Lancement de LE COEUR, PAS LA RIGUEUR, le pendant francophone de Hart boven Hard

Le mouvement Hart boven Hard a été lancé en Flandre au mois de septembre. Il a semblé crucial aux Amis du Blog de Paul Jorion réunis au Vicomte samedi dernier 25 octobre, de lancer l’équivalent en Belgique francophone. Le texte qui suit est une traduction – merci Sabine B. ! – du manifeste de Hart boven Hard.

Un site toile spécifique va être créé – on vous tient au courant.

 

LE COEUR, PAS LA RIGUEUR

Une déclaration politique alternative

Un pays prospère où chacun peut trouver les conditions du bien-être et du bonheur. C’est l’intention affichée de nos gouvernements à chaque prise de parole, lors de chaque législature. C’est pour ce projet qu’ils ont été élus. C’est par rapport à ce projet que nous sommes en droit de leur demander des comptes.

La Belgique s’inquiète

Des rumeurs sur les mesures d’austérité ont fuité et dans beaucoup de ménages et d’entreprises, l’inquiétude monte. Économiser sur l’enseignement, qu’est-ce que ça signifie pour un enseignant, un étudiant ou un parent ? Économiser dans l’associatif, qu’est-ce que ça signifie pour notre club de sport ou mouvement de jeunesse ? Économiser sur l’accueil des enfants, l’eau, l’électricité, qu’est-ce que ça signifie pour notre famille ? Économiser sur la santé, les maisons de repos, qu’est-ce que ça signifiera pour nos vieux jours ?

L’inquiétude monte parce qu’il semble que chaque famille devrait subir le prix douloureux d’un couperet financier. Une famille avec des enfants en bas âge et des plans concrets pour rénover, devrait sans doute payer quelques centaines d’euros en plus par mois. Même le ministre de la Santé flamand a déclaré souffrir d’insomnies quand il pense à ce qu’on demande aux familles. Et du côté de la formation du gouvernement fédéral, nous n’entendons rien de bon !

Nous, les gens et les associations ‘populaires’, nous voulons parler aujourd’hui d’une seule voix. Nous ne voulons pas que les plus faibles payent les conséquences de ce que d’autres ont provoqué. Nous croyons à une société qui soutient tout le monde, pas uniquement les plus puissants. Notre déclaration politique à nous : “Le cœur, pas la rigueur”.

Tout le monde devrait serrer la ceinture, sauf…

Nous sommes inquiets. Et nous avons des raisons d’être en colère. Les gouvernements régionaux et fédéral semblent vouloir trouver une fin en soi au fait de faire sans fin des économies. Des coupes sombres à tous les niveaux, dans tous les secteurs de la société. Des frais d’inscription plus chers pour l’académie de musique et le club de sport ? On devrait accepter. Du matériel de camp plus cher pour nos enfants ? Nous n’aurions pas le choix. L’enseignement réservé aux plus fortunés, des bibliothèques toujours plus chères ? Il n’y aurait pas d’alternative. Même dans les transports publics. Jusque dans les maisons de repos, sans égard pour la santé de nos anciens. Nous devrions tous payer, tout accepter.

Tout le monde ? Pas si vite. Certains, les plus grandes entreprises, les gros capitaux, ne seront pas touchés par la rigueur. En Flandre, pour les entrepreneurs, il existe plus de 150 sortes de subsides différents. Il faut souligner l’énorme différence entre l’impôt de 33% sur les petites et moyennes entreprises et l’imposition réduite de 4 à 6% pour les plus grandes entreprises. Ce genre d’exemptions ne peuvent que laisser rêveur une famille, un petit indépendant ou une PME. Mais d’autres voies sont possibles.

Car en soi, il n’y a rien de mal à installer un climat favorable à l’esprit d’entreprendre. Sans les entreprises, pas d’emploi. Mais faut-il vraiment que la compétitivité devienne le seul critère de jugement, effaçant la simple considération du bien vivre ? La compétitivité, la rigueur pour nous faire rembourser ce que les banques ont dilapidé ? Ça va trop loin ! L’économie doit servir l’homme et la société, pas l’inverse. Nous avons besoin d’air pour le vivre-ensemble, tout l’oxygène ne peut être réservé aux entreprises. L’associatif, l’enseignement, la santé, la culture, les services ne sont pas des fardeaux. Ce sont les véritables richesses.

Quelles valeurs ?

