ET SI L’ÉCONOMIE N’ÉTAIT PAS LE COEUR DU
PROBLÈME ?
, par Michel Leis

Billet invité

Le refus d’envisager d’autres approches de la crise par les partis au pouvoir un peu partout en Europe, leur incapacité à penser hors du tout économique (entendez libéral) ne relève ni d’un complot, ni d’un manque d’imagination. Elle reflète à la fois les rapports de force actuels entre les acteurs et illustre combien le référentiel des hommes politiques est déphasé par rapport à la crise actuelle. Comprendre cette situation nécessite une mise en perspective historique, il faut remonter le fil du temps jusqu’à la période qui a suivi l’après-guerre. Une forme de consensus social s’est construite en Occident qui trouvera son apogée à la fin des Trente Glorieuses et qui repose sur quelques facteurs :

  • Une amélioration des conditions de travail résultant de nouvelles méthodes de production et d’avancées sociales imposées par les luttes des salariés ou à la faveur d’alternances politique, le tout favorisé par une situation proche du plein emploi. Cela s’accompagne d’un partage relativement favorable des fruits de la croissance avec une progression relative des revenus du travail dans le partage de la valeur ajoutée
  • La croyance en des lendemains qui chantent, c’est-à-dire qu’un changement positif est possible pour sa situation individuelle (ou celle de ses enfants).
  • L’apparition d’une norme de consommation croissante dépassant le cadre de la simple satisfaction des besoins matériels qui donne à chacun la possibilité d’acquérir un statut dans la société qui dépasse le cadre étroit des revenus et des classes sociales.
  • La poursuite de la collectivisation des risques individuels grâce au développement de l’État providence issu de la crise des années 30.
  • La concurrence entre blocs, porteuse d’espoir pour les uns, lourde de menaces pour les autres. Elle a donné tout au long de cette période le sentiment permanent de la fragilité des choses qui pouvaient disparaître du jour au lendemain en cas de conflit nucléaire. A contrario, la menace extérieure et des projets de prestige propres à exalter les foules facilitaient l’identification à un bloc  censé détenir la vérité.
  • Cette concurrence a souvent justifié une politique essentiellement keynésienne faite d’impôts sur les sociétés élevés, de dépenses massives dans l’armement et de programmes de prestige. Les États-Unis sont en pointe dans ce domaine, ils supportent des coûts élevés qui sont financés à grand renfort de déficits budgétaires.

Pendant les Trente Glorieuses, la course au pouvoir s’est appuyée pour l’essentiel sur des programmes cherchant à maintenir et à développer ce consensus. Il existait des différences entre les partis sociaux-démocrates et les partis conservateurs, qui étaient cependant moins grandes que les slogans ou les programmes ne pourraient le laisser croire. Le vote social démocrate et les mesures sociales qui l’accompagnaient approfondissaient ce consensus sans que la répartition du pouvoir et des richesses ne soit changée fondamentalement. Le vote conservateur mettait l’accent sur le patrimoine, l’ordre, la stabilité et la sécurité (essentiellement extérieure à l’époque de l’Âge d’Or) sans pour autant négliger et encore moins remettre en cause les mesures sociales. Le vote d’ordre contrebalançait aussi une évolution des mœurs un peu trop rapide aux yeux d’une grande partie de la population. Il est vrai que l’organisation de la production encore largement dominée par le modèle fordiste, avec des grandes unités de production et des syndicats puissants, limitait la marge de manœuvre des gouvernements les plus conservateurs sans compter que le rôle de modèle du bloc de l’Est n’avait pas encore totalement disparu. Au final, l’État pouvait apparaître comme un arbitre relativement impartial entre les acteurs économiques et sociaux.

Pourtant, un changement de dynamique s’opère à partir des années 60, la nouvelle norme de consommation se fonde sur une consommation signifiante qui se substitue en partie à l’achat de biens banalisés. Cette transformation n’est pas sans conséquence pour l’économie réelle. Les lignes de production doivent être plus flexibles, créer de l’image nécessite un renouvellement fréquent des gammes et plus d’innovation, le tout s’accompagne de gains de productivité massifs. La production des composants standardisés est de plus en plus sous-traitée, ceux-ci sont livrés juste à temps dans les usines. Pour les produits les plus banalisés, la grande distribution va capter l’essentiel du chiffre d’affaires et propager la pression vers les coûts de production. Parce qu’il y a une fiscalité élevée, une grande partie des bénéfices sont réinvestis. Les considérations de taille et de prestige ne sont pas absentes de la direction des entreprises. L’importance croissante des fonctions de commercialisation par rapport aux opérations de production a d’autres conséquences moins palpables. Combiné avec des processus de production plus complexes, elle nécessite beaucoup plus d’emplois qualifiés qui en retour portent le développement de cette consommation signifiante. Elle distend le lien entre la création de valeur et la production. Enfin, elle contribue au développement d’un langage commun entre le monde politique et le monde économique. Il est plus facile d’échanger sur des stratégies de conquêtes, que ce soit de voix ou de parts de marché, que sur l’optimisation d’un processus de production.

La fin de partie est sifflée par deux événements. La suspension de la convertibilité du dollar en or (les déficits américains sont intenables) et la hausse brutale des prix du pétrole en 73. Va s’en suivre une longue décennie marquée par la stagflation, combinaison de croissance faible, de montée du chômage et d’inflation.

Dans l’économie réelle, les rapports de force vont se cristalliser autour de deux modèles principaux : production où la marque est dominante (biens d’investissements et produits signifiants dans la norme de consommation) versus les biens banalisés où la distribution est le maître du jeu. Dans tous les cas, l’appareil productif sous une contrainte de rentabilité plus difficile à atteindre va faire de la réduction des coûts son objectif principal. Gains de productivité, recours accru à la sous-traitance et délocalisation, réduction de la taille des unités de production, les grandes unités industrielles des périodes précédentes vont peu à peu disparaître.

Pour les individus, deux ruptures fondamentales ont marqué cette longue décennie[i] :

  • Le rapport de force relativement équilibré entre le salariat et le capital caractéristique des Trente Glorieuses s’est détérioré avec la montée du chômage. Les emplois qualifiés tirent relativement bien leur épingle du jeu, mais sont sous pression, la situation est beaucoup plus difficile pour les emplois sans qualification.
  • La croyance dans le progrès social et le progrès économique ne va plus de soi. La capacité à maintenir dans l’instant une consommation signifiante devient le principal facteur d’inscription dans le social. Le recours au crédit relativement indolore dans cette période d’inflation facilite cette transition. La norme de consommation favorisant les tendances égoïstes des individus se substitue à la norme de progrès qui s’était imposée pendant tout le long 19ème siècle et au début du court 20ème siècle.

La nature de ces transformations n’est pas comprise par le monde politique. Les classiques politiques contra-cycliques sont de peu d’effets, les transformations en cours sont de l’ordre du structurel. Le champ de la politique s’appauvrit, l’essentiel de l’action politique consiste à tenter d’améliorer tel ou tel indicateur économique. La fin de cette longue décennie est marquée par la conjonction de plusieurs évènements :

  • L’effondrement du bloc de l’Est clôt pour longtemps l’idée d’un possible modèle alternatif (qui avait dans les faits cessé de fonctionner) et contribue à l’effondrement des syndicats et des partis communistes qui avaient tant apporté aux luttes sociales des Trente Glorieuses.
  • Devant l’échec relatif des politiques antérieures, le monde politique occidental se convertit aux thèses néo-libérales. L’économie de marché et la concurrence deviennent le credo. Tout est mis en œuvre pour favoriser les entreprises, à commencer par des politiques fiscales extrêmement favorables. L’arrivée au pouvoir de Mitterrand en France et plus tardivement de Blair en Grande-Bretagne consacre l’aggiornamento des partis de pouvoir à gauche.
  • La lutte contre l’inflation matérialise le rapport de force dégradé qui s’était établi dans la période précédente pour les individus avec la fin de l’indexation des salaires un peu partout en Europe et l’érosion de la part du salariat dans la valeur ajoutée à partir du début des années 80.
  • Le retour d’une croissance soutenue à partir du milieu des années 80, sans que le solde de la création d’emploi ne retrouve une dynamique durablement positive.

