LES CHOIX QU’ON VEUT TENIR SECRETS

Comment faire pour ne pas avoir l’air d’avoir carrément menti durant sa campagne électorale ? C’est un problème qui se pose à certains dirigeants politiques parvenus au pouvoir. Heureusement pas à tous.

M. François Hollande avait affirmé à l’époque, qu’il serait question avec lui de croissance et non d’austérité. Une clause de croissance, au montant purement symbolique, fut donc accrochée au plan « Merkozy », qui fut par ailleurs simplement entériné.

L’imposition de 75% des revenus au-dessus du seuil des un million d’euros, est une mesure dont la formulation est claire et donc plus difficile à vider de tout contenu. Mais, comme il nous est donné de voir ces jours-ci, c’est loin d’être impossible.

Un moyen simple aurait été de faire passer le seuil à deux millions d’euros pour un ménage, mais ce moyen-là d’émasculation a, pour le moment en tout cas, été écarté. Un autre moyen consiste à faire de la mesure, une mesure provisoire. De ce côté-là, c’est réglé : deux ans maximum. Un autre moyen d’émasculation est d’additionner toutes les formes de taxation. Là aussi, c’est fait : impôts sur le revenu, CSG-CRDS seront défalqués des 75%. Mais le plus fier moyen de réduire la mesure à néant est d’en exonérer les revenus du capital. Et là aussi : c’est fait !

Le travail, c’est dégoûtant, et les revenus du travail sont une honte pour la nation. Il est donc normal de décourager autant que faire se peut par l’imposition, et le travail, et les revenus qu’on en tire. Les revenus tirés du capital sont eux le fleuron de la richesse d’une nation et, étant en grande partie le produit du travail de quelqu’un d’autre, il est essentiel de ne pas y toucher. Sans compter le capital lui-même, dont il ne faut à aucun prix corriger la répartition au sein de la nation, étant le fruit de la propriété privée et de la sainte émulation que celle-ci engendre. Le gouvernement de M. Ayrault a eu le courage, pour ne pas dire l’audace, de tenir compte de tout ceci.

L’imposition de 75% des revenus au-dessus du seuil des un million d’euros est donc d’ores et déjà retombée au niveau qui lui était probablement promis : celui du purement symbolique. Le Président français a d’ailleurs tenu à le souligner dans son entretien d’hier soir : « Il s’agit de donner l’exemple, pas de dégager des recettes supplémentaires ». Ouf ! on avait eu peur !

Les économistes du XVIIIe siècle étaient de grossiers merles qui parlaient de « classes laborieuses » et de « classes oisives », attirant ainsi l’attention sur le fait que les « classes oisives » se fichent du fait qu’on les impose sur leur labeur puisqu’elles en font le moins possible. Chaque type de société fait un choix entre « classes laborieuses » et « classes oisives ». Se proclamer « de Gauche » et garder secret le choix qui a été fait en réalité, ne change rien à l’affaire.

 

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246 réflexions sur « LES CHOIX QU’ON VEUT TENIR SECRETS »

  1. Mon cher Paul, ce n’est même pas un secret : Le PS annonce à haute voix sa défense inconditionnelle des « classes laborieuses » (les ouvriers ?) alors qu’il ignore tout lui même des conditions de vie de ces mêmes classes puisque l’essentiel de ses membres prospère dans la fonction publique dont on ne sache pas qu’elle sue sang et eau au labeur.
    Ceux qui s’extirpe du vulgum pecus n’aspire qu’aux ors de la république où ils pourront enfin co-religionner avec « les classes oisives »…mais ça, c’est à voix basse que ça se dit.

    1. Tutut, Alain.
      Certainement pas les ouvriers.
      Les classes laborieuses pour le PS, ce sont les classes qui sont en mesure d’épargner et qu’il est urgent d’épargner.
      Ce qui permet :
      1/ de ratisser large
      2/ de ne rien faire

      PARTI socialiste : enfin, concernant les classes épargneuses, plutôt celles qui bénéficieront de l’augmentation du plafond de l’épargne réglementée, faut pas pousser, l’épargne laborieuse, ça pue la sueur …

      1. Epargner certes, mais aussi partager et entretenir diverses illusions telles que « le capitalisme (l’euro) mérite d’être sauvé », « le PS est un parti de gouvernement (de gouvernance) », « la France est une démocratie », etc.

    2. @ Loréal Alain 10 septembre 2012 à 14:13 & zébu 10 septembre 2012 à 15:12
      Je partage vos avis. Faire travailler l’épargne des travailleurs épargnants c’est l’idéal.

      Cela permettrait de réconcilier tout le monde avec le capitalisme traditionnel sur lequel s’est fondé le développement de l’occident. Il faut pour cela investir cette épargne devenue capital, dans des moyens de production de richesse et non pour soutenir le PIB par la consommation, ce que les limites de la planète ne peuvent plus tolérer.

      C’est la meilleure voie pour réconcilier travail et capital surtout si l’on investit dans la transition énergétique. Il faut en effet ne pas oublier que l’énergie c’est ce qui entretient la vie, qu’elle soit issue de productions agricoles et de la pêche, ou de la captation sur les flux baignant notre planète.

      Bien sûr, si l’objectif est avant tout d’être réélu à l’échéance de quelques années, il vaut mieux investir dans des opérations de séduction auprès de ceux qui, faute de voir bien loin, apporteront pour quelques temps encore, leurs voix à ceux qui veulent avant tout se maintenir en place alors qu’ils viennent tout juste de s’y installer.

    3. « l’essentiel de ses membres prospère dans la fonction publique dont on ne sache pas qu’elle sue sang et eau au labeur. »
      Conformisme de pensée qui consiste à dire sans retenue que les fonctionnaires ne savent pas ce qu’est le travail. Il y a de nombreux fonctionnaires qui ont des métiers difficiles et qui travaillent beaucoup.

      1. @Epaminondas,

        Ceux que je connais, dans la sphère politique, n’ont pas l’air usé par un dur labeur puisqu’à plus de 70 ans ils rempilent encore pour un mandat…

  2. François 2nd n’est là que parce qu’il pouvait virer Nanoléon. Et pour rien d’autre.
    Je ne prêterai donc pas mon épaule aux déçus pour qu’il puisse chialer dessus.
    La prochaine fois, ils réfléchiront avant de se prosterner devant les urnes de leur damnation.
    Enfin c’est ce que j’espère, mais pas trop, car je déteste être déçu! 8)

  3. BRAVO !

    Une fois n’est pas coutume, j’ai bien compris le billet et tout son intérêt : une invitation à repenser « nos catégories », en particulier celles auxquelles on attribue une « valeur ». Il va sans dire que je préfère les billets de ce type, qui « voient loin », à ceux qui préconisent des solutions quasi « clefs en mains ».

    1. Là, je m’enthousiasme, et oublie un peu les miasmes de mon marécage. Avec ce blog, on a le sentiment d’être au cœur des débats qui importent. Les autres, quand ils ne sont pas marginaux, ne font que donner des explications : on vient, on lit, on repart. (Quelqu’un pour traduire en latin ?)

      1. Parfois j’y pense, mais j’ai l’écriture bien trop lente, et ça me fait beaucoup trop fumer. (J’en connais un qui sifflote en écrivant, l’a bien d’la chance…) Le seul fait d’intervenir ici me prend beaucoup de temps, même s’il n’y paraît pas au vu de commentaires qui se lisent en quelques minutes. En tout cas, merci pour le compliment.

  4. Alors on a un gouvernement étiqueté à gauche.
    Comme mesure de gauche, il nous vend uniquement une mesure qui n’a qu’une portée symbolique.
    Sous-entendu, la gauche c’est sympa mais bon pour gouverner sérieusement il faut être réaliste donc de droite.
    Conclusion : ces gens sont-ils vraiment de gauche depuis qu’ils ne sont plus étudiants ?

    1. « Conclusion : ces gens sont-ils vraiment de gauche depuis qu’ils ne sont plus étudiants ? »

      Pour un politique en général, « être de gauche » (ou de droite) est plus un positionnement marketing qu’autre chose. Il suffit de regarder le cumul des mandats (et des paies associées), la déclaration séparée des revenus provenant de mandats locaux et nationaux (ça divise mécaniquement l’impôt par 2 au minimum), ou encore les personnalités supposées de gauche siégeant dans de grandes entreprises (comme je disais hier : H. Védrine chez LVMH) etc

      Mais la gauche n’aime pas seulement l’argent, elle aime aussi la célébrité et donc couche avec les journalistes pour l’obtenir (Hollande/Trierweiler, Kouchner/Ockrent, Montebourg/Pulvar, DSK/Sinclair, Sapin/Senneville)

      1. @Cancre

        Je veux bien que l’amour soit aveugle mais quand même ça fait beaucoup d’accointances pour tout mettre sur le dos du hasard fortuit. Je ne parle pas seulement des accointances entre politiques et journalistes, mais au sens plus large déjà abordé pas mal de fois sur ce blog entre grands argentiers, politiques, et une presse qui ne remonte que les faits qui vont toujours dans le même sens unique (associé à la pensée unique bien entendu).

      2. @ Pignouf 2ème

        Mon propos avait pour but de souligner que , qui que nous soyons, nos propos s’emportent quand le ressentiment prend le pouvoir .

        À un moment donné, on peut aussi se dire que même si on n’ aime pas ces gens là , ils peuvent s’aimer d’un amour sans calcul.

      3. Le pouvoir n° 1 c’est l’argent. Le PDG de LVMH rigole tous les matins en se rasant en comparant son patrimoine et celui de Hollande (10000 à 1?).Ne pas pouvoir aggraver encore les hyperinégalités pendant cinq ans c’est trop pour les media de la Droite financière et politique. Les anars et quelques autres attendent le Grand Soir. ..Tout baigne pour la Droite et l’hypercapitalisme financier avec une opposition de ce type.

      4. @Merlmokeur
        « Ne pas pouvoir aggraver encore les hyperinégalités pendant cinq ans c’est trop pour les media de la Droite financière et politique. »

        B. Arnault doit sa fortune au rachat de Bessac dans lequel il a mis 40 millions de francs tandis que l’Etat apportait 2 milliards de francs (1984, gouvernement Fabius donc PS).
        Au sein du directoire de son groupe LVMH on compte des personnalités politiques de 1er rang aussi bien de gauche que de droite.

      5. Bonjour,

        A Athènes, dans l’antiquité, je crois que les dirigeants politique éteint désigné par le sort et ils devaient se consacrer à cette tache !

  5. Les chiffres réels de l’économie de la Grèce à nouveau magouillés..pour la ‘bonne’ cause.

    Merkel intends to see that he soon gets his opportunity. Her plan calls for the troika’s report to present the situation in Greece as less disastrous than previously expected, as this is a necessary prerequisite for disbursement of the next tranche of aid. « We have to find a solution, » Merkel instructed her staff last week.

    It is the envoys of IMF head Christine Lagarde who are primarily balking at the idea of painting a picture of Greece’s situation that is rosier than the reality. But Merkel is optimistic that they will eventually go along with her approach. The IMF statutes may be strict, but the agreements with aid recip.

    http://www.spiegel.de/international/europe/merkel-wants-to-keep-greece-in-the-euro-zone-a-854879.html

    1. Est-ce le principe qui veut que les mareyeurs payent leur pêcheurs au prix qui permette leur survie ? Les allemands ont encore besoin de la Grèce pour aller à l’Acropole (car la Troie de Schliemann, ça n’a pas autant de gueule, malgré tout),

      et puis ils ont pas d’iles en mer chaude, bien dommage pour eux.

      Là, ils font un peu de pression pour qu’on leur vende la piscine chauffée modèle Egée pour une bouchée de pain,
      …puis d’ici 20 ans, quand ils auront eu tout ce qu’ils veulent, les grecs deviendront des miséreux SDF dans leur propre pays, ça évitera de penser à un budget tout court.

  6. J’adore le côté ironique et pince sans-rire de ce genre de texte. Un commentaire juste pour les visiteurs de passage qui ne connaîtraient pas le style de Paul.

    1. Bonjour,
      vous y sentez de l’ironie et de l’humour, vous ?
      Moi j’y lis simplement ce que la plupart de ceux qui ont suivi cette intervention (dont je ne suis pas), ont pensé, quelle que soit la classe dont ils font partie : salariés, rentiers, lobbyistes, etc.
      Tout y est excellemment dit. Paul s’est imaginé au sein de chacune de ces catégories et en a déduit ce qu’elles ont toutes pensé : Ah, il nous avait caché ça…! Soit avec soulagement, soit de colère, soit de déception, soit hypocritement (pour ceux qui le savaient avant).
      C’est quoi la prochaine étape après les 100 jours ?

      1. Comme quoi(@Arnould vs. @Bressy) l’ironie est de surcroit juste au point de bifurcation où d’aucuns peuvent la voir comme non-ironie.
        Chapeau l’artiste (Paul).

  7. pas de sanction en politique comme pour la finance .

    On se retrouve avec une opposition entre les créateurs de richesses qui sont responsables de leurs erreurs, et ceux qui ne le sont pas.