Il ne s’agit pas que de la question de l’austérité. L’accord de gouvernement traduit « la valeur » uniquement dans des termes économiques. Les nombreuses dimensions de la riche existence de l’humain – l’homme apprenant, créatif, bienveillant, social, l’amoureux, l’humain en somme, – doivent faire place à l’homme économique. Il est néanmoins clair aujourd’hui que cet économicisme ne nous mène pas vers un monde meilleur. Il suffit de regarder l’Europe. Le chômage explose. La pauvreté augmente. Les inégalités se creusent. Beaucoup de jeunes européens ne peuvent sereinement se projeter dans le futur. La face sombre de ce climat favorable aux entreprises c’est l’individualisme, le chacun pour soi. Qu’on soit sans emploi, en situation de précarité, dans la pauvreté, chacun pour soi. Est-ce que c’est cette société là que nous voulons ?

L’essence du contrat social, de notre sécurité sociale ce n’est pas la charité envers les plus faibles et le paternalisme du 19ème siècle. C’est la responsabilité collective. Entre jeunes et vieux, entre malades et bien portants, entre ceux avec ou sans enfants, entre couples et célibataires, avec ou sans emplois. Au bout du compte, c’est toute la société qui est remise en question lorsque les plus faibles souffrent.

De tous les termes utilisés dans le texte – 191 pages – de l’accord de gouvernement flamand, la solidarité et l’égalité, n’apparaissent que deux fois, ce qui en dit long…

Pourquoi devrait-ton sacrifier les missions du gouvernement sur l’autel de la compétitivité ? L’enseignement, les hôpitaux, les prisons ne sont pas de service à marchandiser. Notre patrimoine, comme la nature, l’environnement, l’air, les routes l’eau et l’art ne sont pas davantage de simples marchandises pour maximiser le profit de certains. Là où le profit gagne, bien souvent c’est le bien commun qui en fait les frais.

Toutes les couleurs et horizons

Nous sommes pour un pays ouvert. Dans notre vie quotidienne, le monde n’a jamais été si proche. L’internet, la télévision et les voyages relativement bon marché semblent faire de notre monde un village. Dans notre supermarché, dans les rues, dans les classes, à l’école de nos enfants, le melting-pot culinaire et culturel est partout. L’horizon des citoyens du 21ème siècle est un horizon de liens globaux. À Bruxelles, la richesse de ce brassage culturel est visible. Par conséquent, il faut abandonner l’idée de promouvoir uniquement l’apprentissage du néerlandais à Bruxelles. La nature multiculturelle et polyglotte de Bruxelles et de la Flandre est une belle opportunité à saisir. Et nous le savons : les pollutions, la crise climatique ne s’arrêtent pas aux frontières des États et régions.

Conserver ce qui est bon…

Bien choisir c’est aussi choisir de protéger ce qui fonctionne bien. Nos régions sont enviées à l’étranger pour la qualité de nos services de soins, pour nos services sociaux. Cette qualité est quotidiennement garantie par les citoyens, par les bénévoles et professionnels des organisations sociales, défendue par le riche tissu associatif de la société civile. Nous pouvons être fiers de notre sécurité sociale qui offre dignité et opportunités aux plus faibles. Nos enseignants travaillent tous les jours pour assurer la meilleure formation à nos jeunes. Nos chercheurs et scientifiques travaillent sur les défis de demain et proposent des solutions créatives. Notre vie culturelle et associative est riche et diversifiée. Qui n’a pas connu un club de sport, une académie musicale, ou un mouvement de jeunesse ? Ces nombreuses associations donnent une voix éloquente à tous ceux qu’on n’entend pas. Notre réseau de bibliothèques est dense. Nos musées, nos archives, nous permettent de prendre conscience de notre formidable patrimoine culturel. Nos centres culturels, expositions artistiques, nos artistes, réalisateurs, acteurs de théâtres, musiciens enrichissent notre expérience de la vie et font l’objet d’une grande reconnaissance à l’étranger. Nos services publics de diffusion audiovisuelle nous offrent quotidiennement quantité de programmes intéressants jusque dans nos séjours. Au cours des dernières années, les investissements pourtant nécessaires dans ces services publiques ont déjà été drastiquement réduits. Veut-on mettre ces services de qualité construits par tous ces talents en péril ? « Faire plus avec moins » ce n’est plus possible depuis longtemps. Nous devons investir dans des services publics forts.

