ET SI L’ÉCONOMIE N’ÉTAIT PAS LE COEUR DU
PROBLÈME ?
, par Michel Leis

Billet invité

Le refus d’envisager d’autres approches de la crise par les partis au pouvoir un peu partout en Europe, leur incapacité à penser hors du tout économique (entendez libéral) ne relève ni d’un complot, ni d’un manque d’imagination. Elle reflète à la fois les rapports de force actuels entre les acteurs et illustre combien le référentiel des hommes politiques est déphasé par rapport à la crise actuelle. Comprendre cette situation nécessite une mise en perspective historique, il faut remonter le fil du temps jusqu’à la période qui a suivi l’après-guerre. Une forme de consensus social s’est construite en Occident qui trouvera son apogée à la fin des Trente Glorieuses et qui repose sur quelques facteurs :

  • Une amélioration des conditions de travail résultant de nouvelles méthodes de production et d’avancées sociales imposées par les luttes des salariés ou à la faveur d’alternances politique, le tout favorisé par une situation proche du plein emploi. Cela s’accompagne d’un partage relativement favorable des fruits de la croissance avec une progression relative des revenus du travail dans le partage de la valeur ajoutée
  • La croyance en des lendemains qui chantent, c’est-à-dire qu’un changement positif est possible pour sa situation individuelle (ou celle de ses enfants).
  • L’apparition d’une norme de consommation croissante dépassant le cadre de la simple satisfaction des besoins matériels qui donne à chacun la possibilité d’acquérir un statut dans la société qui dépasse le cadre étroit des revenus et des classes sociales.
  • La poursuite de la collectivisation des risques individuels grâce au développement de l’État providence issu de la crise des années 30.
  • La concurrence entre blocs, porteuse d’espoir pour les uns, lourde de menaces pour les autres. Elle a donné tout au long de cette période le sentiment permanent de la fragilité des choses qui pouvaient disparaître du jour au lendemain en cas de conflit nucléaire. A contrario, la menace extérieure et des projets de prestige propres à exalter les foules facilitaient l’identification à un bloc  censé détenir la vérité.
  • Cette concurrence a souvent justifié une politique essentiellement keynésienne faite d’impôts sur les sociétés élevés, de dépenses massives dans l’armement et de programmes de prestige. Les États-Unis sont en pointe dans ce domaine, ils supportent des coûts élevés qui sont financés à grand renfort de déficits budgétaires.

Pendant les Trente Glorieuses, la course au pouvoir s’est appuyée pour l’essentiel sur des programmes cherchant à maintenir et à développer ce consensus. Il existait des différences entre les partis sociaux-démocrates et les partis conservateurs, qui étaient cependant moins grandes que les slogans ou les programmes ne pourraient le laisser croire. Le vote social démocrate et les mesures sociales qui l’accompagnaient approfondissaient ce consensus sans que la répartition du pouvoir et des richesses ne soit changée fondamentalement. Le vote conservateur mettait l’accent sur le patrimoine, l’ordre, la stabilité et la sécurité (essentiellement extérieure à l’époque de l’Âge d’Or) sans pour autant négliger et encore moins remettre en cause les mesures sociales. Le vote d’ordre contrebalançait aussi une évolution des mœurs un peu trop rapide aux yeux d’une grande partie de la population. Il est vrai que l’organisation de la production encore largement dominée par le modèle fordiste, avec des grandes unités de production et des syndicats puissants, limitait la marge de manœuvre des gouvernements les plus conservateurs sans compter que le rôle de modèle du bloc de l’Est n’avait pas encore totalement disparu. Au final, l’État pouvait apparaître comme un arbitre relativement impartial entre les acteurs économiques et sociaux.

Pourtant, un changement de dynamique s’opère à partir des années 60, la nouvelle norme de consommation se fonde sur une consommation signifiante qui se substitue en partie à l’achat de biens banalisés. Cette transformation n’est pas sans conséquence pour l’économie réelle. Les lignes de production doivent être plus flexibles, créer de l’image nécessite un renouvellement fréquent des gammes et plus d’innovation, le tout s’accompagne de gains de productivité massifs. La production des composants standardisés est de plus en plus sous-traitée, ceux-ci sont livrés juste à temps dans les usines. Pour les produits les plus banalisés, la grande distribution va capter l’essentiel du chiffre d’affaires et propager la pression vers les coûts de production. Parce qu’il y a une fiscalité élevée, une grande partie des bénéfices sont réinvestis. Les considérations de taille et de prestige ne sont pas absentes de la direction des entreprises. L’importance croissante des fonctions de commercialisation par rapport aux opérations de production a d’autres conséquences moins palpables. Combiné avec des processus de production plus complexes, elle nécessite beaucoup plus d’emplois qualifiés qui en retour portent le développement de cette consommation signifiante. Elle distend le lien entre la création de valeur et la production. Enfin, elle contribue au développement d’un langage commun entre le monde politique et le monde économique. Il est plus facile d’échanger sur des stratégies de conquêtes, que ce soit de voix ou de parts de marché, que sur l’optimisation d’un processus de production.

La fin de partie est sifflée par deux événements. La suspension de la convertibilité du dollar en or (les déficits américains sont intenables) et la hausse brutale des prix du pétrole en 73. Va s’en suivre une longue décennie marquée par la stagflation, combinaison de croissance faible, de montée du chômage et d’inflation.

Dans l’économie réelle, les rapports de force vont se cristalliser autour de deux modèles principaux : production où la marque est dominante (biens d’investissements et produits signifiants dans la norme de consommation) versus les biens banalisés où la distribution est le maître du jeu. Dans tous les cas, l’appareil productif sous une contrainte de rentabilité plus difficile à atteindre va faire de la réduction des coûts son objectif principal. Gains de productivité, recours accru à la sous-traitance et délocalisation, réduction de la taille des unités de production, les grandes unités industrielles des périodes précédentes vont peu à peu disparaître.

Pour les individus, deux ruptures fondamentales ont marqué cette longue décennie[i] :

  • Le rapport de force relativement équilibré entre le salariat et le capital caractéristique des Trente Glorieuses s’est détérioré avec la montée du chômage. Les emplois qualifiés tirent relativement bien leur épingle du jeu, mais sont sous pression, la situation est beaucoup plus difficile pour les emplois sans qualification.
  • La croyance dans le progrès social et le progrès économique ne va plus de soi. La capacité à maintenir dans l’instant une consommation signifiante devient le principal facteur d’inscription dans le social. Le recours au crédit relativement indolore dans cette période d’inflation facilite cette transition. La norme de consommation favorisant les tendances égoïstes des individus se substitue à la norme de progrès qui s’était imposée pendant tout le long 19ème siècle et au début du court 20ème siècle.

