Dans les allées du pouvoir, les banquiers à la manœuvre, par Marie-Jeanne Pasquette

Billet invité.

Les activités de détail d’un côté, la finance de l’autre: très hostile à ce projet, le secteur bancaire met en oeuvre ses réseaux pour infléchir dirigeants politiques et institutionnels.

Banquiers contre politiques. A l’affiche depuis la crise financière de 2008, ce combat-là va bel et bien se tenir au début du quinquennat. Et il promet un certain nombre de directs et de coups tordus. Peu importe le vainqueur de l’élection, à droite comme à gauche, le pouvoir politique veut en découdre. La partie adverse s’y prépare avec soin. Car, pour les banques, l’objet de la rencontre est vital, au sens organique du terme : à Bruxelles comme à Paris, il est question de les couper en deux. De mettre d’un côté les activités classiques de crédit, de l’autre, la banque de marché. De séparer les bons vieux guichets des sulfureuses salles de trading. Les principaux intéressés veulent rester “entiers” et garder leur modèle de banque… universelle, Alors, qui va gagner ?

Une chose semble sûre : “la finance sans visage” jetée en pâture par François Hollande vit une mauvaise passe. Et même auprès de Nicolas Sarkozy, réputé plus conciliant, les banquiers ont moins la cote. Il y a seulement un an, il aurait suffi à Michel Pébereau, l’ex-patron de BNP Paribas, de décrocher son téléphone pour persuader un candidat politique ou un régulateur de revenir à de meilleurs sentiments vis-à-vis du secteur financier. Mais, depuis la crise des dettes souveraines, “le patron influent a perdu en crédibilité, il a défendu trop longtemps la banque à tout faire”, constate Christophe Nijdam, analyste à AlphaValue. François Pérol (BPCE), Frédéric Oudéa (Société générale) et François Villeroy de Galhau (BNP) prennent la relève. A chacun son interlocuteur, à chacun son apostolat. Le patron de la BPCE reçoit les économistes d’Attac. Celui de la Société générale, qui représente ses pairs à la Fédération bancaire française (FBF), rend visite au directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici. Horreur, les socialistes seraient tous séduits par le modèle pernicieux du Britannique sir John Vickers. Partisan d’isoler les activités à risques dans les banques, son projet devrait s’appliquer en 2018 au Royaume-Uni, contre la volonté de la City.

Le plan Volcker – l’ancien directeur de la Fed, qui lui se bat à New York pour contraindre les spéculateurs – fait aussi son effet au PS. Ni une ni deux, la FBF se presse à nouveau rue de Solférino pour dire tout le mal qu’elle pense du “séparatisme anglais” aux deux caciques socialistes Michel Sapin et Laurent Fabius. Le lobby aurait obtenu un délai : les proches de Hollande lui conseilleront, en cas de victoire, d’attendre octobre pour engager tout processus législatif au sujet de la séparation des banques. Ouf ! A Bruxelles, la commission présidée par le Finlandais Erkki Liikanen aura d’ici là entendu une quarantaine de banques européennes et rendu son rapport. Le lobby compte sur ce délai de six mois pour affûter son argumentation.

Et, au chapitre des éléments de langage – et de chiffrage -, il peut compter sur une fine lame : Pierre de Lauzun, à la fois directeur général délégué de la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers (Amafi). Il ferait comprendre la complexité des subprimes à un enfant. Avec un brin de partialité. Son principal argument pour contrer Vickers et Volcker a longtemps été un sophisme : “La séparation des métiers bancaires est inutile puisqu’elle n’a pas évité la faillite de Northern Rock ou de Lehman Brothers.”

Mais il ne suffit pas de convaincre les partis politiques. La finance doit se mettre les autorités de contrôle dans la poche. Les Américains appellent cela “la capture du régulateur”. Et, là encore, les mots glissés ici ou là finissent par produire des effets. Danièle Nouy, bras droit de Christian Noyer et secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel, n’a-t-elle pas déclaré qu’elle préférait voir les activités spéculatives à l’intérieur des banques plutôt qu’à l’extérieur pour pouvoir les superviser ?

Le lobby vient même de trouver deux alliés inattendus : la CGT et la CFDT des branches bancaires ! Ces syndicats s’opposent à la séparation des métiers bancaires, avec un argument : “L’activité des réseaux de détail n’est pas viable sans les profits des marchés.” Autrement dit : casser la banque mettrait en péril des milliers d’emplois. Guichetiers, traders, lobbyistes, même combat !

Le lobby bancaire

La Fédération bancaire française a pour dirigeants: Frédéric Oudéa, président, Ariane Obolensky, directrice générale, Pierre de Lauzun, directeur général délégué.

Son budget: 38 millions d’euros.

Son mode opératoire: formuler des argumentaires, financer des études et des sondages pro domo, trouver des relais d’opinion. 

 

Originellement publié sur le site de L’Expansion en ligne le 25/04/2012 à 08:00

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74 réflexions sur « Dans les allées du pouvoir, les banquiers à la manœuvre, par Marie-Jeanne Pasquette »

  1. Pierre de Lauzun, en fait, nous nous connaissons. Je lui ai parlé une fois, en 1991 : il m’a appelé dans son bureau et m’a appris qu’il me virait. Il a été très gentil, il m’a dit : “Mon cher ami, je n’ai rien à vous reprocher, vous avez simplement la malchance d’avoir travaillé pour X”. Il avait remercié X quelques mois auparavant. Ce qu’il a ajouté à son propos m’a fait comprendre que la conversation qu’il avait eue avec X dans les mêmes circonstances avait dû être beaucoup moins courtoise !

    1. N’était-ce pas son ancêtre Duc qui était favori de Louis XiV ?

      On a l’hérédité qu’on peut…

  2. Bonne nouvelle quand même, dans le sens où des hommes de pouvoirs essayent tout de même d’assainir le cartel bancaire…
    Un nouveau glass steagle act?…. même en Angleterre?
    J’en rêve! Reste à voir la contre offensive de la city…

    1. C’est un glass-steagall “light”…….
      On sépare les activités au sein du même établissement.

  3. « L’activité des réseaux de détail n’est pas viable sans les profits des marchés. » C’est un mauvais gag ? Et la faillite des banques grâce aux activités sur les marchés, l’achat de titres pourris, les pertes phénoménales, et j’en passe. Je préfère encore écouter Paul chanter du country plutôt que de lire de telles sottises. Diable !

    1. @ Karluss
      Oui ils ont vraiment besoin de temps pour affuter leurs arguments et ils espèrent peut être d’ici là une guerre ou une nouvelle catastrophe nucléaire pour qu’on les oublie 🙂
      Ils voulaient peut être dire l’inverse: ” L’activité des marchés n’est pas viable sans l’activité des réseaux de détails” Là ça a du sens vu que dans ce cas on ne peut plus prendre en otage les épargnants en cas de problème.

      1. allfeel, bon feeling ; sinon je crois difficile d’imaginer les partenaires sociaux prétendre de telles inepties. Pour cette raison ce billet prend des allures de propagande sur son final. C’est désolant…

    1. @ edith
      Oui pour un grand référendum. Mais prenons garde, une fois porté au balcon, que l’impatience ne nous pousse qu’à vouloir s’habiller comme le premier venu, comme tout le monde. C’est le risque. Dès que l’un met son géranium sur le balcon, avez-vous remarqué, vos voisins par mimétisme font pareillement.
      Aurons-nous assez de volonté et de courage pour inscrire en garantie, la qualité de grands services publics dans une Constitution Européenne ?

