147 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 27 AVRIL 2012 »

  1. Je partage votre approche.
    Nulle vraie solution aux problématiques économiques actuelles ne me semble apportée par les deux finalistes.
    Je pense également que nous sommes au bout d’un système. S’il a pu bien fonctionner, il montre aujourd’hui ses limites. Le repenser, mais le repenser pour de vrai semble être plus que nécessaire…quitte à passer à autre chose.
    Bonne journée

    1. Merci Fabien… enfin un sourire
      … mais qu’est-ce que c’est que cette casquette…? vous revenez de Chine ou quoi?

  2. http://cjoint.com/12av/BDAqfDnpyUF.htm

    (re-post)

    C’est vrai il faut bien modérer mes commentaires, n’est-ce pas ? Ils pourraient être dangereux, donc il faut beaucoup, beaucoup de temps et peser le pour et le contre, aller chercher la personne spécialement en charge des commentaires litigieux, le spécialiste de la modération épineuse… parfois ce grand spécialiste n’est pas disponible, il faut aller le chercher à l’autre bout de la ville, – attention, commentaire hasardeux, en quarantaine.. en sas de décontamination…! Urgence grave ! Lisztfr a posté un commentaire, que faire ? Mais que faire ? Il n’y a que 3 mots mais on ne sait jamais, c’est peut-être codé ! méfiance !

    1. faut relier les points ?
      ^^
      c’est un diagramme de distribution ?
      quelles sont les unités en abscisses et ordonnées ?
      % de vote et les numéros de départements ?
      ^^
      une planche à trouer
      pour faire de la musique automatique
      sur un vieil orgue mécanique ?
      ^^

      1. C’est une analyse factorielle du vote, pas si facile à interpréter :

        Voici ce que m’a écrit Philippe Cibois :

        « La lecture se fait en regardant l’angle entre chaque candidat, le centre et chaque département. Si l’angle est faible (une conjonction angulaire), ce département a plus fourni de millièmes que la moyenne (ex 19= corrèze pour F.Hollande) .Autre exemple Sarkozy et 6 Alpes-Maritime.
        Quand c’est au centre, cela devient proche de l’indépendance.  »

        L’interprétation est ambiguë c’est pourquoi je n’ai rien ajouté.

        Les frontières sont intéressantes.. Une frontière remplie signifie que les départements ont voté à la fois l’un et l’autre, donc qu’il existe un lien entre un vote et un autre et éventuellement une « cause » commune à ce vote (Protestation par exemple, Mél & Le Pen)

        En fait ce graphique décrit des hétérogénéité du vote : M Le Pen créé une attraction dans certaines régions, N Sarkozy moins, ce qui ne signifie rien quant à sa popularité globale. On voit bien davantage de points du côté Le Pen que du côté Sarko, et pourtant en moyenne, Sarko se défend bien… mais le fait qu’aucune région ne sur-vote pour Sarko (à part ses fiefs) signifie peut-être aussi quelque chose.

        Malgré la proximité des programmes, sur le fond, il existe à mon avis, une incompatibilité entre le choix Sarko et le choix Hollande (peu de départements frontière). Et les choix Mélenchon vs M Le Pen sont bien moins incompatibles que ne le voudraient leurs champions.

        Voilà mon analyse d’hier :

        En tout cas on peut en déduire prudemment, quelque chose au sujet de
        l’éloignement des électorats les uns par rapports aux autres, et donc
        des idéologies : Les départements situés proche de M. Le Pen votent
        pour elle et non pas, en même temps pour Sarkozy. Donc cela montre
        qu’il n’y a pas de corrélation entre ces votes ou plutôt évent. une
        corrélation négative. Et donc une opposition. Et on peut essayer de
        lire ce tableau, d’un côté les partis traditionnels, de l’autre les
        protestataires.

        A propos de Joly, on voit que le vote n’est pas contradictoire avec
        les partis UMP & PS.

        Et l’on voit aussi que Mélenchon n’est pas égal à Hollande… mais
        certains départements sont situés à la frontière. Cependant Mélenchon
        est du côté de Le Pen, donc il est du côté de la protestation si
        j’interprète correctement l’axe horizontal.

        Pour finir, l’interpretation de P. Cibois, qui est très pédagogique :

        Etudions Mélanchon : il est intermédiare entre Le Pen et Hollande mais proche de Le Pen. Cela veut dire qu’il a des scores supérieure à la moyenne dans les mêmes départements que Le Pen.
        Prenons 30 le Gard
        DEPT JOL LEP SARK MEL POUT ARTH CHEM BAYR DUPT HOLL
        moy 220 1759 2720 1074 122 61 26 897 183 2937
        30 212 2551 2486 1333 101 47 23 691 146 2411
        Pour Le Pen et Mélanchon, les pourcentages sont plus forts que la moyenne
        Pour Sarkozy et Hollande ils sont moins forts

        Cela veut dire que les départements intermédiaires (sur la couronne du graphique) sont spécifiques de deux candidats, qu’ils y sont en même temps appréciés, qu’ils ont des électorats proches.
        Vous remarquerez qu’il y a peu d’intermédiaires directs entre Sarko et Hollande sinon en région parisienne (75 et 92) mais qu’en passant par l’autre côté, on voit des intermédiaires entre Sarko et Le Pen (dans lesquels Sarko va obtenir des reports de voix), mais que Mélanchon est plus proche de Le Pen que de Hollande ce qui veut dire que ceux des électeurs de Mélanchon qui étaient proches de Hollande ont peut-être laissé tomber Mélanchon pour éviter les mauvaises surprises. Comme il y a des départements communs à Le Pen et Mélanchon, des électeurs vont aller chez Hollande.

        Cette dernière phrase me semble toutefois un peu risquée… mais possible.

      1. Il faut prendre du temps, sinon on fait dire au chiffres ce qu’on a envie de leur faire dire!

        Ce genre d’études, faites sur des bureaux de vote socialement homogènes, montrera très bien comment les votes évoluent d’une élection à l’autre, probablement aussi les variations entre l’est et l’ouest ou le nord et le sud, etc…

        Exemple d’un bureau de vote où l’ensemble de la droite n’atteint pas 20% dans une ville qui vote franchement à gauche mais ne représente qu’un petit tiers de son agglomération. Le département lui risque de voter Sarkozy et sauf miracle la région votera Sarkozy…

        Tous les chiffres sont en pourcentage.

        Le bureau où je vote (à 500 m du lieu où les évènements à l’origine du discours de Grenoble se sont déroulés):

        46,8 Hollande
        25,4 Mélenchon
        7,9 Le Pen
        7,1 Sakozy
        4,8 Joly
        4,1 Bayrou

        La ville ou se trouve ce bureau de vote:

        36,3 Hollande
        21,3 Sarkozy
        15,4 Mélenchon
        10,9 Le Pen
        8,3 Bayrou
        5 Joly

        Le département ou se trouve cette ville:

        27,9 Hollande
        25 Sarkozy
        19 Le Pen
        12,4 Mélenchon
        9,1 Bayrou
        3 Joly

        La région ou se trouve ce département :

        28,3 Sarkozy
        25,4 Hollande
        18,4 Le Pen
        11,2 Mélenchon
        9,9 Bayrou
        2,9 Joly

    2. Oh Lisztfr, s’ il vous plaît, laissez tomber ; vous valez mieux que ça (je vous ai déjà lu).
      Je me suis un jour fait sucrer une intervention (sous prétexte que ..), eh bien tant pis basta, J’ ai passé l’ âge de vouloir plaire ou être apprécié ou reconnu ou je ne sais quoi.

    3. @ Lisztfr
      TRÈS INTÉRESSANT. Je dirai même plus :
      TRÈS, TRÈS, TRÈS, TRÈS, INTÉRESSANT ! . C’est un des commentaires les plus intéressants que j’ai lu sur ce blog depuis longtemps.
      Lisztfr vous êtes notre Grand-Frère !
      Trois petites notes de musique… trois petits mots, on sait jamais, c’est peut-être codé…Ben, voyons !
      Mmmh, Liszt.fr, Liszt, Liszt… une énigme?… Quel est votre vrai visage ?
      Derrière chaque homme, on dit qu’il y a une femme.
      Derrière chaque mot, une musique ? – Moi, j’aime la muuuusique.

