37 réflexions sur « rtbf, La première, « Connexions : Grèce, faut-il maintenir l’austérité ? », jeudi 27 septembre à 8h35 »

  1. Monsieur Jorion, j´ai bien saisi le mélange d´essouflement et d´exaspération dans votre dernière video. Pourquoi ne pas transformer ce blog en observatoire du monde d´après? De même que vous faisiez référence au temps de Proudhon, il serait intéressant et stimulant de découvrir ce qui se fait ici ou là…Just my 2 cents…

  2. 350.000 personnes ont manifesté dans tout le pays

    Pour une population de 10 millions, ça fait 3,5 %. En France, on aurait plus de 2 millions de personnes dans la rue.

    1. Crapao, si j’me souviens bien c’était 3 millions dans les rues françaises en mars 2009 et octobre 2010… Trois ans et un an et demi après c’est tout juste si l’homme au pouvoir lors de ces manifs monstres n’a pas rempilé.
      Et 68, remember Crapao ? Juin, législatives, près des trois quarts des sièges pour les gaullistes et apparentés, 394 sur 495 sièges exactement. C’était parti pour 13 nouvelles années en bleu marine. 13 ans Crapao.

  3. le seuil décisif est à 5%
    en dessous cela frémit sans entrainer de dynamique.

    en france il faudrait une manif à 3,5millions de personnes pour que quelque chose change
    et pas nécessairement sous la forme de la foule dans la rue
    imaginons de ce nombre de personne fasse tous un seul petit geste le même en même temps

    1. Comme si les chinois se mettaient à tous taper des pieds en même temps jusqu’à dévisser l’axe magnétique ? Ça peut être dangereux, il vaut mieux bien étudier le geste. Je propose un doigt dans le nez.

    2. Imaginons de ce nombre de personne fasse tous un seul petit geste le même en même temps

      Rahane, vous y êtes presque !

      1. Par exemple retirer 1000 euros en cash de leur compte épargne ? 3,5 milliards d’euros à imprimer par la BCE … Mais il y a t’il encore 3,5 millions de personnes avec 1000 euros en positif sur leur compte prêtes à manifester de la sorte.
        Et puis 3,5 milliards de nos jours c’est (comme dirait P.Jorion) de la roupille de sansonnet .

  4. proposition:
    ouvrir la fenêtre à la même minute pour crier  » ras le bol la finance »
    marcher ensemble mais à la minute X taper dans les mains pendant 15secondes tous ensemble
    faire à la minute X une vraie longue minute de silence.
    bref c’est par ce type de coordination que s’établit un rapport de force créateur
    la marche collective lambda chahutante est une forme préhistorique qui sert de défouloir et ne manifeste pas une volonté délibérée seulement une vague négation.

      1. Ce sont des actions envisageables, mais il me semble que d’autres solutions plus pertinentes – mais totalement pacifiques – existent.
        Comment faire, sans descendre dans la rue et manifester, pour que nos représentants européens puissent étendre et prendre en compte des revendications populaires qu’ils semblent jusqu’à présent dédaigner ?

    1. Dans la longue minute de silence, y’a un bug. Si tout le monde se tait en même temps personne ne saura qui est pour et qui est contre. Il faudrait qu’on se colle une étiquette sur le front. Ah mais, on y est peut-être déjà ! Au décompte d’étiquettes, c’est comme ça que ça marche depuis longtemps.

  5. Spain’s crisis flares again as AAA club scuppers bank rescue deal.

    Spain’s debt crisis has returned with a vengeance after Germany, Holland and Finland reneged on a crucial summit deal and scuppered hopes of direct eurozone help for Spanish banks.

    King Juan Carlos said it would be “blindness” not to recognise the gravity of the crisis. It is becoming unclear how much longer Mr Rajoy can govern. Anti-austerity clashes with police are turning violent. The latest Metroscopia poll shows 84pc of Spaniards have lost confidence in his leadership.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9569353/Spains-crisis-flares-again-as-AAA-club-scuppers-bank-rescue-deal.html

    Spain is turning into the new Greece, and Mariano Rajoy has himself to blame.
    Spain has taken another confident stride to becoming the next Greece, a status long predicted for the country in some quarters.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/damianreece/9569427/Spain-is-turning-into-the-new-Greece-and-Mariano-Rajoy-has-himself-to-blame.html

