UNE BIÈRE AVEC PAUL JORION (1ère partie), par Un Belge

Billet invité. La rencontre entre un fidèle du blog – « Un Belge » – et Paul Jorion, le 21 septembre dernier à La Coupole

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46 réflexions sur « UNE BIÈRE AVEC PAUL JORION (1ère partie), par Un Belge »

  1. Ah bain !
    Y a pas photo!… L’audio, c’est trois fois mieux que la vidéo.
    C’est comme revenir à la source, de l’écoute, de la parole…

  2. « inanité des inanités, et tout est inanité ! »
    Un Belge me semble aussi surpris de notre dépendance au gaspillage et au consumérisme de la société américaine. Je crois qu’il faut le relever.

  3. Je trouve que vous faites preuve d’un courage assez rare en publiant cette entrevue. Je ne veux pas parler de la menace d’écrire la liste des noms des principaux responsables de la crise sinon de la mise à nu du cheminement de votre pensée et en particulier du déterminisme imposé à celui-ci, par les interactions entre votre histoire de vie et celles d’autres personnes comme votre professeure. Bien que ne partageant pas la radicalité avec laquelle vous qualifiez la conscience comme un cul-de-sac , une simple cognition à posteriori, je suis totalement d’accord avec ce déterminisme là.
    La conscience ( et la possibilité d’influencer son propre destin donc la liberté ) se situe, à mon avis, dans la capacité de modifier les liens tissés avec la réalité objective ( inconnue ) par l’intermédiaire de la modification de la représentation ( forcément subjective ) que nous nous faisons d’elle. Notre tendance naturelle à la généralisation que l’on peut attribuer à la nécessité d’évaluer le plus rapidement possible une situation pour y répondre dans un temps compatible avec la survie nous dote d’une énorme capacité de croyance et d’entêtement dogmatique. C’est, à mon avis, la force contre laquelle notre conscience doit lutter afin de proportionner à chacun cet espace de liberté de choix, infime mais vital pour l’homme, qui est presqu’un cul-de-sac d’accord, mais dont la sortie, même si ce n’est que du bout du nez, est déjà un triomphe pour notre espèce.

  4. Mondialisons : 3 frères cultivent l’un du maïs , le suivant élève des cochons , le quatrième le plus intelligent fait les comptes des autres.
    Le plus intelligent trouve du maïs à acheter 10 % moins cher qu’à son frère.
    Le 1° fait donc faillite , le second veut l’aider en lui prétant des euros et fait aussi faillite , le plus intelligent se retrouve sans travail.
    Le vendeur de maïs rachète la ferme des 3 frères pour rien.
    Pour économiser 10 % ils ont tout perdu.

  5. je suis allée hier faire mon stock d’hiver
    j’ai été étonnée de percevoir en direct dans les 4 magasins dans lesquels je suis allée tentée de faire les achats écrits sur ma liste.
    une paire de chaussure technique dont apparemment le cahier des charges à évolué vers une mise en oeuvre à bas couts mais toujours au même prix
    du coup j’ai passé mon chemin
    depuis une semaine que j’organise mon hiver je note que les magasins sont en train de faire des états de stocks inhabituel à cette époque de l’année et ne renouvelle pas leur commandes pour réassortir les trous dans les rayons, se contentant d’étaler les stocks présents pour créer l’illusion d’une plénitude.
    en dernier je suis allée dans un supermarché à gros débit assez attaché à la commercialisation de produits bio. même feeling surtout dans les rayons non alimentaires.
    le début de la récession se fait visible.

    1. Ah, d’un coup, j’arrive à définir l’impression que j’ai eue hier en passant au centre-ville devant quelques vitrines de chausseurs. Deux pompes par mètre carré.

  6. Bonjour à tou-te-s,

    « Dédicace autour d’une bière »

    Quand tout est toujours déjà là
    Il y a peut-être des trous
    Qui se complètent par-ci par-là
    Comme un puzzle qui fait la roue !

    Pas la roue qui creuse un sillon
    Manquant d’une vision globale
    Mais celle avec plein de rayons
    Qui élargissent notre focale !

    C’est tout le contraire du brouillard
    De ladite science économique
    Remettre en question sans retard
    Ce que nous disent les trop classiques !

    Pour vivre en tant qu’indépendant
    Il faut en avoir les moyens
    Et bien évoluer cependant
    Parmi ceux qui nous veulent du bien !