La nature de ces transformations n’est pas comprise par le monde politique. Les classiques politiques contra-cycliques sont de peu d’effets, les transformations en cours sont de l’ordre du structurel. Le champ de la politique s’appauvrit, l’essentiel de l’action politique consiste à tenter d’améliorer tel ou tel indicateur économique. La fin de cette longue décennie est marquée par la conjonction de plusieurs évènements :

  • L’effondrement du bloc de l’Est clôt pour longtemps l’idée d’un possible modèle alternatif (qui avait dans les faits cessé de fonctionner) et contribue à l’effondrement des syndicats et des partis communistes qui avaient tant apporté aux luttes sociales des Trente Glorieuses.
  • Devant l’échec relatif des politiques antérieures, le monde politique occidental se convertit aux thèses néo-libérales. L’économie de marché et la concurrence deviennent le credo. Tout est mis en œuvre pour favoriser les entreprises, à commencer par des politiques fiscales extrêmement favorables. L’arrivée au pouvoir de Mitterrand en France et plus tardivement de Blair en Grande-Bretagne consacre l’aggiornamento des partis de pouvoir à gauche.
  • La lutte contre l’inflation matérialise le rapport de force dégradé qui s’était établi dans la période précédente pour les individus avec la fin de l’indexation des salaires un peu partout en Europe et l’érosion de la part du salariat dans la valeur ajoutée à partir du début des années 80.
  • Le retour d’une croissance soutenue à partir du milieu des années 80, sans que le solde de la création d’emploi ne retrouve une dynamique durablement positive.

En réalité, le retour de cette croissance ne résout rien. Les cadeaux fiscaux changent le rapport à l’argent des entreprises et des individus les plus fortunés qui s’expriment sans plus de complexes. La recherche du profit maximum exacerbe les tensions dans la chaîne de valeur pour accaparer le meilleur de la marge, créant de fait une norme de profit élevée pour l’ensemble du monde économique. Tandis que les acteurs dominants de la chaîne de valeur augmentent leur part de profit, une grande partie du tissu industriel ne parvient plus à faire face aux pressions exercées et survit difficilement face aux productions à bas coûts réalisées en Chine ou chez les nouveaux entrants européens. Elle renforce l’addiction du monde politique à la croissance, les impôts indirects devenant l’une des principales sources de revenus des États. Enfin, l’augmentation massive du crédit est l’une des conséquences indirectes de cette situation. Les salariés sous pression doivent financer leur consommation signifiante, les entreprises veulent maximiser la rentabilité économique en jouant sur l’effet de levier, les États doivent financer les déficits sociaux en augmentation puisque les créations d’emplois sont insuffisantes.

Il y a eu une large incompréhension du monde politique sur la nature du retour de la croissance à l’orée des années 90. La tentation était trop grande de porter au crédit des politiques libérales la maîtrise de l’inflation et le retour de la croissance. Il est probable que cette croissance retrouvée doit plus à la vague de progrès technologiques qui a marqué la fin des années 80 (ironie de l’histoire, celle-ci doit beaucoup aux programmes de la guerre froide de la décennie qui s’achève). La consommation signifiante voit se multiplier les objets du désir : que serait l’homme occidental moderne sans ses indispensables outils communicants et informatiques ?

Dans une optique classique, le monde politique a voulu croire que le retour de la croissance était le seul enjeu. Par ses arbitrages, il a contribué à établir le rapport de force déséquilibré en faveur du monde économique qui caractérise la période actuelle. Outre la dégradation de la position des individus et la mise à mal de leur solvabilité, il a privé l’État d’une partie de ses leviers d’actions traditionnels: plus de maîtrise des politiques monétaires, plus d’entreprises publiques, plus de capacité à financer des politiques keynésiennes. Alors que les indicateurs économiques restent le principal critère de jugement, le monde politique est maintenant victime d’un chantage permanent sur les politiques fiscales et sociales de la part des acteurs économiques, l’un des derniers domaines où il peut encore influer directement sur l’économie. Ce chantage recouvre deux réalités opposées : la lutte pour la survie pour les uns, la lutte pour plus de profit pour les autres. Dans tous les cas de figure, le moyen de pression est le même, une dégradation supplémentaire des indicateurs économiques rend difficile le maintien au pouvoir.

Ce déséquilibre des rapports de force crée ces crises mille-feuilles où les couches de problèmes se superposent. La quête du surprofit par les acteurs dominants crée ces illusions capitalistiques que sont les bulles et les outils spéculatifs. La solvabilité dégradée des individus conduit à des ajustements et des arbitrages permanents de la demande, entre produits banalisés et consommation signifiante. Ces arbitrages peuvent déclasser du jour au lendemain une partie des produits ou invalider des stratégies industrielles. La lutte pour accaparer la part du lion dans la chaîne de valeur entraîne des ajustements violents. Quand la production est dominante, les usines s’arrêtent, car le stock est l’ennemi absolu dans une compétition fondée sur l’obsolescence d’image. Quand la distribution est dominante, elle transmet toute la pression vers la production quand elle ne change pas de source d’approvisionnement. Ces tensions trop violentes entre les acteurs mais aussi au sein du monde économique provoquent des crises récurrentes, chaque accident de parcours crée des phénomènes de résonances parce que la solvabilité des individus et la norme de profit élevée sont touchées, mais seule, la norme de profit est soignée par le monde politique en vertu des rapports de force actuels.

Cette situation illustre à merveille ce que j’appelle « le paradoxe du guépard » (ce billet reprend les idées et quelques extraits de mon essai « Crises économiques et régulations collectives, le paradoxe du guépard »). En voulant préserver des dynamiques antérieures (ne rien changer), le monde politique a entrepris des réformes (il fallait se dépêcher de tout changer) qui ont en réalité abouti à de profonds changements. Le paradoxe de ce paradoxe, c’est que le personnel politique paie un prix élevé, les alternances se multiplient et sont plus en plus décevantes pour les électeurs.

Les conditions actuelles sont propices aux solutions extrêmes. La montée du populisme et des nationalismes en est l’expression la plus voyante. L’histoire montre qu’un déséquilibre aussi fort ne peut perdurer dans le temps que s’il présente des perspectives de sortie (la norme de progrès du long 19ème) ou en s’imposant par la force, ce qui conduit le plus souvent à des corrections violentes. Aucune sortie de crise n’est possible sans un rééquilibrage durable des rapports de force, entre les acteurs du système. Pire encore, la prise en compte des enjeux de demain que sont le développement durable ou l’écologie ne peut se réaliser sur la base des rapports de force actuels, c’est un pré-requis dont il faut être conscient. La pression exercée par les acteurs dominants de l’économie sur les autres acteurs, y compris les éléments les plus faibles de la chaîne de valeur est intenable. Il ne s’agit pas seulement de résister au chantage évoqué plus haut, il faut aussi déconstruire les politiques qui ont permis l’élévation de la norme de profit de ces 20 dernières années. Aucun parti de pouvoir dans le monde occidental ne semble conscient de ce nécessaire rééquilibrage, comme s’il avait intériorisé le rapport de force actuel, c’est la limite de l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui.



[i] En référence à Eric J. Hobsbawm, comme le sont plus loin dans ce billet le long 19ème et le court 20ème Siècle.

