130 réflexions sur « Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! »

  1. Et les Belges, ils en pensent quoi des alternatives à droite, à gauche, au dessus, au dessous, devant, derrière ?

    1. @Emirabel
      Eh bien, voilà une vision anthropogėographique tout à fait saisissante du paysage politique. Au fond de cet espace, occupé par ces différentes composantes que vous situez « à droite, à gauche, au-dessus, au-dessous, devant, derrière », se trouverait donc un centre topographique à partir duquel rayonneraient ces diverses orientations, ou « alternatives ».
      Mais avant de continuer, Emirabel, laissez-moi vous faire une petite remarque amusante, je crois, non pas d’un niveau topographique mais typographique. Par une mise en correspondance des premières lettres des différentes Directions entre elles, nous obtenons 5 D contre un seul G. On peut donc légitimement se demander : d’où vient ce G qui fait tâche au sein de cette représentation théorique du mi-lieu politique.
      Un peu d’étymologie s’impose : en Latin, la gauche se dit « Sinistra » (Sinister, venant lui-même de sinus, courbe) ce qui a donné le mot français sinistre. Le mot gauche n’a donc jamais eu une bonne réputation, par crainte qu’un quelconque malheur ne vienne de la main gauche, c’est à dire de la « main du diable ». On dit par exemple d’un homme maladroit que c’est un homme gauche !
      Mais quel rapport, me direz-vous, entre gauche et sinistra, alors que « à droite » se dit bien en latin « dextra » ? En effet, la raison est assez étrange. Longtemps, nous avons utilisé le mot senestre, puis gauche a fini par supplanter ce mot de trop mauvais augure.
      Aujourd’hui encore, l’origine du mot gauche est toujours discutée :
      de l’ancien bas francique « walkan » (se détourner, se tourner vers, se diriger vers) ou « wenkjan » (vaciller), « walk » (marcher) en anglais, et « walken » (fouler) ou « walken » ( tomber, trébucher) en allemand, « valgus » (bancal, tourné en dehors) en latin.
      Puis le « w » du francique initialement prononcé /w/ s’est altéré en /gw/ puis en /gy/ et parfois en /g/ pour en arriver à « ganchir », « guenchir » (faire des détours ), gauchier. (Wiktionnaire)
      Si je devais résumer les différents sens qu’on lui donne, je dirais donc qu’un homme de gauche est un homme en chemin, qui chemine en faisant des détours et pouvant trébucher parfois sur des idées courbes…
      Oh encore une chose ! : j’ai lu que « droit » est littéralement la traduction du latin « rectum » signifiant ce qui est « en ligne droite » et qui « doit servir de règle » et de « mesure ». Ce qui en dit long sur le droit chemin du bien, de justice et du juste milieu que nous devrions suivre… ou bien pourquoi certains opteraient pour une vision moins unique… plus « décentrée » du monde ?

      1. @Garorock ou de L’ être

        redire plusieurs fois avec l’ intonnation 1 puis redire plusieurs fois avec l’ intonation 2
        Ensuite, comparer le sens.

        Intonation 1 :
        Être ou ne pas être….. Là est la question !

        Intonation 2
        Être ou pas ?……….Être ! : là est la question.

        PS: si ça ne vient pas tout seul, le refaire avec son petit dans les bras en rigolant face au vent de la tempête a Quiberon

      2. Ps:
        C’ est bien plus clair en VO ( le texte est exactement le même seule l’ intonation change ci dessous) :
        intonation 1
        To be or not to be ? ….. That is the question !

        Ou bien
        Intonation 2
        To be or not ?…… To be ! : that is the question !

        Si toujours pas clair, le dire en étant pleinement à ce qu’ on fait quand on le dit

      3. De l’autre côté de l’Océan , l’écho répondit :

         » Avoir « .

        Tiens , qui a des échos récents du TAFTA ?

  2. Y a t’il une alternative à la pensée (et à l’action) unique? On peut être convaincu que non si l’on s’en tient aux commentaires fait par la grande majorité des médias et de ceux qui obéissent ou profitent de la situation d’inégalité qui s’aggrave au fil du temps. Aux « yeux du public » les résultats des dernières élections montrent une démobilisation de l’électorat de gauche ainsi qu’un fort maintien des votes à l’extrême droite qui comme vous le faites remarquer reprend à son compte des propositions de gauche en ce qui concerne une alternative « économique ». Sans oublier ceux qui ne savent pas encore trop quoi penser de tout cela et qui espèrent s’en tirer sans trop de dégâts par un vote conservateur. Le discours de gauche qui me semble subsister reste celui de Jean-Luc Mélenchon qui défends une vision démocratique et républicaine. Cette parole n’est pas toujours audible, pour diverses raisons la principale étant à mon sens que beaucoup se sont employés à discréditer et à caricaturer un homme qui peut être perçu comme dangereux par l’oligarchie.
    Nous sommes dans une situation qui risque de nous conduire à l’obligation de choisir entre les réformes qui vont nous être imposées et la révolution qui va s’imposer à ceux qui « n’en pourront plus ».

    1. Je partage l’analyse que fait F. Lordon dans « Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas »

      Paragraphe « Souverainisme de droite, souverainisme de gauche »
      dont je reproduis ici la conclusion:

      « Faute de ces élémentaires distinctions, une partie de la gauche en est venue à ostraciser l’idée de souveraineté quand elle prétend par ailleurs lutter pour une extension de la démocratie… qui n’en est que le synonyme ! Démocratie, souveraineté populaire : une seule et même idée, qui est celle de la maîtrise par une communauté de son propre destin. On mesure donc les effets de captation et de terrorisme intellectuels de l’extrême droite, et les effets de tétanie de la gauche critique, à cette aberration d’auto-censure et d’intoxication qui a conduit cette dernière à abandonner l’idée de souveraineté, faute d’être simplement capable de se souvenir que, sous l’espèce de la souveraineté populaire, elle est l’une de ses propres boussoles idéologiques depuis la Révolution française ! »

      La mondialisation ultra-libérale tend à effacer toutes les anciennes strates de l’organisation précédente du monde, en particulier l’idée même de nation (cf. le fédéralisme néolibéral, pour moi un impérialisme, que L’UE de Juncker va tenter de -et réussir à- nous imposer). Il ne fait aucun doute pour moi que l’on s’approche de choses sérieuses, celles où ces deux types d’organisation du monde, la chrématistique vs l’économique, vont s’affronter directement. Je pense inéluctable que l’humanité réévolue vers ce qu’elle était avant cette mondialisation délirante, vers une organisation plus stratifiée, chaque strate (nation, région, etc.) ayant un certain niveau d’autonomie (économique), les strates communiquant entre elles (chrématistique) sans qu’elles soient structurellement trop modifiées. Pour moi les US ont réussi à imposer leurs vues ultra-libérales au menu fretin (les pays pauvres) par le biais du FMI et de la banque mondiale et avec l’accord des pays « riches » (UE, Japon) qui y ont vu leur intérêt. La stratégie américaine me semble actuellement être de faire le forcing pour que le gros fretin participe au festin (les US se réservant bien entendu la part du lion). Je n’ai pas l’impression que le gros fretin (Russie, Chine, Inde, Brésil) l’entende de cette oreille.

