« LA FAUTE À BRUXELLES », par Steve

Billet invité

C’est à qui le joli dessin là ? Moi ! M’dame ! Moi !
Et la vilaine pelure là ? C’est Bruxelles M’dame ! C’est Bruxelles !

Les élections en cours mettent en évidence un profond rejet de la construction européenne, telle qu’elle est, pour de nombreux Français. L’Europe qui fut longtemps présentée a minima comme LA solution aux conflits séculaires entre Européens qui débouchaient régulièrement sur des massacres et causaient la ruine de nos  tribus – pardon des Nations –  devient une bonne candidate pour remplacer la peste et le choléra dans l’imaginaire calamiteux collectif !

Que l’on discute avec un consommateur, un artisan, un agriculteur, un éleveur ou un petit industriel, « lafauteàBruxelles » est un des termes qui apparait le plus vite dans la litanie des afflictions qui nous gâchent la vie en général ! Et force est de constater que je ne suis hélas pas exempt de cette facilité !

« Bruxelles » ! Commence par un  B comme Belzébuth ! Baal-Zebub en version originale. D’ailleurs, diront les conspirationnistes, ce n’est certainement pas un hasard si l’initiale du nom de ce méta-pouvoir qui nous harasse est la même que celle du Seigneur des Mouches étant donné que la plupart des normes qui nous font ch… si vous voulez mon avis mon cher Monsieur, semblent bien élaborées par et pour le plaisir des  enc… des dites mouches !

Voilà à peu près où nous en sommes dans l’esprit de pas mal de gens ! Et cela devient un vrai filon pour certains ! (Si on y ajoute les Ploutocrates, ou les Cosmopolites, les Capitalistes, les Hedge Funds, nous ne sommes plus loin des dix plaies d’Égypte…) Comme c’est commode ces exutoires !

Il faut tout de même le dire « LafauteàBruxelles » « Lesmarchés » « Lafinance » sont de fort belles marottes pour bien des tartuffes qui, lorsque l’on regarde d’un peu trop près leurs agissements, les agitent frénétiquement devant nos nez afin de nous détourner de leurs  responsabilités !

Comment peut on oublier que « Bruxelles », réellement, consiste en un ensemble d’administrations faisant travailler des gens intelligents et compétents de tous les pays d’Europe, neutres par statut, aux fins de nous permettre de vivre ensemble sans trop de heurts en notre péninsule eurasiatique et obéissant aux ordres des chefs des 27 tribus d’Europe !

Il n’est pas une directive européenne, pas une norme, qui ne soit édictée sans l’accord de nos gouvernants et des parlements ! Que ces décisions intéressant l’avenir de 450 millions de personnes en gênent quelques-unes, c’est assez inévitable. Que certaines soient le fruit de compromis parfois boiteux des administrations entre elles et/ou représentants de différentes tribus ou groupes d’intérêts économiques, c’est certain.

Qu’il y ait des cas de corruption étant donné l’importance des enjeux c’est aussi probable : comme je l’ai déjà dit, il est devenu plus efficace et moins coûteux, pour faire vendre un produit, de créer une obligation légale ou règlementaire à l’achat que de financer une gigantesque campagne publicitaire aux résultats incertains et éphémères !

Il est aussi vrai qu’une norme ISO9000 ou autre garantit une qualité de produit au consommateur et aussi une qualité de travail aux ouvriers ! Pour avoir travaillé à la chaîne, il y a longtemps, dans un atelier de presses dans un vieux bâtiment en briques, je ne puis que m’en réjouir ! Personne ne va se plaindre de ces efforts accomplis pour les biens industriels.

Mais il en va autrement, du moins en ce qui concerne la France, pour tous les biens ayant une connotation culturelle – notamment tous les produits alimentaires. Il est vrai qu’un fromage industriel, même fabriqué selon la norme la plus exigeante, n’aura pas le même goût qu’un fromage fermier ! Et que le jeune diplômé de Sciences Po, issu d’une famille de cadres, fraîchement nommé « à Bruxelles » à l’agro-alimentaire n’aura que peu de compétences pratiques en  matière de cave et  d’affinage, ce qui fera sans doute que le fermier soumis à sa directive sera persuadé d’être victime d’un crétin …

Il est aussi vrai que la mise en application de ces directives et normes rend le travail impossible à certains, soit parce que l’investissement nécessaire à la conformité « normesque » est trop lourd, ou plombe la rentabilité, ou fait disparaître le produit ou rend la tâche administrative insupportable – par exemple, un agriculteur moyen passe désormais environ la moitié de son temps de travail à remplir des formulaires  adressé à diverses administrations…

S’il y a progrès, il y a bien aussi destruction de valeur induite par l’avalanche de directives et normes ! Par exemple : la « madeleine de Proust » fabriquée artisanalement à Illiers-Combray a une valeur objective, qui peut être énoncée en langage chimique et économique mais aussi une valeur subjective liant et l’esprit singulier de notre langue et les gestes traditionnels élaborés par des générations de pâtissiers : cette madeleine ne peut en aucun cas être  remplacée par une madeleine industrielle ISO9009 CEE !

Car elle participe de notre « identité narrative » de Français. Cette identité narrative qui nous constitue comprend les gestes des métiers qui nous entourent ; qu’un avionneur se déplace n’a pas le même impact sur le « tissu » de nos  jours que la fermeture à jamais de la  boulangerie, de  la poste ou de  l’école communale !

Détruire cette identité narrative, c’est, si l’on se réfère à « Bâtir, habiter, penser » de Heidegger, rendre notre monde littéralement inhabitable, détruire ce mode d’être au monde qui nous est spécifique et que toutes les générations qui nous ont précédé ont lentement élaboré.

Lorsque l’ouvrier Chaplin au début des Temps Modernes s’applique avec peine à suivre le rythme de la chaîne sur laquelle il travaille, il y arrive parce qu’il participe d’une culture ! Lorsque sa culture est détruite symboliquement par la machine à manger détraquée qu’on le force à expérimenter pour améliorer sa productivité, il perd, de ce fait, tous ses repères spatiaux et temporels et alors ne peut plus s’adapter au nouveau monde dans lequel on le force : il retourne à la barbarie, aux pulsions primitives comme le montre la scène où il signifie le rut de l’âne…

Pour une partie de nos concitoyens, il se pourrait que nous en arrivions là ! Nous connaissons désormais ce que vivent certains peuples des forêts, certains aborigènes déracinés, jetés en des bidonvilles et saoulés pour oublier !

Et pourtant, si l’on interrogeait chacun des agents de « Bruxelles » il nierait farouchement, avec raison, que tel soit leur objectif : ils ne font qu’appliquer la politique décidée par les gouvernants !

Il faut aussi bien comprendre que pour certains Européens, le problème n’est pas « Bruxelles » mais la dictature exercée par le couple franco-allemand qui décide de tout ! Merkozy ou bientôt peut-être Horkel, voilà  leur  problème !

Que nos gouvernants, qui entérinent toutes les décisions de l’entité « Bruxelles » après les avoir suscitées, rappelons-le encore et encore, se défaussent ainsi de leur responsabilités et de leurs devoirs envers les plus vulnérables au changement est d’une indignité sans nom.

Il ne serait pourtant pas impossible de créer un statut de « trésor national vivant » pour certains métiers forgés depuis des siècles, à l’instar des Japonais, et de les classer ainsi parmi les éléments identitaires fondamentaux de la France.

Mais il y a une idolâtrie de la technique qui aveugle nos élites : productif, efficace, rentable sont des adjectifs pouvant justement s’appliquer à des machines, à des appareils, à des processus industriels mais en aucun cas à des êtres humains. Un tel point de vue mécaniste et financier sur l’humain contient en filigrane la notion de déclassé si non conforme  et donc  de rebut.  Et c’est là  le premier pas, le plus important, sur le chemin du crime contre l’humanité.

Alors, Auschwitz ne serait pas une des pages les plus noires du passé de notre société industrielle occidentale mais le sacrifice premier, fondateur selon René Girard, d’une société criminelle, terrifiante, cruelle et impitoyable à venir dont la pérennité serait assurée par les drones, les nanotechnologies et les écoutes totalitaires de la N.S.A.

Les responsables ne sont pas à Bruxelles, ils ne sont pas seulement parmi nous mais aussi en nous, en chacun de nous dans la mesure où nous élisons les représentants qui auront à décider des politiques menées.

Je m’aperçois ici que ce billet qui au départ voulait attirer l’attention sur un faux problème de régulations est intimement lié à la notion d’identité qui a tellement ravagé le débat en France ces dernières années…

Ceux qui, comme moi, ont eu le bonheur d’écouter la dernière émission de Jean-Claude Ameisen, « Sur les Épaules de Darwin » (France Inter tous les samedis à 11h), consacrée à l’émergence du processus démocratique par débat contradictoire et décision majoritaire chez les abeilles à miel l’ont trouvée fort à propos. On peut partir de cet exemple pour penser un peu plus le processus identitaire car au milieu de ces débats, les abeilles ont une reine qui n’intervient pas. Son seul rôle est de pondre de futures abeilles porteuses de la culture de la ruche, porteuse du même ADN…

En quelque sorte sa seule charge est de maintenir l’identité de la ruche tandis que toute la population s’adapte aux changements. Si elle meurt, la ruche meurt ! Si les prémices d’un processus démocratique dans une société d’abeilles peuvent nous dire quelque chose de notre propre société, que pourrait bien nous dire la reine des abeilles ? Une reine et un environnement floral aux alentours nous mènent tout droit à la reine d’Angleterre avec ses chapeaux en forme de jardin kitsch ! Honni soit qui mal y pense…

Ayant terminé mes études en Angleterre, j’ai mis du temps à comprendre le rapport des Britanniques à leur souveraine et en fait j’ai compris après bien des discussions que tout ce que les Britanniques attendent d’elle, c’est qu’elle soit et demeure objectivement anglaise au premier coup d’œil, comme les bus ou les pubs ! Sa très gracieuse majesté britannique a en fait comme seul mais indispensable rôle d’être un « ancrage » culturel, une « prise » au sens montagnard du terme, permettant ainsi à chacun de ses sujets de vaquer à ses affaires en s’adaptant au changement sans trop de problèmes : au moindre doute, il leur suffit de lever les yeux vers Buckingham pour vérifier que leur reine est bien anglaise et toujours là, qu’il neige ou qu’il vente des normes ou des directives émanant des Kraut ou des Froggies pour être sûrs d’être là, chez eux, bien en Angleterre ! Alors l’avenir n’inspire pas de peur insurmontable !

En adoptant dès son élection une attitude de parvenu américain, Nicolas Sarkozy n’a ni compris ni su incarner « l’éternel français » comme ont su le faire ses prédécesseurs, chacun à leur manière. Et lorsqu’il a fallu adopter des mesures assez étrangères dans leur conception à la culture de notre pays, ni lui ni aucun homme politique n’a pu procurer à nos concitoyens les « ancrages » culturels nécessaires pour amortir les effets du changement. Pour rassurer et accompagner les plus inquiets de voir leur monde ancien, constitutif de leur identité,  disparaître. C’est peut être là la faute majeure de Nicolas Sarkozy qui lui vaut d’être si rejeté !

Mais cela est difficile à concevoir, encore plus à formuler ! Alors accuser une entité « Bruxelles » ainsi fantasmée, chimérique, d’être responsable de notre diminution devient une facilité presque inévitable, confortable pour les exploiteurs, mais trompeuse et létale à terme !

Pour notre survie, nous devons désormais refuser absolument à nos politiciens, comme à nous-mêmes, de cacher  lâchetés, erreurs et combines à subventions derrière « Bruxelles » ! Et que notre prochain président incarne dans tous ses faits gestes et paroles notre « identité narrative » en progrès vivante et vivace.

Oui M’dame !

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191 réflexions sur « « LA FAUTE À BRUXELLES », par Steve »

  1. Billet intéressant !

    pourquoi ?, par exemple,

    parce que Vigneron reprendra du clacos

    ou encore

    parce que Zébu apprendra un peu plus la gauloiserie

  2. Il faut aussi bien comprendre que pour certains Européens, le problème n’est pas « Bruxelles » mais la dictature exercée par le couple franco-allemand qui décide de tout ! Merkozy ou bientôt peut-être Horkel, voilà leur problème !

    on pourrait comprendre la déception des populations après plus de 30 années de cette construction européenne, pour en arriver là.

    Les Français lâcheraient facilement leurs clochers et leurs fromages mais ils se battent pour leurs modèle social et services publics.

    1. @ Edith
      « Les Français lâcheraient facilement leurs clochers »
      Les français ont lâché leurs églises pour des gendarmeries. Côté architecture je préfère quand même nettement les clochers.

      1. @ Edith
        « les gendarmes servent la messe ?! »

        Non. Mais les gendarmes physiques, ceux des gendarmeries, associés aux gendarmes chimiques, cad les psys « piluliers » ne font, ama, que remplacer les curés.

        Il faut bien d’une façon ou d’une autre « tenir » la société quand elle ne tient pas toute seule…

        J’adhère à ce qu’a écrit le lacanien (non pilulier donc) Charles Melman: « La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel », L’homme sans gravité p.79.

        Le problème est donc de se doter d’un pouvoir symbolique assez puissant pour que la société tienne toute seule. Sans revenir à l’intervention divine (et surtout aux petits bras, parfois très musclés, du clergé). Je ne vois guère comme solution que de replonger au plus profond de nous même en repartant des dictons qui ont traversé les âges et qui, seuls, indiquent une universalité sur laquelle quelque chose de stable pourrait être reconstruit. ça tombe bien on a un anthropologue parmi nous!

      2. oulala Rabbit, n’allez pas jouer avec les dictons pour nous aider à nous recentrer … du genre :

        charité bien ordonnée commence par soi même

        .
        Non, je rigole.

        Bien sur que nous avons besoin plus que jamais de reprendre contact avec l’univers dans le bon sens, les pieds touchant la terre et la tête vers l’infini, et non pas la tête plongée dans la terre (ou sous le sable) et les pieds battant inutilement dans l’air.