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184 réflexions sur « ET SI L’ÉCONOMIE N’ÉTAIT PAS LE COEUR DU
PROBLÈME ?
, par Michel Leis »

  1. Je cite: “….le retour de cette croissance ne résout rien”
    Je suis d’accord avec ca, mais c’est une antithèse par rapport à la tonalité dominante dans les capitales europénnes où on est adepte du dogme “il faut de la croissance, suite à ca il y aura des emplois, et les inégalités sociales disparaîtront”. Ce ne sont non seulement les conservateurs qui défendent ce point de vue, la gauche le fait aussi. J’ai encore ce matin entendu ce credo de la bouche d’un commissaire (président) européen à Bruxelles, un homme qui appartient au SPD allemand.

    1. Comment faire de la croissance sans redistribuer. Dans une société où certains gagnent en une heure ce que que d’autres gagnent en dix ans, il est urgent de revoir la politique de taxation du capital et de sa transmission.
      Les gains exorbitants récoltés par quelques délinquants financiers et par des entrepreneurs mafieux en position dominante, ont créé, comme avant 1789, de nouvelles féodalités. Ces féodalités phagocytent les milliards qui s’échangent quotidiennement à la bourse et cers mêmes féodaux préparent la transmission de leur patrimoine dans les pays les moins regardant en la matière.
      N’oublions jamais que Roosevelt avait taxé la transmission du capital à 85% au delà d’une certaine somme et que cette mesure avait remis à plat la compétition donc, relancé l’économie.
      La France appartient à quelques grandes familles, à l’image de ce qui se passait avant 1789. Il est urgent de leur demander de rendre des comptes.

      1. Wielgus, que la suppression de l’impôt soit l’obsession et la fin avouée des ultralibs ne fait pas pour autant du rétablissement des taux « rooseveltiens » (et suivants) l’alpha et l’omega, la martingale absolue du vademecum de l’anti-ultralib conséquent.
        Question : dans l’Angleterre des Heath, Johnny Rotten et Joe Strummer, vers 76/77, ce pays en ruine et FMIsé du no future, celui d’avant la contre-révolution hayéko-néocons de Maggie, à combien était le taux marginal d’imposition sur les revenus du K * ? sur les revenus tout court ** ? Lennon et Mac Cartney en avaient fait une jaunisse et un certain Taxman dix ans avant… So what ?
        * 96 %
        ** 84 %

  2. Les politiciens de “gôche” et de droite ont enterriné
    le traité européen qui instaure l’austérité de façon permanente.

    Hollande avait promis une re-négociation du traité élaboré par Sarkozy.
    Il a fait acte de soumission aux diktats des marchés.
    Les ministres d’EELV ou de la gauche du PS ont sauvé leur mangeoire.

    Cette majorité joue bien sa partie dans le théatre
    de boulevard électoral dit L’Alternance.

  3. Votre titre me fait penser à une vieille querelle entre Monnet et De Gaulle ! Et si c’était un problème politique ? De Gaulle trouvait absurde contrairement à Monnet de faire l’Europe économique avant l’Europe politique. De Gaulle dénonça, de son côté, ce qu’il appelait le “méli-mélo du charbon et de l’acier” et une vision “marchande” de l’Europe typiquement anglo-saxonne. L’histoire nous montrera qui avait raison…..

    1. Contresens sauvage de l’olivette lyonnaise, pour pas changer…
      C’était pas Monnet l’anti-intégrationniste radical que je sache (euphémisme – pour les mal-comprenants).
      C’est pas lui qui ne voulait que d’une Europe économique, juste bonne bonne à botter le cul des industriels français sous le feu de la concurrence allemande et foutre l’agriculture française bien à l’abri des frontières de la CEE et des subsides bruxellois…

    2. Et ça recommence avec De Gaulle ! Seriez-vous amnésique ou trop jeune – ce qui revient souvent au même – pour ne pas vous souvenir de la chape de plomb que la grandiose asperge surmontée d’un képi posât sur la marmite française en guise de couvercle ?
      Y’avait un gros lard qui persiflait qu’il devait tout à Hitler. C’était un peu exagéré, hé hé, mais il faut bien reconnaître que seul le péril de guerre civile ( un quarteron de furher à la retraite ) a pu transformer un épouvantail en point de ralliement des forcesvivesdelanation. Ah ben le voilà, le désir secret des gaullistes mal gaulés, sans Gaule, ni De Gaulle, ni deux… Un bon pétage de plomb , pardon sursaut, national-catholique à même de séparer les vrais de vrais vraiment français de ceux qui ne méritent que d’être refoulés vers les tropiques. C’est la nature, ils sont bronzés.

    3. “Et ça recommence avec De Gaulle ! ” y a-t-il censure sur le débat ? Est-ce que parler d’un point précis d’une conception économique et politique de l’Europe, veut-il dire être ou ne pas être ?
      ” Ah ben le voilà, le désir secret des gaullistes mal gaulés, sans Gaule, ni De Gaulle, ni deux… Un bon pétage de plomb , pardon sursaut, national-catholique à même de séparer les vrais de vrais vraiment français de ceux qui ne méritent que d’être refoulés vers les tropiques. C’est la nature, ils sont bronzés.”, Vous êtes pire que les personnes concernés par vos propos et votre manque de modération à mon égard en dit long sur le fond et la forme. Mr Mor,
      Je ne suis ni Gaulliste, ni vigneronnesque, ni moresque ! L’Europe d’aujourd’hui est bien celle de Monnet, malgré les tentatives de vigneron de passer à coté des faits (voir sur le net, sur une encyclopédie, sur tous les supports, même les thèses écrites des résistants le confirment). Je vous trouve dirigistes et malveillants ! On ne peut plus parler d’une conception de l’Europe sans être étiqueter ! Faites le si cela vous fait plaisir ou si cela vous est favorable (quel but ?). Je pense que comme tout homme “De Gaulle” avait ses travers et ce n’est pas le débat. Il a d’ailleurs beaucoup à se reprocher, mais pas vous, n’est-ce pas ! Faut-il supprimer cet homme des livres d’histoire ? Mor, dans le billet ça cause, ça cause, vous montrez votre parti pris sans explications. Juste, c’est comme cela parce que ? Les préoccupations des autres vous intéressent-elles vraiment ?
      Alors, permettez-moi de vous dire que mon apprentissage a principalement été autodidactique (tous mes diplômes en candidats libres). Il fallait que je concilie travail et enseignement. Cela ne m’a pas permis de m’appuyer plus assurément sur des maîtres à penser. Peut-être cela explique mon caractère curieux, indépendant et sans doute déroutant.
      Vigneron, pour nous protéger de Bruxelles à cette époque ? Vous dites que l’Europe, c’est faite avant l’Europe ? Revoyez sa création (et notamment la CECA par exemple comme base). Monnet a été influencé par son passage aux EU (voir également la crise de 29 avant son départ en Chine). Je réaffirme mes propos Monnet voulait une Europe économique avant tout. De Gaulle trouvait cela dangereux car c’était une vision anglo saxonne. Tu nies donc les faits ou tu noies le poisson ? Peut-être as-tu mal lu mon post ?
      Merci pour votre gentillesse ! Des gourous comme vous, je n’en ai pas besoin…..

