L’actualité de la crise : RÉMISSION, par François Leclerc

Billet invité.

L’alerte rouge est passée, la vieille tradition des négociations européennes au finish a été respectée, mais ce n’est qu’une rémission. Des mesures destinées à calmer le jeu ont été finalement décidées dans la nuit par le Conseil européen de Bruxelles.

Voilà le résumé des décisions connues. Les fonds de stabilisation financière (FESF et MES) vont pouvoir renflouer directement les banques, après accord de la BCE, ainsi qu’acheter de la dette publique afin de détendre le marché, sans qu’une Troïka redoutée et honnie n’intervienne dans les pays qui demanderont à bénéficier de ces aides. Des formes vont être trouvées pour appliquer la même politique. Le plan de croissance cosmétique de Rome a été adopté et les Européens vont confier à la BCE la supervision du système bancaire de la zone euro. Enfin, les prêts du futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES) n’auront plus la priorité de remboursement sur les créances privées, ce que les marchés se sont également dépêchés de saluer sur les places boursières et le marché obligataire.

Les unions budgétaire et bancaire engagées, les premières pierres du jeu de construction européen ont finalement été posées. L’union politique dont le gouvernement allemand faisait un préalable ne l’est plus mais elle reste sur la table, destinée à donner des gages de respectabilité démocratique ultérieurs à des abandons de souveraineté à négocier par étapes. Menée par les gouvernements espagnol et italien, la bagarre a reçu le plein appui des autorités françaises, dans l’attente de la fin du sommet.

Comme toujours dans ces affaires, les détails et le calendrier de la mise en musique de l’accord seront déterminants ; ils devront également attendre la réunion de l’Eurogroupe du 9 juillet prochain pour être connus. Cependant, une question essentielle a été écartée : celle des moyens financiers. Car si les fonds de stabilisation financière sont appelés à pleinement jouer leur nouveau rôle, ceux dont ils disposent ne sont pas inépuisables. Ce qui impliquera soit de les accroître, soit d’accorder au MES une licence bancaire lui permettant d’accéder aux guichets de la BCE.

Les fonds publics vont consolider le système bancaire sous le contrôle de la BCE, d’une manière plus vraisemblable que via un fonds auquel cotiseraient les banques. La dette privée va pouvoir être partiellement déconnectée de la dette publique au niveau national, avec pour effet le renforcement de leurs liens à l’étage d’au-dessus. Le rôle de la BCE sort renforcé, ce qui n’est pas garant de plus de transparence.

Quant au Royaume-Uni, il est question d’y procéder à un inventaire des prérogatives abandonnées au profit des institutions européennes – une promesse de campagne électorale – ce qui prélude à l’apparition de fortes tensions. La place forte de la City ne se rend pas, même si elle connaît une forte secousse en raison du scandale de la manipulation du Libor (et d’autres indices) par les mégabanques, la Barclays en tête.

Dans l’immédiat, les précédents épisodes ayant montré combien les marchés pouvaient être versatiles, la détente enregistrée va devoir se confirmer. Le gouvernement allemand va se replier sur de nouvelles lignes de défense.

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124 réflexions sur « L’actualité de la crise : RÉMISSION, par François Leclerc »

  1. Au risque d’enfoncer quelques portes ouvertes, je souhaiterais connaitre l’avis de la docte compagnie sur la pertinence des critères de Maastricht, et le moyen d’y remédier.
    Il me semble d’abord que des deux critères en vigueur, l’un devrait être supprimé. Celui qui traite de la dette (60% du PIB) me semble ne pas être autre chose que l’intégrale par rapport au temps du 2nd , traitant de l’équilibre des comptes publics (3% du PIB) C’est à dire qu’ils ne sont pas indépendants et que je crois raisonnable de ne conserver que le 1er.
    En revanche, personne ne s’est à l’époque (1992) préoccupé du solde de la balance des paiements nation par nation, à l’origine il me semble, de la crise bancaire. Avant l’euro, pas question de déraper longtemps dans ce domaine. Car la dévaluation de la monnaie nationale devenait vite inéluctable. Après l’euro, hardi petit, allons-y gaiement. Ne serait-il pas souhaitable d’introduire un nouveau critère, comme par exemple une limite (5%, 10% ? à négocier) à la valeur relative du solde, en + ou en -, avec interférence de l’Union dans chacun des cas de figure, un solde positif entrainant obligation de reverser une fraction significative de celui-ci dans un pot commun européen, destiné à financer les ajustements structurels ad hoc des nations déficitaires.
    Et bien entendu ingérence forte de l’Union dans le cas de déficit durablement (à négocier) observé.
    Que le premier économiste me jette la première pierre ;-)))