      “L’ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s’y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l’ennemi est à nos portes.” Pierre DESPROGES

  4. Que le sujet soit sous le tapis depuis la crise des subprimes, et sur le tapis depuis la crise de la dette est déjà un progrès notable. Pour l’instant, il n’est pas dans les programmes des débats des parlements, il faut sans doute attendre la prochaine crise qui ne saurait tarder.
    Mais la séparation évoquée ne répond pas à la totalité du problème que posent les liquidités car il est quadruple :
    – assurer la circulation des liquidités entre le compte de l’acheteur et celui du vendeur,
    – assurer la sécurisation de l’épargne de précaution contre les aléas et en particulier contre l’inflation,
    – assurer des manière contrôlée les recours au crédit, quand c’est objectivement nécessaire,
    – procurer aux détenteurs de capitaux importants des plus-values recyclables en capitaux, et/ou des rentes, sans se compromettre dans des activités triviales de fabrication de produits ou services adaptés à leurs besoins et aux autres.
    C’est le quatrième alinéa, à mon avis le moins nécessaire, qui mobilise le plus d’ingéniosité. Les dispositions justifiées par la prégnance des trois premieres composantes sont détournées au service de la quatrième.
    La dichotomie envisagée ne devrait être vue que comme une étape intermédiaire pour aller bien plus loin dans la réflexion et la proposition.

    1. J’ajouterai deux propositions:
      Fin de la loi Pompidou/Giscard:
      Celle qui permet aux banques d’emprunter a la banque de France a 0% et a prêter a l’état a x+3%
      Intérêt de la dette de l’état ramenée a 0%
      Avec effet rétroactif: Tout intérêt déjà payés devant être déduit du principal.

      1. Au moins annuler la partie prime de risque du taux d’intérêt, puisque apparemment il n’y a pas de risque. Rétroqctivement, bien sûr.

  5. Tout cela est bien gentil mais que va t-on faire des dettes et expositions en cours (des dizaines de trillions). Car tout est interconnecté, si les banques européennes dans leur partie spéculative sautent (Boum), par le bias des couvertures réciproques, et comme elles achètent massivement les govies des états faillis (ex les banques espagnoles celles d’Espagne), ça va faire mal pour certains états …. BOUM
    Bref cela ne sert à rien maintenant et en admettant qu’on y parvienne (ils vont acheter tout le monde comme depuis 100 ans aux USA). Je n’y crois pas, pour moi c’est du vent électoraliste.

  6. Il y a plusieurs façons de séparer les activités bancaires, plus ou moins efficaces, avec ou non des mesures de régulation et de contrôle des activités, mais d’autres sont plus compétents que moi pour les expliciter.
    D’autres pistes doivent être explorées, sur le shadow banking, dark pools dans les paradis fiscaux pour les contrôler, interdire à travers les chambres de compensation comme Clearstream, Swift, Eurex Clearing. Bizarrement, on a réussi à bloquer les échanges financiers de l’Iran, notamment par Swift, mais rien sur les paradis fiscaux….
    Mais aussi un vrai audit bancaire (hors bilan) et de la Dette

    1. Il faut se souvenir que la CFDT section finances cad Tresor était membre d’ Attac et donc pour la séparation logiquement. Ceci a donc fait l objet de débats. La pièce est tombée du mauvais cote

  7. Croyez-vous que quelqu’un va exiger quoi que ce soit des banques alors que les débats de fond ont été totalement occultés de la campagne présidentielle qui,justement fauie de débat sérieux tourne à la “foire d’empoigne”,cirque ou foire qui cachent mal les accords profonds dont l’électeur est le principal oublié

  8. Lauzun a raison et les syndicats aussi.
    Cette séparation ne sert à rien.
    Mais ça se bagarre “dedans” et c’est ce qui “compte”.
    Bien Marie-Jeanne…

  9. Le lobby vient même de trouver deux alliés inattendus : la CGT et la CFDT des branches bancaires !

    ” Krasucki kiki
    Syndicats caca ”
    Coluche

    1. la CGT et la CFDT des branches bancaires ! Ces syndicats s’opposent à la séparation des métiers bancaires, avec un argument : « L’activité des réseaux de détail n’est pas viable sans les profits des marchés.

      Quelqu’un du syndicat bancaire pourrait confirmer cette affirmation? Qui me parait étrange compte tenu que TOUTES les banques sont dans le rouge – Voire les 1Milliars d’euros – qui leur ont été alloués il n’y a pas si longtemps, La simple logique serait que si les départements sont séparés (essentiellement pour ne pas mélanger les genres), leur profit,si il y en a, devraient être partagés ce qui ne changerait rien pour les employés. Ce genre d’affirmation a pour conséquence une rhétorique antisyndicale comme on peut le voir sur les commentaires. La question: C’est bien les syndicats qui sont responsables de cette crise? N’est-ce pas madame LaPen? A qui profite le crime?

      1. Ce genre d’affirmation a pour conséquence une rhétorique antisyndicale comme on peut le voir sur les commentaires. La question: C’est bien les syndicats qui sont responsables de cette crise?

        Attention s’il vous plait à ne pas faire dire n’importe quoi aux commentaires !
        A propos des syndicats, intéressez-vous à la grande grève en Guadeloupe il y a deux ans et aux comportements des états-majors parisiens .
        Bon weekend du 1er mai à vous atanguy ! Et à tous les lecteurs du blog bien sûr .

  10. Pierre de Lauzun ne semble pas être gêné d’avoir en même temps la double-casquette de délégué général de la Fédération Bancaire Française (FBF) ET de délégué général de l’Association des marchés financiers (AMAFI). Bonjour le conflit d’intérêt… Quant aux syndicats bancaires de branche, s’ils font ainsi l’union sacrée avec leurs patrons, c’est qu’ils ont été phagocytés par le discours de leurs dirigeants. A noter les contradictions de ces syndicats, d’une part avec leurs propres instances nationales et européennes (en faveur de la séparation), et d’autre part avec eux-mêmes: ils se plaignent de l’amalgame entre guichetiers et traders et quand on leur propose de couper les deux (donc éradiquant la cause de l’amalgame), ils ont (à tort) peur pour leurs jobs (qui va pleurer sur des suppressions de postes à NYC et Londres en salles de marché?). Dire que sans les activités de marché, la banque de détail en France n’est pas rentable est tout simplement faux. Le sacro-saint ROE des activités de retail banking, de la BNP par exemple, tourne aux alentours de… 19% en France en 2011!