        L’avantage de l’âge de la retraite, pour qui a eu une vie très active, c’est de prendre le recul nécessaire afin de remettre tout ça en place, ça demande du temps, beaucoup de temps, mais avec de la patience, l’aide des autres et tout orgueil flanqué par la fenêtre, les rouages de la machine sont replacés au bon endroit. Rien de tel pour cette remise en cause personnelle que la nature qu’il faut absolument rattacher à l’homme.

        Question, comment faire pour ceux qui sont actifs ou ceux qui sont submergés par les problèmes à un point qu’ils n’existent plus qu’en regard de ça ?

  3. Il est aussi vrai qu’une norme ISO9000 ou autre garantit une qualité de produit au consommateur et aussi une qualité de travail aux ouvriers

    désolé, mais juste à lire cela, décrédibilise le reste de votre propos.
    Faut pas avoir été en contact avec l’application de telles normes pour croire qu’elles puissent garantir une quelconque qualité aux consomateurs.

    1. Je confirme, en tant que responsable qualité. La norme certifie juste que la procédure adéquate a bien été mise en oeuvre lors de la production, pas plus, pas moins. La qualité de la production dépend de bien d’autres critères (savoir faire, temps, etc), qui dans certains cas peuvent être en contradiction totale avec la procédure qui ne vise qu’un certain niveau (quantité/qualité) de production en un temps minimum. Pour reprendre l’exemple des fromages, un fromage artisanal pas ISO du tout mais élaboré dans les règles de l’art et affiné le temps nécessaire sera souvent bien meilleur qu’un fromage industriel ISO produit à la chaîne dans le temps le plus réduit et répondant en tous points aux normes … Cela dit, les normes ISO sont bien présentées comme garantissant un niveau élevé de qualité, on peut comprendre que la majorité le croie, sans pour cela se trouver décrédibilisée sur d’autres sujets 🙂

  4. Que nos gouvernants, qui entérinent toutes les décisions de l’entité « Bruxelles » après les avoir suscitées, rappelons-le encore et encore, se défaussent ainsi de leur responsabilités et de leurs devoirs envers les plus vulnérables au changement est d’une indignité sans nom.

    Pour moi, la phrase-clé de vos propos

  5. Bonsoir à tous

    Merci pour toutes les critiques qui sont assez justifiées, morceau par morceau!
    Tout d’abord mon propos n’était pas de présenter une thèse de doctorat , mais un axe de réflexion sur un » fautif » fantasmé , indéterminé pour la plupart qui a nom « Bruxelles » et qui est un échappatoire commode pour bien des gens. Est ce intéressant en soi? uniquement dans la mesure où ce fantasme revient à haute fréquence un peu partout ! Dans la ligne habituelle de « c’est la faute à qui d’abord?  » qui est un des plus vieux mécanismes d’évitement des hominidés….
    J’ai fait confiance aux participants qui dans en matière d’économie où de connaissances des structures des pouvoirs sont infiniment plus compétents que moi…pour compléter les lacunes… Merci a Coligny et aux autres.
    Pour le lobbying il y a en effet de quoi en faire des pages à part …. Si c’est dans la même proportion qu’à Washington où on doit frôler les 60000 additionnant les avocats d’affaires et les lobbyistes…
    Mes goûts gastronomiques ou mon attachement aux terroirs sont sans intérêt. mais cette empathie m’a permis d’être reçu et apprécié dans pas mal de sociétés différentes: en Afrique ou en Asie ou dans différents milieux sociaux…Je ne vois en fait que des différences assez superficielles entre les humains et beaucoup de ressemblances ! – même si ces différences peuvent très vite déclencher des réflexes de violence extrême! Réactions que je vois comme traces simiesques qui demanderont encore pas mal de temps et d’efforts pour être dépassées. Il s’agit ici de signes culturels, au même titre que des coiffures, des tatouages ou tout autre signe corporel permettant à un homme de montrer et d’affirmer son appartenance.. Je serais Massaï que j’aurais parlé des coiffes tressées et rougies de mes frères, différentes selon les clans ou de ce régal que constituent les gros vers blancs pour certains peuples de papouasie: ça sert à la même chose …..dans le cadre de ce billet.

    La notion d’identité a effectivement bien pourri le débat chez nous, c’est bien, à mon avis, parce que cette notion est assez torturée par les uns et par les autres: c’est pourquoi j’ai repris le terme, technique,  » d’identité narrative »

    J’ai adopté un point de vue non tranché car je n’essaie pas de faire passer une quelconque opinion mais d’attirer l’attention sur certains phénomènes. De plus il y a longtemps que j’essaie de voir les « choses » autrement qu’ une calculette – vous savez: 0 -1, blanc , noir…. !

    Pour résumer: je suis ravi que nombre d’entre vous aient réagi…. s’il vous plaît, continuez!

    Cordialement.

    1. à Steve,

      le lobbying.

      Le lobbying me paraît être le trait d’union entre les entreprises, souvent mondialisées, qui veulent vendre leurs marchandises, et les instances officielles, mais non démocratiques, qui font passer le message aux peuples via les instances étatiques.
      En fait ce sont des ordres qui sont communiqués et, pour l’essentiel, les différents élus nationaux s’empressent de les recracher en les déclarant excellents et, dans la foulée, les imposent aux peuples.
      J’entends dire qu’il paraît que certains commencent à trouver que la ficelle est un peu grosse.

    2. Cher Steve,

      Voici une piste pour regarder qui fait du lobbying au près des fonctionnaires de Bruxelles, euh, non de l’Union Européenne sise à Bruxelles:

      « Pour le lobbying il y a en effet de quoi en faire des pages à part …. Si c’est dans la même proportion qu’à Washington où on doit frôler les 60000 additionnant les avocats d’affaires et les lobbyistes… »

      Voici le lien pour le registre des intervenants:
      http://europa.eu/transparency-register/index_fr.htm

      Celui-ci se veut transparent, mais la transparence n’a d’intérêt qu’en Démocratie. Ce qui n’est pas le cas de l’Union Européenne.

      Et ce n’est également pas le cas de la France, car les citoyens ne peuvent agir directement sur les lois Françaises. Nous sommes dans une Démocratie représentative et qui par conséquent ne peut être une Démocratie car elle ne laisse aucune place au contre pouvoir mais défend les intérêts de différentes minorités au détriments du peuple.

      La constitution Française et la déclaration des droits de l’homme sont à cet égard très interessants:

      Constitution de la République française:

      DE LA SOUVERAINETÉ

      Article 2

      La langue de la République est le français.

      L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

      L’hymne national est la « Marseillaise ».

      La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

      Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

      DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME
      ET DU CITOYEN DE 1789

      Article III

      Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

      Le peuple français a été bafoué par les représentants du peuple, lorsque le traité de Lisbonne a été avalisé (Alors que le peuple avait voté non au referendum de 2005. Cet acte est une trahison du peuple Français et des institutions françaises. Ils n’ont par conséquent plus aucune légitimité et par la même les représentant des états au Conseil Européen n’ ont aucune légitimité. Donc Bruxelles doit rendre des comptes sur les lois qu’elles promulguent au sein de l’Union Européenne qui sont transcrits par la suite dans le droit Français.

      Comment peut-on espérer faire évoluer les choses en voulant faire croire que « Bruxelles » n’est responsable de rien?

  6. Le niveau du blog de Paul Jorion est en train de baisser. Et dire que je venais de recommander ce blog à un ami aujourd’hui.

    1. Commentaire intéressant à deux titres :

      1/ Ah la providence qui veut que le jour même…
      2/ Qu’est-ce qui vous donne l’impression que le niveau baisse, le fait de ne pas pouvoir se défausser sur « Bruxelles » ?

      1. Ce débat a déjà eu lieu en 2005, des kilomètres ont été écrits sur le fait de refuser le TCE sans pour autant refuser l’idée d’une construction européenne, sur d’autres bases…
        D’autres kilomètres ont été écrits sur le fonctionnement effectif et nocif de cette administration supranationale, sur son idéoligie, sur un parlement élu mais sans pouvoir, sur les décisions qui s’imposent aux parlements nationaux, ….etc
        Votre vocabulaire à base de « fantasme », de « réaction simiesque », d' »identité » m’est totalement étranger. Un peu comme quand j’entends dire que les gens ont le « sentiment » que leur pouvoir d’achat baisse…
        Et vous confondez les différences horizontales, genre entre les gentils massaïs et nous on est tous frères dans notre diversité, et les verticales, entre des ex de GS installés dans des postes-clé des administrations européennes et nous…
        Ne pas regarder en haut…

      2. @ clive

        « Votre vocabulaire à base de « fantasme », de « réaction simiesque », d’ »identité » m’est totalement étranger. »…

        Les réactions simiesques vous sont étrangères…? En êtes vous si sûr…?

        sinon, emporté par la passion, j’ai l’impression que vous attribuez à Julien un billet écrit par Steve…
        « C’est la faute à Bruxelles »… « C’est la faute à Julien »… y’a comme une résonance, non?

      1. Je trouve cet article mal écrit ne vous en déplaise. Ce n’est pas parce que je ne suis pas artiste
        moi-même que je vais m’abstenir de critiquer une musique que je trouve laide ou une peinture que je trouve moche.
        Bien à vous

  7. Il y a donc bien un réel problème démocratique au sein de l’Union,

    Il y a un réel problème démocratique tout court ! Et ce problème perdurera tant qu’une élite autoproclamée prétendra détenir le savoir nécessaire à la bonne marche des affaires, et tant qu’un groupe conditionné à le croire ne parviendra pas à sortir de l’impuissance dans laquelle il est enfermé.

    Ceux qui, comme moi, ont eu le bonheur d’écouter la dernière émission de Jean-Claude Ameisen, « Sur les Épaules de Darwin » (France Inter tous les samedis à 11h), consacrée à l’émergence du processus démocratique par débat contradictoire et décision majoritaire chez les abeilles à miel l’ont trouvée fort à propos. On peut partir de cet exemple pour penser un peu plus le processus identitaire car au milieu de ces débats, les abeilles ont une reine qui n’intervient pas. Son seul rôle est de pondre de futures abeilles porteuses de la culture de la ruche, porteuse du même ADN…

    Un bel exemple d’enfumage théorique ! Vous pensez sincèrement que la comparaison tiens la route ? Vous ne pensez pas qu’une société humaine est autrement plus complexe qu’une société d’abeilles ?
    Dans le même genre on pourrait observer les bousiers et expliquer pourquoi certains individus sont nés pour être éboueurs !

    Mais il y a une idolâtrie de la technique qui aveugle nos élites : productif, efficace, rentable sont des adjectifs pouvant justement s’appliquer à des machines, à des appareils, à des processus industriels mais en aucun cas à des êtres humains.

    Je ne pense pas qu’ils idolâtrent la technique, je pense au contraire qu’ils ont parfaitement conscience que la technique augmente les possibilités de contrôle des individus.

    Lorsque l’ouvrier Chaplin au début des Temps Modernes s’applique avec peine à suivre le rythme de la chaîne sur laquelle il travaille, il y arrive parce qu’il participe d’une culture ! Lorsque sa culture est détruite symboliquement par la machine à manger détraquée qu’on le force à expérimenter pour améliorer sa productivité, il perd, de ce fait, tous ses repères spatiaux et temporels et alors ne peut plus s’adapter au nouveau monde dans lequel on le force : il retourne à la barbarie, aux pulsions primitives comme le montre la scène où il signifie le rut de l’âne…

    Pour une partie de nos concitoyens, il se pourrait que nous en arrivions là ! Nous connaissons désormais ce que vivent certains peuples des forêts, certains aborigènes déracinés, jetés en des bidonvilles et saoulés pour oublier !

    Nous y sommes déjà et ça fait bien 50 ans (voir plus)… Ne sommes nous pas saoulés quotidiennement d’informations, de publicités, de « culture », et autres divertissements ? N’oublions nous pas chaque jour ce qui s’est dit la veille, et que nous aurons oublié demain ?

    Et que notre prochain président incarne dans tous ses faits gestes et paroles notre « identité narrative » en progrès vivante et vivace.

    C’est une illusion, le système politique incarne les intérêts de sa classe, le reste c’est du show bizness…
    Si vous cherchez un père de substitution dans le président, qui vous guide vers la lumière, vous êtes mal barré… C’est un tyran que vous risquez de voir arriver…
    Et c’est quoi une identité narrative ? un histoire pour s’endormir le soir ? Du marketing politique ?
    L’industrialisation à marche forcée a détruit la culture paysanne pour donner naissance à la culture ouvrière, laquelle a été détruite par le marketing et la consommation de masse. La culture consumériste pousse l’individu à se réinventer sans cesse une identité par la consommation de différents objets lui signifiant qu’il appartient bien à cette culture.
    L’identité narrative, politique, peu importe, est un piège, c’est un instrument politique de domination. Il n’y a pas d’autre identité française que celle que les élites inculquent aux individus pour les maintenir sous domination. Reconnaitre une et une seule identité française, c’est oublier son histoire et accepter la domination des élites.
    Plus qu’une identité française, c’est une conscience de classe dont on a besoin, avec sa culture, ses traditions, ses organisations. Tourner le dos aux mass media qui nous isolent et nous rendent impuissants. Tout reste à faire.

    1. Un grand plaisir à vous lire Cédric. M’auriez-vous chipé mon cerveau?

      Rien à voir… mais si tout au contraire : les cinq émissions D’à voix nue sur Frantz Fanon la semaine dernière (France-culture). En particulier la seconde et la dernière.

    2. @ Cedric7693
      Vous me chipez également un peu mon cerveau à moi aussi. Je ne me vois pas dire les choses avec une telle virulence. Mais au fond…

      Je pense que la normalisation outrancière (sous la pression des lobbies ou tout simplement pour forcer le système à fonctionner ce qui est à peu près pareil) est à rapprocher de la financiarisation outrancière telle qu’elle est apparue, pour les mêmes raisons, avec les produits dérivés.

      Pour moi l’émission « Sur les épaules de Darwin » sur France Inter n’est pas un hasard. C’est un préchi-précha qui a pour but de nous mettre dans le crâne ce que nos élites veulent y mettre, surtout les élites libérales. Dans le même ordre d’idées il y a eu Albert Jacquard sur France Culture (remplacé depuis par Gérard Slama).