    Sans doute un manque évident dans la culture de gauche, on considère que le capital est déraissonable, mais qu’offre-t-il comme solution alternative, ce faisant le PS est orphelin de propositions, sont seul but est de répartir la richesse et non de la créer …

    Hollande est face à un mur, la crise actuelle est celle de la non création de richesse dans nos pays occidentaux, il ne sait aucunement comment procéder, ce faisant comme tout bon politique il s’est donné du temps, deux ans, ne suis pas certain qu’il n’existe pas qqe part une étude démontrant qu’au bout de 2 ans, la mémoire se perd un peu, bref hier soir, notre président normal nous a allumé en public une belle bougie, dommage il ne connait pas les mots qui font des miracles…

    Au delà de l’esprit partisan, ce vide politique est aussi le vide d’espoir pour notre pays, si quoiqu’il fasse, Hollande ne sera pas sanctionné et touchera sa retraite d’ancien président, ce ne sera pas la cas pour nous français qui assistons impuissant à l’inexorable chute de notre pays..

  8. Le capital et le profit n’ont pas de patrie : pourquoi voudriez-vous que le patriotisme économique soit le fort de Bernard Arnault ?

    Voilà donc l’image que se font certains de notre pays. Voilà donc les lois de l’argent et le sentiment d’impunité. Voilà donc la caste des puissants en smoking, d’ordinaire bien dissimulés derrière leur phrasé et l’onctuosité de leur élégance moralisante. Vous aussi, vous la sentez l’haleine fétide de ceux qui usent et abusent de leurs privilèges jusqu’à s’essuyer les pieds sur notre bien commun, la République ? Affirmons-le sans détour : toutes les raisons invoquées pour « expliquer » le souhait du super-patron, Bernard Arnault, de revendiquer la nationalité belge ne résisteront pas à l’examen de conscience. Le signal est donné, et pas n’importe lequel, un point c’est tout….
    http://www.humanite.fr/politique/evasion-morale-503610
    Aujourd’hui ce sont les « émigrés d’Ostende »

    Taxe de 75% : « Le gouvernement a tout faux », selon Piketty
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/09/06/piketty-et-la-taxe-limee-des-75-le-gouvernement-tout-faux-235152
    Bernard Arnault (LVMH) veut devenir Belge
    http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/bernard-arnault-lvmh-veut-devenir-36263

    1. Dimanche 9 septembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l’invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. Il y a expliqué les dangers des politiques d’austérité appliquées en France et en Europe et a dénoncé l’absurdité d’un retour précipité du déficit public en dessous de la barre des 3 % de PIB. Il a également insisté sur l’enjeu d’affirmer un autre rapport de force social face au MEDEF. Il a enfin réagi sur la polémique concernant l’acquisition de la nationalité belge par Bernard Arnault en jugeant injustifiable l’accumulation extrême de richesses par la 4ème fortune du monde.
      vidéo : 53′
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/theme/videos/

      1. JLM se refuse à être opposant,
        et à nommer ce gouvernement pour ce qu’il est:
        pas un gouvernement de gauche, mais un gouvernement bourgeois.
        Autrement dit, il ne propose jamais le seul chemin réaliste,
        le rassemblement des résistances jusqu’à l’affrontement,
        et la fin de la dictature du capital,
        mais la « révolution par les urnes », qui n’a jamais eu lieu nulle part,
        ni conduit à autre chose qu’à l’alternance entre politiciens bourgeois.
        L’héritage revendiqué du florentin Mitterrand est mérité.

      2. Extrait « Nous (le front de gauche), nous sommes mieux préparés au pouvoir que nos camarades socialistes qui improvisent tous les jours »

      3. à Charles :
        j’espère que nous nous rencontrerons à la manif pour mobiliser les foules ??

        Un nouveau pas vient d’être franchi ce lundi dans la bataille pour obtenir un référendum sur l’adoption du Pacte budgétaire européen. Plus d’une vingtaine d’organisations associatives, syndicales et politiques viennent de publier leur texte unitaire contre les politiques d’austérité et pour l’ouverture de débat partout en Europe.

        L’Humanité.fr publie dans son intégralité la déclaration qui sert de base à la mobilisation populaire du 30 septembre prochain.
        http://www.humanite.fr/fil-rouge/la-riposte-unitaire-est-lancee-contre-le-pacte-budgetaire-europeen

        …Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche – Parti communiste français – Parti de gauche – Gauche unitaire – FASE – République et Socialisme – PCOF – Convergence et Alternative – Gauche anticapitaliste, Les Alternatifs, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Sud BPCE, Union syndicale Solidaires. Toutes les organisations syndicales, associatives et politiques progressistes qui le souhaitent peuvent rejoindre les premiers signataires. Pour en savoir plus : http://www.audit-citoyen.org ou contact@audit-citoyen.org.

      4. @Charles A

        le rassemblement des résistances jusqu’à l’affrontement,

        Il a bien eu lieu l’affrontement en 1871, lors de la Commune de Paris, les bourgeois qui disposent de la force armée l’ont écrasé dans le sang.

      5. à Charles A,

        Mélenchon et ses amis sont l’un des derniers remparts pour protéger le capitalisme contre des attaques radicales.
        L’autre dernier rempart est le FN.
        En cela ils ont des rôles identiques malgré leur opposition affichée.

      6. à Macarel,

        Et en mai 68, en France, ce sont les amis actuels de Mélenchon qui se sont alliés à la droite pour faire échouer le mouvement révolutionnaire.

      1. A CHARLES A

        la « révolution par les urnes », qui n’a jamais eu lieu nulle part,
        ni conduit à autre chose qu’à l’alternance entre politiciens bourgeois

        Quid de certains pays d’Amérique Latine , au bas mot !

      2. Il faut toujours rappeler,
        pour rassembler les premiers ouvriersde la révolution nécessaire,
        que jamais et nulle part les élections n’ont arraché le pouvoir
        à une classe dominante, ni même permis les principales conquêtes .

        Exemples:
        – Vénézuéla: Chavez, gagne largement les élections,
        mais son programme, modéré aussi, a fait face à un coup d’État en 2002,
        pas stoppé par les élections, mais la mobilisation des masses, y compris armée.
        – Bolivie et en Equateur: idem un peu plus tard.
        Les conquêtes partielles, comme au Vénézuéla,
        sans même que la classe dominante soit chassée,
        ont du être défendues par la force et le nombre.
        – Chili: Allende a gagné les élections, la bourgeoisie a écrasé le peuple,
        malgré son programme modéré.
        – République espagnole: même chose, la bourgeoisie avec à sa tête Franco l’écrase.
        On pourrait citer une douzaine d’autres exemples depuis 70 ans…

        Il faut rappeler aussi que c’est toujours par la force et le nombre
        que la classe des travailleurs a avancé:

        – la journée de 8h après la première guerre mondiale, c’est pas les élections
        (la Chambre des députés était dominé par la droite,
        suite à la trahison, déjà, des socialistes réformistes),
        mais la révolution russe et les mobilisations ouvrières d’après-guerre.

        – les congés payés et la semaine des 40 h,
        ce n’est pas la victoire électorale du Front Populaire,
        c’est la grève générale de 1936, avec occupation d’usines,
        finalement trahie par la SFIO (PS de l’époque) et le PCF.

        – la plus forte augmentation du SMIC et des salaires,
        c’est la grève générale de 1968, pas les urnes de 81,
        suivies de quelques réformes, puis du néo-libéralisme,
        qui se poursuit avec Hollande, et peut faire le boulevard,
        cette fois-ci, pas seulementde la croissance du FN,
        mais de son accession au pouvoir, et de la barbarie du fascisme.

        Restent quelques petites années pour développer les résistances,
        les rassembler dans un mouvement unitaire vers l’affrontement,
        pas pour alterner droite-gauche, mais assurer que le capitalisme à l’agonie
        cesse enfin de nuire.

      3. @Charles

        excellent rappel historique; mais malheureusement inconnu d’une très large majorité des prolétaires car tout le système a intérêt à falsifier la vérité.

        en contre-point, c’est depuis que la peur des rouges a disparu ( URSS ) et que les prolétaires ont été défait ( le point de départ est la grève des mineurs en GB et le licenciement de la totalité des grévistes du contrôle aérien par reagan aux us ) que les capitalistes ont récupéré une partie de ce qui leur avait été arraché de haute lutte.

        les seules questions qui vaillent c’est :
        – pourquoi cette catastrophe ?
        – que faire ?

      4. Bonjour, Charles A.

        Je nuancerai votre propos, s’agissant de l’Espagne. La bourgeoisie espagnole n’était pas que catholique et royaliste ou franquiste. Une partie substantielle avait contribué à l’établissement de la République, comme une partie substantielle, 120 ans auparavant, avait épousé la cause napoléonienne (les Afrancesados) et combattu au nom des Lumières le régime usé des Bourbons. Certaines grandes figures de la Révolution française ont travaillé contre les intérêts de leur classe. Ainsi de Lepeletier de Saint-Fargeau (cet exemple pour ne pas citer celui du grand bourgeois Marx, à une époque ultérieure). Quant au problème des élections qui ne changent pas le rapport des forces, il tient selon moi non seulement à la médiocrité de l’offre politique, mais encore au désengagement civique d’une portion considérable de la population, désengagement que le développement du secteur associatif ne parvient pas à corriger. Du reste, bon nombre d’associations sont obligées de composer avec les baronnies locales, dont elles étendent un peu plus, malgré qu’elles en aient, l’emprise territoriale et la clientèle. La Révolution, il faut aussi que nous la déclenchions en nous-même. Tempête sous un crâne…

  9. « C’est un scandale !  » aurait dit Marchais.
    En dehors du fait qu’une fois de plus les promesses ne sont que du vent, ce qui est plus grave, c’est que l’exemple va servir aux zom politik d’autres pays. Les effets provoqués par la financiarisation (vilain mot) de l’économie ne suffit pas à éclairer ces gens-là et à les responsabiliser. A moins, et c’est probable, que le mélange des genres soit à présent consommé, quel que soit leur couleur politique.
    Il ne s’agit même plus d’une querelle de classes, mais d’un problème de corruption – dans le sens d’un cancer qui détruit le sens de l’état, du bien commun en produisant des métastases d’intérêt personnel.
    Les éléments de contrôle qui permettent une régime dit démocratique ne fonctionnent plus correctement, et le labyrinthe exécutif du régime est verrouillé de manière telle que toute (ré)action citoyenne finit par se lasser ou à tourner en rond.
    Et, non je ne dis pas tous pourris, je dis pouvoir confisqué.

      1. Me voila rassuré ! Car pour être énervé il faudrait être déçu, or comment être déçu d’un machin dont il n’y a absolument rien à attendre et encore moins à espérer.

      2. Bon, alors je vous le demande : que sifflotiez-vous ? (Logiquement, la réponse devrait me surprendre, sinon vous ne m’auriez pas invité à poser la question.)

      3. Le cinquième couplet de l’Internationale colle parfaitement au billet
        qui va à la racine de la crise:
        la division sociale entre « classe laborieuse » et « classe oisive »

        Ouvriers, Paysans, nous sommes
        Le grand parti des travailleurs.
        La terre n’appartient qu’aux hommes.
        L’oisif ira loger ailleurs.
        C’est de nos chairs qu’ils se repaissent !
        Si les corbeaux si les vautours
        Un de ces matins disparaissent….
        La terre tournera toujours.

        Ce couplet dit l’essentiel aussi sur Arnault…

      4. @au(x) fan(s) de manga 😉

        Lisez Gunnm si ce n’est déjà fait. Dans le genre anticipation cyberpunk de la période à venir, c’est plutôt bien vu.

      5. Dissonance, c’était pas évident de tout condenser, c’est plutôt une introduction, et puis rien que pour les feux rouges de la moto de Kaneda qui slalome dans la ville (à l’époque, aujourd’hui c’est classique).

      6. Dissonance, mais j’avais bien vu le smiley et j’en ai ajouté un.
        Je ne peux pas prétendre être fan de manga, car c’est l’un des seuls que disposait la médiathèque, c’était juste pour dire, qu’on pouvait abordé Akira sans être fan de manga, ça reste la référence d’une génération.

      7. Mon traducteur google est formel.
        P.J. sifflotait « Loin don de Dieu la grâce » par  » Ito je montre sous », « Kei Nishida et Dzu », « L’eau potable et plus de sous permanents ».
        Fin du mystère.

  10. Oui bien sûr, les choix secrets en politique sont la clé de la compréhension des trajectoires mais, seulement quand ces dernières ont, pour le moins, couvert une partie suffisamment significative du parcours pour pouvoir en prévoir le reste, non ? Est-on dans ce cas avec le nouveau gouvernement français ? Permettez-moi d’en douter puisqu’il existe toujours la possibilité d’un secret du secret du choix secret.
    Par exemple, pour que la balance entre la fiscalité qui pèse sur les revenus du travail et celle qui ne pèse rien sur ceux du capital retrouve un certain équilibre, n’est-il pas impératif – même au risque de décevoir les adeptes de l’application d’une solution immédiate et magiquement transparente – de commencer par faire entrer le conflit entre conscience sociale et liberté individuelle dans une zone d’accalmie ?

  11. Cher Paul,

    Vous avez raison mais la libre circulation des hommes et des capitaux fait que cette taxation va transférer les gros salaires et détenteurs de capitaux dans les pays voisins. Morale ou pas il y a problème d’application pratique. On est dans un système national qui voudrait être fédéral européen sans l’être vraiment. Hollande n’y peut pas grand chose.

    Mon frère qui est président d’un tribunal de commerce de province me signale que la deuxième mesure phare du gouvernement à savoir la taxation des heures supplémentaires va surtout toucher les entreprises de transport qui sont en équilibres délicats dans un contexte d’économie ouvertes aux transporteurs des pays de l’est à bas salaires. Donc il faut s’attendre à ce que le rendement de ces taxations soit contrarié par des plans sociaux et redressements judiciaires. Il faut que le pouvoir analyse les effets pervers de toute mesure fiscale avec pragmatisme.