      Mais gardons ce mystère et revenons à Philippe Cibois, que je ne connaissois pas.
      À ce stade, ce n’est plus de la sociologie, c’est de la Physique fondamentale, »Élémentaire, mon cher Watson ».
      Physique des particules. Dès que l’on parle de particules, tout se télescope dans ma tête !
      Mais ne nous égarons pas en conjonctions angulaires, ni entre nous, aux quatre points cardinaux.
      Gardons notre indépendance d’esprit. Indépendance d’esprit,…vraiment ?
      – Il faut prendre le temps et peser le pour et le contre…. Aller chercher la personne spécialement en charge des commentaires litigieux, le spécialiste de la modération épineuse… parfois ce grand spécialiste n’est pas disponible, il faut aller le chercher à l’autre bout de la ville. Que de beaux cheminements dans un cerveau en perspective.
      -Attention, commentaire hasardeux, en quarantaine.. en sas de décontamination…! Urgence grave ! (HA ! là le cerveau chauffe. Vite, un grand verre d’eau fraîche.)
      Tout cela ne serait que de justes et simples « frontières remplies ». (Autre définition du corps humain ?)
      Car, il existerait un lien entre un vote et un autre et éventuellement une « cause » commune à ce vote.
      ATTRACTION, ATTRACTION, QUAND TU NOUS TIENS …
      Et toi, Oligarchie, lâche-moi !
      C’est de la méta-physique ? La physique fondamentale, prochainement, viendrait-elle à notre aide ?…
      Il faudrait faire un petit tour, de temps en temps vers Genève… Certes, ces particules nous sont si lointaines, l’intérêt que nous y portons, aussi. Et pourtant… Dieu sait.
      Qu’a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération.  » Il est dit aussi : En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.http://www.flickr.com/photos/gsfc/7093547469/lightbox/ De l’infiniment grand à l’infiniment petit, tout se lit et tout se lie. Et nous, en son milieu d’espace et de temps. (À suivre…)

      Ah, quel compositeur, ce Liszt.
      Il se réclamait d’une nation dont il ne possédait ni la langue ni le sang.
      Il se sentait partout chez lui. Et je suis sûr que s’il était aujourd’hui vivant parmi nous, il n’aurait qu’une hâte; celle d’enregistrer toute sa musique, ses compositions, ses transcriptions, les bruits et les sons, de la vie, de son coeur. Sacré Liszt. Toutes les sources s’accordent pour faire de lui l’un des plus grands pianistes de tous les temps, mais cependant nous n’avons aucun enregistrement direct pour en juger. Que la vie est mystérieuse.
      Comme je vous l’ai dit, tout se télescope dans ma citrouille, aussi, je pense à ce nazaréen, à sa parole, dont aujourd’hui nous ne reconnaissons officiellement que quatre évangiles.
      Pourquoi 4 ? dit le Boson, tel un Cardinal qui se cacherait derrière sa soutane…
      (Rq : un cardinal porte soit une soutane rouge, soit une soutane noire avec des gros boutons.)
      Moi, cela me fait penser (toujours en associations imagées) à un PULL MARIN de BARREUR, vous savez, ces pulls boutonnés à l’épaule. On les voit sur ce blog, souvent en rouge ou noir, cela dépend des vendredis…
      Ce type, fort de sa générosité et de son implication pour que chacun puisse accéder à la musique, offrait des cours gratuitement pour témoigner sa reconnaissance à son art. Il avait son petit conservatoire et s’amusait avec bienveillance des maladresses des uns et conservatismes des autres. Et puis bien d’autres choses encore. Bien d’autres choses.
      Enfin bref ! Je le dis et le répète, quelque chose d’extraordinaire va arriver. SOMETHING’S COMING.
      Que La Nuée des quatre vents nous protège ! Saperlipopette !

  3. Mille milliards, c’est très cher …

    Si l’on prend la dette publique de la France, environ 1800 milliards d’Euros (à un cheval près), divisé par le nombre d’habitants, soit environ 65 millions de personnes, on arrive sauf erreur à une dette publique d’environ 28 000 Euros par individu, bébés compris.

    Je vous dis pas le nombre d’années de SMIC pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants), sachant qu’une année de SMIC net correspond à environ 13 000 Euros (13 152).

    1. Je me permet de vous dire , qu il faut considerer la capacite d epargne pour envisager le remboursement, sachant que cette capacite d epargne est variable…

      1. A propos de l’épargne total et déclarée des Français, quelqu’un a-t-il une idée de ce qu’elle représente en ce moment ?

      2. Épargne des français en milliards d’Euros:
        Assurance Vie: 1380
        Placement bourse: 950
        Épargne bancaire:870
        Livrets:356
        http://www.lefigaro.fr/assets/infographie/ECO-2012-17-EPARGNE-FRANCAIS.pdf

        Je vous laisse faire la somme.
        comme quoi, il y a largement de quoi se payer 60 000 fonctionnaires, et même des agrégés a 3000 Euros /mois, 15 heures de cours par semaine et 4 mois de vacances, argent prêté par les épargnants à 0% cela va de soit.

      3. Ouais Vélotafeur, 3500 G € bruts. Et le flux annuel net des placements financiers des ménages c’est grosso merdo 80 milliards, près de 3000 € par ménage et par an en moyenne quoi, près de 7% du RDB. Depuis mi 2011 de moins en moins en ass-vie et de plus en plus en produits bancaires (moitié livrets réglementés défiscalisés et moitié autres, 20 milliards chaque moitié, la dernière pour la plus grande joie des banques et l’allègement de leurs bilans…).

      4. à vélotafeur,

        Merci pour la réponse à une question qui m’a été posée par un proche qui se demande pourquoi l’Etat français ne finance pas son endettement en empruntant aux épargnants français.
        Sans connaître les chiffres, j’ai répondu que financer la dette publique par l’épargne des Français, à condition d’atteindre un niveau suffisant, mettrait en grand péril l’ensemble des institutions financières (ce qui n’empécherait pas de dormir les épargnants-préteurs à condition qu’ils n’aient pas à soutenir aussi les entreprises financières, en France ou ailleurs).
        Pour répondre à votre remarque, si l’argent est prété à 0 %, il me semble que les préteurs ne se bousculeront pas au portillon et qu’il serait plus simple d’exproprier tous les riches, mais, là, on change de cadre.

      5. Marlowe, puisque certains ne lisent pas les liens qu’on leur propose, la conclusion du texte de Sterdyniak dédiée par bibi à l’attention des propriétaires :

        […] Reste la possibilité qu’utilisent les familles aisées d’échapper à la taxation des plus-values par la donation aux enfants (en vie ou au moment du décès) ou par le départ à l’étranger avant leur réalisation. Ainsi, un riche actionnaire peut loger ses titres dans une société ad hoc qui reçoit ses réalisation. Ainsi, un riche actionnaire peut loger ses titres dans une société ad hoc qui reçoit ses dividendes, utiliser les titres de cette société comme caution pour obtenir des prêts de sa banque qui lui fournissent les sommes dont il a besoin pour vivre et ainsi ne pas déclarer de revenu ; puis léguer les titres de cette société à ses enfants, de sorte que les dividendes et les plus-values dont il a bénéficié ne sont jamais imposées à l’IR.
        L’autre trou noir de la fiscalité réside dans la non-imposition des loyers implicites. Il n’est pas juste que deux familles de même revenu payent le même impôt si l’une a hérité d’un appartement et l’autre doit payer un loyer : leur capacité contributive est très différente Deux mesures apparaissent donc souhaitables. La première consisterait à supprimer tous les dispositifs qui permettent d’échapper à la taxation des plus-values, en particulier faire payer l’impôt sur les plus-values latentes en cas de transmission par donation et héritage ou de départ à l’étranger. La deuxième serait d’introduire progressivement une taxation des loyers implicites, par exemple EN FAISANT PAYER LA CRDS-CSG ET LES PRELEVEMENTS SOCIAUX AUX PROPRIETAIRES DE LEUR LOGEMENT.
        Ceci fait, il faudra faire un choix politique :
        – Soit supprimer l’ISF, puisque tous les revenus du capital financier et foncier seraient bien taxés à  60 %
        .- Soit considérer qu’il est normal que les patrimoines élevés contribuent en tant que tels aux frais de fonctionnement de la société, indépendamment des revenus qu’ils procurent.
        Dans cette optique, il faut maintenir l’ISF et ne pas comparer le montant de l’ISF au revenu du patrimoine dans la mesure où le but de l’ISF est précisément de mettre à contribution les patrimoines eux- mêmes.

