L’actualité de la crise : ENFIN UNE BONNE NOUVELLE, LA BANQUE UNIVERSELLE EST SAUVE ! par François Leclerc

Billet invité

C’est tout du moins ainsi qu’est présenté le projet de loi français portant sur la séparation des activités bancaires de dépôt et de marché, arrondissant fortement les angles en comparaison des dispositifs américain, britannique et européen qui ne sont pas encore en vigueur. Un objectif recherché sinon revendiqué.

Cette dénomination flatteuse de banque universelle est donnée aux banques qui pratiquent tous les métiers. Ce qui est très précisément en cause en raison du mélange des genres, conduisant les États à les renflouer afin de protéger les dépôts, créant un aléa moral, l’incitation à prendre des risques sachant que l’on sera sauvé. Il y aurait donc comme un contresens !

Inaugurée aux États-Unis pour combattre la loi Dodd-Frank et sa réglementation à venir, la ligne de défense classique des banques a consisté à faire valoir qu’il est très complexe de séparer les activités dites de tenue de marché et la gestion de fonds propres (la spéculation), selon l’argument habituel.

Tout en refusant d’opérer ce distinguo, le projet gouvernemental français innove et va plus loin : il s’appuie sur la notion d’activités dont l’utilité est avérée pour le financement de l’économie qui peuvent, selon le projet de loi, continuer d’être adossées aux dépôts. Un concept très flou et arrangeant, surtout lorsque l’on sait que c’est au nom de sa contribution à l’économie britannique que le gouvernement Cameron défend en Europe l’indépendance de la City ! La loi prévoit de ne procéder qu’à quelques exclusions, à savoir le trading de haute fréquence et la spéculation sur les prix des matières agricoles, qui seront également interdits dans la filiale où seront logées les activités ne pouvant pas l’être dans la structure abritant les dépôts.

Si l’on suit ce raisonnement, la titrisation – le vecteur de la crise des subprimes – est favorable à l’économie, puisque ces titres permettent aux banques qui les émettent d’accroître le volume de leurs crédits… Hors de question donc de l’externaliser dans une filiale ! C’est d’ailleurs au nom de ce mécanisme que la titrisation a été encensée lorsqu’elle a été créée dans les années 60 aux États-Unis (en France en 1988, sous Pierre Bérégovoy), et qu’elle a ensuite connu un gigantesque essor, se révélant au passage une contribution majeure au développement du « shadow banking ».

Une simple raison est en réalité à la source de la défense de la banque universelle. Notoirement sous-capitalisées par rapport à leurs consœurs américaines et britanniques, les banques françaises compensent ce handicap en titrisant leurs créances, ce qui leur permet de les sortir de leur bilan et d’avoir un haut niveau d’activité de crédit tout en respectant formellement les ratios fonds propres/engagements de la réglementation de Bâle. L’activité de crédit contribue quant à elle fortement à leurs résultats et permet d’améliorer le retour sur fonds propres (ROE).

L’argument selon lequel la banque universelle a fait ses preuves en protégeant les banques lors de la phase aiguë de la crise, en leur permettant d’adosser leurs activités de marché à leurs dépôts, demande à être étudié de plus près. Rattrapée par des révélations de salariés, la Deutsche Bank – la plus grande banque universelle en termes de capitalisation boursière – pourrait d’ailleurs voir dévoilée l’une des raisons de sa solidité apparente : selon d’anciens salariés, elle aurait de 2007 à 2009 évité de comptabiliser des titres à leur valeur de marché, ce qui aurait entraîné des pertes pouvant aller jusqu’à 12 milliards de dollars. La banque, qui a déclaré ces accusations « infondées », avait subi une perte nette de 3,8 milliards d’euros en 2008, avant de rebondir avec des bénéfices nets de 5 milliards d’euros l’année suivante… Une enquête de la SEC américaine (l’organisme de contrôle des marchés financiers) est en cours, mais l’affaire pourrait être enterrée.

Les modalités de la filialisation des activités bancaires, qui seront présentées en Conseil des ministres le 19 décembre prochain avant d’être à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale en février 2013, mériteront d’être scrutées une fois adoptées. Mais l’essentiel semble acquis : au grand soulagement des milieux financiers, la loi ne procède pas par interdiction (à deux exceptions près, signalées plus haut), selon l’argument qui veut qu’un même instrument financier peut être utilisé pour la tenue de marché ou la gestion de compte propre. Elle n’oppose pas les opérations de couverture aux opérations spéculatives, toujours au nom de la complexité que représentait leur séparation par des textes, toujours soumis à interprétation (et à recours juridique), c’est dire sa portée…

Il subsiste cependant encore un danger sur ce dossier, et la Fédération bancaire française (FBF) est aux avant-postes. Jean-Paul Chifflet, son président, s’inquiète dans une interview à l’Agefi de ce qu’il appelle élégamment « la triple peine » : « taxe systémique, taxe sur les salaires, exigences réglementaires avec Bâle III». Précisant à propos de la première, qui vise à « faire supporter à toutes les banques du pays la faillite d’une autre banque, sans limitation de montant » que le seul moyen de rendre ce mécanisme « acceptable » serait de le plafonner. En d’autres termes que l’intervention de l’État doit être maintenue (et le plafond le plus bas possible…). Un tel mécanisme – envisagé au niveau européen dans le cadre de l’union bancaire, mais avec peu de chances de voir prochainement le jour devant l’opposition allemande – serait un canal de transmission du risque préjudiciable à la santé financière, fait-on valoir dans les milieux bancaires. Un trader retors passe…

Le président de la FBF a demandé à « être entendu » et qu’il soit laissé aux banques « du temps et du ‘carburant’ pour financer l’économie française. C’est fondamental pour la croissance et l’emploi ». Dit comme cela, cela ne se refuse pas…

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75 réflexions sur « L’actualité de la crise : ENFIN UNE BONNE NOUVELLE, LA BANQUE UNIVERSELLE EST SAUVE ! par François Leclerc »

  1. Le PS prend un tannée aux élections partielles de ce week-end !

    Six mois après l’élection de François Hollande, les électeurs de gauche ont choisi de rester chez eux (60% d’abstention).
    Voilà ce qui arrive lorsque l’on se dit de gauche et que l’on fait une politique de droite.

    En fait les UMPistes auraient tort de trop se réjouir, ce n’est pas tant eux qui ont gagné, que les soi disant socialistes qui ont perdu.

