LES ILLUSIONS PERDUES, par Michel Leis

Billet invité

La pièce qui s’est achevée ce vendredi 30 novembre à propos du site de Florange aura été riche d’enseignements. Le gouvernement table sur les emplois préservés pour vendre cet accord à l’opinion, pourtant, rien n’a changé sur le fond, la stratégie de Mittal reste identique. Cet accord laisse la plupart des partenaires sceptiques, ce qui peut se comprendre aisément, le groupe Mittal ayant un lourd passif de promesses non tenues. Pour comprendre ce qui s’est joué, il faut essayer de revenir sur les enjeux.

Tout d’abord, il faut essayer de décrypter (de l’extérieur, l’exercice est toujours risqué) la stratégie du groupe Mittal. Leader mondial de l’acier, il devrait être l’un de ces sous-traitants laminés 🙂 par les donneurs d’ordres[i]. Pourtant, de par sa position de leader et la situation oligopolistique du marché de l’acier, le groupe Mittal a maintenu un rapport de force tout à fait favorable. Le moins que l’on puisse dire est qu’il préserve ses prix et ses marges, illustrant ainsi le mécanisme de formation des prix fondés sur le statut présenté par Jorion dans son ouvrage[ii]. De plus, le groupe Mittal organise en interne la division du travail et calque sa stratégie sur les contraintes de ces donneurs d’ordres : fabrication de l’acier proprement dite réalisée sur les sites à moindre coût, quelles que soient leurs localisations, tandis que la transformation s’opère sur des sites proches des clients finaux pour leur permettre d’assurer ce flux d’approvisionnement continu propre à la norme de production moderne. L’ensemble assure des marges plus que confortables, ce qui renvoie à cette dynamique de la norme de profit déjà évoquée ici. De ce point de vue, le groupe est le bon élève du monde libéral. Je voudrais rappeler ici un article de l’Express du 31/08/2000[iii] qui, sous le titre « La rentabilité des fonds propres », renvoyait Usinor aux poubelles de l’économie sous prétexte d’une rentabilité sur fonds propres insuffisante. Au final, Usinor a fusionné avec d’autres groupes européens pour former Arcelor, lui aussi incapable de répondre aux attentes de profits, et qui a fini par se faire racheter par Mittal, celui-ci ayant une meilleure rentabilité sur capitaux propres avec sa division du travail mondialisée.

Historiquement, la rentabilité de l’industrie sidérurgique a rarement été mise en péril, même si comme toute industrie à forte intensité capitalistique, le retour sur capital est plus faible que dans la haute technologie ou la finance. Il faut aussi rappeler que la dernière révolution dans le domaine de la production de l’acier est européenne, elle a commencé en Italie il y a plus de 40 ans avec la création de petites unités produisant de l’acier à partir de ferrailles de récupération dans des fours électriques, le tout sur un mode beaucoup plus économique que celui des hauts fourneaux traditionnels. Ce mode de production occupe aujourd’hui 40% du marché mondial de l’acier et c’est cette évolution qui a servi de base à une nouvelle division du travail. Pour simplifier, la phase à chaud (le produit brut) et la phase à froid (le produit fini) n’obéissent plus tout à fait aux mêmes règles du jeu. En dissociant ces deux aspects complémentaires tout en leur imposant les mêmes critères de rentabilité, les groupes sidérurgiques vont progressivement sortir du paysage industriel européen la partie la moins rentable. De manière plus générale, en imposant les mêmes contraintes à l’ensemble de la chaîne de valeur, l’industrie condamne à terme toutes les unités de production à faible valeur ajoutée implantées dans les pays occidentaux.

L’élévation de la norme de profit qui conduit à ce type de stratégie est à la fois le résultat des politiques presque entièrement dédiées aux entreprises[iv] menées par les États, et l’expression d’un rapport de force extrêmement favorable au monde économique évoqué dans mon billet du 11 octobre. Or, voilà que tout d’un coup, Arnauld Montebourg est sorti de son rôle et s’est déclaré prêt à remettre en cause les règles du jeu. Nationaliser l’ensemble du site de Florange, c’est substituer une approche globale à celle fondée sur le seul calcul économique, c’est implicitement remettre en cause une division du travail réalisée essentiellement en vue de l’élévation de la norme de profit. Mittal, en déclarant qu’il ne céderait jamais la phase à froid, a tué par avance toute possibilité d’avancer dans cette direction, sauf à aller au conflit ouvert.