      1. Ah ? en autodidacte le diplôme de majorette ? Ah d’accord, je comprends mieux. Tout s’explique.
        Tout faux de chez tout faux, tête-bêche, et comme tu dis : c’est dans toutes les bonnes encyclopédies, à la portée de la première apprentie-majorette totodidacte venue, menfin normalement. Mais faut bosser un peu, aussi, l’excuse du totodidacte ça n’a qu’un temps. Les bornes cognitives et les oeillères mythologiques par contre c’est du genre éternel mais ça ne s’excuse pas.

      2. vigneron,
        ce n’est pas une excuse ! J’en tire un regard différent. Et votre jugement, je vous l’ai déjà dit : eugénisme un jour, eugénisme toujours. J’ai seulement de la compassion pour vous…..Vous êtes constamment en manque d’argumentations et quelles sont vos démonstrations jusqu’à présent ? Le dénie, la moquerie,……Contrairement à vous, je n’ai pas fait appel à mes origines familiales pour me justifier.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=37031#comment-321752
        Avez-vous pratiqué de la même façon, tout le temps ? Vous êtes de la bonne graine, n’est-ce pas contrairement à moi…..Dire que vous utilisez votre savoir que je respecte pour votre propre compte, c’est regrettable.
        “ça ne s’excuse pas”, et vous voulez faire quoi ? Dis-nous votre conception.
        ps : Attaquer par la personne, c’est mieux que par la raison ?

      3. Vous parlez d’étiquette, Olivier ? C’est quoi alors, la pancarte d’européisme que vous avez scotché sur de Gaulle sans qu’il ne vous ait rien demandé et surtout sans avoir jamais rien fait pour la mériter ? Franchement, suivez le conseil du vigneron et repassez vos thèmes. C’est vous qui étiquetez Monnet avec les trouvailles asseliniennes concernant sa duplicité pro-américaine.

        Autre chose, je trouve que l’on devrait arrêter avec cette tendance à mythifier les autodidactes et celle inverse qui consiste à traiter d’autodidacte à n’importe qui dans le seul but de tenter de le disqualifier, comme un bloggeur l’a déjà fait avec Jorion, par exemple ( celle-là, elle fut balaise, un élève de Lévi-Strauss, prof à Cambridge, autodidacte ).
        Les autodidactes ne sont pas des héros, ce sont des revenants. Et vous n’en êtes pas un car vous êtes passé par la case école même si vous vous examiniez en libre. Arrêtons de déconner, un peu.

      4. oui, monseigneur
        “sans qu’il ne vous ait rien demandé” vous parlez avec lui ? C’est spirituel ?
        “Franchement, suivez le conseil du vigneron et repassez vos thèmes” certainement pas, par contre, vous avez trouvé un maitre ?
        “qui étiquetez Monnet avec les trouvailles asseliniennes concernant sa duplicité pro-américaine.” je connais Asselineau (homme public) mais je reste indépendant, désolé ! Encore une étiquette. Travaillez sur vous-même ! Faut-il aussi le supprimer ?
        info : Non, pour ne vous en citez qu’un, ce sont les mémoires de Rigaut par exemple mais qu’allez-vous dire ? Le supprimer aussi !
        “à mythifier les autodidactes ” ou avez-vous vu cela ?
        “celle inverse qui consiste à traiter d’autodidacte à n’importe qui dans le seul but de tenter de le disqualifier, comme un bloggeur l’a déjà fait avec Jorion, par exemple” allez dire cela à votre maitre, vigneron !
        “des revenants”, vous regardez trop la tv ?
        “vous êtes passé par la case école même si vous vous examiniez en libre.” croyez-vous que je me suis évalué tout seul ?
        “Arrêtons de déconner, un peu.” avant d’imiter vigneron sans donner de justifications parlez-moi de cela : http://www.pauljorion.com/blog/?p=42278#comment-370120
        Merci pour votre attention.

      1. Merci un naif pour votre apport,
        Et oui, il faut savoir que dans notre cadre économique, la guerre est la continuité de la politique par d’autres moyens. Et la politique, celle de l’économie par d’autres moyens. C’est pourquoi, il est urgent de changer de paradigme économique. Changer de modèle économique, c’est changer de politique et c’est éviter les prétextes de guerre…….

    4. Ne faudrait-il pas fermer les commentaires à tout le monde sauf à vigneron, qui est insupporté par les gens qui ne sont pas de son “niveau” ? En même temps, comme il ne fait que commenter des commentaires, cela rendrait cette nouvelle règle caduque… Quel dilemme !!

  4. Je crois qu’on est en plein dans le sujet, Sarko explique la dette: http://www.rue89.com/2012/10/12/comment-sarkozy-explique-la-dette-236139?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

    Je résume:
    – La raison de la dette? “C’est pas parce que les dirigeants étaient mauvais, ils étaient ni meilleurs, ni pires.” Non, non, c’est simple: un gâteau et de plus en plus de convives.
    – La solution ? Simple aussi: faut se battre pour avoir sa grosse part du gâteau.

  5. J’ai lu deux fois l’ensemble , et trois fois la toute dernière phrase .

    Si l’économie n’est pas le coeur du problème , et que la démocratie n’est pas la solution , que voulez vous dire au juste ?

    1. La dernière phrase ne parle pas de la démocratie mais de “l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui”. Pour une véritable démocratie, il faut passer à autre chose que “l’exercice démocratique tel qu’il se présente aujourd’hui”.

      1. ça l’est , et c’est la seule clé .

        C’est la démocratie qui n’est pas simple ( cf ” l’utopie réaliste “.)

      2. si la démocratie est la solution la vérité est elle soluble dans la démocratie ? j’y crois, oui, comme on dit vox populi, vox dei . mais comme vous dites, la voix du peuple est compliquée . et on lui fait dire des vérités qui ne sont pas les siennes, en des langues contraires et sourdes . des mentalités qui n’ont pas grand chose en commun ou du moins qui ne veulent pas mettre en commun . comme si la paix était un bien commun . une paix de cimetière ?
        et d’êtres enterrés , soumis, obligés, tenus à l’uniforme des fourmis ?
        ” On ne gouverne, de nos jours, les nations qu’avec les turpitudes et les fadaises des individus. Ce qui permet de tenir pour détestable leurs passions qui sont , avec leur finesse anxieuse, le meilleur d’eux-mêmes.
        La France s’illustre en ceci : le pouvoir, indifférent à l’homme et à son qualitatif, s’y accomplit inexorablement contre la société, la déconcerte et la déconfit. L’hypnose argentée succède à l’hypnose d’épouvante , la ruse affadissante à la terreur avocassière. … ” R. Char , recherche de la base et du sommet .

        néanmoins, personnellement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce pessimisme . je crois que la Vérité fait son chemin . elle est plus forte que nos vérités , elle ne les efface pas . (soupir … )

  6. La démocratie est en panne parce que les partis actuellement susceptibles d’accéder au pouvoir ne sont plus en mesure de s’opposer au monde économique. Il faut changer la donne politique et renouveler la liste des partis de pouvoir…

      1. Plus sérieusement, je ne vois pas d’issue. Idéalement, la gauche radicale avec des scores très élevés un peu partout en Europe porterait un message clair de rééquilibrage, mais dans les conditions actuelles, le pendant risque d’être un vote d’extrême droite dans les mêmes chiffres, et la suite ne serait alors pas très réjouissante. Bref, j’ai bien peur qu’aujourd’hui, les nombreuses analyses publiées, entre autres sur ce blog, ne soient que des textes de témoignage pour le futur.