… et investir dans ce qui pourrait être mieux

Et bien entendu il y a des investissements et améliorations à faire. Notre enseignement reste inégal et ne parvient pas à donner à chaque enfant les mêmes chances d’émancipation sociale. Trop de jeunes quittent l’école prématurément sans diplôme du secondaire. En Flandre, 10 % de la population a un revenu en-dessous du seuil de pauvreté, pour toute la Belgique ce chiffre s’élève à 15 %. Des enfants qui grandissent dans une situation de pauvreté n’ont pas de perspectives d’avenir décentes. Et que penser du chômage des jeunes ? Pour chaque offre d’emploi, des dizaines de jeunes candidats. Trouver un emploi devient le parcours du combattant. Flexibiliser davantage les travailleurs, créer des mini-jobs précaires ne peut pas être la solution pour nos jeunes. Qui voudrait ça pour ses enfants ?

Les problèmes de trafic nous touchent tous. Anvers et Bruxelles récoltent la palme mondial en termes d’embouteillages. Le nombre de personnes souffrant de problèmes pulmonaires augmentent. Les transports publics doivent devenir plus attractifs afin d’inciter davantage de personnes à éviter de prendre leur voiture.

Bref, il y a une longue liste de défis importants. Qu’il s’agisse de l’enseignement, de la science, de l’emploi ou de la mobilité durable, il faut faire des choix raisonnés pour le long terme. Il faut insister sur cette prise en compte du rôle des services publics sur le long terme car l’investissement financier des pouvoirs publics n’a cessé de diminuer ces 20 dernières années. Il ne suffira pas de donner plus d’autonomie aux pouvoirs locaux pour trouver de nouvelles sources de financement. Le gouvernement prétend vouloir éviter de transmettre la charge de la dette aux prochaines générations, mais est-il vraiment raisonnable de vouloir faire des économies à tout prix, sans vision du bien commun ?. Couper dans les transports publics par exemple, sans considération pour les problèmes de mobilité, les embouteillages et les problèmes de santé, les questions écologiques, est-ce bien raisonnable ? Va-t-on reporter cette facture écologique et sanitaire sur nos enfants ? Nous devons investir aujourd’hui dans des politiques qui porteront leurs fruits demain.

Les charges et les épaules

On entend : « Qui va payer tout ça ? ». Des économistes comme Paul De Grauwe rappellent pourtant que réduire les dépenses en période de crise rend les choses encore pires. Les mesures d’austérité imposées par l’Union Européenne à ses membres ont pourtant montrés leurs échecs partout. L’austérité aggrave la crise plutôt que de la résorber. Va-t-on copier en Belgique ce même modèle qui ne marche pas ? Non, nous ne payerons pas. D’autant plus que les plus hauts revenus sont épargnés par l’effort de rigueur budgétaire. Pourquoi les jeunes, les employés et les familles devraient faire la plus grosse part des efforts ? Du Flamand de la rue au Belge moyen on demande actuellement des efforts disproportionnés. Ceux qui suivent les cours de la bourse sur des écrans, achètent et vendent d’un click des actions ne payent presque pas d’impôts. Pourquoi de riches actionnaires vaudraient plus qu’une famille moyenne ? Sur les revenus les plus élevés doivent peser les charges les élevées.

Le cœur, pas la rigueur

Nous, citoyens et organisations qui se soucient les uns des autres, nous défendons d’autres choix, des choix plus humains. Nous croyons que les forces unies sont la base des choix humains. Ce travail commence aujourd’hui. Nous informerons les gens les prochains mois. Nous transmettrons le sentiment que c’est possible : sécuriser l’avenir de nos enfants, notre prospérité et notre bien-être et en même temps investir dans des services sociaux meilleurs et abordables. Chacun doit pouvoir trouver un travail qui lui convient. Voilà le vrai progrès !

Nous voulons faire en sorte que chacun ait le sentiment qu’il ou elle puisse contribuer à une société ou le cœur prime sur la rigueur, si seulement nous nous coordonnions. Agir solidairement en se souciant les uns des autres, c’est ça réellement construire la confiance. Nous attendons du gouvernement qu’il partage cette attention. Les signataires veilleront tous à cela. Ceux qui méprisent l’égalité, la justice et d’autres valeurs du vivre-ensemble, peuvent compter sur notre opposition.

Ensemble, nous ferons la différence !

Signez sur www.hartbovenhard.be

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21 réflexions sur « Lancement de LE COEUR, PAS LA RIGUEUR, le pendant francophone de Hart boven Hard »

  1. Je signe des deux mains.

    Ça vaudrait la peine d’actualiser (les mesures fédérales sont pires que ce qu’on avait imaginé) et d’étendre à Bruxelles et Wallonie (ces gouvernements, se disant « de gauche », appliquent l’austérité tous azimuts).