      6. Vigneron: « près de 3000 € par ménage et par an en moyenne quoi, »
        Donc « l’auto exploitation » du salarié en placant en ass vie …bof …

      7. à Vigneron – 27 avril 2012 à 13:07 – Sterdyniak sur la taxation du capital des ménages, mars 2012…

        Il existe cependant des niches fiscales et quelques exceptions, la plus notable aujourd’hui étant la non-imposition des loyers implicites (ceux dont bénéficie le ménage qui possède son logement).

        Et ça veut dire quoi ?
        Qui m’explique ?

      8. ouais pour ma part j’ai pas ça… ni ma compagne.
        Et laissez moi vous dire qu’un paquet de retraités n’ont pas le smic.
        et qu’un paquet de chômeurs n’ont pas le smic.
        et qu’un paquet de smicards n’ont pas les moyens d’épargner, tout juste de survivre…
        alors laissez moi rigoler, rembourser 28000 euros, faudra repasser.
        revenez donc dans une centaine d’années.

      9. RV ??… habiter un logement dont on est propriétaire c’est encaisser implicitement sa valeur locative (le loyer) – puisqu’on a pas à débourser ce qu’un locataire nous devrait ou ce qu’on devrait si l’on y était locataire, en f’autres termes c’est toucher un revenu foncier implicite de son capital immobilier, revenu qui n’est taxé de fait qu’à hauteur de la taxe foncière, soit peanuts. Tout ça n’a rien de neuf…

      10. à Vigneron – 27 avril 2012 à 23:19
        Merci pour la leçon de chose !
        Cette notion n’est-elle pas de la plus pure escroquerie ?
        N’est-elle pas complètement surréaliste ?
        A-t-elle cours quelque part sur notre planète capitaliste ?

      11. @ RV

        Bien sûr que Vigneron dit vrai.
        Je me site pour exemple.
        Je suis locataire depuis près de 10 ans.
        J’ai toujours voulu devenir propriétaire, car pour moi c’est un moyen de construire ma vie, sur des bases saines, autant psychologiquement que matériellement.
        J’ai toujours eu des refus de la part des banquiers.
        Mais pourtant je paie tous les mois un loyer de 700€ ( j’habite en Alsace), ce qui correspond à une petite maison à la campagne, ou un appartement de 80m².
        Ici un appartement ou une petite maison coûte entre 130 000 et 200 000 euros.
        Depuis 10 ans j’ai déjà donné 84000€ pour un bailleur qui au bout du compte ne me vendra pas son logement. Par contre je rembourse son crédit à lui, qui je pense est déjà remboursé depuis longtemps.
        Trouvez l’erreur…
        Je pense que ce système est pensé pour que les propriétaires restent propriétaires et s’enrichissent sur le dos des « non-accédants » au crédit.
        Bien sûr que c’est une arnaque.
        Dites moi, pourquoi le locataire supporte la totalité du poids du crédit du logement dans le quel il vit, sans avoir un droit sur celui-ci.
        On nous parle de subprime, certes, mais en attendant, les souscrivants au crédit, si tant est qu’ils soient « à risques » remboursent une part du crédit, donc une part de la maison.
        Ce qui signifie que, si un jour il y a défaut de paiement de l’emprunteur, la banque ayant déjà encaissé une partie, elle pourrait la revendre au prix du marché, moins ce qu’elle a déjà encaissé. Mais les banques ne fonctionnent pas comme cela, elles veulent le beurre et l’argent du beurre. En effet lorsqu’elles revendent une maison saisie, elles la revendent plein tarif.
        Les saisies sont donc fructueuses pour elles.
        Sans parler du coût du crédit, qui représente presque 60-80% du coût de la maison.

        Alors au delà de cette escroquerie de masse, il y aurait bien entendu un système à proposer.
        Une banque d’état, qui ferait de la location avec option d’achat:

        Lorsqu’une personne voudrait accéder à la propriété, elle aurait le choix de louer un logement, et pourrait en devenir propriétaire le jour où la valeur de ce logement serait remboursé.

        Ce qui éviterait les inégalités de propriété, et qui aurait pour effet de faire baisser les loyers des bailleurs qui ne voudraient pas proposer leurs biens sans cette option.

        Mais vous pensez bien qu’entre l’égalité et la rentabilité, les rentiers ne lâcheront rien.

        VDM

    2. Il faut avoir en tête que l’argent dû, l’est à d’autres… donc pour éponger la dette, ou une partie, il faut peut être : faire défaut, ou imposer ceux qui ont l’argent, ce qui peut revenir au même !

      1. Aujourd’hui l’imposition est quasiment impossible (problème de rapport de force avec les créanciers)… par contre le défaut!!! Mais vite, car le fascisme c’est comme la vérole, cela n’attend pas.

    3. 11 000 000 000 000 d’euros, (je l’écris comme ça, c’est plus fun) entre les valeurs mobilières et immobilières qui constituent l’épargne des Français (je ne connais pas celle de chaque pays d’Europe).

      Est ce qu’il n’existe pas une véritable aubaine pour, non pas servir la dette future, mais investir dans la recherche, les industries nouvelles et participer à la croissance ?

      Évidemment ça ferait une concurrence directe aux banques, et la concurrence dans ce sens là n’est pas la bien venue.

    4. vigneron

      Ah, enfin un qui lit les liens, je l’avais mis sur ce blog, sur un billet précédent, et ailleurs.
      Eh bien aucune réaction, tout le monde, gauche et droite, s’en fout de la taxation du loyer implicite :

      « Il existe cependant des niches fiscales et quelques exceptions, la plus notable aujourd’hui étant la non-imposition des loyers implicites (ceux dont bénéficie le ménage qui possède son logement). »

      La rente immobilière française a de beau jours devant elle…au détriment des locataires.

      1. Comme le disait, je crois, un candidat qui ne sera pas au second tour, je n’ai pas besoin d’être propriétaire si je peux loger ma famille et les miens correctement.

    5. 28000 euros par personne à rembourser en 7 ans et 3 mois, cela nous fait, à la louche, je vous fais grâce des 3 mois, 28000/7=4000€ par ans
      Et par mois me direz vous ? 4000/12=333,33 euros . . .
      Alors ce n’est pas un nombre d’année de SMIC qu’il faut invoquer, mais un nombre de semaines . . .
      Où est l’erreur ?
      Merci de me corriger !
      ___________________
      ou bien
      7 ans et 3 mois ça nous fait 87 mois
      28000/87=321€ par mois
      __________________
      la dette est donc bien un épouvantail à moineaux

      1. Très bien, alors on exclue les bénéficiaires du RSA, les temps partiels qui sont payés au SMIC horaire, et il nous reste un paquet de monde à qui on demande de rembourser à hauteur de leurs moyens, par exemple en instituant un impôt progressif de 14 tranches . . . ¡¿ . . .

    6. Vous faites un mauvais calcul, la dette est à rouler sur sept années et 31 jours , vous aurez avalé la peur en même temps que l’effroi, celui qu’on cherche à administrer aux honnêtes gens.