    L’offre et la demande théoriques
    Ne sont pas la réalité
    Des prix formés par la pratique
    Entre les acteurs des cités !

    Ne pas s’ laisser impressionner
    Est un bon moteur de la Vie
    Qui nous permet de rayonner
    Sans rester coincé sans en-Vie !

    Signature : luami CREER
    « Un médiateur d’ l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  7. VIVE LES BELGES !!
    C’est vrai Bain, l’audio c’es quand même bien, on peut faire d’autres trucs en même temps en plus !!
    Merci pour ce bon moment.

  8. Une interview aussi touchante que passionnante. Je retrouve tellement de propos extrêmement justes (sans doute est-ce lié à ma propre biographie avec laquelle ils entrent en résonance).

    Parmi les images qui en ressortent à mes yeux :
    – La vie culturelle et la vie de l’esprit qui se déploient en dehors du cadre institutionnel strict (université, grandes écoles, structures politiques, etc.) et naissent d’un questionnement et d’une recherche individuels (et dont la vie de Paul est un exemple enthousiasmant), peuvent être tellement plus créatives, et en mesure refléter certaines « réalités » et « vérités » dans leur complexité et leur vue d’ensemble (ainsi de proposer des pistes d’actions fructueuses), que le « savoir » issu des institutions, trop souvent mortifère, cloisonné et même inexact.
    – La confiance tranquille et assurée dans la recherche de la « vérité » ainsi que dans le simple fait de la dire, quand bien même ce ne serait que dans plusieurs siècles qu’elle aura fait son chemin jusqu’au sein d’une plus large proportion de l’humanité, m’ont également frappés dans cette interview.

    Il y a un passage de l’interview qui m’a fait bien rire : celui où Paul raconte qu’il a repris la lecture d’une partie de la biographie de Keynes après un rêve au cours duquel ils dialoguèrent ensemble. Et Paul de conclure par une interprétation purement psychanalytique relative à ces faits qui n’ont rien de surnaturels, dit-il – ils seraient liés au fonctionnement de notre esprit, au vague souvenir d’une lecture entamée il y a longtemps déjà, concernant des questions sur lesquelles Paul planche actuellement.
    Moi je laisse l’hypothèse pleinement ouverte d’un dialogue possible, sous diverses formes, avec les esprits de défunts (!), et ce au risque d’être considéré comme le dernier des crétins obscurantistes et moyenâgeux, à une époque dont le discours dominant se targue d’avoir démontré une fois pour toute, par A+B, l’inanité de toute conception spiritualiste prétendant à la possibilité de manifestations spirituelles en dehors de la corporéité humaine. Honte sur moi, n’est-ce pas, d’avoir ne serait-ce que le culot, d’oser écrire de telles paroles !
    Un autre belge.

    1. @ stef
      Sans vouloir chercher, jusque dans « l’esprit des défunts », une réponse à nos questions, nous pourrions d’abord mieux comprendre « l’esprit des vivants » et nous ouvrir bien plus sur le formidable potentiel qu’il peut nous apporter, jusqu’à poursuivre si on le désire, un dialogue imaginaire avec autrui, qu’il soit absent ou qu’il ne soit plus.
      C’est à dire, que l’on pourrait anticiper, agencer, construire d’autres connaissances utiles pour soi-même via un autre que soi, en s’intéressant à ces univers imaginaires dans lesquels nous nous immergeons et qui nous permettent par leurs dynamiques, d’aborder d’autres connaissances en prolongements plus subtils. Le rêve rentrerait donc dans le champ de la connaissance, du fait qu’il serait un des moyens hologrammatiques pouvant créer du nouveau sens en nous permettant d’éclairer d’autres facettes dans notre questionnement, en les exprimant par exemple sous forme de dialogues ou autres formes. Pour résumé, il n’y a pas de connaissances qui n’agissent sur notre imaginaire, d’imaginaires qui n’agissent sur la connaissance.
      Ainsi la conscience se forme, par ce va et vient du je au tu. Quand j’enregistre une information venant d’autrui, je n’enregistre pas seulement cette information, mais aussi le fait qu’elle provienne en nature d’une autre personne et qui m’influence tout autant. Quand je vois un objet, je ne vois de celui-ci que la partie réfléchie de la lumière qui le frappe. Mais le reste du rayonnement n’a pas disparu mais a été absorbé par l’objet. Ainsi la couleur de l’objet, comme la vision que nous avons d’autrui, est la partie qu’il nous est renvoyée. Le reste du rayonnement qui n’est pas réfléchi par l’objet comme par le sujet peut être investi par des voies plus spirituelles, imaginaires, psychanalytiques, scientifiques, voire hypnotiques. Comme si, chaque acquisition d’une connaissance et partie, identifiée comme réelle, nous conduisait irrésistiblement à tout reconstruire dans un irréel plus vaste…
      « Nous sommes habitués à considérer comme réel tout ce à quoi nous donnons un nom, sans penser que nous pouvons certes attribuer un nom au réel, mais aussi à l’irréel » – Vaihinger