  11. M JORION,

    Merci pour le temps que vous accordez à la lecture de ce message. Je me décrirais comme un “simple citoyen” mais qui depuis un bout de temps s’intéresse, avec avidité, au fonctionnement de l’économie. J’ai presque fini la lecture de votre livre: “l’argent mode d’emploi”. Et si le capital, là il est concentré, n’est pas réinvesti dans la production (et donc créateur d’emploi) c’est l’endettement des pauvres qui, ayant gonflé la demande, serait à même de créer de l’emploi. C’est, d’après ce que j’ai réussi à comprendre, un système qui court-circuite toute la logique de Quesnay, dont on doit tant pourtant. Je pense que dans l’esprit de Quesnay il était clair que l’Etat devait pallier à ce défaut de “recyclage” du capital en “absorbant” ce dernier dans des dépenses d’infrastructures génératrices d’économies d’échelles, de valeur ajoutée et donc d’emplois. Or dans le contexte que nous vivons actuellement, l’état français, par l’impôt, a tendance à gonfler la demande chez les pauvres comme le font les établissements de crédits US.
    Je crains que le défaut de “recyclage” du capital, résultant du gonflement – artificiel – de la demande par l’endettement des pauvres et qui donc n’appelle que lui-même et encore plus de pauvreté, n’ouvre grand la porte à la politique et sinon à la technocratie (c’est-à-dire la politique pour la politique). Cette dernière n’aurait même pas besoin de s’imposer dans la mesure où elle serait sollicitée.

    Enfin voici le fond de ma pensée: je crois que cet appel à la technocratie (ou au nationalisme si c’est l’extrême-droite qui l’emporte) découle du fait que nous tous, peu importe nos sensibilités, faisons – sans doute inconsciemment – peser sur la monnaie la charge du consensus social que nous ne nous donnons pas les moyens d’anticiper par ailleurs. Et je pense que la porte ouverte à la politique et à la technocratie (et bientôt peut-être au nationalisme) n’est en réalité pas moins que le révélateur de cette charge que nous faisons peser sur la monnaie. Je pense qu’en oubliant cette charge quand la conjoncture est bonne ou qu’en niant son existence quand elle est mauvaise, la pensée libérale actuelle crée elle-même les conditions de sa propre destruction, puisque cette charge peut ouvrir la porte à la politique, la technocratie et demain qui sait le nationalisme ou encore la religion.
    J’ai 27 ans et lorsque je parle à des jeunes de mon âge qui sont plutôt de tendance libérale, je suis effaré de voir avec quelle insouciance et quelle légèreté ils parlent de cette crise, comme si les théories qu’ils/elles ont apprises (même si elles sont de qualité) leur assuraient les certitudes pendant à cette insouciance et à cette légèreté. Et quelque part, je me demande si ces personnes, toujours par insouciance et légèreté, ne seraient pas prêtes à accepter de nouvelles certitudes que par exemple un nouveau changement de conjoncture “imposerait”. En d’autres termes, je me demande si ce ne serait pas ces mêmes personnes qui feront les technocrates de demain, un petit peu à la manière des soviétiques bien lotis qui sont devenus oligarques bien placés à la chute du mur. Et si tel est le cas, c’est sans doute parce qu’en amont la pensée libérale s’est reposée sur ses lauriers (quoi de plus normal après tout quand on se rend compte que les analyses de Quesnay ou Schumpeter sont plus en rapport avec la chimie qu’avec l’économie, et ont donc un fondement scientifique que le lecteur ne discute plus).

    Pour que vous ne me preniez pas pour une sorte de clown d’internet – bien que j’ai bien un gros nez rougeâtre planté au beau milieu de ma face – j’aimerais vous expliquer d’où me vient l’idée que l’on fait peser sur la monnaie la charge du consensus social. Je tâcherai d’être court.

    Je me suis beaucoup intéressé à l’histoire de la monnaie et j’ai appris qu’au Moyen-Age, et au cours des siècles l’ayant précédé -depuis le néolithique supérieur-, les gens créaient leur propre monnaie avec des bouts de bois. Voici comment: deux producteurs A et B se rencontrent au marché du village et se promettent dans un mois d’échanger leurs marchandises respectives (a et b). C’est une banale opération de troc. Seulement voilà, en cas de défaillance de livraison, ils enregistrent leur transaction sur des bouts de bois. A détient le bout de bois où est calibrée par un marquage la notion “B me doit b + intérêts en nature” et B celui qui dit “A me doit a + intérêts en nature”. Un mois après, disons que A est défaillant et que B honore son engagement. B lui ayant livré la marchandise b, il obtient de A qu’il lui rende le bout de bois “B me doit b + intérêts” mais comme A est défaillant, il conserve le bout de bois “A me doit a + intérêts”. A ce moment-là, B peut soit attendre que A lui fournisse “a + intérêts”, soit déposer son bout de bois “A me doit a + intérêts en nature” au marché contre un autre bout de bois ou une autre marchandise et A se verrait donc devoir payer “a + intérêts en nature” au marché. C’est là que le marché du village intervient comme une chambre de compensation. Pour ce faire, il peut payer ou demander à être payé avec ses propres bouts de bois (qu’il émet), qui ont ainsi valeur d’étalon (ou de calibrage des autres marchandises). Il peut sinon lever un impôt pour avoir les réserves nécessaires au système de compensation. En bref, dans un tel contexte où la monnaie est créée à partir d’un ensemble de x transactions données sur une durée t, ce n’est pas elle qui porte la charge du consensus social, puisque c’est le consensus social lui-même, décliné sous la forme des x transactions sur une durée t qui l’a créée. Alors vient la question, à mon sens primordiale, sur quel support est-ce que les gens à l’époque faisaient peser la charge du consensus social?
    Il suffit de transposer ce qui se passe dans la crise actuelle au contexte de l’époque pour le découvrir. L’abondance de liquidités (en nature – commodités – ou en bouts de bois) que détenaient certains marchés comparativement à d’autres allaient dans la poche du prince (propriétaire des terres et du marché) et celui-ci avait de quoi financer sa petite guerre et payer des mercenaires pour étendre son domaine et – l’espérait-il – le pouvoir de ses bouts de bois (de sa monnaie) avec. Et puisque l’abondance générée par le système bouts de bois générait – par le truchement du pouvoir autocratique des princes – des guerres de territoire, la charge du consensus social reposait en toute logique sur la diplomatie, ou l’art d’éviter les guerres. Il y a eu des époques où ce consensus social a fort bien marché et a permis la prospérité de structures comme la ligue hanséatique par exemple. Mais j’ai l’impression qu’au fil de l’Histoire, au vu des guerres trop fréquentes (être mercenaire était sans doute un métier comme un autre) des gens se sont, pour établir la paix, “attaqué” au système bouts de bois pour institutionnaliser la création monétaire. L’exemple le plus probant est sans doute le coup d’état du Stadhouder des Pays-Bas en Angleterre en 1689. La Banque d’Angleterre (qu’il a instaurée) a par la suite commencé à court-circuiter le système de compensation du système bouts de bois avec le système de réserve fractionnaire et mis plus d’un siècle pour acheter tous les bouts de bois, pour au final les brûler dans l’enceinte du parlement anglais de l’époque. C’est malheureusement l’édifice entier qui s’est effondré suite à cela et il a fallu le reconstruire (d’où le si prestigieux Big Ben). Au passage les bouts de bois en question se nomment “Tally Sticks” en anglais et on en retrouve aujourd’hui qui ont survécu en Angleterre mais aussi en Suisse et ailleurs. Le terme Tally Stick a d’ailleurs donné le terme “stock holder” en anglais (“le teneur du bâton”).
    La création monétaire ayant été institutionnalisée (“prix à payer pour la paix”), il y a eu, selon moi, un déplacement “par vase communicant” du consensus social depuis la diplomatie vers la monnaie, et donc vers “l’opinion publique” (ou la conception moderne de démocratie) si la monnaie venait à être absente (raréfaction du crédit).