    Enfin plus grave, la plaisanterie qui coure dans les tribunaux de commerce c’est de savoir quand le premier tribunal aura un ministre de l’industrie au téléphone (7 ministres ou sous ministres pour l’industrie). silence téléphonique dans les 100 premiers jours malgré l’ampleur des difficultés sur le terrain.

    Je crains que nos 40 ministres tous fonctionnaires ou anciens fonctionnaires ne sachent pas bien par absence d’expérience comment fonctionne l’économie. Il faudrait dans leurs équipes des hommes du privé.

    Cordialement

    1. Vous avez raison mais la libre circulation des hommes et des capitaux fait que cette taxation va transférer les gros salaires et détenteurs de capitaux dans les pays voisins. Morale ou pas il y a problème d’application pratique.

      N’importe quelle « mesure », appliquée de but en blanc dans un système qui l’excluait, pose évidemment un « problème d’application pratique« . C’est bien pour ça qu’il ne faut pas penser une idée neuve en termes d’application pratique : le résultat sera toujours négatif.

  12. Et qu’en sera-t-il de la suppression des prélèvements forfaitaires libératoires afin d’imposer les revenus du capital comme ceux du travail ? Il y aura probablement quelques exceptions, comme par exemple presque tous les revenus pour lesquels l’on peut à ce jour opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire.
    A ce rythme le non cumul des mandats sera remplacé par un plafonnement du nombre de mandats …

    On n’a pas fini de rire.

  13. D’abord, organiser un grand débat sur l’imposition possible, comme celui que Vincent Peillon projette sur l’école et celui à venir sur le nucléaire (?!).

    Ceci afin d’informer ceux des revenus du travail – souvent peu au fait car en début de chaîne – des multiples échappatoires de ceux des revenus du capital (pactole assurances-vie par ex.), ces derniers bénéficiant quasi exclusivement du crachoir médias (connivence de nébuleuse commune).

    L’information quant au déséquilibre, à la hiérarchisation de bon sens nécessaire, à l’importance méconnue car tue de la richesse capitalisée ayant été portée à la connaissance de tous, proposer une consultation populaire.

    Sachant que 20% possèdent 80% (de mémoire) des richesses, l’issue ne devrait faire aucun doute.

    Delphin

  14. Et si cela continue, on parlera bientôt de ‘classes dangereuses’ concernant les classes laborieuses …
    « Si ça continue, on verra l’fond d’mon … é-co-no-mie, est décousue, si ça continue, on verra l’fond d’mon … »

  15. J’ajoute que les seuls qui ‘capitalisent’ sur ces différents thèmes est l’extrême-droite.
    L’aube dorée (sic) en Grèce est actuellement la troisième formation politique dans les sondages : 10%.
    Je ne sais pas si on ‘réalise’, au PS, ‘l’urgence’ : une formation néo-nazi, revendiquée comme telle, dans un pays de l’Union Européenne (et aussi de la zone euro) est la troisième formation politique …

    1. Le problème, avec l’Aube dorée, ce ne sont pas seulement les sondages. Ce sont les uniformes, les cassages de gueule de Pakis dans la rue sous le nez de citoyens qui ne disent rien, et même, depuis peu, le fait qu’un militant isolé ose s’en prendre à un immigré sans craindre qu’on l’en empêche.
      L’Europe ne dira rien si l’Aube dorée accède au pouvoir : ce sera une excellente occasion de larguer la Grèce.

      1. On est bien d’accord.
        Mais une extrême-droite au pouvoir, même d’un (futur) ancien pays de l’UE, ça légitime fortement pour tous les autres.
        Et là, l’Europe, elle dira quoi ?

    2. A zébu

      L’histoire nous apprend que la finance s’accommode très bien de ce genre de détails…
      Les affaires avant tout !

    3. @Zebu

      Vous avez malencontreusement oublié la percée spectaculaire de Syriza et les progrès notables du Front de Gauche. Je me permets de les rappeler aux stratèges oublieux…

      1. allons, allons, Syriza est très sympathique, mais a baissé au moment stratégique ; aujourd’hui, le parti est en pleine panade, une tendance alliance avec le Pasok, une autre… bah, je ne leur en veux pas, mais ils n’avaient pas la moindre idée de la manière de procéder, une fois au pouvoir.

      2. @ Nicks :
        Je n’oublie rien, Nicks : les ‘progrès notables’ du Front de Gauche qui ont sombré dans l’oubli, l’appel et la prise de la pelle, c’est évidemment de la faute de ceussent qu’ont pas voté pour.
        Of course.
        Toujours à ressasser, Nicks ? (en fait, le point d’interrogation, c’est juste par politesse, tant le genre de ‘discussion’ dans laquelle tu EXCEL tourne en rond, petit, pas tapon)

        Quant à Syriza, je maintiens : c’est bien là que le tournant fut raté.
        Pas avec le Front de Gauche en France.
        (maintenant, je sens que je vais être AUSSI responsable du succès de la ND en Grèce …)

      3. Pas plus que le FdG dans le marais
        du « ni participation », « ni opposition »,
        endormant les travailleurs dans les illusions keynésiennes et électoralistes…
        Des politiciens du système qui se révèleront comme tels,
        mais il faut agir avant, car effectivement le fascisme lui n’attend pas.

      4. @Jeanne

        Il a baissé tout seul vous croyez ?

        D’où est ce que vous sortez cette division, des mêmes sources qui disaient que le Front de Gauche allait éclater ?

        Vous croyez que Samaras ou le Ps en France étaient plus préparés à faire face à la crise au vu de ce qu’il font ?

      5. @Zebu

        Vous n’êtes responsable de rien, c’est plutôt cela le problème.

        Par ailleurs, je ne ressasse pas, je fais des rappels salutaires pour que d’autres ne refassent pas les mêmes erreurs. Et pour votre information, le parti le plus visible dans la critique du gouvernement actuel, c’est le Front de Gauche. Je ne vous apprends pas non plus qu’il y a un rassemblement prévu le 30 Septembre pour appeler à une discussion citoyenne sur le traité budgétaire européen.

        Quant à Syriza, imaginez juste un instant, vu l’écart minimal avec la ND, ce qu’aurait pu apporter un FdG à 20% comme l’est son potentiel, si les grands stratèges (il n’y a pas que vous) avait choisi une autre définition du vote utile. Bien sûr, vous ne souhaitez pas trop qu’on en parle, je le comprends fort bien. Après tout, il n’y a pas urgence, attendons tranquillement la perfection avec Charlot !

      6. @Nicks

        Il faut vous reconnaitre une sacrée opiniâtreté, qui pour sûr finit par fatiguer certains qui ne lisent pas ce blog pour se faire racoler.
        Mélanchon est au FdG ce que Sarkozy était à l’UMP, l’énervé de service (passons sur le fait que sans Mélanchon y’a pas de FdG). La force de Syriza, c’est Tsipras. Une question d’homme quoi… qui a son importance lorsque l’on met (ou pas) un bulletin dans l’urne.

      7. @ Nicks :
        Ir-res-pon-sa-ble.
        Tout à fait.
        « imaginez juste un instant » : c’est sans doute ça votre problème, Nicks.
        Votre ‘imagination’.
        ça joue des tours.
        Allez, encore un p’tit tour ?

      8. @Zebu

        Autant qu’il le faudra.

        @Mathieu

        Les idées avant tout. Sur ce plan, vous finirez par vous y rendre, quelque soit la personne qui les servira. C’est l’essentiel…

      9. @ Nicks :
        « Autant qu’il le faudra. »
        « Les idées avant tout. »
        Mais aussi : « Jamais pendant le service », « Vers l’infini et au-delà ! », « La gloire est au bout de nos baïonnettes ! », …
        Merci, mais non.
        Je préfère descendre de votre manège enrayé.

        (normalement, vous ne devriez pas résister à lancer une de ces ripostes dont vous nous abreuvez, quoique de manière moins régulière ces derniers temps, en guise d’épitaphe à ce ‘dialogue’ …)

      10. @Zebu

        Je ne voudrais pas vous décevoir, vous le comprenez bien, aussi vous dirais-je que ce n’est pas vraiment à vous que je m’adresse et que vos réponses sont toujours des instruments d’analyse assez intéressantes quand nous discutons avec des amis de l’absence chez nos concitoyens du plus élémentaire sens politique.

        Par ailleurs, vous ne devez pas être très présent sur le blog car j’ai largement repris mon rythme de croisière, pour votre grand plaisir ! 🙂

      11. quand nous discutons avec des amis de l’absence chez nos concitoyens du plus élémentaire sens politique.

        « Nous avec des amis » ? T’es tellement singulier Proc parmi tes concitoyens totalement dépourvus de sens politique que t’en es réduit à te plurielliser pour discuter avec tes camarades de classe, généreusement pourvus, eusses ?
        Symptome du syndrome jacobinite avancé là. Tous dans Un et Un conte tous.

      12. @Vigneron

        C’est plus simple, le nous incluait déjà le groupe, dont les membres, effectivement, possèdent un peu plus de sens politique (et pourtant il y a des libertaires, de ceux qui ont compris sur quoi reposait l’équilibre, pas des ultras comme ici) que beaucoup d’autres. Vous n’êtes pas visé bien entendu car vous n’en manquez pas, comme je l’ai compris très vite…

      13. Tss tss, Proc, pas à moi ce coup là, faut être précis dans ton job. Un nous dans ce sens là impliquait l’emploi de « entre amis » et non pas de « avec des amis ». Des amis (toi et les tiens) qui discutent avec d’autres amis ? Éventuellement libertaires qui plus est ? J’te l’ai dit Proc. A d’autres. On discute et toi et ton nous ne sont pas mes amis. Ok ? Capès Proc ? Tu ne connais que des ennemis et des prospects, néanmoins méfie toi de tes (quelques) amis.

      14. @Vigneron

        C’est vrai que j’oubliais que vous ne saviez pas lire…Je m’intégrais dans le nous, « quand nous, mes amis et moi, discutons ». Du français tout de même accessible, même pour un girondin…

        Ici nous sommes sur le net et je n’y ai en effet pas d’amis que je ne connaisse déjà dans la vie réelle. C’est un outil pour l’information.

      15. Objection Proc. Je lis très bien ceux qui écrivent mal. Et là je te répète Proc, un bon conseil : évite le « nous », il sonne faux et fait hiatus à tous coups sous ton clavier, effectivement, manifestement, indubitablement. Laisse ces outils là aux grandes personnes, ça coupe.

      16. @Vigneron

        Je note votre mise en garde. Je continuerai donc à écrire comme je le veux et à corriger vos interprétations tout à fait honnêtes mais un peu maladroites de mes propos.

    4. Zebu,tu as tout a fait raison de t’inquieter de la montee de l’aube doree,mais en france on est 10fois moins dans la M…… que les grecs(pour le moment) et regarde les scores du fn.Sa patronne dansait il n’y a pas si longtemps dans un bal nazi a Vienne

      1. Aparté:

        Partisan: n.m. Individu qui n’est pas capable d’écouter – encore moins d’entendre – quelque autre avis politique que le sien…

  16. Le discours de Francois Hollande hier sur TF1 était intéressant. Non pas parce qu’il aurait propos des solutions concrètes, porteuses d’espoir, non. Son discours témoigne du soucis de faire le beau face aux marchés financiers, du style « voyez, je vais faire en sorte de satisfaire vos exigences, je mettrai en oeuvre, de manière directive (vous avez noté l’accent mis sur le « Je »), des mesures que vous attendez depuis si longtemps…vive l’austérité ».
    Le discours était un signal aux marchés, voilà tout.
    Le brave peuple quand à lui semble rester sur sa faim – telle est mon impression. Ou est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment soigner l’emploi avec zéro ou zéro moins de croissance, avec une paupérisation galopante et une population inquiète?
    Même Einstein n’aurait pas trouvé la formule.

    1. Bonjour,
      le « brave peuple », oui mais lequel ?
      Les 23% des inscrits qui ont choisi ce président au 1er tour de la présidentielle ?
      Bien sûr, pas les 20% qui souhaitaient la continuité..
      Et les 57% restant, qui souhaitaient autre chose, que pensent-ils aujourd’hui ?

    2. Il me semble , sur le fond ,que Hollande a plutôt choisi sa solution entre deux formules concernant le traitement de la dette , deux formules qui avaient été illustrées par un débat entre Attali et Mélenchon . Partant de diagnostics communs , ils se séparaient sur le choix de ce traitement , Attali disant que l’effort du remboursement de la dette devait être accompli pour conserver vraiment notre indépendance , l’autre ayant une version plus volontariste à « l’argentine » .
      Il a très clairement opté pour une version selon Attali , qui devrait d’ailleurs recevoir un agrément de Bayrou .

      On a aussi l’occasion de noter que les solutions de Paul Jorion , qui ne sont celles ni de l’un , ni de l’autre , ne sont pas encore dans le débat politique en prise du présent …à deux ou cinq ans .

      Je rejoins aussi la critique de Madame Buffet qui juge étrange que cet interview n’ait pas traité du contexte mondial et européen ( dont prochain avis allemand sur les mécanismes financiers en cours de montage ) .