    En fait, avec l’UE telle qu’elle dysfonctionne, la démocratie représentative ne fonctionne plus dans les espaces nationaux. Celui qui « gagne », ne gagne que parce l’autre dégoûte les électeurs.

    Et l’on assiste à une suite de pseudos-alternances qui affaiblissent chaque fois un peu plus la démocratie, le dégoût des citoyens augmentant chaque fois un peu plus.

    Encore une fois jusqu’à quand allons nous pouvoir accepter que la démocratie soit ainsi bafouée, au nom des intérêts financiers et du capital.

    D’ailleurs c’est évidemment la même chose autour de nous, en Italie Monti, le « bien élu » des banques, démissionne et l’on « craint » le retour de Berlusconi, en Espagne Rajoy est depuis longtemps impopulaire, ne parlons pas des « élus » grecs et portugais.

    L’UE ne nous à pas apporté la démocratie à son niveau, mais en plus elle nous la vole au niveau des Etats-nations historiques. Quelle belle réussite !!!

    Cela mérite assurément un prix nobel de la paix !

    1. Voilà ce qui arrive lorsque l’on se dit de gauche et que l’on fait une politique de droite.

      Pipopissime, ze mac, c’était pareil après les huit mois dits « de gauche » de Mitterrand en janvier 82, pire même : la droite remportait les quatre partielles au premier tour. Mitterrand retiendra la leçon en excellent tacticien de la quatrième, infléchira à droite, favorisera le Fn, puis optera pour la proportionnelle.
      Commentaire de Chirac après ces partielles de 82 : « Les Français ont compris que la politique suivie par le gouvernement n’apportait aucune solution aux graves problèmes actuels de la France. »

    2. Ayrault désavoué dans l’Hérault, pour autant que l’homonymie fasse sens, Ayrault n’ayant été désigné que par Hollande… Les dupes n’ont pas poussé le masochisme jusqu’à l’être une seconde fois. Je me prends à regretter cependant que l’abstention pure et simple soit le seul type d’avertissement qui viennent à l’esprit des électeurs/trices de gauche. L’abstentionnisme civique (vote blanc) est un pis-aller déjà plus engageant. L’internationale des coffres-forts a encore de beaux jours devant elles. Les branques universels peuvent se carrer dans leur fauteuil capitonné à suspension.

      1. Dans un second tour on devrait disposer, au choix, d’un bulletin « pour » ou d’un bulletin « contre ». De tels bulletins permettraient de distinguer les voix de ceux qui approuvent le programme d’un candidat (il va selon eux améliorer les choses) des voix de ceux qui n’en sont pas satisfaits mais craignent les effets du programme concurrent donc se déplacent quand même pour voter.

        S’abstenir lors d’élections partielles dont le résultat a peu d’importance est une manière de dire « il m’arrive de voter pour toi mais je n’approuve pas ta politique »…

        On va continuer longtemps à devoir choisir entre la peste et le choléra?

      2. @wildleech
        Certes, les médias n’en parlent pas, mais jusqu’à preuve du contraire, c’est moi qui vote, pas eux. Aussi, si je vote blanc, je ne me prive pas de le dire et d’exposer les raisons de ce choix, y compris aux élu(e)s et sympathisant(e)s qu’il m’est donné de croiser, quand les premiers s’avisent de tâter du terrain avec les seconds dans leur traîne. Du reste, un « énième » premier pas (l’idée remonte à 2003) vers la reconnaissance a été franchi récemment, quoiqu’il ait été entravé par un amendement en commission (comme si les parlementaires, sous couvert d’y être favorables, y étaient viscéralement hostiles). Il faut dire que la jeune démocratie tunisienne, en comptabilisant le vote blanc, a donné un coup de vieux à la nôtre…

    3. @ Macarel
      60% d’abstentions … Quand y’aura plus que 10 ou 20 personnes pour aller voter …
      L’UE … combien d’élus ?
      Nous n’avons même plus , AU NIVEAU LOCAL , la moindre emprise sur les décisions ( sauf en Suisse , peut-être , avec leur système de votation )
      Je pense à Notre Dame des Landes qui va transformer radicalement , si le projet se réalise , tout un territoire , de Nantes à St Nazaire . Débats furtifs , enquête « d’utilité publique » manipulée , conclusions écrites à l’avance .
      Et les associations , même très nombreuses , représentant un grand nombre de gens , sont envoyées aux oubliettes de l’histoire .
      Qui a décidé de ravager un territoire avec la ligne THT en construction et son EPR ? Cinq , dix personnes ? (Les Mines , Polytechnique et 4 ou 5 politiques … )

    4. « Voilà ce qui arrive lorsque l’on se dit de gauche et que l’on fait une politique de droite. »

      Et les condamnations de Montebourg (1 euro symbolique pour injure), Ayrault (6 mois de prison avec sursis + 30000 francs d’amende pour favoritisme), Taubira (5300 euros d’amende par le tribunal des prudhommes), Moscovici (1220 euros d’amende pour atteinte au droit à l’image), c’est de la politique de droite ça ?

      1. @Perrico

        Très franchement, je ne connais pas le détail de toutes ces affaires. Que la vie politique expose à des coups, et souvent à des coups tordus c’est certain.
        Mais quand je dis faire une politique de droite, je parle bien évidemment de la politique économique. J’aurai pu dire:
        Voilà ce qui arrive lorsque l’on se fait élire à gauche et que l’on pratique une fois aux affaires une politique plutôt accommodante avec les marchés et les intérêts financiers.
        Vous allez me rétorquer, mais ont-ils le choix, because l’UE.
        C’est bien là le noeud du problème, à partir du moment où l’on accepte de faire allégeance au niveau européen, à des règles qui coulent dans le marbre des politiques néo-libérales ou ordo-libérales, il est quasi mécanique qu’une fois arrivé au pouvoir, l’on ne puisse contrarier même de façon minime les intérêts des marchés et de la finance.
        On se met soit même en position de d’apparaître comme un traite à l’électeur de gauche qui avait encore quelques illusions.
        Très franchement, je ne me réjouis pas de cette situation d’affaiblissement de la démocratie et du désintérêt pour la chose publique qu’elle produit chez beaucoup de nos concitoyens.
        Les financiers eux ne peuvent que s’en réjouir, moins le peuple se mobilise pour défendre le bien commun, mieux c’est pour leurs intérêts privés.