  3. Oh oui qu’il y a une alternative à gauche, et j’ai tellement de choses à dire là dessus que je ne sais par ou commencer.
    Déjà, ce ne se fera pas par les urnes, tant l’alternative en question paraîtrait abracadabrantesque à au moins 90% des citoyens, « normalisés » par le système.

    Voyez la pétition pour une 6èm constitution. Au bout de bientôt 2 mois: 61034 signatures.
    Moins de 1 spectateur sur 1000 a cliqué après le passage de Mélenchon au Grand journal de Canal+ ou on en a un peu parlé, … Et on ne gagne pas une élection avec 1/1000èm des voix.

    1. 61034 signatures pour la 6ème république : mais c’est rassurant !
      Vouloir mobiliser les gens sur un concept de changement constitutionnel est vraiment nul et à côté de la plaque. Je ne nie pas qu’un nouveau système institutionnel serait nécessaire mais selon moi il y a quand même une typicité française de croire résoudre des problèmes fondamentaux par des constitutions : nous en sommes les champions du monde. Façon de ne pas comprendre les urgences ou comme il est ici les questions à résoudre en amont.
      Le plus curieux de la chose c’est que des partis ou des gens, que par ailleurs je respecte, ne se posent jamais la question de comprendre pourquoi leurs propositions tombent toujours à plat et que presque personne ne les approuvent ! On dirait que ils considèrent que les gens sont des benêts sans « conscience politique »… Et c’est grave car ils écoutent d’autres partis…

      1. Il ne faut pas confondre « résoudre les questions en amont », comme par exemple sur ce blog, et « agir » pour déplacer le rapport de forces, comme tente de le faire m6r.fr
        S’il y a une « typicité française » sur les questions constitutionnelles, c’est pas un obstacle, c’est une chance. Mieux vaut en être fier et signer pour cette initiative ouverte.

      2. @ Stéphane-Samuel, le peu d’intérêt que suscite cette proposition devrait quand même poser question… non ?
        Il y a eu au XIX siècle un très grand nombre de constitutions et de régimes en France en raison des révolutions et luttes de classes particulièrement intenses survenus après l’échec partiel de la révolution . Voilà la typicité française dont le nombre incroyable de constitutions n’est que la conséquences superficielle.
        Au lieu de perdre son temps à des pétitions vaines sur un changement de constitution il serait selon moi plus efficace de mobiliser les gens sur un thème tel que l’interdiction de la spéculation.

      3. Je ne suis pas certain que ce soit si nul que ça. J’ai d’ailleurs signé la pétition, mais je la vois comme un pas indispensable et préliminaire. Évidemment il y beaucoup d’autres choses à régler, et notamment comme vous le dites l’interdiction de la spéculation. Mais il faut changer les lois électorales avant toute chose et pour cela il faut changer la constitution. Je ne souhaite pas élire un président de la république selon les critères actuels, ni les députés ni qui que ce soit. Il faut bien commencer par quelque chose, et il y a tant à faire. Il n’y a plus de gauche en France, ou ce qu’il en reste est inaudible, mais il y a des idées, beaucoup d’idées, qu’il faut discuter. Il faut reconstruire à gauche, et pas sur les bases détruites, non il faut une nouvelle fondation avec un horizon vierge et neuf. D’ailleurs, la gauche n’existe plus depuis 1983 environ, c’est loin, et la pensée unique à convaincu nos citoyens qu’il n’y avait plus d’autres alternatives que le libéralisme. C’est difficile de briser un endoctrinement, d’autant plus que celui-ci est enraciné dans toutes nos institutions. Le monde à changer et nous devons envisager les combats à mener avec une autre perspective. Les débats a venir ?:
        Fin de la propriété privée.
        Partage des ressources entre tous et sur toute la planète.
        Récupérer l’argent provenant de la robotisation et le partager.
        Mettre fin à l’esclavage par le travail.
        En finir avec l’élevage industriel, abolir la souffrance animale et manger moins de viande.
        Consommer la production locale.
        Abolir la pauvreté.
        Éduquer sans esprit de compétition, avec amour, altruisme et compassion. Oui il faut absolument modifier notre façon d’enseigner, car l’esprit de compétition est profondément destructeur.
        Mettre un terme au capitalisme, car avec cette machine orgueilleuse, destructrice, corrompue, nous ne parviendrons jamais à changer ce monde.
        L’utopie est devant nous…

      4. @ Jacques Seignan

        La racine de tous nos problèmes est dans l’actuelle constitution,
        qui sacralise la propriété privée,
        qui sacralise un système basé sur des professionnels de la politiques aisément corruptibles
        Déjà 2 bonnes raisons de la changer.

        Il ne suffit pas d’interdire la spéculation. Le problème est infiniment plus vaste. Interdire la spéculation n’améliore que un peu les choses, si l’on considère l’ensemble des problèmes…

        Et merci d’éviter les arguments en bois du type « on a déjà changé de constitution, et ça n’a servit à rien ». Et alors vous en déduisez quoi?
        Et comment changer de constitution sans pétition, vous croyez que les politiques vont spontanément redonner le pouvoir aux citoyens??

        Il faut reconsidérer le système économique du sol au plafond. Et ceci implique qu’il faille nécessairement changer de Constitution.D’autant que depuis 1958 la question économique n’a plus grand chose à voir.
        Le problème aujourd’hui ce n’est plus la production, c’est la répartition.
        Et l’un ne peut se faire sans l’autre.

  4. « … qu’il n’y a pas le vide absolu au niveau de la représentation de ce qu’il faudrait faire. »

    Je pense que « l’alternative » n’est pas bloquée par un vide, mais par un trop-plein de propositions qui restent en porte-à-faux sur ces deux contradictions :
    – Un monde plus juste imposerait un rééquilibrage de l’allocation des ressources énergétiques au niveau mondial. Quel que soit le nombre de panneaux solaires que nous pouvons construire, un monde plus juste imposerait la réduction du train de vie de « l’occident ». La « misère » écologique et sociale qui nous pourvoit en produits bon marché n’est plus guère située sur notre sol. Qui se battra pour avoir moins?
    – La « démocratie », qui n’a jamais existé, qui ne peut exister, est pourtant le défi permanent lancé aux idées progressistes. Il est facile de penser « pour l »humanité ». Mais les « gens », en France, au Burundi ou en Ouzbékistan, qu’est-ce qu’ils en pensent ? La gauche est paralysée par la mondialisation, parce qu’elle n’a pas réussi à faire une croix sur l’internationalisme.