  2. Il faudrait quand même réfléchir à une forme de résistance… Non-violente, qui frappe les esprits et qui puissent être mise en oeuvre par le plus grand nombre.
    Signer une pétition est un bon début mais ça ne suffira pas.
    Chaque jour est pire, la gestion économique est à contre-sens et nous mène à la catastrophe, l’environnement se dégrade de manière exponentielle à chaque instant , pas ou peu de projets politiques qui tiennent la route et qu’on ait envie de soutenir etc..
    Ca commence à bien faire. Ca ne peut pas continuer ainsi..

      1. « Sit-in »

        N.B. Non, là-haut, ils ont cessé de rigoler. Encore qu’ils doivent être rassurés par le fait que les « naïfs » comme vous imaginent qu’ils continuent de rigoler.

  3. Un mouvement, issu des citoyens de la société civile, semble se dessiner en Europe, PODEMOS a été parmi les premiers, son programme:http://podemos.info/wordpress/wp-content/uploads/2014/05/Programa-Podemos.pdf
    Ne pourrait-on s’inspirer de tout ce qui est proposé en Europe d’alternatif aux programmes actuels des divers gouvernements, en faire une synthèse, en dégager quelques mesures phares compréhensives par la majorité de la population et agir en direction du parlement européen, agir par le droit de pétition et demander un référendum européen?
    Il faut des mesures révolutionnaire afin d’éviter la révolte….

  4. Je propose le slogan « Taux de profit, variable d’ajustement. »

    Il renvoie au coeur! Du système, du silence, de la politique, d’une bonne part de la confusion…

    1. « Ils » ont sorti leur pistolet

      « Joëlle Milquet: « le gouvernement fédéral veut assécher la culture à Bruxelles » »

      « …La part du Produit intérieur brut (PIB) provenant de l’activité culturelle est pourtant en pleine croissance, relève-t-elle.

      Selon le président de la Politique scientifique belge (Belspo) Philippe Mettens cité dans Le Soir, les institutions scientifiques et culturelles fédérales devront faire 12% d’économies sur le personnel, 20% sur les frais de fonctionnement et 30% sur les investissements, en plus de reprendre à leur charge les missions que Belspo exerçait. »

      http://www.levif.be/actualite/belgique/joelle-milquet-le-gouvernement-federal-veut-assecher-la-culture-a-bruxelles/article-normal-322151.html

  5. Il faut admettre que l’on ne peut rien attendre des gouvernements actuels, qui sont prisonniers de traités et de Constitutions obsolètes.

    Seules les Constitutions sont au dessus des gouvernements, et donc, pour pouvoir changer les choses dans le sens voulu par les citoyens et pas par les gouvernements, qui de toute évidence ne sont pas à leur service, il faut nécessairement écrire de nouvelles Constitutions (qui d’ailleurs pourraient s’inspirer d’un même modèle).

    Et lancer une pétition demandant la réunion d’une Assemblée constituante de citoyens – non issus du monde politique – (!) pour rédiger officiellement cette nouvelle constitution, ceci dans chacun des pays le souhaitant.
    Et c’est parfaitement démocratique! C’est même la base.

    Un simple référendum n’a pas le pouvoir d’une Constitution.

    C’est ce qu’on fait en France ici: http://www.m6r.fr/

  6. Ce texte ne dénonce pas l’austérité mais son application ….alors que la solution préconisée, l’austérité pour résoudre une crise (voir Hayek , Heinrich Brüning…), n’en n’est pas une …surtout pour un Keynésien…

    1. A SUPPRIMER (j’ai cru que le post précédent faisait référence au mien 🙁 )

      ————————————————————
      Mais je ne prétends pas que ces textes soient les meilleurs qui soient, de toutes façons ils ne forment pas Constitution!

      Toujours est il que c’est la seule pétition de relative envergure qui circule actuellement.
      Et mieux vaut éviter de se disperser sur différents projets, il sera toujours temps de les discuter, si la pétition prend une ampleur suffisante.

      D’ailleurs ou avez vous vu qu’il prône l’austérité?

      1. Concernant le texte (d’en haut…) tout est dans l’appellation du « mouvement « …à la base Hard (dur – austérité) et au dessus (réaction) Hart (cœur) …en d’autres termes on vous prend la maison (hard -austérité) et on donne une pomme aux enfants (hart – cœur) , signez vous ???

