LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 AOÛT 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

Avant même que la vidéo ne soit en ligne, il m’a été demandé que je l’ouvre aux commentaires. C’est fait.

Les dégâts des religions sont plus que jamais sous nos yeux

Le Grand Défi : C’est nous ou les lois de la physique, Le temps qu’il fait le 1er août 2014 : vidéo et retranscription, Quelques réflexions sur le Grand Défi, par Cédric Mas

Le Grand Décentrement

Paul Jorion : « Ce qui fait encore cruellement défaut à l’intelligence artificielle », Informations InCognito 1997

1) Premier grand choc pour l’espèce : Toi et moi, nous allons mourir un jour

2) Deuxième grand choc pour l’espèce : Nous sommes de grands singes comme les autres

Carl von Linné (1707 – 1778)

3) Troisième grand choc pour l’espèce : Ce n’est pas notre conscience qui prend nos décisions

Sigmund Freud (1856 – 1939) ; Jacques Lacan (1901 – 1981)

Paul Jorion : « Le secret de la chambre chinoise », L’Homme 1999

4) Quatrième grand choc pour l’espèce : Les robots font tout mieux que nous (et sans se bercer d’illusions, ni se disputer)

2001, L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968)

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents (1989)
  École de Chicago en « science » économique  : l’homme est une créature purement rationnelle Rolling on the Floor Laughing

Le Robot Restaurant en Chine

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219 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 AOÛT 2014 »

  1. @vigneron
    Magnifique! La preuve par l’humour.
    Je doute qu’un robot puisse réagir ainsi, au mieux il dirait voir vigneron, viticulteur, vendangeur …
    Les polytechniciens ne boivent pas du vin de messe.
    Jouissif; à plus tard

  2. Pour un 15 aout ça plane haut, j’en profite donc pour vous livrer une petite sélection récente dans le ton du Temps qu’il fait de Paul Jorion.

    1. Conférence de Hubert Reeves
    Pour commencer, une conférence d’un homme que j’ai lu avec passion depuis ses premiers livres qui m’ont fait cogiter et rêver, sans tout comprendre, loin s’en faut.
    Hubert Reeves est un aussi un magnifique conteur et malgré la longueur de la conférence on ne se lasse pas..

    « Comment concilier la belle histoire de l’Univers et la moins belle histoire de l’Humanité ? Nous offrant l’une et l’autre en parallèle, le célèbre astrophysicien Hubert Reeves met son talent de conteur de science au service de notre nécessaire prise de conscience. »
    « D’étonnantes coïncidences atomiques et cosmiques ont permis à l’Univers de s’organiser, s’enrichir et nous donner naissance. Du noyau de carbone aux profondeurs de la planète, du rayonnement fossile aux mystérieux neutrinos, que d’étranges phénomènes ont contribué à la complexité du monde ! Mais sa richesse et sa beauté sont désormais mis en péril sur Terre par l’Homme, devenu la principale menace pour son environnement, pour la biodiversité, et finalement pour lui-même. » « Là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve. »
    http://www.franceculture.fr/blog-france-culture-plus-2014-06-20-hubert-reeves-concilier-univers-et-humanite

    2. Les banques
    Un article du Monde dans la série -« Le Monde » et moi-
    Rien de neuf pour les habitués du blog mais un super argumentaire très concis pour convaincre les non initiés.

    « 6 mars 2008 : Jean-Stéphane Bron trouve l’inspiration de son film »
    « A la suite du « Génie helvétique », Jean-Stéphane Bron projette d’écrire un film sur le fonctionnement des banques, monde qui ne se laisse pas approcher aisément. Alors qu’il pense abandonner, il trouve dans un article du « Monde » l’inspiration de ce qui deviendra « Cleveland contre Wall Street ». »
    http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/08/08/6-mars-2008-jean-stephane-bron-trouve-l-inspiration-de-son-film_4469067_4415198.html?xtmc=jean_stephane_bron&xtcr=1
    « C’est là que j’ai l’idée la plus baroque de ma carrière : organiser le procès pour les seuls besoins du film, en demandant aux acteurs réels du conflit de se prêter à ce simulacre, qui, du coup, retrouve un véritable enjeu. La mairie va jusqu’à mettre à ma disposition le palais de justice de la ville. Le tournage a lieu en août 2009, durant un mois. Cleveland contre Wall Street s’est donc substitué, symboliquement, à une confrontation dont on sait, depuis 2013, qu’elle n’aura jamais lieu, empêchée par les multiples recours de la défense mise en branle par les banques »

    3. Sur la la puissance des lobbies
    L’animateur de RES, André Cicolella, rencontré déjà 2 fois à la foire éco-bio de Colmar à l’occasion de ses conférences concernant le danger avéré des PE, « perturbateurs endocriniens » et leur très forte implication dans de nombreuses maladies actuelles mais aussi à venir, nous a signalé un documentaire très instructif de Stéphane Horel diiffusé sur la 5 le 9 août et qui démontre dans le détail comment agissent les lobbies sans doute inspirés par ce qui se pratiquait allègrement il y a plus de 50 ans pour nous démontrer « scientifiquement » l’inocuité du tabac.
    http://television.telerama.fr/television/endoc-t-rinement-traque-la-bataille-d-influence-autour-des-perturbateurs-endocriniens,115573.php
    Interview de Stephane Horel par le journal de l’environnement.
    « Les perturbateurs endocriniens, objets de tous les lobbies »
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-perturbateurs-endocriniens-objets-de-tous-les-lobbies,36874