    2. Et comme dirait « un autre défunt » …
      non sans un certain culot, dans cette parole rapportée d’un autre maître : Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux ! Moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je construirai mon église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux :
      ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.
      Pi, de la Réalité à l’Irréalité, de la Connaissance à l’Imaginaire, de la Conscience à l’Inconscience, le champ de la vision en équation ? …
      Tiens !! … Ils se donnaient déjà des pseudos à cette époque ?

  9. Très belle interview ( à transmettre aux archives de l’INA)….C’est assez amusant , il y a un professeur d’université , Michel Vial (université de provence) qui cherche à sortir les fruits de la recherche faite sur l’évaluation (pour l’éducation nationale, mais celle -ci n’a apparemment rien écouté) , pour la proposer à d’autres domaines.
    et Je trouve des convergences entre votre explication de la formation du prix et sa conception structuraliste de l’évaluation comme aide à la décision .
    Si on vous écoute, on dirait que les acteurs accompagnent la formation du prix par un système de négociation collaborative (où l’on sait par avance que quoiqu’il se passe , on ne va pas renoncer à l’autre) et où l’on va porter dans une analyse différenciée, les contraintes de chacun, pour obtenir une représentation finale révélée de ce que peut-être le prix…..
    Y aurait-il des convergences entre votre mécanisme de la formation des prix et sa conception de l’évaluation????

    1. Pour info : la formation du prix par un système de négociation collaborative est un principe voulu et réalisé consciemment dans des systèmes dits « d’économie associative ». Voir par exemple au Luxembourg le fonctionnement du groupe Oikopolis (http://www.oikopolis.lu/fr/home/).
      Autour d’une table ronde, se retrouvent tous les partenaires d’une filière économique donnée (producteurs/transformateurs ; grossistes/détaillants ; consommateurs). L’objectif des partenaires est d’exprimer librement les besoins (et les processus et situations gérés) par les uns les autres pour prendre conscience du processus économique dans son ensemble au sein d’une filière donnée d’une manière objective.
      Sur cette base, il est ensuite possible de prendre des décisions concertées et de trouver des arrangements relatifs aux quantités produites et distribuées, aux prix des marchandises, à diverses modalités pratiques.
      Les prix doivent permettre de couvrir réciproquement les besoins des uns et des autres. En économie associative, tous travaillent consciemment pour satisfaire mutuellement les besoins des partenaires assis autour de la table. Le profit ne constitue pas l’objectif ultime de l’économie (en économie de marché classique, le profit est le seul indicateur sur lequel s’appuyer pour décider de mettre ou non en oeuvre une production), mais un moyen (les entreprises ne peuvent être durablement en perte, sinon elles disparaissent). L’objectif ultime et tout à fait conscient devient : « je travaille pour satisfaire les besoins des autres et mes besoins sont satisfaits grâce à leur travail. »
      Le centre de gravité de l’économie associative; ce sont les tables rondes associatives (ou « associations économiques », constituées de cercles de producteurs-distributeurs consommateurs; le centre de gravité de l’économie de marché, c’est le marché, évidemment. Il s’agit de deux paradigmes distincts de la conception de la vie économique.
      Les associations économiques peuvent communiquer entre elles, voire se fédérer, pour constituer une espèce de « parlement économique » (bien que le terme soit impropre, car non structuré sur les mêmes bases que l’État et ayant aussi des objectifs distincts) ou une administration centralisée de l’économie, indépendante de l’État, mais recevant de lui la législation (droit social, droit du travail, etc.) qu’il établit sur une base tout à fait indépendante.
      Une des difficultés majeures existant encore actuellement en économie associative, concerne la structuration du « pôle des consommateurs ». Si celle-ci abouti, dans une filière économique donnée, du fait de la participation d’un nombre significatifs de consommateurs participant ou étant représentés autour de la table ronde, toute la filière en amont dispose d’un puissant levier (l’engagement des consommateurs) pour se libérer du marché et orienter l’activité économique selon des besoins et des buts que ce sont donnés consciemment tous les acteurs concernés.