      Comme Hollande est tout ce qu’on veut sauf un imbécile , cela donne une idée de l’étroitesse des marges de manoeuvre de nos petits bras français pour faire bouger le monde .

      Quelques années seront sans doute nécessaires pour forger des alliances démocratiques qui renforcent ces forces .

      A moins que le capitalisme agonisant n’ait entraîné très bientôt la démocratie avec lui dans son agonie .

      1. Bonjour Juan …
        C’est ce qu’on disait, sur les ‘choix’ que peuvent réaliser les partis politiques, qui veulent être réélus, sachant qu’ils ne peuvent pas taper sur ‘le dur’, i.e., sur l’épargne, alors que c’est là il faudrait …
        En même temps, le gars, il accepté le job. En connaissance de cause.

      2. juan nessy
        La démocratie est effectivement en danger. Le personnel politique est dépassé par la compléxité et opacité des interdépendances économicopolitiques. On estime aussi qu’il faut des instances extraparlementaires pour raccourcir les processus décisionnels – compte tenu des courtes séquences dans les évolutions économiques. Peut-être va-t-on vers une nouvelle forme d’autoritarisme.

  17. Hi,

    Will The Baltic Dry Bounce Off Satan’s Bottom?

    Dante would be proud; the Baltic Dry Shipping Index has now plunged through at least eight levels of hell on its way to record lows as it drops to 666 today. This is the lowest since Feb 2012’s Chinese New Year lows and is a stunning 55 percentage points lower than the normal seasonal shift in the global aggregate trade indicator (and down 69% from its Oct 2011 swing high). Whether its over-supply, under-demand, or too many Chinese New Years, it is unarguably the next level of hell for the global economy – that will surely bring all the bottom-callers out as this time is different.

    and if you thought it was just the Baltic Dry… here are the Cape, Banamex, and Supramax Indices… noneof which receovered at all from the 2008/9 crush in global trade…

    http://www.zerohedge.com/news/will-baltic-dry-bounce-satans-bottom

  18. Quoi de plus juste que ce slogan « le changement ,c’est maintenant !!! » car le simple faite de dire une politique de gauche , et de faire une politique de droite , c’est du changement .Par contre au niveau du geste qui allait avec , j’aurais plus vu les bras qui tournent style la Brasse française dans une piscine circulaire .
    Notre bouée c’est l’Eurosystème qui a déjà plus de 200 Md€ en stock d’obligations grecques, espagnoles et italiennes, et 1 000 Md€ de créances sur des banques en grandes difficultés. Et son capital est royalement de : 83 Md€. »blog Berruyer », alors c’est vous dire à quel point celle-ci ne sert plus a rien .
    Il est marrant le chef !!!! http://www.youtube.com/watch?v=HJImgHBN2t4

  19. Trente milliards d’impôts ! J’appelle plus ça du budget, j‘appelle ça de l’attaque à main armée !

    (Michel Audiard; la vraie citation c’était deux milliards d’impôts…, et encore…on parlait en francs)

  20. François Hollande s’est accordé un calendrier de deux ans, mais il avait auparavant fixé la date du prochain sommet européen, les 16 et 17 octobre prochains, pour régler les cas de la Grèce et de l’Espagne. Angela Merkel a de son côté dit qu’il fallait trouver une solution pour la Grèce, signifiant qu’elle n’en avait pas. La Troïka en est chargée à Athènes, tandis que des signaux contradictoires proviennent de Madrid et que l’envoyée spéciale du Trésor américain, Lael Brainard, entame une tournée européenne. Les échéances ne sont pas si lointaines…

    1. @ François Leclerc

      Bonjour

      Cette nuit, je me suis réveillé à 3h du matin avec dans l’esprit une « vision » pour le moins claire.

      Deux droites fonçaient l’une vers l’autre, l’une montante l’autre descendante. En bas la dette, en haut l’économie. A leur jonction, un choc puissant.

      De l’autre côté, les voilà qui repartent, mais c’est l’activité économique qui monte et la dette qui descend.

      Ils pourront tous freiner, différer, reporter, le moment approche du croisement des droites. La nature aime l’équilibre.

      M.

  21. Ayrault, phonétiquement, signifie en arabe « pénis ». Une coïncidence heureuse qui nous rappelle que socialisme et social-démocratie di…verge(nt) depuis pas mal de temps déjà. Il n’y a plus de socialistes en France depuis 1983. Hollande inaugure l’ère de la réformol, qui consiste à renouveler le jus qui conserve l’ordre hérité. J’invite les militants de gauche et les sympathisants de même obédience à conspuer ou à rappeler à l’ordre tout édile ou élu de la tendance PS (Parti Serpillère) ou des partis circumvoisins en toute occasion, la plus solennelle comme la plus familière. Pour ma part, quoique non militant et sympathisant très distant, je m’y engage. N’attendons pas d’être apprêtés à la grecque pour faire honte à nos tartuffes de représentants.

    1. Ayrault, phonétiquement, signifie en arabe « pénis »
      Dans le genre homo-phonique vous conviendrez que Beyrouth n’est pas très éloigné de biroute.Je n’en tire pas,pour autant de conclusion définitive sur les moeurs levantines.

      1. @Piotr
        Si en plus, JMA roule en Renault Koléos, c’est l’équipement complet…
        Mais bon, FH ‘se dégonfle’ ou il est ‘prudent’…?

  22. Le secret

    Dans quelques billets concernant la mécanique quantique qui se sont succédés il y a deux ans (je crois) il y a eu de nombreux commentaires passionnés. En particulier à propos du chat de Schrödinger: « peu importe qu’il soit mort s’il ne le sait pas ».
    Et de partir en fumette dans les équations de Schrödinger, les univers d’Everett et les mondes de Kripke…

    Je considère (au pif) que l’espèce « Abeille » est adulte, que les sociétés abeilles ont atteint une sorte de perfection hiérarchisée. Je me dis que peut-être les ouvrières et autres subalternes acceptent leur sort car c’est leur condition naturelle, et qu’elles n’en souffrent pas; car il y a des secrets auxquelles elles n’ont pas accès et c’est tant mieux pour elles.

    L’espèce humaine sort du berceau et commence à découvrir ses possibilités (sans doute immenses). Elle balbutie et explore ses possibilités en faisant, il faut bien le reconnaître, parfois n’importe quoi.
    On dit que l’une des principales armes du pouvoir est le secret. J’ai entendu Hubert Védrine dire nettement qu’il y a des choses que le citoyen n’a pas à connaître. Ses propos m’ont choqué. L’espèce humaine à l’âge adulte atteindra-t-elle la perfection de l’espèce « Abeilles »?

    1. Bonjour Basic. La phrase de Védrine est le révélateur non pas tant des macérations douteuses d’une cuisine géopolitique à la sauce machiavélienne (qui n’est qu’une façon parmi d’autres de faire de la politique) que de l’hypocrisie du système éducatif français qui, filtrant par les mentions la masse des bacheliers, reconstitue dans ses grandes écoles surprotégées et marginalement méritocratiques les rangs de l’élite décapitée durant la période révolutionnaire. Védrine fait partie de cette élite. Il réaffirme par ces mots la distance qui la sépare du vulgum pecus, tout juste bon à encombrer les facs. Sa conception de la politique s’éclaire sous sa propre plume quand il affirme, sur son site, au sujet des avances que lui fit en 2007 le président Sarkozy, que « l’affaire ne se [fit] pas ». Lapsus calami ? Non. Pourquoi se reprocherait-il de voir dans la politique une bonne « affaire » ?

    2. Faudrait déjà une mutation qui rendrait les femmes stériles et réserverait la maternité à une classe de reines génétiquement spécialisée puis une autre qui lobotomiserait – encore plus – la classe ouvrière et la rendrait insensible à la domination par le boulot collectif. La classe guerrière et celle des bourdons flemmards, on l’a déjà depuis longtemps.

      Ça a quand même fait mal, la série Joe chez les abeilles… Ou seraient-ce les séquelles de Maya la blondinette ? J’ai envie de pouvoir être un humain, est-ce grave, docteur ?

    3. @BasicRabbit

      pardon pour la lapalissade, mais du point de vue de la « logique des mondes possibles » Kripke c’est de la rigolade par rapport à David Lewis (théoricien du « réalisme modal »).

      – Kripke: « il y a des « mondes (logiquement) possibles » car ça facilite les calculs de la logique modale (= les mathématiques des modalités: « possible », « nécessaire », « toujours », « interdit », etc.), mais seul l’un de ces mondes est réel, les autres ne sont que des possibles non réalisés »

      – Lewis: « il y a des « mondes (logiquement) possibles » et, paradoxalement, chacun d’eux, de son point de vue, est le seul réel (les autres, pour lui, ne sont que des possibilités non-réalisées); la réalité les comprend tous, sans en privilégier aucun (du point de vue global chaque monde est en même temps, mais pas du même point de vue, réel et virtuel). Et cela permet de résoudre des problèmes logiques fondamentaux (comme « l’identité transmondaine » ou les « conditionnels contre-factuels ») que la théorie de Kripke (et des autres logiciens modaux standard) ne permet pas de résoudre naturellement (pour le problème de la transmondanité, Kripke fait un tour de passe-passe: par la notion irrémédiablement mystérieuse de « désignateur rigide ») »

      C’est avec D. Lewis (et avec Severino…) que le génial Everett doit être comparé (Everett: un petit thésard américain – qui ne fera pas de carrière, mais dont le doctorat fait référence mondiale – qui a dit vers 1957: « Au fait, l’interprétation la plus élégante et la plus simple du formalisme mathématique de la physique quantique suggère qu’il existe des univers parallèles et que l’univers est donc, en fait, un « multivers » … » – par là Everett a à peu près résolu le problème de « l’indéterminisme quantique »!!!), en tant que tous les deux (D. Lewis et Everett – et en fait Severino) sont des exemples de « ontologues de la jungle », à opposer aux classiques et ultra-majoritaires (mais problématiques) « ontologies du désert » (Kripke fait partie des ontologues du désert)

      Pour rappel:

      – ontologies de la jungle = « Question: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Réponse: ben, en fait, tout existe! Mais nous ne voyons que quelque chose (le reste est parallèle et invisible) ».

      – ontologies du désert = « Question: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Réponse: mystère … Dieu est content comme ça ».

      Kripke (un des inventeurs de la « sémantique des mondes possibles ») est un génie, mais moins paradoxal (au bon sens du mot « paradoxal »: novateur, pourfendeur de doxas endormissantes), moins spectaculaire et original que D. Lewis (les deux sont des logiciens du plus haut niveau, mais Lewis est à mon avis un cran au dessus du point de vue philosophique – en fait Lewis, à mon avis comme Severino et comme Everett, est en réalité un penseur structuraliste)

      1. @ Alessio

        Je ne connaissais pas Lewis. Je regarde. Merci.

        Thom n’est pas mal non plus. Et sa conception de la logique est quasi quantique (AL p. 569 -dont footnote- et suivantes).

        Cordialement,
        BR.

        PS: J’attends avec impatience un article d’Ornicar sur la métaphysique extrême avec Lacan, Thom, etc.

        PPS: j’ai regardé Wiki vite fait. Vous avez raison, il semble y avoir une notion de stabilité structurelle chez Lewis qui n’apparaît pas chez Kripke (trop grande rigidité des modèles). ça vaudrait peut-être le coup d’approfondir le parallèle Lewis/Thom.

        PPPS: ça sent le « Puissance et acte » d’Aristote à plein nez.

      2. @(BasicRab)X

        I ya mogu sdelat’ nemnozhko « lamb(a)da-kal-Q », dorogie druzia!

        Relier D. Lewis à Thom, l’idée me paraît géniale (mais je ne comprends ça que de très loin)
        Mais vraiment géniale!
        Le « réalisme modal » est – il me semble – clairement quelque chose comme une riche et élégante singularité mathématique (fais-je contre-sens?)

        Du coup ça me donne aussi envie de savoir ce que tu (je peux tutoyer?) verrais de thomien (ou de non-, ou de anti-thomien) dans l’ontologie de Severino (je pense que Severino, qui paraît souvent ridicule ou grotesque à ceux qui ne le lisent que de loin et en vitesse, est un des vrais et rares génies de la philosophie du 20e – ceux qui l’ont lu de près généralement concèdent que c’est manifestement une intelligence [très] au dessus du lot)

        Ça me paraît vrai qu’il y aurait intérêt à réinvestir les ténors de la grande pensée spéculative contemporaine utilisant le crible éclairant de la morphogenèse structurelle (on dit comme ça? – plusieurs nuits quasi-blanches m’ont mis ko, sorry, du coup plus haut j’ai écrit « en fait » un nombre hilarant de fois)

        Sorry pour le off-topic, mais par contre merci pour la stimulation (Lewis-Thom), celle-ci me saisit particulièrement

      3. @ Alessio

        Bien entendu que tu peux me tutoyer. ça fait un bout de temps que je le fais de mon côté.

        Le problème des systèmes formels est qu’ils obéissent au principe de raison suffisante de Leibniz, alias au principe de Curie: les symétries des causes se retrouvent dans les effets. L’énorme (et pour moi décisif) avantage des modèles topologiques de Thom* est qu’il peut y avoir brisure de symétrie et donc gain (ou perte) de liberté.

        Quant à Severino je ne connais pas non plus. Tu vas finir par me faire bosser! Je suis en retraite…

        * Thom est évidemment structuraliste (plus structuraliste que lui tu meurs…): son oeuvre majeure s’intitule « Stabilité structurelle et morphogénèse ».