En réalité, le retour de cette croissance ne résout rien. Les cadeaux fiscaux changent le rapport à l’argent des entreprises et des individus les plus fortunés qui s’expriment sans plus de complexes. La recherche du profit maximum exacerbe les tensions dans la chaîne de valeur pour accaparer le meilleur de la marge, créant de fait une norme de profit élevée pour l’ensemble du monde économique. Tandis que les acteurs dominants de la chaîne de valeur augmentent leur part de profit, une grande partie du tissu industriel ne parvient plus à faire face aux pressions exercées et survit difficilement face aux productions à bas coûts réalisées en Chine ou chez les nouveaux entrants européens. Elle renforce l’addiction du monde politique à la croissance, les impôts indirects devenant l’une des principales sources de revenus des États. Enfin, l’augmentation massive du crédit est l’une des conséquences indirectes de cette situation. Les salariés sous pression doivent financer leur consommation signifiante, les entreprises veulent maximiser la rentabilité économique en jouant sur l’effet de levier, les États doivent financer les déficits sociaux en augmentation puisque les créations d’emplois sont insuffisantes.

Il y a eu une large incompréhension du monde politique sur la nature du retour de la croissance à l’orée des années 90. La tentation était trop grande de porter au crédit des politiques libérales la maîtrise de l’inflation et le retour de la croissance. Il est probable que cette croissance retrouvée doit plus à la vague de progrès technologiques qui a marqué la fin des années 80 (ironie de l’histoire, celle-ci doit beaucoup aux programmes de la guerre froide de la décennie qui s’achève). La consommation signifiante voit se multiplier les objets du désir : que serait l’homme occidental moderne sans ses indispensables outils communicants et informatiques ?

Dans une optique classique, le monde politique a voulu croire que le retour de la croissance était le seul enjeu. Par ses arbitrages, il a contribué à établir le rapport de force déséquilibré en faveur du monde économique qui caractérise la période actuelle. Outre la dégradation de la position des individus et la mise à mal de leur solvabilité, il a privé l’État d’une partie de ses leviers d’actions traditionnels: plus de maîtrise des politiques monétaires, plus d’entreprises publiques, plus de capacité à financer des politiques keynésiennes. Alors que les indicateurs économiques restent le principal critère de jugement, le monde politique est maintenant victime d’un chantage permanent sur les politiques fiscales et sociales de la part des acteurs économiques, l’un des derniers domaines où il peut encore influer directement sur l’économie. Ce chantage recouvre deux réalités opposées : la lutte pour la survie pour les uns, la lutte pour plus de profit pour les autres. Dans tous les cas de figure, le moyen de pression est le même, une dégradation supplémentaire des indicateurs économiques rend difficile le maintien au pouvoir.

Ce déséquilibre des rapports de force crée ces crises mille-feuilles où les couches de problèmes se superposent. La quête du surprofit par les acteurs dominants crée ces illusions capitalistiques que sont les bulles et les outils spéculatifs. La solvabilité dégradée des individus conduit à des ajustements et des arbitrages permanents de la demande, entre produits banalisés et consommation signifiante. Ces arbitrages peuvent déclasser du jour au lendemain une partie des produits ou invalider des stratégies industrielles. La lutte pour accaparer la part du lion dans la chaîne de valeur entraîne des ajustements violents. Quand la production est dominante, les usines s’arrêtent, car le stock est l’ennemi absolu dans une compétition fondée sur l’obsolescence d’image. Quand la distribution est dominante, elle transmet toute la pression vers la production quand elle ne change pas de source d’approvisionnement. Ces tensions trop violentes entre les acteurs mais aussi au sein du monde économique provoquent des crises récurrentes, chaque accident de parcours crée des phénomènes de résonances parce que la solvabilité des individus et la norme de profit élevée sont touchées, mais seule, la norme de profit est soignée par le monde politique en vertu des rapports de force actuels.

Cette situation illustre à merveille ce que j’appelle « le paradoxe du guépard » (ce billet reprend les idées et quelques extraits de mon essai « Crises économiques et régulations collectives, le paradoxe du guépard »). En voulant préserver des dynamiques antérieures (ne rien changer), le monde politique a entrepris des réformes (il fallait se dépêcher de tout changer) qui ont en réalité abouti à de profonds changements. Le paradoxe de ce paradoxe, c’est que le personnel politique paie un prix élevé, les alternances se multiplient et sont plus en plus décevantes pour les électeurs.

Les conditions actuelles sont propices aux solutions extrêmes. La montée du populisme et des nationalismes en est l’expression la plus voyante. L’histoire montre qu’un déséquilibre aussi fort ne peut perdurer dans le temps que s’il présente des perspectives de sortie (la norme de progrès du long 19ème) ou en s’imposant par la force, ce qui conduit le plus souvent à des corrections violentes. Aucune sortie de crise n’est possible sans un rééquilibrage durable des rapports de force, entre les acteurs du système. Pire encore, la prise en compte des enjeux de demain que sont le développement durable ou l’écologie ne peut se réaliser sur la base des rapports de force actuels, c’est un pré-requis dont il faut être conscient. La pression exercée par les acteurs dominants de l’économie sur les autres acteurs, y compris les éléments les plus faibles de la chaîne de valeur est intenable. Il ne s’agit pas seulement de résister au chantage évoqué plus haut, il faut aussi déconstruire les politiques qui ont permis l’élévation de la norme de profit de ces 20 dernières années. Aucun parti de pouvoir dans le monde occidental ne semble conscient de ce nécessaire rééquilibrage, comme s’il avait intériorisé le rapport de force actuel, c’est la limite de l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui.



[i] En référence à Eric J. Hobsbawm, comme le sont plus loin dans ce billet le long 19ème et le court 20ème Siècle.

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184 réflexions sur « ET SI L’ÉCONOMIE N’ÉTAIT PAS LE COEUR DU
PROBLÈME ?
, par Michel Leis »

  1. Bonsoir. Juste quelques remarques quant aux cartes. Les zones grisées laissent à indiquer que cette zone est la zone de comparaison. Or, l’UE a très largement évoluée entre 1994 et 2011.
    Il serait donc nécessaire de prendre en considération cette évolution, si l’objet est de comparer au sein de la CE puis de l’UE.
    Petite remarque : en 1994, le gouvernement finlandais était de centre droit.

    1. en sus le clivage gauche droite tend a avoir changé de profondeur de champs politique
      et est peutêtre bien moins signifiant que la montée de la représentativité des extrêmes accompagnés de la baisse de participation au processus démocratique.

  2. Les difficultés que nous connaissons ne sont pas que le fruit d’une crise financière ou économique. Elles résultent d’une crise plus profonde, plus globale, une crise qui touche le système de notre vie collective. Je l’appelle crise de civilisation pour insister sur son caractère global. Si nous devons sortir de cette spirale, et il le faudra, d’une manière ou d’une autre, nous devons changer le système dans lequel nous vivons et dans lequel ont vécu nos ancêtres. Nous devons faire l’effort d’inventer un nouveau système qui se réalisera non pas d’un coup (les révolutions brutales échouent) mais par des réformes intervenant dans toutes les sphères de l’action sociale. Cette vision est malheureusement ignorée des élites politiques enfermées dans des schémas simplistes. C’est aux citoyens de la société de s’emparer de leur destin.

    1. C’est aux citoyens de la société de s’emparer de leur destin.
      Leur destin ne s’envisage qu’a titre individuel et sur un périmètre plus ou moins limité conditionné par pas mal de facteurs extérieurs. A partir de ce constat, il devient donc de fait assez compliqué de s’en emparer individuellement de manière global. Si vous voulez réellement changer un système, il faut qu’une dynamique de groupe puissante s’engage avec un leader charismatique à sa tête. Pour le momment je ne vois pas une tête qui dépasse du lot capable d’entrainer une démarche de changement assez forte pour influencer le cour des choses…
      Je ne suis pas également partisan de rejeter le modèle de vie de nos ancêtres. Tout dépend desquels me direz vous? Relisez l’ouvrage de Jean Paul Demoule: “On a retrouvé l’histoire de France” ou comment l’archéologie raconte notre passé. Cet ouvrage est une mine d’information sur le mode de vie de nos ancètres et vous verrez qu’il est quant même bon de revenir aux fondamentaux pour comprendre notre parcours et que bien souvent nous ferions bien de nous en inspirer au lieu de les envoyer dans l’oubli.