    1. Mais cet aggiornamento dans la liste des partis de pouvoir peut-il se faire tout en subissant une autre composante du “soliton”, sa quatrième dimension : l’instillation de la bêtise systémique par les industries de programme (le “cerveau disponible”) ?
      On risque de devoir attendre que les systèmes de type réseaux sociaux et leurs successeurs aient épuisé les figures de l’inanité sociale avant que le balancier ne s’inverse et que nolens volens, ces prothèses communicantes prennent à leur tour une place positive dans la “philia”.

      (C’est du compact, .. un peu tard pour développer, désolé).

    2. @M. Leis:
      Si les partis actuels ne sont pas en mesure de contrer la perversité du système ….il y a peu de chance que de nouveaux partis y parviennent ( de façon non traumatisante) .
      Mon avis serait que le pouvoir est DANS la structure et qu’il faut changer de structure pour inhiber ce pouvoir.
      Pour s’opposer au pouvoir économique , il ne faut pas essayer de lutter contre lui , mais le rendre inutile ou peu utile : la solution ne peut venir que d’attitudes individuelles qui minimiseraient le recours au système …..puisque ce pouvoir utilise notre participation a sa structuration .

      1. Kercoz, plutôt que de changer la structure, vous proposez de changer les gens. Et pas un ou deux, non : tous, un par un. Comment peut-on à ce point inverser la causalité dans le développement de l’individu, cela m’échappera toujours !

      2. Laisse pisser Julien, les motifs kercoziens sur le blog c’est un peu comme les frises faites amoureusement au pochoir dans les chambres de jeune fille, genre ribambelle de la Danse de Matisse, le truc bien kitsch orientalisant t’vois ? Tu sais, un peu égayant et cache-misère au départ, vaguement décoratif ensuite, hyper rengaine, bref chiant et/ou déprimant enfin. Le mieux c’est de faire comme pour les danseuses de Matisse en frise dans les piaules de piszeuses : faire en sorte de ne plus les remarquer.

      3. @Julien Alexandre

        Pour changer la structure, il faut bien qu’un certain nombre de gens soient d’accord pour le faire !
        Ensuite, si la structure est bonne, les autres adhéreront.
        Mais comment voulez vous faire pour que la structure change toute seule ?

        1. Relisez Louise, Kercoz ne souhaite pas changer la structure mais en rendre le principe même obsolète par l’affirmation indépassable d’un prisme strictement individualiste : que tout le monde (pas quelques uns) fera ce qu’il veut dans son coin en autarcie, la structure ne servira plus à rien, c’est cela qu’il dit.

          Quant à changer la structure, évidemment : il y a qu’ensemble qu’on réussira à être plusieurs 😉

      4. M’enfin, Kerkoz ! L’individu moyen est accroché au système et sa structure comme le nourrisson au sein de sa mère, et vous espérez qu’il s’en détache tout seul ?

      5. @Louise :
        /// Pour changer la structure, il faut bien qu’un certain nombre de gens soient d’accord pour le faire ! ////
        Vous avez raison …la raison ne peut decider de changer de structure…seule une contrainte externe peut imposer cette contrainte ……Sauf que nous sommes a un “point d’ inflexion”…ou certains ( j’espere nombreux) vont décider ( déciller) que les” leurres ” mis en avant par le centralisme ne valent plus le cout de courrir apres et qu’il est possible de mieux vivre en marge ……cette position marginale est un début de morcélisation -parcellisation societale ( ou structurelle) …un retour a la case optimum sans passer par la case départ (caverne ou moyen age)

        ///// Mais comment voulez vous faire pour que la structure change toute seule ? ////
        Le système n’ a pas de marche arriere ( meme en option) ….il a progressé par sauts et cliquets …ll’ effondrement est inéluctable et les positions individuelles ( familliales puis communales) seront aussi inéluctables ……les seuls signes archéo de l’effondrement pots empire romain , ne sont pas des fosses communes mais la multiplication des monnaies .
        @Julien :
        Il semble que tu saisisse mon point de vue , sauf le caractère finaliste constructiviste que tu veux y placer ….C’est simplement la pénurie d’abondance qui condamne la structure actuelle et sa dynamique globalisatrice ….En tant que scientifique , tu dois etre conscient qu’une dynamique qui passe de croissance a décroissance implique un point d’ inflexion …qui en terme societal fait craindre le pire !
        Ce n’est pas l’individu qui a choisi de changer la structure , …il la subit puisque ça nuit gravement a son integrité …Ma thèse est que la structure changera d’elle meme ( il faudra craindre un effet de “collage” du a la somme des petits et gros privilèges) ….le modèle optimum pour l’individu et le groupe EST le groupe restreint …c’est le plus stable et celui qui satisfait l’ affect , l’ ego et la face de façon la plus efficacement , celui qui rend obsolète la course technologique et le surconsumérisme .
        @Crapaud Rouge :
        La structure globalisatrice en cours , ne date que des années 60 : 50 ans !
        Il n’ a guere , c’est la structure parcellisée qui “tenait” la société ….meme les villes etaient des villages agglomérées , avec eglises mairies , commerces …. il faut relire Braudel …. La structure centralisatrice qui squattait /parasitait cette structure originelle , datant de l’etat , ne faisait qu’exploiter son hote (sans le tuer ! comme tout prédateur) . C’est l’abondance d’énergie ( charbon-petrole) qui a autorisé l’ espoir d’ un rationalisme extremiste et de cultiver l’individu comme des poireaux comme disait Lévi -strauss …..
        La vie et meme l’économie a besoin d’altérité ….mais l’ altérité s’use qd on s’en sert ! …le modèle archaique morcelé permet de conserver :régénérer l’altérité sans l’épuiser .

      6. Au moins le message de Kercoz aura eu le mérite de nous forcer à un travail d’exégèse des considérations décoratives de Vigneron.