  10. ça ne vous suffit plus de manger du poisson ( des filets de merlan ? ) en Bretagne , il faut que vous en mangiez à Montparnasse ( accompagné d’autre chose que de la bière , j’espère ) ! ?

    De cet entretien à assiettes rompues , j’ai plus particulièrement été sensible à :

    – la place des transmissions par les parents et les enseignants , pour la formation de l’esprit critique , du courage , de la curiosité , de la bienveillance et de l’ouverture au plus large ;

    – l’impossibilté ( et sans doute la nécessité d’écarter ) des « accouchements sans douleurs », dans l’éclosion de vérités autres , libératrices. Le « patient » doit se découvrir et libérer lui même en passant asssez traditionnelllement par les phases  » prendre conscience de son malaise et prendre son courage à deux mains pour aller voir le mèdecin  » , l’écouter , être euphorique , résister , l’agresser ,retour au silence jusqu’au silence libérateur où tout s’écoule simplement , que les vieilles frayeurs rejoignent les cendres des cauchemars d’enfants. et que la Renaissance , l’acceptation de se remetttre  » en danger » pour vivre , nous remet dans la même attente joyeuse mais effrayante qui a accompagné notre premier cri .

    – les vériés /phrases , évidences héritées , qui me suggèrent d’aller à la pêche de ces « perles  » là dans la presse ou ailleurs .

    1. « Aujourd’hui en chair , demain en bière  »

      Aujourd’hui en bière demain en Chaire .

      Dégustez la plus lentement .

      1. on amena la bière, et les funérailles commencèrent

        J’avais relevé cette perle (à double orient ?) dans « la case de l’oncle Tom » quand j’étais enfant ; je lisais au lit et cela m’a vraiment beaucoup fait rire ce soir là et, depuis lors, je m’en souviens toujours avec le même bonheur – quant au nom du traducteur, désolée mais je ne m’en souviens plus si je l’ai jamais su.

        ps : et merci au(x) Belge(s) pour l’enregistrement, passionnant.

  11. On a tous nos petits préjugés , à partager , comme une sorte de connivence .Des fois çà tombe bien , des fois ça tombe mal.
    N’empêches , pas bien de profiter de la mise en bière de sœur thérésa pour lui faire dire un message incompréhensible …car incomplet .

    Comme le préjugé vient toujours prendre la place de la donnée manquante , vous qui me sembler avoir mis votre raison au service du cœur ,
    avez quand même besoin de cette information :
    « le cœur plutôt que la raison  »

    http://www.arts-et-culture.fr/article-25721156.html

  12. Hum… une seule bière en 56 minutes ?

    Je n’y crois pas 🙂

    Et j’écouterai plus tard, parce que la finance commence sur Arte. Oh, j’y vois Paul Jorion avec une cravate en mozaïques 😉

    Et honnêtement, je n’y comprends déjà rien au début quand je vois ces petits flocons d’or se déverser d’un bol dans l’autre et prolifiques faire des petits sur une virtualité de grossesses répétées, je perds déjà le fil de l’immaculée conception.

  13. Bonjour monsieur Jorion

    J’ai commencé à écouter votre conversation avec « Un Belge » et je suis interloqué par vos deux exemples du prix du poisson le vendredi et à Noël.
    En quoi ce surenchérissement n’est-il pas le reflet d’une forte demande ?
    Vous ne l’expliquez pas, c’est dans la conversation comme des exemples à votre propos, mais à l’écoute, ces deux exemples semblent dire le contraire de ce que vous professez !
    Un petit mot d’explication ?
    Je ne prétends pas vous apporter la contradiction, j’essaye juste de comprendre pourquoi vos deux exemples me semblent en contradiction avec votre message.

      1. Mais oui, j’ai lu votre ouvrage, deux fois, et j’y retournerai sans doute, je ne cherche pas à contester votre thèse, je ne comprend pas l’exemple qui m’apparait comme un contre exemple. . .