    On en vient donc à vanter le vibrant esprit de la « gauche » belge et ne jamais dire un mot – ne jamais pouvoir dire un mot – sur Chavez. « La patrie! » il disait souvent. Comme les révolutionnaires français en 1789. Mais ça on n’en veut pas, on est bien d’accord !

    Je trouve très intéressantes les mobilisations sur les ZAD. Parce qu’un territoire est mis en jeu dans l’équation, pas seulement des idées abstraites. Mais ils se pourraient qu’elles ne soient pas « gauchistement pures »…

    1. @ Stéphane-Samuel Pourtalès 2 novembre 2014 à 11:04

      La « misère » écologique et sociale qui nous pourvoit en produits bon marché n’est plus guère située sur notre sol. Qui se battra pour avoir moins?

      Très bonne question, que la majorité se pose, et qui justement est mal posée !!

      Il ne s’agit pas d’avoir moins, mais d’avoir différemment, et … plus et pour tout le Monde, et sans rien prélever à notre chère Planète, mais juste en lui empruntant, pour le lui restituer, ce dont nous avons besoin.

      Par exemple, Michel Lambotte ne cesse d’appeler notre attention sur le modèle agricole qu’il convient de promouvoir. (permaculture)
      De même on peut aisément concevoir d’autres modes d’habitats et d’habitations, de transport, de production d’énergie, Idem pour l’industrie,
      Idem pour les médias, Idem pour le système décisionnaire qui gouverne.

      en fait pour tout, absolument tout, ce n’est qu’une question d’imagination.

      Et je ne cesse d’essayer de lui faire comprendre que c’est quasi-impossible à promouvoir dans le contexte économique actuel promu par nos « experts », normalisés en paquets de 12.

      Mais cela devient envisageable, si on fout en l’air les structures économiques et politiques actuelles! Ce qui commence évidement par la rédaction d’une nouvelle Constitution.

      —————————–

      Par ailleurs je trouve remarquable la convergence dans ce que dise nombre d’intervenants sur ce sujet. Nous étions chacun dans notre coin à ruminer tous à peu près la même chose.

      Il n’y a plus que à mettre ça en forme!

  5. @ Emirabel

    Quels Belges? Ceux, au nord, qui ont voté à plus de 30% pour la N-VA? Ou ceux, au sud et à Bruxelles qui ont voté en majorité pour des partis de gauche (PS, PTB) ou du centre (CDH) et se retrouvent avec un gouvernement qui unit la droite costard-cravate et la droite crane rasé?

    Les premiers sont sans doute très contents, les autres sont, pour l’instant, sonnés et au bord de la nausée. Le PS a opté pour une posture d’opposition systématique et prévu grèves et manifs pour les mois à venir.

    Inch’Allah, comme on dit près de chez moi. Je pense que dans tous les cas, la vie va devenir très dure ici, pour la majorité des gens.

  6. Il y a aussi un petit parti (6000 adhérents) qui propose une politique basée sur le programme du Conseil National de la Résistance, mis à jour et internet-ready, il s’agit de l’UPR.
    Pour résumer, leur thèse est que les partis politiques ont tous la même politique pour la raison que celle-ci a été déterminée dans le Traité de l’Union Européenne et est appliquée (avec rudesse) par la Commission Européenne.
    Leurs analyses sont plutôt dépaysantes, « médiatiquement » parlant. Dans le sens qu’on les entend peu, voire pas à la télévision, comme les vôtres semble-t-il…

    Une question que je me pose parfois (hum… souvent en fait), que puis-je faire là, maintenant, pour pousser le monde vers une meilleure équité ?
    Un élément concret, applicable quotidiennement, est de me poser la question de l’argent que je dépense… À qui est-ce que je donne mon argent lorsque j’ai besoin/envie de le dépenser ?
    Pour la nourriture, j’ai trouvé une réponse satisfaisante entre la Ruche près de chez moi le lundi soir, et le marché de la Krutenau du mercredi matin (;-). Il y a parfois des formules adaptées à tous les emplois du temps, pas forcément plus chères que le supermarché, et très pratiques pour qui utilise internet (dans le cas des Ruches).

    Pour l’achat d’un téléphone portable ou d’un ordinateur ça peut être plus difficile, mais des alternatives existent. Le Fairphone par exemple :

    We’re using design to change the relationship between people and their phones. We’re focusing on longevity and repairability to extend the phone’s usable life and give buyers more control over their products.

    Toutes ces soul-tions « impliquent d’être impliqués », mais ont le mérite d’exister et d’être à portée de clic. Comme diront certains, « ça ne sauvera pas le monde » [voix d’enterré vivant], mais bon, ça n’est pas une excuse pour ne faire notre part du boulot de colibri, non ?

    1. L’UPR d’Asselineau est un autre parti d’extrême-droite – en sus du FN – tentant de recycler des idées de gauche, telles celles que l’on trouvait dans le programme du Conseil National de la Résistance.

      J’ai publié votre commentaire parce qu’il porte sur d’autres questions intéressantes mais ceci dit, je ne laisserai pas passer à la modération d’autres publicités pour des partis d’extrême-droite.

  7. Il y a une réelle méfiance des Français vis à vis des partis politiques aujourd’hui. Et les solutions, que ce soit à droite ou à gauche, paraissent être les mêmes (avec leur lot de variantes), n’apportant que peu (pas ?) de résultats. Au point que certains, décomplexés, n’hésitent plus à voter F.N. par simple plaisir d’emm**der ceux qui les ont trop longtemps bernés.

    Il y a pourtant des propositions pour essayer de sortir par le haut chez J.-L. Mélenchon comme évoqué par Dom, mais aussi chez Nouvelle Donne. Les médias ont à mon sens leur responsabilité dans tout cela. Lorsqu’ils daignent leur accorder un tant soit peu d’attention, ils ont vite fait de revenir à des choses plus « sérieuses » selon eux. Comme si ce qu’avançaient ces partis à la gauche de la gauche n’était finalement que divertissement sans crédibilité.

    1. « Les médias ont à mon sens leur responsabilité dans tout cela. Lorsqu’ils daignent leur accorder un tant soit peu d’attention, ils ont vite fait de revenir à des choses plus « sérieuses » selon eux. Comme si ce qu’avançaient ces partis à la gauche de la gauche n’était finalement que divertissement sans crédibilité. »

      C’est précisément ce que je dénonce : l’identité de politique du PS et de l’UMP (= propositions du Medef) conduit à penser que tout autre message que ce TINA ne présente qu’un intérêt anecdotique.