      2. @Macarel
        « Vous allez me rétorquer, mais ont-ils le choix, because l’UE. »

        Non, j’allais rétorquer que lorsqu’on élit un parti dont la plupart des membres ont un casier judiciaire on ne vient pas se plaindre de ce qu’ils ne tiennent pas parole. Pour la direction du PS il y avait le choix entre Désir et Cambadélis, tous deux condamnés pour abus de biens sociaux (plus clairement : ils ont tapé dans la caisse).
        Quant à l’Europe c’est bien Mitterrand qui a le plus oeuvré au point d’imposer l’Euro à l’Allemagne. De même il est encore considéré par beaucoup comme le « génie » de la gauche. Bref, je ne comprends pas que l’on puisse se plaindre car on a ce qu’on mérite.

  2. la FBF s’offusque que des banques saines aient à supporter les frasques des banques malsaines. J’imagine que les banques condamnées par le conseil de la concurrence pour entente n’en font déjà plus partie.

    J’ai en mémoire une petite île , (5°17 N- 52°35 W) entourée d’eaux chaudes, où l’on pourrait organiser des séminaires pour recycler les banquiers ayant du mal à respecter les règles éthiques élémentaires de la finance. Rien de tel qu’une apparence de paradis fiscal pour se ressourcer sainement et revenir aux fondamentaux..

    Nous suivrons désormais avec intérêt, les variations du taux d’offuscation du secteur bancaire afin de mesurer l’innocuité des réformes en cours.

    1. On pourrait leur donner un passeport, la possibilité d’importer tous leurs capitaux mais avec interdiction de les sortir … les capitaux pas les personnes.
      On leur proposerait d’investir sur place : casino, construction de résidences paradisiaques, construction de Yatch (mais pas le dfroit de sortir des eaux martimes), …

      On peut y voir soit une bonne quarantaine ou une prison dorée pour isoler tous ces liquidités flottantes qui ne trouvent d’ailleurs plus preneur.

    2. Le salut de la démocratie passerait donc pas les Iles du Salut ?

      Moi je propose Nauru, vrai paradis fiscal remplis d’autochtones obèses, roulant en 4×4. Une île que la stupidité et la cupidité humaine a détruit en quelques décennies.

      1. Nauru…. incroyable mais vrai. On peut franchement douter de l’efficacité de la démocratie quand on lit ce que wikipédia en dit. C’est pas nouveau car nous le vivons tous les jours. Qui propose mieux ?

        Pour poursuivre, je ferais un parallèle avec les Maldives où les locaux peuvent vivre sur une iles d’1km2 où poussent des arbres à pain, des bananes, des piments, des cocotiers, et de la pêche. Pour les problèmes médicaux… c’est pas gagné.
        Pourquoi je sais… parce que je suis un nanti qui a pu y aller deux fois…

        Conclusion : sans Phosphate* on vit beaucoup mieux…

        * Le Phosphate, c’est la plaie de Nauru depuis le 15ème siècle.

    3. d’un cartel à l’autre , on lave plus blanc que blanc pour clôturer les comptes de fin d’année

      assainissement

      un bon arrangement vaut mieux qu’un mauvais procès,
      mais il va devenir compliqué de faire le tri dans les membres de la fbf.

      qu’est ce qu’une banque saine ? une banque à jour de ses cotisations à la fbf.

      ndlr : merci de ne pas confondre fbf avec la fédération belge de la franchise.

  3. En droit pénal des affaires, spéculer avec l’argent des déposants, investisseurs ou actionnaires dans un domaine autre que l’objet social et pour son compte propre, cela s’appelle du détournement de fonds, de l’abus de confiance, voire de l’escroquerie….
    mais pour les banques, c’est permis! en bref jouer au casino la lessiveuse de la grand mère, garder les bénèfs, et lui faire éponger les pertes à la roulette….

  4. @Le président de la FBF a demandé à « être entendu » et qu’il soit laissé aux banques « du temps et du ‘carburant’ pour financer l’économie française. C’est fondamental pour la croissance et l’emploi ». Dit comme cela, cela ne se refuse pas…

    Cette demande est-elle du lobbying banquier?
    Quelle croissance?
    Combien d’emplois? De quelle nature?
    Quelles activités? Seront-elles respectueuses de l’homme et de la nature?

  5. « Cette dénomination flatteuse de banque universelle est donnée aux banques qui pratiquent tous les métiers. Ce qui est très précisément en cause en raison du mélange des genres, conduisant les États à les renflouer afin de protéger les dépôts, créant un aléa moral, l’incitation à prendre des risques sachant que l’on sera sauvé. Il y aurait donc comme un contresens !  »

    En écrivant celà, ne laissez-vous pas entendre qu’un Etat ne volerait pas au secours d’une (grosses) banque de marché séparée de ses activités de retail ? Si c’est le cas, je pense que c’est faire fausse route. Les Etats viendront toujours à l’aide de leurs banques, que ce soit une banque de détail ou une banque d’affaire.

    La vraie news de ce matin est plutôt celle sur les premiers et timides pas du RU et des USA sur les testaments bancaires (cf FT en p.1). La zone euro piétinne comme d’hab.

    1. Je pense que la séparation des activités bancaires ne règle rien : elle revient à soi-disant isoler les activités de casino, au prétexte que ceux qui y jouent le font à leurs risques et périls. Mais pourquoi ne pas fermer le casino ?

      1. Vous n’y pensez pas, François ! Cela reviendrait à flanquer les croupiers à la rue ! De la roulette à la roulotte, en somme. Moi, je n’en veux pas dans ma rue. Un accident est si vite arrivé, avec toutes ces billes qui traînent.

      2. @F Leclerc

        Voir le post ci-dessous et ci-dessous.
        – Ci dessus, un casino pour les riches
        – Ci dessous : fermeture partielle du casino… j’aurai du dire ouverture minimum… réserve obligatoire de 50% pour toute somme prétée. Ce qui permettrait de limiter la création monétaire instable des banques à 2, le reste étant assuré par une planche à billet bien stable.
        Une plus grande stabilité de la masse monétaire serait obtenue avec des taux de réserves encore supérieurs.

      3. @ François Leclerc 10 décembre 2012 à 09:51

        Mais pourquoi ne pas fermer le casino ?