    1. Bonjour.
      Un élément de réponse personnel (qui ne prétend évidemment pas se substituer aux éclaircissements de Paul Jorion):

      A Bruxelles, sur tel marché de brocanteurs, les prix sont nettement plus élevés le week-end. Pourquoi ? Parce que les visiteurs sont alors principalement des touristes ou des visiteurs de passage. Cela ne signifie pas forcément qu’il y a alors plus de monde (et plus de demande)… car la clientèle de la semaine sait à quoi s’en tenir sur ce qui sera vendu ce jour-là… et se réserve, par exemple, pour le mardi. La différence de prix sur ce marché entre le mardi et le dimanche n’est pas (ou pas seulement, ou est peu) fonction d’une offre et d’une demande quantifiables.

      Autre exemple sur le même marché : un camarade se voit proposer un objet à 20 €… ramenés péniblement à 15… puis abandonne. Sa compagne repasse par là peu après (sans le savoir)… et emporte l’objet à 5 €… Surprise et amusement lorsque le couple se retrouve cinq minutes plus tard pour boire un café… En toute logique, le passage d’un deuxième client intéressé en peu de temps (augmentation rapide de la demande) aurait pourtant dû « tirer à la hausse » le prix de l’objet…

    2. Si j’ai bien compris, il vaut mieux acheter le poisson, le jeudi ? 🙂
      Il faut se dépêcher avant que prix augmente…..
      C’est une course à la montre comme en bourse, c’est pas sérieux.
      Parce que si l’on pousse le raisonnement pourquoi pas le mercredi, puis le mardi….
      Les prix augmentent en même temps que la demande (liaison hft ?) ou après s’être rendu compte que la demande augmente ? Si tel était le cas, alors le prix ne devrait-il pas augmenté le lundi ? Donc, à partir de là, quels critères permettent d’appréhender la rareté (déséquilibre entre l’offre et la demande) en fixant le prix ?
      Un prix subjectif ou objectif pour la détermination de la valeur ? Est-ce un prix en réaction ou un prix par anticipation ? adaptatif ou anticipatif ? L’offre est reliée au cerveau de la demande ? la fixation du prix est purement spéculative ! Ce n’est pas en réponse à la demande mais bien en espoir grâce à l’observation des phénomènes ! RV, l’anticipation est donc une demande ?
      L’exemple de mr Jorion est pourtant simple.

  14. C’est Obama qui boit des bières avec les gens, il en fabrique même une au miel. Il fabrique aussi des bières d’un autre genre, pour soldats, barbus, enfants, femmes, toutes tailles, finition au choix.

    1. …ou éloge de l’éveil, aussi !
      Car, en écoutant cette bande son, je ne peux m’empêcher de penser, sur cet autre registre, à certains entretiens accordés par Krishnamurti, non pas autour d’une bière à La Coupole, mais quelque chose de commun dans l’écoute nécessaire et l’importance donnée au dialogue.

      1. Merci d’évoquer Krishnamurti, et ce « quelque chose dans l’écoute nécessaire et l’importance donnée au dialogue », comme vous dites… Tant mieux si un peu de cela est présent dans ce petit moment de partage.

      2. En écoutant la bande son, les voix reposées, ponctuées par le tintement des verres, les entrechocs insouciants de la vaisselle, on a une idée du temps qui passe et donc du temps qu’ on peut donner à ce pourquoi on le donne.
        Il ne faut pas « donner du temps », il faut donner « un temps en vue de quoi on le donne » : ce temps là, celui qui s’ écoule ainsi qu ‘ un fleuve tranquille, eau paisible.
        Merci les gars, merci de nous donner un peu de cette belgitude.

  15. A propos des comportements sociopathes à la tête du pouvoir, des banques et de la plupart des grandes entreprises lire le livre judicieux de Dany-Robert Dufour :  » La Cité perverse : Libéralisme et pornographie  » ed : [Broché] qui éclaire bien notre présent : De Pascal à Mandeville jusqu’à Sade.

    Pour anticiper sur la barbarie qui vient , on peut compléter sa lecture par  » Critique de la raison cynique  » de Peter Sloterdijk.