      Cependant l’émission mentionnée par Steve (je ne l’ai pas écoutée) est intéressante parce qu’il y est question de processus décisionnel démocratique chez des animaux, inhabituel en (néo)-darwinisme puisque le dogme y est la prééminence du légal, du génotype, sur le légitime, le phénotype. L’émission de ce jour-là aurait mieux fait de s’appeler « Sur les épaules de Lamarck » ou « Sur les épaules de Thom »!

      1. Basic, la mention systématique que vous faites de Thom à tout propos, transforme vos interventions en prêchi-prêcha. Qu’a donc bien pu vous faire Darwin et ses petits oiseaux des îles pour que vous l’envoyiez, sans plus l’étudier, dans le camp du dogmatisme ?

        Il y a, à mon avis, une profonde malhonnêteté à vouloir faire à tout prix de la théorie de l’évolution, une simple croyance ou pire encore une idéologie à l’instar des créationnistes américains réclamant que l’on étiquette leur lubie, ce n’est qu’une théorie – ben oui et encore heureux ! – sur tous les livres de Biologie des écoles. Je proposerai bien une étiquette ce n’est qu’une idée à coller sur les bibles ( celle de Thom aussi, peut-être), mais bon, soyons fair-play et n’oignons point le front des croyants à l’huile bouillante, ils se vexeraient.

        Une théorie scientifique se réfute par la démonstration, or les développements postérieurs de la Biologie, Neurosciences, Génétique, etc.. n’ont fait que renforcer cette théorie en l’affinant de plus en plus.

      2. @ Mor
        Merci de me réadresser la parole. 🙂
        Je fais du prosélytisme pour l’oeuvre de Thom. Je trouve ses modèles très intéressants. Thom est un formidable libérateur de pensée. Ne serait-ce qu’à ce titre l’étude de son oeuvre est passionnante.
        Paul Jorion a maintes fois expliqué que la science économique « officielle » n’est qu’un préchi-précha, un catéchisme: la loi de l’offre et de la demande par exemple, parfois vraie mais si souvent fausse. J’ai commencé par l’oeuvre de Thom avant de me renseigner (très rapidement) sur le darwinisme. Après ces lectures il ne me semble pas déraisonnable de se poser la question de savoir si la loi de la sélection naturelle n’est pas, au plan biologique, l’équivalent de la loi de l’offre et de la demande…

        Thom est lamarckien et le justifie évidemment sans faire appel au créationnisme mais aussi sans faire appel aux causes finales. Cette voie lamarckienne, même explorée de manière spéculative, me semble intéressante. Rapportée à la société (analogie licite pour Thom), on découvre en effet qu’elle est beaucoup plus démocratique que la voie darwinienne.

        Pour moi il y a un enchaînement (le mot est adéquat): rejet du créationnisme, darwinisme, néo-darwinisme, darwinisme social, libéralisme. On se libère pour se réenchaîner: de la servitude volontaire! Ne serait-ce que pour cette raison il me semble intéressant d’explorer autre chose.

        Ce blog est un think tank. Il faut remuer les idées, explorer de nouvelles pistes. Nous sommes là pour ça.

  8. j’ai mis du temps à comprendre le rapport des Britanniques à leur souveraine.
    On peut partir de cet exemple pour penser un peu plus le processus identitaire car au milieu de ces débats, les abeilles ont une reine qui n’intervient pas.

    Si le processus identitaire des français avait tenu à la tête du Roi de France, ils auraient perdu aussi la tête depuis. Ce n’est pas le cas, donc ce n’est pas ça. Je renverse la proposition : Si les anglais et autres sont attachés à leur souverain, c’est parce qu’ils n’en ont pas détachée la tête.
    Au rassemblement qu’il a organisé à la Bastille, il y avait des gens qui avaient des piques et des visages dessus », a poursuivi la patronne du Medef

    S’coupe : :
    « Je ne suis pas en train d’annoncer la fin du capitalisme pour demain. » (Badiou)

    Un sursis pour l’agonie

  9. Bonjour à tous

    je m’aperçois que j’ai oublié d’adresser mes remerciements à ceux qui ont eu la bonté de ne passe focaliser sur tel ou tel point technique pour saisir l’ensemble de ce que j’essayais de faire passer.
    @ Cedric: je suis désolé mais vous ne comprenez pas; « C’est quoi identité narrative etc….  »
    lorsque j’ignore le sens d’un terme, je vis tranquillement faire une recherche sur google au lieu de prendre un ton un peu goguenard qui vous dessert d’ailleurs. Cependant vou sm’aidez à comprendre que j e ne me suis pas très bien exprimé sur ce sujet. .. Là Cedric vous avez raison: si j’attends un père de substitution j’aurais un dictateur! Mais il ne s’agit absolument pas de celà . Je suppose que vous savez que notre cerveau ne conscientise qu’environ 25% des informations qu’il reçoit en permanence de nos cinq sens ? les autres 75% ne sont pas perdues: elles sont traitées à un niveau plus fondamental , inconscient, et sont les plus importantes dans le processus de construction de ce que nous prenons pour la « réalité » , que nous avons tendance à croire extérieure…. j’en profite pour vous dire ainsi qu’à tous les autres théoriciens de la société qu’il serait très utile à la communauté de hausser vos connaissances du fonctionnement de notre cerveau , dans ses accomplissements comme dans ses illusions et ses failles au niveau de vos connaissances des théories politiques afin d’avoir une chance de proposer des solutions qui ne soient pas, généralement , que des incantations au yaka .
    De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ont été élus eux plutôt que d’autres qui auraient – techniquement – tout aussi bien servi les intérêts de leurs groupes parce que justement ils ont été capables « d’incarner » une facette de notre identité narrative de français. On peut appeler ça du charisme mais les deux notions se recouvrent – partiellement.
    Je ne veux même pas rappeler ce que vous savez tous sur le fait qu’un état n’ est qu’une puissance. dépourvue de sens! Et que ce qui importe c’est le groupe d’intérêt ,quel qu’il soit ,capitaliste ou communiste ou autre qui prend les manettes de direction de cette puissance .
    Ceux qui sont sans arrêt à dire: nous attendons de l’état, nous exigeons de l’état etc…. ne comprennent pas et sont bien , eux , à la recherche ou d’un père Noël ou d’un père fouettard ( celui là c’est pour les AUTRES bien sur , ou pour Bruxelles!)
    je reprends l’exemple de sa très gracieuse majesté britannique: son seul rôle , mais rôle crucial, est d’envoyer dans l’atmosphère toute une série de signaux visuels, auditifs etc… qui ne seront perçus consciemment qu’à 25% et en plus de façon très différente d’un individu à l’autre, même les anti monarchistes qui s’inscriront dans les circuits neuronaux de ses sujets pour leur signifier leur appartenance, géographique, historique, culturelle, et tutti quanti à une région spécifique du globe qu’ils appellent tous gallois, écossais, anglais pakistanais ou jamaïcain: « CHEZ NOUS! » Cette « ancrage » leur permet de ne pas se surajouter la question :
    Qui suis je , qui vais je devenir par dessus les angoisses matérielles habituelles! C’est déjà beaucoup! Si vous comprenez bien ça et arrivez à le manifester Cedric, vous pouvez envisager de vous présenter aux élections avec des chances de réussite!
    Moi, non! je suis doué d’empathie mais pas de ce talent là!

    Cordialement

    1. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ont été élus eux plutôt que d’autres qui auraient – techniquement – tout aussi bien servi les intérêts de leurs groupes parce que justement ils ont été capables « d’incarner » une facette de notre identité narrative de français.

      Et Sarkozy alors ? Ah oui, lui il n’est assimilable à aucun terroir, un parisien pur jus comme « identité narrative de français » ça le fait pas, hein ? Un buveur de flotte migraineux qui plus est ! Et pourtant… 🙂
      Tiens, dans le genre, one question. Quel est le deuxième marché mondial de Mac Do – et le plus rentable ! – derrière le marché US originel ?
      Ps : sur l »‘État comme puissance dépourvue de sens », on est ok.
      Comme disait Friedriech N. :

      L’État, c’est le plus froid des monstres froids. Il est froid même quand il ment ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « Moi, l’État, je suis le peuple. »

      1. Avec Sarkozy l’identité narrative elle passait par Voici, Paris Match et Gala.
        Mais les gens sont ingrats, ils rejettent les idoles qu’ils ont adorées. Même la société du spectacle a du plomb dans l’aile. Tout fout le camp.

      2. tout à fait….

        « Même la société du spectacle a du plomb dans l’aile »

        … ça, c’est moins sûr… en tout cas, pas pour tout le monde… attendons de voir les résultats du deuxième tour…

      3. faut avouer que c’est pratique mc do. pas de chichi, pas de risette, pas de maquillage ni cérémonie – venez comme vous êtes –
        j’ai manger dans des trois étoiles, mais ça ne remplace pas un bon big mac servi pas une petite hotesse sympathique.
        pis dans le monde des grands centres commerciaux c’est chaleureux un ‘ti mc do, populaire… accessible.

        c’est l’amérique que j’aime

      4. à Pierre-Yves,

        Ce qui est évoqué, ce n’est pas la société du spectacle mais le spectacle de la société.
        La nuance est de taille.

  10. Que Bruxelles soit la source ou l’outil , n’y change rien.

    Cette démonstration puérile , reprise généralement en choeur pour les eurobéats(si ce n’est eurofachistes) est au choix stupide ou malhonnête.

    Elle consiste à dire:
    « bah alors bande d’imbéciles! c’est pas la faute au couteau si on vous égorge, c’est la faute à celui qui le tient. Alors ça sert à rien de vous plaindre du couteau ».

    Ben si justement, si on prive le pervers de son couteau, il faudra qu’il trouve autre chose pour nous saigner.

    Aujourd’hui, Bruxelles est un outil néfaste.

    En plus, les scélérats politiques, alliés au rêveurs folamouriens de lendemains grandioses et aux marchands du temple, on rendu l’outil de plus en plus autonome. Et aujourd’hui, la BCE, peut dicter sa loi aux états et au peuple. La multiplication des « agences » aussi, directement contrôlées par les lobbieset d’autres amusettes.
    Soit une véritable révolution démocratique fédérale remet du contrôle DU peuple européen(chambre basse) et DES peuples européens(chambre haute) soit on va démonter dans la douleur.

      1. pure détestation du totalitarisme technocratique ultralibéral en route, oui.

        Sophisme…..

        Je ne vois pas où.

        Je persiste à dire qu’après avoir fait entrer les peuples dans le piège de cette UE avec les meilleures intentions du monde, les idéalistes honnêtes ont cédé le pas aux marchands et aux ultras libéraux de toute sorte qui ont verrouillé.
        Aujourd’hui, cette UE là est néfaste.
        Ou il faudra la révolutionner ou la détruire.
        La détruire serait une catastrophe. La laisser fachiser en paix serait un crime.

        Dire qu’en l’état elle ne convient pas mais la laisser jour après jour se renforcer vers le pire est nul.

        Je ne vois pas le sophisme.

        Encore une fois, Julien , tu pratiques la disqualification par insulte(sophisme en est une pour quelqu’un comme moi qui met l’honnêteté intellectuelle au dessus de tout.)

        Mais je commence à avoir l’habitude.
        Que ce soit Guetta, Quatremer, Vigneron ou toi, dés qu’il s’agit de l’Europe c’est toujours pareil:

        – dit-on qu’on s’inquiète et se révolte que chaque abandon de souveraineté nationale est, en fait, un abandon de souveraineté populaire et, à ce titre exige-t-on une compensation de souveraineté populaire qu’aussitôt les gens comme vous attaquent en procès »souverainiste, fachiste, nauséabond, voire stalinien, rouge-brun’.
        C’est la seule et unique réponse que j’ai eu de gens comme vous sur ce point selon moi fort légitime.
        N’avez donc vous rien à argumenter pour être dans l’insulte?

        -dit-on que l’europe devient un piège totalitaire qu’il convient de révolutionner rapidement et d’y réintégrer de la démocratie sous peine de destruction: sophisme.
        Pourquoi pas me traiter de scélérat pendant qu’on y est. Quelqu’un d’assez malhonnête pour en utiliser n’est rien d’autre à mon sens.

        Guitry dans Roman d’Un Tricheur commence par cette phrase:
        « la meilleure manière de faire un tricheur d’un honnête homme est de le traiter de tricheur ».

        Prenez garde qu’à force de traiter tout un chacun de rouge-brun, de fachiste ou de scélérat dés qu’il est en déasaccord, tout un chacun ne finisse par le devenir.

        Est ce moi je vous traite de vendu, de traitre ou je ne sais quelle connerie? Non.

        Je discute et j’attends des arguments, pas des procès.

      2. @ Kerjean

        Encore une fois, Julien , tu pratiques la disqualification par insulte(sophisme en est une pour quelqu’un comme moi qui met l’honnêteté intellectuelle au dessus de tout.) […] Est ce moi je vous traite de vendu, de traitre ou je ne sais quelle connerie? Non.

        Pour te rafraichir la mémoire, ton entrée en matière :

        Cette démonstration puérile , reprise généralement en choeur pour les eurobéats(si ce n’est eurofachistes) est au choix stupide ou malhonnête.

        Bel exemple de tempérance n’est-ce pas ? Tu nous la joue Estrosi qui fait encercler les journalistes de France 3 à Nice le soir du premier tour, éructe avec son compère Ciotti à leur endroit au point que des militants un peu chauds en viennent à parler de « fusiller » et ensuite se dédouane en expliquant avoir « simplement dit (sa) part de vérité de manière très courtoise » 😉

        Ton sophisme, puisqu’il a visiblement échappé à ta vigilance :

        « bah alors bande d’imbéciles! c’est pas la faute au couteau si on vous égorge, c’est la faute à celui qui le tient. Alors ça sert à rien de vous plaindre du couteau ». Ben si justement, si on prive le pervers de son couteau, il faudra qu’il trouve autre chose pour nous saigner.

        Aujourd’hui, Bruxelles est un outil néfaste.

        !!!

        Prenez garde qu’à force de traiter tout un chacun de rouge-brun, de fachiste ou de scélérat dés qu’il est en déasaccord, tout un chacun ne finisse par le devenir.