        PS: I ya mogu sdelat’ nemnozhko « lamb(a)da-kal-Q », dorogie druzia!
        C’est le coup de patte de ton génie? 🙂

      4. Tiens, il y a pas mal de gens qui s’intéresse depuis des articles de Bender et Botcher de 1998 aux « hamiltoniens » qui n’en sont pas vraiment hermitiens (leurs éléments de matrice diagonaux ne sont pas forcément réels ), mais tant que la partie « non hermitienne »n’est pas trop grande, le spectre des valeurs propres est néanmoins réel. Si on pousse trop loin, on passe un « point exceptionnel » dans l’évolution des valeurs propres, avec brisure de symétrie. On parle volontiers de « symétrie PT brisée » dans ce cas (P = Parity, T = time), car c’est la symétrie qui reste.
        Cela correspond en optique (plus intuitif pour moi) à avoir du gain et des pertes dans deux systèmes couplés entre eux, l’onde va encore ressentir le couplage entre les deux trucs si gains ou pertes ne sont pas trop forts, mais elle va devoir choisir le côté du gain si celui ci devient fort.
        Il y a eu un raout à Paris 7 Denis Diderot là-dessus fin août (j’ai vu l’annonce passer, avec Bender lui-même)…
        Uh ?

      5. @ Alessio

        J’ai parcouru ta page perso. Cela me donne une idée des problèmes philosophiques qui t’intéressent.
        La philo, de par ma formation, c’est pas mon truc. J’essaye de m’y mettre: Wiki, ce blog, Thom, quelques phrases à la fois, jamais plus (je ne risque pas de lire Kant!).
        Concernant Severino, j’ai parcouru une trado française que tu as faite d’un entretien avec un autre philosophe italien. Ce qui semble l’intéresser c’est de faire du deux en un, l’être et le néant, ensemble, seuls ou opposés.
        Thom propose des images, les catastrophes élémentaires, permettant de visualiser, de géométriser ce genre de situation où c’est un même être (concept?) qui prend alternativement plusieurs apparences (tel une statue), apparences séparées continûment les unes des autres par des ruptures phénoménologiques.
        Dans ce registre la plus simple d’entre elles est, je crois, la fronce duale de potentiel V=-x4+ux2+vx, en forme de parabole inversée avec ou non un petit « poc » au sommet, un petit puits de potentiel, selon les valeurs de u et v. Je la vois bien associée au « Versheben(?) » (apparaître, disparaître, être) de Hegel.

      6. @ timiota

        Les brisures de symétrie m’intéressent. Car c’est ama là qu’il se passe des choses, qu’il y a rupture phénoménologique.
        Pour moi le hamiltonien est utilisé pour modéliser un système en fin de vie, quasi mort comme le pendule simple sans frottement. La transition lagrangien/hamiltonien via la transformée de Legendre pose problème dans le cas de non stricte convexité de l’opérateur: c’est là que, selon Thom, il faut regarder.

        Le problème du couplage, de la compétition des résonances est fondamental, car c’est celui de petites causes grands effets donc du même ordre que la brisure de symétrie.
        Thom: « Cette compétition des résonances est un phénomène qui n’a jamais fait l’objet d’une étude mathématique. […] C’est, je pense, à un processus de ce genre qu’il faut attribuer le contrôle exercé par l’ADN chromosomique dans le développement. »

        Quant aux rapports vision/audition via la théorie spectrale il y a le célèbre problème de Kac, résolu négativement (mais pas trop), qui laisse peut-être la possibilité d’une solution positive en modifiant l’équation des ondes…

      1. @ taratata

        Je ne comprends pas votre commentaire. Alors, à tout hasard:

        Thom: « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. L’utilisation de vocables anthropomorphes en physique s’en trouve ainsi justifié. »

    4. Si un Védrine, ou un de ses semblables, peut affirmer tranquillement que certaines choses ne doivent pas être connues des citoyens, cela signifie que les citoyens ne sont pas citoyens, mais électeurs, consommateurs, travailleurs, chômeurs, spectateurs, etc.
      C’est un usage fréquent que d’utiliser un mot en le vidant de sons sens ou en lui donnant un sens très différent, voire contraire.
      C’est comme dire que BHL est un philosophe au même titre que Hegel ou Aristote.

  23. « J’ai entendu Hubert Védrine dire nettement qu’il y a des choses que le citoyen n’a pas à connaître. »

    C’est un syndrome qui me préoccupe profondément… Quand je discute autour de moi, j’ai l’impression que le politique est mort (sauf s’il est « people »). On n’en a plus rien à cirer des élections, de la représentativité, de la Constitution,… Il est blasé, cynique, le citoyen… Endormi, surtout. Mais que voulez-vous y faire ? C’est si agréable, quand on se laisse bercer : « Ne craignez rien, braves gens : vaquez à vos occupations et à vos loisirs ! La démocratie, on s’en occupe pour vous. »

      1. Je ne dis pas que le citoyen doit être au courant de tout tout le temps (quoique, à l’ère d’internet…) mais qu’au moins, il ait la certitude qu’in fine, c’est lui qui a les clés de son avenir en mains. A notre époque, non seulement ce n’est plus le cas, mais tout le monde s’en fout…

      2. @kohageen

        Je suis d’accord avec vous: le pire, c’est que tout le monde s’en fout, de ne pas pouvoir influer sur l’avenir, ne serait-ce que par les élections (qui ne sont que du marketing politique, comme si on vous vendait une savonnette).

    1. Par exemple, le citoyen n’a pas à connaître le fait que M. Vedrine est un de ceux qui ont fait foiré le projet de confédération franco-allemande proposé par les Allemands pour peser définitivement dans l’élargissement imposé à l’est par les anglo-saxons.

    2. Cela pose effectivement le problème de la démocratie directe ou représentative, du vote « un humain une voix » ou du vote censitaire, structuré, hiérarchisé.
      Mais structuré selon quelle structure, quelle hiérarchie?

      1. « Mais structuré selon quelle structure, quelle hiérarchie? »

        Le PS (et ses alliés) propose le vote des immigrés en prétextant que ceux-ci paient leurs impôts en France. Appliquons donc cette logique : seuls ceux payant leurs impôts en France auront le droit de vote (autrement dit : avoir un emploi rémunéré et payer ne serait-ce qu’un euro d’impôt sur le revenu).

      2. avoir un emploi rémunéré et payer ne serait-ce qu’un euro d’impôt sur le revenu

        Et comme la majorité des rsa, entre autres exclus, sdf et emplois précaires sous-payés qui ne permettent pas de payer d’impôts sont des femmes, en même temps qu’un Etat purement capitaliste vous retrouvez votre bonne vieille domination masculine. Etonnant, hmm?

      3. @miluz

        Je ne fais qu’extrapoler l’idée du PS, il ne s’agit pas de ma propre opinion.
        Arrêtons l’hypocrisie deux minutes : la France octroie 150 000 naturalisations/an, et il y aurait un scandale parce qu’un Français demande la nationalité belge ? La liberté s’applique dans les deux sens ou pas du tout. L’aspect fiscal peut être traité autrement, et de diverses manières.

        Hier le journal Libé se scandalisait de cette affaire, tout en se taisant sur le fait que le patron de ce journal ait demandé la nationalité israélienne il y a de cela quelques années seulement. Comme d’autres, j’aimerais connaître les critères officiels d’indignation.

  24. @Basicrabbit

    les sociétés abeilles ont atteint une sorte de perfection hiérarchisée

    N’importe quoi: pondre tout le temps pour tout le monde et crever ce n’est pas être reine et ce n’est pas de la domination…
    Qu’il soit fait par les ouvrières ou d’autres abeilles, le travail reste à faire.
    Il n’y a pas de perfection dans le partage des tâches, il y a des mutations stratégiques plus ou moins pertinentes pour s’affranchir des tâches.

    Les abeilles sont plus anarchistes que parfaites dans la hiérarchisation…

    Et ne sont pas les seules…

    1. @ Cyberpipas

      Je vous l’accorde bien volontiers: je n’y connais rien en éthologie.
      Ceci dit je fais un distinguo entre domination et domination; il y a les relations maître/esclave et les relations maître/disciple.

      Je pense que la relation maître/esclave est bien illustrée par le « Pense! Porc! » de Pozzo à Lucky dans « En attendant Godot » de S. Beckett. C’est cette relation que nous vivons actuellement dans la « vraie vie » (et je me dis que la « théorie » économique actuelle s’est peut-être constituée de cette façon là…).

      Je pense par contre que le relation maître/disciple est bien illustrée par ce blog…

      1. @ Cyberpipas

        Ceci dit les rapports entre le chaos apparent et l’ordre sous-jacent, le chaos structurellement stable, m’intéressent.

        Il y a des systèmes dynamiques structurellement stables d’apparence chaotique mais en fait parfaitement structurés par ce qu’on peut, je crois, qualifier de gradients d’autorité. Dès que la dimension (le nombre de gradients d’autorité indépendants?) est au moins trois, la société peut théoriquement fonctionner sans chef -anarchisme- (ce qui ne semble pas être le cas des abeilles, la reine étant clairement une singularité): une telle société apparaît désordonnée mais elle est en même temps parfaitement structurée.

  25. Bonjour Paul,toujours un plaisir de vous lire.
    Pour françois et sa feuille de route présentée sur une chaîne privé car n’était il pas important de rendre à nos chaîne public leur place.Hé bien non! et pour le reste c’est pareil !
    Continuons l’austérité de toute façon dans quelques jours ne seront ils pas intouchables ?
    Qui peut parler encore de démocratie quand la pieuvre mafieuse a les portes grandes ouvertes dans l’économie mondiale ….
    Même si l’on ne nous dit pas tout ,on est plus trés loin de la vérité avec ou sans langue de bois.
    Je vais continuer à prier pour que vous continez à écrire .

  26. Effectivement, le PS semble avoir choisi. M’étonnerait que les sondages ne reflètent pas que les français ont bien compris le message.
    Par ailleurs, la défense et illustration de Arnault par Hollande, durant la fin de l’interview, a montré que selon lui l’État devait donner aux riches, qu’ils constituaient toujours à ses yeux « l’élite » et qu’il souhaitait aimablement et seulement les inviter à rendre comme on leur avait donné. D’où une taxation des 75% devenue symbolique et dont on sent bien qu’elle embarrasse Hollande, pas parce qu’il ne la trouve pas juste, mais parce que ça ne se fait pas.

    Outre, le fait que Hollande n’a aujourd’hui plus quelques scories de gauche à exhiber dans les faits, il montre qu’il assume de ne pas l’être non plus dans la posture, puisque il a répété, là, en substance ce qu’avait déclaré Sarkozy en défense de Mme Bettencourt, sur un plateau télé également. Et comme l’exprime Paul Jorion, il confesse, en creux, que le travail est honteux, qu’il n’existe pas dans le socialisme actuel, comme la mort est cachée dans nos sociétés.
    Car, en réalité qui a donné à Arnault infiniment plus qu’il n’a rendu, si ce n’est ses salariés qui ont fait et continuent à faire son obscène richesse…

  27. Pour mémoire, Insee, Revenu primaire brut des ménages français 2011 : 1 485 milliards €
    dont :
    – rémunération des salariés ≈ 1078 Mds €
    – Excédent brut d’exploitation et revenu mixte ≈ 276 Mds €
    – Revenu du patrimoine ≈ 128 Mds €

    Impôts sur le revenu et le patrimoine ≈ – 175 Mds €

    [ = Revenu Disponible Brut des ménages : 1323 Mds €*]

    *Autres transferts et « excédent » prestations sociales ≈ + 13 Mds.

  28. « Comment faire pour ne pas avoir l’air d’avoir carrément menti durant sa campagne électorale ? »

    Est-ce vraiment mentir que de ne pas tenir une promesse électorale à laquelle personne ne croyait ?
    Ce qu’on peut légitimement attendre de ceux que nous avons élus, ce n’est pas qu’ils tiennent ces promesses ridicules que tout candidat se croit obliger d’énumérer dans son programme, c’est qu’ils agissent dans le sens de l’intérêt général, mieux : du bien commun.

    C’est cela qu’il convient d’estimer, en oubliant la campagne électorale : la politique suivie va-t-elle dans le sens du bien commun ?

    Je crois effectivement que non, car elle va dans le sens de l’intérêt de quelques-uns, mais n’est-ce pas cette question du bien commun qu’il faut en permanence avoir à l’esprit, aussi difficile soit-elle ?

  29. BONS BAISERS DE … QUELQUE PART !

    Pièce pour guignol en un acte

    BÉA, un homme d’affaires très bien fringué. Il entre sur la scène par la droite, il ignore le public :

    « Mon or ! Mon blé ! On m’assassine ! Où est l’avion pour Monte-Carlo ? Euh… non, pas tout de suite : où est la gare du Nord ? … où mon Thalys m’attend ! »

    EFFEHACHE, un président de la république. Il entre par la gauche et il s’adresse aux jeunes spectateurs.

    « Vous voyez comme il est triste ? Ah ! Je lui fais vraiment beaucoup de peine : il est vraiment très malheureux ! TRÈS malheureux ! TRÈS TRÈS malheureux ! Ah ! Les gens comme lui, je leur fais vraiment beaucoup de peine ! Vous êtes d’accord avec moi, mes petits amis ? je leur fais vraiment beaucoup de peine ? »

    Les enfants dans la salle crient : « Oui ! Oui ! ». Leur enthousiasme fait plaisir à voir.

