L’actualité de la crise : RIEN NE VA PLUS ! par François Leclerc

Billet invité

Des manifestations monstres en Espagne, l’annonce que la Fed pourrait augmenter ses achats d’actifs mensuels de 40 à 45 milliards de dollars dès janvier prochain, de sévères exigences de la Troïka de réduction des salaires des fonctionnaires et de l’aide au logement, assorties de hausses d’impôts en contrepartie d’un plan de sauvetage de Chypre, des prévisions pessimistes de la Banque d’Angleterre à propos de l’économie du pays, tel était l’essentiel de l’actualité d’hier soir, presque la routine pourrait-on dire.

Un événement a pourtant échappé à celle-ci : l’intervention de Charles Dallara, le directeur général de l’Institute of International Finance (qui représente les mégabanques) devant un parterre de banquiers à Athènes. « Je crois qu’un effacement de dette par le secteur officiel, sur le mode de ce que les créanciers privés ont fait, ça mettrait le feu aux poudres en Europe. Ce n’est pas le moment » a-t-il dit en repoussant donc celui-ci à plus tard. Pour préconiser dans l’immédiat « des solutions non conformistes » reposant sur la réduction des taux d’intérêts des prêts en cours et à venir, en évoquant même les prêts à taux zéro du FMI destinés à certains pays en difficulté. Ajoutant que « le FMI ne devrait pas se contenter de réduire les taux mais il devrait aussi trouver les moyens d’accroître sa propre participation financière », car « c’est sur la croissance que l’accent devrait être mis ».

Un tel discours public exprime l’inquiétude des milieux d’affaires internationaux devant la dégradation de la situation en Europe et l’incapacité des dirigeants européens à y faire face. De la même manière que le plongeon enregistré à Wall Street hier soir a été le contrecoup des préliminaires des négociations entre démocrates et républicains à propos de la réduction du déficit public, sur le même mode qu’auparavant, alors que le déclenchement du « mur budgétaire » aurait des conséquences redoutées par ces mêmes milieux sur l’économie si aucun accord n’était à nouveau trouvé.

Décidément, rien ne va plus !

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92 réflexions sur « L’actualité de la crise : RIEN NE VA PLUS ! par François Leclerc »

  1. Un krach économique provoque rapidemment une baisse des activités commerciales et industrielles, ce qui va de facto créer un chômage de masse. Le choix de fermer ses frontières, comme ce fût le cas en 1929, ne peut se réveler que tragique, puisqu’en temps de krach, il faut permettre de faire circuler les produits le mieux possible.

    La masse de monnaie créée dernièrement (et depuis de longues années) va engendrer une hyperinflation, c’est à dire des prix en milliards d’euros, de dollars, de yuans, de yens,ect…Les économies qui sont inter-dépendantes de nos jours, va amener rapidemment ce type de prix changeant constamment en plus, voir la République de Weimar ou l’hyperinflation du Zimbabwe.

    La bourse fait face de nos jours à des transactions à haute voire à très haute fréquence, qui ne permets plus aux autorités de régulation financière de tracer toutes les flux financiers. Il y a déjà eu plusieurs baisses significatives dans les bourses les plus influentes de la planète, comme le Dow Jones, le NYSE-Euronext et beaucoup d’autres, qui ont vu leur cours chuter de 20% en très peu de temps. La dépendance à ce type d’échanges boursiers est un risque pour l’économie, qui dépends de la finance.

    Les baisses d’importations (la dépendance de l’extérieur), des exportations et des flux financiers sont des conséquences de krach économique, ce qui va faire chuter les capacités de consommation nationales. Nos sociétés fonctionnent autour de l’énergie, dont les prix deviendront inaccessible comme pour les autres produits, la redistribution de produits de consommation permets de maintenir la cohésion sociale.

    Lien survivalisme
    https://www.google.fr/#hl=fr&output=search&sclient=psy-ab&q=survivalisme&oq=sur&gs_l=hp.1.0.35i39j0l3.1464.1847.0.4390.3.3.0.0.0.0.166.383.1j2.3.0…0.0…1c.1.MflKu6lnC6E&pbx=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&fp=98c0017ee08c13ee&bpcl=38625945&biw=1093&bih=514

  2. En finir avec l’Euro qui détruit les peuples et conduit aux tensions Nord/Sud.

    Et c’est un néo libéral Bruno Colmant qui vous en parle..

    Euro : la monnaie contre la rue ?

    Les chocs sociaux qui frappent les pays du sud de l’Europe ne peuvent pas être sous-estimés.