Ce qui est surprenant, c’est l’accueil que ce projet de nationalisation a reçu, au-delà des seuls employés du site, appui que rien ne laissait présager, tant 30 ans de propagande libérale ont voué aux gémonies de telles politiques. La fin de partie signée par le premier ministre paraît bien piteuse, mais elle est aussi très révélatrice. Le communiqué du gouvernement qui salue l’intervention de Arnaud Montebourg précise qu’elle a contribué à « l’établissement d’un rapport de force plus favorable » reconnaissant ainsi explicitement cet état de fait. Implicitement, il nous dit aussi que celui-ci ne peut plus être changé par les luttes sociales et les organisations syndicales. Seul, le monde politique est en mesure de changer la donne, ce qu’il se garde bien de faire, les grandes entreprises peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Le rideau est maintenant tombé et ce n’était pas une comédie avec des décors de Roger Hart et des costumes de Donald Caldwell. L’attitude du ministère du redressement productif a suscité des réactions mitigées, tant la fin de partie n’as pas été à la hauteur du déroulé de cette pièce. Mais les doutes émis vis-à-vis d’un acteur majeur de l’économie réelle laissent à penser qu’au-delà des acteurs de la finance et malgré 30 ans de fabrication intensive du consentement, l’ensemble de l’économie a perdu une grande partie de crédibilité, n’en déplaise à Laurence Parisot. Cette pièce montre aussi combien les attentes vis-à-vis du monde politique sont élevées, Mélenchon et d’autres pourraient bien un jour prochain élargir leurs soutiens au-delà de leurs bases traditionnelles. En attendant, l’ampleur de la déception se mesure à l’aune de ces attentes.



[i]
 Je fais référence ici à mon précédent billet, « une crise peut en cacher une autre »

[ii]

« Le prix » aux éditions du Croquant

[iii]

Article que je citais dans mon essai pour illustrer la hausse de la norme de profit.

[iv]

En commençant par les politiques fiscales depuis le début des années 80.

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66 réflexions sur « LES ILLUSIONS PERDUES, par Michel Leis »

  1. Joli billet.
    Merci.
    « l’ensemble de l’économie a perdu une grande partie de crédibilité, n’en déplaise à Laurence Parisot. »
    ben oui.
    « Mélanchon et d’autres pourraient bien un jour prochain élargir leurs soutiens au-delà de leurs bases traditionnelles. »
    ben oui.
    Encore un petit effort, camarade…
    Mélenchon Mélanchon Mélenchon
    enfin, de l’effort, y en a
    de l’avancée,
    yen a.
    encore un petit effort….;

    1. Un peu de respect pour le vieux sénateur.
      Ecoutons le:

      « pas révolutionnaire, mais keynésien »

      « les investisseurs n’ont rien à craindre »

      « pas d’extrême gauche, voyons, ancien sénateur, et ancien ministre »

      « Nous n’appellerons pas à des manifestations.
      Nous, on suit les syndicats … Ni soutien, ni participation, ni opposition…
      L’extrême gauche donne des consignes pour la grève ou le reste, mais pas nous !…
      Besancenot dit on doit être l’opposition,
      mais laissons le respirer, donnons une chance à notre pays » (18 Avril sur LCP)

      Laissons les vieux éléphants rêver du fleuve Elysée et reposer en paix.

      1. Mélenchon et ses « camarades » neostaliniens se posent simplement en recours du gouvernement actuel pour canaliser les éventuelles manifestations du peuple et initier une autre image d’un gouvernement social-démocrate, un peu plus à gauche.
        Je connais par contre des électeurs traditionnels du centre-droit, pour utiliser le vocabulaire autorisé, qui ont voté pour lui et je pense que c’est un signe d’exaspération.
        Ces gens du Front de gauche sont des récupérateurs et l’une des deux dernières armes de la domination contre les révoltes populaires.
        L’autre arme est bien entendu la dictature d’extrême droite.

      2. Oui on sait Charles A, Mélenchon est votre ennemi personnel et tout ce qu’il dit est soit mensonger, soit une preuve de sa félonie.

      3. @ Kaiel

        Ce blog n’est pas fait pour échanges émotionnels.
        Essayez de démontrer qu’il ne s’agit pas de la répétition du modèle avoué, Mitterrand.
        Nous vous écoutons.

      4. on va pas refaire le match, que les hypnotisés du FDG et les conspi qui voient des sociaux traitres partout (histoire de caricaturer des 2 cotés) se donnent rencard au bar le plus proche, qu’ils se tapent sur la gueule à l’exterieur avant d’aller boire des coups ensemble après la suée, comme à la grande époque ^^
        Pour Melenchon, j’ai franchi le pas de la premiere a la deuxieme categorie quand j’ai vu l’ahurissant clip de la presidentielle soigneusement étudié pour faire fuir une bonne partie des electeurs potentiels dans la derniere ligne droie, mais chacun voit midi à sa porte, pas besoin d’accuser qui que ce soit.

      5. Charles A.
        Quel romantisme, ce cher Charles A., et attardé, si je puis me permettre.
        Ainsi, vous seriez le dernier à perdre vos illusions sur nos socialo de droite ?