    4. Les « zexperts » se trompent parfois, souvent ?

    La nécrologie du sinologue Simon Leys nous donne une illustration des errements de certains érudits de « l’intelligentsia française »
    Un article plus court mais explicite figure dans Marianne de la semaine écoulée « Simon Leys, les yeux ouverts »
    On y découvre une citation reprise par le sinologue dans « un gentil petit livre sur George Orwell « Orwelll ou l’horreur de la politique »
    « Vous devez faire partie de l’intelligentsia pour écrire des choses pareilles : nul homme ordinaire ne saurait être aussi stupide. »

    Le Monde « Simon Leys, sinologue »
    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/08/12/mort-du-sinologue-simon-leys_4470353_3382.html?xtmc=simon_leys&xtcr=2

    5. Les singes – « A la recherche de l’homme »

    En ce mois d’août j’ai enfin entamé la lecture d’un livre de Pascal Picq et Laurent Lemire qui avait été vivement conseillé récemment.
    J’ai emmené ce bouquin dans le parc où j’accompagnais certains jours les petits enfants et j’alternais ainsi la lecture avec l’observation fort instructive des gamins de 1 à 10/11 ans encore pétris de naturel et d’inné.

    On peut lire au dos du livre en guise d’invitation à la lecture :
    « L’homme ne descend pas du singe, l’homme fait partie des singes »
    « Faites que cela ne se sache pas trop » aurait répondu « une dame de la haute société british »
    On y décrit les grandes étapes de la découverte des origines de l’Humanité de Buffon à ce jour.
    On y pose le questionnement classique de notre culture judéo-chrétienne qui suppose que nous sommes le haut de la pyramide.
    Après le créationnisme, Darwin et ensuite ?

    6. L’avenir en rose ?
    Un article de la série d’été du Monde nous apporte un grand souffle d’espoir.
    « Rana Da – Ecrivain-monde » (essayiste, romancier et artiste engagé).

    Rana Dasgupta, auteur engagé et espoir de la littérature indo-britannique
    http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/08/14/rana-dasgupta-auteur-engage-et-espoir-de-la-litterature-indo-britannique_4471283_4415198.html?xtmc=rana_dasgupta&xtcr=1
    Le fil rouge ? « Le capitalisme peut transformer le monde, dit-il. Mais on semble s’être résigné à ce que ce soit dans le sens du pire. D’énormes forces déshumanisantes sont à l’oeuvre auxquelles je ne me résous pas. »
    Alors l’écrivain saute par-dessus les frontières pour entrer dans la tête de l’Autre. Pour écouter les histoires de l’Autre – le vieux, le pauvre, l’étranger, l’anonyme… Pour trouver chez l’Autre cette part de l’humain violée ou voilée. Et en tirer une forme d’empathie, de réconciliation

    7. Philo et Michel Onfray

    Un sujet qui représente pour moi une forêt vierge et que j’hésite encore à parcourir malgré les invitations de Adèle Van Reeth.
    Mais l’écoute en ce mois d’août de Michel Onfray sur F. Culture m’y encourage fortement.
    J’ai préparé un brouillon de quelques notes prises à la volée, à suivre sans doute.
    Cela décape un max, il y a distribution générale de notes, de quoi faire dresser les cheveux sur le crane d’un chauve mais heureusement il y de moments de franche rigolade. Globalement j’ai bien apprécié et le Onfray me conforte dans ma modeste philo perso au raz des pâquerettes (propre et figuré).

    « Contre-histoire de la philosophie – Saison 12 – La pensée post-nazie »

    Le thème de cette 12ème année est « La pensée post-nazie ». Diffusion estivale des cours animés par le philosophe Michel Onfray, dans le cadre de l’Université populaire de Caen.
    http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-la-philosophie-saison-12-la-pensee-post-nazie

    Bonnes fin de vacances à tous et/ou bon courage pour la reprise.

  3. @ Juannessy

     » Ce qui pourrait finalement être la différence entre le robot et l’humain : jusqu’où ne pas aller trop loin et pour préserver quoi ou qui ? »
    Mais c’est un art ou nous échouons très souvent entre application bête de réglement, démesure et perversité.
    Disons que c’est plus une aspiration de quelques uns qu’un fait.

    Tant qu’aux robots, qu’est-ce qui leur interdit d’y accéder un jour ?
    Dans la mesure où cela semble une expession de créativité et qu’on fait des programmes et robots de plus en plus créatifs.

    Au fait, j’ai apprécié le lien robots-autistes.

  4. @ Le Clech

    Ce nous tellement arrogant a force de ne pas se dire ? Belle expression mais il s’agit des transhumanites.
    Vous n’avez pas entierement tort. Je peux me dire transhumaniste car j’en aitles aspirations. Mais je ne m’en sens pas vraiment digne d’où la tension entre ce que je pense des autres et de moi. Mais je crois qu’il vaut mieux être le dernier des transhumanistes que ne pas l’être.

    Il y a donc bien une tension si pas inconsciente.

    Par contre :

    @ Juannessy

    Vous avez raison. Il ne faut pas oublier de faire copier coller et ne pas penser a cent choses à la fois sous peine d’accident.
    Pardon à la personne dont j’ai déformé le nom !

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