    Je crois que la science économique des dernières années a passé trop de temps à chercher à convaincre des gens (“l’opinion”) de la véracité de mécanismes qu’ils reconnaîtront forcément en ayant pu eux-mêmes les appliquer. Il n’est pas utile de convaincre sur des arguments déjà démontrés par la logique, les gens s’en convaincront tous seuls. Mais pendant ce temps-là, des thèses “de gauche” ont pris plusieurs trains d’avance et capté le gros du consensus social. Elles ont préparé les esprits à une politique de relance de la demande par le truchement de l’Etat, que les pauvres paieront par l’impôt (à défaut de vraiment “faire la peau” aux paradis fiscaux). Si elles y sont arrivé, c’est selon moi parce que les gens ayant vu que beaucoup de multinationales (et même de moyennes entreprises) avaient abusé, pouvaient “tricher” et corrompre pour obtenir des niches, sans que le droit ne les punisse, ils ont – légitimement – senti que l’environnement juridique n’était pas stable. C’est d’après moi à partir de ce constat et des réactions en cascade qu’il a entraîné mécaniquement dans l’opinion que ces thèses “de gauche” ont semé puis récolté sur fond de “justice sociale” alors que pendant ce temps la science économique voulaient démontrer aux gens des choses déjà démontrées.
    Ainsi, je pense que, “paradoxalement”, la science économique actuelle perd son temps à parler au public d’économie, de taxation, et cetera (même et en fait surtout si elle a raison), et qu’elle doit à la place rattraper son retard et attirer le consensus social (aujourd’hui l’opinion – hier la diplomatie) sur la nécessité de construire en permanence un environnement juridique équitable qui, en réprimant la corruption et permettant l’investissement, est d’après moi le protagoniste majeur dans le recyclage du capital. Cela rendra sûrement notre ami Quesnay fier là où il est. Au Moyen-Age le droit avait échoué à maintenir sa place dans les esprits de ceux qui tenaient la diplomatie (les princes pour la plupart) et les guerres s’en sont suivies. Aujourd’hui, je pense que si le droit échoue à maintenir sa place dans les esprits des gens (dans “l’opinion”), alors la technocratie et sans doute l’extrême droite après elle empocheront la mise.
    J’ose croire que la problématique du rôle de la monnaie dans la science économique est une sorte de boule de cristal. La science économique actuelle doit à mon sens parler de la problématique du rôle du droit à l’opinion publique, cette problématique devant ainsi supporter la charge du consensus social. Si, comme je le crois, cela amène le “recyclage” du capital, alors d’une part la monnaie deviendra une problématique connexe et d’autre part on aura tous gagné.

    Sofiane MEBAREK

    PS: merci encore pour votre attention et surtout pour vos travaux!
    PS#2: je ne suis pas économiste de formation alors excusez-moi si par endroits je n’utilise pas le lexique adéquat.
    PS#3: vous êtes toujours libre de me dire que j’écris de grosses conneries, ça vous déchargera du temps passé à lire cet email.
    PS#4:dans le cas contraire, vous êtes toujours libre de joindre un smiley à votre réponse, j’aime bien ceux avec un chapeau

  12. Ce qui a été possible par Roosevelt ne serait pas reconductible?

    Tel Ulysse, fermez vos oreilles , attachez-vous solidement: le chant des sirènes ne vous séduira pas. La solution viendra d’une personne politique n’ayant rien à voir avec le monde de la banque, solidement appuyée sur une opinion publique consciente des enjeux.

    [ s’attacher à quoi ? Au mat de la barque de l’ Etat, seul point fort…]

    1. Le pouvoir politique veut en découdre.

      L’avenir dira si c’est un voeu pieux ou une réalité.
      Parmi les deux restants en course, pour l’un y’a pas photo.
      Toulon en fera rêver encore plus d’un.
      Alors que la trahison de la parole semblait impossible à occulter.
      Suffisait de ne rien faire, en effet.
      Pourquoi maintenant? Je parle de sincérité, d’actes présidentielles en accord
      avec l’annonce toulonnnaise, présidentielle, elle aussi.
      Et non de la sincérité d’un pilier de bistrot informé, genre “prix Nobel” ou même d’un haut fonctionnaire US , rattaché au gouvernement US en tant que conseiller.

      Pour l’autre, la volonté d’en découdre a été affirmée avec beaucoup
      de timidité, suivie de 2 pas en arrière juste après. Donc, encore une fois une
      affaire de colonne vertébrale.

  13. Et voilà, ma petite remarque en forme de question sur le gap entre Paul Jorion et ses forumeurs censurée !
    Il est vrai que les forumeurs sont aussi les payeurs…
    Un modèle économique finalement peut-être pas si sain que ça…

    1. Mon très cher Troll, vous avez oublié que comme tout bon Troll vous employez une multitude de pseudos ! La distraction vous perdra. Et pour être honnête, je crains qu’elle ne vous ait déjà perdu.

  14. Ainsi la bataille aura lieu,
    A droite mesdames et messieurs la cavalerie super équipée et bien entraînée du duc de Lauzun.
    A gauche l’armée des fantassins mercenaires des hollandais en haillons.
    Qui, quoi, peut encore déjouer ce mauvais sort ?

      1. Don quichotte, sauf que nous savons que ce sont les moulins de l’enfer,
        et non des chateaux de sable sur la plage…
        Et les canassons sont rétifs aux appels de l’étrier : étiques et non éthiques.
        On a les images qu’on peut.

  15. Et même auprès de Nicolas Sarkozy, réputé plus conciliant, les banquiers ont moins la cote.

    Ben voyons! Sarkozy réélu avec les voix LePen va s’attaquer aux banques… Le cauchemars devient un rêve.

    1. cette campagne devient un cauchemar, on est sous les pâquerettes, j’ai honte d’être en démocratie…

      1. La democratie ne s’use que si l’on s’en sert, precisez ‘sous les paquerettes’. vous ne pouvez pas renvoyer dos a dos les candidats et surtout les forces qui les soutiennent.

      2. la volonté de puissance semble prête à tout et se moque de l’éternel retour, faudrait que les Hommes Supérieurs cessent de faire l’âne…

  16. “Le lobby vient même de trouver deux alliés inattendus : la CGT et la CFDT des branches bancaires ! Ces syndicats s’opposent à la séparation des métiers bancaires, avec un argument : « L’activité des réseaux de détail n’est pas viable sans les profits des marchés. » Autrement dit : casser la banque mettrait en péril des milliers d’emplois. Guichetiers, traders, lobbyistes, même combat !”

    à partir de quel(s) documents(s) cette affirmation ?
    pour ma part membre de la CGT des Secteurs Financiers j’ai lu et entendu le contraire !!