        Du haut de vos 1% de popularité, sûr que le capitalisme et ces faux-derches de Mélenchon et Cie n’ont qu’à bien se tenir. Sûr qu’en tapant sur Mélenchon à bras raccourci, le patronat tremble de peur. Je le vois muet d’effroi… et soulagé que le digne Mélenchon ramasse à sa place les coups votre colère vengeresse.
        Ne feriez vous pas une erreur d’ objectif ? 1% , et en baisse, ça compte…

    2. La capitulation d’aujourd’hui ne passe pas 
aussi bien que la résignation d’hier…
      comme disent les syndicalistes reçus hier soir : c’est le Medef qui a gagné….

      …S’agissant de la Lorraine, nombre de salariés, de jeunes comme de chômeurs et retraités, 
ont mis leur espoir, là comme ailleurs, dans le changement après cinq années de droite ultra, de mensonges communs à Nicolas Sarkozy et Lakshmi Mittal à Gandrange. 
Les jours qui viennent diront comment le peuple 
des forges réagira 
à l’affront et au sacrifice annoncé des générations actuelles et à venir. Au sein même 
du Parti socialiste, 
le malaise traverse ministres et députés. À gauche, le secrétaire national du PCF résume 
la question posée au nouveau pouvoir politique : 
« Le gouvernement s’engage-t-il, par la nationalisation 
ou tout autre contrôle public, à assurer l’avenir industriel 
de Florange et d’Arcelor en France ? Oui ou non ? » 
De la réponse « dépend l’avenir de gens qui se battent courageusement pour la survie de leur emploi, 
pour l’indépendance sidérurgique de la France »….

      …Médicament, eau, acier, secteur bancaire doivent-ils être considérés comme des biens communs nécessaires au développement et au redressement 
du pays ? …
      Extrait de :
      http://www.humanite.fr/politique/florange-lheure-de-verite-du-gouvernement-510402

      le retour de l’idée de « nationalisation » n’est que le reflet de la montée, enfin, d’une conscience de classe.

      1. le retour de l’idée de « nationalisation » n’est que le reflet de la montée, enfin, d’une conscience de classe.

        Non, c’est une idée patriotique dans la lignée des idéologies de la démondialisation.

      2. Selon un sondage Tilder – LCI – OpinionWay rendu public ce jour,
        76% des Français ne font pas confiance au gouvernement
        pour obtenir que les engagements pris par ArcelorMittal soient tenus.

        On a déjà donné avec Mitterrand, Jospin et tous leurs ministres au service du capital.
        .

  2. Mélenchon et d’autres pourraient bien un jour prochain élargir leurs soutiens au-delà de leurs bases traditionnelles

    J’en connais quelques-uns autour de moi qui ont voté pour lui à la présidentielle, et qui ne sont pas de gauche à l’origine.

    1. J’en connais au moins un qui a voté Mélanchon pour renforcer les idées de gauche en succéssion à Sarkozy.
      Il n’est pas étonné de la suite des actions d’une gauche qui a défaut d’étre caviar est au moins Tarama.

  3. Les Multinationales font leur boulot, celui de générer un maximum de profits.
    C’est comme la fable de la grenouille et du scorpion, on ne changera pas les multinationales.
    Les politiques censés représenter les intérêts du peuple, le trahissent régulièrement.
    Ouvrir les frontières permet les importations de pays à bas cout et tuent l’industrie française, lentement et surement, génère du chomage, pour le plus grand profit des groupes comme Mittal. Merci l’Union Européenne, qui n’est pas celle des citoyens mais bien celle des multinationales.

  4. Maintenant, sortons de la chronique sénatoriale…
    il faut jubiler de cette présentation de mon camarade Damien Millet sur la dette:
    Partie 1
    http://www.dailymotion.com/video/xv7vd2_damien-millet-au-forum-social-local-du-cher_news
    Partie 2
    http://www.dailymotion.com/video/xv88q3_damien-millet-2_news#.UL-jIfI2-S8
    Précis, pédagogique et drôle !
    La conclusion à retenir: « A Cuba, dans la Sierra Maestra, ils étaient au départ 7  »
    Nous sommes des millions d’anticapitalistes dans le monde.
    La crise ne fait que commencer.
    Patience et détemination.

      1. Le Sénat n’est que la chambre conçue par les Versaillais,
        devenus les jduCAC40, pour freiner l’Assemblée.
        Il ne sert qu’à défendre la classe totalement obsolète des actionnaires.
        Il disparaitra avec elle.
        Mais si on peut le supprimer tout de suite,
        ce sera déjà des économies utiles.

    1. Hé oui ! quelle belle mécanique : ça ne peut que déboucher sur d’énormes injustices et à grande échelle. Qu’ils dégagent ces usurpateurs !
      Connait son sujet par cœur le bonhomme. Merci, excellent.