      L’ indicateur que vous relayez, celui qui établit le ratio entre la dette publique totale et le PIB annuel est radicalement discutable, mais voyez : Il compare un stock de dettes qui courent sur plusieurs années avec un flux annuel de richesses produites (le PIB). Comme quelqu’un la bien montré, c’est comme si on mesurait votre solvabilité personnelle en rapportant le total de vos dettes (voiture, appartement etc.) à vos revenus d’une seule année. Vous voyez bien que c’est absurde !

      Les loups font peur aux moutons pour que les délégués des moutons obligent les moutons à payer rubis sur l’ongle les dettes de jeu des loups. N’en rajoutez pas, merci. Comment pouvez-vous être sur ce blog et réciter les inepties véhiculées par les meutes de loups ?

      Si vous réfléchissiez, vous reporteriez le montant de 1800 milliards sur les 14 000 milliards (!) produits par les salariées et les salariés sur sept années et 31 jours, cela fait 12 % du PIB global et non pas 85 % comme on cherche à nous intoxiquer pour accepter les politiques de régression et de paupérisation sociales. Il faut rapporter le stock de dette au PIB, en tenant compte de la durée de vie de la dette. Selon la statistique du Trésor Public, les titres de la dette française sont en moyenne de 7 années et 31 jours. Tout de suite, ça calme.

      12 % du PIB ! Faut se calmer hein, c’est pas la mer à boire et il faudrait regarder plutôt du côté de la Dette privée, c’est là où se dilapide l’argent !

      L’ U.E vient de donner 1000 Milliards aux banques pour rien ! Que dalle ! alors cessez donc d’enfoncer les salariés en colportant de fausses nouvelles ou des nouvelles tronquées. Chaque année, les banques nous pompent 50 milliards d’intérêts ! Nous devons dire Stop !

      En Islande, le peuple est sorti dans la rue, a encerclé le palais présidentielle et a refusé de payer les dettes des banques ! Dehors ! dégagez les truands! dégagez les banksters, le peuple est dans la rue ! La dette est un rapport de force, pas une simple donnée comptable. Qu’on se le dise et qu’on le répète. Quand l’esclave cessera de colporter les chansons du maître, il aura fait un pas de géant sur lui-même. Cela lui profitera par la suite pour avancer.

      Nous n’avons pas un problème de dette, nous avons un rabougrissement considérable sur trente années, de recettes fiscales. Il faut revenir à l’ impôt progressif et à bien d’autres choses. …

      En attendant, nous voyions bien en lisant le blog de Paul Jorion que le problème est plus profond, que c’est tout un système financier qui est en crise et que nous devons le repenser avant que certains ne pensent une fois de plus à déclencher une nouvelle guerre mondiale.

      Les solutions ont été donné, il faut s’en saisir : http://www.pauljorion.com/blog/?p=36220

    1. La base étant pourrie, son agonie se terminera bien toute seule.
      La vraie question c’est: quelles forces pour reconstruire le prochain système?
      Ce qui suivra sera t-il porteur d’espoir ou devrons-nous baisser la tête sous le joug d’un nouvel ordre liberticide n’ayant même plus un semblant de vernis démocratique?

    2. Les élections comme les échanges sur les lieux de travail ou ailleurs
      démontrent en effet que les forces pour mettre fin au capitalisme,
      autrement dit sortir du cadre, ne dépassent pas quelques petits %.

      Mais il en est toujours ainsi.
      Dans une crise, les électeurs se tournent traditionnellement
      vers sont les forces politiques les plus réactionnaires,
      ou les projets de changement réformistes ,
      autrement dit « pas révolutionnaires, mais keynésien » (sic, JLM)

      Même la classe majoritaire, celle qui vit de son travail,
      ne se tourne spontanément pas vers la révolution.
      Elle peut par contre se rendre à la solution de la révolution,
      mais seulement à deux conditions, rarement réunies en même temps:
      -lors d’une crise pré-révolutionnaire,au bord donc du chaos,
      -si elle dispose d’un projet et au moins d’une organisation
      construite pour avancer et défendre ce projet de révolution,
      sans aucune illusion sur l’Etat et ses insitutions.

      Nous avançons inexorablement vers la matérialisation de la première condition,
      ce que ce blog a eu le mérite de percevoir depuis longtemps.

      La deuxième dépend seulement de notre volonté de ne pas voir disparaitre
      notre espèce prématurément.

      Autrement, que les braves se rassemblent, et chacun à son poste,
      avec ses moyens, sa vision de l’avenir à partager et discuter,
      mais avec la détermination de fracasser la porte sur l’avenir,
      de sortir du cadre de la dictature du capitalisme agonisant.

  4. Alain Loréal
    je vous charge d’une mission.
    Vous allez sans tarder remettre ce vidéogramme à M. Hollande.
    Nous attendons l’accusé de réception.

    1. …si vous veniez à être capturé ou tué, le département d’état niera avoir eu connaissance de vos actes.

      Ce message s’auto-detruira dans 5 secondes…

    2. Quoi, PYD en général militant ? la sagesse reconnue de l’immense majorité de ce blog + une force qui s’affirme; Formidable…
      Alain vous ne pouvez pas refuser cette mission , et tout le monde compte sur un CR ici-même, ne craignez pas de nous décevoir, en fait nous n’attendons rien , mais on peut encore rêver d’un sursaut de Hollande , comme on avait rêvé que la raison prenne le pas sur la peur.

      Hollande , dernière étape avant le chaos? ou 1° étape d’un refondation ?
      Après tout le mal que j’ai pensé de Flamby, j’ai une idée de la réponse, mais je crois qu’il faut aller au bout des pistes actuelles avant d’aller vers autre chose.

    3. @ Pierre-Yves,

      Même si je le faisais, je doute que FH puisse en prendre connaissance les filtres sont trop nombreux. (C’est essentiellement à celà que sert une équipe de campagne qui dans le cas est pléthorique).
      D’autre part, dans l’hypothèse ou la vidéo lui parviendrait je doute encore davantage qu’il puisse changer un iota ou une virgule à son programme. C’est trop de travail de dizaines de hauts fonctionnaires et universitaires à la confection de ses 60 mesures, travail qui ne serait remis en cause que par l’échec…ou une crise grave (à venir ?).
      Dans cette dernière hypothèse il faut prier (pour les plus croyants) pour que des solutions d’urgence aient été préparées. Pour avoir participé à quelques débats préparatoires, j’en doute fortement ou, en tous cas, très sous-dimensionnées par rapport à des événements majeurs du type implosion de l’euro.
      Trés exactement comme avec Sarko, toujours dans cette hypothèse, cela sera improvision maximum, retournement sur les paupières et rendez-vous au tas de sable….

      1. Alain
        D’après toi Hollande a-t-il eu connaissance des idées essentielles de Jorion ?
        Montebourg connaît-il son Jorion dans le texte ?

      2. Mes questions sont un peu naïves
        comme j’ai pas envie de devoir prier du soir au matin, je voudrais m’assurer que Jorion n’est pas tout à fait un inconnu à Solférino 😉

      3. Solférino morne plaine….

        @ Pierre-Yves.

        Certain en ce qui concerne Arnaud, pour les autres…(voir la liste des économistes soutients du candidat).

      4. Des fans quand même, avec l’ex néo-royalistes Renouvin, janvier 2012 qui s’adressent à Montebourg et causent de Notion… :

        Renouvin, janvier 2012 :

        5 janvier 2012 |
        Paul Jorion n’est pas seulement celui qui a expliqué comment le capitalisme allait entrer dans une crise mortelle. C’est un chercheur qui mobilise plusieurs savoirs – sur l’anthropologie, la finance, l’économie – afin de trouver une issue.

        Une issue… Encore faudrait être persuadé qu’elle existe quelque part. En ce moment de l’histoire, nous ne pouvons pas savoir si nous sommes dans une impasse ou à un tournant. Et Paul Jorion, qui anticipe les différentes phases de l’effondrement du système dans ses livres et sur son blog (1) se garde bien de prophétiser le monde nouveau. Il cherche, avec d’autres, il n’est pas en surplomb des événements… Mais il en maîtrise suffisamment le flux pour se trouver très loin devant ceux qui, dans les milieux oligarchiques, bricolent et vaticinent à longueur de journée.