  3. Ah tiens, c’est marrant, j’étais précisément en train de rédiger un billet intitulé : “La “Grande perdition” déborde désormais largement la seule crise financière”…

  4. @M. Leis
    Merci , un article très intéressant car il apporte un éclairage sur les processus d’auto-destruction du monde politique : incompréhension des rapports de force, ses blocages idéologiques…. Donc un des paramètres pouvant expliquer le suicide de notre civilisation (et peut-être, avant, de nos démocraties)…
    L’article sur ce sujet de Paul Jorion publié dans le Monde Eco&Entreprise du 9/10 est d’ailleurs repris ce soir en une de la version électronique du Monde. Les commentaires sont très positifs, ce qui est bien le moins. Ça fait plaisir !

    1. Aucun parti de pouvoir dans le monde occidental ne semble conscient de ce nécessaire rééquilibrage, comme s’il avait intériorisé le rapport de force actuel, c’est la limite de l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui.
      et en Amérique Latine ? rien ne se passe ? des élections récentes montrent la mobilisation des peuples et leurs choix d’un autre chemin….

      la “gauche” ? quelle gauche ? la seule gauche que je connaisse ici c’est le Front de Gauche : relire le programme “L’HUMAIN D’ABORD” !!

      1. Excellent et très inspirant programme, qui prévoyait d’aller chercher les dizaines de milliards d’€ de ressources disponibles par prélèvements fiscaux (grosses entreprises, élimination de nombreuses niches fiscales, …) dont le budget a besoin pour retrouver un équilibre, et pourquoi pas être excédentaire. Pour info : recettes annuelles de l’état français = 340 G€, dépenses annuelles de l’état français = 420 G€.

      2. Je ne parle dans mon billet que des « partis de pouvoir », c’est-à-dire ceux pour qui le pouvoir est une finalité en soi, et je précise bien du monde occidental.

  5. l’enjeu écologique est patent mais n’est perçu que sur un mode intellectuel ou informatif
    aucun consommateur( ou très peu ) n’établit un lien direct entre son pouvoir de consommateur et les conséquences de ses choix. tout se vit sur un mode passif et contraint
    les actions de ci de là d’initiative populaire se font dans le désordre et de façon ponctuelle n’atteignant pas le niveau suffisant pour s’autoanimer à long terme et constituer une lame de fond d’un changement civilisationnel.
    l’espace est de surcroit parasité par des emprises du marché économique qui ne conçoit d’agir que dans le cadre de ce qui lui est profitable délaissant le reste et causant par la même plus de dégâts que de bien, renvoyant à une surenchère permanente de l’accroissement de la pression des contraintes écologiques.
    la hausse des niveaux de pollutions renvoie à la nécessité de prendre des mesures radicales incompatibles avec l’ensemble de l’organisation économicosociale.
    par ex: supprimer le nucléaire,
    on préfère vivre avec un risque toujours accru de mortalité radicale que de se confronter à la radicalité de l’éradication du risque.
    jusqu’au jour où on n’aura plus l’occasion d’avoir le choix.
    nous parions donc sur la providence plutôt que sur l’état providence. et l’ensemble de l’économie s’imbibe comme un alcoolique s’enfonçant dans l’irrationalité de son ivresse permanente .

    1. “Mode passif et Contraint”: Daniel Tanuro dans son ouvrage L’impossible capitalisme vert vous rejoint sur ce gros manque , ou plutôt sur le fait que faire reposer les gestes “écologistes” sur l’individu, à coup de moraline (“prend ton vélo électrique”) , en éludant la question des avancées qu’on (ne) ferait (que) collectivement (ah si il y avait des locaux commerciaux sympas dans le quartier j’irais juste à l’épicerie du coin) est un leurre libéral de plus.

  6. “Le paradoxe de ce paradoxe, c’est que le personnel politique paie un prix élevé”

    Oui, bon, n’exagérons pas non plus : le personnel politique est assuré de revenir au pouvoir tôt ou tard comme le démontrent vos cartes.

    Je ne connais pas la situation dans les autres pays de l’UE, mais en France nous avons une bonne partie du personnel politique qui n’a jamais travaillé (dans le privé s’entend, avec entretiens d’embauches, chefaillons imbitables etc). Pour eux, le cursus est tout tracé et se résume à Sciences Po => ENA => mandat(s) politique(s) et cumul.

    Le prix élevé, ce sont les petites gens qui le paient. Parmi les centaines de décès annuels par accident de travail, combien concernent les milliers de politiques ? ZERO. Et combien de décès chez eux suite à une maladie professionnelle ? ZERO. De là à dire qu’ils ne travaillent pas…

    1. Comment zéro décès de politiques ? …
      En France il y a comme une régulation par l”auto” assassinat ministériel. Ca tache d’autant plus que c’est marginal. En Angleterre ce “spin doctor” de Blair qui se suicide …
      On peut surement creuser aux différents niveaux.

      1. Ça reste un rien symbolique en nombre à mon avis. Bon, il y a bien de ci de la des assassinats mais ça se compte sur les doigts de la main. Oui, il y a les professionnels de la politique qui ont une fâcheuse tendance à être déconnectés de la vie du peuple . On devrait imposer aux politiques des contrats en alternance entre entreprise privée , publique, et mandat politique. Le prix de la démocratie en qq sorte.

      2. “On devrait imposer aux politiques des contrats en alternance entre entreprise privée , publique, et mandat politique. Le prix de la démocratie en qq sorte.”

        Ce n’est pas si simple !

        car, y’en a qui font ça trés bien !! et le résultat est des plus discutables …par ex. Thierry Breton …
        ida y vuelta, entre la fonction pédégère, et le ministériat ( au hasard, Bercy !…) =) et ultralibéralisme sans frein des 2 cotés … et garantie en fin de ministériat de repédégérer dans le privé …
        zero risque …et, démocratie encore plus mise à mal …
        il n’est pas le seul …
        quant aux avocats d’affaires ( cabinets privés),ils devraient être exclus proprement du gouvernement, et du Parlement, car en vérité – ils ne représentent qu’eux-même, et**puent le conflit d’intérêt à plein nez, et les réseaux mafieux …
        ** désolée, pour moi, c’est le seul mot qui convient !
        l’absence de limites public-privé n’a fait que contaminer l’ensemble …
        il vaut mieux un fonctionnaire honnête ( je ne parle pas des Grandes z’écoles, tout-à-fait vérolées par le mélange des genres) qu’un pédégé véreux … ( je parle des multinationales,et non des patrons de TPE, et PME … en dehors des z’oiseaux de mauvais augure, patrons de PME High Tech, et n’ayant comme “valeur” que d’accroître leur pouvoir par des fusions-acquisitions …)

      3. @Lambert Francis

        Oui : De Grossouvre, Bérégovoy,.. mais en comparaison des décès provoqués par l’amiante (35000 entre 1965 et 1995, et entre 50000 et 100000 à venir selon les estimations) cela reste anecdotique.

        source pour l’amiante : http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-19.html

        Le plus gros risque visant les politiciens : le cholestérol ou le diabète.

      4. et, pourquoi pas des escarres au séant pendant que vous y êtes !

        je ferais cette étude d’évaluation des risques, tout autant, pour “vénérable de l’immobilisme”
        ( Haïku soit qu’y mal y pense ), et “perpétuel sourire de la vacuité” ( TMS du à la crispation des grands zygomatiques, face à un ou deux Parlementaires “rebelles”), sans oublier les “affaires c’est où, c’est quoi, l’étranger” touchée de mollitude pour les uns, et de rigiditude pour les z’autres (disjonction neuronale)…

      5. @M
        Vous avez parfaitement raison, ma remarque était trop succincte. Toutefois, il faut bien avoir “tâté” de l’entreprise et du fonctionnariat, ainsi que du politique pour pouvoir rester connecté au réel économique. De Gaulle a voulu une grande école d’administration pour faire des élites autres que techniques et militaires… On connaît le résultat!