      1. Bonjour Monsieur,
        Pourriez-vous m’indiquer précisément à quel endroit du document PDF que vous avez joint est-il dit que la CGT est favorable à la SEPARATION DES METIERS BANCAIRES car en lecture diagonale, j’ai exactement compris le contraire sur ce point très précis et primordial. En effet, suite à cet article, je suis à la recherche de syndicalistes français en faveur de cette séparation et prêt à s’exprimer PUBLIQUEMENT pour cette mesure. Merci d’avance pour votre réponse.

      2. Je ne sais qui a raison, mais le document que vous envoyez date de juin de 2008 et commence ainsi : “Il y a un an déjà éclatait la crise dite des subprimes, (…)”.

        De l’autre côté, la source de madame Pasquette n’est pas explicite, même dans l’article de L’Expansion, mais elle est présentée comme récente : “Le lobby vient même de trouver deux alliés inattendus : la CGT et la CFDT des branches bancaires !”

        D’où vient donc cette phrase : « L’activité des réseaux de détail n’est pas viable sans les profits des marchés. » ?

      3. Je reposte ce que j’ai mis plus haut:

        “Dire que sans les activités de marché, la banque de détail en France n’est pas rentable est tout simplement faux. Le sacro-saint ROE des activités de retail banking, de la BNP par exemple, tourne aux alentours de… 19% en France en 2011!”

        Et j’ajoute:

        A vrai dire, c’est la banque de détail qui a permis à la banque de marché de très bien vivre car l’existence de la garantie “explicite” de l’Etat sur les dépôts, et du coup la garantie “implicite” du même état sur les activités de marché — car il ne peut pas envisager de laisser sombrer une banque universelle (dont il garantit les dépôts…), permet à la banque de marché de se refinancer à un coût bien inférieur que si les activités de marché étaient en “standalone”. Autrement dit, ce sont les activités de marché qui auraient peine à survivre quand on regarde la réalité sous ce nouvel éclairage économique.

        Symptomatique: les patrons de la BFI de la SocGen ont envisagé, avant la crise, vers les années 2005-2007 de se séparer de la banque de détail, sous prétexte que c’était eux qui faisait toute la sur-rentabilité de la banque (on n’avait pas encore compris que cette sur-rentabilité masquait en fait du sur-risque aussi). Depuis la crise, ce sont les mêmes qui sont arcboutés CONTRE cette séparation. Pas folle la guêpe! La séparation c’est dans l’intérêt général des banquiers, notamment les guichetiers; par contre, c’est clairement CONTRE l’intérêt particulier de quelques dizaines de dirigeants de banques et quelques milliers d’opérateurs de marché. La proportion des premiers par rapport aux seconds, c’est de l’ordre de 95 (banque de détail, consumer finance, assurances, gestion d’actifs, corporate banking,…) contre 5…(activités de marché pures).

      4. Soyons clairs: Les ‘marches’ veulent continuer a avoir acces aux depots des particuliers dans les banques pour continuer leur jeux de casinos, genre SG/Kerviel. Pour ceux qui attaquent les syndicats bancaires dans cet article, inclus l’auteur, montrez nous une source ou ces syndicats supporteraient ces jeux de casino.

    1. Cette affirmation (la CGT et la CFDT des branches bancaires s’opposent à la séparation des métiers bancaires) provient d’interviews des intéressés qui ne contesteront pas. C’est le métier du journaliste d’écrire des informations vérifiées.

      Il est vrai comme dit plus haut dans un post, qu’à la CFDT, la branche Finance (celle du Trésor) n’a pas cette conviction. En revanche, il y a eu un débat au sein de la branche banque assurances CFDT et le résultat des courses, c’est qu’ils sont discrètement contre la séparation.

      S’agissant de la CGT, elle dispose d’un représentant haut placé dans les instances financières qui défend lui aussi l’idée que la banque de détail aurait du mal à fonctionner seule, de manière satisfaisante.

      Pour savoir si les syndicats ont raison de défendre l’intégrité de la banque, il faudrait être capable de connaître très précisément les coûts et les recettes des différentes branches bancaires. Or, le Comité consultatif du secteur financier vient de sortir un rapport pour dire en substance, que la comptabilité analytique des banques est un sac de nœuds. Que chaque banque fait ce qu’elle veut.

      D’autres études sont en cours sur la séparation et son coût. La Revue d’économie financière va sortir un article, signé Pauget/Trapeza. A ma connaissance, ils n’ont pas non plus eu accès à une fine comptabilité bancaire.

      Pour faire la preuve que la banque d’investissement ne soutient pas la banque de détail (ou qu’elle la soutient), il faudrait donc que les banques ouvrent leur comptabilité. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Ce qui est présenté aux analystes est une certaine vision des métiers, des expressions identiques ( ex : services financiers) renferment des notions différentes. Et donc, il est difficile de soutenir que les syndicats se trompent en assurant que la séparation créerait des problèmes pour les guichetiers.

      Ce que nous constatons, néanmoins en France, c’est que nous avons une banque de détail (BDD) pléthorique avec 6 à 7 grands réseaux. Les emplois de ces réseaux sont financés par la tarification des clients mais aussi très certainement par les profits des marchés. Le problème est certainement celui du surdimensionnement de la banque de détail en France qui contraint à gagner de l’argent avec la banque d’investissement en prenant des risques calculés sur les marchés. Il est probable qu’une séparation des métiers priverait la BDD d’une partie de ses ressources et nécessiterait d’importantes économies (fermetures d’agences, vraies fusions de réseaux…). La séparation susceptible de faire disparaitre certains emplois, n’enthousiasme donc pas les syndicats, ce qu’on peut comprendre.

      1. Waoww! “On nous aurait donc menti” sur la rentabilité par métier des banques françaises? C’est l’AMF qui va être contente d’apprendre que l’information sectorielle distillée, trimestre après trimestre aux marchés, investisseurs institutionnels et actionnaires particuliers, est de “l’information trompeuse”. C’est du lourd de conséquence que votre post. Vous citez la future publication de l’étude Pauget/Bellon. Il y en a d’autres dans le pipeline, mais dont au moins une ne sortira jamais car… les banques qui la sponsorisent ne sont pas d’accord avec les conclusions qui n’iraient pas “dans leur sens”. Si’l y avait une banque de détail trop pléthorique sur le marché français, pourquoi laisse-t-on les réseaux continuer à ouvrir des guichets et pourquoi continue-t-on à recruter des jeunes en banque (principaux recrutements actuellement dans la banque, en dehors des fonctions risques)? Si la BDD n’est pas rentable, compte-tenu de la pyramide des âges dont on connaît bien l’origine historique dans le secteur, pourquoi ne pas laisser l’attrition naturelle des départs à la retraite faire son effet? Une belle contradiction supplémentaire, non ? Les banques disposent d’une comptabilité analytique agence par agence et ne sont pas capables de consolider par métier? Par contre, les systèmes de gestion des risques de marché et autres IRB seraient, eux, aux petits oignons, fiables, etc… (parlons de la VaR si vous le souhaitez). LOL, qu’on arrête de nous (vous) prendre pour des imbéciles.

      2. @babypouf

        Oui, ils écrèment. Mais justement, ils écrèment la BFI (et non pas la banque de détail), un autre signe qui met en relief la contradiction sur le pseudo-subventionnement de la banque de détail (BDD) par la banque de marché (BDM)… Si la BDD était vraiment si peu rentable par rapport à la BDM, serait-il logique de faire un PSE (plan de licenciements) dans la BDM (ou dans la BDD)? La réponse est dans la question. CQFD.