        Pourquoi vouloir fermer ces casinos ? Il faut au contraire, les attirer sur notre sol et les taxer, surtout pas plus qu’ailleurs, afin qu’ils ne soient pas tentés par les tapis rouges que d’autres pays s’empresseraient de leur dérouler.
        La city y trouve bien son compte et en plus, elle attire nos politechniciens et nos mateux formés jusqu’à plus de 25 ans sur les deniers des Français.

        Pourquoi n’interdit-on pas les ventes à découvert ?

        Pourquoi les hommes politiques ne tiennent-ils pas parole ?

        « Je séparerai les banques de dépôts, des banques d’affaires. » Interdiction pour les banques françaises de travailler avec un pays abritant un paradis fiscal. Création d’une banque publique d’investissement pour le développement des entreprises

        http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/23/1267526-hollande-au-bourget-mon-adversaire-la-finance.html

      4. La comparaison casino-banque de marché est trompeuse : un casino ne prend pas de risque, c’est une entreprise prudente. On pourrait éventuellement les comparer aux joueurs qui fréquentent les casinos, ce serait plus juste. Mais l’analogie ne rend pas bien compte de l’aléa moral que vous soulignez. Elle conduit à une erreur de diagnostic : le problème c’est l’aléa moral, pas le jeu. Un exemple ? Une activité de crédit pépère comme prêter à Dexia ou au CIF tourne à la catastrophe lorsque les créanciers anticipent qu’ils seront sauvés. Prêter à ces institutions ne relève pas des activités de marché « spéculatives » et pourtant… C’est tout le problème de la séparation des activités : tant qu’on n’a pas trouvé un moyen de limiter l’aléa moral, ça ne sert à rien.

      5. jducac, vos contradictions se voient.
        On les attire pour les taxer. / On les taxes mais très peu pour les attirer.
        Soit, exactement ce qui est fait aujourd’hui, avec la concurrence, le moins disant, et les résultats qu’on connait.
        Dans la compétition internationale, il faut n’avoir rien à perdre pour pouvoir gagner quelque chose (cf. les paradis fiscaux).

      6. Comme il y va le François! fermer le casino!!! l’horreur absolue! Au secours, Marx, Staline et Mao sont de retour!
        Bien au contraire, nous suggérons, à la demande générale, ….d’en créer un, de casino, mais alors de taille XXL….en Corse, bien sur…..un paradis fiscal, avec tout plein de sociétés of shore, d’edge funds bien au chaud à l’abri des vautours du fisc, pouvant ainsi blanchir un gros paquet d’oseille qui n’aime que la discrétion, la complaisance, la connivence…
        une solution élégante au problème corse, la prospérité retrouvée, le calme qui sied si bien à la bonne marche des affaires et la fin du dézingage en série de différents acteurs, car comme le disait le Grand Audiart, « quant on cause pognon, à partir d’une certaine somme,tout le monde écoute et devient raisonnable! »
        Y a de l’idée, faudrait creuser, en parler en haut lieu…
        Pour le reste, ben, vu ce qui se passe chez nos chers voisins transalpins avec le retour de l’inoxydable Silvio, toujours fringant malgré son âge ( il est costaud, le bestiau! ) on a pas fini de rigoler! et vas y que je vais te promettre la fin de l’inquisition fiscale façon Mario Monti, le retour des magnificences et la tranquillité assurée pour ses messieurs – dames « in odore di mafia » , il va faire un carton, le Silvio!
        Tant que l’orchestre joue, tout le monde danse!

      7. @jducac

        Vous proposez un système proche de celui du XIXe siècle ou les riches étaient obligés de dépenser beaucoup d’argent pour vivre (le salaire des cochers et des palefreniers nécessaires pour disposer d’une voiture, etc, etc) ce qui était sensé compenser la modicité du salaires des ouvriers et aider les nombreux paysans en accueillant leurs enfants à la ville?

        Pouvez vous mieux décrire le monde « à deux vitesses » que vous semblez proposer (et nous dire pourquoi il permet d’économiser l’énergie et les autres ressources)?

        Avez vous lu Malthus? (poser cette question n’a rien d’une injure , je trouve qu’à son époque, où on ignorait encore les effets qu’allait avoir le capitalisme et l’évolution des techniques, son programme – que peu de gens connaisse sous la forme où il l’a proposé – était relativement raisonnable.)

      8. Je pense que la séparation des activités bancaires ne règle rien : elle revient à soi-disant isoler les activités de casino, au prétexte que ceux qui y jouent le font à leurs risques et périls. Mais pourquoi ne pas fermer le casino ?

        Dans les faits, une fois que les banques d’affaires sont séparées des banques de dépôts, cela pourrait être une histoire de fiscalité: on encourage les projets qui bénéficient à tous (hôpitaux, transports…) et on impose des taux exorbitants à ceux qui veulent crée un casino au bord d’un lac. Sachant qu’en plus, s’ils font faillite, ils n’ont droit à rien.

        En clair: « vous voulez spéculer? Pas de problème, vous êtes libres, on n’est pas des dictateurs… par contre vues les taxes et le taux que vous allez supporter, vous allez rapidement préférer investir votre argent dans le financement d’un grand projet européen que dans vos machines à sous! »

        On peut ne pas interdire la spéculation, mais la décourager trèèès fortement et la faire sortir du circuit de l’économie réelle. Là encore, c’est l’impulsion politique et la politique culturelle qui doit jouer un grand rôle: si on voit au JT à la télé des millions de gens dans le monde entier qui travaillent ensemble à de super beaux projets et touchant de super bons salaires… ça aide )

      9. @ Wildleech 10 décembre 2012 à 13:49
        Il est de loin préférable d’attirer les riches que les pauvres dans son pays, surtout quand on ne peut pas offrir suffisamment de travail non qualifié et de logements bon marché.
        Quant aux riches que l’on a, il vaudrait mieux ne pas les encourager à partir en les surimposant.
        Plus on stigmatise les riches, plus on les fait fuir comme des pestiférés ou des malaimés.
        http://www.dailymotion.com/video/x58md_je-n-aime-pas-les-riches-f-holland_news

        Certes de tels propos permettent de drainer des voix lors des élections, mais ça n’est pas ce qui enrichi un pays, au contraire, cela ne contribue qu’à le diviser et l’affaiblir.