        N’empêche, il faut tout de même disposer de savoirs et de savoir-faire exceptionnels pour diriger des pays et faire avancer tout les wagons dans la même direction!

        Et pour en revenir à l’esprit de ce billet ainsi qu’à celui des 2 rédacteurs principaux de ce blog, il faut faire preuve de sacrées aptitudes pour sortir du cadre. Tout le monde ne peut pas être anthropologue…

  7. C’est un billet très intéressant. Une remarque supplémentaire aurait pu être signifiée, à mon avis. Vous avez correctement perçu les enjeux liés à la crise des années 70 : la crise énergétique.
    Ne serions-nous pas en train de vivre également les principales conséquences d’un monde sans marges de manoeuvre possibles : avec le pic pétrolier ! Tout est fabriqué à base de pétrole (pas uniquement les transports).
    Enfin, les ressources s’appauvrissent alors que la demande reste forte. Est-ce une anticipation programmée ou incapacité au changement ? Peut-être les deux ?

    1. “Quand la production pétrolière mondiale atteindra son apogée, l’économie mondiale sera décimée. Il y aura des guerres du pétrole. Tout changera en conséquence. Mais les gens ne parleront toujours pas du pic pétrolier. Ils parleront de chômage, de pouvoir d’achat mais ils gommeront de leur esprit ce qui a provoqué tout ça” – Richard Heinberg 2006

      http://www.scoop.it/t/la-penurie-energetique-racontee-par-l-info/p/2903866788/richard-heinberg-2006

  8. Pourtant, un changement de dynamique s’opère à partir des années 60, la nouvelle norme de consommation se fonde sur une consommation signifiante qui se substitue en partie à l’achat de biens banalisés

    D’après vous, qui a impulsé cette nouvelle norme ? Est ce vraiment une demande émanant de la masse ou plutôt une offre qui lui fut “imposée” par l’apparition du “marketing agressif” ou lavage de cerveau qui fait croire qu’on n’est personne si on n’a pas le dernier “galaxy IV” ?

    Sans vraiment parler de “conspiration”, le changement, l’évolution, s’est produite à l’initiative de la production : Toujours plus, plus fort, plus haut, plus vite, plus de bénéfices…

    Tout ça n’est pas le fruit du hasard, à mon humble avis…

    1. @Pedro Gil
      Faudrait-il comprendre que l on va se retrouver sur les routes de France ,à pied ,avec des sacs Vuitton et un galaxie IV ,ça va être classe non ? 😉

  9. Il est temps de réviser ” les Horaces et les Curiaces” .

    Mais respecter l’unité de temps sera plus ardu .

  10. Tout en étant d’accord avec la conclusion, il faut tout de même corriger une inexactitude de taille, qui fait partie de la “pédagogie” néolibérale à propos du mythe du plein emploi des trente glorieuses.

    Il est en effet capital de se souvenir qu’il s’agissait alors du plein emploi des hommes, les femmes n’ayant le droit de conclure un contrat de travail ni d’avoir leur propre compte en banque sans l’autorisation écrite de leur mari qu’à partir de 1965.

    Le taux d’emploi (proportion de personnes disposant d’un emploi parmi celles en âge de travailler) pour l’ensemble de la population de 15 à 64 ans est en réalité demeuré plutôt stable passant de 66% en 1975 à environ 64% ces dernières années, avec un creux autour de 60% au début des années 1990 (Source : Insee, enquêtes Emploi 1975-2011, séries longues.).

    Mais alors, pourquoi sommes-nous passés d’une société de la promesse à celle de la menace ?

    1. Bien vu. Pour les femmes, cad la majorité de l’humanité,
      comme pour tous les exploités et opprimés, notamment sous le servage colonial,
      le tintouin sur les “Trente Glorieuses” (Piteuses en fait!)
      fait partie de la propagande visant à faire croire
      que le capitalisme peut assurer la satisfaction des besoins humains,
      dès que l’on “régulerait” la dictature du capital…
      C’est une des armes de désinformation des politiciens dits “anti-libéraux”,
      propagandistes keynésiens de la dictature du capital.

      1. Oui Charles, et en plus des femmes tu peux ajouter le mauvais sort réservé aux classes populaires en général (ouvriers et petits paysans) dans ces trente glorioleuses, du niveau des salaires (smig de misère) aux retraites ultra hypothétiques (65 ans après 50 berges de taf comme manoeuvre ou OS, c’était tard, trop tard le plus souvent…).

      2. En fait, les 30 glorieuses/piteuses reposent sur une exploitation intensive des immigrés, “importés” par accord direct entre gouvernements, prévoyant une limitation des droits syndicaux.
        Il faut noter aussi la réelle euthanasie des petits agriculteurs: soit rejoindre l’usine et l’HLM, soit passer par les fourches caudines du Crédit Agricole.
        D’un autre côté, 10 hectares classés “constructibles” assuraient une retraite confortable.

      3. Profits records pour le capital.
        Misère pour le reste!
        J’ai commencé à travailler en 1970.
        Heureusement qu’en 68 nous avions, malgré De Gaulle,
        ses godillots, et les éternels politiciens piliers des urnes,
        secoué le cocotier jusqu’à une grève générale,
        et obtenu une augmentation de 30% du salaire mini !

      4. Je n’idéalise pas les Trente Glorieuses. Les conditions de vie étaient sûrement pour une majorité de personnes plus mauvaises qu’aujourd’hui. Je dis dans une note de mon essai que les Trente Glorieuses n’auront duré que cinq ans en France pour une majorité d’individus, entre les accords de Grenelle et le choc pétrolier de 73. Ce qui fait la différence avec la période actuelle, c’est que les luttes avaient une dimension positive (améliorations du pouvoir d’achat, plus de droits – y compris pour les femmes -) qui résultait d’un rapport de force plus équilibré, et ces luttes entretenaient cet équilibre. C’est le fondement de la norme de progrès qui a assuré la cohésion sociale du début du long 19e jusqu’à la fin des Trente Glorieuses. La norme de consommation qui l’a remplacé est loin de présenter les mêmes garanties sur la cohésion sociale.

    2. abiram,

      Mais alors, pourquoi sommes-nous passés d’une société de la promesse à celle de la menace ?

      mais quelle promesse selon vous?

  11. Oui, bon.
    L’économie capitaliste “classique” s’est écroulée en Europe pendant la guerre 14-18.
    On a observé le passage du franc-or, à un franc donc la conversion était politiquement controlée pendant la guerre.
    De meme avec le passage du mark-or au papiermark.
    L’or servant à financer la guerre, par exemple en dollar-or.
    C’est à ce moment que le dollar surpasse la Livre Sterling et devient la reference du SMI.
    Cela donnera, dans la récession allemande d’après guerre, une hyperinflation en Allemagne. En partie prévue par Keynes. Et non pas par Von Mises pour son origine.
    C’est la cause principale: Une monnaie qui n’est plus réference en Europe, ni aux USA, parceque déconnectée avec l’or. Et par manque d’or à la Reichsbank.
    C’est à ce moment la que les Von Mises et Von Hayek, l’école autrichienne, proposent leur théorie, leur explication de l’hyperinflation; une masse trop importante et une rotation trop rapide de la monnaie etc…Explication “néoclassique” qu’on trouve partout.
    Ils oublient volontairement l’essentiel: Le manque de réference de la monnaie et le fait que l’Allemagne ne vit pas en autarcie comme l’URSS. Donc le mark devait rester une devise d’échange internationale crédible et donc convertible en or. Ce qui eu lieu en fait en 1924. Mais bien trop tard.
    Les thèses autrichiennes eurent un vif succés aux USA, lorsque Nixon en 1971 annula la convertibilité or du dollar. En effet, on avait un papierdollar…
    La difference c’est que le dollar est une monnaie d’échange internationale, et la monnaie d’échange privilégiée et unique du pétrole. Ce que n’était pas du tout le papiermark. On voit ici que le rapport de force fait toute la difference. La monnaie du vainqueur est toujours la meilleure.
    Les thèses de J.M.Keynes n’auront donc jamais été correctement appliquées, ni aux USA, ni en Europe.
    L’inondation de papierdollar commence donc dans les années 1970, avec des résultats évidement mauvais, d’ou le succés contradictoire de Von Hayek. C’est ainsi qu’apparaissent les “sauveurs” Reagan et Thacher, qui construisent une prospérité sur le dos des salariés, selon les thèses des “Chicago Boys”, dont Friedman, successeurs de l’école autrichienne…Et le dogme peureux de la maitrise de l’inflation, dont je viens de démontrer l’origine.