  5. Rumeur : info ou intox ?
    Cet été encore, on a vu la directrice du FMI séjourner sur le bateau du milliardaire pour y faire de la plongée au large de Bonifacio….
    Curieusement, le gouvernement de l’époque a déposé à terre toutes les armes dont il disposait face à Lakshmi Mittal. Ainsi, le 16 décembre 2008, l’autorité de la concurrence condamnait ArcelorMittal à une amende record de 301 millions d’euros pour cartel sur le marché de l’acier. Le groupe fit appel. Son amende fut ramenée à 42 millions d’euros. Christine Lagarde, alors ministre des finances, ne fit pas appel de la décision.
    De même, depuis que le groupe sidérurgique est passé sous le contrôle de Mittal, il ne paie pratiquement plus d’impôts en France. Grâce au miracle des prix de transferts, l’essentiel semble rapatrié au Luxembourg, ce qui sans doute a été une des bases du soutien du grand-duché à Mittal lors de l’OPA hostile. L’optimisation fiscale, comme le dit le ministère des finances pour ne pas employer le gros mot d’évasion, est estimée à environ 1,3 milliard d’euros. Là encore, aucune action n’a été entamée contre le groupe pour tenter de recouvrer au moins en partie ces sommes évanouies.

    ps : Parmi les gros contrats attendus dans les mois à venir avec l’Inde, il y a le Rafale. Dassault Aviation espère signer début 2013.
    Voir également Mittal et GS…. http://www.rtbf.be/info/economie/detail_mittal-un-colosse-aux-pieds-d-argile-en-train-de-flancher?id=7886483

    1. Le passeport indien c’est pour en attendrir certains et en exciter d’autres. Juste un plan com qui passe décidément très bien. Aucun business en Inde. Donc aucun rapport avec des contrats en Inde. Mittal est inconnu en Inde mais Lakshmî est la déesse de la richesse…
      Pour revenir au plan com:
      « L’homme d’affaires indien Lakshmi Mittal n’hésite pas à évoquer des sentiments racistes pour expliquer les réactions négatives à son OPA hostile sur Arcelor »
      ça fait quand même mieux que:
      « L’homme d’affaires britannique Lakshmi Mittal n’hésite pas à évoquer des sentiments racistes pour expliquer les réactions négatives à son OPA hostile sur Arcelor »

      1. Bonjour julien,
        Juste un plan com qui passe décidément très bien. , je ne fais que relater une info journalistique….
        info ou intox ?
        Pour moi, qui suit un soi-disant « sans-culottes », cela ne change en rien aux problèmes. 🙂

  6. Bonjour

    Merci M. Leis pour ce billet clair et instructif.
    A l’appui de vos dires sur le critère de profit, voir le dernier rapport prospectif de Goldman Sachs sur les gaz de schistes aux US: PAS UN MOT sur les coûts environnementaux et les dégâts irréversibles causés par cette industrie: que le profit …..( Business Insider)

    Il y a très longtemps, les empereurs de Chine avaient constaté la nocivité des effets générés par les désirs frustres des marchands, leur fièvre de l’or, et conclu que ces gens là devaient être tenus « rênes courtes » pour le bien de la société toute entière.

    Lui Président , formé dans nos meilleures écoles, devrait « normalement » savoir ça!

    Cordialement.

  7. Il préserve ses prix et ses marges, illustrant ainsi le mécanisme de formation des prix fondés sur le statut présenté par Jorion

    C’était hier la journée de la lutte contre la corruption et il semble que la France soit bien mal notée selon une échelle de valeurs que je n’ai pas pris le temps d’analyser. Je ne sais pas si elle prend en compte la corruption légale que sont les prix de transferts – qui construisent le fuite de toute imposition. La France est donc sous cet angle un paradis fiscal légal pour ceux qui en ont les moyens. Les PME ne sont en général pas concernées. Tant que nos dirigeants ne voudront pas et ne sauront pas mesurer les mécanismes qui nous appauvrissent, il n’y a aucun espoir à avoir. J’ai travaillé un moment pour une filiale de la Caisse des dépôts qui sous traitait ses contrats à travers Jersey.
    Il se passe la même chose en écologie: ce n’est pas tant un virus, des bactéries ou des algues toxiques qui tuent les huîtres mais le laisser-aller de tous les acteurs concernés, je souligne TOUS, y compris administration, recherche et politique.

  8. C’est presque une bonne nouvelle que vous nous donnez là. La crédibilité de Parisot and Co est entamée malgré 30 ans « d’explications » que la parole de ce groupe est d’essence divine.

  9. La partie est loin d’être terminée!

    Notre gouvernement a beau s’exciter sur son sifflet, le match continue: et pour cause, ce qui est en jeu n’est rien de moins que la propriété des moyens de production.