        Alors, cela amène l’Etat, pour financer sa structure politique et administrative et ses frais généraux à ponctionner davantage les classes moyennes qui, de ce fait, s’appauvrissent. Elles perdent alors espoir d’améliorer leur condition et s’inquiètent pour leurs enfants. Nous en sommes là en France.

        @ G L 10 décembre 2012 à 14:23

        Pouvez vous mieux décrire le monde « à deux vitesses » que vous semblez proposer (et nous dire pourquoi il permet d’économiser l’énergie et les autres ressources)?

        Je me garderai bien de décrire un monde à deux vitesses alors que je prône le rapprochement des riches et des pauvres en un seul monde vivant en harmonie. Un monde où chacun donne le meilleur de lui-même afin de permettre au groupe de s’élever dans son ensemble en admettant que l’on n’a pas besoin d’être à égalité les uns des autres pour vivre heureux individuellement et collectivement.

        Si l’on cherchait à faire se rapprocher et fusionner les objectifs du capital et du travail au lieu de les opposer, tout en visant à consommer le moins possible de non renouvelable, il me semble que l’on progresserait.

  6. Croissance des crédits de 2008 – 2012 (source agefi)
    asie : + 613 Milliards
    amérique du sud : +254 Milliards
    europe émergente : -230 Milliards

    Bien que les banques européennes soit en retrait sur le marché asiatique de plus de cinquante pour cent de part de marchés ( -120 Milliards) pour cause de mise sous perfusion. Leurs concurrentes asiatiques n’ont visiblement pas de comptes à rendre.

    Comme quoi les bons amis font les bons comptes.
    que la fête continue

    Bien évidemment il serait malvenu de vérifier si ces 613 Milliards de crédits nouveaux sont conformes aux règles prudentielles de bale iii.

    Doit on s’en offusquer ?

  7. L’inconvénient de la création monétaire par le banque via le crédit est que son montant est très difficile à réguler, tant à la hausse, via par exemple l’échappatoire de la tritrisation … qu’à la baisse quand la confiance n’est plus au rendez-vous.
    On voit chaque jour tous les efforts que font les milieux bancaires pour préserver leur activité, toutes leurs activités, l’article de F. Leclerc en est un exemple supplémentaire.

    Je voudrais faire le parallèle entre deux mécanismes de création monétaire,
    – une, présentée comme vertueuse, la création monétaire via le crédit bancaire, régulée par des ratios de réserves
    – une présentée comme non vertueuse, la planche à billet mise en marche par une banque centrale européenne, mondiale.

    La seconde serait non vertueuse car source potentielle d’inflation suite à une augmentation inconsidérée de la masse monétaire, l’autre vertueuse alors qu’elle produit le même effet, une augmentation inconsidérée de la masse monétaire

    Qui plus est, les Banques Centrales ont du faire marcher la planche à billet non vertueuse de façon ouverte aux Etats-Unis, de façon plus discrète en Europe pour sauver le système dit vertueux de crédit Bancaire mis à mal par les pertes occasionnées côté spéculation… (c’est un raccourci mias l’image correspondant bien à la réalité)

    Ma prise de position peut s’apparenter à un raccourci, mais qu’on explique les objections à la mise en place d’un système plus stable qui évite au moins les pertes sur spéculations hasardeuses :
    – interdictions du marché à termes sur les matières premières sauf pour les producteurs et les consommateurs dans la limite de leur consommation : valable tant pour le blé que pour le pétrole.
    – interdictions des transactions sur les marchés des dérivés non en ligne avec l’activité à couvrir etc…

    La liste est longue des vraies propositions est connue de tous, reprise par tous. J’arrête là avant de vous asséner des vérités multe fois reprises dans de nombreux posts de ce blog.

    1. Bizarre ce blog… calme plat quand on essaye de proposer quelque chose ?

      Je vais reformuler plus clairement ce que j’ai en tête. Excusez moi.
      Ai-je droit à un deuxième tour plus direct ?

      1. Ouais c’est bizarre…
        Vous aviez proposé quoi de nouveau exactement?
        P.S: au deuxième tour, essayez de ne pas rater la queue du Mickey! 😉

  8. KBC rembourse à l’état belge plusieurs milliards par anticipation avec une grosse part d’intérêts en allant rechercher du capital sur les marchés , idem en Hollande avec une prime d’intérêt de 50%.
    Assainissement que neni , transfert…………et surtout arrêt d’un intérêt gigantesque.

  9. L’argument de la finance indispensable au bon fonctionnement de l’économie demeure irrecevable.

    Les entreprises non financières persistent à utiliser l’autofinancement ou un système de crédit classique pour maintenir et développer leur activité.

    La finance n’est « utile » -et au vu de l’utilité en question il me coûte de l’écrire- qu’aux très grandes entreprises, et seulement à hauteur de 7% des besoins de financement.

    La finance, dont l’utilité sociale et économique n’est qu’extrêmement marginale se rêve indispensable, évidente: elle est le reflet d’une caste désirant imposer à tous et justifier un modèle bâti par elle, bâti pour elle.

    Une tique bien implantée dans nos sociétés. Qui pompe. Qui enfle. Qui explose. Et qui revient parader en symbiote. Elle n’est que ce misérable parasite dont le destin trouvera son dénouement écrasé sous un talon.

    L’ambition très mesurée de cette loi de réforme bancaire montre à quel point nos élites désirent sauvegarder la configuration actuelle et ne rien tenter contre les structures élémentaires de la finance.

    Comment nos élites corrompues au dernier degré, après tant de dévouement, après tant de déréglementations, après tant d’années de complicité avec le capital; comment pourraient-elles être à la hauteur du changement de paradigme qui s’impose?

    Elles ne le peuvent pas. Leurs lois sont pour nous d’une abjecte mièvrerie. Et pour le capital, l’innocuité la plus sincère.

    Point stratégique: le capital mise énormément sur le maintient des rapports sociaux d’enrôlement, comme l’emploi, et d’endettement, comme toutes sortes de crédits. Plus, au quotidien, nous nous éloignons de ces rapports sociaux , et plus nous nous émancipons de l’emprise du capital.

    1. @ Pierre-Yves D. 10 décembre 2012 à 10:24
      Cette fois nous sommes du même avis. Hélas les plus coupables ne sont pas ceux qui se font élire, mais ceux qui les élisent parce qu’ils se laissent berner par les médias au lieu de chercher à comprendre, par eux-mêmes, le fond des choses en économie.