    Le rideau tombe.

    1. Très jolie fable. Ceux qui ne voient pas les choses comme vous sont probablement les plus cancres de la classe et ne sont, eux-aussi, que des gosses émerveillés par le guignol. Qui est le maître qui les y a conduit ? Postuleriez-vous pour le poste de seul adulte dans un monde d’enfant ?

    2. @ Paul
      Ça a un petit ton JB Poquelin
      J’apprécie le  » BEA  » et le  » EFFEHACHE « …
      Devriez écrire des pièces pour Guignol
      ZIZEK  » Après la tragédie , la farce  » .

  30. Comme d’hab, les camarades socialistes font la politique de droite que chacun attend d’eux, les promesses électorales étant ce qu’elles sont. Je suis convaincu qu’en temps de paix, le plus grand homme de droite français reste M. Mitterrand. M. Hollande en est un modeste épigone, mais sa trique va faire mal. Ces gens sont les agents des oligarchies qui nous plument, et la démocratie à la française commence a avoir une drôle de mine. Je le pensais, je le prévoyais, le drame est consommé. La route est ouverte pour une droite extrême et xénophobe, et un drame national. Il faut donc une telle petitesse pour défendre des intérêts aussi vastes? Il faut le croire. Le veau d’or ne se contente pas d’être debout, il a tout loisir de nous piétiner et de nous brouter. Ce septennat pourrait bien être agité. Mais gardons-nous d’un tel optimisme! Cordialement.

    1. Le veau d’or ne se contente pas d’être debout, il a tout loisir de nous piétiner et de nous brouter.
      On est dans la mouise ,dit Moïse!

    1. Je voterai encore et encore.
      Quand je tombe, je me ramasse et fait au moins un pas en avant.
      Quand je me tape sur le doigt avec un marteau, je n’accuse pas le marteau;
      la maladresse est mienne.
      Mais quand un gosse immature ne comprend pas, il casse son jouet.
      Immature comme libertarien adulte. Libre de casser.

      1. Mais quand un gosse immature ne comprend pas, il casse son jouet.
        Immature comme libertarien adulte. Libre de casser.

        « Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
        Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
        Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
        Et quand il croit serrer son bonheur il le broie »
        C’est bien ça?

        Aragon ne voyait pas que la société patriarcale capitaliste évinçait pour lui un autre poète? Est-il possible d’aimer quelqu’un qui se prétend supérieur à vous? C’est une question moins anodine qu’elle n’en a l’air.

      2. à l’électeur fier de lui,

        Il faut prendre Troie ou la défendre.
        Nous sommes clairement dans des camps ennemis.

        Le fait que vous confondez volontairement libertaire et libertarien montre ce que vous êtes.

  31. La taupe (bestiaire marxiste)

    http://www.lycee-chateaubriand.fr/cru-atala/publications/lamy_travail.htm

    « Aristote est cette « taupe secrètement et constamment à l’ouvrage » dans ce loisir créateur de théorie qui se poursuit d’âge en âge en attendant d’être l’affaire de tous. »

    Marx (…) indique comment lire un philosophe du passé. « L’historiographie philosophique […] doit distinguer le savoir réellement philosophique, taupe secrètement et constamment à l’ouvrage, de la conscience (du philosophe).

    http://www.eurozine.com/articles/2002-02-13-hardtnegri-en.html#footNote2

    « Well grubbed old mole! »[2] Well, we suspect that Marx’s old mole has finally died. It seems to us, in fact, that in the contemporary passage to Empire the structured tunnels of the mole have been replaced by the infinite undulations of the snake. This is the image that Deleuze gives in his analysis of the passage from disciplinary societies to societies of control. (Deleuze claims that contemporary society had gone beyond the disciplinary forms that Foucault analysed. Today the disciplinary institutions, the school the family, the prison, the factory, are all in crisis. This doesn’t mean that disciplinary logics are breaking down; what is breaking down rather are the institutional boundaries that once defined and limited their application to one social space. The disciplinary logics spread out across society, they are generalised and in some respects intensified. The generalised disciplinarity is what defines the society of control.) « The old mole », Deleuze writes, « is the animal of closed environments, but the snake is the animal of the societies of control. We have passed from one animal to another, from the mole to the snake, in the regime we live under, but also in out way of living and our relations with others. » The depths of the modern world and its subterranean passageways have in postmodernity all become superficial.

    Le bestiaire marxiste comporte donc la taupe, très important, la vielle taupe c’est la révolution. Il avait déjà utilisé le papillon (intérêt privé).

    1. @ Lisztfr

      Le problème de l’oreille absolue du mélomane me titille. Est-elle du niveau de l’universel, du cosmologique?

      Un mélomane à l’oreille relative peut être berné par un chef d’orchestre de type hitlérien ou stalinien. Pas un mélomane à l’oreille absolue car il est au diapason de l’univers qui, lui, ne peut mentir. C’est ça?

      1. @BasicRabbit

        Ca existe… j’ai failli l’avoir, sur un fa mais juste après avoir joué donc je l’avais en mémoire, ensuite ça a disparu. C’est un don… Il y a d’autres problèmes plus importants, les trous de mémoire, et le contrôle sur le corps, la bras surtout.

      2. @ Lisztfr
        Merci. Pour moi c’est ça qui est important: est-ce un signal sonore universel, un signal qui ne ment pas?

    1. « réparations pour crimes nazis qu’elle pourrait réclamer à Berlin »

      ils ont bien raison ! puisque c’est la guerre ; le langage actuel n’est pas le moins du monde celui de feue -la diplomatie, la vraie …

      cette UE imposée du haut, en mentant aux populations de manière constante, en les forçant (speach d’Attali à Désir d’avenir / l’UE : tout a été prévu pour ne jamais pouvoir retourner en arrière, pour avancer quoiqu’il arrive – ~ en 2007) ; ce qui est une démarche TOTALITAIRE, dont ont été shuntés soigneusement les gueux , et plusieurs fois ( cf 2005, où la population française s’est comportée
      brillamment , faisant réellement vivre la démocratie …)
      ça + tous les forçages de Croc 1ier … que ne remet guère en question l’actuel président …

      après, on nous parlera de populisme ! qui provoque le désespoir ? qui !

      [ ce soir, les éditocrates-cireurs de pompe : un coup à droite-extrême, un coup à extrême-droite, un coup à gauche de droite =) ah, ils sont bien entraînés, les gars ! vont chopper des TMS à force !
      ils ont OSE, en faisant une analyse, fort suspecte d’ultra-libéralisme, du speach d’ Hollandreou, parler de Mendès-France !!
      ah, les misérables !! ]

      nous ne voulons pas de cette europe là !
      et pas question de faire sortir un Pays, avec le plus grand mépris, en l’accusant de tous les maux …cela s’appelle ségrégation, bouc émissaire [ nota : un bouc émissaire n’est pas celui qui est en position de toute-puissance, avec tous les pouvoirs, dont il abuse en permanence dans le plus grand mépris des autres : cette entité là ne s’attaque qu’aux plus faibles =) en terme clair, cela se nomme « lâcheté » ! un bouc émissaire est celui qui n’y est pour rien dans ce qui se passe, qui est en position de faiblesse, et que l’on prend pour cible ! voilà une grande différence ! ] =) c’était ma série : remettre les mots à l’endroit !
      Europe sociale ; biens communs : éducation, santé ; alimentation relocalisée pour l’essentiel ;
      logements accessibles pour tous : projets d’avenir pour limiter la casse planétaire ;
      et ne plus avoir de politiciens ayant trop sniffé la colle ( de marque neocon ), et qui veulent exporter la guerre ici, là-bas et ailleurs : sur les routes petrolifères, par le plus grand des hasards …

      nous avons honte de ceux qui nous dirigent !

  32. Monsieur Bernard Arnault fait de la politique, Monsieur François Hollande fait de la gestion.
    C’est normal, le premier est Grand Patron, le second est président de la république Française.

  33. Pour la circonstance, petite citation :

    « Je n’aime pas les gaullistes, parce qu’ils sont gaullistes !
    Je n’aime pas les communistes, parce qu’ils sont communistes !
    Et je n’aime pas les socialistes, parce qu’ils ne sont pas socialistes ! »

    Charles de Gaulle

    1. première occurence google :
      « De Gaulle disait : « Je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes, je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes et je n’aime pas les miens car ils aiment trop l’argent » ». D’après Debray, cité sur marianne.

  34. Je ne peux m’empécher de comparer votre billet au commentaire de Stigliz sur France-Culture
    ce matin . Comme lui vous comdamnez l’austérité , plus exactement vous la jugez incompatible
    avec la croissance . (dans le contexte ) . C’est évident . Evident aussi qu’Hollande se contredit ,
    Il la promettait maintenant et maintenant il la promet aprés . A-t-il menti ou simplement en bon
    politique dit tout et son contraire ? Les deux , mais menti c’est croire qu’on pourrait en politique
    électorale dire ou savoir ce qu’on va faire . C’est un procés d’intention , on ne sait pas ce qu’il avait
    dans la téte , quoique c’est quand méme clair qu’il a laissé éspéré autre chose , c’est une forme de mensonge , mais pas la méme que dans la bible dans sa simplicité .
    Plus sérieusement , vous dites à propos des impots , pas les revenus du capital , j’eu préféré du patrimoine . çà n’à pas le méme sens , le capital vous touchez l’outil de production , il peut y
    avoir des raisons à cela trop forte concentration ou centralisation , mais ce n’est pas votre idée
    plus exactement , celle de votre lecteur , l’idée de votre lecteur c’est ‘patrimoine’ , c’est comme çà qu’a feint de le comprendre Anault , là on ne touche pas à l’outil de production , mais au profiteur . Et méme au spéculateur , comment ce fait-il que vous n’ayez pas distingué cela .
    Certes là Hollande comme homme de gauche et méme pour un vrai libéral est en dessous .
    Mais çà demandait une explicitation .

    1. Le Chant « Je Ment » c’est maintenant

      excellent !

      ceci dit, le programme était rédigé ( par des juristes ? ), de façon extrêmement floue, qui annonçait bien la couleur …

       » Etonnez moi, François
      Allez, soyez fou
      Allons, battez-vous
      Freinez-les, ces fous
      N’soyez pas tout mou

      Sinon l’Agora
      Tout rouge
      Se fâch’ra

      Le  » Ah ça ira »
      Tôt retentira
      La MES,
      Les gueux
      N’en veulent pas

      Réferendomer
      Pour mieux disputer
      Mieux le fer croiser
      Citoyenniser
      Non tyrannisés  » …

  35. Mais le plus fier moyen de réduire la mesure à néant est d’en exonérer les revenus du capital. Et là aussi : c’est fait !

    J’avais entendu ça, sans commentaires du journaliste, à la radio, il y a 2 jours, depuis plus rien. Je m’étais dit, c’est pas vrai, ils vont tout de même pas faire ça, mais si, et toujours sans commentaires, sans même un froncement de sourcil, de notre vigilante presse.
    On vit une époque formidable.

  36. Du coté de l’état on note10 milliards d’économies dues au gel de projets, le tout à nombre égal de fonctionnaires ….
    Il ne faudra pas oublier d’avoir une pensée émue pour ces nombreux fonctionnaires, qui n’auront de ce fait, plus grand chose à faire, (sauf peut être des arrêts de maladies…)

  37. Le gouvernement de M. Ayrault a eu le courage, pour ne pas dire l’audace, de tenir compte de tout ceci.

    En effet, on a rarement vu pareille audace, c’est impressionnant !

    Nos milliardaires tremblent, au point de franchir les frontières.

  38. Ah oui, au fait, une bricole, une merdouille, un sondage. Sud Ouest Ifop hier avant le grand oral de FH. Près des deux tiers des français (64%) toujours ok pour se serrer la ceinture. Un peu limite juste pour les ouvriers ( 48%,« on a déjà payé avec le gazole et la refiscalisation des heures sup »). Pour les employés c’est 63%, 71 pour les intermédiaires et 77 pour les cadsups et prof libérales.
    Deux sensibilités politiques font sécession ou décrochent nettement par rapport à juillet. Je laisse deviner lesquelles.
    Que fallait-il qu’il fît notre avaleur de sondages ?

      1. Volonté citoyenne aujourd’hui === volonté de l’émetteur du message le mieux torché => qui m’aime me suive. Y’en a pas marre ?

      2. @ Mor et Nicks

        il y a la dialectique maître/esclave (Hitler, Staline). il y a aussi la dialectique maître/disciple, celle de PJ.
        Un détail qui change tout.

      3. @ Nicks

        Je trouve que vous avez une vision un peu idyllique du citoyen (j’espère me tromper) lobotomisé par des décennies de bourrage de crâne. Et j’ai l’impression que vous avez deux cents ans de retard (j’espère également me tromper).

      4. Rien justement car même en très mauvaise santé, on ne peut l’abandonner ni la laisser mourir. Vous me paraissez tout simplement trop pressé.
        D’ailleurs les appels au référendum que l’on entend depuis l’explosion de la crise ne sont que pure hypocrisie puisqu’ils prétendent tous connaître le résultat par avance. Ô Peuple prononce-toi, si c’est dans le bon sens on t’écoutera sinon t’es con. Le peuple c’est pas l’oracle de Delphes, quand-même ( peut-être bien tout compte fait puisqu’on veut le piller après l’avoir consulté ).
        D’autre part, vous savez très bien qu’une initiative de ce genre ne déclencherait qu’un raz-de-marée de conneries propagandistes. C’est le contrôle du réseau par lequel circule l’information qui est à la source du déficit démocratique, pas le fait que Pierre, Paul et Machin soient représentés par Trucmuche. Ça c’est pour un deuxième, troisième ou énième temps, plus tard, sinon on ne fait que rebondir de mur en mur… de cimetières.