        Si les petits réformateurs de droite et de gauche lisaient son Capitalisme à l’agonie (2), ils comprendraient que nulle « gouvernance » ne parviendra à sauver, par la fameuse régulation, un système qui porte en lui la cause de son effondrement. Paul Jorion explique méthodiquement cette logique suicidaire dont je me borne à relever quelques aspects
        Lire la suite de cette entrée » aspects  Tags : capitalisme, Hegel, Keynes, Marx, Paul Jorion, Révolution française, ultralibéralisme

        http://www.bertrand-renouvin.fr/?tag=revolution-francaise

      5. @Pierre-Yves, Jorion n’est pas inconnu du laboratoire des idées du PS. Mais Est ce que le laboratoire des idées du PS est connu de F Hollande? ça, je ne sais pas.

  5. C’est de la thérmodinamique : 2° principe , le principe d’entropie maximale …
    Les civilisations , les sociétés , les systémes meurent et s’effondrent et retournent au chaos …
    D’autres formes apparaissent … Parcequ’il existe des constantes pas forcemment universelles mais qui ont la prétention de l’être … Alors souvent ça recommence pareil à quelques nuances prêt … Bon , Je regarde le ciel immence et je réve d’un monde ……. Mais le monde auquel je réve est déja là ! …… Salut ! …..

    1. C’est de la thérmodinamique : 2° principe , le principe d’entropie maximale …

      Cela ne permet pas de dire que les civilisation « retourne » dans le chaos (sous entendu désordre). C’est quand on créé de l’ordre que l’on créé plus de désordre, rien ne dit que ordre et désordre sont « mélangés »: dans votre congélo glace = ordre , moteur du frigo: chaleur = désordre.faire le lien avec notre société: où est l’ordre, où est le désordre?

      1. @ Vélotafeur
        Il y a l’entropie thermodynamique classique, celle dont parle Stéphanie. Ama (et au vôtre) pas de rapport avec les sociétés. il y a ensuite l’entropie métrique de Kolmogorov et Sinaï, qui généralise la précédente et concerne les systèmes dynamiques. Là non plus pas de rapport, ama, avec les sociétés. Il y a enfin l’entropie topologique, valable toujours pour les systèmes dynamiques, qui est une mesure quantitative (la plus simple connue -et la seule à ce jour?) de la complexité topologique, qualitative, d’un système dynamique. Cette entropie-là pourrait peut-être commencer à signifier quelque chose dans le cas des sociétés, à mesurer sa complexité…

  6. S O S
    est l’interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d’assistance immédiate signé à la convention de Berlin le 3 novembre 1906 · · · – – – · · · ; par extension le sigle « SOS » est utilisé comme nom mnémotechnique de ce signal.

    En radiotélégraphie, ce signal est en principe envoyé sur une fréquence internationale de détresse, à savoir 500 kHz ou de 8 364 kHz

    Le SOS fut utilisé peu après (en conjonction avec le signal CQD), pour l’une des premières fois, par les opérateurs radios du paquebot Titanic, lorsque ce dernier heurta un iceberg le 14 avril 1912.

    et cetera desunt

    1. à l’époque ,il y avait deux systèmes de TSF …

      ces systèmes auraient pu aider à sauver plus rapidement les naufragés mais ils n’etaient pas interopérables à cause de brevets -déjà – des brevets américains et allemands …

      c’est en partie grace au titanic qu’une norme commune de radiocomunication s’est etablit pour la navigation ..

  7. Contraste saisissant. Alors que l’Europe à l’ouest s’enfonce dans la crise, la Russie progresse, change lentement mais sûrement, se redresse silencieusement mais avec constance. Moscou est devenue la première ville d’Europe à la fois en terme de population (plus de 11,5 millions d’habitants sans compter les travailleurs immigrés non comptabilisés), de taille (la ville s’étend sur plus de 1000 km2), de budget (le premier désormais en Europe avec 32 milliards d’euros de revenus en 2012, Berlin numéro deux en Europe suit avec un budget de 20 milliards). Il suffit d’arpenter quelques jours les avenues et les places de cette ville gigantesque pour saisir son passé de capitale d’empire, mais surtout son potentiel étonnant de plus grande mégalopole du « continent européen ». http://www.youtube.com/watch?v=ZQhcJi3qiR0

  8. Une image , depuis déjà de nombreuses années la finance à pris le dessus , combien d’entre vous peuvent me décrire le centre ville de leur ville ou village . Je vais vous parlez du mien , c’est simple la place principale est envahie par les banques , les assureurs ,aucun petit commerce n’a pu résister sauf quelques bistrots , maintenant même la bouffe est en extérieur ville .Voilà donc les priorités de notre société . En attendant régalez-vous des élections, il fait bon rêver, nos hommes sont devenues des journalistes qui commentent l’actualité du jour, et des journalistes qui commentent les commentaires , et si tout ceci vous donne mal au ventre zappette et hop un joli match de foot ou des joueurs poussent un ballon pour gagner des millions €/mois dans une Espagne en pleine explosion .OLÉ

  9. CHANGER DE SYSTEME cela ne veut rien dire. En tous cas moi cela ne me parle pas du tout. La seule solution ; oser dire ce qui parait impossible à dire, parce qu’auto réalisateur, pour permettre une transition vers non pas un mieux mais du sens.

    1. Mais,si l’on retrouve du sens c’est un mieux… ?!!

      Actuellement,nous baignons dans l’absurde,le non-sens et la dichotomie.

      Faire ce qui fonctionne selon des valeurs qui ne soient plus basées sur la loi du plus fort mais sur le partage et la générosité qui définit la vie dans sa globalité serait une belle preuve que nous avons tiré les sages leçons de nos inconséquences individuelles et collectives.

      Le mental nous égare dans les impasses de la dualité alors que le coeur nous invite au respect de l’unité qui est la nature de la vie elle-même ouvrant pour nous l’espace infini des possibles où nous sommes libres de choisir …ou condamnés à subir !

      Le système s’auto-détruit car il est contre nature !

      1. @ Béa

        « Le système s’auto-détruit car il est contre nature ! »

        Je répète souvent sur ce blog que le capitalisme prédateur se dévore lui-même (surtout depuis la chute de l’URSS). Pour le mathématicien-philosophe René Thom l’assertion « le prédateur est sa propre proie » est à la base de l’embryologie animale. Ill ne va pas y avoir auto-destruction mais métamorphose « naturelle ». Pour moi une raison d’espérer. Angoissant quand même.

        « Faire ce qui fonctionne selon des valeurs qui ne soient plus basées sur la loi du plus fort ».

        La loi du plus fort est l’un des piliers du darwinisme et, par suite, du libéralisme. Ce genre de loi (bien qu’incontournable, je ne suis pas complètement naïf) n’est pas ma tasse de thé. C’est pourquoi je me suis laissé convaincre par le lamarckisme thomien. Depuis lors je me sens beaucoup plus serein, beaucoup plus en accord avec moi-même. la bonne voie?

      2. Bon Dieu, Basic! Je viens vous lire parce que vos propos souvent m’intéressent, et je tombe sur ça… Êtes-vous un autre genre de Jducac, une personne totalement fermée sur un discours, incapable d’intégrer le propos d’autrui, surtout lorsqu’il corrige chez vous une erreur? C’est vraiment désolant, cette sclérose mentale, ça tourne au marmottage, quoi.

        Vous êtes manifestement un type instruit, un humaniste et vous avez compris à travers Thom un truc essentiel. Mais vous continuez à ânonner des faussetés! Quel besoin?

        Pour ma part je me fiche de défendre Darwin le bonhomme ou une sainte doctrine quelconque, mais je suis heurté par les faussetés que vous présentez comme des évidences en dépit de toutes les corrections proposées.