      7. Kercoz pourrait avoir raison sans le savoir : Non pas que les gens décident, décillés, de retourner à une autarcie, de remettre en route une common decency forgés dans les collectifs unis par les nécessités de survie (et visités par Braudel à vol d’oiseau et de coccinelle), mais que par des émergences contrariants les paradigmes actuels, une fragmentation certaine survienne. Qui dit que le successeur d’Androïd/FaceBook/ etc. n’engendrera pas un modèle qui a intérêt à une fragmentation certaine, pour ne pas épuiser l’envie du consommateur dans l’hypersynchronisation ?
        Un des paradigmes auxquel on pense pour les transmissions radio future est l’Ultra Wide Band radio, parce qu’on peut, encore plus que pour les actuels moyens radios (réseaux Edge ou 3G ou …), diluer l’information dans le spectre, de telle sorte que, en présence de pleins d’émetteur, on garde le maximum de signaux totaux et que les bruits n’interfèrent que minimalement. De la même façon, le futur Apple nous tondrait fractalo-kercoziennement, en échelonnant et diversifiant ses leurres et appâts en adéquation spectrale optimale avec la machine à faire marcher en face, le ci-devant cerveau disponible consistant en un réacteur monté sur une brouette. En ayant donc trouvé un moyen de plus de détruire sa destruction (cf. Tahafut-ul-tahafut, une des nouvelles du El Aleph de Borges).
        Une phase ultérieure serait alors que le peuple, dans un des segments de l’utopie des lignes brisées dont fait mention Sophie Wahnich, se réapproprie cette manne foisonnante de canaux, car, construite si près de la machine à diversité de l’humain, cette immense prothèse collective pourrait finir par échapper à ses maitres numériques submergés par le détournement des flux, par un intrinsèque avantage des empathies et d’une “philia”, émergent là où on ne l’attendait plus.
        (je vais de ce pas prendre une tisane et mes comprimés Anti-Rifkin, vigneron)

      8. Voui,voui,voui
        Il me semble avoir déjà fait remarquer à Kercoz ou à quelqu’un d’autre qu’essayer de se mettre en marge était illusoire.
        Cela ne fonctionne qu’un temps, le temps d’être rattrapé par les impôts locaux et fonciers, et de se retrouver sdf.
        Par contre je pense que le système va bien finir par se gripper quelque part, et là, soit nous réagissons “à la japonaise”, incapables de prendre la moindre initiative et de passer outre les réglements et contraintes administratives ou sociétales et là on est foutus, ou bien, nous réussissons à reprendre la main pour faire fonctionner, à notre échelon, ce qui peut encore marcher et être utile à tous, exemple : un service de messagerie, il n’y a plus que la possibilité de livrer 1 colis, or, il en reste 2 à livrer : 1 lot de Rolex et 1 lot de médicaments, je choisis de livrer les médicaments, sans demander l’avis de personne.
        De plus en plus de gens vont se retrouver avec des problèmes de ce genre à résoudre, savoir combien d’entre eux prendront la “bonne” décision…..

      9. @Kercoz :

        La structure globalisatrice en cours , ne date que des années 60 : 50 ans !

        Si c’est de cette structure-là dont vous parlez, c’est-à-dire d’ordre institutionnel, l’on voit mal ce que l’individu vient y faire alors que vous évoquiez des “attitudes individuelles qui minimiseraient le recours au système“. Un stage de cohérence chez Pôle Emploi vous ferait du bien ! 🙂

      10. @ crapaud rouge :
        Je m’exprime peut etre pas assez clairement . tentons d’etre clair .
        – pour moi , la modélisation idéale , non dé-naturée du groupe est celle ou le groupe et l’ individu se sont auto -formatés …ça a pris des millions d’années et ma réflexion s’appuie sur le fait que de cette durée résulte une forte rigidité comportementale transhitorique .
        -le groupe optimisé serait donc d’ une cinquantaine personne , parce que ce nombre autorise des interactions basées sur l’ affect .
        – la gestion des groupes peut ressembler a la gestion des individus en terme de structure . On est dans un modèle fractal , en usage ds ts systèmes vivants .
        -F. Braudel montre bien qu’il y a peu de temps l’ idéal du village tendait vers l’ autonomie , complètée par 1 bourg pour 10 village et 1 villes au stade supérieur .
        – Ma modélisation (théorique bien sur) pose le groupe restreint comme “idéal” ( tribu , village) ..
        – Un début de système centralisé vient se greffer sur ce modèle parcellisé ( etat) …meme s’il apporte qqs interets , il squatte surtout l’ancienne structure en la parasitant ( commerce , fonctionnaires )……mais pendant tres longtemps , il ne peut déelopper son emprise , faute d’energies suffisantes ( énergie = temps /transport , communications ..)…meme si ce parasitage de la structure centralisée(outil linéaire simplifié) sur la structure morcelée ( outil de gestion complexe ) ….est traumatisant pour l’individu , son emprise reste faible (lire “du Pouvoir , une histoire de sa croissance” de de B.de Jouvenel) ….
        L’advenue de l’energie gratuite va booster le système et donner l’ opportunité au parasite de détruire la structure morcelée pour imposer une structure “fabriquée” , centralisée …avec l’ espoir de nouveaux gains de productivité …..

        Les defauts humains sont identiques ts ttes les structures , mais le groupe restreint “contraint” ces caracteres nefastes ( avidité , égoisme , agressivité), par la proximité des individus , par l’affect des interactions et surtout par des rites millénaires non régis par la raison immédiate ….on peut meme soutenir que ces caracteres “négatifs” sont vertueux parce que structurants du groupe ( hierarchisation, don , contredon , domination soumission …etc)
        On peut soutenir que ces caracteres ne deviennent réellement pervers qu’en hypertrophiant le groupe , en raison de la perte des interactions , affect et des rétroactions inhibiteurs …
        pour faire court , on peut dire que le “flic ds la tete” du groupe restreint economise des fonctionnaires,caméras, éducateurs et autres psy du modèle constructiviste .

  7. Nous sommes en plein coup d’état européen des élites ou ‘pseudos élites’ qui veulent faire passer en force leurs projets dictatoriaux qui nous conduisent à la ruine et à la misère.
    Cette sinistre manipulation du prix Nobel en est un des signes désespérés.Elle est vue comme une insulte aux peuples européens qui souffrent sous les plans d’austérités organisés par des politiciens vendus aux banquiers qui ont mis l’Europe,la vraie, celle des peuples et de la solidarité en faillite.

    Même les Allemands plient pour éviter la fin de l’Euro et la chute totale du système eurocratique.

    Ollie Rehn, the European Union’s economic and monetary affairs commissioner, has been speaking to Reuters.
    He told them that Spain could be given a ‘precautionary credit line’ from the eurozone’s permanent bailout fund if it decided to seek financial aid. This could then be used to buy its own bonds at primary auctions.
    Such a credit line would, he said, run in parallel with the ECB’s bond-buying programme.

    Reuters has been finding out what people in Europe’s crisis-hit countries make of the European Union being awarded the Nobel peace prize. They are not impressed.

    Quote “Is this a joke?” said Chrisoula Panagiotidi, 36, an Athens beautician, laughing derisively upon hearing that the European Union had won the Nobel Peace Prize.

    Three days ago she lost her job, becoming one of the one-in-four Greeks who is unemployed in the fifth year of a biting recession. Told it was no joke at all, her incredulity quickly turned to disgust.

    “It mocks us and what we are going through right now,” she said. “All it will do is infuriate people here.”

    Across a continent where the EU’s policies are blamed for deepening the worst economic crisis in living memory, many Europeans said they were simply baffled by the prize. Others were outraged.

    Mariana Fotiou, 69, an Athens lottery ticket vendor was furious.

    “It makes me so angry. We have a financial war on, don’t they realise that? The only morale it will boost is Merkel’s,” she said, referring to the German chancellor, whose insistence on austerity measures as the price for aid has made her a hate figure in Greece.