      1. Le non-sens de l’opposition droite/gauche a été analysé par Castoriadis il y a bien longtemps dès Socialisme et Barbarie, et un simple examen des alternatives politiques que nous avons connu en France depuis Mitterand montre qu’il n’y a pas eu de changement économique ou sociétal mais une continuité vers plus de libéralisme. Cet article de 1998 disponible sur le net donne un aperçu de l’analyse de Castoriadis http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/3964
        cdlt

    2. Comment ça d’extrême-droite l’UPR ? C’est pas possible puisque le vénéré blogueur de gauche (et membre du bureau de Nouvelle Donne) Olivier Berruyer participe à ses universités d’automne !

  8. 1) Je ne suis pas si sûr que le cas belge soit si différent du cas français: Là où il est au pouvoir, en région wallonne, le PS belge pratique et profite des mêmes économies que la droite.
    2) La devise belge est ‘l’union fait la force’. L’hymne de la gauche est ‘l’internationale’. Or seule la finance les pratique ! Les gauches restent ‘patriotiques’, ‘nationalistes’, chauvines’. D’accord sur ce point avec les extrêmes droites, elles prônent la destruction de l’union européenne, seule capable potentiellement de tenir en respect les financiers qui se sont depuis longtemps libérés des frontières.

  9. Vu d’une certaine base militante;il y a plusieurs problèmes pour populariser certaines(ou toutes!)les propositions de votre livre.
    D’abord,elles sont inconnues de la plupart des militants de gauche eux-mêmes d,’où l’intérêt de votre »teaser »,ensuite,il règne un énorme confusionnisme au sein des milieux populaires(On parle encore de »Gauche »pour qualifier le PS!)alimenté par un bourrage de crâne intensif(Qui lit encore nos pauvres tracts et assiste à nos réunions?)doublé par une résignation abyssale(A qui la faute,ceci dit après autant de duplicité depuis le » tournant de la rigueur »et autres têtes-à-queues de la modernité compétitive?).
    En outre,la(vraie)gauche est tétanisée par le culot opportuniste de l’extrême- droite qui lui a ravi quelques thèmes mobilisateurs,en effet,Lordon a pu le signaler comme vous le faîtes,mais l’insulte est vite jetée à la figure: »Le FN ne dit pas autre chose! ».
    Il existe une alternative de gauche,bien sûr,peut-être même plusieurs,mais nos modes de réflexion et de mobilisation apparaissent souvent à juste titre comme insuffisants voire surannés(Bastille-République!);pourtant nous continuons…
    Merci à vous.

  10. Avant les élections présidentielles de 2012, j’avait interpellé Monsieur Liem Hoang-Ngoc , député européen socialiste que vous connaissez, lors d’une conférence pas loin d’ici,

    Lui disant, en gros « Si vous ne faites rien de plus, on aura le FN en tête dans cinq ans »

    Il m’avait alors répondu « Je suis d’accord avec vous MAIS LE PARTI SOCIALISTE N’EST PA PRÊT et trop lourd pour accepter de changer de cap » !!

    Ce à quoi j’avais répondu qu’il n’imaginait pas le nombre de français prêts à changer de direction pour un projet cohérent.

    Ce que je retiens de cela, c’est un manque de courage, pour rester poli, et une grande naiveté quand à la capacité de protéger notre structure sociale sans frapper un grand coup sur la table.

  11. La raison principale pour laquelle on ne vous interroge pas sur le contenu de votre livre sur les chaines françaises de publicité en continue, c’est que les présentateurs ne lisent exclusivement que des prompteurs.

  12. Il est clair que rien n’est à espérer du parti socialiste. Ce n’est pas vraiment nouveau. Fabius premier ministre avait déjà donné le ton et les derniers masques sont tombés avec Flamby, Cahuzac, Valls et Macron.
    Je suis personnellement convaincu qu’il n’y a aucun espoir par la voie électorale (souvenons-nous du référendum de 2005 sur la constitution UE), qui est pour l’instant, complètement verrouillée grâce au pouvoir mediatique. Internet est un espoir mais encore bien marginal.
    Je suppose qu’une pression énorme est assurée par les institutions européennes et au-dessus par les autorités US et il faudrait des gens d’une autre trempe que la plupart des dirigeants des pays européens actuels, pour y résister, si tant est qu’ils en aient la volonté.
    La fameuse phrase prêtée à Tonton, à propos de la guerre invisible que mènent les USA, pourrait expliquer bien des choses, sans parler de l’intérêt personnel qu’ont tous ces gens à la continuation du statu-quo. Non ?

  13. Bonjour
    Il n’y a pas plus d’alternative à « gauche » qu’à « droite ».
    Pas plus à l’extrême gauche ou à « l’extrême droite ».
    Il a fallu 200 ans de soi-disant démocratie et que le libéralisme se mut en ultralibéralisme pour que nous nous en apercevions (exception de quelques humains plus clairvoyants).
    Les partis politiques sont issus et au service du système libéral (marchandisation de tout), la couleur de l’étendard ne change rien, sauf pour les aveugles, je dirais plutôt, pour les aveuglés de « la lutte finale » ou autres balivernes.

    L’humanité a besoin de sortir du marasme, lequel est dû au système ultra libéral et de ses auxiliaires que sont les politiciens (de tous bords).
    Le peuple a besoin de reprendre le pouvoir .. pas exactement « le pouvoir », mais de reprendre « la main » pour se gouverner.
    Les citoyens ont besoin de représentants, issus de tous les domaines de la vie, pas de représentants politiques (lesquels ne représentent qu’eux-mêmes); et ces représentants (du peuple) auront la charge de mettre en applications les décisions du peuple, sans pouvoir personnel.

    Il n’existe pas une alternative à « gauche » !
    Elle a toujours été un leurre. Ailleurs idem… peut être qu’à « gauche » le leurre était plus grand, mieux enrobé !!

    1. Le peuple a besoin de reprendre le pouvoir .. pas exactement « le pouvoir », mais de reprendre « la main » pour se gouverner.

      Si votre peuple existe, pourriez-vous m’indiquer quand dans l’histoire occidentale il aurait eu plus la main qu’aujourd’hui ?

      1. Selon moi , le peuple gaulois si il existe , a cette particularité , de ne jamais savoir démocratiquement ce qu’il veut ( il n’est peut être pas le seul) .

        Ce qui fait que dans sa période dite démocratique ( avec une constitution ), il a souvent confié le pouvoir à des partis dits de gauche pour faire avaler au prolo des réformes de droite , et à des partis dits de droite pour faire avaler au bourgeois des réformes de gauche .

        Manque de bol , les partis de droite et de gauche semblent vouloir aujourd’hui ,se restreindre à des politiques de droite , peut être parce que les prolos et les bourgeois ont muté sous le vaccin capitaliste .