    1. Comment se pourrait-il possible d’oser parler de la balance commerciale de la zone Euro ???
      (alors que tt le monde s’en garde…

    2. Les pays qui ont une dette qui dépasse 60% du PIB feront l’objet d’une PDE (procédure de déficit excessif) s’ils ne réduisent pas d’un vingtième par an (sur une moyenne de trois ans) l’écart entre leur taux d’endettement et la valeur de référence de 60 %

      Ce volet du « Pacte de stabilité et de croissance » a l’avantage de mettre en évidence l’absurdité qui a consisté à ne pas tenir compte des conditions initiales.

      En effet, en plus des dépenses de fonctionnement et d’investissement, un pourcentage important du budget de chacun des Etats concernés est impérativement consacré à la dette accumulée antérieurement. Quand au départ cette dette est trop importante (et comme en plus son taux d’intérêt est dans ce cas forcément élevé) un pays qui inscrit dans sa Constitution l’obligation de respecter les règles du Pacte de stabilité se condamne à ne pas respecter sa constitution.

      😉 il manque à ce pacte un volet « croissance minimum » au dessous de laquelle il serait interdit de descendre sous peine de sanctions…

  2. Au bout de combien de milliards d’euros ils vont enfin comprendre que la crôôôassance ne reviendra plus ? La fête est terminée, les ressources de la planète ne sont pas infinies mais la bêtise humaine certainement…

    Que va dire Hollande aux Français quand il va voir que la crôassance ne revient pas ?

      1. Cette guerre ,en tant que « destruction de l’ennemi », est en cours depuis pas mal de temps et derrière certaines coulisses du monde politique on commence à prendre conscience que l’humanité entière est devenu l’objet de la destruction et qu’il n’y aura en fin de compte que des perdants lorsqu’on transmet la souveraineté au capital. Le problème est la peur de nos dirigeants de faire correspondre des actes aux idées adéquates, peur d’être passer à tabac autant par le monde de la spéculation que par l’électorat, s’étant tellement habitué à mépriser ce dernier puisqu’il n’était qu’un moyen et non une fin.
        Pourtant la croissance qualitative qui inclue totalement la notion de durabilité reste possible mais elle ne peut pas suffire aux obsédés de la quantité (d’argent).

    1. La situation est si désespérante que bon, moi je souhaiterais vivre sur une autre planète. Ils ont mis un terme à la civilisation, car là, ce qui crée un nouvel absolutisme c’est l’économie. La crise ne met qu’en avant le fait que tout, absolument tout est conditionné et soumis à une règle extérieur de conformité à une norme économique. A partir de là, il n’y a plus de liberté.

      La logique ce ce système est absolutiste, c’est une soumission absolue à l’impératif économique.

      Comme tout système qui se sent attaqué (par les difficultés externes), notre système émet des anticorps en tout cas il renforce la rigidité de ses dogmes, et nous les assène au quotidien. Je ne vois pas ce que subir tout ceci à a voir avec une civilisation, c’est asservissement de tous les instants, ce n’est vraiment rien d’autre que le retour d’un monarche abstrait et il incombe a chacun de l’abattre.

      Le principe de réalité veut que chacun contribue en partie à la société, mais il n’a jamais été question de cet empiètement absolutiste sur le territoire individuel. Bientôt ici, c’est Sparte, et non Athène.

      Cette société dores et déjà n’a plus rien d’humain.

      1. En effet, et cette phrase de François Leclerc est particulièrement inquiétante :

        L’union politique dont le gouvernement allemand faisait un préalable ne l’est plus mais elle reste sur la table, destinée à donner des gages de respectabilité démocratique ultérieurs à des abandons de souveraineté à négocier par étapes

        .

        Le « machin » a tellement échappé au contrôle démocratique qu’il en est devenu un des symboles de la négation…

      2. Oui Liszfr, et quand je vois qu’on va renflouer les banques chypriotes…
        N’est ce pas Chypre qui blanchit l’argent de la mafia, qui enchaîne les prostituées de cet immense bordel et paradis fiscal?

        Oups, j’oubliais, Chypre va prendre la présidence de l’UE, faut pas faire désordre.

      3. @ lisztfr 30 juin 2012 à 00:13

        La crise ne met qu’en avant le fait que tout, absolument tout est conditionné et soumis à une règle extérieure de conformité à une norme économique. A partir de là, il n’y a plus de liberté.