    Pour le reste de l’histoire, on la connait.
    Comme cette économie néolibérale s’enfonce dans les bulles et les crises, on commet la dernière erreur: L’intervention procyclique des banques centrales, ce qui donnera 2008.
    Le plus rigolo, c’est que certains ont appelé ça keynesianisme…

    1. Bon article en effet, qui offre une vraie profondeur temporelle.

      Un (petit) regret. M. Leis n’insiste pas sur ce que Michel Aglietta identifie sous le nom de “valeur actionnariale”. Certes, le nouveau “maître” ( l’actionnaire) est implicitement présent dans le texte, mais son nom n’apparaît pas. Prudence? Réserve?

      Au fond, peu importe, l’article est très éclairant et montre l’essentiel.

      M.

    2. Bonne petite analyse d’Izarn.
      La cécité d’une majorité de commentateurs est désarmante, traduit sans doute la lente fin du système, sa décadence. Goood.

      1. Quelques autres idées:
        Le passage en 1971 du dollar-or au papierdollar, n’est ce pas l’origine de la crise e 1973?
        Le pétro-dollar au lieu du dollar-or, c’est à dire que le rapport de force à été transmis aux monarchies pétrolières.
        Maintenant imaginons que le pétrole avait pu se vendre en Livre, en Franc, en Dollar, en Yen?
        Cela pouvait-il provoquer la crise de 1973?
        Probablement pas…
        C’est la ou je diverge sur les théories de monnaie universelle, sans ce type de monnaie, la spéculation sur les matières premières devient marginale et risquée…
        Ce qui est tout bénéfice pour les populations.
        L’attaque contre les monnaies: Il n’y a que le dollar, de facto monnaie universelle qui a pu attaquer des monnaies nationales, comme la Livre Sterling…C’est de la tricherie.
        Bretton Wood est une hérésie qui consacra le dollar en tant que monnaie universelle. Rien à voir probablement avec les propositions de Keynes. Le dollar c’est politiquement les USA, et pas du tout de fait une monnaie universelle. C’est bien le débat aujourd’hui, mis sur la table par la Russie, le Brésil, l’Inde, la Chine. (La moitié de l’humanité?)
        Une monnaie universelle n’est-elle pas la fondamentale erreur, meme si elle n’est pas issue d’un état?
        C’est l’ultime justification de la papiermonnaie, ou monnaie universelle, mais c’est une erreur, l’erreur de l’école autrichienne, Von Mises, Von Hayek, Friedman, Reagan, Thatcher, Maastricht.

      2. Izarn,
        Le papier monnaie n’est qu’un support. Il faut ensuite qu’il soit nominal (dollar, euro, yen,…). C’est même, aujourd’hui, le seul qui est représentatif de la monnaie fiduciaire. “Fidus” permet au peuple de défier un système d’appropriation définitif par des spécialistes. Il répond à la dimension sociale de la monnaie : loi de Gresham. Attention, revoir les définitions fonctionnelles de la monnaie avant de se faire une idée. C’est plus complexe qu’il n’y parait (voir mode de financement de l’économie). La monnaie électronique ne pourra pas remplacer le rapport de force existant, il ne fera que le renforcer. D’ailleurs, elle sera exprimé également en monnaie (c’est ici que le problème politique intervient). Pire, elle accentuera les dérives en tout genre : le jeu d’écriture et le transfert des richesses invisible ! La monnaie a un caractère temporel et politique qui est indépendant du support. Ne pas confondre support et politique monétaire ou stratégie géopolitique ! C’est un problème de droit (de lois). Enfin, je dirai que le problème n’est pas le véhicule mais le propriétaire ou le conducteur de celui-ci…..C’est être le passager d’un véhicule qui roule trop vite et qui risque de rouler encore plus vite !
        ps : ce ne sont que quelques petites précisions 🙂

  12. How Monetary Policy Threatens Savings.

    Central banks are currently flooding cash-strapped industrialized nations with money. This may help governments reduce their debt load, but it also erodes the value of people’s savings. A massive redistribution of wealth is threatening to take place in Germany and Europe — from the bottom to the top.

    A bankruptcy regulation for countries would also be necessary so that debts could be reduced in a more orderly fashion in the future, and at the expense of creditors instead of taxpayers. “Government bankruptcies are not at all unusual. In the last 200 years, this already occurred at a debt level of 40 to 50 percent of GDP,” says Geneva financial expert Hau.

    http://www.spiegel.de/international/europe/how-central-banks-are-threatening-the-savings-of-normal-germans-a-860021.html

    Update du geab 2020:

    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-67-is-available-Global-systemic-crisis-October-2012-The-global-economy-sucked-into-a-black-hole-and-world_a12189.html

  13. la difficulté de ce type d’analyse ( ce billet) est que le fait de l’ancrer sur la trame historique nous prédispose à concevoir les choses sous l’angle de la causalité linéaire conduisant aux conséquences induites. or le mouvement de la vie est en spirale et n’est pas linéaire il est rarement purement accumulatif mais en expansion ou décroissance exponentielle.
    d’où sans doute la difficulté à échapper à l ‘énergie de la propulsion dans cette ligne droite d’accélération du raisonnement, l’axe de la tornade.
    les mouvements spiralés sont centripètes ou centrifuges sauf lorsqu’on se trouve dans l’oeil du cyclone où apparemment règne un calme étrange
    pour sortir de la tempête il faut exercer des forces propres à décrire une spirale inverse et non pas vouloir traverser le mur du mouvement en cours devant soi sinon se laisser couler dans le mouvement en priant pour ne percuter aucun obstacle( prier beaucoup dans ce cas).
    modifier le niveau de densité soit en augmentant la perméabilité soit en densifiant la masse est aussi une stratégie de protection.
    et le mieux c’est d’éviter la tempête et surtout d’en générer.
    je doute que les économistes conditionnent leurs équations et leurs analyses aux rythmes naturels du vivant ou des conséquences des choix économico politiques antérieurs .

  14. @ Michel Leis : Ayant finalement lu votre ouvrage (et le recommandant chaudement — sauf aux déjà déprimés –), j’ai compris que ce n’est pas par hasard que je vous trouvais pas Braudélien !
    Maintenant, je ne sais pas combien de gens ont lu Braudel et Hobsbawm.
    Quid de faire quelques billets de “best-of” de ces deux historiens pour tenter la foule ?

    Et pour votre ouvrage, je l’ai commandé chez Eyrolles et ai bénéficié d’une livraison très efficace.

    Enfin, J’ai été à ma connaissance un des rares à parler sur ce blog de Pierre Priolet/ Assoc “consommer-juste”, et un livre co-écrit avec le journaliste J C Jaillette. Peut être l’exigence intellectuelle n’est-elle pas optimale pour ce duo, mais il me semble que l’initiative qu’il a prise (vente direct à Gannat, fruits et légumes), fait partie des court-circuits qui nous permettront de refabriquer un “après la Grande Distribution” (allusion à l’ouvrage d’E Todd, tant qu’on est dans les grands noms de la démographie/histoire & structures du grand tout)

    1. Merci beaucoup pour votre retour, je retiens l’idée d’un ou deux billets best of… Je trouve que le décès de Hobsbawm la semaine dernière aurait vraiment mérité un billet hommage, je n’ai pas eu le temps de le faire.

  15. j’ai vu sur boursorama ce matin, qu’il semblerait que coca cola cherche a faire un petit dans le dos des grecs,on pourrait pas commencer par arreter de boire cette merde?