    Not even the great economists of history can get us out of this fix.
    Our financial crisis is unique, and the route back to health will be painful, costly and long.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9568183/Not-even-the-great-economists-of-history-can-get-us-out-of-this-fix.html

    1. J’ai l’impression depuis quelques articles que Lordon répond à ce blog. Sous le chapitre « Une occasion historique à ne pas louper », je lis une ligne de crête que nous avons déjà vécu dans les commentaires ici. Impression fausse? Toujours est-il que si dialogue il y a, j’aimerais que cela soit moins sous-entendu et réservé à des initiés. On pourrait ainsi mieux se faire une idée sur le débat en cours et je pense que cela serait fructeux pour le mouvement d’opposition à la pensée unique (peu m’importe que certain de ces gens ne se considèrent pas faire partie du même mouvement et/ou ne veuillent pas dialoguer de manière plus institutionnalisée).

      En particulier, j’aimerais bien une réponse technique de Paul ou Julien (ou autre représentant de la ligne éditoriale) au scénario technique proposé par Lordon dans cet article. Le temps et l’intelligence me manquent pour pouvoir analyser les éventuelles divergences d’avec ce qui est proposé ici.

      1. Pas du tout à ce blog Moi la réponse. Uniquement aux petits copains d’Attac. Querelles de souris d’église, maigres comme des souris d’églises aussi, bruyantes également certes mais juste pour qui entre dans une église vide et enténèbrée.
        Le Docteur Lordon ignore souverainement ce qui n’est pas de près ou de loin Lordono-compatible ou à minima Diplocompatible. Jorion n’est ni l’un ni l’autre. Pour le dire tout net je crois bien que le Docteur-Maître de recherche se contrefout des avis de Jorion.
        Pour « le reste », absolument rien de neuf dans le papier (i.e Lordonnance) du Docteur Lordon. Du pamphlet tous azimuts multi-ruminé multi-régurgité, rien de plus. Décoratif, même plus dépuratif.
        Le prototype du Savant Fou du CNRS Moaa, tu connais ?

      2. @vigneron: « Uniquement aux petits copains d’Attac. »

        Dans ce cas, cela signifie que les idées de Jorion circulent chez Attac ou que Jorion et Attac ont de grandes convergences d’idées. Et donc ça revient au même que ce que je dis, par personnes interposées. Il y a bien là un débat entre position lordonesque et jorionesque. Après, qu’il pense à tel ou tel en particulier en écrivant, je m’en fous.

      3. @ vigneron,

        Je te trouve bien dur avec Lordon (moins que Sapir ?).
        Pour ma part je trouve son billet excellent, et sauf à en faire une exégèse savante, j’y retrouve les idées défendues par Paul avec le « + » qu’il répond aux adversaires des solutions radicales proposées ici en démontant (avec son humour abrasif désormais connu) les arguments qu’on entend (et qu’on entendra dès ce soir chez Pujadas).

      4. Basta Moa, tu ratiocinergotes encore et toujours. Un message (l’Ordonnance ici) c’est d’abord un expéditeur (Lordon) et un ou des destinataires explicites (l’adresse sur l’enveloppe et en-haut sur le courrier…). Et là, désolé mon bon mais je lis nulle part Jorion. Ok ?
        Tes destinataires implicites (fantômes ici) tu sais c’que j’en fais ?
        Que Jorion soit plutôt sur ce coup dans la ligne d’Attac, ça biquet c’est pas un scoop.
        Rien ne t’empêche de fréquenter plus assidûment la pompàphynance que ce blog surtout hein ? T’y s’ras comme un poisson rouge dans son bocal, Heu-Reux ! Tu pourras y tourner en rond, bouger beaucoup sans changer de place surtout, et nourri régulièrement des mêmes toujours mêmes granulés pré-digérés; mais comme tu l’auras constaté, l’interaction avec l’El Doktor du rade y est un tantinet plus furtive qu’ici, juste pour te servir la pitance en fait…

      5. Floréal, Lordon démonte peut-ëtre mais démontre rien si ce n’est l’imperturbable permanence de ses opinions à tout jamais gravées dans le marbre.
        Regarde bien ses arguments et contre-arguments, tout ce qui le gêne est expédié en un oukaze commode au mieux, disqualifié ad hominem, caricaturé jusq’à l’inanité, ou opportunément éludé, purement et simplement squeezé. Pure rhétorique. Un p’tit plaisir qu’on s’fait une fois ou deux, lire El Doktor Exterminator Lordon du Diplo, après on passe à aut’ chose, asqu’y paraît qu’ça rend sourd sinon.