  7. La deuxième étape sera de constituer un site internet. Il va nous falloir un/des informaticien(s) et possiblement aussi un/des graphiste(s).
    Puis nous allons aussi avoir besoin de bilingues!
    Une page sur Facebook : LeCoeur, pasla rigueur
    Signalez vous !

    mille mercis

    Sabine b.

  8. Là-haut, ils continuent de rigoler, sinon ils ne continueraient pas à nous infliger l’austérité et à engraisser leurs petits amis, en se frottant les mains ! Même les nigauds du Conseil Constitutionnel en France se frottent les mains : ils ont choisi le ‘bon’ camp.
    Ils nous narguent :
    « Râlez toujours, on a la force, la police, les gendarmes européens si ça chauffe trop et en dernier recours l’OTAN pour vous faire taire. Contre les cocktails Molotov, on a les grenades offensives, et bien plus si vous insistez. Ah ! Ah! Ah! »
    La reconquête de la démocratie sera longue et difficile. Les lendemains qui chantent viendront inéluctablement, mais il faudra attendre encore un peu, comme en 1914, on a attendu fin 1918, en 1939 on a attendu mai 1945. D’ici là, « des larmes et du sang ». Et je suis optimiste : il y a des empires décadents qui ont mis des siècles à mourir.
    Les robots nous sauveront ? Cela dépend de ceux qui vont les programmer. Le pire est toujours possible, raison de plus de s’organiser dès maintenant. Pas ici, pas comme ça, même s’il est nécessaire de réfléchir en public, pour faire prendre conscience…

    1. Moui… sauf que toutes sortes de difficultés vont leur tomber sur le nez:

      – l’effondrement du système bancaire qui ne pourra être renfloué car les états sont à sec,
      – tentative de faire tourner la planche à billets pour renflouer,
      – perte de confiance en la monnaie,
      – paralysie de l’économie
      – on ne peut plus payer les forces de l’ordre qui deviennent de simples mendiants,

      – toute l’économie s’arrêtant, les classes supérieures se retrouvent aussi dans la mouise avec le bas peuple, et finissent par comprendre l’arnaque que jusque là ils n’ont pas voulu voir.

      – Seuls les gros fortunés oisifs auront toutes sortes de biens de valeur, qui leur permettront de continuer a mener grand train dans des lieux surs.

      – Fuite de François Hollande au Liechtenstein, mais que l’on arrête à Varennes ou il est malencontreusement reconnu,

      Et Champagne!

  9. Une intuition que ce texte vient aiguiller : la Belgique, improbable et bordélique, pourrait être un laboratoire du Meilleur dans ces « temps qui sont les nôtres ». Un Meilleur contagieux, bien entendu.

      1. Braves je sais pas, mais tout me montre que les gens de ce plat-pays ont quelque chose de bien à eux, qui peut faire du bien oui !

    1. Un Belge aussi. Faites donc un micro-trottoir juste pour voir!
      Quelques questions: qui a inventé la monnaie , qu’est ce que nationaliser,
      la Belgique est en effet un laboratoire, mais pas du meilleur. 1950 Wallonie première puissance économique mondiale, proportionnelle. POB parti ouvrier belge puis monté du socialismes industriel , syndicat va t’en guerre, colonie, cartel, ce doit être le pays le moins démocratique du monde avec l’arabie.
      Ce pays n’a pas été fondé pour devenir démocratique, il a été fondé pour des raisons économiques, les mêmes qui nous gouvernent depuis tjrs.
      démocratie= pouvoir au peuple par le peuple directement en permanence, c’est le contraire de nos constitutions et nos institutions. Partant du constat on peut commencer a bosser sur le sujet.

  10. Si l’on enlève la production de pétrole des USA, un pic mondial a été atteint en février 2012 avec 79.135.000 barils par jour. Si l’on examine les nouveaux projets ou les capacités futures des grands pays producteurs, la tendance baissière ne peut que continuer et ce pic ne devrait plus être dépassé. Une production de pétrole en diminution, une population en augmentation, comment la situation pourrait-elle s’améliorer? L’austérité s’impose aussi et surtout de par la diminution de l’énergie nette disponible pour la société. L’art, l’enseignement, les soins de santé, la sécurité sociale, les retraites, la croissance, le pouvoir d’achat, tout ça a été rendu possible par l’explosion de l’énergie nette le siècle passé. Lorsque l’énergie nette diminue, on revient en arrière, c’est inévitable.
    Il y a un bon résumé sur ce concept d’énergie nette par Benoit Thevard ici.

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