage de Tchernobyl l’espèce humaine ferait sans doute partie du lot.
      Peut-être aussi que nous pourrions survivre avec une espérance de vie réduite à 30 ans et que seul un enfant sur cinq serait viable…. Un changement encore plus radical que la fin du capitalisme …

      1. Super comme programme! Tant que c’est loin de chez soi et qu’on ne se sent pas concerné. Mais nous sommes ainsi faits que même les physiciens qui racontent à juste titre que nous ne sommes qu’un détail insignifiant dans l’histoire de l’univers tombent amoureux, font des enfants et vivent des sentiments et des émotions contradictoires qui pourtant sont dérisoires à l’échelle de l’univers.
        Comme disait Camus, entre la Politique et ma mère, je choisis ma mère.
        Tout ça pour dire que perdre 4 enfants sur 5 n’est pas humainement supportable. No Nuke!

    2. Qu’un diplomate, avec les précautions liées à la fonction, ose dire cela, donne idée de la solidité de ses infos et de leur crédibilité.
      Pour ce qui est de la réponse « positive », il faut penser que si on crée une zone de 50km, voire plus, vide de toute vie, ça veut dire des millions d’existences privées de toit, de travail, etc. Des vies brisées, donc. Ça ne se gère pas avec une sorte de darwinisme mâtiné de zen, il me semble.

      Pendant ce temps, on continue chez la Marquise française, à faire comme si de rien n’était et même Hollande ne peut envisager la vie future sans nucléaire. Ces politiciens me rendent malade, d’autant qu’ils se prétendent « raisonnables » en nous condamnant à un accident statistiquement fort probable.

      1. Merci kgfé.

        Ai regardé les deux parties. Terrifiant, même quand on le sait déjà de manière confuse, le voir avec les yeux d’un autre de manière plus précise ajoute encore à une inquiétude permanente. Mais c’est bien, il le faut, ne surtout pas oublier et ne pas se voiler la face. Excellent reportage.

      2. Ah oui bravo merci pour la vidéo Ils ont été très loin dans le n’importe quoi au japon
        En gros le nucléaire est clairement aux mains d’une organisation criminelle je pensais qu’ils faisaient juste appel aux mafieux pour recruter des sdf pour faire le ménage dans les réacteurs mais en fait c’est pourri jusqu’au trognon et on reconnait les gens intègres au fait qu’ils sont morts ou en danger.
        Maintenant qu’on vienne me dire que le nucléaire francais c’est beaucoup mieux plus sur etc
        c’est pas dur mais ca ne veut rien dire.
        La privatisation du nucléaire est une absurdité totale, le libéralisme appliqué a sans doute les moyens de rayer l’humanité de la surface du globe,

  4. @ François Leclerc
    Merci pour ce billet , je regarde depuis plus d’un an , la suite de l’histoire de la centrale , au travers de ce site http://www.scoop.it/t/fukushima-informations.Et quand je vois l’état du bâtiment de la piscine du réacteur avec ses 264 tonnes de combustible qui peuvent à tout moment se retrouver à l’air libre , je crois qu’à aujourd’hui on n’a pas compris le risque encouru par notre planète. Si il y a une révolution écologique , elle viendra du Japon pas de nous , Eva Joly
    2.31% .

  5. Tiré du site AIPRI ce qui suit et le document en lien :

    La chambre à gaz atomique.
    L’AIPRI a le plaisir d’informer ses lecteurs de la publication de son pamphlet sur les conséquences environnementales des « essais atomiques » aériens intitulé La chambre à gaz atomique. Traité de physique sur la contribution des essais nucléaires à la contamination finale de l’atmosphère. Nous en reproduisons ici le quart de couverture. L’ouvrage publié par les courageuses éditions V.F.F. Research Institute “ Mare Nostrum “ e.V. (Autriche) est d’accès libre ici http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf.