    1. Rien de nouveau sous le soleil: Ce qui se ressemble s’assemble.

      2) détournement d’un slogan de Hara-Kiri : “le seul nettoyant WC ayant aussi un usage interne”.
      1) C’est fait depuis longtemps.
      Mais c’est le petit bout de la lorgnette.

  16. Bonjour,

    Il ne s’agit pas seulement de résister au chantage évoqué plus haut, il faut aussi déconstruire les politiques qui ont permis l’élévation de la norme de profit de ces 20 dernières années. Aucun parti de pouvoir dans le monde occidental ne semble conscient de ce nécessaire rééquilibrage, comme s’il avait intériorisé le rapport de force actuel, c’est la limite de l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui.

    Pouvez concretement mentionner ce que vous gardez et ce que vous jetez ?
    Car je suppose que vous ne partez pas dans le mirage du retour à l’ordre ancien comme une simple photocopie.

    Merci

    1. C’est difficile de répondre sur un simple commentaire. Dans un cadre qui reste celui de la démocratie, la fin de la course au profit ne se décrète pas. Une des idées possibles serait de revenir à une fiscalité très élevée des entreprises et des revenus du capital fondée sur un principe pollueur-payeur généralisé. Les entreprises devraient présenter, à côté de leur bilan comptable, un bilan social, écologique et énergétique traçant la contribution effective de l’Entreprise au bon fonctionnement de la société. Mais il faut aussi une inversion des perspectives, c’est le rôle de l’État de porter une vision globale et d’orienter durablement l’économie. Autrement dit, le retour au dirigisme économique impliquant des sanctions financières fortes pour les Entreprises qui ne seraient pas dans le cadre de la politique fixée par l’État, tout en laissant un champ d’action relativement peu contraint pour celles qui s’y inscriraient.

      1. Sans me moquer ni être désobligeant, je trouve que cette question demande a être approfondie, il faut aller dans le pratique, dans le concret, comme si les mesures devaient être appliquées par le gouvernement dès demain (ou disons dès l’an prochain).
        Incompétent en économie et en finance, je viens ici pour comprendre un peu ce qui se passe autour de moi, je vois beaucoup de diagnostique sur ceci ou cela qui ne va pas par contre les propositions pratiques sont trop rarement au rendez-vous, M. Jorion est un de ceux qui se mettent dans la pratique et qui propose des mesures concrètes, je le trouve parfois bien seul.
        Vos propos posent les choses d’un point de vu différent de celui de M. Jorion, vous proposez des embryons de choses différentes ou complémentaires, à mon sens il faut aller plus loin dans vos propositions, être plus précis, quelles mesures ? combien de millions/milliard ? quand ? financer quoi ? imposer quoi ? autoriser quoi ?
        Cela fait des années que je lis des articles qui éclairent ce qui se passe avec cette crise, j’ai envi de lire des articles qui parlent de propositions de solutions, M. Jorion propose plusieurs mesures concernant la finance, il y a d’autres domaines où il y a du travail à faire : quid de la création d’entreprise ? quid de la re-industrialisation de l’Europe ? qui du modèle agricole ?

        Votre démarche me semble pouvoir déboucher sur des idées et des solutions originales !

        Désolé si je suis trop incisif…

      2. @Runn
        J’avoue que la schizophrénie me guette quand j’écris. D’un côté je peux parfaitement imaginer des approches radicalement différentes, de l’autre, je ne crois pas un seul instant que cela soit possible. Mais comme je ne veux pas me défiler, partons des 3 idées suivantes :
        1. Ce n’est pas à l’économie de dicter la politique à mener au nom d’un quelconque bénéfice supposé « insurpassable » de la libre Entreprise et du marché. C’est à l’État d’apporter cette vision globale et d’orienter durablement l’économie.
        2. On ne peut attendre du monde de l’Entreprise que l’application de stratégies et de tactiques au bénéfice principal des dirigeants et de la minorité de grands actionnaires. Ces stratégies peuvent avoir des retombées positives ou négatives sur la collectivité. Les politiques fiscales doivent pénaliser les retombées négatives.
        3. Les expériences d’économies entièrement planifiées ont toutes été des échecs.
        Outre la baisse des impôts sur les bénéfices, les gouvernements ont cru que la multiplication de niches incitatives permettrait d’agir sur la bonne marche de l’économie. Le mille-feuille de niches fiscales permet de faire de l’optimisation sans que le résultat ne puisse être évalué (multiplication des effets d’aubaines). Le débat sur les impôts payés par les particuliers cache la nécessité de remettre à plat les avantages fiscaux concédés aux sociétés. Donc, quelques pistes de réflexion sur une nouvelle fiscalité construite sur des barèmes positifs, réflexions auxquelles manque un chiffrage (appel aux bonnes volontés, pourquoi pas):
        1. Classement des secteurs d’activité en fonction du degré d’exposition à la concurrence internationale
        2. Présentation par les entreprises de trois bilans : le bilan comptable, un bilan social, un bilan écologique et énergétique
        3. Construction d’un barème croissant d’imposition sur les bénéfices sur la base de la rentabilité sur capitaux propres et du bilan écologique et énergétique
        4. Règles d’amortissements différentiées suivant le degré d’exposition à la concurrence internationale (pourquoi autoriser un amortissement dégressif sur un automate de péage sur un service par nature local ?)
        5. Taxation des politiques de surprofit tel que le rachat de ses propres actions
        6. Charges sociales prélevées sur la valeur ajoutée produite, barème à construire en fonction du bilan social (salaire, temps de travail, pyramide des âges de l’entreprise, parité des salaires, écart premier décile dernier décile entre les salaires – le tout en fonction de la taille de l’entreprise) et du degré d’exposition à la concurrence internationale.
        7. Enfin, les revenus du capital ne doivent plus être considérés comme relevant d’un régime d’exception sous prétexte de double imposition et il faut réinstaurer une vraie progressivité qui ne soit pas plafonnée. En contrepartie, seul le stock de capital ayant un impact social serait taxé, par exemple les logements vides.
        Je ne discute ici que des moyens pas des objectifs. Mais dans le contexte actuel, cela ne peut pas marcher, sauf à fermer les frontières : outre les vrais paradis fiscaux, on a créé en Europe des paradis fiscaux légaux (Luxembourg, Belgique, Irlande, anciens pays du bloc de l’Est) où la fiscalité sans être nulle est largement inférieure à ce qu’elle devrait être. C’est l’un des problèmes supplémentaires de l’Europe par rapport à d’autres pays.

    1. ça me rappelle mon expérience d’informaticien dans la gestion des titres : par erreur des transactions ‘tests’ avaient été lancées sur le marché réel au lieu de l’environnement normalement dévolu aux tests de ce genre…ils ont été immédiatement annulés !

  17. …mais tout cela est peut-être le résultat de la “réussite” des lobbies de ce que j’appelle le libéral-totalitarisme, par think-tanks interposés. ce que decrit Naomi Klein, en somme, dans “la Stratégie du Choc”. La main-mise sur l’information par ces milieux étant le vecteur. Certains billets récents de George Monbiot (en anglais) semblent confirmer ce point de vue. La réponse usuelle à ce genre d’argument: “ah, la théorie du complot”! Existe-t-il des complots de fait…sans théorie?

    1. Je ne crois pas au complot mais à la dynamique du changement. Dans un monde ouvert, nulle entité ou nul groupe d’individus ne peut prétendre avoir le contrôle de tous les évènements et tous les paramètres. Le changement initié pour préserver ou améliorer une situation à un instant donné a des effets en cascade qui finissent par dépasser totalement le contexte initial. L’effet aile de papillon ne fonctionne jamais aussi bien que dans nos sociétés complexes. On est dans le « paradoxe des conséquences » que j’appelle « le paradoxe du guépard » : des résultats que nul ne souhaite, qui fragilisent le plus grand nombre et vont au-delà des espérances de quelques-uns.

