NSA, Snowden : QUAND LA CONNIVENCE L’EMPORTE, par François Leclerc

Billet invité

Décidé à marquer un grand coup, le Parquet fédéral allemand a décidé hier… l’ouverture d’une enquête à propos de l’écoute présumée du téléphone portable d’Angela Merkel, écartant purement et simplement celle de millions d’Allemands. Simultanément, la porte-parole adjointe du Département d’État américain, Marie Harf, suggérait d’utiliser les canaux diplomatiques, « le moyen le plus approprié » (et le plus discret) pour évoquer le sujet. Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière, a déclaré que le gouvernement n’avait « pas à agir » sur les décisions du Parquet fédéral. Questionné pour savoir s’il était envisagé d’entendre Edward Snowden dans le cadre de son enquête, le Procureur général a répondu : « nous n’en sommes pas encore là ! ».

Edward Snowden est à nouveau à la recherche d’un refuge en prévision de l’expiration en août prochain de son autorisation provisoire de séjour d’un an en Russie. Manuel Valls, le premier ministre français, n’est « pas favorable » à un accueil en France et Edward Snowden a fait part du bonheur qu’il aurait à vivre au Brésil, pays auquel il aurait selon lui adressé une demande d’asile restée sans réponse. Une pétition lancée par une cinquantaine de personnalités, dont Michel Rocard, Edgard Morin et Luc Ferry, demande au gouvernement français de lui accorder le statut de réfugié politique.

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