    Il faut dire qu’avec des arguments comme l’emploi (et sa sauvegarde à défaut de sa création) le gouvernement n’a que peu de chances d’enthousiasmer les foules… ce qui est aussi en jeu est l’abolition du rapport social d’enrôlement.

    Menaces sur le terrain de la propriété des moyens de production, menaces sur le terrain du rapport social d’enrôlement, les capitalistes se sont fait une bonne frayeur et réjouissez-vous ce ne sera certainement pas la dernière.

  10. « Le communiqué du gouvernement […] nous dit aussi que celui-ci ne peut plus être changé par les luttes sociales et les organisations syndicales. Seul, le monde politique est en mesure de changer la donne… »

    Et à Notre-Dame des Landes, c’est Montebourg qui a contraint Ayraut-port à négocier ? Pour les Conti et autres Moulineux, c’est Montebourg ou autre gommeux à écharpe qui est à l’origine de leurs succés ?…

    Il faudrait un grand plan de nationalisations pour tous les secteurs où la racaille patronale délocalise à fond, et tous les secteurs de bien commun. Le profit nous enterre, la planification incluant la mise au pas des profiteurs, c’est l’avenir.

  11. En ce début du XXI, la Démocratie était devenue trop douloureuse à l’Économie et il devenait évident au pouvoir Politique que sa tache désormais était de l’euthanasier.


    Sous-titre aux ILLUSIONS PERDUES.

  12. à voir absolument en complément de l’article , un film de Julie bertolucci : « un monde en fusion » sur la restructuration de l’acier en interne où l’on voit la duplicité des managers en clair, poussés par la malignité des financiers actionnaires….Ce qui est incroyable c’est que les acteurs du secteur aient accepté de se faire filmer genre l’émission streap tease, sans s’apercevoir de tout ce qu’ils vont avouer ou révéler malgré eux à l’écran. Ce n’est pas un reportage, il n’y a quasi aucun commentaire, juste les images des managers et leurs dialogues lors de réunions ou de repas, de visite de sites…édifiant!
    Voici le lien en VOD, désolé c’est payant (seulement 3 euros) mais julie bertucceli mérite d’être enfin payée pour ce travail que la télévision a gardé confidentiel…Bien qu’en temps ordinaire je sois plutôt pour le gratuit…surtout quand il s’agit de matériel déjà amorti 100 000 fois et que l’on nous sert des discours de SDF pour expliquer que le millionnaire qu’il y a au bout et qui vit de ses rentes (pas de ses concerts en province) , pourrait en pâtir !
    le lien en question : un Monde en fusion _julie bertucceli
    http://www.universcine.com/films/un-monde-en-fusion
    NB/ les extraits sont sympas mais peu significatifs , il faut voir l’ensemble et surtout le début croustillant où l’on voit le principal animateur en duplicité et en évasion de capitaux , expliquer que la dérégulation va nous envoyer dans le mur mais dans un monde world wilde , il faut y aller quand même : on est en 2001!
    Avoir en tête ce qu’a dit Paul jorion sur la crise et voir le film après est délectable!

    1. @Luigi /il s’agit bien de julie Bertucelli (et non bertolucci) elle a réalisé plusieurs documentaires ,remarquables . Elle est la réalisatrice d’un film très intéressant « depuis qu’Otar est parti » dont l’action se passe en parallèle à Tbilissi et à Paris

  13. il faut analyser la situation de mittal sous un angle purement financier
    ce n’est pas un génie industriel qui est à l’oeuvre.
    La croissance de mittal ne repose que que sur un endettement contracté pour racheter d’autres acteurs du marché, pas sur ces capacités d’innovations ni sur la qualité de ses produits.

    donc cherchez qui a financé mittal pour comprendre comment les emprunts seront remboursés.

    Evidemment pour rembourser il faut soit être très « rentable » en cash , soit céder des actifs
    Si vous êtes nationalisé, çà créer tout de suite un évènement de crédit , petit musique très désagréable pour renouveler ses lignes de crédit.

    Si vous faites durer le plaisir vous trouverez toujours une oreille compatissante pour récupérer auprès du contribuable des subventions, des exonérations tandis que le cash ira toujours à l’endroit convenu.

    le mécanisme des sub primes ne sert pas qu’a financer des maisons de banlieues ouvrières ce serait un peu trop simple.

    L’argent « facile » sert à dépouiller les gogos de toutes catégories.

    La qualité de l’emprunteur importe peut du moment qu’on récupère à la fin , le capital, les intérêts, les commissions et les frais de procédures (expulsions, recouvrement et pénalités de retard)

    Pensez y qu’en vous prendrez votre prochain crédit « gratuit ». Celui qui fait la bonne affaire ce n’est peut être pas vous ! Et ne vous fiez pas au sourire de la crémière.