      5. Ce sondage, c’est aussi pour former l’opinion (genre « de toute façon, même avec un referendum… »).

        Les sondeurs posent drôlement les questions, et en plus interprètent pas mal les réponses. Sans compter le sondeur (IFOP, c’est? 😉 ) et qu’il vaut mieux éviter de trop déplaire au commanditaire (Sud Ouest?).

        Pour ce sondage : UMP+MODEM+PS (a priori le (très) gros des ‘pour’) aux présidentielles=65% (+une moitié verte-bendit= 66%). On peut bien retirer 1/3 du PS->55% au mieux.

        Alors « 64% toujours ok pour se serrer la ceinture »…

        Clairement, s’ils étaient si sûr : referendum.

      6. @Basic

        Je parle de citoyen pas des masses dépolitisées d’aujourd’hui. Il y a du travail pour que nous devenions des citoyens.

        Je suis archaïque ? Très bien. C’est quoi la modernité ? Vous savez que les néolibs sont très modernes il paraît. En tout cas, je ne compte pas les fois où ils m’ont qualifié d’archaïque. Est-ce bien pertinent comme critère de jugement ?

      7. @Mor

        On ne fait rien alors ? Personne ne parle, et surtout personne n’écoute, on ne sait jamais si quelqu’un se faisait influencer ?

        Mais dites moi, êtes vous en faveur de la ratification du TSCG ?

      8. Nicks, je vous rappelle que je répondais à votre question attenant à ce que je proposerais à la place de la volonté citoyenne. C’est à ça que je répondais « rien ». La solution ne peut pas être dans la substitution, même temporaire, de ce à quoi on aspire sinon plutôt dans la création des conditions de son émergence.

        Quant au TSCG, vous me posez la question à la manière du militant du FdG que vous êtes s’adressant à une étiquette de militant socialiste que vous essayez de me coller. Or, je n’ai pas besoin d’être d’accord sur l’évolution souhaitable de l’UE et de l’eurozone, ni avec vous, ni avec le PS, pour ne pas l’être avec la règle d’or, vous comprenez ?

      9. @Mor

        Je n’avais pas inscrit socialiste sur l’étiquette. Je pensais vaguement à européiste. C’est plus large…

        Je ne vous apprend pas que le TSCG et la règle d’or, c’est un peu lié tout de même et que même si c’est inapplicable, le simple symbole référent qu’il représentera, suffira à justifier le maintien de l’austérité qui fait plonger l’économie. Mais vous avez le droit de ne pas être cohérent…

        Pour finir, je ne suis pas militant mais sympathisant (ce qui ne m’a pas empêché de contribuer aussi financièrement, précision qui ne vous est pas adressée). Pas de consignes comme dirait Jean-Luc !

  39. Quelqu’un peut il me dire d’où vient l’information selon laquelle les revenus du captail seraient exonérés?

      1. En effet, dans l’article des Échos :

        Il a ainsi confirmé que les revenus du capital (plus-values, dividendes, intérêts, etc.) ne seraient pas concernés, ce qui est un élément clef pour les intéressés : les revenus du capital sont prépondérants pour les ménages qui gagnent plus de 1 million d’euros.

  40. Les revenus du capital seront taxés à part..en tant que revenus du capital. Il n’est absolument pas question qu’ils soient exonérés. Ils n’entreront pas dans l’assiette pour déterminer le montant de la tranche à 75%. Leur imposition sera indépendante, mais l’impôt devrait être identique à celui des revenus issus d’autres sources (c’est à dire 75% s’ils dépassent 1 million par an…)

    1. Bref….

      Mon revenu du travail = 999.999 € + mon revenu du capital = 999.999 €…………………

      Mon revenu total = 1.999.998 €……. bien supérieur à 1.000.000 €………ET DONC……..

      Ben NON !!! …. PAS de 75%….. les revenus ne seront pas cumulés….et donc le taux maximal d’imposition de chaque partie sera de 45%…..Et hop!

      1. Vous n’avez toujours pas compris….. les revenus jusqu’à 5700 € sont taxés à 0% pour tout le monde…. dans la tranche supérieure, ces revenus là sont taxés à 7% etc….. et ce ne sont que les revenus qui dépassent le montant de 1000 000 € qui supporteront la taxation à 75% (- CSG et RDS déjà versés), uniquement pour les sommes qui dépassent les 1000 000 €….. pas pour le reste….

  41. Derniérement par hasard j’ai réentendu des chansons de Brel . Jacques Brel . La réflexion m’est venue que la plupart de ses chansons étaient des danses . Evidemment si un chanteur comme Brel qui donne la danse chante on s’arréte de danser et on écoute . Donc son art est à l’exacte limite entre l’épopée et le lyrisme avec un plus pour le lyrisme . La personne prend le pas sur le collectif . Toutes proportions gardées on pourrait comparer à l’évolution entre Eschyle et Sophocle , avec Eschyle c’est encore le collectif qui domine , encore que ce soit du théatre , déjà la séparation entre ceux qui regardent et ceux qui font , le choeur ou plutot représentent ceux qui font . mais avec Sophocle on est déjà dans le spectacle , donc la démocratie , mais pas encore pour autant avec la personne , le héros grec n’est pas encore une personne .
    Pour en revenir à Brel , aujourd’hui , on ne trouve méme plus cela . Le chanteur est un chanteur , point , il s’exprime , mais n’invite plus à la danse , ni ne s’inspire de la danse . Ment-il ? Ou bien ne fait-il que s’auto-censurer pour dire ce qui peut étre
    entendu ?

  42. Paul,

    Houat, je connais bien, j’ai même souvent mouillé mes casiers à Hoedic et à Molène.

    Comme la société est aujourd’hui différente, moins de place pour les travailleurs besogneux, plus d’espace pour la belle parole politique et sociologique. Le politique est roi, le travailleur qui gagne sa vie, un ennemi.

    L’argent, signe de récompense et de fierté pour les ligneurs de sein ou les matelots du Guilvinec, est devenu une vilain péché, une manne qu’il faut impérativement capter pour calmer et nourrir tous les miséreux urbains, fraichement débarqués d’une cale de la méditerranée, sans qualification, sans avenir.

    Quelle tristesse.

  43. La Vie vient de lâcher une gigantesque bombe nommée désir. Ah la vache !
    Elle n’épargne plus personne. Tragédie pensais-je. Du coup, je me suis remis à fumer et à danser la farandole sur surface blanche.

  44. Sans oublier les secrets qui obligent à choisir :

    Le président à dit  » qu’il redresserait les comptes en deux ans « .
    Tous les mots de cette phrase , pris un par un , se comprennent aisément . Ce qui n’est pas le cas de la phrase dans son ensemble .

    L’ évasif de l’expression  » redresser les comptes » associé au concret des  » deux ans  » donne plusieurs interprétations possibles :
    – considérer que pour avoir une dette de zéro , il est temps de réclamer 800 milliards au français , et ce deux années de suite .
    – freiner la hausse des pertes en accroissant la croissance , ou renforcer la baisse des hausses …

  45. « Les économistes du XVIIIe siècle étaient de grossiers merles »

    Michael Hudson, The Bubble and Beyond :
    « With roots in the 13th-century Schoolmen discussing Just Price, the labor theory of value was refined as a tool to isolate economic rent as that element of price that had no counterpart in actual or necessary costs of production. Banking charges, monopoly rent and land rent were the three types of economic rent analyzed in this long classical tradition. These rentier charges were seen as unnecessary and exploitative special privileges carried over from the military conquests that shaped medieval Europe. A free market was defined as one free of such overhead charges.

    This classical view of free markets as being free of an unearned “free lunch” was embodied in the Progressive Era’s financial and tax reforms. But the rentiers have fought back. »

    Il y a aussi des passages qui devraient intéresser Paul Jorion (et d’autres) :
    « 3. How Ricardo’s Value Theory Ignored the Role of Debt
    5. The Use and Abuse of Mathematical Economics
    … »

  46. Il est fondamental, en ce moment, de se rendre compte de trois choses:
    Ainsi que le dit Joseph Stilgilts, il serait fondamental d’augmenter les salaires, les pensions et les petits revenus afin que la croissance reparte…Les inégalités ont crée et entretiennent la crise.

    Cependant, chaque bloc a ses propres règles, et augmenter les salaires signerait la mort des exportations pour ceux qui y procéderaient sans précaution.

    Le troisième élément du Trilemme est que 1% de la population confisque 90% des ressources monétaires mondiales, et empêche les 99% autres de consommer, ce qui sauverait l’économie et l’emploi.
    Ainsi posé, le problème paraît insoluble.

    La réponse du 1% pourrait être la guerre.. cela a toujours servi à redistribuer les cartes, et à assainir les situations, au fil des siècles.

    Le politique qui veut naviguer entre ces divers écueils est donc un joueur d’échec qui doit patienter tant que l’adversaire ne bouge pas ses pièces. Il doit se libérer, en parallèle, de toutes ses craintes, de ses retenues, de ses idées préconçues, pour être prêt.

    Se libérer du poids de la dette, des liens qui entravent, est en cela une bonne solution. A condition que le joueur sache comment il se comportera selon les divers cas de figure qui lui seront opposés.

    1. Oui certains cas de figure tels qu’ils sont envisagés parfois: joueur d’échecs, acrobate, coupeur de cheveux en quatre, finissent par donner le tournis, dépasser l’entendement, le mien en tout cas.
      Pourquoi ne pas reconnaître tout simplement que ce système est au bout du rouleau ?
      Pourquoi s’acharner à vouloir faire des prouesses avec un vieux char à boeufs alors qu’il existe déjà des moteurs au méthanol ou électriques ?
      Paul Jorion a rappelé, une fois de plus certaines évidences, démasquant le jeu grossier des puissants et l’absurdité du système.

    2. @selene
      « La réponse du 1% pourrait être la guerre.. cela a toujours servi à redistribuer les cartes, et à assainir les situations, au fil des siècles. »

      J’aimerais bien que vous précisiez votre pensée par des exemples. Si on regarde la guerre du Viet-Nam : elle n’a en rien assaini la situation, son coût a entraîné la coupure du lien dollar-or en 1971. Que dire de 14-18 ? Pareil, elle signe le terme de la la monnaie « commune » Union Latine tout en laissant l’Allemagne exsangue et face à un mur de dettes qui couvera en partie le conflit suivant : 39-45. Ce dernier conflit, loin d’assainir quoi que ce soit, a laissé la place à un ensemble de pays dévastés matériellement et/ou psychologiquement.

    3. Pignouf, faut se renseigner un peu – lire Piketty et Landais par ex. Les deux grandes guerres du XXe ont saigné les rentiers, jusqu’aux années 80. La première en ayant fini avec l’étalon or et la première grande mondialisation moderne.

      1. @vigneron
        « Les deux grandes guerres du XXe ont saigné les rentiers »

        Certes et on est plutôt d’accord, contrairement à selene qui sous-entend que les 1% (rentiers parmi les rentiers) ripostent par la guerre voire en sont les initiateurs. La guerre est un grand stress, surtout pour ceux qui ont quelque chose à perdre.

  47. Arrêtez de vous bagarrer sur la dernière tranche du barême de l’IRPP à 75%, ça ne sert à rien et en plus, en l’état ça ne serait pas passé.

    Pourquoi? Parce que le Conseil Contitutionnel aurait cassé un tel dispositif au motif qu’il est confiscatoire.

    ET quand bien même. Supposons que le taux reste à 75%, que l’on y laisse tous les revneus confondus (salaire, revenus de capitaux, plus-values, etc), à cela on ajoute la CSG et le CRDS, on arrive alors à 89% (je vous épargne les chiffres après la virgule…)
    De ce qui reste, on applique l’ISF, et l’on arrive pas loin des 93 à 94%.
    Alors, arrivé à un tel seuil, tout impôt, qu’il soit national, local, direct, indirect, temporaire ou pas, quel que soit le type de revenu…., et bien, tout impôt est cassé car déclaré confiscatoire.

    Maintenant, notre président a redit ce dimanche que cette tranche de 75% concernera tout le monde et gnagnagna… Soit!
    Il se défaussera sur le Conseil Constitutionnel pour pouvoir dire après que son impôt était très bien mais que ce n’est pas de sa faute s’il est inapplicable en l’espèce.
    Il va le laisser en l’état, il se fera casser par le Conseil Constitutionnel, et viendra pleurer devant les caméras en disant:
    – « Oh! regardez mon bel impôt, ils me l’on refusé (alors que je savais qu’il ne passerait pas!), ils ne sont pas gentils, c’est la faute de Sarkozy qui est au Conseil, le méchant! Ben c’est pas grave, je vais faire un autre impôt. »

    PS: pour Hollande, un ancien de la COUR DES COMPTES, ne pas arriver à faire un impôt qui fonctionne, c’est quand même un comble!