  17. faut pas lire en diagonale, soit le texte est long : en voici un autre dont l’extrait ce paragraphe
    «La séparation entre banque d’affaires et banque de détail sur le modèle Anglo-Saxon ou l’interdiction de spéculer pour compte propre modèle Americain Wolker sont-elles les solutions adaptées à nos banques ?
    Oui, il y a beaucoup à faire pour enrayer la spéculation, comme par exemple interdire les ventes à découvert, fermer les marchés alternatifs, renforcer la réglementation, dégager la dette souveraine et l’euro des marchés financiers (voir page 10).. «
    vous trouverez cette phrase p°16 sur le pdf ci-dessous
    http://www.finances.cgt.fr/IMG/pdf/HS_crise_F.pdf

    ou encore :
    http://www.cgtcatp.fr/article-si-le-ca-vous-etait-conte-86589128.html

    ou encore :
    16 novembre 2011
    «Progresser dans la voie d’une Banque publique européenne pour la dette souveraine;
    5- Des mesures pour remédier à la défaillance du système bancaire, pour assurer une séparation fonctionnelle entre la banque d’investissement (spéculatif) et la banque de détail et commerciale, pour mettre fin à la culture cupide des bonus; «
    http://www.spterritoriaux.cgt.fr/IMG/pdf/Pour_un_changement_de_la_politique_economique_europeenne_30_11_11_2_.pdf

    et j’en ai d’autres à votre volonté !!

    là au moins il n’y a aucun doute :
    -Sarkozy vante les subprimes puis retourne sa veste
    http://www.youtube.com/watch?v=w_49uwytqL0&feature=player_embedded#!

    1. Décidément, nous n’avons pas la même lecture des textes que vous citez, notamment le premier (http://www.finances.cgt.fr/IMG/pdf/HS_crise_F.pdf) où il est dit que la séparation n’est PAS la solution, et ce dans un texte alambiqué et ambigüe.

      Pour couper court à toute polémique (qui n’était pas l’objet de mon message initial), puisque vous affirmez que les syndicats sont POUR la séparation, je vous suggère humblement de faire remonter l’article de Marie-Jeanne Pasquette à votre direction syndicale et de lui demander de publier une demande de rectificatif ou un droit de réponse. Sans cela, en tant que lecteur de l’Expansion, je serais en droit de considérer que l’affirmation de la journaliste est avérée.

      Merci pour votre démarche destinée à faire rectifier la vérité sur un sujet essentiel.

      1. @ L’imprécateur

        J’ai supprimé de votre mail les coordonnées personnelles de la journaliste. Les personnes souhaitant lui faire remonter de l’information peuvent nous contacter directement, nous ferons suivre ou mettrons en contact.

      2. la CGT à d’autre chats à fouetter que d’entrer dans des polémiques stériles :
        vous omettez volontairement un texte datant de novembre 2011 ou il est dit on ne peut plus clairement :
        “5- Des mesures pour remédier à la défaillance du système bancaire, pour assurer une séparation fonctionnelle entre la banque d’investissement (spéculatif) et la banque de détail et commerciale, pour mettre fin à la culture cupide des bonus;”
        mais je vous reconnais le droit de persister à affirmer le contraire : nous sommes encore en démocratie !!

      3. Ca n’est pas de la polémique stérile que de demander simplement un démenti ou un droit de réponse à un article qui affirme que les branches BANCAIRES des syndicats CGT & CFDT sont CONTRE la séparation. Le sujet est d’importance, non ?

        Ou ai-je mis le doigt là où ça fait mal, c’est-à-dire la contradiction et le désaccord sur ce sujet entre la branche BANCAIRE et les instances NATIONALES des syndicats en question ?

        Je suis POUR cette séparation mais il est certain que cet article me fait douter, moi et tant d’autres, “si même les syndicats sont CONTRE”. On se dit, pourquoi être plus royaliste que le roi? Alors il va falloir mouiller la chemise un peu plus que cela. Une demande de droit de réponse, ça n’est qu’un tout petit châton à fouetter, non?

      4. Je vais me répèter
        Cette affirmation (la CGT et la CFDT des branches bancaires s’opposent à la séparation des métiers bancaires) provient d’interviews des intéressés qui ne contesteront pas. C’est le métier du journaliste d’écrire des informations vérifiées.

        Il est vrai qu’à la CFDT, la branche Finance (celle du Trésor) n’a pas cette conviction. En revanche, il y a eu un débat au sein de la branche banque assurances CFDT et le résultat des courses, c’est qu’ils sont discrètement contre la séparation.

        S’agissant de la CGT, elle dispose d’un représentant haut placé dans les instances financières qui défend lui aussi l’idée que la banque de détail aurait du mal à fonctionner seule, de manière satisfaisante. Il a suffisamment de poids et s’emploie à convaincre. Ce n’est pas la première fois qu’il y a des contradictions internes à la CGT. Et il est normal de donner du crédit à ceux qui sont dans les branches concernées et négocient. Voulez-vous d’autres exemples ???? J’ai peur que la ligne du parti soit souvent ( et parfois heureusement) adaptée pour plus de pragmatisme.

    2. La séparation entre banque d’affaires et banque de détail sur le modèle Anglo-Saxon ou l’interdiction de spéculer pour compte propre modèle Americain Wolker sont-elles les solutions adaptées à nos banques ?
      Oui, il y a beaucoup à faire pour enrayer la spéculation, comme par exemple interdire les ventes à découvert, fermer les marchés alternatifs, renforcer la réglementation, dégager la dette souveraine et l’euro des marchés financiers..” (p.16)

      Source : CGT-Finances – http://www.finances.cgt.fr/IMG/pdf/HS_crise_F.pdf

  18. Je résume le texte de Madame Pasquette par :

    Allons nous voir une mise au pas de la France par la finance comme en Grèce, en Italie, au Portugal et même en Espagne ou une petite retouche des financiers pour calmer la colère du peuple ?

    D’un côté, des financiers unis en un seul bloc avec un but très clair vont attaquer toute idée de réforme.
    De l’autre, des politiciens divisés, trop souvent convaincus que le Marché est la seule chose possible et qu’il faut tout faire pour protéger ou augmenter la compétitivité de toutes les branches de l’économie à n’importe quel prix vont tenter une réformette.
    D’un troisième, je pense aux banquiers anglais à qui on avait promis qu’ils allaient se faire sucrer leurs bonus pour mauvais résultats et qu’ils allaient payer au moins 50 % d’impôts sur leurs revenus.

    Je suis suis assez pessimiste sur le résultat. Ces banquiers ont été sauvés par les états, les ont remerciés en les attaquant sur leurs dettes souveraines, ont obtenu des mesures d’austérité qui ne marchent pas, sont plus gros et plus puissants qu’en 2007 et ont pris le pouvoir dans plusieurs pays européens. Ça ne marche pas alors ils en tirent la seule conclusion logique possible : c’est que nous ne sommes pas allés assez loin dans cette voie. Les politiciens n’ont pas de voie alternative. Ils ne peuvent, au mieux qu’aménager un peu cette voie.