    1. +1 Zebulon

      il faut analyser la situation de mittal sous un angle purement financier
      ce n’est pas un génie industriel qui est à l’oeuvre.
      La croissance de mittal ne repose que que sur un endettement contracté pour racheter d’autres acteurs du marché, pas sur ces capacités d’innovations ni sur la qualité de ses produits.

      donc cherchez qui a financé mittal pour comprendre comment les emprunts seront remboursés.

      Deux articles parus dans la presse pour mieux comprendre :
      Mittal, un colosse aux pieds d’argile en train de flancher ?

      Lakshmi Mittal rentre au CA de Goldman Sachs

    2. Quelles que soient les stratégies menées, acquisition, investissement dans l’outil de travail, le recours au crédit est une constante dans les grandes entreprises depuis une trentaine d’année. Il y a au moins deux raisons à cela :
      1. Une raison objective : Les séries courtes requises pour maintenir la norme de consommation actuelle nécessitent d’énormes investissements dans l’outil de travail.
      2. Une raison subjective : les attentes de rentabilité sur capitaux propres font que les entreprises privilégient l’endettement pour bénéficier à plein de l’effet de levier.
      Si la rentabilité sur capitaux propre est élevée, la rentabilité sur chiffre d’affaire a tendance au mieux à stagner dans nombre de secteurs. Dans le monde de l’économie réelle, l’écart entre +3% et -3%, est faible, surtout en temps de crise… Sauf qu’avec -3%, et un niveau de fond propre relativement faible, les entreprises présentent très vite des ratios de risque très élevé, quand elles ne mangent pas leur capital.
      Les points 1 et 2 ne sont pas indépendants. Les investissements requis font que les grandes entreprises ont eues à un moment recours à l’actionnariat extérieur. Ce sont de plus en plus des fonds d’investissements ou des raiders qui ont des attentes de profits plus élevés, la boucle est bouclée. J’en tire personnellement une conclusion : il est indispensable de revenir à une fiscalité sur les bénéfices et sur les revenus mobiliers beaucoup plus élevées.

  14. Ce qui ressort d’ulcos et des contraintes sur la production de co2, c’est que la filière électrique semble tenir la corde. D’où la chansonnette , le haut fourneau c’est has been.

    mais bon encore faut il être sûr d’avoir de l’électricité.

    La stratégie industrielle c’est comme l’art de la guerre, il ne faut pas la confier aux enfants de choeurs.

  15. Après l’automobile, la sidérurgie, l’équipementier des télécoms Alcatel-Lucent licencie.

    Des employés interviewés ce matin disaient: « Il n’y a aucun protectionnisme en Europe, par contre la Chine, les USA savent protéger leurs intérêts. »

    C’est clair nos « élites » au nom du dogme néo-libéral, sont prêtes à laisser partir tous nos emplois industriels et à laisser se délabrer le tissu social.

    Nous avons actuellement 50000 chômeurs de plus chaque mois dans ce pays. D’ailleurs les services sociaux comme la CAF sont de plus en plus débordés. Je ne parle même pas du Pôle emploi.

    Rien ne va plus, si les dirigeants élus par le peuple ne sont plus en mesure de défendre l’intérêt général, ou pire y ont renoncé pour respecter les dogmes néo-libéraux de l’UE, au risque de mettre à bas nos services publics et sociaux, alors tout cela ne pourra se finir que par une insurrection: pas seulement une insurrection des consciences cette fois là.

    « Le changement c’est maintenant ! », qu’ils disaient !

    Il est où le changement ???

    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    1. Maintenant (Wiktionnaire):

      maintenant /mɛ̃t.nɑ̃/ ou /mɛ̃.tə.nɑ̃/

      1 À l’instant présent ou dans la période de temps actuelle plus ou moins étendue.

      2 À partir de cet instant, désormais, dorénavant .

      Tout réside dans le plus ou moins étendue 😉

      1. Finalement Jésus Christ était peut-être un socialiste (un vrai) avant l’heure, puisqu’il a dit:

        « Mon royaume n’est pas de ce monde. » 😉

    2. Bonsoir Macarel.Au sujet de la vision européenne des services publics et sociaux ,permmettez moi en toute humilité de vous suggérer ceci:reportez-vous au protocole de Lisbonne élaboré en 2000, et complété en mars 2002 par le protocole additif de Barcelonne(lesquels protocoles ont été signés par le gouvernement français de l’époque…je vous laisse deviner lequel)…Cela contribuera,à n’en point douter, à éclairer quelque peu votre lanterne…

  16. L’achat par le masque Mittal du groupe Arcelor a été une bonne affaire à plusieurs titres.
    Elle a permis de constituer un trust influent sur le marché des matières premières transformées indispensables à un large pan de l’industrie et elle a acheté pour une poignée de cerises des entreprises dont les capacités ont été financées par d’autres*, dans les décennies précédentes.