        Quand les gaulois ont -t -ils tenté de prendre la main ? Dans les phases que l’on peut qualifier de révolution ou pour le moins de trouble : 1789 , La commune , 1936 , 1968 ;

        Il semblerait que nous aimions la politique quantique.

        Mais ,avec l’aide de Vigneron , Macron va pet être faire mentir notre ADN historique de vieux peuple , comme disait Villepin .

    2. Je suis entièrement d’accord avec ce diagnostique qui mériterait d’être approfondi. Il faudrait développer.

  14. on savait très bien qu’avec Manuel Valls on se dirigeait vers une politique de droite, je crois même que durant sa campagne lors des primaires, il ne masquait pas ses choix. Ce fut déjà le cas sous Mitterrand, la politique de rigueur serra les vis et privatisa de grandes entreprises devenues publiques. L’alternative à gauche est à réinventer, elle s’est effondrée avec le mur.

  15. Malgré mon pessimisme impénitent, je reconnais que ces pensées sous la douche m’ont apportée une sensation de frais.

  16. Personnellement, je pense que bien sur il existe une alternative à gauche encore faut il que celle ci soit audible au milieu de ce chaos politique. Comme vous l’indiquez le PS mène une politique de droite et l’UMP reprend parfois des thèmes à gauche ou bien encore le FN pille allègrement dans les bonnes idées de gauche pour les faire sienne et du même coup siphonner l’électorat.
    Comment s’y retrouver?
    J’émets alors l’hypothèse que ces partis dits de gouvernement (PS/UMP) ont perdu la main depuis quelques temps déjà sur les destinés de la nation. Ils ne sont qu’une enveloppe vide qui essaye de survivre en essayant de faire péniblement illusion au travers du prisme médiatique. Sans ce support des médias et de journalistes très complaisant ces deux principaux partis auraient je pense implosé depuis longtemps. Ce système à peur de disparaître, il s’auto alimente donc pour survivre en barrant systématiquement l’accès à toute pensée alternative, qu’elle soit politique, économique ou environnemental. Il n’y a qu’à voire le traitement réservé aux manifestants contre le barrage dans le Tarn traités d’anarchistes par certains journalistes ou bien encore la disparition de réels débats télévisé opposant pensées hétérodoxes et classiques voire la tournure des interviews de Mélanchon.
    On le voit bien le système est bien verrouillé, pour l’instant. Mais le verrou est bien rouillé lui aussi et il donne déjà des signes de faiblesse car ces grands partis sont aussi minés de l’intérieur. Cela ne demande qu’à céder et c’est maintenant qu’il faut proposer l’alternative avec puissance en s’imposant dans les médias.

    1. @Jef 2 novembre 2014 à 12:24

      C’est exactement ça qui bloque tout, c’est le bouchon à faire sauter, par la rédaction d’une nouvelle Constitution.

  17. La Tribune : Espagne : Podemos donné en tête dans un sondage pour la première fois

    Le parti issu du mouvement des indignados, Podemos, est crédité de 27,7 % des intentions de vote dans un sondage publié par El Pais ce dimanche. Un tremblement de terre politique de l’autre côté des Pyrénées.

    C’est un véritable tremblement de terre qui, s’il se confirme pourrait redessiner la politique espagnole issue de la transition démocratique voici 40 ans. Dans un sondage publié ce dimanche 2 ooctobre par El Pais et réalisé par l’institut Metroscopia, le parti Podemos, âgé de huit mois seulement et issu du mouvement des Indignados, mouvement de lutte contre les mesures d’austérité prises en 2011 et 2012, obtient 27,7 % des intentions de vote. C’est 13,9 points de plus que voici un mois et 17 points de plus qu’en septembre, premier mois où ce parti a été intégré à ce sondage.

    Il suffit 😀 de faire la même chose en Belgique et en France !

    1. Faut vite appeler la Troïka au chevet de la France et de la Belgique alors.
      Tiens, d’ailleurs pour le dernier changement de constitution ici en 58, il avait d’abord fallu que les inspecteurs du FMI prennent des chambres d’hôtel à Paris…

    2. Il suffit !
      sans smiley, c’est ce que me dit ma femme quand j’aborde depuis (hélas trop) longtemps les gros problèmes qui arrivent.
      elle en a marre de m’entendre prédire la catastrophe.
      pour tout vous dire, non, vous êtes grands , vous comprenez sans effort à faire ce qu’elle pense de nous, les hommes qui voulons refaire le monde.
      bon je le dis, elle nous prend pour des gamins de cour de récré, toujours à vouloir avoir raison.

      est ce que ça vous a traversé le cerveau qu’il y a autant, voire un peu plus de femmes que d’homme ?

      combien y a t il de femmes qui se passionnent pour nos discussion sans fin ?

      nous ne sommes que des gamins dans une cour d’école.
      franchement je commence a être fatigué de cette vie tant j’ai l’impression de ne rien y trouver.

      bon courage les copains

      1. Réponse à avoir devant la catastrophe : « en avoir marre de l’idée de catastrophe ».

        Cela me rappelle ce professeur d’université qui m’avait abordé à la fin d’un de mes exposés en 2009 : « Ma meilleure élève n’est pas venue parce que le mot ‘crise’ dans le titre d’un exposé lui enlève le désir de venir ». Ma réponse du tac-au-tac : « Je vous plains alors sur vos pires élèves ».

      2. @ didier

        combien y a t il de femmes qui se passionnent pour nos discussion sans fin ?

        Devant votre formule on croit rêver — au Moyen-âge !
        Elles font la vaisselle ou alors elles sont pas capables de suivre ?

      3. @ Jacques
        je pense seulement au nombre de femmes qui interviennent dans ce Blog.
        je suis curieux d’avoir le rapport homme/femme
        et pour répondre à votre question, elles assurent effectivement les taches « ménagères » pendant que leur %@$£ de compagnons passent leur temps sur internet à se distraire.

        @ Michel
        bon c’est comme la mienne, et comme je suis aussi dépanneur et pas encore à la retraite elle me laisse « le soin » de gérer l’Armageddon à venir

        @ Paul
        oui, je suis d’accord, les filles ne comprennent rien, inutile de se poser des questions.
        .

      4. 46% de femmes, 54% d’hommes (chiffres communiqués par Google).

        Beaucoup de commentatrices adoptent des pseudos neutres qui ne révèlent pas qu’elles sont des femmes (je le sais par les adresses mails qui contiennent souvent des prénoms). Donc votre affirmation « je pense seulement au nombre de femmes qui interviennent sur ce Blog » est une affirmation gratuite.