    Les banquiers partent gagnants.

    1. Le débat sur la séparation est assez proche du débat que nous avons en France sur le nucléaire et il se terminera sans doute malheureusement de la même façon.
      La banque d’investissement, et les pertes qu’elle peut entraîner, font courir un risque systémique ( // avec le risque d’explosion nucléaire). L’objectif premier de la séparation est que cette explosion financière ne fasse pas de dégâts dans la population. Soit parce qu’elle risque de perdre son épargne, soit parce que l’Etat doit voler au secours et ruiner le contribuable pour sauver le client.
      Il y a plusieurs solutions. Celle que prône Paul Jorion : arrêter la spéculation purement et simplement en l’interdisant. C’est l’équivalent de l’arrêt du nucléaire. Il faut envisager la transition.
      L’autre solution: essayer de mettre la banque de détail à l’abri. C’est ce que propose la séparation des activités bancaires.

      Mais, je crois qu’au final, comme pour le nucléaire, nous aurons une version insatisfaisante d’une pseudo séparation.

    2. Les banquiers partent gagnants. Nous leur avons confié un service public essentiel et nous tiennent par là. Ça a marché un 2007-2008. Je ne vois aucune raison pour que ça ne marche pas une nouvelle fois.

  19. @L’imprécateur:
    A la CGT comme chez tous les syndicats il y a des contradictions basées sur le corporatisme de telle ou telle branche. Votre insistance a demander un ‘droit de réponse’ de la direction syndicale ne viendra pas, comme vous le savez bien. Par contre il est clair que tous les liens qui vous ont été donnés précisent bien que la CGT EST POUR LA SEPARATION ENTRE BANQUE D”AFFAIRES ET BANQUE DE DETAILS.
    Votre insistance a le mettre en doute commence a poser question sur votre sincérité.

    1. Etonnant de voir comment “une” branche (en l’occurrence, bancaire) d’un ou plusieurs syndicats peut être ainsi instrumentalisée, ici contre la séparation, par les médias et les directions des banques pour des intérêts “corporatistes”, comme vous semblez le reconnaître, et à l’encontre de l’intérêt général. Ca ne grandit pas le syndicalisme, pour dire le moins. Quant à ma “sincérité”, ne vous inquiétez pas, elle me semble, à vous lire, plus profonde et désintéressée, bref peut-être plus légitime. J’ai bien compris que ça n’était pas sur les syndicats bancaires qu’il fallait compter pour mener ce combat citoyen… C’est regrettable.

  20. Ca ne grandit pas le syndicalisme

    Enfin, vous êtes sincère, c’était bien le but de votre post: Dénigrer les syndicats?
    Mais pourquoi? Sachez que le combat citoyen passe aussi par la lutte sur la place du travail dont le syndicalisme est la composante la plus importante – Si tous les travailleurs,ceux de la banque inclus (et ça n’est pas facile de convaincre les cols blancs de se syndiquer… cqfd) avaient les idées claires sur leur conditions et la société, on aurait plus besoin de combattre on aurait déjà gagné. Rejoignez donc un syndicat et combattez pour vos idées – Vous comprendrez.

    1. Bravo pour la “dialectique”: si on ‘est pas d’accord avec vous, c’est que l’on n’est pas sincère. Ou mieux, si l’on se permet d’émettre un jugement sur un syndicat avec ses contradictions(objectivé par la situation actuelle sur la “séparation”), c’est qu’on dénigre le syndicalisme… et, donc, que l’on doit être quelque part quelqu’un de mauvais. Oui, je combats pour mes idées; non, je ne le ferai pas en me syndiquant car ce petit épisode “étouffoir” ne m’y incite guère, pour ne pas dire encore moins. Ne voyez aucune intention de dénigrement des syndicats en général de ma part, mais votre dernière phrase (“Rejoignez donc un syndicat et combattez pour vos idées – Vous comprendrez.”) me porte à croire que l’engagement syndical est un effort en vain.

      1. Et si les micro sociétés que constituent les syndicats étaient touchés par “la résultant agrégée ” (ce qu on appelle symptôme de maladie) de la schizophrénie qui touche son composant élémentaire : l individu.
        La macro société voit les effets du dilemme du citoyen et du bourgeois à l échelle macro.
        Pourquoi pas les syndicats.
        Existe t il encore une chose qui s appelait autrefois interret des travailleurs ?
        Si c est une chimère aujourd’hui , ceci explique cela.

      2. Tigue, hmm… le bourgeois… C’est’y pas le bon petit Todd dans Le Monde de samedi qui reprend le vieux John Maynard K., myster K. quoi, dans le genre :

        Ce ne sont pas les hommes qui influent l’économie mais les idées dominantes dans les classes moyennes supérieures…

        l’air de dire bien évidemment que sous sa persistante influence l’idée du protectionnisme percolerait tranquillou à travers les hémisphères gauches des cortex petits zé grands bourgeois…
        Jorion doit pas être sur la bonne “passerelle”, un pont trop loin sûrement… Todd avance prudemment, lui, à reculons et au rythme du ravitaillement.

      3. @Vigneron

        Pas lu.
        Mais vous avez probablement raison de penser que cette idée est dans l air.
        Ce que je veux dire , c est que les interets des uns et des autres ne sont plus aussi tranchés que par le passé. L épargne par capitalisation, les divers livrets , l’ avantage des propriétaires de leur logement avant la bulle et leur souhait de transmettre sans être trop taxé, la proprieté d ine rente de situation dans une grosse boite ou dans le service public, a mis bien du monde de l autre côté de “où que c’ est qu’ y devraient être ” dans le Titanic.
        Les cris de ceux qui se gèlent dans les étages inférieurs , les font se blottir encore plus fort près de l’ orchestre pour ne pas perdre une note du concert ni une miette de l insigne honneur qui leur a été fait d être en si belle compagnie .

      4. Une dernière louche :
        On voit ici un autre Titanic au niveau de l enseignement supérieur
        http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/30/universite-licences-a-vendre_1691798_3232.html
        Ici encore, on peut douter qu’ il existe une chose telle que “l’ interret du groupe” concernant le groupe étudiant .
        Chaque étudiant (et professeur symétriquement ) est pris dans son propre dilemme individuel : échouer à un diplôme de haut niveau (interret collectif long terme, mais contrainte individuelle court terme, voire sacrifice) ou réussir à un diplôme bas de gamme (intéret individuel court terme, préjudice collectif long terme). La résultante de ce dilemme au niveau macroscopique est visible dans les comportement des micro sociétés que sont les syndicats, qui représentent cette schizophrénie agrégée, ce qui n’ a rien à voir avec une mauvaise représentation.