    * Je ne parle pas des propriétaires mais des générations d’ouvriers qui ont donné à ces entreprises leur savoir-faire à la sueur du front et aussi avec leur sang.

  17. Au dernières nouvelles de ce jour, Mittal refuse le plan ULCOS. Mittal n’est pas un sidérurgiste mais un « Voyou financier » qui a roulé toutes les parties de l’affaire. Dans la Grèce antique et à Athènes particulièrement, on appelait ce genre d’individu un « Rastaqouère » avec tout le mépris qu’on pouvait lui apporté.

    1. J’ai bien aimé la conclusion:

      Oui, le « socialisme » compassionnel a bien trahi les travailleurs de Florange, et d’autres trahisons se préparent, qui laisseront toutes un goût de plus en plus amer. Jusqu’à ce que ce gouvernement soit régurgité par ceux-là même qui l’ont élu.

      Je rajouterais les trahisons des socialistes au pouvoir, sont un élément quasiment structurel. Elles découlent automatiquement de leur acceptation de la loi des marchés, et des règles ordo-libérales de Bruxelles (enfin de l’Allemagne).

      Cela vient de loin, Jaurès et les réformistes, Guesde et les révolutionnaires, la scission du congrès de Tour ayant été l’aboutissement de ces divergences.

      Aujourd’hui on a le PS social-libéral et le Front de Gauche qui inclut ce qui reste du PCF, ainsi que des transfuges du PS.
      Au PS restent les socialistes de la motion 3 du congrès de Toulouse qui protestent de l’intérieur avec Gérard Filoche mais ils n’ont fait que 13%.

      Seuls peuvent être désillusionnés les électeurs qui n’ont pas encore bien compris ce qu’est un parti de gauche réformiste, et surtout comment il se comporte quand il est confronté au rouleau compresseur du capital.

      Le problème c’est que la gauche révolutionnaire a perdu toute attractivité depuis que Staline a fait de l’expérience communiste russe ce que l’on sait.

      Ce qui est tout de même étonnant dans notre époque, c’est que le populisme d’extrême-droite regagne lui en attractivité, alors qu’il a fait lui aussi preuve de ses capacités criminelles avec Hitler et Mussolini.

      La violence d’Etat serait-elle plus acceptable lorsqu’elle émane d’un pouvoir fasciste, ou national socialiste, que d’un pouvoir stalinien. Ou est-ce tout bonnement que les peuples ont la mémoire historique défaillante, d’autant plus que les médias au service du capital mettent plus facilement l’accent sur les horreurs du communisme stalinien, que sur celles du nazisme, ou du fascisme.

    2. Résumé du petit télégraphiste Sapir : « Bouhh, vilain le méchant spéculateur indien Mittal (dont le grand vice est d’avoir repoussé la fermeture inéluctable de la filière chaud de Florange programmée pour 2010 au plus tard par le plan Apollo d’Arcelor datant de 2003, soit bien avant l’effondrement de la demande comme des marges sur les produits sidérurgiques et particulièrement sur les brames et les coils à chaud…) ! Ouahh, gentil le « sidérurgiste russe » Mordashov de chez Severstal (retoqué en faveur de l’offre Mittal par les actionnaires et le CA d’Arcelor qui se sont bien gavés en 2006 à plus de 40 euros chacune des 600 millions d’actions…) ! »
      Me semble que la Russie vient d’intégrer l’OMC au mois d’Août et que le gentil Mordashov et les autres gentils russes peuvent désormais exporter aussi librement leur acier en Europe qu’ils peuvent inviter à dîner le gentil francuzskij économiste, non ?

      1. dont le grand vice est d’avoir repoussé la fermeture inéluctable de la filière chaud

        Il est vrai que lorsque l’on renonce à toute souveraineté nationale sur le plan économique, et que le « rêve » européen d’une Europe intégrée et solidaire fait eau de toute part; il est vrai dis-je que tout devient inéluctable, et que l’on ne peut que se résigner au fatalisme, car nous avons fabriqué la corde qui est en train de nous étrangler.

      2. Parce qu’appeler Mordashov/Sapir à la rescousse pour sauver deux hauts fourneaux et 600 emplois c’est défendre une quelconque « souveraineté nationale » ?
        C’est entre 45 et 79 qu’on a mis la sidérurgie en faillite, lire Freyssenet… (« régulationniste »…).

      3. Vigneron,

        Dites moi un peu, l’Allemagne qui est de fanion de l’exemplarité des libéraux, ne cesse de développer ses rapports économiques et politiques avec la Russie.

        Pas pour la France ça, elle est trop moche et trop vilaine aux yeux de quelques uns.