    Herman van Rompuy, president of the European Council, has published his interim report on heading “towards a genuine economic and monetary union”. The full paper, which charts a path twoards closer fiscal integration within the eurozone, is here.

    The report suggests that countries in the eurozone should consider clubbing together to borrow as well as paying into a central budget that could be used to help struggling countries.

    The report also writes of the need to explore a central budget for countries in the eurozone.

    http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/132809.pdf

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9603072/Debt-crisis-Eurozone-budget-urged-as-path-out-of-crisis-live.html

    IMF and Europe in dangerous game of brinkmanship over failing Greek bailout

    Showdown likely to come to a head next month when report set to confirm Greece’s debt could hit 145% of GDP by 2020

    http://www.guardian.co.uk/business/2012/oct/12/imf-europe-brinkmanship-greek-bailout?CMP=twt_fd

  8. Ah j’aime bien ce qui viennent m’expliquer le passé, qu’avec d’autres j’ai vécu, surtout quand j’ai du mal à m’y reconnaitre.
    C’est bizarre, en gros, je ne l’ai pas vécu comme ça (ou alors les raccourcis sont vraiment raccourcis)
    Par exemple : le chomage après 73
    présent certes, qui opéra une montée spectaculaire, qui fit dire d’ailleurs à un ministre, qu’au delà de 500 000 chomeurs le pays courrait à la catastrophe et nous aurions des émeutes.
    Et puis il ne c’est rien passé, ça a du les encourager.
    Il y avait une différence majeure avec aujourd’hui, si le chomage était élevé (rien à voir avec nos ( 5 000 000 actuel) il était aussi assez facile de retrouver du taf.
    Aujourd’hui notre jeunesse est lancée dans un processus de paupérisation avancée qui ne préjuge rien de bon compte tenu de son faible degré de politisation.

  9. Juan, ( commentaire 38)

    que voulez vous dire au juste ?

    trés bien vu, Juan !! bravissimo !
    trés cheulou, cette fin de texte, ambivalente à souhait …

  10. Bonjour à tous

    …la démocratie est en panne? Pourtant à voir l’avalanche de textes, lois et règlements qui nous échoient et nous paralysent chaque jour un peu plus, ( mais c’est pour notre bien, pour nous protéger) elle suit vigoureusement un chemin prévu et décrit par Tocqueville!

    Les partis politiques au pouvoir sont déphasés ? Pourtant je viens de lire sur le RSS du Monde que Matignon réfléchit sérieusement à une réparation des conséquences de l’esclavage: quoi de plus en phase que cette question car tout travailleur endetté est aujourd’hui quasi “esclavé” par le système ! De plus , je vais enfin avoir un soutien étatique pour réclamer des indemnités au gouvernement italien pour mes ancêtres bretons et gaulois déportés en esclavage par l’Empire Romain! ( Je ne parle même pas de ceux capturés et vendus par les corsaires barbaresques …. le contentieux avec l’Algérie est déjà assez compliqué comme çà!)

    Allons! allons! tout va bien! tout est NORMAL!

    Cordiales OAT
    ( avant que la religion marchande prenne le pouvoir, on disait: “Je suis votre obligé .”… Mais j’appartiens plus aux ” Disparus de Saint- Agil ” et à “Zero de Conduite” qu’aux thuriféraires de Saint i-truc…)

  11. Ah l’Homo sapiens…Depuis son apparition sur terre il y a plus de 100 000 ans, il n’a connu que 50 ans de richesse (et encore pas pour tout le monde…) mais il s’imagine que cela doit durer toujours!

    Une seule génération a suffit à certains pour oublier que la pauvreté est la norme sur cette petite planète.

    1. Trop pessimiste, il y a des époques ou cela n’allait pas si mal.
      Certaines époques sous l’empire romain, et ensuite à partir du 10eme siécle, ou l’Europe se mit à reconstruire en pierre,utilisa les moulins, produisit du fer, de la farine, et un début de produits manufacturés: Draps, vetements, chausses, clous, socs de charrue, couteaux, armes…Et ou l’art se développa: Musique, fresques, sculptures, romans, poésie, danses.
      Deux époques ou on déforesta pour cultiver, et ou la population augmenta…
      Difficile de croire qu’ils étaient malheureux. Dire que les habitants de Pompei étaient malheureux me semble pas crédible.
      Encore avant?
      Difficile de trouver les sources!
      Non la pauvreté n’est pas la norme. Elle est le résultat du crétinisme d’une société.

  12. et si l'économie n'était pas le coeur du problème?
    en relisant le titre je me suis fait la réflexion que si, c’est bien l’économie qui est qui est au coeur du problème, parce que justement elle nous manque, nous vivons dans une société d’où l’économie est de plus en plus absente.
    en fait il y a un glissement sémantique dans l’utilisation de la notion d’économie vers une confusion avec le profit ( tout puissant)
    plus rien n’est envisagé qu’en terme de profit de solde comptable, chiffrable, positif.
    et ceci n’est pas l’économie.

    1. C’est le problème du Polanyi à moitié plein ou du Polanyi à moitié vide :
      Une fois que l’économie s’est “dessertie” (désencastrée) de la société, on se perd à chercher qui remettre dans quel récipient en premier.
      Le bouquin de Jorion “misère de la Pensée économique” remets en perspective les acteurs des deux étapes du circuit : le trio “capitaliste / entrepreneur / salarié” qui était souvent présent dans le discours Jorionnien, mais aussi les acteurs de la distributions (marchands,mareyeurs) , acteurs que Michel Leis décrit finement dans son ouvrage (Je soupçonne que le “Countrywide” de Michel Leis est ou a été un grand distributeur, en enseigne ou dans l’automobile…)

  13. Excellent article, certes, mais qui n’apporte rien de neuf. 90% du texte est consacré au résumé du passé, et il faut attendre le dernier paragraphe pour voir apparaître le thème des rapports de forces. Le cœur du problème serait donc à déplacer vers ces rapports de forces… La belle affaire ! On n’a jamais vu un certain rapport de forces s’établir en fonction de la Raison et du bon sens, suite à un choix concerté des acteurs qui luttent chacun pour maximiser leurs avantages…

    Le fait est qu’aujourd’hui c’est bien l’économie qui est au cœur des problèmes, et rien d’autre. Ça changera peut-être, mais ce genre de changement ne se décide pas. Mais bon, il se peut que les militaires reviennent au pouvoir, on aura alors droits à de grands changements…

  14. Si on a un problème et qu’on n’en voit pas le coeur , c’est qu’il faut réécrire et relire tous les termes de l’énoncé du problème .

    Ou demander aux malades de préciser leurs symptomes .