        Mais il n’y a rien de changé sous le soleil. C’est ainsi depuis toujours. Si certains ne le découvrent que maintenant, c’est parce qu’ils n’avaient pas encore pris conscience, du devoir qu’il leur était fait, de se prendre en charge personnellement, de s’assumer, de se responsabiliser, de redevenir mature, comme on l’enseignait encore aux enfants jusqu’à la fin des années 60, à seule fin que la collectivité soit forte et survive.

        L’Etat providence, ne nourrit pas ses ouailles sans que du travail soit fourni pour l’alimenter. Le plus dur du travail ne consiste pas à se donner le beau rôle en distribuant généreusement pour mieux récompenser les voix recueillies aux élections. Non, il faut se rendre enfin à la réalité, en revenant les pieds sur terre, et c’est très difficile pour ceux qui dans leur vie n’ont produit et vendu que des paroles.

        Il faut admettre que si l’on ne travaille pas suffisamment le sol de son jardin, parce qu’on a décidé de ne travailler que 35h par semaine et de s’offrir de longues années d’études pour atteindre le Bac+++++ qui vaut, en définitive, moins que le Bac – – -d’antan, cela va finir par se ressentir quelque part au niveau de la récolte. Si de plus, pour couronner le tout, on décide de quitter la vie productive à 60 ans, là où les autres visent 67, faut-il être surpris que nos collègues et voisins jardiniers commencent à s’interroger pour notre devenir ?

        Le principe de réalité veut que chacun contribue en partie à la société, mais il n’a jamais été question de cet empiètement absolutiste sur le territoire individuel. Bientôt ici, c’est Sparte, et non Athène.

        C’est bien là que se trouve le problème. Ça n’est pas en « intégrant autant que nécessaire » des immatures déconnectés de la réalité que l’on constitue un ensemble plus apte à se prendre en charge et à survivre. Malheureusement, il n’y a pas d’autre solution que de faire connaître aux doux rêveurs, qui souvent veulent faire la morale aux autres, les dures réalités de la vie, lesquelles exigent que chacun gagne sa vie à la sueur de son front, avant d’en appeler à la « solidarité autant qu’il est possible ».

        L’économie, se mesure plus facilement que n’importe lesquels des bons sentiments humanistes, car ne l’oublions pas, quoi que nous fassions en tant qu’humains, nous sommes restés des animaux qui doivent se nourrir, se chauffer, et subvenir à tous leurs besoins en se prenant personnellement par la main.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_%C3%A9volutive_de_l'Homme

      4. Merci Jducac40
        Un bon résumé de la servitude volontaire, à peine caricaturé.
        Les pitreries antediluvienne de Sarko nous manquaient…

      5. « L’économie, se mesure plus facilement que n’importe lesquels des bons sentiments humanistes, car ne l’oublions pas, quoi que nous fassions en tant qu’humains, nous sommes restés des animaux qui doivent se nourrir, se chauffer, et subvenir à tous leurs besoins en se prenant personnellement par la main. »

        Super !
        J’apprends tous les jours, avec vous mon frère, la vie du ver de terre.
        Oh Dieu ! c’est possible, avec vous, le monde me fait oublier ma douleur d’être un homme. Je sens comme mon spermatozoïde va saluer le soleil et la lune. Papa, Maman, je vais faire du bien dans ce monde tordu.
        Tout ça sur un blog disons à partir de 7H du mat : heure d’été avec brioches et confiture pour le consommateur normal.
        J’ai du CAC 40 superfétatoire.
        Bref, c’est la fête !

    2. je ne pense pas que la « croissance » recouvre exactement la « crôôôassance » (pour laquelle l’obsolescence programmée, pléthore de sur-emballages, ou pire encore ces guerres absurdes, prime à la casse des marchés de la reconstruction)

  3. http://www.arte.tv/fr/Crise—la-verite-sur-la-dette-cachee-allemande/6772316.html

    « …La vérité sur le déficit allemand
    Mais pendant que la chancelière allemande donne des leçons de rigueur, le quotidien économique allemand « Handelsblatt », lâchait, il y a quelques mois, une véritable bombe. Dans un dossier intitulé « La vérité », le journal détruisait ainsi la mythologie du modèle de vertu germanique. Recensant les subterfuges utilisés par les gouvernements qui se sont succédés depuis quatre décennies, et notamment celui de Merkel, pour cacher la dette abyssale du pays. Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards d’euros. Pour l’expert financier Jens Boysen-Hogrefe ; « Il est difficile de faire des reproches aux autres pays lorsque l’on décide de contracter de nouvelles dettes au lieu de profiter d’une situation propice aux économies ». On est pourtant encore loin de la réalité, puisque la majeure partie des dépenses prévues, ne sont pas inclues dans ce chiffre.