      6. Vigneron

        pour la millième fois, tu pourrais éviter, svp, de troller le blog avec ta vindicte poissarde. Réponds, ok, argumente, ok, mais arrête de nous polluer avec ces agressions permanentes.

        Il va encore falloir que Julien sévisse.

        N’oublie pas Vigneron: Vincit qui se vincit.
        Toi qui n’aime pas les slogans, fais-en ta devise.

      7. Tu me causes de troll ? Toi Kerjeannot ? Tu veux qu’je te rafraîchisse la mémoire ? Ah ça ! évidemment que si j’y etais allé de ma diatribe clichetonesque lordonocompatible ou, moins que ça et plus convenu encore (si c’est possible ! ), bien suintante de glimouille kerjeanneuse, sans doute n’aurais-je pas l’insigne plaisir de savourer tes petites humeurs contrariées. Permets moi donc de me délecter. Te trompe pas Kerjeannot, le grand déversoir de pensée unique, le troll perhoquetant ici, mister front bas-bave aux babines, c’est toi.
        Lordon ne m’intéresse plus. Has been.

      8. Vigneron,

        1)un troll est un mec omniprésent, envahissant.
        Bien que je lise le site chaque jour, je suis très loin d’écrire chaque jour et quand j’écris 1 post, tu en écris 200. Plusieurs dizaines par jour. un véritable accro qui, comme tout troll se croit indispensable à la survie du site mais qui n’existe que par lui. D’ailleurs quand tu es parti définitivement, ça a duré moins de trois jours.

        2)un troll est un mec violent.
        Je n’agresse jamais personne qui ne m’ait préalablement agressé, j’évite soigneusement les polémiques interminables, et je me contente de donner, assez rarement, un avis. Surtout depuis une mise au point avec un certain P.J.
        Quant à toi, tu n’exprime quasiment jamais un commentaire ou une idée originale, te contentant de snipper les autres comme un chien pisse sur une borne pour marquer un territoire. Tu es le seul participant du site qui soit vindicatif, ordurier et injurieux.
        N’est pas ça un troll?

        3) le troll pratique le hors sujet pour détourner du fond du débat.
        C’est ce que tu fais en permanence, c’est ce que je ne fais jamais

        4) le troll n’est jamais d’accord quelque soit le sujet.
        N’est ce pas une parfaite définition de tes actions ici?

        5)le troll est particulièrement vindicatif avec les individus considérés comme gênants, les traitant d’incultes, de naïfs voire….de troll
        No comment.

        Je n’ai jamais vu Julien Alexandre laisser passer à qui ce soit le centième des invectives poissardes que tu pratiques en permanence.

      9. Kerjean, j’vais m’sentir obligé d’sortir ta batterie de casseroles premier prix d’chez Lidl ou quelques saillies bien senties du daron à ton égard. T’as oublié ?
        Aniway, you’re losing your time my dear Profit-Troll, but mine too.

  6. Sur le lien Podcast, ouvrir l’onglet « Audio ».

    Emission rondement menée vers le néant… On a tout de même entendu « défaut généralisé », « politique fiscale européenne » et « Europe des marchands »… Pas si mal au milieu de ce décor et de ce casting étriqués. J’aime beaucoup le sirupeux « A très bientôt, Etienne de Callatay » qui ponctue (et situe) l’émission.

    1. Eh oui…

      Ce matin, en me levant, j’ai entendu l’annonce de l’émission (que je savais déjà que je ne pourrais pas écouter en direct à cause de mon emploi du temps) : Grèce, faut-il maintenir l’austérité ? Et je me suis dit, bah, tant qu’ils n’invitent pas Paul Jorion, ça ne va pas valoir la peine. Et à ma grande surprise, je découvre ici que PJ a été invité, enfin, « invité » devrais-je dire. A l’écoute, j’ai eu la désagréable impression qu’il était comme un faire-valoir, qui peut s’exprimer certes, mais par téléphone, et surtout, que le « vrai » invité, celui qu’on invite tellement qu’il a pris un abonnement (c’est moins cher ! 😉 ), pouvait donner sa petite réponse, du style « je condescend à être d’accord avec Monsieur Jorion pour ceci mais pas pour cela, et de toutes façons, c’est moi qui aurai le dernier mot puisqu’on ne redonnera pas la parole à Monsieur Jorion, et en plus, je suis « économiste en chef à la banque De Groof » et pas toi, na ! » Vous préférez ça ou « blogueur » ? Et surtout, qu’on ne rappelle pas lequel des deux a écrit en 2005 un livre qui s’appelle « La crise du capitalisme américain » !