  15. L’inversion du rapport de force entre production et distribution (et ajout d’image) est bien palpable, si j’investis dans un tracteur, même tout les 10 ans, c’est limite une aberration économique (pourtant ils font autour de 800 heures par an, toutes les voitures ne le font pas), par contre je devrais changer de voiture (une vieille 309 diesel, qui ne fait qu’une centaine d’heure par an), car je pollue (et le coût de destruction, construction d’une voiture évidement c’est en terme de pollution une opération blanche) et pire je consomme pas.
    Tout les supermarchés ont une hauteur de plafond trop élevés pour ne pas gaspiller d’énergie (je parle même pas d’isolation), mais c’est pas grave c’est de la consommation, la vrai pollution c’est forcement les tracteurs puisque c’est de la production.
    La plupart des attentes sont sur la production (emploi, environnement, compétitivité, ré-industrialisé tout ça) et finalement assez peu sur la vente (les promos qui ne sont pas en rayons, les déchets grillagés, plutôt que de les brader ou donner, les prospectus plastifiés alors que les journaux coulent les uns après les autres).
    Et y a toujours ce truc énorme, ne pas pouvoir vendre à perte (enfin si les paysans ont a le droit 🙂 mais bizarrement on est pas pour) et y à pas un pingouin qui demandera, mais sur qu’elle produit allez vous rattraper vos marges (à moins d’un désir soudain de faillite), sur le luxe?, le bio?, les produits chinois?, si vous cassez les marges sur un produit importé et que vous les gonflez sur un produit local à haute image ajouté, ne seriez vous pas en train de casser l’économie de votre pays en limitant la capacité d’achat sur l’offre local? (qui en général profite de subvention et d’une fiscalité avantageuse, ces avantages ne servent ils pas à importer plus? au lieu de valoriser la production du pays)

    1. Bonjour charly,
      oui, a parfois l’inconvénient de risquer que les composants en interne ne fonctionnent plus de la manière prévue car le modèle ne prend pas en compte cette réduction optique de la taille des éléments. “Deux puits”, c’est intel. Bref, cacahuètes et préservatifs…. 🙂

      1. Bonjour charly, oui, a parfois l’inconvénient de risquer que les………
        incapable de comprendre votre réponse,c’est dommage ,l’ironie ? devant une personne qui a été utilisée tel un cobaye par des médias

      2. Pardon charly,
        Le dothan est un “die shrink” et une ville des EU spécialisée dans….
        “deux puits” est la traduction dans une autre culture de “dothan”.
        ps : pour tout vous avouez, je préfèrerai ne pas être ironique mais bon c’est un moindre mal. Je suis “totodidacte” à en croire…
        J’ai trouvé votre post approprié en la circonstance. 🙂

      3. Hé bé alors sixtyniner ? Et ta culture biblique de totodidacte ? Kestanafé ? Dothan, Joseph le berger, ses frangins, Juda, le père Jacob, la tunique multicolore, la citerne, le sang de chèvre, la vente comme esclave aux ismaélites, l’Égypte, tout ça tout ça. Ah ! sacré l’olive…

        Ps : Charly et ses dames là, c’est pas mieux ni plus clair, faudrait voir à s’calmer madame le maire… On s’en tape de votre histoire médiatique, sévère même.

      4. vini, c’est joseph, ses frangins, Juda, le père Jacob numérisés ? La citerne : besoin et cupidité ?
        ps : j’ai été jusqu’à la communion.
        Je ne suis pas jérémie 38, mais olivier 69. Alors ne m’arroses pas trop, et je te donnerai de bons fruits. 😉

  16. Nos dirigeants sont pleinement responsables
    Bonjour. En dépit de la qualité de nombreuses intervention sur le sujet, je suis toujours étonné de constater qu’au fond, on finit souvent par prétendre que nos politiques sont enfermés dans des schémas, qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils font, etc.. Je prétends au contraire qu’au moins au niveau décisionnel, ils connaissent parfaitement la nature de leur action, qui est aujourd’hui une politique de classe au profit d’une minorité, au détriment de la majorité. Comparer l’époque actuelle avec celle des trente Glorieuses ne me paraît pas pertinent: dans un cas, l’action politique pouvait passer souvent pour vertueuse, puisque la redistribution des richesses était en gros acceptable. Aujourd’hui, n’importe quel étudiant de 1ere année d’économie sait qu’elle est de plus en plus injuste. Aussi, il me paraît essentiel de renvoyer chacun à ses responsabilités: la gauche dite de gouvernement et la droite qui lui “fait face” sont alignées sur la défense des oligarchies économiques et financières, traduisant ainsi très exactement dans les faits la logique de Maastricht, traité porté sur les fonds baptismaux par M. Mitterrand, homme de droite exemplaire et habile. On peut évidemment penser que de nombreux députés suivent la doxa par intérêt personnel, tout comme de nombreux cadres des partis en question, et que des “mal comprenants” n’ont pas tout saisi de la réalité qu’ils font semblant d’affronter ou de gérer. Mais point de tout cela au sommet des états européens où les leaders appliquent des directives venues de l’OCDE, du FMI, bref de la finance mondialisée, en dépit des intérêts à moyen et long terme des états dont ils ont en principe la charge. Ils sont solidement soutenus par des médias largement inféodés à ces mêmes pouvoirs plus ou moins occultes, et il faut convenir que l’Union européenne est devenue un club de lobbies puissants, qui agissent pour leur compte. L’idée européenne, si elle a jamais vraiment existé, est aujourd’hui un canevas efficace pour détruire droits sociaux, services publics, et toute idée d’un avenir acceptable pour les citoyens.Prétendre que M. Hollande serait en fait un imbécile est donc pour moi un non sens, tout comme imaginer que le Président et son parti sont “de gauche”, dans le sens où ils travailleraient pour le bien commun. PLus tard, dans le cas où le désastre général arrivera, beaucoup d’entre ces mercenaires affirmeront qu’ils se sont trompés, et ils seront suivis en cela par des medias eux-mêmes souvent acteurs des politiques actuelles. La vie publique et ses représentants ont été “privatisés”, et cela pose un problème aigu de démocratie. Beaucoup de choses doivent être réinventées, et l’histoire nous apprend hélas qu’avant un vrai cataclysme, les sociétés sont incapables de se réformer. Les Etats Unis de Roosevelt ont pourtant su faire cela, mais alors, les Etats Unis étaient une pays souverain, et non pas le chef de file de la toute puissante finance mondialisée. La naïveté qui consisterait à engraisser les gros tout en créant la disette pour les maigres “sans le savoir” n’existe pas. La lutte des classes est à l’oeuvre, et les pauvres l’ont perdue. S’illusionner sur ceux qui organisent une austérité généralisée serait, pour employer une expression souvent utilisée, peu raisonnable. Cordialement.

  17. viignoble
    “Ps : Charly et ses dames là, c’est pas mieux ni plus clair, faudrait voir à s’calmer madame le maire… On s’en tape de votre histoire médiatique, sévère même.

    c’est votre droit
    le mien est de dire que des médias et politiques ont fait un montage ignoble !
    mon droit est de dire que lorsque des personnes usent de leurs privilséges pour salir une existence et que tous se taisent ,ce n’est pas un vigneron qui postillonne tel un char dassault son trop plein d’étiquettes sur un blog qui me fera taire
    rien à voir avec une mairie

  18. olivier69
    14 octobre 2012 à 14:17

    Pardon charly,……….

    bah ,c’est pas grave ,encore un coup du ciel
    c’est grave ,me suis battue je ne peux plus parler alors,même les personnes âgées je laisse tomber mon travail,comment aider quand on est à ce point blessée,comment?

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