    « Comment les hommes se sont concocté une discrète chambre à gaz radioactive en disséminant dans l’atmosphère plus de 110 tonnes d’uranium, de plutonium, de produits d’activation et de fission (dont 22,6 tonnes au plus sont retombées au sol) et comment la radioactivité actuelle de ces 110 tonnes, auxquelles il conviendra d’ajouter au moins 10.000 tonnes d’uranium « appauvri » disséminé par les guerres récentes, se multipliera inéluctablement par au moins 12 au cours du temps. »

      1. @ GéBé

        Merci pour le coup de pouce pour accéder à ces informations ! Et si vous avez pu un peu lire ce document je serais contente de savoir ce que vous en pensez.

      2. Bonjour Gébé et Andromaque,

        A propos de l’inventaire fait par Paolo Scampa des radioéléments rejetés par l’ensemble des essais atomiques, il faudrait – me semble-t-il – l’apprécier au regard de ceux apportés, par exemple, par les irruptions volcaniques.

        En écrivant cela, mon but n’est pas – contrairement au lobbie pronucléaire – de naturaliser les dangereuses pollutions persistantes générées par ces essais, mais de replacer l’argumentaire dans la réalité.

        Nous sommes probablement adaptés à un « bruit de fond » naturel et c’est ce bruit de fond que vient accroître la folie atomique militaire et civile.

        Ce n’est pas tout-à-fait la même chose qu’un bilan établi ex nihilo.

        Delphin

  6. Pour revenir à ce qu’est devenu Tchernobyl, Le film Stalker en donnait une forme de prévision. Préscience?

  7. Et toujours le  » Blog de Fukushima  » , aujourd’hui 25 avril 2012 un article/réponse à Luc Oursel , président du directoire d’Areva ) .
    Une petite citation pour la route :
     » Par ailleurs, de grandes craintes se sont petit à petit répandues dans le monde sur la possibilité d’un grand feu d’artifice final si la piscine n°4 venait à se vider ou à s’effondrer suite à un tremblement de terre de très grande magnitude .
    Ce ne serait plus le scénario du pire mais le scénario de la fin, comme dirait l’ingénieur nucléaire Hiroaki Koide. Dans ce cas, les 264 tonnes de combustible, privés de refroidissement, prendraient feu et cet incendie imposerait une évacuation immédiate de la centrale sous peine de mort rapide de tout le personnel. A partir de cet abandon du site, les évènements s’enchaîneraient, sans qu’aucun homme ne puisse y faire quoi que ce soit : un à un, les systèmes de refroidissement des ex-réacteurs et des 6 piscines de refroidissement restantes tomberaient en panne, faute de maintenance. Les incendies de combustible, et peut-être des réactions nucléaires « promptes », sorte de micro-explosions atomiques, se succéderaient alors, mettant en jeu au final dans l’atmosphère plus de 2400 tonnes de combustible (Pour mémoire, Tchernobyl avait envoyé 50 tonnes de combustible dans les airs).
    Les lecteurs de ce blog savent déjà cela depuis longtemps, mais la prise de conscience d’un tel danger semble enfin arriver dans les sphères influentes. Ainsi récemment, un ambassadeur japonais, Mitsuhei Murata et un sénateur étatsunien, Ron Wyden, se sont exprimés publiquement pour une meilleure prise en compte mondiale de cette menace permanente. « 

    1. @ roma
       » La NHK, l’unique organisme de radio-télédiffusion public du Japon, a commencé à émettre sur les ondes radio en 1925. La NHK est financée par la redevance télévisée afin d’assurer son indépendance des influences politiques ou privées et de donner la priorité à l’opinion du public.  »
      Quand je lis ça , je me permets d’avoir des doutes .
      Je ne demande qu’à être enduit d’erreur…
      La vidéo que tu indiques est en japonais .
      A propos des désastres sur la santé des populations de l’hémisphère nord voire une partie de l’hémisphère sud ( je pèse mes mots ) , TOUT est à faire . Travail de fourmis .
      Un site déjà cité sur ce blog semble correct :
      http://www.scoop.it/t/fukushima-informations
      Et le blog de Fukushima , toujours ( c’est le mot ) .
      Deux livres : « Les sanctuaires de l’abîme  » et  » Oublier Fukushima  » . Viennent tous deux de paraître.

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