      5. @ Paul (inutile de faire paraitre cette réponse, elle te concerne plutôt)
        c’est gentil à google de tenir les comptes(, même si cela ne me plait pas), je reste quand même perplexe sur le fait que pour parler économie, les femmes se cachent derrière des pseudo neutres.

        donc mon affirmation n’était pas gratuite, Paul, elle est étayée par les faits (et les pseudos) accessibles sur le blog.

        excuse moi de pinailler, mais j’ai l’impression que tu commences à te moquer des gens qui n’arrivent pas à se hausser à ton niveau.
        cela fait plus de huit ans que je suis le blog et depuis un an environ je te trouve changé.
        il n’y a pas de mal à cela heureusement.
        Amicalement
        Didier

      6. Didier, oui je change : j’ai le sentiment d’être de moins en moins observateur et de plus en plus engagé, désolé si c’est en des termes que tu comprends de moins en moins. Quant à toi, quand ton épouse te rabroue, tu devrais peut-être te demander si ce n’est pas à propos du sexisme larvé qui caractérise toutes tes phrases plutôt que leur contenu politique.

        Ecoute-toi parler : « je reste quand même perplexe sur le fait que pour parler économie, les femmes se cachent derrière des pseudo neutres ». Crois-tu vraiment qu’un homme qui adopte un pseudo neutre se cache pour autant ? Permets moi de te dire que, selon moi, ta « perplexité » fait partie du problème plutôt que de la solution.

      7. Mon pseudo est clair: je suis une femme et je vis au bord de la mer Méditerranée. Je m’intéresse depuis longtemps à PJ.. .. Un peu moins aux discussions . Des fois je ne comprends pas bien ( normal, je suis une femme ! ) ,des fois je les trouve « hors sujet « , des fois je les trouve trop longues…Mais des fois je les trouve très éclairantes ..
        Ni économique, ni sociologique, ni anthropologique ( pardon Paul.. ) ce blog est 100% politique et c’est pourquoi j’y suis attachée .
        Alors que répondre à la question ?
        Refuser avec persévérance , partout et toujours d’assimiler PS et gauche. Assumer ça . Cette remise en ordre du vocabulaire est indispensable ( cf Orwell et Confucius !! ) pour avancer.
        Ne pas surestimer l’urgence d’une nouvelle constitution. Ça sera nécessaire certes, mais il faudrait ne pas se précipiter et oublier ainsi la vraie urgence qui est sociale.
        Bien sur qu’il y aura une alternative à gauche si nous la pensons et si nous la construisons.
        Travailler en réseaux ? Se rapprocher de Podemos ? Il ne faut pas se laisser aller à adopter une gauche « clé en main ». Gros chantier en perspective mais qui vaut le coup
        Je remercie PJ. parce qu’avec son blog il nous y aide

    3. Euh en fait pour arriver où ? C’est quoi le projet Podemos ?

      Dixit wiki :

      1. Redresser l’économie en renforçant le contrôle public, en réduisant la pauvreté et en instaurant la dignité sociale via un revenu de base pour tous. Cela comprend le contrôle des lobbys et de l’évasion fiscale des grandes entreprises et multinationales, ainsi que le soutien aux petites entreprises.
      2. 3. 4. Promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité en abattant les barrières à travers l’Europe et en permettant la coopération entre les personnes sans collecte de renseignements ou inhibitions sociales, qui sont théoriquement des formes d’Antiterrorisme.
      5. Redéfinir la souveraineté en révoquant ou en troquant le Traité de Lisbonne, en abondant les mémoranda d’entente, en retirant l’Espagne de certaines zones de libre-échange et en promouvant le référendum pour toutes les réformes constitutionnelles majeures.
      6. Récupérer la terre en réduisant la consommation de combustibles fossiles, en promouvant les transports en commun et les Énergies renouvelables, en réduisant les cultures de rente industrielles et en stimulant la production agricole locale par de Petites et moyennes entreprises.

      Je dis ça parce que la dernière fois que je regardais la TV, un documentaire sur la faim et la soif, sur Arte il me semble, où une ribambelle d’indiens et de chinois expliquaient vouloir consommer comme nous autres les nantis. Et d’un coup, je ne sais plus trop qui vote quoi, pourquoi avec qui, comment et quand sur cette planète et si la gauche, la droite, l’espoir, l’avenir, sont des termes qui ont le même sens pour chaque individu où qu’il soit ?

      1. Bien entendu qu’ils n’ont pas le même sens pour chaque individu, croire le contraire serait de la naïveté. Mais ne méprisez pas quand la capacité de ces peuples à s’auto-organiser, c’est ce que nous les occidentaux avons oublier.
        Nous ne faisons rien pour les aider au contraire.

      2. Michel Lambotte, vous me prêtez une telle quantité de mépris, que j’en viens à me demander si vous voulez que je vous en fournisse un lot pour tenir jusqu’ à la fin l’année ? C’est votre marotte ou quoi ?

      3. @ cloclo
        Il n’y a aucun mépris de ma part, mais comme vous ne répondez à aucune de mes remarques j’en viens à me demander si mes propos n’ont aucun sens pour vous.
        Croyez bien que comme vous je cherche le meilleur chemin pour sortir de cette crise qui ne fait que commencer et qui affecte chacun de nous.
        Je ne suis qu’un modeste travailleur qui essaye d’apporter son expérience et comme j’ai beaucoup côtoyé les responsables de PME, je sais qu’ils y en a qui sont honnêtes comme il y en des malhonnêtes. Je persiste et signe, leur progression n’a été possible que dans un laps de temps très réduit.
        Aujourd’hui, la dimension finie de la planète remet tout en question mais très peu de gens ne le voit pas.
        Veuillez encore m’excuser si mes propos vous ont offenser, ce n’était pas cela ma volonté!

      4. @ Michel Lambotte,

        Bon y a de l’effet de manche parfois dans mes réponses, on va éviter de jouer sur le premier degré, je ne voulais pas provoquer des excuses de votre part. Mais passons à autre chose. En parlant de chemin de sorti par le haut :

        Je me demande si aujourd’hui proposer une alternative à gauche, ce ne serait-il pas être végétarien ou quasi végétarien ? Enfin je veux dire promouvoir cette saine attitude dont les implications écologiques, sanitaires, juridiques, économiques, financières, sociétales à grande échelle sont incommensurables tant entre les hommes qu’au niveau de notre rapport avec les autres espèces ?

        J’ai de plus en plus de mal à manger ma viande dans mon assiette, avec le temps je suis passé de bleu à bien cuit. C’est con hein ? Mais, il me semble qu’il y a ici un vrai truc, un vrai levier puissant à creuser, une sorte de déclic collectif. Parce que une constitution c’est bien, des impôts c’est bien, bref tout est bien, mais là on touche à un truc très particulier qui serait peut-être la chair d’un tournant nécessaire et radical positif, non violent et réel avec conséquences immédiates et observables.