    La vrai dette en chiffre
    Il comprend les retraites, la sécurité sociale, l’évolution démographique défavorable du pays, les malades ou encore les personnes dépendantes. D’après de nouveaux calculs, l’addition est autrement plus salée : un mensonge de 5 000 milliards d’euros supplémentaires. Soit un total de 7 000 milliards d’euros de dette publique !L’Allemagne serait donc endettée à hauteur de 270 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé. Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012… »

    1. @Bruno
      et si on compte comme ça , la France s’est combien ?
      L’absurdité de ces indicateurs, c’est qu’il ne comptent pas l’essentiel et qu’ils focalisent l’attention dans une seule direction.

      1. Exact Hema, sur le coup le Bruno se prend les pieds dans le tapis, nous fait du Bruno Pébereau. Et pourquoi pas la dette écologique sous-jacente tankonyé ? Ok par contre avec la dette démographique. Attali a raison là-dessus, le premier moteur de croissance c’est toujours les niards, pas les vioques – « il n’est de richesse tagadatsointsoin… ». Et là les frisés sont sacrément en dette, comme beaucoup, Grèce, Italie, Espagne, Chine, Japon compris.

    2. exact!
      C’est pourquoi l’embellie boursière durera jusqu’à lundi matin, 9h01!

      1. « Comme espéré par Madrid et Rome, leurs taux d’emprunt à long terme se détendaient très nettement vendredi matin: le rendement espagnol reculait à 6,466%, contre 6,896% jeudi soir, et celui italien s’établissait à 5,865%, contre 6,182%. » (Libé).

        Si -0.4% ça veut dire très nettement, ça veut pas dire soutenable!

        A combien on considère un taux  » jouable », 3 à 4% avec inflation à 2-3%?

        Nous en sommes loin, tout n’est pas encore joué et rien n’est réglé, les dettes sont toujours là et l’étau peut se resserrer à tout moment…

        Je crois que le blog à encore de beaux jours devant lui, merci à tous.

  4. En médecine, une rémission est souvent constatée avant le décès du patient… Certes, pour une fois on a un remède qui soulage la douleur et n’aggrave pas la pathologie. Mais le relâchement provisoire des contraintes financières ne traite en rien les graves dysfonctionnements de l’économie réelle. Le saupoudrage de la croissance ne pourra pas empêcher de nombreuses fermetures d’usines dans les semaines à venir. Il ne manquera pas d’accentuer encore un peu plus les déséquilibres entre les balances commerciales et alourdira encore les dépenses sociales de l’État (ce qu’il en reste). Ces déséquilibres nécessiteront très vite des besoins de financement supplémentaires. Tout le monde fait la fête sous le volcan

  5. Essayons d’adopter le point de vue d’un habitant de Sirius qui débarquerait dans tout ce grand bazar.
    Il constaterait qu’ici en Europe, des tribus souverainistes, préconisent d’en revenir à la nation, que des tribus fédéralistes préconisent de faire un grand saut fédéral décisif.
    Les uns et les autres persuadés qu’il détiennent la solution.
    Or les anglais ont gardé leur autonomie monétaire et font preuve d’un souverainisme sourcilleux, ce qui ne les empêche pas de pâtir de la crise économique.
    Or les américains ont depuis longtemps franchi le pas fédéral, ce qui ne les empêche pas d’être aujourd’hui dans une situation économique périlleuse.
    Pour l’habitant de Sirius, il serait évident que la solution ce n’est ni le retour au souverainisme de l’Etat-nation, ni le grand saut fédéral. Il serait aussi évident que ce n’est pas la faute à l’euro.
    Il lui sauterait aux yeux que le vrai problème c’est la contamination des esprits par un corps de doctrine appelé néo-libéralisme, ou par sa variante ordo-libérale.
    Contamination d’autant plus virulente, que depuis la chute de l’URSS, le corps de doctrine concurrent, s’est retrouvé totalement discrédité, pulvérisé.
    Le système économique conforme à ce corps de doctrine, est comme l’a écrit et dit moult fois
    Mr Jorion: « Une machine à concentrer les richesses et à accroître les inégalités. », et en plus à ravager de façon irréversible notre patrimoine naturel. Sur ce dernier point le système – produit du corps de doctrine communiste stalinien – n’avait rien à lui envier.
    L’habitant de Sirius, ne comprendrait pas le formidable aveuglement des terriens. Car pour lui la solution sauterait aux yeux: pour nous sortir de la nasse, il faudrait urgemment en finir avec les politiques néo-libérales ou leur variantes ordo-libérales, c’est là le fond du problème. Le fond du problème n’est pas le mode d’organisation constitutionnelle de nos sociétés.
    La doctrine néo-libérale est par essence l’ennemie de la démocratie, tout comme la doctrine collectiviste était l’ennemi de la liberté.. Toute machine de type néo-libérale produit le fascisme, le national-socialisme (souvenons nous des années 30), tout aussi sûrement qu’une machine collectiviste produit le Goulag. Ces deux machines partageant par ailleurs la propriété commune d’être productivistes: basées sur la croissance supposée indéfinie de la production matérielle.
    Il a fallu attendre la chute de l’URSS, pour que les esprits se dégrisent de la drogue collectiviste. Il faudra sans doute attendre la chute de l’Empire néo-libéral US, pour que les esprits se dégrisent de la drogue individualiste.
    La chute de l’Empire US, se fera-telle sans trop de convulsions violentes, comme ce fut le cas pour l’URSS. Espérons le, mais je crains que ce ne soit pas le cas, les esprits sont trop contaminés pour être lucides.
    Le XXième siècle nous a débarrassé du mythe collectiviste, au XXIième nous ne pourrons vraiment envisager de construire un monde meilleur, que lorsque les esprits seront libérés de leur aliénation à un système (le capitalisme) et à une doctrine, pour ne pas dire une idéologie (le néo-libéralisme)qui ont pour effet de détruire la démocratie et de saccager la nature .