        Donc une fois pour toutes : instruisez-vous, soyez humble et patient, et corrigez ce bon dieu de truc :

        http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs_au_lycee/la_theorie_de_l_evolution_guillaume_lecointre.6880

        Vous verrez par vous-même : le type est simple, il est clair, il est sympathique, il est pas dogmatique. Ecoutez, et tirez-en de vous même les conclusions sur « la loi du plus fort pilier du darwinisme » et autre bêtise.

        Nb : ma grand-mère avait coutume de couper le son lorsque Georges Marchais passait à la télé… J’espère pour tous que vous n’êtes pas de cet acabit.

      3. « La loi du plus fort est l’un des piliers du darwinisme et, par suite, du libéralisme. Ce genre de loi (bien qu’incontournable, je ne suis pas complètement naïf) n’est pas ma tasse de thé.
        « Anti Darwin : Ce qui me surprend le plus quand j’embrasse du regard le destin des grands hommes c’est d’apercevoir toujours le contraire de ce que Darwin et son école voient ou veulent voir aujourd ‘hui : La sélection au profit des plus forts, des mieux partagés, le progrès de l’espèce.
        Le contraire est partout saisissable.
        Nietzsche.

      4. Voui voui… les voies de la sélection sont impénétrables… et la faiblesse est une bien grande force… à c’qu’on dit.

      5. @ Jicé
        J’ai regardé consciencieusement ce que j’ai pu de votre vidéo (pas possible d’aller au delà de 31′). Dommage car ça commençait à parler de Lamarck (jusque là le conférencier enfilait les perles). Que voulez-vous que je vous dise d’autre que Darwin lui-même, à la fin de sa vie, acceptait la possibilité de l’hypothèse lamarckienne (théorie darwinienne des gemmules http://fr.wikipedia.org/wiki/Gemmules)?
        La position lamarckienne de Thom est exposée pp. 204 et 205 de Stabilité structurelle et morphogénèse. Il n’y est évidemment pas question de créationnisme. Quant aux causes finales qui reviennent comme des réflexes pavloviens dès que l’on parle de lamarckisme, voici ce qu’en dit Thom:
        « Quand se rendra compte que la détermination des moyens nécessaires à la réalisation d’une fin est strictement identique à la recherche des causes pouvant produire un effet donné? »

      6. à propos de nietzsche et dans perspective difficilement contournable de réappropriation du discours religieux, à gauche :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Girard#La_soci.C3.A9t.C3.A9_chr.C3.A9tienne

        « Entre Dionysos et Jésus, il n’y a « pas de différence quant au martyr », autrement dit les récits de la Passion racontent le même type de drame que les mythes, c’est le « sens » qui est différent. Tandis que Dionysos approuve le lynchage de la victime unique, Jésus et les Évangiles le désapprouvent. C’est bien là ce que je dis et redis : les mythes reposent sur une persécution unanime. Le judaïsme et le christianisme détruisent cette unanimité pour défendre les victimes injustement condamnées, pour condamner les bourreaux injustement légitimés. Cette constatation simple mais fondamentale, si incroyable que cela paraisse, personne ne l’avait fait avant Nietzsche, pas un chrétien ne l’avait faite ! Sur ce point précis, par conséquent, il faut rendre à Nietzsche l’hommage qu’il mérite. Au-delà de ce point hélas, il ne fait que délirer. Au lieu de reconnaître dans l’inversion du schème mythique une vérité incontestable que seul le judéo-christianisme proclame, Nietzsche fait tout pour discréditer la prise de position en faveur des victimes. (…) Nietzsche recourt à des ficelles si grosses, et si indigne de ses meilleures analyses que son intelligence n’y résistera pas. Ce n’est pas un hasard, je pense, que la découverte explicite par Nietzsche de ce que Dionysos et le Crucifié ont en commun, et de ce qui les sépare, précède de si peu son effondrement définitif. Les dévots nietzschéens s’efforcent de priver cette démence de toute signification. On comprend pourquoi. Le non-sens de la folie joue le même rôle protecteur que la folie elle-même joue pour Nietzsche. Le philosophe n’a pas su s’installer confortablement dans les monstruosités où l’acculait le besoin de minimiser sa propre découverte et il s’est réfugié dans la folie. »12
        « Pour éluder sa propre découverte et pour défendre la violence mythologique, Nietzsche doit justifier le sacrifice humain, ce qu’il n’hésite pas à faire, en recourant pour cela à des arguments monstrueux. Il surenchérit sur le pire darwinisme social. Sous peine de dégénérer, les sociétés doivent se débarrasser des déchets humains qui les encombrent :

        « L’individu a été si bien pris au sérieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu’on ne pouvait plus le sacrifier : mais l’espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains… la véritable philanthropie exige le sacrifice pour le bien de l’espèce – elle est dure, elle oblige à se dominer soi-même, parce qu’elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo-humanité qui s’intitule christianisme, veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié »13 »14

        ceci n’est pas un plaidoyer pour le christianisme,

      7. @ methode
        Je viens, il y a quelques jours, de découvrir la formule canonique du mythe de Lévi-Strauss.
        Je trouve ça passionnant.

      8. @ Renou :
        F. N. a dit aussi :
        «  »nous avions des peuples et des troupeaux …nous avons des montres froids ..des « états » «  » »
        //// « Anti Darwin : Ce qui me surprend le plus quand j’embrasse du regard le destin des grands hommes c’est d’apercevoir toujours le contraire de ce que Darwin et son école voient ou veulent voir aujourd ‘hui : La sélection au profit des plus forts, des mieux partagés, le progrès de l’espèce.
        Le contraire est partout saisissable.
        Nietzsche. ////

        Je propose une solution Darwin a tort et raison .
        L’évolution -selection , en perfectionnant la sélection (génétiquement et peut etre culturellement), permet a court terme (c’est qd meme des durées énormes) permet a une espece de dominer sa prédation …..mais va la fragiliser a long terme (thèse du Joker ), car elle force l’espece a effectuer une bifurcation qui réduit ses possibilités de choix futur…
        Ce sont les especes les moins évoluées (les « bruits » du signal) qui pourront survivre lors d’ une forte perturbation exogène (periode glaciaire , épidémie …)

      9. @ Kercoz
        « Je propose une solution Darwin a tort et raison .
        L’évolution -selection , en perfectionnant la sélection (génétiquement et peut etre culturellement), permet a court terme (c’est qd meme des durées énormes) permet a une espece de dominer sa prédation …..mais va la fragiliser a long terme (thèse du Joker ), car elle force l’espece a effectuer une bifurcation qui réduit ses possibilités de choix futur… »

        Ce que Thom résume: « les pseudo-solutions ont souvent une efficacité locale indéniable mais le fait d’insister dans ces pseudo-solutions au-delà d’une certaine limite engendre très vite une situation analogue à celle due à l’hybris: un mécanisme qui est apparu avantageux jusqu’à ce qu’il se révèle désastreux au-delà d’un certain seuil… » Paraboles et catastrophes p.118

      10. @ jicé 27 avril 2012 à 20:12

        Êtes-vous un autre genre de Jducac, une personne totalement fermée sur un discours, incapable d’intégrer le propos d’autrui, surtout lorsqu’il corrige chez vous une erreur? C’est vraiment désolant, cette sclérose mentale, ça tourne au marmottage, quoi.

        Sauf à déclarer le contraire, il me semble que, comme la plupart des gens, vous aspirez à être considéré comme un humaniste respectueux de vos semblables. Êtes-vous bien dans ce cas lorsque, comme hélas trop d’intervenants, vous vous employez à stigmatiser, à désigner à la vindicte, quelqu’un qui s’efforce de mettre en évidence certaines failles de logique dans les idées exposées, en évitant de porter de jugement de valeur sur les personnes qui les exposent ?