        Les pentes naturelles ne se remontent pas Kerjean, elles se descendent.

      3. Kerjean, tu récoltes les fruits de tes outrances.
        Tout le monde s’accorde à dire que l’Europe doit changer. On ne s’accorde pas sur la substance de ces changements, soit.
        Tu nourris ce que l’auteur de l’article dénonce : la détestation aveugle de « Bruxelles », de la « BCE », boucs-émissaires commodes (ce qui ne signifie pas que l’une et l’autre soient exemptes d’erreurs) pour ne pas dénoncer l’incurie de tes politiciens nationaux et souverains (jusqu’à preuve du contraire) qui n’ont pas le courage de prendre les positions publiques de responsabilité (réelle). « La faute à Bruxelles », c’est exactement cela. Alors que ce sont bien les États depuis des années (en tout cas sous Barroso) qui dictent la ligne de conduite à la Commission qui se fait le secrétariat du Conseil. Mais c’est tellement simple de se défausser. Que se passerait-il sans la Commission ? Et bien les Etats appliqueraient strictement la même politique, mais devrait en assumer les risques électoraux plus directement.

      4. @Julien: « Que se passerait-il sans la Commission ? Et bien les Etats appliqueraient strictement la même politique, mais devrait en assumer les risques électoraux plus directement. »

        Ce qui signifie que très probablement ils n’appliqueraient justement pas la même politique, à cause des risques électoraux directs.
        Pour se faire une idée, outre la comparaison avec « l’avant Commission », il y a aussi l’un ou l’autre pays d’Europe occidentale qui ne dépend pas de la Commission (Suisse, Norvège, Islande).

      5. @ Moi

        @Julien: « Que se passerait-il sans la Commission ? Et bien les Etats appliqueraient strictement la même politique, mais devrait en assumer les risques électoraux plus directement. »

        Ce qui signifie que très probablement ils n’appliqueraient justement pas la même politique, à cause des risques électoraux directs.
        Pour se faire une idée, outre la comparaison avec « l’avant Commission », il y a aussi l’un ou l’autre pays d’Europe occidentale qui ne dépend pas de la Commission (Suisse, Norvège, Islande).

        Un paradis fiscal, un pétro-Etat et le pays qui était le plus néo-libéral du monde jusqu’à la crise… C’était censé être des contre-exemples ?

      6. @Julien: Je ne donnais pas d’exemples d’orientations idéologiques, car c’est aux peuples à en décider (peu importe le sens). Je donnais des exemples de démocratie (certes imparfaits dans l’absolu).
        Si votre intention sur ce blog est de faire une Commission qui soit idéologiquement verrouillée dans « le bon sens » (le vôtre, pas celui que les peuples décident), je m’y oppose a priori. Que cela soit un verrouillage social-démocrate, libéral, fasciste ou même communiste, peu m’importe.
        La Commission est criticable non pas à cause de son orientation néo-libérale mais à cause du rejet populaire de cette orientation néo-libérale et de la non prise en compte de celui-ci.

        Mes contre-exemples montrent que cette prise en compte démocratique est plus aisée lorsque les dirigeants doivent directement assumer les risques électoraux plutôt que lorsqu’ils peuvent se cacher derrière une autre instance décisionnaire. Ceci me semble une évidence.

        Remarque que ce n’est pas en soi un argument en faveur de la disparition de la Commission ou du rétablissement de la pleine souveraineté nationale. Je l’ai déjà dit, je trouve ce débat débile car les institutions ne sont que des outils contrôlés par l’un ou l’autre pouvoir. C’est un argument en faveur de la démocratisation de nos instances dirigeantes, quelles soient nationales ou européennes. On aura fait un pas en avant démocratique lorsque la Commission sera élue au suffrage universel et répondra directement devant la population européenne des décisions qu’elle prend.

      7. @ Moi

        Il me semble que personne ici (en tout cas pas moi) ne revendique de « verrouillage » idéologique ou la mise en place d’un code de bonne pensée.

        Remarque que ce n’est pas en soi un argument en faveur de la disparition de la Commission ou du rétablissement de la pleine souveraineté nationale. Je l’ai déjà dit, je trouve ce débat débile car les institutions ne sont que des outils contrôlés par l’un ou l’autre pouvoir. C’est un argument en faveur de la démocratisation de nos instances dirigeantes, quelles soient nationales ou européennes. On aura fait un pas en avant démocratique lorsque la Commission sera élue au suffrage universel et répondra directement devant la population européenne des décisions qu’elle prend.

        D’accord !

      8. Je comprends que tu sois d’accord et même avec un point d’exclamation, Julien,

        On aura fait un pas en avant démocratique lorsque la Commission sera élue au suffrage universel et répondra directement devant la population européenne des décisions qu’elle prend.

        … devant un tel plaidoyer fédéraliste !

      9. Julien, vous êtes vraiment trop dogmatique dans votre fin de non-recevoir (ou surdité partielle?) des arguments qui vous sont opposés. Il y a sans doutes des mots en trop (rhétorique, emportement) dans le propos de Kerjean, mais aussi une interrogation de fond : non sur l’usage de l’outil, mais sur sa nature même ou sa pertinence, ou plus exactement sur l’adéquation (ou pas?) de la nature technocratique de l’outil à la politique qu’il sert (dans les grandes orientations). Je retrouve ici encore l’insuffisance que je pointais dans le propos de Steve, qui n’aura donc fait qu’un usage ornemental de la référence à Heidegger (qui récuse précisément toute forme de conception instrumentale de la technique). Ce qui est en jeu ou qui mérite débat, c’est cela (on se fiche comme de l’an quarante d’enfoncer la porte ouverte de la dénonciation du « c’est la faute à l’Europe ») : la démocratisation des institutions européennes peut-elle se faire sans un changement de nature du mode de sa construction? Je place en premier la démocratisation, et non le changement d’orientation politique (quoi qu’il y a le précédent fâcheux de la période 1995/2000 -vérifiez les dates- où les gouvernement européens étaient quasiment tous sociaux démocrates, sans qu’il se passât grand chose chose au niveau démocratisation et changement d’orientation politique…). En cas de réponse négative, les réflexions ou les doutes émis par certains ne peuvent pas être écartés d’un revers de la main. Ils obligent à une réflexion compliquée, périlleuse vu le climat du moment, mais dont fera difficilement l’économie (où que les événements nous imposeront).

      10. @ jicé

        Il ne faudrait pas que le diagnostic de surdité se retourne contre le docteur qui le prononce. Cela se guérit très facilement en lisant les commentaires autrement qu’en diagonale. Ça vous aurait permis d’éviter de m’opposer la technocratie à la démocratie alors que je dis précisément le contraire. Je ne prône pas un simple changement d’orientation politique mais bien une révolution du fonctionnement des appareils démocratiques à l’échelle européenne.

      11. Ma detestation n’a rien d’aveugle.

        Je l’argumente d’ailleurs, ne faisant si procès d’intention, ni en sorcellerie à ceux qui en sont amoureux quel qu’en soit le prix à payer.

        Elle n’est pas innée non plus.

        J’ai été profondément, viscéralement fédéraliste(et je le suis toujours, si la fédération est démocratique et pas sur le modèle URSS privatisée) depuis toujours.
        J’ai commencé à me poser de sérieuses questions après l’abominable enterrement de toute possibilité fédérale démocratique après le calamiteux traité de Nice avec les sinistres Chirac-Jospin aux manettes.
        Puis, enthousiaste à l’idée de la Constituante de VGE, j’ai été encore plus interloqué par la fin de non recevoir que recevait celui ci de quasiment partout, our transformer ce qui devait être un traité constitutionnel en piège.
        Malgré tout, mon enthousiasme européen était tel que j’étais prêt à passer outre.

        Mais il y a eu la campagne du TCE.

        Et là, je suis devenu , au fil des années ,une adversaire résolu de cette UE là.

        En grande partie à cause des gens comme toi, ou Guetta, ou Quatremer qui n’avez JAMAIS UN SEUL argument qui tienne la route et répondez systématiquement par l’insulte.

        En sept ans, je n’ai pas entendu un seul argument valable ou qui ne s’avérait faux.

        Alors au lieu d’insulter le gens, commencez par vendre vos salades avant de traiter de salops ceux qui n’en veulent pas.

      12. Kerjean, même punition que pour jicé.

        Alors comme ça tu es déçu… et donc de cette déception, tu fais une légitimation pour cesser le combat pour une UE fédéraliste ET démocratique. Au final, la seule différence entre toi et moi (sur ce plan en tout cas), c’est que moi j’ai beau être aussi déçu que toi, je combats toujours pour l’une et l’autre, ensemble, et pas l’une OU l’autre. Et à cet effet, je ne me sens mais alors ni proche de Guetta, ni de Quatremer, qui sont en effet des pragmatiques jusqu’au-boutistes du « ça va dans le bon sens », là où je suis plutôt un absolutiste.

      13. Oulà Julien vous avez la gâchette réglée à 2 gr. Je ne vous ai pas collé au poteau des technocrates, j’ai trouvé que vous chipotiez en éristique le propos de Kerjean, pas substantiellement opposé au vôtre si j’ai bien lu cette fois (« Soit une véritable révolution démocratique fédérale remet du contrôle DU peuple européen(chambre basse) et DES peuples européens(chambre haute) soit on va démonter dans la douleur. » dixit Kerjean donc). De même en passant, lorsque Moi vous fait remarquer que des gouvernements nationaux auraient plus de mal à assumer les décisions dont ils font imaginairement endosser la responsabilité à l’UE, il signe là un argument valide, que vous dégommez sous un angle hors de propos… Ce qui amène à des discordes de forme plus que de fond (cf. le coming out fédéraliste de Moi). Cet argument, mais aussi l’option fédéraliste, mais aussi -tout cela étant lié- le rejet de plus en plus conscient des modes de décision technocratique tourne encore une fois sur l’équation démocratique et ses fondements.

        Plutôt que de disserter longuement, voyons un peu les éléments de base : on ne dira pas que la démocratie est le gouvernement du peuple (il faudrait que le peuple préexistât au cadre qui en est la condition) mais précisément qu’un collectif qui pose les institutions exigeant la délibération commune de la loi s’institue en peuple et fonde la démocratie.

        Or il y a déjà des peuples en Europe, et il n’y a pas de peuple européen, pas même, me parait-il, autrement qu’imaginairement (pas nécessairement une critique : Castoriadis, Spinoza) d’heccéité européenne (que de contorsion pour contourner « identité »).

        L’échec des pères fondateurs et de leurs épigones = les instruments et les symboles dont usent les peuples souverains créeront à terme ce peuple, ce qui était condamner nécessairement et non par maladresse ou manque de chance tout le micmac.

        Il faudra donc bien un acte de fondation, que les différentes mascarades autour des traités ont repoussé et rendu de plus en plus incertain, indésirable… Il faudra bien commencer dans l’acte (Basic, à l’aide!!), et non dans le calcul, la gestion, les mécanismes de transfert et autres moyens d’intendance qui sont toujours au cul des armée et non sur la ligne de front. Mais avant cela (je me méfie du formalisme contractualiste) comment le susciter ou le rendre nécessairement désirable (pardonnez la redondance)? S’enfantera-t-il de lui-même, y compris dans la douleur (une révolution)? Résultera-t-il d’une convergence accrue des manières d’êtres, jusqu’à l’évidence d’une commune appartenance, qui est à ce jour d’incantation?

        Cela ressemble à la quadrature du cercle, ça l’est peut-être, ne vous étonnez donc pas du scepticisme ambiant.

      14. @ jicé

        j’ai trouvé que vous chipotiez en éristique le propos de Kerjean, pas substantiellement opposé au vôtre si j’ai bien lu cette fois

        Bien vu docteur, et c’est précisément ce que j’expliquais ici à Kerjean.

        Trouver des points communs, c’est faire une opposition de principe ?

      15. @jicé: « le coming out fédéraliste de Moi »

        Si l’on m’a lu attentivement, on aura compris que je ne suis ni fédéraliste ni le contraire, ni souverainiste ni le contraire. Je suis démocrate et ça me suffit. Si quelqu’un se bat pour démocratiser les institutions européennes, je ne peux que le soutenir. Si quelqu’un se bat pour démocratriser son Etat national, je ne peux aussi que le soutenir. Les deux ne peuvent pas être incompatibles puisqu’un Etat démocratique renforcerait la démocratie à Bruxelles et inversement. Tout comme dans la situation actuelle Bruxelles renforce les forces anti-démocratiques nationales et inversement.

        Si on en est arrivé à avoir une Europe aussi peu démocratique au dessus des Etats nationaux c’est bien évidemment parce que les dits Etats nationaux n’étaient déjà pas démocratiques sans l’Europe. Les pays européens qui avaient un semblant de démocratie ne sont pas rentrés dans l’UE (Norvège, Suisse, Islande) ou alors à reculons (Grande-Bretagne).

      16. @ Kercoz
        J’aime beaucoup votre analyse. Ce genre de structuration complexe de la société n’intervient justement que parce que la société est complexe. Cette complexité est indiscossiable d’une certaine instabilité. Le pouvoir en place essaye donc naturellement de la stabiliser en la rigidifiant, ce qui a toujours, à terme, l’effet inverse de ce qui était escompté. La société s’effondre de quelques crans de complexité et repart sur de nouvelles bases, souvent en essaimant, que l’on peut espérer plus saines si l’on a trouvé de nouvelles solutions. Sinon on repart pour un tour.

        En rapport direct avec ce dont vous parlez je viens de découvrir la formule canonique du mythe de Lévi-Strauss qui parle donc des « cerises sur le gâteau » qui « font tenir symboliquement » une société. Avec un article pour moi hyper passionnant qui fait la connexion avec la théorie des catastrophes.

