14 réflexions sur « LE FMI, GUIDÉ PAR LA FIERTÉ, par Pascal Aulagner »

    1. Avant hier, a l’approche du whitestone bridge et direction de JFK…aux alentours de 16 Pm. C’est juste le camion qui a l’air fatigue comme tout le reste ici.

  1. En agrandissant le cliché, on reconnaît au volant Mme Christine L., aisément identifiable à son bronzage « 4 saisons ». Elle doit livrer en express 35 tonnes de dollars au Caire, le 22 août, « pour soutenir l’Egypte dans la transition ». En conformité avec la fière théorie monétariste : pas de biffetons, pas de transition (traduction de Brassens : pas d’argent, pas de cuisse) 🙂

  2. Fallait le trouver !
    Il y a au moins 20 ans , en me baladant en France ( je serais bien incapable de me rappeler l’endroit )
    j’ai trouvé un panneau de lieu-dit  » les belles ouvrières  » et en dessous  » voie sans issue  » …
    Mon fils affiche dans sa chambre la photo que j’en avais fait .

      1. Jadis, vers 1968, la station « Nanterre-Université » s’appelait « La Folie – complexe universitaire »
        Je vous jure que ce n’est pas une blague
        😀

    1. Sur la nationale Saumur-Le Mans, vers La Flèche, vous trouvez ces noms de hameaux à quatre ou cinq kilomètres les uns des autres . Après « les belles ouvrières », vous trouvez « la belle entreprise » et « le réveil ». Toute l’ ambiance d’une certaine époque . Aujourd’hui ce serait « mon beau pôle emploi ».

      1. Dans un patelin d’Indre et Loire, sur un même petit panneau de direction, vous lisez « cimetière » et au-dessous « parking 25 places »

  3. Cette photo m’évoque un récit que me faisait une aïeule du jour où « les Allemands » sont arrivés dans sa commune au tout début de l’Occupation.
    Elle était là avec sa fratrie et ses parents et les autres habitants de la commune, au bord du chemin emprunté par les véhicules dont je ne sais ce qu’ils étaient, voitures ou camions …
    Elle raconte qu’ils savaient déjà depuis plusieurs jours que « les Allemands » étaient sur le point d’arriver et qu’avec ses sœurs, elle avait convaincu son petit-frère de se déguiser en « fille », car ainsi « il ne lui arriverait rien ».
    Ce qui fait que ce jour-là, au bord de ce chemin-là, une brochette de filles pouffant comme des tordues, se tortillait devant la mise d’un malheureux.
    Jusqu’à ce que le père de celle qui me racontait l’histoire, avec un air très grave et solennel, lui donne une gifle. La seule, la première et la dernière qu’il lui donnerait.

    En écrivant cela je fais soudain un lien entre l’humiliation du cadet et le sentiment d’humiliation qu’a représenté l’Occupation allemande pour beaucoup.

    Mais aujourd’hui, devant cette photographie d’un camion du FMI aux parois métalliques et lisses, le furtif sentiment d’effroi qui me traverse me fait voir plutôt le danger de sombrer dans l’insupportable de la condition humaine. La faim, le froid, la maladie, sans soins, les morts violentes, la violence, physique, institutionnelle, le mépris pour les âmes vivantes, ou mortes. De sidération, des hallucinations de la faim, des désillusions, des angoisses si fortes qui poussent à s’en prendre à ceux qui n’y sont pourtant pour rien, bouc-émissaires, corps de l’indicible, portant tous les maux, subissant tous les mots, les moqueries, corps visibles de la misère de ceux qui voudraient qu’on les fasse disparaître après les avoir désignés, afin d’exorciser quoi ?

  4. Chacun son truc(k) pour s’en tirer.
    Le truc(k) du FMI à plutôt l’air costaud, j’voudrais pas me le prendre sur la route. Un pareil monstre fait toujours de solides dégâts lors d’une collision, les Grecs, Portugais (plus gais du tout au demeurant) en savent quelque chose.

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