        Lire ici l état d esprit d’ un des fondateurs d’ un enseignement très supérieur , le mathématicien Gaspard Monge p XIIII “pour tirer la nation Française de la dépendance …”.
        Cet état d esprit plaçait clairement l’ enseignant et l étudiant dans un projet collectif non virtuel (la révolution française et la guerre était proches ) , attestant de l’ existence d’ un intérêt collectif a le réussir, l adhésion à cette croyance étant du niveau de la profession de foi.
        Gaspard Monge n hésite pas a l écrire dans le programme de son enseignement, au début du bouquin !
        Il ne semble pas exister d’ intérêt collectif sans projet collectif (initier, déployer, profiter, consolider)

      5. L’imprécateur:
        Ben dis donc, si tu vas au bon défilé, on peut se tutoyer ;-). J’espère que tu auras compris que personnellement je suis pour la séparation des activités bancaires et l’interdiction des spéculations, notamment et en priorité,celles sur les aliments.
        Si tu as raison sur MJP, je suis pas trop étonné de sa remarque sur ‘Le parti’ son journal ayant quelques décennies de retard – L’expansion a reculons –
        Au défilé, profitezan pour parler aux camarades des banques et prendre ta carte syndicale… Just kidding, enfin pas trop…

    2. @morvandiaux
      @atanguy
      @contempteur

      Je vous incite à lire les deux posts plus haut de MJP qui vont dans le sens de l’article (branches bancaires contre la séparation)

      Par contre, je ne partage pas la partie du discours sur les activités de banque de détail non rentables, “subventionnées” par la banque de marché (c’est un discours obsolète et qui n’avait qu’un brin de vraisemblance avant les années 2003-2005 — grosso-modo). Et vous, pensez-vous que la BDM subventionne la BDD?

      1. L’imprécateur:

        J’ai peur que la ligne du parti…

        Votre copain MJP a 40 ou 50 ans de retard dans son analyse 😉
        Ceci dit, dans le cas idéal du future, la BDM n’existera plus, peut etre bien qu’il n’y aura plus de banques non plus, ni d’argent… Ça c’est mon opinion, ne demandez pas a une direction syndicale de confirmer…

      2. MJP n’est pas mon copain, ni ma “copine” (il n’est pourtant pas bien compliqué — en lisant avec attention ses deux textes — d’en déduire qu’il s’agit de LA journaliste, auteur du “billet invité”, ce dont je ne pense pas qu’elle est voulue cacher puisqu’elle a même utilisé ses initiales M.J.P.

        Vous n’avez pas répondu à ma question: personnellement, pensez-vous que la BDD “vit aux crochets” de la BDM?

        Avec un peu de chance, on va avoir beau temps pour le(s) défilé(s)…. 🙂 (je vous rassure tout de suite, je ne serai ni au Troca, ni à l’Opéra)

      3. @morvandiaux (qui me semble travailler en caisse régionale du Crédit Agricole), et autres

        Ci-après le lien vers l’interview donné par Philippe Brassac, secrétaire général de la “Fédé” (nationale du Crédit Agricole) dans les Echos d’hier:

        http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/interview/0202026317162-redonner-du-sens-de-la-legitimite-au-capitalisme-317853.php

        Après que vous ayez pris soin de lire cet interview (notamment les réponses apportées par M. Brassac), vous pourrez voir mes commentaires apportés aux deux questions sur la séparation et la garantie implicite de la banque de marché (d’investissement) ci-dessous: (copier/coller des remarques que j’ai faites sur le site des Echos)

        ——————————————————————————————————————————
        30/04/2012 | 18:17 | Imprecateur

        Q. Estimez-vous souhaitable une séparation des activités de banque de détail et de marché ?
        ——————————————————————————————————————————-

        Mes remarques : Dire que les banques ne spéculent pas avec l’épargne des particuliers est un exercice de pure sémantique. Certes, les Caisses régionales du Crédit Agricole ne spéculent pas DIRECTEMENT avec l’épargne, mais INDIRECTEMENT avec CACIB. Oui, les caisses régionales ont un déséquilibre prêts/dépôts (mais depuis la fin des années 80, ça n’était pas le cas avant, mais ceci est une autre histoire) qu’elles doivent aller chercher sur le marché INTERBANCAIRE. Et c’est là où le sophisme du discours de M. Brassac devient stupéfiant… M. Brassac justifie l’existence de CACIB dans les autres activités de marché plus discutables par le seul argument du besoin de financer ce déficit structurel sur le seul marché interbancaire (actuellement gelé mais ceci est aussi une autre histoire).

        Sans CACIB, les caisses régionales peuvent tout autant aller se refinancer sur l’interbancaire (c’est d’ailleurs bien le rôle de la caisse CENTRALE, que ce soit au Crédit Agricole, chez BPCE ou au Crédit Mutuel…). Dans le temps (pas si ancien), pas besoin d’une banque de marché pour se refinancer sur l’interbancaire… Les Rabobank et autres banques mutualistes/coopératives européennes ou américaines n’ont pas besoin d’une banque de marché « full-blown » pour refinancer leurs acticités légitimes de crédits de proximité.

        Q. Mais est-ce normal que la banque d’investissement bénéficie de la garantie implicite de l’Etat destinée à protéger les particuliers ?
        —————————————————————————————————————————-

        Mes remarques : Non, ces activités de marché ne sont PAS effectivement au service ultime du financement des territoires (pas besoin d’un CACIB pour financer le déficit structurel prêts/dépôts comme évoqué précédemment ; ensuite on peut mettre quiconque au défi de démontrer, de façon rationnelle et sans utilisation d’arguments intellectuellement malhonnêtes, que les produits structurés et les dérivés sont au service des territoires…).

        Sur « l’interdiction des activités purement spéculatives », le discours a minima de la règle Volcker, cela ne tiendra la route dans les faits que si 1/ si les positions de marché doivent obligatoirement être intégralement couvertes/« flat » en fin de journée (pas de prise de position au-delà de « l’intraday », l’inadéquation de la VaR pour les positions « overnight » ayant été démontrée non seulement par la crise de 2008 mais encore par la crise de 2011 – qui a entraîné des pertes de marchés au 2ème semestre), 2/ les banques ne demeurent pas DE FACTO « too big to fail », 3/ les dirigeants de banque acceptent une responsabilité personnelle PENALE en cas de non-respect du point 1.

        Sur la fragilisation des banques d’investissement françaises (le « syndrome Goldman Sachs »), les banques d’investissements françaises se sont « auto-détruites » lors de la crise de liquidité de l’été 2011 (merci qui ? le « syndrome de la supériorité de la banque universelle à la française »). Afin de ne pas laisser « leurs concurrents américains prendre leur place » (un véritable enjeu stratégique pour l’éleveur de porcs en Bretagne, n’est-ce-pas ?), la séparation des activités de marché (PAS celle de financement) de CACIB, Natixis, SGIB et BNP permettra ensuite, via des rapprochements, de construire une ou deux très grandes banques d’investissement françaises vraiment capables de tenir tête à Goldman Sachs et JP Morgan (car aucune des 3 premières citées n’est en mesure de le faire encore aujourd’hui) et ce sans faire perdurer l’aléa moral à la collectivité et la subvention de la banque de détail au bénéfice de la banque de marché. « Elle est pas belle la vie ? »
        ——————————————————————————————————————————

  21. La Féderation Bancaire Francaise qui est citée dans le texte n’est rien contre le puissant
    Institute of International Finance (IIF), fondé en 1983. Il compte environ 400 membres (banques, organismes financiers, assurances…..) dans 70 pays. La finalité de sa mission: agir pour défendre les intérêts du monde de la finance (faire du “lobbying”), et faire des recherches (analyses). Je pense que ce sont eux qui dominent réellement le monde.

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