      Le simple bon sens et la réflexion critique suffisent en s’appuyant sur des sources d’information diffusant des avis diversifiés, telles que le blog de Paul Jorion.

      1. il est sain que vous parliez de bon sens, quelques lignes après avoir écrit: taxons les casinos pour les attirer, contradictoire? non, parce que on les taxent moins!
        moins que quoi?
        et prendre Depardieu pour illustration (lui il est français, il fait fortune grace à nous, il va continuer à utiliser les services français) alors la solution est celle utilisé par ces bolcheviques d’américains, imposer aussi les français vivant (soi-disant) à l’étranger, au même titre que vous et moi, ni plus, ni moins.
        Bon sens avez-vous dit!

      2. oui mais là vous Hélas les plus coupables ne sont pas ceux qui se font élire, mais ceux qui les élisent parce qu’ils se laissent berner par les médias au lieu de chercher à comprendre, par eux-mêmes, le fond des choses en économie.

        jducac c’est ridicule. vous croyez que les gens n’ont que ça à faire? ils sont en droit d’attendre l’honnêteté des élus. voyez où vos raisonnement vous mènent…

      3. @ tchoo 10 décembre 2012 à 15:19

        Oui, je ne crains pas de parler de bon sens. Au lieu de mettre en doute le bon sens, reprenez la file en notant le sens des mots :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=44607#comment-388071

        Je précise bien qu’il faut attirer dans notre pays des « casinos » en les taxant (imposant) mais surtout pas plus qu’ailleurs.

        Pourquoi vouloir fermer ces casinos ? Il faut au contraire, les attirer sur notre sol et les taxer, surtout pas plus qu’ailleurs, afin qu’ils ne soient pas tentés par les tapis rouges que d’autres pays s’empresseraient de leur dérouler.

        Cela me semble clair. Et, pour illustrer mon propos, j’ai donné le contrexemple d’une délocalisation concernant le cas G. Depardieu, une sorte de « casino » qui draine de l’argent, et qui en dépense aussi, mais qui, dorénavant, en dépensera moins en France, parce que les gestionnaires actuels de notre pays sont plus animés par une doctrine dépassée que par le bon sens.

        Cela ne les dérange pas car ce sont les classes moyennes françaises qui paieront les conséquences de leurs bourdes.

        la solution est celle utilisée par ces bolcheviques d’américains, imposer aussi les français vivant (soi-disant) à l’étranger, au même titre que vous et moi, ni plus, ni moins.
        Bon sens avez-vous dit!

        L’Europe est une zone de liberté de circulation, pour les capitaux et pour les hommes. Chacun est libre de s’établir où il veut, notamment là où il y trouve son intérêt. Rien que sur la TVA perçue suite à la consommation de Depardieu, la France en perdra. Les droits de mutation, les frais d’agence, les frais de travaux liés à l’acquisition de sa maison à Méchin représentent autant d’argent et d’emplois qui échappent à l’économie française et qui sert l’économie belge.
        Durant le même temps, ça n’est pas l’accueil d’un immigré en France, clandestin ou non, avec les charges induites en allocations diverses qui compensera le départ d’un acteur mondialement connu, c’est tout le contraire.

        Vous avez dit bon sens ? Détester et faire détester les riches est-ce le bon sens ? Oui, quand on veut se faire élire et vivre sur le dos de ceux que l’on berne et que l’on appauvrit!

        @ methode 10 décembre 2012 à 20:35

        Vous croyez que les gens n’ont que ça à faire? Ils sont en droit d’attendre l’honnêteté des élus. Voyez où vos raisonnement vous mènent…

        On devient intelligent en cherchant à être moins bête. Pour être moins bête, il faut commencer par réfléchir, en cherchant à comprendre le fond des choses.

        On apprenait cela aussi à l’école primaire dans les années 50 avec des instituteurs qui démarraient seulement avec le Bac et suivaient parallèlement des cours de pédagogie. Aujourd’hui des bac + 5 peuvent-ils s’abaisser à faire apprendre et comprendre les fables de la Fontaine? N’est-ce pas trop ringard même si ça peut être efficace?

        http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=2

    2. À l’hypocrite

      Ton visage est suave mais ta voix donne un miel
      Si visqueux qu’elle m’agace. Ta salive sent le fiel
      Tes airs fins dissimulent en vain tes manigances.
      Tu m’ennuie jusqu’au dégoût de tes appâts rances.
      Ton palais trop loquace est une triste potence
      Où tes cordes vocales asphyxient ma confiance.
      Mon audience complice, accablée de caprices,
      Voit ton nombril immense comme ton propre supplice.
      N’implore plus mon pardon car ton masque m’effraie.
      Replonge dans le mensonge sans le moindre regret.
      Laisse le son du silence attiser tes angoisses
      Et mon coeur se vider. Que plus rien ne le froisse!
      La nature est un monstre et l’amour est un leurre
      Qui fait de ta beauté la plus parfaite horreur.

    3. @Pierre-Yves D.

      Vous auriez préféré ceux-là…?

      Quand Jducac commence à être d’accord avec vous… c’est là qu’il faut se méfier…!
      En chimie, on appelle ça un révélateur… mais bon… tant que ça ne tourne pas au précipité, ça va…

      1. @P-Y D + Ju ; Rosset dans « En ce temps-là » / ses notes sur Althusser : « Il y a, me semble-t-il, deux catégories d’hommes à jamais incapables d’entendre ce que vous dites : celle de vos ennemis et celle de vos amis. Rien à attendre des premiers, qui ont pris le parti de vous ignorer. Mais rien à attendre, ou plus exactement beaucoup à craindre, des seconds, qui vous aiment tant qu’ils seront toujours incapables, par un effet de sympathie préalable et hallucinatoire, d’entendre de vous autre chose que ce qu’ils désirent s’entendre dire personnellement, pour correspondre à leurs propres soucis et fantasmes. » Jducac, parce qu’il n’existe pas, serait du troisième genre 🙂

      2. @roma

        Il ne vous a pas échappé que C. Rosset est droite, tandis qu’Althusser était communiste, donc les notes de l’un sur l’autre sont biaisées. Surtout que Rosset ne fait pas dans la demi-mesure. Il n’y a pas d’objectivité à espérer sur ce coup là ! Déjà Rosset est un danger public, il faut le signaler.