      1. @Michel Leis :
        //// L’effet aile de papillon ne fonctionne jamais aussi bien que dans nos sociétés complexes. ////
        Si l’ effet “papillon” fonctionne aussi bien , c’est que nos sociétés ne sont pas “complexes” au sens math.(Th du Chaos) du terme ….Une excellente antropo , disait récemment sur FR.cult. qu’on confondait complexe et compliqué …et que les sociétés des grands singes sont complexes mais plus les notres …..
        L’ avantage des modèles complexes (en place ds ts les systèmes vivants) , c’est l’ extreme stabilité offerte par leur caracteristique principale : les “attracteurs” .
        nous avons bifurqué de cette modélisation lorsque nous avons quitté le modèle de gestion des groupes archaique ( morcelé , fractal) ..pour tenter un modèle linéarisé centralisé .
        Sans abondance d’ énergie , ce modèle centralisé ( etat) n’ a pu que parasiter l’ancien modèle , et s’y nourrir , sans le détruire , en se greffant en parallèle…….l’abondance d’énergie lui a permis de tenter de detruire son hote et de finaliser sa globalisation ………

      2. Je connais juste le concept d’attracteur, mais si je pourrais résumer mon essai en utilisant ce concept. La société dans son ensemble n’est pas constituée par un groupe, mais au moins trois groupes : les individus, le monde économique et le monde politique. Chaque groupe a une ou plusieurs normes sociales dominantes qui jouent le rôle d’attracteur pour le groupe en « normalisant » les comportements. La norme de consommation et la peur pour les individus, la norme de production et de profit pour le monde économique, la norme de pouvoir et de discours pour le monde politique. Un individu peut être acteur dans plusieurs sphères à la fois (par exemple, la sphère privée et la sphère publique pour l’homme politique), mais il agit en fonction des attracteurs de sa sphère d’activité du moment. Il y a bien sur interaction entre les groupes et donc les normes. La crise, c’est quand les convergences ou l’équilibre entre les normes ne sont plus assurés, ce qui est plutôt la règle générale, des épisodes de type Trente Glorieuses sont des exceptions. Ces périodes d’exceptions ne signifient pas pour autant l’absence de conflits ou de frictions, mais celles-ci n’ont pas la même portée.

  18. Dans votre liste de qqs facteurs initiaux , vous oubliez le principal facteur : le passage d’ une energie peu abondante et necessitant de la maind’oeuvre (charbon) , …a une énergie quasi gratuite et necessitant tres peu de main d’ oeuvre (petrole).
    Ce facteur peut etre vu comme causal de ceux que vous citez , et , de facto comme facteur unique ( si l’ on écarte la rupture structurelle de modélisation des groupes) .
    En resolvant l’equation offre demande par la limitation du nombre des demandeurs, le système force la conservartion du modèle anterieur , a savoir un consumérisme “possible” …L’ outil economique primaire mis en place n’est pas capable de gérer ce changement de concept en conservant un minimum d’ humanisme . ( l’ éradication des demandeurs exclus pose des problèmes moraux)

  19. C’est Paul Jorion, l’anthropologue-économiste, qui rassemble ces trois informations inaperçues, dans un billet intitulé “Le comportement suicidaire de la finance”. Il en tire des conclusions dramatiques, mais parfaitement plausibles, sur le comportement suicidaire du monde financier (suicide dans lequel, soit dit en passant, nous serions tous entrainés, même ceux qui ne siègent pas au board de la SEC, et ne pédégèrent pas une compagnie pétrolière).

    Daniel Schneidermann

    http://www.arretsurimages.net

    1. L’économie, qu’est-ce que c’est ?

      Une négation de la vie qui est devenue visible quand elle a colonisé la totalité du champ social.

      Il manque au texte de Michel Leis la prise en compte des critiques théoriques et pratiques, particulièrement à la fin des années 60, d’un moment historique où l’économie toute puissante est devenue folle.
      La critique de l’économie politique est, comme aux XIX et XXe siècle, le fondement de toute la critique sociale.

  20. L’économie n’est sans doute pas LE coeur du problème, mais elle est au coeur du problème. C’est à dire que si on ne peut attribuer toutes les causes de la crise à l’économie, elle s’y trouve inextricablement mêlée. Par exemple, la boussole du PIB est déboussolée. Nous en avons besoin d’une autre en urgence, mais on n’arrive pas à se mettre d’accord sur une nouvelle.

    1. @Michel Martin
      Changer de boussole ,et prendre celle du bonheur ,a mon avis elle indiquera pas le même Nord , voir même l opposé

      1. @Ardechoix le philosophe, puisque la philosophie c’est l’art des choix 🙂
        Le bonheur ne se programme pas, mais un nouvel indicateur pourrait à minima intégrer l’empreinte écologique (prise en compte du coùt écologique pour le niveau de vie atteint) et un indice d’équité (GINI par exemple).
        Une boussole minimum pourrait être le PIBED.

      2. La version originale est :

        “la démocratie est l’art des choix” .

        Et c’est bien elle qui peut changer le “nord” ( peut être pas le “bonheur” , mais ….” l’utilité sociale” plus surement ) ou tout du moins la flèche qui l’indique , dans une position plus efficace pour les passagers du navire .

      3. @Juan Nessy,
        La démocratie tire un peu trop la couverture à elle dans cette formule, n’étant qu’un mode politique, c’est à dire un des arts des choix collectifs, alors que la philosophie couvre tous les choix, des choix individuels aux choix collectifs.

      4. Oui, Juan, j’avais bien compris. C’était histoire de défendre la formule que je proposais qui me semblait meilleure, en toute modestie, que la version historique.

  21. On a bien besoin de rire et je voudrais remercier spécialement le comité norvégien du prix Nobel pour la Paix.
    Après avoir récompensé Obama (dommage il n’a pas encore fermé Guantanamo et a continué les guerres de Bush…) ils récompensent l’EU…
    Décidément ils sont ‘trop’ 🙂

    1. Le comité du Nobel à Oslo est à court d’idée me semble-t-il. Certainement par le manque de candidats crédibles. Ils ont voulu avant tout récompenser le concept. Chose louable mais qui déforme la réalité contemporaine. Le peuple grec doit particulièrement apprécié le message… C’est à eux particulièrement qu’il aurait fallu dédier ce prix.

      Quel vainqueur l’année prochaine? Le FMI? La Fed? L’OTAN?

      C’est vraiment dommage car j’avais des suggestions à leur soumettre: le TPI, l’actuel gouvernement islandais et Mohamed Nasheed !

      A propos qui va aller chercher le prix en décembre? Barroso? Van Rompuy? Ashton? Martin Schulz?

    2. Bravo Toulousain, j’attendais le premier qui nous la sortirait celle-là.
      Chavez, Ahmaninejab, Poutine, Bachar, la famille Saoud,… sûr que ça aurait eu une aut gueule hein ?

      1. eh oui la Vigne, les gens limités sont prévisibles… désolé j’avais oublié que j’étais sous le coup de votre interdiction de m’exprimer ici…

      2. « S’exprimer » tolosa ? T’appelles ça « s’exprimer » ?
        Hé bé alors on va dire que moi aussi je m’exprime comme ça, tous les matins après la première clope et le deuxième café. Mais sans témoin.

      3. Mettre Chavez, Ahmaninejab, Poutine, Bachar et Saoud dans la meme respiration c’est pas un peu cliché non plus ?

      4. ça tombe bien bas

        oui, certes, mais tout-de-même pas plus bas que les “géniaux” dispensateurs de la sucette en chocolat, euh, pardon, de la belle médaille, enfin du prix nobel de feue-la paix, fort déprisé …et même définitivement dévalué …

        oui, Chavez, ça ne serait pas une si mauvaise idée …mais ” basta ya qu’el yankee mandé”, ça fait désordre pour les tenants de la “United fruit c°” …
        tiens, bizarre que l’on n’ait pas “promu” les Chicago boys, toujours trés actifs : qu’on rigole un peu !