      17. @ Jicé
        « Il faudra bien commencer dans l’acte (Basic, à l’aide!!) »

        Pour moi l’acte fondateur d’une Europe démocratique et fédérante est l’autorisation de « pacsage social ». Avec ses voisins pour commencer. Avant d’étendre aux villages/quartiers, communes, cantons, départements, régions, pays, Europe.
        J’utilise le néologisme « fédérante » car il s’agit pour moi d’un fédéralisme évolutif, dirigé de la base vers le sommet. Surtout pas du sommet vers la base comme nos élites du moment semblent vouloir nous imposer.
        Les démunis de presque tout verront qu’avec dix RSA on vit beaucoup mieux en collectivité à dix que seul. Les autres verront les avantages du procédé pour économiser du temps libre et du pouvoir d’achat. Les véritables libéraux ne pourront guère s’opposer à cette association darwinienne dont le but est la liberté. Le libéralisme en cours (et en cour) sera alors obligé de montrer son véritable visage à ceux qui ont encore des oeillères…

        Si ça marche alors je pense que peu à peu la course au temps libre pour l’épanouissement individuel et collectif se substituera à la mortifère et asservissante course au pouvoir d’achat.

        Techniquement il me semble que c’est une toute petite loi de rien du tout, qui peut passer presqu’inaperçue. Pour les thomiens c’est un centre organisateur…

      1. @Julien

        on est d’accord.

        Tout est une question de ligne rouge.
        Tout notre « opposition » n’est qu’une question de ligne rouge.

        N’oubliez pas, comme vous aimez citer les propos que j’écris très clairement que la destruction de l’UE serait une catastrophe. M’accuser donc de la souhaiter est pour le moins soit malhonnête soit le fait d’une lecture partiale et partielle.

        On est bien d’accord, l’Europe fédérale démocratique est l’obligation des dix prochaines années.
        Et ce sera ça ou la destruction dans le chaos. Pas que je le souhaite, mais si l’UE arrive à se rendre si impopulaire à force de coups de force ultralibéraux et totalitaires(ce qui se passe en Grèce est totalitaire) il est inéluctable qu’elle soit détruite.
        J’en viens même à faire de la parano et à penser que c’est finalement ce que souhaitent beaucoup de gens aux commandes. Et pour les motifs les moins avouables.

        J’espère, là encore, être assez clair.

        Mais où est votre ligne rouge?

        Ma ligne jaune est dépassée depuis Papademos, Monti, Draghi.

        A ce jour RIEN ne permet d’espérer. Il n’y a même pas de parti politique transnational européen. Les sociaux-dem ne sont même pas d’accord entre eux.
        Les droites qui veulent un mélange de Texas et Bengladesh, sont d’accord elles. Et elles sont à la manoeuvre. Avec de solides appuis.

        Aujourd »hui, elle peuvent dire, et elles le disent: « soit vous aurez l’Europe de Pinochet, soit vous n’aurez pas d’Europe et alors vous aurez des états à la Pinochet. »

        Vous voyez Hollande et ce salopard de Schultz faire un serment du jeu de paume à Strasbourg?

        S’il en avait les c…., j’applaudirai mais hélas….

        Alors, comment? Et avec qui on lutte pour faire une Europe fédérale démocratique contre laquelle les rentiers du monde entier s’arque-boutent?

        Si vous avez un début de mode d’emploi, il serait autrement bienvenu que des insultes.

    1. KERJEAN,
      Je plussoie: les institutions européennes se sont construites selon moi uniquement par opportunisme… la guerre 39-45 ayant créé une supra puissance, tout a été fait pour consolider l’Europe à l’image de cette super puissance. Mais, évidemment, l’histoire des peuples européens n’étant pas celle des US, cette construction purement économique s’écroule comme par hasard au moment ou le rêve américain en vient au crépuscule des idôles. Et seuls ceux qui ont encore intérêt à voir ces chimères d’institution que sont la commission, le parlement et la CJCE, pour ne citer qu’eux, crient au scandale dès qu’on les dénonce.

    2. Julien Alexandre@

      Pour moi le fonctionnement actuel de l’U.E. de même que beaucoup d’instance internationale ou supranationale est lié à la notion de gouvernance qui disjoint l’action politique de sa légitimation politique. C’est l’objet du développement d’un mouvement idéologique qui estime que la démocratie n’est pas un système qui optimise les décisions. Disjoignez le périmètre de l’action politique avec un autre périmètre (géographique ou de différent par la nature) démocratique alors vous châtrez le processus démocratique…. Je me demande si le précédant projet de constitution européenne n’est pas l’essence de ce genre de pensée, d’où mon refus et celui des français…. Un véritable marché de dupe démocratique où la légitimation et la souveraineté nous échappez pour une très grande parti…. Mais il y a des peuples en Europe qui se contente de peu en la matière….

  11. C’est pas tout ça, à quoi allons-nous nous ancrer ? A une vitrine de 365 fromages ? Au guide Michelin ? A JP Pernaud ? A la copie en cire de Chirac devant une tête de veau ? Pour la réputation Vert-galant, DSK aurait été très bien, dommage…

    Quant au niveau européen, tout reste à imaginer. A part la castagne permanente, qu’est-ce qui a caractérisé ce continent dans les siècles passés ?

    1. @ Cassandre
      « à quoi allons-nous nous ancrer ? »

      A une certaine pensée humaniste, très différente de la pensée anglo-saxonne, qui a toujours perduré dans l’hexagone. Pour vivre avec notre temps je vois très bien cette pensée humaniste représentée par le mathématicien-philosophe René Thom.

  12. LCP – Politique matin: vers un quart d’heure de la fin.
    Grand moment de silence des éditorialistes boulonnés…
    Y’a le gars, là, qui vient pas souvent, mais est bien légitime pour venir causer… Il vient de dire que

    les patrons exploitaient les travailleurs sans papier pour faire des délocalisations intérieures et tirer les salaires à la baisse. Et qu’il faudrait sans doute écouter Bruxelles lorsqu’elle dit qu’il faudrait augmenter le nombre d’inspecteurs du travail plutôt que de les diminuer…..

    Y’en a pas un qui a moufté et tous regardaient leurs chaussures….

    Ce genre de vérité est rare dans cette émission…

  13. Comme certains commentateurs, j’ai du mal avec votre conclusion :

    Alors accuser une entité « Bruxelles » ainsi fantasmée, chimérique, d’être responsable de notre diminution devient une facilité presque inévitable, confortable pour les exploiteurs, mais trompeuse et létale à terme !

    qui découle elle même de se présupposé que vous posez plus haut :

    Que nos gouvernants, qui entérinent toutes les décisions de l’entité « Bruxelles » après les avoir suscitées, rappelons-le encore et encore, se défaussent ainsi de leur responsabilités et de leurs devoirs envers les plus vulnérables au changement est d’une indignité sans nom.

    L’Europe, telle qu’elle a été construite, a toujours présentée deux aspects distincts : l’un profondément idéologique, prétendant à l’unification des peuples et à la généralisation des valeurs humanistes sur le continent, et sa traduction concrète profondément anti-démocratique et inspirée des intérêts patronaux et des classes dominantes. Sous une façade humaniste et démocratique on trouve en réalité des institutions illégitimes comme la commission, étroitement imbriquées avec les lobbies patronaux. On est ici une fois de plus dans le « double discours », où l’idéologie forcenée sert à masquer une réalité contraire. Ainsi, les accusations dont vous parlez, dont le caractère structurellement anti-démocratique de certaines institutions, correspondent au contraire à la réalité sous jacente à la vision fantasmée colportée par l’éducation nationale, les média ou les partis dominants (il suffit de consulter le premier manuel d’éducation civique venu pour être effaré du niveau de propagande à l’oeuvre au sein de l’éducation nationale).
    Ce « double discours » permet effectivement aux gouvernements nationaux de se défausser de leurs responsabilité dans une certaine mesure, mais cela reste circonscrit et opportuniste, non systématique : ils participent tous de la promotion de l’Union et ont massivement fait campagne pour le « oui » au traité constitutionnel en 2005. Seuls les candidats de l’anti système à l’extrême gauche et à l’extrême droite sont sortis du « double discours » en dénonçant le caractère structurellement anti-démocratique et ultra-libéral de l’Union Européenne.
    L’immense majorité des élites économiques et politiques participent de la même doxa, dont le caractère idéologique agit comme un ciment par delà les frontières et les familles politiques. Cette doxa est mondialiste, européiste et libérale. Cependant elle remporte de moins en moins l’adhésion des populations qui perçoivent de mieux en mieux sa réalité idéologique à l’épreuve des faits. Ainsi, le mythe de la « mondialisation heureuse » s’est écroulé pour un part massive de l’opinion au rythme des délocalisations et de la monté de la précarité. Des idées « hérétiques » comme le protectionnisme, les re-localisations, ont récemment fait surface dans le débat public, portées essentiellement par les partis de l’anti-système. L’idéologie européiste est elle aussi démentie par la réalité des faits, son principal mythe, celui de l’Europe et de l’Euro « protecteurs » s’est écroulé avec fracas depuis la crise de 2008. A mesure que ces mythes s’écroulent, le double discours devient de plus en plus difficile à tenir par les élites et les média. Les gouvernants devront donc sous peu « s’adapter ou périr », leur double discours apparaissant de plus en plus pour ce qu’il est : la doxa d’une classe dominante imposée aux peuples sous une forme idéologique et contraire à leurs intérêts.

  14. Ce texte pourrait s’intituler: « Pour faire reculer le FN, il faut un président sentant le camembert ».
    Je ne plaisante pas, voici le résumé du texte:

    1) « Bruxelles » n’est pas très populaire parmi certains français : « Les élections en cours mettent en évidence un profond rejet de la construction européenne, telle qu’elle est, pour de nombreux Français. »

    1bis) Ces français sont ceux qui votent FN. Ce n’est pas dit ouvertement mais très fortement suggéré par le contexte : élections récentes, discussion sur le blog et certaines allusions dans le texte comme le côté populo et râleur (« Et la vilaine pelure là ? C’est Bruxelles M’dame ! C’est Bruxelles ! »), l’appellation « tartuffes » ou encore des phrases comme celles-ci: « Et cela devient un vrai filon pour certains ! (Si on y ajoute les Ploutocrates, ou les Cosmopolites, les Capitalistes, les Hedge Funds, nous ne sommes plus loin des dix plaies d’Égypte…) « . Sans oublier encore plus clairement le sujet du texte lui-même (voir point 4 et suivants)

    2) Pourtant le problème de cette impopularité de « Bruxelles », c’est la faute des Français eux-mêmes, à commencer par ceux qui critiquent « Bruxelles » : « des tartuffes qui […] les agitent frénétiquement devant nos nez afin de nous détourner de leurs responsabilités ! ». Et plus loin: « Les responsables ne sont pas à Bruxelles, ils ne sont pas seulement parmi nous mais aussi en nous, en chacun de nous dans la mesure où nous élisons les représentants qui auront à décider des politiques menées. »

    3) Alors, pourquoi cette haine de ces Français-là envers Bruxelles? C’est le sujet du texte. Il n’apparait pas clairement car il n’est pas explicité ouvertement mais enchaîne directement sur la réponse à la question : « Je m’aperçois ici que ce billet qui au départ voulait attirer l’attention sur un faux problème de régulations est intimement lié à la notion d’identité qui a tellement ravagé le débat en France ces dernières années… ».

    4) Ce problème d’identité est psychologique. C’est l’inquiètude face au changement: « Pour rassurer et accompagner les plus inquiets de voir leur monde ancien, constitutif de leur identité, disparaître. »

    5) En Angleterre, cette angoisse est moins présente: « […] en Angleterre ! Alors l’avenir n’inspire pas de peur insurmontable ! »

    6) C’est donc la faute de Sarko si une certaine partie du peuple français n’a pas été rassuré face à cette angoisse et s’il rejette « Bruxelles » : « En adoptant dès son élection une attitude de parvenu américain, Nicolas Sarkozy n’a ni compris ni su incarner « l’éternel français » comme ont su le faire ses prédécesseurs, chacun à leur manière. »

    7) La solution au mal de vivre français est donc dans un président incarnant l’identité française telle la Reine d’Angleterre fleurant bon l’odeur du thé: « Et que notre prochain président incarne dans tous ses faits gestes et paroles notre « identité narrative » en progrès vivante et vivace. Oui M’dame ! ».

    Heureusement, on a quand même échappé au « il faut de la pédagogie »…

  15. Une culture, ça prend plus d’un millénaire pour se mettre en place et ça ne s’évacue pas par décret; ça peut juste évoluer pas à pas avec du temps.
    L’europe c’est une seule civilisation (en gros..) et de multiples cultures.
    Vouloir règlementer les différences culturelles pour les aplanir par la Loi c’est, pardonnez l’expression, une connerie monumentale. C’est donc mission impossible et même suicidaire de vouloir « harmoniser » les règles entre les cultures.
    Le chemin vers l’Europe ne peut passer que par la reconnaissance mutuelle des différences culturelles quelles qu’elles soient, sur des territoires bien délimités qui correspondent (en gros…) aux états nationaux ou aux régions intra-étatiques dans certains cas. Le processus d’Union Européenne doit s’en accommoder ou il ne se fera pas.
    Pour ma part je ne peux la voir que comme un état fédéral fondé sur une base constitutionnelle très légère construite sur les fondements communs de notre civilisation européenne. Le véritable but premier n’étant pas l ‘ »harmonisation intérieure » qui ne fait que provoquer son rejet mais la « protection extérieure » unificatrice face à une mondialisation pour le moins sauvagement agressive.
    A bon entendeur…

    1. @ EOLE

      « Pour ma part je ne peux la voir que comme un état fédéral fondé sur une base constitutionnelle très légère construite sur les fondements communs de notre civilisation européenne. Le véritable but premier n’étant pas l ‘ »harmonisation intérieure » qui ne fait que provoquer son rejet mais la « protection extérieure » unificatrice face à une mondialisation pour le moins sauvagement agressive.
      A bon entendeur… »

      La crise actuelle révèle, je crois, les clivages culturels fondamentaux, philosophiques: les anglais, les allemands, les autrichiens et les français, pour ne citer qu’eux, ne voient pas les choses de la même façon. Perso je pense que le clivage le plus profond est entre la GB et le reste de l’Europe. Quoique dans anglo-saxons il y a saxons…
      Unité dans la diversité et diversité dans l’unité encore et toujours.
      Quant à la contrainte extérieure comme processus de morphogénèse, je n’y crois pas trop.

      Pour refonder sainement l’Europe il faut ama passer outre les clivages culturels en revenant à ce qui nous rassemble, à savoir le naturel. Vaste programme.