        Vous voyez que je prends en compte vos remarques Michel !

      1. Sauf, Jacques, que Syriza a la ‘chance’ de bénéficier d’une ‘prime’ de 50 élus s’il arrive en tête, lui permettant réellement l’accès au pouvoir.
        Ce qui est loin, très loin d’être le cas pour Podemos, où gauche et droite s’allieront en gouvernement d’union nationale pour le bien de tous et leur bien propre contre ce parvenu.
        Loin de la coupe aux lèvres.

    4. beaucoup de réserve sur podemos qui est un parti opportuniste né de la misère espagnole.
      C’est un parti réactionnaire puisqu’il provient directement de la frustration de l’échec ou semi-échec des indignados de la puerta del sol et d’ailleurs en Espagne.
      les indignés représentaient une nouveauté, podemos cherche juste à placer ses hommes. Telle est ma conviction après avoir visionné l’émission -fort apache- de Pablo Iglesias, leader « charismatique » du mouvement
      https://www.youtube.com/watch?v=w_0TWqW1McE&list=PL7-PRrKey3Ht_b5QcxIdHz2ivScTBCyEV#t=85

      1. « podemos cherche juste à placer ses hommes »
        C’est vrai que PP et PSOE ne cherchent pas à placer les leurs…!
        Et aucun élu PP n’est impliqué dans des affaires de corruption ou de fraudes fiscales…

      2. @ Le Clech,
        Podemos : réactionnaires ?! C’est vraiment du grand n’importe quoi et le degré zéro de la politique.
        Mais après tout, aujourd’hui, on peut tout dire et son contraire puisque des gens comme Macron ou ses adjoints Hollande et Valls se proclament de gauche.

    5. Je pense que devraient se lever dans tous les pays des mouvements: queremos, debemos, podemos déclinés dans toutes les langues du monde. Reléguant ainsi le pouvoir à la place où, à mon avis, il doit être. Mouvements responsables (présence du devoir), intentions pacifiques (position et donc signification du pouvoir).

      Pour fédérer une société, il me semble en effet indispensable de se fixer d’abord un ou des objectifs (vouloir), ce qui manque cruellement à notre société ultra-libérale. Dès lors on regarde les contraintes (devoir). Le pouvoir apparaît alors comme le vouloir sous contrainte du devoir; le pouvoir comme possibilité et non comme puissance (souvent aveugle).

      Une fois fixés les buts (même lointains) à atteindre en préambule à la constitution il reste à coucher dans cette constitution les bases de l’organisation qui vont permettre d’atteindre ces buts. Problème de logistique (les logisticiens sont des lamarckiens qui, parfois, s’ignorent…).

      On voit donc que cette façon de voir, qui semble de prime abord empreinte d’un élémentaire et anodin bon sens, oblige en fait à s’écarter radicalement de la pensée « mainstream » actuelle, essentiellement néo-darwinienne, qui considère que le monde est gouverné par le hasard des mutations et la nécessité de la sélection, à complètement reconsidérer la façon de penser le monde, avec réapparition au premier plan des causes finales d’Aristote (et du lamarckisme comme on vient de le voir), du platonisme, etc..

      Pour moi il faut d’abord gagner le combat des idées. Et le première chose à faire est de proposer des alternatives au TINA. Ce qu’ont fait chacun de leur côté René Thom et Paul Jorion. Je suis convaincu que ce qui les rapproche est nettement plus important que ce qui les sépare (bien entendu dans la mesure où je les ai compris).

      1. @ BasicRabbit 2 novembre 2014 à 14:43

        Et le première chose à faire est de proposer des alternatives au TINA.

        On va s’en occuper.

        Très bien vu. (l’ensemble du message)

    6. Un des points important du programme de PODEMOS c’est :
      « Redéfinir la souveraineté en révoquant ou en troquant le Traité de Lisbonne, en abondant les mémoranda d’entente, en retirant l’Espagne de certaines zones de libre-échange et en promouvant le référendum pour toutes les réformes constitutionnelles majeures. »
      Donc instaurer une nouvelle « règle du jeu »; une nouvelle constitution !

  18. Ah parlons en de l’anecdotique!!!!!! c’est L’ESSENTIEL si la société « tient » c’est grâce à elle , tout le reste sous des dehors très très sérieux n’est que des leurres. Bravo aussi pour votre lucidité sur la fin du travail, qui est en marche depuis longtemps. Quant aux robots quelle ineptie, je pourrais continuer ainsi jusqu’à plus soif. BREF gauche droite centre etc…. les solutions sortirons de gens comme vous, nous qui sommes dans une normalité qui croit encore en la nature humaine et essaye tout les jours de faire le plus simple possible et le plus juste . En conclusion Le Rasoir d’Ockham pourrait être d’actualité. Merci à vous Mr Jorion pour votre blog.

  19. Bonjour;Une digression:les videos concernant la « transmission des savoirs « +les rencontres de l’histoire à Blois seront-elles publiées sur le blog?
    merci

  20. Bien sûr qu’on peut faire une politique de gauche…. j’ai plein d’idées… sauf que les crétins qui sont en poste ne sont pas assez intelligents ou pas assez créatifs pour ça. En même temps, ils sortent tous du même moule…

    ( j’ai bien conscience que mon commentaire fait cliché mais le comportement de nos responsables politiques est lui même un cliché… )

    Alors bon, je me suis bien inscrit dans un parti politique mais l’énergie à fournir pour changer tout ça semble juste impossible…

    Nous vivons dans une société richissime. Nous somme devenus très efficaces pour produire toutes sortes de choses ( l’autre jour je regardais un reportage sur une usine dans laquelle les 300 employés fabriquaient 1 milliard de bouteilles en verre par an ). Moi même, je peux, au boulot, réaliser en une journée ce qui prenait un mois il n’y à pas si longtemps. Il est peut être temps de mettre en place les structures qui nous permettront y d’arrêter la fuite en avant du toujours plus qui finira par épuiser les ressources de cette planete. Dans cette optique, l’état à un rôle considérable à jouer puisqu’il pourrait, à mon avis réorienter l’industrie dans des directions plus saines vis à vis de tous.

    On pourrait :

    – Ne plus tous travailler
    – Eviter de mettre les vieux dans des mourroirs et les jeunes à la creche
    – Proposer aux gens de se reformer en milieu de vie en offrant 3 années de formation à ceux qui le désire.
    – Faire plus de recherche
    – Enseigner la musique à l’école ( c’est important, la musique )
    – Arrêter le suremballage ( elle est où la loi sur le suremballage ? )
    – Recycler mes bouteilles de bière ( c’est bête mais mes bouteilles de bières sont à usage unique, elles sont systématiquement détruites par la machine qui vide le container à verre : ça en dit long ).