      4. Les relations entre Allemagne et Russie semblent plutôt permettre aux allemands ( Siemens en particulier) d’investir en Russie , et aux russes de vendre du gaz . Accessoirement elles permettent à Bonn d’éviter d’être trop liée à l’Europe toujours fantasque .

    3. cet homme, de Notre-Dame-des-Landes à Florange, sera désespérément resté un élu local.

      Je trouve Jacques Sapir bien indulgent avec Ayrault.

      En fait , Ayrault, Moscovici et Hollande sont encore plus néo-libéraux atlantistes que le dernier gouvernement Sarkozy. Les russes étaient prêts à reprendre Florange, tout comme ils étaient bien placés il y a 4 ans pour la reprise d’Arcelor. Seulement on a préféré Mittal, en France et au Grand-Duché, non seulement parce qu’il rachetait les actions à un meilleur prix, mais aussi parce qu’il est le chouchou de toute cette oligarchie atlantiste, GS et companie, et que les russes par définition c’est mal. En France, on est en terre d’empire et Hollande le sait plus que tout autre.

  18. Le problème c’est que des pays comme la France sont habitués à faire intervenir un état puissant. Ce fut le cas avant la domination par la finance, quand le monde économique était encore bipolaire. Ce temps appartient à un autre âge, dans le cadre de la mondialisation économique, les gouvernements nationaux ont de moins en moins d’influence/de pouvoir réel. Les électeurs ont le choix: primo subir et risquer un déclin progressif de leur trainde vie, ou secundo lutter pour se reapproprier leur avenir. Pour l’instant, on est au premier niveau.

    1. Dans le cadre libéral actuel de l’UE ouvert à tous les vents de la mondialisation c’est:

      risquer un déclin progressif de leur train de vie

      OU

      risquer un déclin rapide de leur train de vie

      What else ? Nothing.

  19. Apple vaut 35 milliards de dollars de moins qu’hier

    Challenges.fr avec AFP

    L’action du géant américain a chuté mercredi de 6,43%, à 538,79 dollars à la Bourse de New York.
    L’action du géant américain Apple a enregistré, mercredi 5 décembre, son plus fort recul en clôture depuis fin 2008 à Wall Street. L’action a chuté de 6,43% à 538,79 dollars à la Bourse de New York, entraînant dans son sillage l’indice Nasdaq des valeurs technologiques qui a lâché 0,77%.

    Rumeurs de « relocalisation » aux Etats-Unis
    Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, évoque pour sa part des rumeurs de « déménagement de sites de production » pour les ordinateurs de bureau iMac de la Chine vers les Etats-Unis, ce qui soulève des craintes sur la qualité du produit et les marges générées par Apple. « La qualité des produits Apple est phénoménale et l’on ne peut changer du jour au lendemain de site de production sans que cela affecte la qualité du produit et les coûts structurels », estime-t-il.

    Une annonce de la société américaine de services de compensation COR a aussi pu jouer sur le titre, analyse Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. Cette entreprise a requis une hausse de sa prime de risque sur le titre Apple et les courtiers « se demandent pourquoi maintenant ».

  20. Votre analyse du champ de bataille est sans doute sans faille, il y a assez de « sachants » pour le démontrer ou la détruire

    Je me limiterai à la fin de votre péroraison
    « L’ensemble de l’économie a perdu une grande partie de crédibilité »
    Depuis quand les croyants et les incrédules ont changé de camp ? Depuis quand ne se sont-ils pas regardés comme des ennemis frontaux, sauf parfois en privé ?

    « Les attentes vis-à-vis du monde politique sont élevées »,
    Quelles attentes en dehors des gros mensonges qui ne font pas mal, mais vous tuent en douceur ?

    Que vient faire Mélenchon quand on parle d’avenir ? Beaucoup le prenne pour Marchais avec de la nostalgie ça fait du bien à l’âme, mais on sait aussi qu’il n’y aura pas de retour sur le passé, laissons à la droite ce type de sornettes ! L’avenir est en très grande partie imprévisible, pour preuve je m’y risque.
    Seules quelques valeurs faites siennes permettront d’en sortir sans avoir honte de soi-même.

  21. Le communiqué du gouvernement qui salue l’intervention de Arnaud Montebourg précise qu’elle a contribué à « l’établissement d’un rapport de force plus favorable » reconnaissant ainsi explicitement cet état de fait.

    Ce « rapport de force plus favorable » c’est du flan ! Pour faire bonne figure, le communiqué se devait d’avancer un point positif, mais ce que raconte le Canard à propos de l’accord montre bien que rien n’a changé.

    Note : toujours selon le Canard, Parisot a jugé « dramatiques » les doutes envers Mittal ! 🙂

    1. enfin parisot est avant tout issue du monde des « services », elle n’est absolument pas une référence en logique industrielle.

      ce n’est pas parce qu’on sait poser des questions qu’on comprend les réponses.

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