      Ma conclusion, elle est biface : les journalistes belges (pour autant qu’on leur demande leur avis) ont peur, et Paul Jorion a beaucoup de courage. Quand est-ce que ce sera lui, le « vrai » invité ?

      Ceci était un appel aux journalistes de la RTBF (si il y en a ici).

      1. Je crois que c’est plus grave que ça. Les journalistes de la RTBF n’ont pas peur.
        Ils sont, dans leur énorme majorité, aveugles et sourds, confits de bonnes intentions, formatés en petits soldats de la bonne volonté qui s’en tiennent aux apparences et à ses fausses évidences. Je ne compte plus les horreurs qu’ils laissent dire à leurs interlocuteurs, sans jamais soulever de questions.
        Cela fait des années qu’ils accueillent les économistes bancaires et de la finance en experts ès économie et chômage, alors qu’ils sont précisément le contraire, et les chefs d’entreprises en interlocuteurs incontournables des débats de société, en particulier de l’éducation. Ce tableau nous a scandalisés quand nous étions jeunes et naïfs, mais nous savons désormais qu’il appartient indissolublement à un monde qui ne se réformera pas.
        Et ceci n’est pas un monopole de la radio belge du service public, bien entendu. Radios commerciales, presse écrite, télévisions (les « chaînes » bien nommées), partout c’est la voix de leurs maîtres qui s’exprime, et souvent d’une manière plus brutale et clinquante.

  7. Avis aux cigales !
    Après 20 ans de rigueur budgétaire, la Suède annonce ces jours-ci une baisse des
    impôts, mesurée mais générale et espère-t-on là bas durable, pour les particuliers
    et les entreprises…

  8. Alexis Tsipras, leader du parti grec anti-austérité Syriza, a plaidé jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, pour la tenue d’une « conférence européenne sur la dette (…) en vue de déprécier une grande partie de la dette, comme cela a été fait pour l’Allemagne en 1953 ».

    « Il faudrait y associer tous les pays membres de l’Union, et les acteurs privés pourraient y être associés aussi », a-t-il précisé, en amont d’une rencontre avec le président du Parlement, l’Allemand Martin Schulz. « Nous avons un problème commun, nous devons trouver des solutions communes », a-t-il insisté.

    « C’est la solution qui a été appliquée à l’Allemagne après la guerre, en 1953. Sa dette était lourde, et il était impensable pour l’Allemagne de la rembourser, en dépit des sacrifices imposés à sa population. À l’époque, une conférence internationale a permis (…) d’alléger la dette. » Tsipras fait allusion à l’accord de Londres (février 1953), qui avait permis à la République fédérale d’effacer la moitié de sa dette, d’avant et d’après-guerre (plus d’informations sur cet accord ici).

    Interrogé sur les incidents observés en marge des manifestations en Grèce cette semaine, le patron de Syriza, arrivé en deuxième position aux législatives de juin, a déclaré : « Les télévisions ont retenu ces incidents isolés. (…) La population grecque est restée contenue dans son comportement, en dépit des attaques qu’elle subit. Les images que vous avez vues, on les a vues aussi en Espagne, aux portes du Parlement, on les verra peut-être à Paris dimanche (lors de manifestation contre le nouveau traité européen – ndlr), ou dans d’autres pays. »

      1. Ouaip, et si on commence à l’entendre avec une fréquence et un écho suffisants cette «Last-Chance- Global-Solution », on pourrait bien voir les marchés frémir gentiment et faire converger tous les yields eurozonards, mais nettement vers le haut ce coup ci avec spreads à la baisse, rendant la « LCGS » plus envisageable, plus nécessaire et surtout plus unanimement reconnue comme seule et unique que jamais.

  9. En entendant cet échange, je trace un tableau avec deux lignes et deux colonnes : 2 lignes « fédéraliste » et « non-fédéraliste » et 2 colonnes « debtocrate » et « non-debtocrate » . A chacun de se situer. Voila pourquoi ce monsieur n’est qu’à moitié d’accord avec M.Jorion. Et bien j’espère que les peuples se révolteront parcequ’on essaie de leur voler à la fois leurs sous mais aussi leur nation.

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