  16. …. »les abeilles ont une reine qui n’intervient pas. Son seul rôle est de pondre de futures abeilles porteuses de la culture de la ruche, porteuse du même ADN. »

    En fait non… Une reine d’Abeille passe en effet la majeure partie de son existence à pondre, elle porte donc la responsabilité du renouvellement de la colonie. Si la reine meurt, la colonie disparait puisqu’incapable d’en désigner une nouvelle car contrairement aux fourmis dont une colonie peut disposer de plusieurs reines, une colonie d’abeilles a la particularité d’être composée de plusieurs milliers d’ouvrières stériles et une seule reine… Au moins une fois dans sa vie la reine décide de la survie de sa société: cela s’appelle l’essaimage. Il consiste à une partition de la colonie lorsque celle ci devient trop importante. Au préalable la reine aura pondu des oeufs fécondés pour assurer sa « lignée ». La première jeune reine a eclore s’emploie a éliminer ses concurentes et chasse l’ancienne reine ( sa mère) avec une partie de la colonie. Par ce processus naturel la reine fondatrice intervient et participe à l’expension, au renouvellement de l’espèce donc à sa survie et potentiellement à la pollenisation d’autres plantes… Quelle responsabilité, une reine d’Abeille! Sans elle, la société meurt d’une manière ou d’une autre.

  17. Jean-Luce Morlie, Mazeran Jean-Marc,

    Votre échange identifie très bien les problèmes causés par la finalité actuelle de l’Union.

    M’est d’avis que le problème n’est pas principalement celui d’une mauvaise redistribution de sommes d’argent qui serait causé par un « déficit » démocratique aux niveaux européen et-ou local.
    C’est le cadre conceptuel auquel tous se réfèrent qui pose problème. A quoi bon les meilleures institutions démocratiques si l’on garde en tête les vieilles idées ? Bref l’urgence c’est la redéfinition du projet européen. L’union ne se légitime d’ailleurs que comme projet. Les idées libérales qui ont inspirées la construction européennes sont mauvaises, mais s’il y a une chose qu’il faut chérir, qu’il faut garder c’est bien cette idée de projet. C’est cela l’identité européenne, cette ouverture sur l’inconnu dans le respect de la diversité.

    Une bonne partie de ces fonds structurels deviendrait sans objet au moment où il serait admis que ce sont les mécanismes qui conduisent à la concentration des richesses qui constituent le plus grand déni de la démocratie. C’est en tout cas ce que m’inspire l’idée de constitution pour l’économie proposée par Jorion. Avec la domestication de la bête sauvage qu’est aujourd’hui l’économie et la finance laissées à elles-mêmes, sans règles, sans régulation, l’argent irait s’investir dans des projets à taille plus humaine. La question des choix de projets concrets ne disparaîtrait pas, mais on aurait franchi une étape décisive pour sortir de l’impasse actuelle.

    1. @ Pierre-Yves D
      Je me répète. Mais au cas où d’autres que vous liraient ce commentaire…

      Mon projet pour l’Europe: travailler le moins possible en bousillant notre environnement le moins possible. On se débarrasse des corvées vite fait bien fait (faut pas rêver, il y en aura quand même).
      Le reste du temps (le but est qu’il y en ait un max) on s’épanouit dans les arts, dans les jeux ou dans l’éducation, le contact social. En essayant d’éviter la case délire comme c’est le cas aujourd’hui..

      J’ose espérer que surgiront alors spontanément et rapidement de véritables projets sains pour l’humanité.

    2. Les fonds structurels sont justement une vision économique d’Economie mixte assez éloigner de la vision libérale….Il y a à ce que j’ai compris toujours une grande ambivalence de l’Europe, tantôt elle prend le point de vue aménagiste (point de vue dirigiste, dans des grandes infrastructures quelques sans justification tel le canal Rhône/ Barcelone ou les lignes à HAUTE Tension ESP/ FRCE, et cela de manière autoritaire parfois même soviétique), et tantôt le libéralisme le plus débridé comme avec les anciens pays de l’Est….

      En 2001, j’avais réfléchi avec un autre étudiant sur des thèses remise au goût du jour de la Division du Travail de Ricardo mais à l’intérieur de l’Union (pays fondateur riche, technologiquement avancé qui disposait d’un fort tissu industriel « la fameuse banane bleue » qui permettrait de la spécialiser dans la conception l’é&conomie du savoir pendant que les anciens pays de l’Est nous aurez servit pour la baisse du px de la main d’oeuvre)….

      Eh bien au même moment j’ai travaillé sur un autre sujet document européen de 2000 ayant trait aux fonds structurels qui postulé une vision plus de Développement Durable, et de répartition équitable des équipements sur le sol de l’Union y compris les Anciens PECO (pays de l’Est)… Un peu la vision des services d’intérêt collectif…. Un véritable projet d’aménagement pensant le collectif.

      Les fonds structurels ne font pas partis des outils des ultra- libéraux pour traité les déséquilibre spaciaux intra-européens , eux choisirait la main invisible du marché et dénieraient toute invention du politique;

      1. J’avais bien compris que les fonds structurels ne procèdent pas d’une logique purement libérale.
        Ce que je voulais dire simplement c’est qu’on se complique la vie avec des mécanismes d’aménagement là où une réforme du cadre dans le sens que j’indiquais permet de résoudre beaucoup de problèmes en amont.

      2. L’union est un processus politique d’Unification qui tente consciemment de se méconnaître, c’est – à-dire que depuis le départ le politique vécut comme le responsable de la dernière guerre mondiale est mis en marge dans ce processus d’unification. On tente toujours donc d’avancer par l’économique, mais comme l’Economie est politique même et surtout l’Economie de Marché alors on arrive dans l’absurde. Il faut qu’un monde politique européen émerge avec un espace public de débat européen pour le grand public, sinon on est cul par-dessus tête…
        Le problème c’est que le principe « l’Economique cachant le train du politique » est ancrer dans la culture des institutions, et aux avantages des gouvernements nationaux qui charges l’Union Européenne tel une mule.
        Vous ne demandez pas moins qu’un révolution copernicienne et moi avec vous d’ailleurs.

    3. Pierre-Yves D.

      Vous écrivez :

      « Bref l’urgence c’est la redéfinition du projet européen »; je suis assez d’accord pour redéfinir le projet européen dans la lignée du petit ouvrage 😉 de Paul à propos de la Guerre Civile numérique et, de prendre comme cap, l’égalité informationnelle: expression dont le sens fut longuement explicité par H. Laborit. L’être humain n’est pas fait pour produire des choses, mais pour traiter de l’information, c’est radical, (contactez Jean Zin), l’organisation sociale ne devant viser qu’à maintenir une nécessaire hiérarchie fonctionnelle, tout en réalisant une stricte égalité informationnelle. Je pense que nous avons les moyens, comme au temps du feuilleton balzacien, de faire tenir la société humaine tout entière dans la tête de chacun.

      Je suppose que vous inscrivez cette redéfinition du projet européen dans le processus de sortie du cadre existant. Si l’impératif catégorique est de tirer notre seule planète hors d’affaire, je partage entièrement cette nécessité absolue de sortir rapidement du cadre capitaliste, néolibéral, etc. . Par contre, comme je l’ai dit précédemment, à plusieurs reprises , je ne partage pas l’épistémologie de changement de cadre telle qu’elle est implicitement contenue dans les phases de la crise de Jean Maxence Granier. Je partage, par contre, l’idée de prendre le monde « tel qu’il est » et de « faire avec » .

      Pour le changement de cadre, je m’inspire plutôt de la théorie de Bateson concernant les changements de contextes d’apprentissage. Selon cette perspective, la crise apparente – consciente– se double d’une crise inconsciente située au niveau du contexte d’apprentissage, ce qui a pour effet que si le contexte d’apprentissage n’est pas traité, la résolution d’une crise ne peut se produire qu’au travers une d’une régression de contexte. Il n’y a en effet double-bind, que si l’une des injonctions contradictoires demeure inconsciente, sinon, c’est une contradiction toute bête; cette confusion est très fréquente. Ainsi, les crises démocratiques du printemps arabe peuvent se résoudre en l’affirmation régressive d’un contexte théocratique . Il convient,à mon avis, de lire, l’hypo-crisie sous la crise

      Je radote, je radote, mais le changement de cadre social ne peut se faire qu’en abandonnant le mode d’organisation « paleocéphalique » construit sur le contexte inconscient du mode de la domination hiérarchique ; heureusement, nous sommes biologiquement outillés pour effectuer ce saut. En effet, le problème ne se situe pas à ce niveau, aussi, changer l’organisation du travail comme droit au plaisir, suffirait amplement pour effectuer de considérables avancées. Ça m’énerve de voir des jeunes déboussolés, relégués au stade d’animaux en souffrance, manger, boire , se chauffer, etc. , avec pour horizon temporel « même pas demain » , et dès lors, s’engouffrer dans le système Lepen, parce que, là au moins, ils auront une chance de s’insérer et de trouver une place qu’ils espèrent plus confortable dans une structure hiérarchique stricte, quitte à se faire « nervis » d’un ordre nouveau. Cette situation m’énerve d’autant plus, que la figure du tribun Mélanchon active la bonne vieille structure inconsciente paléoencéphalique : prenez le pouvoir rhaa ! Mais voilà, Mélanchon ne ramasse que des intellos socialement largués , pas beaucoup plus, et pourquoi ?

      Bref, je m’en fou un peu de Mélenchon, car si le contenu apparent de son discours « est bon », sa prise en compte du changement de contexte d’apprentissage est toujours aussi nulle et contreproductive, mais pourquoi donc ? Le duo Melanchon – Marine ne fera, à mon avis, que stabiliser l’adaptation des nomenclatures de gauche et de droite dans phase sociale-démocrate du « nécessaire » retour à la frugalité heureuse ! Redistribuer l’abondance ou la pénurie, c’est toujours redistribuer.

      §

      Je vous suis parfaitement, lorsque vous insistez sur le fait qu’

      « une bonne partie de ces fonds structurels deviendrait sans objet au moment où il serait admis que ce sont les mécanismes qui conduisent à la concentration des richesses qui constituent le plus grand déni de la démocratie. »

      J’avoue cependant que mon plus grand regret serait de voir ces sommes actuellement bloquées au niveau des fonds structurels, subitement libérées comme couverture de risque, pour des PPP , et utilisés pour le recyclage d’argent de provenance douteuse ,venu de Chine , de Russie de Turquie, d’Albanie, etc. . Toutefois je crois qu’il serait plus amusant encore d’apprendre collectivement à gérer ces fonds en en détourant leur gestion mode de gestion hiérarchique.

      Il y a urgence, les sociétés ne peuvent rester en panne trop longtemps; si les banques ne peuvent plus prêter, et bien, d’honorables sociétés vous font offrent (j ai perdu la trace d’un article récent sur ce phénomène en Italie, désolé ; et puis c’est quoi, ce matin, cette info concernant la Chine qui investirait en Europe de l’Est ?) .

      Parallèlement à l’exigence structurale issue de l’exponentielle de l’intérêt , faire de l’argent avec de l’argent, une lecture du processus de concentration des richesses par l’institutionnalisation des illégalité antérieures est entièrement envisageable, d’autres auteurs que Jorion s’en sont occupé.

      Dans cette perspective, ou le « conspirationnisme » n’est que l’aire normale du bateau, je ne résisterai pas à une incise, laquelle m’avait été inspirée par Still Life de Jia Zhangke, Lion de Venise 2006

      Pour gérer la complexité, à côté du système mandarinal, la Chine eut souvent recours à des organisations hiérarchiques parallèles secrêtes, les Triades ; celles-ci ne sont pas seulement mythiques, elles sont attestées dès l’époque Zhou, leur fonction première est certe d’assistance mutuelle ( se sont des structures stables, car chacun y prend plaisir à dominer celui qui se trouve en dessous de lui, en compensation d’obéir aux ordres qu’il reçoit du dessus ». Même Crapaud, après avoir contesté , par réflexe du sciatique 😉 mais où est il ? (il me manque )- ?, finissait par être entièrement d’accord sur cette définition de la servitude volontaire

      Accessoirement, les postes « de direction » des Triades permettaient de consoler de leur amertume, quelques-uns des plus doués ayant échoué aux examens de la fonction publique. Pour l’histoire récente, il s’agit plutôt d’une voie d’égalisation des chances ouvertes aux médiocres, ( l’exigence de compétence mandarinale effective ayant disparu des universités, comme nous le pouvons comprendre ici même) . chez nous, à quelque étage que nous nous situions dans l’ordre hiérarchique officiel, chacun se sent également doué pour entrer en corruption et monter ainsi dans l’échelle sociale.

      L’histoire récente des Triades est exemplaire : la guerre de l’opium permet leur montée en puissance par le racket « patriotique »; Sun yat Sen les associe à sa politique, il en est membre. Tchang Kay Tchek en est également membre, ce qui achève la criminalisation du Guomindang. La République populaire interdit les sociétés secrètes, mais celles-ci prospéreront avec la diaspora, le centre nerveux en est Honk Kong; en 1990 Shenzhen, juste à côté, démarre comme première zone économique spéciale, nous connaissons le dynamisme de la suite ( en 2000, 40% des entreprises de Honk Kong ont un membre appartenant, à l’une ou l’autre des Triade,s dans leur conseil d’administration et, au moins 80 % de l’immobilier y est financé par de l’argent sale, le reste est à l’avenant( Champeyrache sociétés du crimes) ; l’histoire de la pénétration de la criminalité dans les multinationales occidentales a été très largement détaillé, n’y revenons plus. Le concept de parcellitarisme de A. Caillé me semble montrer les conditions permettant de cacher ce néo système totalitaire dans lequel chacun de nous frétille comme un poisson dans l’eau, comme dans un Nuremberg qui nous serait coutumier.

      §

      Je pense effectivement que travailler le projet d’une constitution pour l’économie ,comme le propose Paul Jorion, peut nous éviter de sombrer dans une nouvelle phase de l’économie qui ne serait que le faux nez au renouvellement provisoire d’un mode de domination usé. Sur ce point, comme nous avons commencé à le faire pour la propriété, en réexaminant l’usus , du fructus et de l’abusus, je me permets de penser qu’il conviendrait d’éclaircir les fondements de la démarche constituante, pourquoi n’en pas discuter ?