        Pensez-vous œuvrer en humaniste lorsque vous poussez vos lecteurs à la division, à l’opposition, lorsque vous leur désignez un bouc émissaire, un modèle de contradicteur à condamner, à exclure du débat, au lieu de trouver dans ce qu’il écrit, ce qui vous rapproche de lui, tout en continuant à travailler sur les sujets pour lesquels les positions divergent encore.

        Oui, quand je pense que des idées me semblent être dans l’erreur, je le dis et je m’efforce de le prouver en argumentant et en apportant des preuves d’incohérence. De mon côté je développe mes arguments et j’attends que l’on prouve mes erreurs, ce que certains sont souvent bien en peine de faire, tant ils donnent l’impression de restituer des idées qu’ils n’ont pas eux-mêmes conçues, ni soumises à leur propre analyse critique.

        Ainsi, je suis en parfait accord avec Paul Jorion lorsqu’il dit, page 30 du Capitalisme à l’agonie (Fayard) « le capital est une ressource » mais je ne le suis plus lorsqu’il ajoute « qui manque à l’endroit où elle est nécessaire pour permettre un processus économique de production de distribution ou de consommation ». Il devrait à mon avis ajouter « parce qu’on ne l’a pas assez économisée, épargnée, maintenue à niveau à cause d’une absence de prise en compte du futur »

        En outre, je pense, personnellement, que dans le système économique, l’homme est une ressource et donc un capital que l’on désigne assez souvent par « capital humain » appellation que condamnent certains, et notamment notre hôte.

        Ainsi, je soutiens Paul Jorion, pour ce qu’il est et ce qu’il fait, sans être en accord avec toutes ses idées. Il me semble que les vrais humanistes reconnaissent à chacun sa liberté de penser, et ce d’autant plus qu’il justifie ses prises de position. Je me félicite d’être en accord avec certains sur certains points, et me sens en devoir de ne pas abandonner mes conceptions tant que je pense être dans le vrai, là où je vois les autres persister dans l’erreur.

        J’espère qu’avec le temps, et en approfondissant leur réflexion, ils finiront par se rapprocher de mes propres visions. Être les plus nombreux, au sein d’une communauté, à penser la même chose n’est pas une garantie d’accès à la vérité. C’est ce qui m’a amené à faire référence à Galilée. Certains, dont mon ami Fod, faute de pouvoir démolir mon argumentation, se sont vite empressés de dire que je me prenais pour Galilée. Ou ils ont utilisé d’autres procédés pas très fairplay visant à brouiller mon image. Grand bien leur fasse, à eux qui se croient profondément humanistes.

        Oublient-ils qu’ils le sont probablement beaucoup moins, lorsqu’ils visent à liguer les uns contre les autres ?

    2. JduCAC40

      Ainsi, je suis en parfait accord avec Paul Jorion lorsqu’il dit, page 30 du Capitalisme à l’agonie (Fayard) « le capital est une ressource » mais je ne le suis plus lorsqu’il ajoute « qui manque à l’endroit où elle est nécessaire pour permettre un processus économique de production de distribution ou de consommation ». Il devrait à mon avis ajouter « parce qu’on ne l’a pas assez économisée, épargnée, maintenue à niveau à cause d’une absence de prise en compte du futur »

      Quand on commence par « je suis d’accord », il faut aller tout de suite au « mais ».
      Paul, comme tout économiste honnête
      (soit environ 1% pas au service direct ou indirect du capital)
      constate une crise classique d’ accumulation du capital,
      mais amplifiée par l’endettement comme jamais.
      Les capitalistes ne trouvant plus de terrain d’investissement productif,
      se vautrent dans le luxe bling bling et la spéculation,
      tandis que 99 % des ménages et l’Etat,
      asséchés par ces mêmes capitalistes,
      s’endettent jusqu’à conduire un vieux mode de production à l’agonie.

      Le CAC40 réfute le bouquin de Paul.
      J’imagine que l’inverse lui poserait un gros problème,
      au moins épistémologique…

  10. Un relent (?) de nostalgie, ça nous parle d’un temps, solutions (recettes ?) des années 50.

    A la poubelle toutes les vieilleries !. Ils disent « il faut être moderne non » (et ils clignent de l’oeil) ? En quelques 40 ans d’accélération du « progrès » on a détruit bien plus que la planète.

    Car un tag n’est pas une mosaîque (ou La Joconde), une baudruche n’est pas une sculpture, une fausse note reste une fausse note, même les anciens Grecs savaient ça, il y a plusieurs milliers d’années, et respiraient ces forces (intangibles ?) qui stucturent l’harmonie, le beau …

    Je regarde quelquefois l’émission « Des racines et des ailes » (émission à forts relents du passé – quasiment subversive), et mesure ainsi le chemin parcouru.

    Aristote, c’est pas le vieux prof de philo cacochyme qu’on a enterré la semaine dernière ?

    http://www.youtube.com/watch?v=znmKx65RqGA

    1. « Des racines et des ailes » émission subversive ??? Mais pas du tout, complètement dans l’air du temps au contraire et dans l’axe qui consiste à faire de notre pays un vaste parc touristique, une ère d’économie de sous-développement…

  11. Juste pour meubler.

    « Dans tous les cas que j’ai cités [crise politique, économique, biologique] la crise intervient chez le sujet à cause d’une absence ou d’une ambiguïté de son objet « normal » (il n’y est plus, il y en a trop, etc.) due à la présence d’une situation conflictuelle dans le milieu. Résoudre la crise signifie alors choisir un objet opportun où le sujet retrouve son propre objet « naturel » et sur lequel le sujet peut agir (par exemple la capture): ce mécanisme d’extinction des crises -qui ramène le sujet à une sorte de « credo » rassurant- est à ce point efficace que parfois le sujet, incapable de saisir la cause véritable de son mal, se forge un faux objet sur lequel agir, ce qui a pour résultat d’éliminer (seulement) les aspects psychologiques de la crise en question. En biologie et également en sociologie, ces pseudo-solutions sont très nombreuses. Qu’il nous suffise de penser tout simplement aux boucs émissaires auxquels la communauté sociale en crise recourt trop souvent (le cas des persécutions et des guerres provoquées par le régime nazi est typique). Or, les pseudo-solutions ont souvent une efficacité locale indéniable, mais le fait d’insister dans ces pseudo-solutions au-delà d’une certaine limite engendre très vite une situation analogue à celle des crises dues à l’hybris: un mécanisme qui est apparu avantageux jusqu’à ce qu’il se révèle désastreux au-delà d’un certain seuil… »
    René Thom, Paraboles et catastrophes p.118

      1. @ KIMPORTE

        Il me semble clair que l’on rentre dans la phase « fausses solutions » et « boucs émissaires ».

        Pour moi le mécanisme avantageux jusqu’à ce qu’il se révèle désastreux est le libéralisme.
        Ama la vraie solution ne pourra apparaître que lorsque le dogme libéral aura sauté c’est à dire lorsque le darwinisme sera ramené à ce qu’il est dans la théorie de l’évolution, c’est à dire peu de choses. C’est exactement ce dont l’oeuvre de Thom parle.

    1. Merci pour votre réponse apportée à mon commentaire précédent.Votre angle d’approche et votre lecture de la situation de crise que nous traversons ( neuve pour moi ) rejoint la lecture spirituelle et métaphysique qui a alimentée ma réflexion jusque là.

      La crise est globale et certainement le prélude d’un saut évolutif au niveau humain,terrestre et cosmique car tout est interconnecté, du microcosme au macrocosme.
      La vie poursuit son expansion au-delà de nos consciences limitées …

      Bien à vous et encore merci pour votre « lecture » de la situation !