        Pas de danger que j’aime Rosset, qui recycle ici du Kant… please…

      3. @roma

        + 1… ;o)

        « …deux catégories d’hommes à jamais incapables d’entendre ce que vous dites : celle de vos ennemis et celle de vos amis. »

        Et c’est pour ça qu’Althusser n’entendit point sa femme tentant de lui dire: – « Lâche-moi… ggrrr… mais lâche-moi… ggrrr… enfoiré…. ggrrr…. »

      4. « … trop facilement selon moi. »

        C’est que sans doute, pour la plupart… ils devaient depuis longtemps vivre en couple…

        Mais le contraire ne leur aurait certainement pas déplu non plus… j’ose l’espérer…

      5. @Lisztfr, gauche, droite, savez-vous ce que c’est ? hummm — réactionnaire? oui mais pas au sens politique du terme, ce qui fait une sacrée différence. Réf à Kant ?! bien le dernier auquel le rapprocher (dont Cl. R. signalent que les truands sont les seuls à pratiquer sa morale).
        Rosset n’a de cesse que de s’interroger sur la notion de Réel et pour le dire vite, à toutes les ruses de pour s’arranger avec lui dès lors qu’il devient pénible, c’est-à-dire la plupart du temps.
        Rosset est danger public ? avant de le signaler aux très sages justiciers vérifiez, allez jeter un oeil sur son site pour rappel Rosset est dans la lignée pêle-mêle Tati Tintin Samuel Beckett Pessoa Proust Novarina Lowry … Spinoza Nietzsche Pascal Bergson Schopenhauer, + ou – Freud … etc etc bref une drôle de bande en effet. Please, please, on en reste là sur Rosset…

  10. Qui mieux que Moscovici et Cahuzac pour se dire de gauche et mener une politique de droite ?
    Ils sont parfaits dans leur rôle et conserveront leur maroquin tant que le solde primaire ne sera pas rétabli.
    Après (c.a.d. également après la débâcle des élections de 2014), ils seront renvoyés à leur pantouflage et charcutage respectifs.
    En attendant, et tant qu’elle continuera à faire de la lèche aux banques en général et aux françaises en particulier, la France continuera à emprunter à des taux scandaleusement bas.
    Donc dix-huit mois encore à supporter ces clowns (parmi d’autres), mais à savourer les billets de F.L.
    Le seul moyen pour réduire ce délai est évidement la solution Jorion de mise en commun des dettes eurozoniennes et de défaut collectif…

  11. « Notre ennemi, c’est le monde de la finance! »

    Il est certain qu’un « capitaine dé pédalo » n’avait aucune envie d’affronter un cuirassé.

    Peuple de France ,continuez à dormir debout , assis , couchés !

  12. Voici une bonne nouvelle: les esprits se libèrent des idées convenues. La contre-attaque se fait avec les armes de l’ennemi.

    «  » En cinq ans, la dette publique de la Belgique a augmenté de 100 milliards d’euros, en partie du fait du sauvetage des banques. Des voix s’élèvent désormais pour réclamer un audit de cette dette. Objectif : distinguer les créances légitimes des autres. Et se demander s’il s’impose de rembourser les secondes.
    L’opération devrait tenir tout à la fois de la fouille archéologique et de la dissection. A l’instar de ce qui s’observe déjà en France, en Espagne, en Grèce ou en Equateur, la Belgique compte désormais une kyrielle d’esprits déterminés à faire toute la lumière sur la dette publique : qui la détient ? A quelles conditions ? Et – question plus politique –, pour quelles raisons a-t-elle été contractée ? A la base de ce mouvement figurent le Centre d’éducation populaire André Genot (Cepag), les FGTB wallonne et bruxelloise ainsi que le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (Cadtm). Leur campagne (www.onveut- savoir.be) a été lancée à fin novembre et devrait durer entre 18 mois et 2 ans.
    «  »

    http://www.levif.be/info/actualite/belgique/dette-publique-faut-il-tout-rembourser/article-4000219536917.htm?nb-handled=true&utm_medium=Email&utm_source=Newsletter-09/12/2012&utm_campaign=Newsletter-RNBDAGLV

  13. Monsieur,

    L’impression que je retire de votre papier est que les banquiers s’en sortent sans casse. Quelques limites fort cosmétiques seront hurlées partout à l’intention du péquin de mon acabit. Ces limitations seront contournées et les bons résultats deviendront des actes héroïques et admirables car ils auront été obtenus malgré une règlementation « étouffante ».

    Pour ressentir un tel étouffement, je devrais aller en haut d’une montagne avec un panorama gigantesque un jour de grand beau temps. Alors, je pourrais me sentir comme ces banquiers étouffés par l’état. Je pourrais même me dire sincèrement que si l’état ne m’étouffait pas je pourrais faire encore plus pour l’économie.

    L’expression « utile pour le financement de l’économie » me fait penser à ces « créateurs d’emplois » qui licencient à tour de bras.

  14. Je souhaite m’offusquer de la politique de restriction budgétaire menée actuellement
    en effet il est prévu de réduire le déficit de manière drastique d’ici 2017 (ou 2027.. ou 2037..)
    ceci constitue un manque à gagner intolérable pour nos établissements financiers.
    En effet les années précédentes
    une politique ambitieuse à permis d’accroitre le besoin de financement chaque année
    2007 : +34.7
    2008 : +56.8
    2009 : +138.
    2010 : +148
    dépassant à chaque fois les objectifs fixés
    2011 : +91,6
    2012 : +83,6
    les deux dernières années montre une stagnation à un niveau minimal pour notre secteur de cette augmentation

    il est bien évident que le retour à des augmentations dignes des années 2000 on parle d’à peine 30 milliards de plus par an , serait dommageable pour l’emploi dans l’industrie bancaire avec à la clé des restructurations de sites, voir des fermetures le week end dans des cas extrêmes. Le chauffage et la lumière seraient même coupé par intermittence la nuit dans les sites les moins rentables pour préserver l’emploi.

    Préserver la croissance de la dette, c’est assurer une croissance durable des intérêts.
    Les japonais et les américains l’ont bien compris et vous ?

    Il est encore temps de réagir…
    Alors offusquez vous.