    1. Bonjour,

      la seule réaction saine qu’un habitant de Sirius pourrait avoir en regardant la boite de Pétri autrement dénommée planète terre serait de mettre dans le guide du touriste des étoiles le commentaire suivant:
      « Vaut le détour afin de l’éviter à tout prix ».

      Cordialement

    1. Bah, bullshit …
      Il avait promis qu’il ne signerait le traité que s’il était amendé de manière ‘substantielle’.
      Ce qu’il a fait : 120 milliards, 1% du PIB. ‘Substantiel’.
      FH n’a jamais donné la définition de ‘substantiel’. Et on ne lui a jamais demandé.
      Dont acte.

      1. Certains croyaient à la « révolution par les urnes »…
        Tout le monde a le droit de se tromper.
        Beaucoup croient encore à une majorité de « gauche ».
        L’important c’est maintenant d’agir par nous même,
        contre le capital et son gouvernement,
        ne pas laisser les fascistes imposer la pire solution de la crise,
        ne pas dire comme tout bon vieux sénateur à propos du gouvernement
        « laissons le respirer, donnons une chance à notre pays ».

      2. Une relance de 500 € par tête de bétail européen ,un RMI quoi ,de quoi investir dans une machine à barbe à papa .

    2. Le PS est un parti de centre gauche qui mord de plus en plus sur le centre droit,et qui s’est converti au libéralisme économique depuis les années 80. Tout comme le parti Démocrate américain qui est au centre droit de l’échiquier politique.
      La droite mord de plus en plus sur l’extrême droite, tout comme le parti républicain aux USA.
      La gauche (la vrai) a réduit dans la poêle de la mondialisation néo-libérale, et surtout ne s’est pas relevée de la chute du « Paradis Communiste »: Front de Gauche 11% des inscrits au premier tour de la présidentielle.
      C’est tout l’échiquier politique qui a dérivé vers la droite ces dernières décennies.
      Donc il ne faut pas être surpris de la politique que Hollande s’apprête à mener.
      En terme de consommation, il y a juste tromperie sur la marchandise. On vous vend une boîte rose ficelée avec un beau ruban rouge, quand vous l’ouvrez vous avez un programme d’austérité conforme aux règles néo-libérale acceptées par tous ces braves gens à Bruxelles.
      Ce qui ne les empêche pas de dire à leurs électeurs, ce n’est pas notre faute, c’est celle des technocrates de Bruxelles.
      Cela a un nom: la duplicité. C’est aussi un manque de courage.

    3. Chirac aime bien Hollande, il se trouve que Chirac a dit:
      « Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. »
      Pour être élu il faut mentir, mais une fois élu le réel s’impose.
      Après tout si une majorité du peuple est assez crédule pour accorder du crédit aux bonimenteurs, elle n’a qu’à s’en prendre qu’à elle même.

  6. Je n’ai rien compris ou on est toujours dans la logique de transférer aux Etats (et donc aux peuples) les créances non solvables du secteur privé?

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