      1. Je suis d’accord avec l’article de Lordon, à ceci près que, pour moi, la plupart des riches sont déjà hors de France (Mulliez, Peugeot, Michelin…)
        Mais pas de façon officielle, via des holdings ou des sociétés écrans basées au Panama ou aux Iles Caïman, ce qui est plus vicieux et surtout moins visible.
        Du genre: « Ce manoir? Ce n’est pas à moi. Je le loue un mois l’été à une société civile immobilière luxembourgeoise, elle-même détenue par une société panaméenne dont la holding que je dirige possède 51% du capital, etc, etc… »

        Ce que je voulais dire c’est que cet impôt risque fort d’être une tartufferie, encore une fois.
        Si cet impôt est cassé par le Conseil Constitutionnel, Hollande aura beu jeu de dire « ce n’est pas ma faute, ce n’est pas moi qui ne veut pas c’est le Coonseil Constitutionnel, bouhou!!! »

        Ce qui m’énerve, c’est que j’ai le sentiment que cet IRPP à 75% ne soit que de l’enfumage pour passer sous silence d’autres mesures beaucoup plus douloureuses.

        Hollande se défausse, en tout c’est l’impression qu’il donne.
        Regardez le rapport Sartorius sur PSA, comme parapluie pour ministre c’est génial! Montebourg se défaussera sur ce rapport pour dire qu’il ne peut rien faire.

      2. @ Aguilulfe
        Commence à me gêner ce Lordon …plein de son style pétillant !
        Mais , finalement , ne donne-t-il pas beaucoup d’armes à nos ennemis ?

  48. « Le politique qui veut naviguer entre ces divers écueils est un joueur d’échec qui doit patienter tant que l’adversaire ne bouge pas ses pièces ». Il peut également changer la règle du jeu et imposer à son adversaire de nouveaux cas de figure qui deviendront pour celui ci des écueils. Reprendre ainsi le contrôle du jeu.

    Salariat et capital ne sont que les deux faces de la même pièce. L’un n’existe pas sans l’autre. Privilégier les revenus du travail au détriment de ceux du capital ou bien inversement ne changerait rien à la donne.

    La solution serait d’abolir le salariat purement et simplement.
    En dissociant le revenu du travail ce serait le lien de dépendance et donc d’asservissement des travailleurs aux apporteurs de capitaux qui serait tout naturellement rompu.

    Le chantage à l’emploi ne pourrait plus être utilisé par les apporteurs de capitaux.

    L’Etat pourrait créer une monnaie réservée à la consommation dont la quantité émise correspondrait aux besoins d’une population calculés sur une période précise. Il s’agirait d’une monnaie fongible qui révolutionnerait donc le rapport de chacun à l’argent. Ainsi que le sens du mot travail. Puisque le revenu ne dépendrait plus directement du travail, ce dernier prendrait une connotation beaucoup plus citoyenne. Chacun oeuvrant pour satisfaire les besoins de tous.

    Rien n’empêche que l’euro continue à circuler mais les peuples n’en paieraient plus la note.

  49. Bonjour à tous

    Pour mémoire: quelques semaines avant les présidentielles, une des émissions de D Mermet intitulée- je crois- « la finance au coin du bois » détaillait très exactement ce qui allait se passer avec « la croissance » et le reste: ils avaient intercepté le mémorandum d’un conseiller financier adressé à ses clients….. Seuls les gentils B.A. sont donc surpris…..

    Par ailleurs sur l’évolution du travail une analyse intéressante sur Business Insider
    http://www.businessinsider.com/the-great-labor-reset-labor-laundering-self-sourcing-and-other-tales-of-woe-2012-9

    Indépendamment des stratégies de survie de la finance – qui montrent bien, à mon sens, que ce sont les pervers qui n’hésitent pas à transgresser toutes les règles quand leur survie est en jeu et que le monde bascule qui s’en tirent le mieux…. quand bien même serait ce au détriment de l’intérêt général – un bouleversement du travail productif est en cours au niveau planétaire ( voir le lien ci dessus) impliquant un bouleversement de l’ordre social par disparition de nos catégories existantes. Et donc, à terme, de l’économie « ménagère » de dizaines de millions d’individus….. ( Pour mémoire, nous avons consommé les ressources de la planète pour un an depuis la mi- août et vivons donc écologiquement à crédit…. cette bascule en crédit intervient de plus en plus tôt)

    J’ai beaucoup de respect et de sympathie pour l’intelligence et l’humanité qui se manifestent ici, mais je dois dire que je n’ai encore pas vu d’intervention indiquant un début de compréhension du problème dans toute son ampleur…. écologique, économique, technique, sociologique, géopolitique etc….
    Il est proposé ici beaucoup de mesures intelligents et utiles mais trop souvent issues d’une expertise « étroite  » et par la même non pertinente dans la conjoncture….

    Il n’y aura pas d’homme, ni même de groupe providentiel (dans la Bible, pour les espérants en théologies du salut c’est dit ainsi: « …retournez au désert , prisonniers de l’espérance ! » Ce qui émergera dans quelques décennies ou siècles ,si notre espèce ne s’est pas détruite , aura émergé de la même manière que l’homme s’est redressé et civilisé…. ces dernières secondes à l’échelle des temps géologiques……( relire Leroi Gourhan si nécessaire)

    Pour ma part, j’admets n’avoir qu’une vision très limitée et partiale,de ce qui est en cours.
    Je vous épargnerai donc mes « yaka et yfaukon « que je ne déverse que lorsque mon éthylotest réglementaire, individuel, portatif et obligatoire a viré au rouge!

    Cordialement…

  50. Merci, très belle argumentation.Une description simple, mêlée d’une pincée d’ironie et saupoudrée d’un soupçon de pessimisme . C’ est ce que je raffole. Bonne journée à vous.

  51. Reponse hier, la bouche en fleur, de Najat Belkacem à la question ed savoir pourquoi la nouvelle tranche à 75% touchait les revenus du travail mais pas ceux du Capital : « parce que les revenus du capital seront bientôt taxés comme les revenus du Travail »
    HA HA HA : voila qui devrait doucher les derniers espoirs des plus naifs …

  52. zébu
    10 septembre 2012 à 22:05

    @ Nicks :
    Ir-res-pon-sa-ble.
    Tout à fait.
    « imaginez juste un instant » : c’est sans doute ça votre problème, Nicks.
    Votre ‘imagination’.

    la torture mentale est comme la torture physique,il est vain de l’imaginer,il faut la vivre pour en saisir le démence
    ‘instinct de survie n’est pas vie

  53. C’est la quadrature du cercle.
    Lorsque la valeur ajoutée profite plus aux salariés, les armateurs laissent couler le bateau avec son équipage. Ou bien ils mettent tout l’équipage à l’eau pour le remplacer par des moussaillons plus dociles.
    Lorsque la valeur ajoutée profite plus aux armateurs, l’équipage mal nourri n’a plus la force de ramer et le bateau perd de sa vitesse de croisière. Il est à la dérive.
    L’Etat qui cherche aussi sa part de gâteau ne sait plus quelle décision prendre. Doit il ratisser les fonds de poche de l’équipage ou bien aller briser les coffres- forts ?
    Sinon il reste à inventer d’autres modes de partage et de financement dans le monde entrepreneurial pour insuffler un esprit nouveau tel qu’a su le faire Jean-Marc BORELLO
    http://youtu.be/SOd5KZxM-00

  54. bah en 2017 ,

    la droite ou l’extreme droite repassera défnitvement en France , « sy,drome du glissement gériatrique » , un peu l’equivalent national des abrutis qui brulent des ecoles à Amiens …

    On solde , tout doit partir, l’Europe vaste musée vide des ambitions politiques , poussiereuse et poussive , vendue à l’encan par des traitres et de miserables maquignons !!!! ….

    1. @pseudo cyclique

      Vous essayez de nous persuader que des personnes hypothétiques portent en elles autant de culpabilités que d’autres pris sur le fait. A bien y réfléchir, on pourrait bien trouver une raison pour vous envoyer au goulag.

  55. Le choix qu’ils veulent tenir secret mais qui n’en est plus un : c’est le retour à des monnaies locales avec une monnaie centrale contrôlée par une banque mondiale (l’élite) comme la solution annoncée pour bientôt…L’élite libérale dans toute sa splendeur notamment de justice sociale. Car il va y avoir des pots cassés dans ce fracas des cultures. Les histoires respectives des nations ont sculpté une vision différente pour chacune des nations. Même si les principes de « vivre ensemble » sont modelés par les instruments de l’audiovisuel et même de l’enseignement afin de lisser les comportements, il reste une nature humaine (cf épigénétique par ex) qui est en résistance. Il n’est pas si simple de faire disparaître comme par magie l’histoire de chacun.
    Le mot « communauté » passe mieux que le mot « bloc ». Le regroupement des communautés US, Canadiennes, et Européennes se profile avec comme modèle le libéralisme financier. Les états sont acculés par les marchés. Une belle société de position pourra remplacer cette odieuse société de consommation qui gaspille, n’est-ce pas ? Un joli monde de droits communs grâce aux services rendus à la communauté comme élément de notre liberté (le crédit). C’est le futur prix de « vivre ensemble » selon l’élite mondiale car le danger nous guette : rareté, guerres, l’espace, la maladie, et surtout l’autre (autrui).

    1. @olivier69

      Le mot communauté convient plus ou moins en fonction de la culture d’appartenance mais potentiellement avec des sens bien différents.
      Ainsi la Bible fait référence au terme « communauté » (Oumma en araméen et en arabe) dans le sens de tribu (dans les 12 tribus de la Génèse) ou dans le sens de clan. Le Coran, lui, lui donne le sens du groupe religieux suivant les préceptes de l’Islam.
      Pour répéter F. Leclerc, vous faites bien de vous interroger sur ce qui est caché derrière l’évidence. Qu’entendons-nous quand ils parlent, et eux qu’entendent ils ?

      1. Pignouf 1er,
        Merci pour vos précisions.
        Au sens de l’entreprise, la définition de communauté est à approfondir, me semble-t-il. Sans doute pour elle, la peur viscérale du public au sens de l’état (position stable ou autorité) et de l’autre (l’étranger ou la concurrence) plutôt qu’au sens de l’obligation (la hiérarchie) et du devoir (l’identité). La communauté implique un droit commun mais de quel ordre, de quelle nature,….
        Si le libéralisme impose son mode de fonctionnement alors il faut regarder le mot « communauté » au sens de l’entreprise notamment en terme de droit. L’Etat serait réduit à un simple rôle de maintien de l’ordre public (policier administratif) ?
        Ainsi défendre le « droit commun » serait devenu défendre « le droit social » ? L’entreprise comme seule autorité reconnue pour mener à bien la parole sacrée et le droit de vie ou de mort sur les erreurs de fabrication (pardon de procréation) par la seule rémunération (comme repère de statut).
        Enfin, l’esclavage s’est arrêté avec l’industrialisation, mais n’y aurait-il pas eu un rapport avec le coût de production ? Je vais finir par y croire. Avec la robotique, l’informatique, et la génétique, n’y aurait-il pas un moyen d’exploiter différemment ces ressources humaines ? La fin qui justifie les moyens. Cela devrait faire froid dans le dos, n’est-ce pas ? Au détriment de la satiété, le sacrifice imposé fait son retour.

        L’entreprise ou le monde des secrets qui tente de digérer le jardin public comme une marchandise alimentaire. Mais c’est en fumant la finance avec comme digestif : les peuples…

  56. La croissance n’a de sens que dans le partage des richesses produites qui suppose également une juste répartition du travail entre tous. L’idée des monnaies locales et des services rendus à la communauté ne m’incommode pas. Bien au contraire, cela corrobore avec l’opinion que je me fais de la démocratie directe qui n’est pas seulement la libération de la parole politique mais aussi la possibilité pour les populations de choisir de produire ce qu’ils vont consommer.

    1. Attention, répartir le travail est une chose mais sa rémunération en est une autre.
      L’usage de la rémunération en est d’ailleurs une autre ou devrais-je dire les possibilités de la rémunération (répartition=1 grain de riz pour x, 2 pour y et le reste pour z).
      « la possibilité pour les populations de choisir de produire ce qu’ils vont consommer. », c’est marrant comment une entreprise pourrait être une population qui serait libre de ses choix. C’est la démocratie directe ! L’homme Post-économicus tue le Spirit animal comme dans un vrai film de science- fiction. Heureusement qu’il reste des traces de l’homme de Cro-Magnon… 🙂
      .

      1. L’économie n’a t’elle pas comme finalité de satisfaire les besoins de chacun ?
        Il faut bien qu’il y ait adéquation entre la production et la consommation sinon à quoi servirait l’économie ? Pour cela il faut donner de l’argent aux gens qui ont des besoins au lieu de créer des besoins (souvent superficiels) chez ceux qui ont de l’argent .
        Cela me semble logique, non ?
        Une économie n’a de sens que lorsqu’elle est en mesure de nourrir toutes ses bouches (pas uniquement celles qui ont les dents en or).
        C’est pour cela que je suis pour un revenu d’existence pour tous avec en contrepartie une contribution minimale qui pourrait prendre la forme d’un service civil par exemple.

    1. Pour moi c’est corvées (travail ch…t) le moins longtemps possible. Si c’est trois heures par jour, tant mieux. Si c’est une heure c’est encore mieux. Le reste du temps loisirs, rêves, travail pour le plaisir, art de vivre…
      Je suis sûr qu’il y aura toujours des hyperactifs qui ne pourront pas s’empêcher de bosser. Pour la collectivité bien entendu…

      Règle n°1: c’est la demande qui crée l’offre, pas l’inverse comme c’est le cas maintenant.

      ça a au moins l’avantage de régler le problème de l’emploi! 🙂

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