      1. merci basic rabit pour la reponse et effectivement béa , j aurai tendance a partager votre sensibilité …. sans negliger les soubresauts , les souffrances, etc que le processus a deja enclenché et qu il va amplifier

  12. Le progrès technique n’est pas incompatible avec la régression sociale
    le progrès technique flatte l’égo mais induit invariablement une régression sociale et spirituelle
    Car la base de tout progrès social et spirituel c’est le contrôle voir la dissolution de
    l’égo,
    Vous êtes supérieurs
    Vous êtes des êtres supérieurs
    Vous êtes les défenseurs du bien
    Vous êtes la fierté de la nation et du monde des lumières
    Vous êtes ce que l’humanité a fait de mieux
    ad lilbitum
    Maintenant vous êtes prêts pour la guerre vous vaincrez parce que vous êtes supérieurs en tout et ça va aller très vite..Vous allez devenir riche parce que vous êtes intelligent,
    vous allez avoir du pouvoir parce que vous êtes les meilleurs, vous soumettrez les peuples parce que vous êtes supérieurs en tout et que vous savez mieux que les peuples ce dont ils ont besoin.

  13. ALLER AU BAIN LES ENFANTS !
    Aller à la salle de bain, le saviez-vous, représente une version sécularisée de la Madone et des enfants. Le fait d’aller à la salle de bain, illustre un changement radical dans notre comportement, dans un lieu séculier (laïc), s’il en est, où tout est lisse et où l’on peut idéalement se transporter au-delà de nos préoccupations de la vie quotidienne. À méditer seul ou en compagnie.

  14. Finalement, quant on lit les réactions au ralenti des décideurs européens, additionnées aux sentences prononcées par les agences de notation, on réalise combien toutes ces élites sont à côté de la plaque.

    Les uns jettent à la figure des autres des mots comme « relance, relance », tels des cabris sautillant sans bien savoir de quoi ils parlent. Ni même proposer de vraies orientations de relance, telles des politiques de grands travaux consacrés à l’écologie ou à la relocalisation des industries.

    Les autres prônent une rigueur pire que les saignées du moyen-âge, le regard plein de commisération pour tous les impécunieux de la terre qui les ont si bien gavés pendant les années fastes… et qui continuent de le faire durant ces années de disette par la magie du remboursement coûte que coûte. La vertu rend parfois totalement aveugle.

    Ah que les bonnes consciences de tous ces électrons tournoyant autour du noyau en fusion me font horreur ! Et que se faire traiter de tous les noms – ou pire, se faire disqualifier pour oser affirmer qu’il faut urgemment changer de système – peut m’être pénible.

    Tous savent confusément que le système s’écroule et tous tentent de sauver les meubles et leurs maigres avantages conquis ou hérités. Certains, ignorants ou mal informés, s’arque boutent sur des réactions du type « arrêtons de nous poser trop de question et bossons » sans même se poser la question de savoir si le travail est disponible pour tout le monde ou si certains boulots ont encore du sens à l’ère du numérique et des révolutions qui s’en viennent. Alors on se braque. Façon ancien régime caricatural pour les uns. Façon bourgeoisie sûre de son fait de l’autre. On encore façon réac pour les exclus de plus en plus nombreux de ce jeu mortifère.

    Que faudrait-il pour qu’une vraie révolution de penser (avec « er » svp) se produise chez tous ces leaders ? Et notamment pour le vainqueur des élections chez nous ? Le chaos ? La guerre ? La ruine ? La paix et l’humanité ne valent-elle pas mieux que ça ?

  15. Bon d’accord modérateur, c’était hors-sujet!… Mais quand même, voilà une mise au point intéressante; on s’éloigne peut-être d’une guerre, non?…
    Cette mise au point n’est pas une découverte, tous les medias le savaient mais il était pour le moins périlleux de le dire. Alors quand Dan Meridor le dit, on avance…

  16. On crie haro sur les très hauts revenus en voulant les taxer à 75 % au-delà d’un million d’euros par an et on ne dit rien sur les fortunes privées 1000 ou 10000 fois supérieures, comme s’il ne s’agissait pas des mêmes euros, comme si les détenteurs d’actions ou de biens immobiliers ne pouvaient pas les vendre et les bouffer ! Il y a là une incohérence fondamentale du raisonnement.

    Qu’on le veille ou non, après l’effondrement du système communiste, le Monde entier s’est retrouvé dans un système capitaliste caractérisé par la propriété privée des moyens de production où un petits nombre d’individus sont riches à millions, à milliards, à l’infini…

    C’est justement pour atténuer le contraste entre les revenus du travail managérial et les (revenus + fortune) des actionnaires que la rémunération de managers a été gonflée au point que l’on sait. Sinon, il y aurait une inquiété criante au détriment des grands mangers…

    Pour monsieur Tout-le-monde, le seul moyen d’admettre cette dure réalité est d’ignorer la jalousie et de faire confiance à la théorie du « ruissellement ». Ruissellement de l’argent comme ruisselle le champagne qu’on verse au sommet d’une pyramide de verres et qui, débordant du premier verre, va remplir tous les étages inférieurs de la pile. Pour que cela marche comme cela a marché pendant des siècles, il ne faut pas qu’il y ait trop de tuyaux au milieu des verres. Or aujourd’hui, ces tuyaux sont nombreux : paradis fiscaux, mondialisation, etc..

  17. Allez, encore quelques semaines et la Coupe d’Europe fera oublier au petit peuple pourquoi il devait se révolter…
    A ce propos, je suis sûr que les clubs de foot au bord de la faillite (espagnols surtout) sont maintenus en vie car ils sont une soupape de sécurité d’une grande partie de la société. Laisser couler ces clubs, voilà ce qui rendra la foule plus nerveuse.

    1. Pas du tout. L’élimination du Real aux mains des allemands et du Barça par les anglais montre bien les dangers de l’ordo-libéralisme des uns et de l’ultralibéralisme des autres. Sainte Marie, patronne des neuneupéens et des petits choux, protégez-nous !

  18. Pardonnez ma question de béotien Mr Jorion: « Mais quelle est la différence entre liquidité et pognon ??? »

    1. @ Macarel

      La « liquidité » dont parle Paul, c’est la liquidité des marchés financiers, c’est-à-dire la capacité à acheter ou vendre des actifs sans variations de prix trop importantes. Le pognon, c’est l’argent liquide que vous avez dans la poche.

      1. Le pognon, c’est l’argent liquide que vous avez dans la poche.

        Ou que vous auriez dans votre poche, éventuellement… 😉

        Ce doit être les paroles les plus prononcées dans toutes les langues ? Non ? Enfin, le malesh, sans doute pas trop tout de même, c’est quand même emmerdant dans un monde où tout est marchandise…:

        mafish fluz!… Malesh !

      1. C’est un peu comme si on était trop resté dans le même bain.
        Maintenant il a tiédi et on se recroqueville sans oser sortir un bras : brrrr

        Le bain, c’est notre cadre et nos postures mentales.
        Les innovations se font toujours faites en sortant du cadre, osons sortir du cadre.
        Sortir du cadre c’est prendre conscience d’un autre point de vue, ce blog nous y aide.

  19. les candidats ne veulent pas faire ce qu’il « faudrait faire » (notamment les recommandations de Paul Jorion) de sorte que l’agonie continue…jusqu’à quand ???

    Nicolas Sarkozy a complètement oublié (occulté) son discours de Toulon en 2008 ! et pourtant son application ( ou un début d’application) serait la bienvenue, il est étonnant que son adversaire ne le lui rappelle pas ..!
    aurait-il intérêt à ne pas en parler lui aussi ???

    1. Poser la question c’est y répondre.
      Les deux candidats sont pour l’austérité.
      Il n’y a pas d’austérité de droite ou d’austérité de gauche.
      Il y a l’austérité.
      Par exemple les remèdes de cheval infligés à la Grèce.
      Si les discours s’infléchissent en cette première semaine de campagne de second tour on ne peut que s’en féliciter, mais il y a loin de la coupe aux lèvres.
      Nous mourrons de soif avant !

      1. Exact.
        Mais il faut plus se méfier que se féliciter
        des « infléchissements » des discours politiciens,
        professionnels de la lutte des places.
        Certains parlaient même de « révolution » en meeting le soir
        et disaient le matin aux Echos:
         » les investisseurs n’ont pas à avoir peur de mon projet »…
        La répétition, mais en farce, du modèle Mitterrand.

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