    Qu’on y réfléchisse : on leur impose à ces populations des plans draconiens liés à une monnaie d’évidence trop forte (sans possibilité de dévaluation, sinon l’appauvrissement collectif) qui, combinés à un choc de croissance et à des dettes publiques (avec leur corollaire de charge d’intérêt) insoutenables, autoalimentent la récession.

    Bien sûr, la rue n’a pas toujours raison et on n’a pas raison contre la rue.

    Toutefois, comment ne pas comprendre ces expressions sociales, puisqu’il n’y a aucun projet positif à cort terme derrière l’équilibre budgétaire ?

    Quand 25 % d’une population active est au chômage (et plus de 50 % des jeunes) et que le seul projet est de lever des impôts au motif qu’il faut défendre le pouvoir d’achat d’une monnaie devenue inadaptée, il y a de quoi s’interroger.

    Si la démocratie survit à de tels tourments (et il faut ardemment le souhaiter), il n’est pas exclu que des peuples appauvris cherchent leur salut dans des retours aux monnaies nationales.

    On le constate aujourd’hui : l’extension précipitée à l’euro à des économies faibles fut une grave erreur.

    http://blogs.lecho.be/colmant/2012/11/euro-la-monnaie-au-nord-la-rue-au-sud.html

    1. Quand 25 % d’une population active est au chômage (et plus de 50 % des jeunes) et que le seul projet est de lever des impôts au motif qu’il faut défendre le pouvoir d’achat d’une monnaie devenue inadaptée, il y a de quoi s’interroger.

      Voui voui voui… j’ai comme l’expression que c’est bel et bien arrivés au moment de devoir payer des impôts que ces messieurs s’émeuvent subitement du chômage et s’interrogent de la pertinence des politiques d’austérité, voire de l’euro…
      Le consentement à l’euro des zhappyfews serait-il inversement proportionnel au niveau d’imposition d’iceux – et les désillusions sur l’euro proportionnelles à la montée du risque patrimonial couplé pour faire le compte à la chute des rendements monétaires et obligataires ? On peut raisonnablement considérer comme superfétatoire le dernier point d’interrogation.

  3. Quelle solution :

    Pour la Grèce, l’Espagne, transférer au plus vite les usines chinoises, en effet à quoi sert une cure d’austérité si vous ne mettez pas en regard, l’activité à redémarrer.

    La Grèce a gonflé sa croissance les années passées par subvention et grands travaux financer par l’Europe, dès le moment où ces éléments n’existent plus et compte tenu du fait que l’entrée dans l’Euro a atomisé l’ancienne économie non concurrentielle, tant que la Grèce ne trouve pas une activité immédiatement démarrable, toute restriction budgétaire n’aura que pour conséquence une détérioration du budget par baisse des recettes…

    Seule solution faire de la Grèce un concurrent de la Turquie et de la Tunisie au niveau touristique, pour se faire il faut couper la relation prix uniforme de la vie dans la zone euro, en d’autres termes seul un découplage de l’Euro peut permettre à la Grèce de développer de manière intensive le tourisme, seule réelle activité compte tenu de son histoire non industrielle, quant à savoir si l’activité portuaire avec les chinois peuvent être une solution, juste pour vous donner un petit aperçu de la limite de cette activité, pour faire venir un container de chine, la partie bateau coute aussi cher que ……………. le transport du havre à Paris, bref la limite de l’activité des ports résident sans la puissance de sa zone d’attraction, la Grèce n’a donc aucune chance, sans compter que l’ouverture du Panama aux navires plus large va révolutionner le transport maritime Asie-Europe….

    Pour l’Espagne, se sont mis à construire des maisons, des autoroutes, des aéroports, à un moment on a tout construit et l’activité s’arrête, pour ma part je ne vois que deux alternatives :

    – organiser des voyages charters pour faire des ventes à la bougie des 1 ou 2 millions de logements vides, peut-être aussi organiser des camps de vacances séniors
    – organiser des charters de jeunes vers l’Allemagne qui semble être à la recherche de jeunes, et en parallèle donner des cours d’allemand intensifs…

    En fait si par le passé l’effet des restrictions budgétaires se limitait à un effet de 0.5 sur le PIB, lorsque vous n’avez plus d’activité à relancer, en fait la réduction budgétaire se traduit immédiatement en baisse au moins équivalente du PIB

    Le prblème de la restriction budgétaire européenne n’est pas tant les restrictions mais qu’il n’y a pas d’activité à relancer, ce faisant la fermeture des usines françaises actuelles est gravissime pour l’avenir de notre pays, quand notre note va-t-elle baisser, ce me semble il s’agit d’une question de jours, quoique je me demande toujours la place de l’Allemagne dans ce qu’on appelle le marché, pour ma part le marché financier c’est l’Allemagne en priorité, il est peut-être trop tôt pour elle de lâcher la France, même si quoiqu’il arrive notre tour viendra et nous découvrirons alors la vraie valeur de notre pays et de ceux qui nous gouvernent.