      12/2010 http://www.pauljorion.com/blog/?p=19668#comment-136558
      05/2011 http://www.pauljorion.com/blog/?p=23960#comment-180265
      06/2011 http://www.pauljorion.com/blog/?p=25867#comment-198807
      12/2011 http://www.pauljorion.com/blog/?p=28953#comment-232082

      Nous avons la réponse de Caleb Iri, et ses propositions de formalisation d’une constituante.

      Selon son principe une fois l’assemblée constituante légitimée, la constitution serait légitime. Est ce suffisant ?

      Pour ma part, plutôt qu’une assemblée de masques dissimulant les motivations inconscientes de chacun (Laborit, encore et toujours, je me fais vieux), je pense qu’il serait utile d’ajouter d’emblée une réflexion sur le droit et la justice, qu’est ce qu’une constitution sans les outils conceptuels du droits et de la justice ? Nous pourrions réclamer l’alliance d’Alain Supiot et de Paul Jorion, et de quelques autres ; l’esprit de Philadelphie est déjà plus qu’une base. Nous pouvons également créer des groupes de lectures thématiques,( la lecture suivie des fils du blog m’épuise) ; c’est pour cette cette raison, et pour ne plus y revenir, que je me permets de vous balancer toute ma sauce d’un coup, sans ménagement .

      A+

  18. Ayant terminé mes études en Angleterre, j’ai mis du temps à comprendre le rapport des Britanniques à leur souveraine et en fait j’ai compris après bien des discussions que tout ce que les Britanniques attendent d’elle, c’est qu’elle soit et demeure objectivement anglaise au premier coup d’œil, comme les bus ou les pubs ! Sa très gracieuse majesté britannique a en fait comme seul mais indispensable rôle d’être un « ancrage » culturel, une « prise » au sens montagnard du terme, permettant ainsi à chacun de ses sujets de vaquer à ses affaires en s’adaptant au changement sans trop de problèmes : au moindre doute, il leur suffit de lever les yeux vers Buckingham pour vérifier que leur reine est bien anglaise et toujours là, qu’il neige ou qu’il vente des normes ou des directives émanant des Kraut ou des Froggies pour être sûrs d’être là, chez eux, bien en Angleterre ! Alors l’avenir n’inspire pas de peur insurmontable !

    sans être allé faire d’étude in vivo il me semble que la dimension empirique de l’identité, et même irrationnelle, est immanquable. quoi de mieux qu’une autre personne pour se projeter ? le pouvoir possède une dimension mystique que les analystes sous-estiment.

    le rôle de la reine dépasse la cadre indiqué dans le billet, elle représente en premier lieu l’aristocratie, c’est à dire une façon d’être riche et anglais. oubli difficilement pardonnable et qui peut donner une vague idée du rapport à l’argent de l’auteur de ces lignes.

    1. @ Méthode
      « le rôle de la reine dépasse la cadre indiqué dans le billet, elle représente en premier lieu l’aristocratie, c’est à dire une façon d’être riche et anglais. oubli difficilement pardonnable et qui peut donner une vague idée du rapport à l’argent de l’auteur de ces lignes. »

      Je crois que ce genre de cerise sur le gâteau symbolique est important pour la cohésion d’une société. Dans une 6ème république je verrais bien ce rôle attribué démocratiquement à un citoyen « normal » . Ce quelqu’un serait le symbole vivant représentant les citoyens, aurait en leur nom droit de regard sur tout l’appareil législatif, exécutif et judiciaire, sur tout l’appareil de l’état, etc. Un seul devoir: rendre compte périodiquement aux citoyens de ce qu’il voit. Un seul pouvoir: celui de donner à tout instant aux citoyens la possibilité de s’exprimer (par référendum par exemple).

    2. justement basic, la relique d’angleterre est loin d’être une citoyenne lambda choisie démocratiquement. si elle est un symbole c’est celui de la filiation, de l’héritage, de l’élitisme. toutes ces ‘valeurs’ qui à l’heure d’internet doivent être remises en cause pour plus d’équité sociale.

      elle incarne l’inégalité à la naissance.

      1. @ Méthode
        « elle incarne l’inégalité à la naissance »

        L’élu(e) français(e) incarnerait l’égalité citoyenne.

    3. @Methode ::
      ///// le rôle de la reine dépasse la cadre indiqué dans le billet, elle représente en premier lieu l’aristocratie, c’est à dire une façon d’être riche et anglais. ////
      A mon avis, ce n’est pas exact ……La notion de pouvoir (et de sa dynamique de croissance « inside » , est tout autre et Bde Jouvenel l’ a tres bien démonté: (« Du pouvoir » )
      La reine represente un pouvoir royal …plutot assimilable au pater ,le chef de clan issu de la tradition matriarcale .
      L’aristocratie s’oppose au pouvoir royal .Il est plus local et est issu d’une tradition guerriere protectionniste …de lignée patriarcale
      B de Jouvenel curieusement comme Lévi Strauss propose la meme origine (proposition tres élégante): La Polygamie des chefs .
      Ds un groupe restreint , la polygamie des chefs déséquilibre les couples des jeunes …qui vont instituer des « razzias » ou capture de femmes ……Ce qui induit des tas de galères :
      -retosions donc colèredes chefs mais besoins des jeunes pour la défense
      -institution de lignées patriarcale qui va cohabiter avec la tradition matriarcale (on ne peut redonner l’enfant au frere de la mere)
      -contacts avec les autres groupes (commerce , ouverture , stocks et capital …possibilité d’ Ubris).

      Les 3 acteurs (royanté, aristocratie , peuple ..puis religion) peuvent s’équilibrer ….mais un desequilibre potentiel existe :
      la royauté devient monarchie , puis monarchie absolue (en maitrisant l’aristocratie et en s’appuyant sur la religion et la bourgeoisie )…..en pire , empire , puis souveraineté populaire qui autorise les pires abus (selon Jouvenel, mais ça peut se discuter , meme si les chiffres lui donnent raison)…
      La thèse de Jouvenel etant que qqs soient les idéologies , aussitot qu’onbouge , on accroit l’emprise du système sur l’individu …jusqu’a l’effondrement du susdit système .
      C’est, selon moi une bonne analyse qui montre que c’est la structure qui est perverse .

      1. @ Kercoz
        J’aime beaucoup votre analyse. Ce genre de structuration complexe de la société n’intervient justement que parce que la société est complexe. Cette complexité est indissociable d’une certaine instabilité. Le pouvoir en place essaye donc naturellement de la stabiliser en la rigidifiant, ce qui a toujours, à terme, l’effet inverse de ce qui était escompté. La société s’effondre de quelques crans de complexité et repart sur de nouvelles bases, souvent en éclatant en plusieurs groupes plus petits (essaimage), que l’on peut espérer plus saines si l’on a trouvé de nouvelles solutions. Sinon on repart pour un tour.

        En rapport direct avec ce dont vous parlez je viens de découvrir la formule canonique du mythe de Lévi-Strauss qui parle donc des « cerises sur le gâteau » qui « font tenir symboliquement » une société. Avec un article pour moi hyper passionnant qui fait la connexion avec la théorie des catastrophes.

      2. basicRabbit,

        ‘clefs de voute’ n’eut-il pas été plus approprié que ‘cerise sur le gâteau’ ? l’expression me dérange.
        pour votre article je suis preneur.

        kercoz,

        je ne souscris plus trop à ce type de théorisations anthropo-ethnologiques qui n’éclairent à proprement parler pas grand chose et sûrement pas la complexité d’aujourd’hui, ou à l’inverse nous font plonger dans des spéculations peu productives. foin de cadre, je préfère partir des temps présents et de ce que nous avons sous les yeux, ou même d’exemples historiques.

        sans en appeler à l’antiquité, vous noterez que le pouvoir royal ne se transmet qu’à des aristocrates. l’aristocratie ne s’oppose au pouvoir royal que lorsque celui-ci est affaibli et dans le but de s’y substituer…
        l’aristocratie est légitimement l’antichambre de la royauté et son organisation, dans l’idéal, c’est à dire une longue et pure ascendance, est tout aussi clanique et familiale depuis qu’elle obtint l’hérédité de ses charges jusqu’au tournant de la renaissance.

        d’ailleurs c’est en italie, à ce même tournant, que les activités bancaires et financières prirent un essor considérable jusqu’à placer des familles comme les médicis au cœur des cours européennes et plus précisément de la royauté française.

        des chefs militaires, des évêques… et des banquiers.

        mais le plus important, amha, c’est que de nos jours rois et reines, s’ils ont l’avantage de satisfaire à la dimension mystique et irrationnelle du pouvoir dans les structures humaines, incarnent l’inégalité à la naissance… ça, en tant que français (j’ose espérer que c’est pareil pour un américain) j’ai vraiment du mal à l’accepter, et considère que le peuple anglais doit être émancipé de cette tutelle atavique et pleinement intégré à l’ensemble européen – une bonne fois pour toute.

        shocking ?

        La reine représente un pouvoir royal …plutot assimilable au pater ,le chef de clan issu de la tradition matriarcale .

        si elle est un symbole c’est celui de la filiation, de l’héritage, de l’élitisme.

      3. En 1969, mon ami Serge Pahaut avait posé à Lévi-Strauss une question très précise sur cette formule canonique du mythe. L-S lui avait répondu, si j’ai bon souvenir, qu’il s’agissait d’une curiosité : d’un exercice formel auquel il n’attachait plus beaucoup d’importance.

      4. @ Paul Jorion
        C’est marrant ce que vous dites. Georg Kreisel, que j’ai un peu connu, a posé la même question à Kurt Gödel à propos de son deuxième théorème d’incomplétude. Gödel lui a fait le même réponse que Lévi-Strauss à votre ami: une curiosité. 🙂

      5. Ah, je n’étais pas au courant. Si j’avais su, je n’aurais pas consacré tant d’efforts à démonter cette démonstration dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009), pour prouver au monde ce que Gödel pensait apparemment donc lui-même.

      6. @Methode :
        ///// l’aristocratie ne s’oppose au pouvoir royal que lorsque celui-ci est affaibli et dans le but de s’y substituer… ///////
        Historiquement c’est une contrevérité . C’est la royauté , chétive et plus pauvre que ses vassaux qui par triangulation , en plusieurs siecles a affaibli l’aristocratie .
        Les capétiens n’ont jamais pu lever d’impots …. ce n’est que tardivement par l’octroi de franchise a des villes et par l’ appui sur le clergé qu’ils ont pu financer ne prise de pouvoir sur l’aristocratie .
        Meme Napoléon n’a pu requisitionner qu’une part de notre jeunesse pour la faire massacrer (tirage au sort) ….ça m’ennui de défendre l’ancien régime , mais les vrais massacres de civils et la réquisition d’ une classe d’age n’est advenue qu’avec la « souveraineté populaire » …Il faut se méfier des mythes …surtout ceux des vainqueurs .

  19. Je viens d’écouter Madame Koch-Mehrin députée européenne allemande, qui vient de dire exactement la même chose sur LCP … les politiques préfèrent faire porter le chapeau à Bruxelles au lieu d’assumer (schématisé) …hum hum, le mur de verre entre les deux serait il en train de se
    briser ?

    Ecouté aussi Monsieur Lamberts député vert belge européen sur le photovoltaïque européen … intéressant aussi, les entreprises Allemandes perdent des emplois (j’ai lu que le n°1 avait déposé le bilan), la faute à la concurrence chinoise qui a envahi le marché européen et au manque de volonté commune de la part de certains pays européens à travailler ensemble sur ce secteur.
    Il estime que pour faire face aux Chinois, c’est au niveau de l’Europe que cette filière doit se développer.

    Comme quoi, la frilosité n’existe pas que chez le premier péquin venu, en même temps, pour qui a suivi les tribulations d’EADS, on peut comprendre aussi que la collaboration entre pays n’est pas un long fleuve tranquille.

    Comme quoi, rien n’est écrit et rien n’est facile, à part ce qui rapporte à travers les directives.

  20. L’ Euro va exploser. Cette « Union » (sic) va exploser.
    Et c’est très bien comme ça, car au petit jeu du « qui va le mieux réussir à refourguer son projet politique en contrebande des européistes démocrates et des libertariens atlantistes », qui ont bien souvent le fédéralisme en commun, il est bien évident que les seconds, les fascistes financiers, vont l’emporter.
    Je ne crois pas qu’on puisse parler de pessimisme à cet égard: il n’y a guère que Paul pour voir dans l’ombre fragile de quelques timides esquisses quoique ce soit d’encourageant sur ce qui se fait et se pense à l’UE en la matière.

    Le choix du blog, pris entre le marteau des souverainetés populaires et l’enclume du fédéralisme fascisant, est là:
    – prendre le parti des fascistes financiers et rayer les Etats de la carte, car il n’y aura plus après coup qu’à se lover dans le nid institutionnel douillet de l’europe de la finance pour y « faire démocratie ». Il s’agit de réaliser d’abord l’Europe.
    – ou bien abattre le fascisme financier en s’associant aux souverainistes, et prendre le risque de remettre à (beaucoup) plus tard la construction d’une europe démocratique (pas nécessairement fédérale d’ailleurs). Il s’agit de sauver d’abord la démocratie.

    Et le dilemne s’approfondit chaque jour davantage, et de ce que j’ai cru comprendre, le blog semble prendre le parti de sacrifier l’esquisse de démocratie qui est encore la nôtre au profit d’une esquisse d’Europe fasciste à transformer demain, sous prétexte de « contribuer à réaliser la démocratie en Europe ».
    Quand je pense qu’on encourage à mots couverts les grecs à rester au drachme, et à accepter leur nouveau servage institutionnel et les dictats qui l’accompagnent, pour ensuite faire semblant de verser quelques grosses larmes de crocrodile sur leur sort, alors que c’est proprement les envoyer à l’abattoir… Et tout cela pour ne pas mettre fin à cette aberration économique qu’est l’euro!
    Sur cette ligne, quand viendra le tour de la France, le blog se scindera en deux.