  16. de ce que j’ai noté en faisant faire leurs devoirs aux enfants d’aujourd’hui
    le programme n’attend d’eux que d’avoir mémorisé des données et non d’avoir compris de quoi il s’agit.
    et manifestement les profs suivent aussi le programme comme on tient la rampe pour gravir l’escalier de l’année scolaire
    serait-ce l’empire mémorielle des ordinateurs qui imposant sa suprématie à notre mémoire nous incite dans un ultime combat ( perdu d’avance) à surenchérir coté mémorisation?
    pris au jeu de ce qu’on a fabriqué comme notre instinct de domination , nous cherchons désespérément à lutter pour maintenir notre suprématie sur un détail alors que notre réel pouvoir siège ailleurs.
    si tous les d’enseignants( et je suis issue d’une famille d’enseignants façon votre institutrice d’antan racontait le programme au lieu de le suivre cela changerait surement la donne.
    vraiment est-ce le résultat d’une politique délibérée de moulinage de cerveaux où la résultante d’un égarement par manque de cohérence politique que la situation de l’enseignement dans notre pays?
    nous fumes brillantissimes jusque dans les bancs les plus petits de la maternelle d’une pédagogie de pointe et désormais ce sont les finlandais et les chinois les meilleurs( j’ai passé 3 jours à éplucher les programmes scolaires dans les librairies scolaires en chine)
    être instit avant était un métier honorable, désormais c’est une voie de garage ( et pas confortable en sus) en cascade d’un programme inadapté à des instits inadaptés on aboutit à un néant intellectuel.
    lorsque j’avais une quizaine d’année je suis allée voir mon prof de math et lui ai démontré qu’une équation qu’on nous enseignait me paraissait reposer sur un postulat erronné, il m’a dit que cela faisait partie du programme des années d’université et que je n’avais pas à savoir cela et m’en tenir à l’équation dans son postulat restreint.
    je lui ai demandé pourquoi on enseignait des choses fausses et pourquoi ne pas les enseigner directement dans le bon cadre en spécifiant les espaces de fonctionnement? c’est ainsi: on apprend ce qui est faux mais qui fonctionne en données restreintes pour ensuite comprendre comment cela marche vraiment. m’a-til répondu.
    j’ai directement compris quel était le long parcours à faire pour atteindre le niveau d’élite et me suis pensée alors: quel gachis! quelle perte de temps! qu’elle injure à l’intelligence des enfants!
    du coup j’ai changé d’orientation pour faire des sciences nat , la nature du vivant se prêtant moins à falsification.
    je constate que sous prétexte des frais générés par la réimpressions des manuels scolaires les programmes évoluent beaucoup moins vite que la science ou la connaissance.
    ainsi en archéologie on sait depuis déjà 20 ans au moins voir plus que l’histoire de l’humanité ne commence pas exactement chez les sumériens et en tout cas de la façon dont on nous l’a enseigné avec certitude, que du regroupement imposé par les travaux agricoles serait née la civilisation alors que c’est plutot de la civilisation et de ses besoins serait née l’agriculture que la trame de l’histoire comprend des « blancs » liés à l’histoire de la répartition des pouvoirs entre les vainqueurs et qu’on a falsifié ainsi jusqu’à très récemment l’histoire des sciences elle-même afin de mettre en avant les outils sélectionnés par la dynamique du capitalisme aberrant auquel nous avons désormais à faire face non seulement dans ses conséquences mais pour beaucoup démunis de l’entendement qui permettrait d’en comprendre le fil directeur et donc d’envisager pouvoir en modifier la trame.
    ce serait de bonne guerre si les « vainqueurs » n’étaient pas aussi sur le point d’être ensevelis par la dominance de leur propre stratégie devenue incontrôlable.

  17. Magnifique interview, toute en finesse et en simplicité. On sent avec plaisir qu’on n’est pas dans l’interview « professionnelle » (entendez par là, de mon chef, l’interview formatée).

    Je me demande même si vous ne pourriez pas l’ajouter dans votre rubrique « Qui suis-je ? », parce que, selon moi, vous y parlez d’abord de vous…

  18. bonsoir,
    comme les frontaliers (ardenno franco-belge) qui naguère allaient chercher de l’essence et du chocolat, nous irons dorénavant encore plus souvent boire la bière en belgique là où il y a de l’ambiance dans les bars y compris le dimanche … une ardennaise (côté français) ….

    merci pour ce blog immensément intéressant !

  19. un régal …
    pour cette institutrice, « passeuse » de l’essentiel, hip, hip, hip !

    la voix de PJ est bien connue …la voix de « Homme qui écoute », et donc qui s’efface, est envoutante …

    conversation à bâton rompu, près du feu, après une bonne journée …confidences …intimité sans voyeurisme : un plaisir assez rare actuellement …

    merci !

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