    Bref sans transfert des usines Allemandes ou Chinoises vers le Club Med, la relance des pays PIIGS n’ont aucune chance, l’Italie conserve encore une industrie qui devrait tel Fiat redonner des couleurs à l’Italie, quant à la France, je crains que nous payions très très cher ces 30 dernières années…

    Quant à savoir si une meilleure répartition des revenus serait intéressante, c’est l’idée de ce blog, bien évidemment cela serait bien plus confortable, reste que la crise économique actuelle est le transfert des usines des pays occidentaux vers les pays  » jaunes », la fin du travail pour tous, si j’ajoute l’islamophobie montante, on peut se poser la question si un retour au religieux et à l’Ethique qu’elle prône n’est pas la seule voie possible pour notre Europe vieillissante.

    Ne suis pas croyant du tout mais ce me semble la crise actuelle provient de l’individualime excessif de notre société au détriment du collectif, in fine c’est peut-être la religion qui a en fait permis l’avènement de notre société à son apogée actuelle !!!!!

    Je sais Vigneron et Cie vont venir épiloguer sur ce texte, mais au delà d’une meilleure répartition des richesses, que proposez vous de sérieux pour la crise existantielle que nous traversons actuellement, la crise financière n’en est qu’un petit phénomène, ce me semble Apple avec ses batteries conçues pour tenir 2 ans max, Samsung avec ses condo qui ne doivent pas dépasser 3 ans, nos voitures françaises tout juste capable de tenir le temps de la garantie, je ne vois pas bcp de différences entre le comportement des financiers et celui de certains industriels aujourd’hui …..

    1. Non non, j’épilogue pas sur les épitaphes, surtout les sinistres ou pire, celles gravées à échelle industrielle par les Pompes Funèbres Générales du tout- venant gerbatoire sans même l’excuse d’un semblant de coquetterie kitsch. Bzz bzz zzzzz…

  4. « Un tel discours public exprime l’inquiétude des milieux d’affaires internationaux devant la dégradation de la situation en Europe et l’incapacité des dirigeants européens à y faire face.’

    Traduction en temps réel : ce énième baratin exprime la frustration de la canaille bancaire face à l’évidence que leurs marionnettes politiques sont tellement stupides et arrogantes qu’elles vont susciter la hargne des gueux et empêcher les maîtres d’avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.

  5. Le feuilleton continue en attendant une nouvelle réunion de l’Eurogroupe mardi prochain.

    La solution qui est recherchée serait à l’image du reste : faute de mieux, un pansement serait trouvé pour durer jusqu’en 2014, passé le cap des élections allemandes. Cela impliquerait de dégager 13,5 milliards d’euros, qui pourraient être réunis grâce à un cocktail de mesures : baisse des taux d’intérêt des crédits déjà accordés, étalement de leur calendrier de remboursement et, si nécessaire, rachat de dette à la valeur du marché par l’État.

    Mais le FMI continue de jouer le trouble-fête, voulant « une vraie solution », ce qui suppose une restructuration de la dette en bonne et due forme, menaçant de se désengager du dispositif, ce qui mettrait tout par terre.

  6. effacer la dette greque et les irlandais, espagnoles et portugais demanderont la meme chose. accode le leur et les banques couleront. coule les banques et on risque le desastre… On ne tappe pas sur la bonne personne. Les responsables de ce b…. sont ceux qui ont cree l euro. Dailleurs se sont les memes qui nous pousse vers l europe federale… Ben oui ca fonctionnera mieux en federale. Regardez par exemples; la belgique, la tchequoslovaquie, la yougoslavie… euuuh attendez la.

    Plus serieusement il y a effectivement des problemes avec la finance. Mais que cela ne fasse pas oublier le fait qu il y a surtout un probleme avec l Etat et avec l euro!!! Mais bon allez expliquer ca a une population qui est devenue totalement socialiste (sans meme s en rendre compte). Sinon une derniere chose tout le monde parle de reguler les marches. J ai toujours des doutes moi. Qui va les reguler? Les memes que ceux qui ont cree l euro? Ben voyons.

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