    Car si les peuples crèvent de fin, vous n’aurez ni l’europe fédérale démocratique ni l’europe des peuples souverains, mais ou bien l’europe de la finance ou bien les fascismes nationaux.
    Quelle que soit l’issue du rapport de force, vous aurez donc une responsabilité historique à cet égard. Les choix stratégiques défectueux, pas moins que les choix politiques et moraux, n’ouvrent droit à aucune excuse.

    1. Le choix du blog, pris entre le marteau des souverainetés populaires et l’enclume du fédéralisme fascisant

      Surtout ne pas s’embarrasser du sens de la caricature. Et what about un fédéralisme démocratique ?

      Ah, oui, je sais c’est emmerdant, ça fait beaucoup moins « Sophie’s choice » d’un coup…

      1. Sucrée « la baguette magique? »? C’est pratique…

        @Julien Alexandre
        Un petit discours de la méthode comme billet un jour peut être?

        Parce que le yakafocon, çà c’est de la caricature.

    2. Antoine Y

      Si comme vous dites l’Euro et l’union explosent de facto il n’y a plus non plus d’Europe fédérale qui tienne. D’où viendrait alors le fédéralisme fasciste ?

      Certes on ne peut exclure absolument comme hypothèse que les Etats souverains se mettent d’accord entre eux pour aller dans le sens d’une harmonisation des intérêts en vertu d’un principe de bien commun. Mais alors, aussi bien, pourquoi excluez vous a priori la possibilité d’un fédéralisme démocratique si celui-ci ne peut logiquement advenir que dans l’éventualité pour l’Union, d’un changement de philosophie, d’un changement de cap par rapport à la situation actuelle ?

      Il me semble que l’option fédéraliste démocratique présente un avantage au moins stratégique : d’emblée l’on affiche que l’objectif c’est de poser ce nouveau principe commun qui est que l’économie et la finance doivent entrer dans le champ de la moralité, c’est à dire dans le champ où l’action humaine ressortit véritablement à l’humain et non pas comme c’est le cas aujourd’hui dans l’Europe libérale, à un principe religieux érigé en loi économique.

      Fonder tous nos espoirs sur la bonne volonté des Etats souverains est beaucoup plus hasardeux, car il y a autant de volontés que d’Etats. Prenons donc le raccourci qui consiste à viser une volonté commune par la promotion d’une Europe fédérale démocratique.

      1. À Pierre Yves,

        Et si l erreur c était justement d essayer de « dire » ce que devrait ou pourrait être l Europe ?
        La « dire », cela limite et le dit et le non dit, dans un espace déjà conceptuellement borné, même en creux.
        Et si l erreur c était de ne pas simplement essayer de la faire .
        La faire
        La faire
        La faire, cela veut dire laisser le temps à l osmose de se faire si elle doit se faire .
        Pourquoi ce qui n à jamais été créé devrait ressembler à quelque chose de défini , de dicible ?
        Cela existe , comme un être vivant .
        Peut on définir un être vivant ?

        Il existe des pylônes invisibles un peu partout ou commencent seulement à se cogner nos élites.
        Il a fallu longtemps avant que l’ on comprenne pourquoi la diagonale du carré n est pas commensurable à son côté .
        Espérons que nous comprendrons qu il ne faut pas croire nos modèles ingénument .

        L erreur est de chercher à corriger ce qui s oppose à  » l Europe dite » ( purs artifices , spectacle, mais vrais pylônes géostratégiques ) , plutôt que chercher à corriger ce qui s oppose à faire l Europe (vrais « petits » problèmes car tout le monde veut la même chose , faux pylônes).
        Il faut rassurer nos partenaires et être loyal envers nos alliés, et leur montrer qu ils ont tout à gagner à nous faire confiance.

      2. Tigue

        L’union ne peut se réduire dans sa définition à être une entité purement fonctionnelle, il y a donc une dimension utopique, ce que j’appelais le projet, en cela je partage tout à fait votre avis.

        Ceci dit, si comme vous dites justement il faut faire l’Europe ce n’est pas simplement pour le plaisir de faire l’Europe, c’est d’abord qu’il y a une motivation plus profonde, dont nous n’avons pas toujours conscience, mais qui apparaît si l’on prend la peine de considérer l’histoire européenne comme l’incarnation d’un projet philosophique, qui remonte aux Lumières.

        Or, donc, dans cette motivation entre déjà ce que nous pensons que ne devrait pas être l’Europe : une entité administrative et politique qui organise et prospère sur les intérêts divergents et donc voués à s’entredéchirer des Etats-Nations, voire à se faire la guerre, qu’elle soit armée ou économique.
        A quoi bon en effet constituer une entité supérieure si elle fait pas mieux et même le cas échéant moins bien que ce que fit l’Etat-nation souverain, lequel dans sa conception fut crée pour assurer la paix civile en son sein et protéger ses habitants des périls extérieurs qui le menaçaient.
        Voilà donc une définition a minima de l’Europe en tant qu’entité politique.

        Il en est une autre, qui prolonge la première et fait de Europe un projet qui assume franchement son universalité et donc sa singularité historique. Cela suppose alors que l’Europe ne soit pas seulement un super Etat, ni même seulement une entité fédérale démocratique, car en ce cas l’Europe se pose dans le monde comme simple entité politique parmi d’autres, faisant valoir de simples intérêts ; en somme l’Europe comme bloc face à d’autres blocs.

        Ainsi le motif le plus profond du projet européen c’est d’assumer sa vocation universelle, une universalité qu’elle conçoit à l’instar du projet kantien de la paix perpétuelle entre les peuples de la Terre, ce qui exclut tout désir d’hégémonie, tout point de vue légitimé par la force.
        Partant, l’Europe n’a pas à imposer par la force ses droits de l’homme — hérités des Lumières mais qui sont encore à élargir, notamment concernant les droits sociaux individuels et collectifs — en s’érigeant gendarme du monde à l’instar de la puissance américaine dont le principe légitimant son existence est d’abord messianique, dans le sens d’une mission à accomplir, dans l’étendue du monde. L’Europe, elle, c’est par son action exemplaire, en conformité donc avec ses principes qu’elle incarne le mieux les droits de l’homme dans le monde et pour le monde. Dit comme cela, cela peut paraître grandiloquent, démesuré, mais n’est-ce pas ce qui manque tant à notre Europe d’aujourd’hui que d’assumer un destin, un destin fruit d’une histoire singulière. Sortir du cadre c’est alors aussi bien comprendre notre passé que nous tourner vers un avenir que nous ne connaissons pas encore.

      3. Pierre-Yves D., vous avez un objet, un projet (est il d’ailleurs bien partagé?), mais pas de sujet(s) ou d’acteur(s).

      4. Tigue

        Oui, bien sûr, mais comme on évite tellement souvent d’en parler, du projet !
        Pour une fois, on lui doit bien ça. Faut bien s’occuper du parent pauvre.

        Plus sérieusement, c’est autant l’acteur qui fait le projet que le projet qui fait l’acteur.
        Le projet néo-libéral n’est pas un projet, sa seule perspective c’est la continuation du même à l’horizon d’une économie élevée au rang de loi naturelle, c’est la négation du politique, et de toute humanisme en fin de compte.
        Il faut donc replacer l’économie dans une perspective historique, progressiste.
        Or cette perspective existe, c’est celle que nous avons hérité des Lumières, il faudrait donc revenir à la bifurcation, avant que l’économie ne soit devenue une fausse science, une idéologie.

        Les acteurs existent, seulement ils s’ignorent. Ils ne savent plus qu’ils sont des acteurs, justement. Ils pensent qu’ils sont de simples rouages, que l’économie est une chose qui leur est extérieure, alors que c’est d’abord dans leur esprit qu’elle existe.

      5. @ Pierre Yves,
        La Grèce n est pas et ne peut être un pays industriel comme l Allemagne, ne serait ce qu en raison des conditions climatiques . La Grèce devrait pouvoir vivre de son tourisme et l Allemagne de son industrie conformément à ce que ces pays ont été par le passé quand les monnaies permettaient à chacun d être ce qu’ il est.
        Aujourd’hui les grecs ne peuvent vivre de leur tourisme à cause de l’ euro fort, les allemands ne peuvent profiter de leur compétitivité pour aller en vacances en Grèce : c est aussi cher que chez eux sinon plus, tout devient aseptisé, il manque le folklore local.
        Tout se passe comme s’ ils allaient en Allemagne avec un soleil et un decor artificiel .
        Il se passe la même chose qu avec tel cheval et la définition du cheval pour Aristote ( http://www.philopsis.fr/IMG/pdf_aristote_mace.pdf ) éleve de Platon. La définition de la chose ( le cheval generique) devient plus réelle que tel exemplaire de la chose ( tel cheval qui broute dans le pré) bien qu’ elle perde tous les critères de la chose réelle
        Le syllogisme scientifique d aristote appliqué inadequatement pour dire la définition de l ‘ Europe, s est substitué à l’ acte de construction de l’ Europe réelle .

        La projection dans le reel de cette definition, donne le resultat fade unanimement rejeté.
        Celui ci dissuade les acteurs de vouloir avoir plus d Europe qu’ aujourd’hui, comme le montre le vote « souverainiste « .

        Or comme le dit Aristote , il y a d autres manières de connaître que le syllogisme scientifique.
        On peut par exemple définir extensivement en faisant la collection de tous les exemplaires réels .
        On peut montrer ce qui ne peut être dit , comme l à fait Leibniz avec le nombre trancendental Pi (voir dernier paragraphe ici http://www.vsmp.ch/bulletin/no89/leibniz/leibniz.pdf )

        Il faut dans le calme, soit revenir aux monnaies nationales, soit inventer un outil monétaire qui laisse le temps aux nations d évoluer à leur rythme en fonction du désir ou du besoin d intégration que les nations manifestent (PSDJ a beaucoup réfléchi la dessus ), éventuellement par gros blocs homogènes .
        Il faut d urgence récupérer des marges de manœuvre monétaires ce qui implique de réduire la dépendance aux devises (ressouder la filière électronucléaire voulue par CDG si il n est pas trop tard est un aspect essentiel) , cela ne peut se faire sans négociations avec nos alliés engagés sur de multiples champs.

  21. @AntoineY

    Quand on est manipuler on a pas tendance à voir les ficelles. Cette Europe là reste l’embryon d’un processus, le fait qu’il commence à virer au monstrueux ne veut pas dire qu’il n’est pas nécessaire et qu’il ne serait pas dans les intérêts de puissance tel que les USA par exemple d’ajourner le projet politique de l’Europe. C’est aux citoyens européens de la ramener dans les bons rail bon gré mal gré. Les peuples européens sont appelés à l’action politique, il va sans doute FALLOIR mériter la démocratie européenne comme on a du le faire aux plans nationaux…

  22. Ce n’est pas la faute de « bruxelles », c’est la faute à berlin, paris, londres, madrid, rome etc…?
    Ce n’est pas la faute de « bruxelles », c’est votre vote, électeurs…?

    Je ne sais si c’est ironique ou cynique…ou autre chose…alors j’extraie deux § :

    « Comment peut on oublier que « Bruxelles », réellement, consiste en un ensemble d’administrations faisant travailler des gens intelligents et compétents de tous les pays d’Europe, neutres par statut, aux fins de nous permettre de vivre ensemble sans trop de heurts en notre péninsule eurasiatique et obéissant aux ordres des chefs des 27 tribus d’Europe !

    Il n’est pas une directive européenne, pas une norme, qui ne soit édictée sans l’accord de nos gouvernants et des parlements ! »

    « Les responsables ne sont pas à Bruxelles, ils ne sont pas seulement parmi nous mais aussi en nous, en chacun de nous dans la mesure où nous élisons les représentants qui auront à décider des politiques menées. »

    -« neutres », c’est du fantasme. Visant l’harmonie aussi. Compétents, intelligents, je n’en jugerais pas.
    -La commission négocie seule à l’OMC au nom des pays membres depuis des décennies (70′ de mémoire), par ex.
    -vous oubliez le droit dérivé par ex. son interprétation revient à la commission et surtout à la cour européenne.
    -c’est la faute aux électeurs?!? 😀
    Tous ont été consulté pour intégrer l’UE et se « marier »? Ceux qui l’ont été ont ils été informés de l’engrenage*?
    Quand ils refusent un traité, on ne les fait pas revoter jusqu’à ce que la bonne réponse sorte?
    Les représentants sont représentatifs de quoi (quelque soit le niveau)? Sont ils mandatés pour tout ce qu’ils votent, qui plus est lorsqu’ils nous engagent pour longtemps, ceux qui rédigent élus (« il n’y a pas de plan B » 😉 )?

    Et, sans parler des effets de groupe, du poids de la volonté de dirigeants autrefois de faire l’Union, aujourd’hui d’appartenir à, la peur de déclencher une crise qui mettrait en péril la construction (autant dire le mouvement perpétuel), de l’importance de la taille de l’état concerné, du fait qu’un gouvernement temporaire peut engager sur le très long terme, juste un ex :
    « La pratique de l’unanimité n’a cessé au fil des années de poser problème à la Communauté. Il apparaît donc au début des années quatre-vingt qu’on ne pourra plus longtemps maintenir une stricte application de l’accord de Luxembourg. Le point de rupture se produit en 1985 avec un  » veto  » allemand sur la fixation du prix des céréales pour la campagne à venir. Aucun compromis n’étant trouvé, la Commission a indiqué qu’elle allait constater la carence du Conseil et arrêter des mesures conservatoires sur la base de celles acceptées par tous les Etats à l’exception de l’Allemagne. Dans ce contexte, la présidence belge a décidé de passer au vote et de ne pas tenir compte de la position allemande dont le gouvernement a dû accepter de se plier à la décision majoritaire. »
    http://fdv.univ-lyon3.fr/mini_site/cee/dico/c/compromis-luxembourg.htm

    (*) Parmi les perles de défenseurs de Maastricht on trouve :
    « Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)
    « Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)
    « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)
    «Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)
    « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)
    « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)
    «L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)
    « Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)
    « Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)
    (tirées du bêtisier de maastricht de Chevénement)

  23. Et tout cela pour ne pas mettre fin à cette aberration économique qu’est l’euro

    oh ben non pas l’euro, c’est quand même grâce à ça qu’on paye le pétrole et l’essence pas chers.

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