      5. @ Tolosolainen

        Peut-être que vigneron n’a pas réussi à s’exprimer ce matin ce qui le rendrait chafouin. 🙂

      6. ah, damned, les gars, pas de panique !
        c’est vrai, quand les instances dites internationales font des compliments, c’est que la destruction est déjà à l’oeuvre depuis un moment !
        ex. le Service de Santé français, le “meilleur du monde” qu’y disaient, avant privatisation rampante et effondrement …faut voir le travail !! …ah, ils sont fins tous ces technocrates ! …

    3. Cette médaille ? N’est-ce pas un prix d ‘Encouragement seulement, pour des hommes
      de bonne volonté, et surement pas d’ Excellence pour les résultats…

  22. Dette des pays riches proche des niveaux de “temps de guerre”.

    Réformer le système

    La patronne du Fonds a de nouveau appelé à réformer un système financier qui “n’est toujours pas plus sûr” qu’au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, qui a déclenché la crise financière. “Les excès continus et les scandales montrent que la culture (de la finance, ndlr) n’a pas réellement changé”, a déploré Mme Lagarde.

    Le système “est encore beaucoup trop complexe, les activités sont encore trop concentrées dans de grands établissements”, a-t-elle précisé. Elle a déclaré que le spectre de banques “trop grandes pour faire faillite” (too big to fail) continue à “hanter” le secteur.

    http://www.romandie.com/news/n/Dette_des_pays_riches_proche_des_niveaux_de_temps_de_guerre_RP_121020121123-29-258007.asp

    Paul Tucker warns backlash to another bank bailout would be “uncontainable”.

    Banks must structure themselves so they can fail without taxpayer bailouts or else the next rescue will provoke levels of public anger that would be “almost uncontainable”, Bank of England deputy governor Paul Tucker has warned.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/9603780/Paul-Tucker-warns-backlash-to-another-bank-bailout-would-be-uncontainable.html

    Debt crisis: Germany and IMF spar over crisis.

    La dernière blague en ville:pourquoi a t on donné le Prix Nobel à l’UE cette année?Car l’année prochaine elle n’existera plus.

    I suppose could have been even sillier: they could have awarded EU the Nobel for economics.

    EU could donate Nobel peace prize cash in reparations to some of millions of young unemployed out of work because of the euro’s flaws.

    Actually, there’s logic to EU nobel peace prize lark. prolonged EU debt crisis= zero growth=more defence cutbacks=can’t afford wars. simples.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9603072/Debt-crisis-Germany-and-IMF-spar-over-crisis-live.html

  23. là vraiment ils font fort
    on se réjouissait à peine d’en avoir eu un demi en physique qu’ils nous remettent les pendules à l’heure de la grande illusion des médailles en chocolat.
    l’europe prix nobel de la paix
    la médaille devait être tellement dure à distribuer qu’il n’ont rien rien trouvé d’autre.

    bon, ne soyons pas mauvais joueur ou mal léché, c’est peut-être que nous aurions perdu le référentiel pour apprécier la paix européenne?
    ce sentiment de sécurité quand on sait que globalement hors le ciel qui pourrait nous tomber sur la tête ou les mers monter de niveau ou la neige perturber le ronron quotidien globalement il y a peu de risque à aller acheter son pain à la boulangerie et que de surcroit globalement il ya du pain dans la boulangerie.
    bon il y a de plus en plus de gens qui vont le chercher dans les poubelles ou les soupes pop mais là aussi cela reste très organisé, et globalement pacifique
    il ya de plus en plus de chomeurs de déclassés de manifs mais de manifs pacifiques( quelques cailloux et coups de matraques mais ça ne va jamais trop loin….)

    donc réjouissons nous tout va bien
    nous sommes les champions.
    que le reste du monde( les australiens , le habitants du vanuatu et de l’ile de saint-hélène( atlantique sud) le sache bien
    c’est nous les plus cools!

    1. Trop lente Rahaha, le Toulousain est déjà passé. Lui au moins aura fait plus court dans le genre clichetoneuneux.
      Bien joué les norvégiens. La Marine et le PDG sont sur la brèche pour en rajouter dans la vomissure hoquetéructante, c’est bon signe.

      1. Quel insigne honneur : encore cité par le Divin Vigneron !
        Et toujours insulté ! magnifique décidément !

  24. Certains penseurs clairvoyant avaient anticipé la fragilisation de la démocratie sous l’effet de la complexité et de la confiscation des débats par les experts (Cf Jacques Ellul dans “L’impuissance du politique” et “Le Système technicien”)

    La crise devient multiforme et nous interroge sur le fonctionnement de nos systèmes démocratiques qui se retrouvent maintenant clairement menacés. (Montée des extremismes, dictature des marchés, noyautage des postes politiques par des techniciens de la finance…).

    Pourquoi les responsables politiques – cédant aux lobbies – persistent-ils à laisser les financiers jouer avec des allumettes ?

    Aujourd’hui les rideaux brûlent…

    Qu’attendent-ils ? que le voisin commence à confisquer les allumettes ?
    que la maison brûle ?

    …l’histoire les jugera !

  25. Economie = argent……………..ce n’est pas le vrai problème ce n’est que le résultat………avant tout la morale.

  26. Fondamentalistes, néonazis et policiers main dans la main : vers une nouvelle dictature en Grèce ?

    Citation:

    “Cela fait maintenant 37 jours que des députés néonazis de l’Aube
    Dorée ont tabassé des vendeurs étrangers sur les marchés de Rafina et
    Missolonghi. Ces évènements ont été enregistrés sur des vidéos. Mais il
    ne se passe rien.

    Un quatrième sondage place le groupuscule néonazi en 3ème position, devant le PASOK. Et il ne se passe rien.

    Un ami chômeur en formation informatique dans un bureau pour l’emploi m’a dit dernièrement :

    « Il y a un bureau de l’Aube Dorée à côté du bureau pour
    l’emploi. Nous sommes 20 dans la formation. 18 sont pour l’Aube Dorée » .

    Et il ne se passe rien.

    Ah si, l’Union Européenne vient de recevoir le prix nobel de la paix.”

    http://www.okeanews.fr/fondamentalistes-neonazis-et-policiers-vers-une-nouvelle-dictature-en-grece/

  27. Une société sans argent est ce qui va se passer lors de l’hyperinflation. De nos jours, nous obtenons presque tout contre paiement, et c’est pourtant l’argent qui va manquer à l’échelle de la société.

    Les échanges de marchandises et de services se font par l’argent, pour se nourrir, boire, revenu du travail, se déplacer, se soigner ou s’informer. Hors, une crise financière mondiale va dévaloriser le rôle de l’argent, par des prix en milliards d’euros ou de dollars, inaccessible en masse par échanges financiers.

    La dépendance de l’argent est-t-elle que le mode de vie passe par la monnaie, au niveau individuel comme collectif. Ceci se manifeste dans la ruralité qui est aussi dépendant que le monde urbain. Pourtant l’hyperinflation va obligatoirement rompre cette dépendance pour les habitants de ce mode de vie financier.

    Des solutions ont été déjà vu en temps de crise, des solidarités nouvelles pour maintenir une cohésion sociale, mais sachant que les associations à but sociale comme Emmaüs, fonctionnent avec de l’argent, donc ne sont pas adapter à un transfert vers une société sans argent.

    L’hyperinflation qui sera mondiale, par l’inter-dépendance des économies de la planète, va intégrer le survivalisme en société

    Lien google
    http://www.google.fr/#hl=fr&gs_nf=1&cp=9&gs_id=x&xhr=t&q=survivalisme&pf=p&output=search&sclient=psy-ab&oq=survivali&gs_l=&pbx=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&fp=b2c0f83198be615a&bpcl=35243188&biw=1093&bih=514

  28. Les tableaux comparatifs sont intéressants, merci.
    L’un des problèmes cruciaux en Europe, c’est invariablement l’inégalité sociale. Je ne parle même pas des pauvres ou des sdf, je pense aux jeunes, aux chômeurs exclus, aux mères célibataires……….. qui malgré une qualification reconnue ne trouvent pas leur place dans la société.
    Cela implique un grand danger pour la démocratie.
    Les états de l’Amérique du sud ont tous une légisation démocratique (sur le paier), mais ce sont de facto des régimes autoritaires – à cause de l’inégalité sociale, souvent maintenue intentionnellement.

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