    1. pour lutter contre la baisse des déficits
      – les nuits d’hôtels jusqu’à 270 euros seront eligibles au crédit d’impot
      – a condition de jouer dans le prochain film de paul jorion et que celui-ci soit tourné en france
      et non en belgique

      encore un effort

    2. Taux de l’usure banque de france pour une somme inférieure à 3000 : 19,58%
      ce qui se traduit par un taux commercial de découvert pour un client lambda de 17,88%

      de quoi arrondir les fins de mois…
      si j’emprunte à la bce à 0,75% pour financer les découverts de mes clients impécunieux
      + x€ par opération
      + frais de dossier

      -mais un découvert c’est quoi ?
      – il y a belle lurette que les comptes ne sont plus présentés en date de valeur. (trop compliqué ma pov dame )

      -pour l’état et les collectivités locales ?
      – oh mais nous faisons des conditions exceptionnelles
      – merci
      – de rien

  15. L’opération de rachat de la dette grecque est prolongée jusqu’à demain midi, l’objectif pas atteint ! Les Hedges funds semblent avoir pris leur bénéfice, ce sont les banques grecques qui y vont à reculons. Il manquerait 3 milliards d’euros de titres à l’appel sur les 30 à trouver (sources : médias grecs).

    Les taux obligataires longs italiens se retendent, à la suite de l’annonce de la candidature de Silvio Berlusconi et de la démission de Mario Monti. La crise politique italienne va déborder sur la crise financière.

    1. Stelios Papadopoulos, the head of the Public Debt Management Agency, stated « We have decided to extend the Invitation to offer Designated Securities for exchange to 11 December 2012. Holders that have not tendered so far can still take advantage of the liquidity opportunity offered by the Invitation. Investors should bear in mind that even if Greece accepts all bonds tendered in the Invitation, it will continue to engage with its official sector creditors in considering further steps to put its debt on a sustainable path. Future measures may not involve an opportunity to exit investments in Designated Securities at the levels offered for this buy back. »

      http://www.pdma.gr/attachments/article/255/Extension%20Press%20Release.pdf

    2. Luis de Guindos vient de déplorer l’effet contagion de la crise politique italienne sur les taux obligataires espagnols. El Pais titre son éditorial « Rescate urgente » (sauvetage urgent)…

      1. Un million de personne défilant dans les rues italiennes ? Les marchés s’en gaudent. Berlu fait péter sa dernière mine anti-personnel judiciaire ? Les bourses tremblent.

    3. Un spéculateur dans la confidence de l’escroc Berlu aurait pu se faire une jolie pelote dans les six semaines séparant l’annonce de son retrait de l’annonce de son come-back. Je pense pas qu’il évitera la taule pour autant avec cette manoeuvre ignoble mais il aura déjà permis au yield transalpin de prendre 50 pdb dans les dents. Où les malheurs judiciaires de l’un peuvent faire le bonheur de quelques-uns et le malheur de tous les autres.

      1. Ca ne vaut rien en comparaison des confidences d’un Draghi qui affirmait en août qu’il ferait tout pour sauver l’euro, le propulsant de 1.21$ (02/09) à 1.31$ ( atteint le 14/09 soit 45 jours de hausse presque continue !)
        Bien entendu, même si le fils Draghi est trader spécialisé dans les taux, on peut s’imaginer qu’il ne discute jamais travail avec son père.

  16. Bonjour à tous

    Oh les gris matins d’hiver!
    Je me sens mal luné ce lundigris! Je chanterai donc les hauts faits de la Finance , cher Alexandre.
    Mais….. pour en trouver ….. ne serait ce qu’un, il me faut remonter ….. oh, pas à la plus haute antiquité ! …Mais presque!
    Or donc, si nous pouvons facilement calculer nous mêmes nos pertes, nos remboursements d’intérêts, nos rendements d’OAT, CDS, CDI, CDD, swaps de boulot etc…. c’est bien grâce aux Banquiers Lombards qui avaient compris tout l’intérêt, pour eux, d’adopter le système de notation et de calcul de position mis au point par les arabes et introduit en europe par Fibonacci.
    (Gerbert d’Aurillac ,en l’an 1000, avait bien essayé, mais même en étant pape, Sylvestre II, il avait failli en être brûlé pour hérésie! )

    Auparavant, faire une simple division relevait de la plus haute expertise mathématique et nécessitait de recourir à la Corporation des Changeurs! Ces spécialistes, formés pendant des années, passaient leur temps de travail à déplacer des petits jetons sur une manière d’échiquier ( d’où le nom actuel du ministre des finances britanniques) et faisaient payer l’opération fort cher!
    (Pendant ce temps là les chinois s’amusaient comme des fous avec leurs bouliers, au point qu’il faudra attendre la fin des années 80 pour qu’un ordinateur puisse enfin battre un épicier chinois et son boulier au calcul!)

    Sans les innovations techniques introduites par les banquiers Lombards du XIIIème siècle,
    la Renaissance en eût été changée et nous en serions encore à repriser nos chausses au coin de l’âtre, nous piquant cruellement les doigts à chaque point faute d’avoir pu calculer les verres compensateurs nécessaires pour pallier nos myopies, presbyties et autres joyeusetés oculaires.
    On voit bien par là qu’un banquier uniquement soucieux de réduire ses coûts de fonctionnement et d’augmenter ses marges bénéficiaires peut s’avérer bienfaiteur de l’humanité!

    Ah mes amis , à me faire ainsi thuriféraire des Princes de ce Monde, je me sens tout drôle tout d’un coup!
    Garçon! Un autre blanc s’il vous plaît!
    Cordiales OAT

  17. A entendre certains, la préoccupation principale est de ne pas faire fuir les riches.
    Les riches ne fuient pas, ils gèrent leur intérêts et ils en ont les moyens.
    Le lieu de résidence est un aspect marginal dans l’optimisation fiscale du patrimoine d’un riche. Il lui faut accroitre sans cesse ses biens et ses pouvoirs et in fine les conserver.

    Au lieu de vous intéresser à la couleur de la pipe du berger, investissez dans les techniques de tonte des moutons. Les moutons vont où il y a de l’herbe et les bergers suivent le troupeau.

    Ce qui fait peur aux riches c’est d’habiter dans un endroit instable et mal géré, mais avoir peur ne les empêchent pas de continuer à gérer leurs affaires partout où cela est nécessaire.

    Ce qui empêche les riches de dormir c’est que les moutons disparaissent.

    Ce qui terrorise les riches c’est que les moutons refusent de se laisser tondre.

    suivez l’argent…

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