    – On pourrait prendre le temps, aussi…

    Bref, tout est à réinventer mais c’est pas le PS qui va nous aider… ( à la relecture, peut être me suis-je un peu dispersé… )

  21. Bonjour Paul, si dans mes souvenirs la gauche était un peu humaniste ou socialiste pour moi maintenant elle ne l’est plus du tout.
    Certaine tête de ce parti en pleure à l’écran, les plus extrêmes nous parle d’une sixième république mais même sur ce blog peu sont en recherche de savoir la forme qu’elle devrait avoir.
    La seul chose qui a émargé ici c’est une nouvelle constituante économique.
    Franchement je n’aie plus d’espoir dans tout ce qui est de la structure d’un parti politique.

    1. @justebienlibre 2 novembre 2014 à 15:17

      La seul chose qui a émargé ici c’est une nouvelle constituante économique.
      Franchement je n’aie plus d’espoir dans tout ce qui est de la structure d’un parti politique.

      Je comprends votre impatience, le moins que l’on puisse dire est qu’elle est justifiée.

      Mais Paul a lancé ce sujet il n’y a même pas 24h.

      On a plein d’idées, mais on ne s’est encore jamais préoccupé de les mettre en forme, puisque ça n’intéressait pas les gens « sérieux ». Et ça ne se fait pas en 5mn.

      Je prépare un document, plutôt une affiche intitulée « Avis aux colocataires de la Maison Terre »
      qui propose, dans ses très grandes lignes, pour être rapidement lisible, une forme d’organisation économique, adaptée aux problèmes qu’il s’agit de résoudre aujourd’hui, et qui n’ont plus rien à voir avec ceux qui se posaient il y a encore 50 ans.

      Il faut procéder par étapes, dans un ordre logique, sinon on va s’emmêler les pinceaux.

      Et nous avons un outil unique pour faire ça, c’est le blog de Paul Jorion notre chef d’orchestre, et garde fous. Profitons en!

      1. j’ai déjà deux réponses perdues dans la modération ,mais je vais tenter celle-ci : Paul est merveilleux , doux et lent, il vous amènes vers l’évidence dans la légèreté de l’humanisme.
        Il en est encore au parti politique qui non aucun sens dans une démocratie on ne peut prendre ou avoir un parti pris. Mais bon je peux me vautrer comme la bête argent se vautre sur mon avenir.

  22. la seule alternative possible, c’est l’abolition de la propriété privée.

    Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire :
    Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : « Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne !».
    Jean Jacques Rousseau

    1. @karluss 2 novembre 2014 à 16:05

      la seule alternative possible, c’est l’abolition de la propriété privée.

      J’aurais dit: « La seule alternative possible passe par l’abolition de la propriété privée »

      et tout de suite préciser (sinon les gens partent en courant), un truc du genre « qui sera remplacée par le droit d’usage à durée illimitée » et en explicitant ensuite.
      (cette question est à discuter)

  23. évidemment, il faut aussi lire la suite :

    Mais il y a grande apparence, qu’alors les choses en étaient déjà venues au point de ne pouvoir plus durer comme elles étaient ; car cette idée de propriété, dépendant de beaucoup d’idées antérieures qui n’ont pu naître que successivement, ne se forma pas tout d’un coup dans l’esprit humain. Il fallut faire bien des progrès, acquérir bien de l’industrie et des lumières, les transmettre et les augmenter d’âge en âge, avant que d’arriver à ce dernier terme de l’état de nature. Reprenons donc les choses
    de plus haut et tâchons de rassembler sous un seul point de vue cette lente succession d’événements et de connaissances, dans leur ordre le plus naturel. […]
    Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu’ils se bornèrent
    à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de
    coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs
    arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou
    quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des
    ouvrages qu’un seul pouvait faire, et qu’à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de
    plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu’ils pouvaient l’être par
    leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant :
    mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du secours d’un autre ; dès qu’on s’aperçut qu’il
    était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété
    s’introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêts se changèrent en des campagnes
    riantes qu’il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt
    l’esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.
    JJ Rousseau

  24. Bonjour et merci M. Jorion pour cette pensée du jour.

    Sur qu’il existe des alternatives de gauche. Autant que l’individualisme et les réseaux sociaux en font la démonstration par la confusion et la profusion.

    Sur aussi qu’il subsiste encore la pensée de gauche. Autant d’ailleurs et proportionnellement peut être encore plus au fur et à mesure que les inégalités explosent, que le chômage et à la précarité s’aggravent, que la récession et le risque de déflation s’accroissent, et que l’injuste des plans d’austérités combinés aux plans d’offres (cadeaux faits aux actionnaires et patrons), alors même que le sauvetage des banques, de la finance, de la financiarisation des États des entreprises, prouvent par l’explosion des dettes publiques non seulement leurs inefficacités économique, et leurs illégitimités pour les dettes publiques (inefficacités sauf pour les 1% et leur valets, l’actionnariat) et leurs inutilités sociales, voir leur nuisance au contraire, sauf pour des individualités (clientèles) de plus en plus minoritaires.

    Cette pensée de gauche subsiste d’autant plus selon moi, que le risque d’une prochaine « crise », d’un nouveau crack, prospère aussi vite que les dividendes gonflent, les niches (fiscales et financières) se créent, les fraudes fiscales se multiplient, la corruption se généralise, quand les représentativités réelles, démocratiques, déclinent et se transforment en autoritarisme, en totalitarisme des « dominants-es » et des aspirants-es à l’être… Seulement il me semble que cette pensée de gauche est tellement diluée, divisée, dispersée (querelle de clocher, etc) et instrumentalisée à mauvaise escient, qu’elle est rendue inaudible.

    Autant inaudible cette pensée de gauche est, tant elle n’est pas fédérée, d’ailleurs, que l’inculture citoyenne, politique, économique, etc se généralise, se banalise, et est même minimisée (voir « jovialisée » dans le sens rendue « naturelle » derrière la téléréalité, etc) à la fois par les médias de masse et les politiciens-es, les pseudos experts-es économistes, etc, bien contents-es de s’en servir à leur seul fin carriériste, par le clientélisme, le dénigrement des autres alternatives (dont celle que vous représentez)… Cela, leurs positions de « dominants-es » institutionnels-es (médias et politiques publics-ques/privés-es) leur sert à la fois pour asseoir séante leur notoriété surfaite sur des savoirs n’en étant pas plus scientifique que le principe néolibéral de « pas d’autres alternatives possibles » se veut que cacher son dogme absolutiste, antidémocratique, voir antisocial, etc, que de l’autre coté se servant de la République, et des institutions publiques privées, leurs garantissent ainsi par la diffusion sans pluralité, sans impartialité, sans neutralité réelle de ce savoir, le fait de canaliser et choisir leurs opposants-es.

    La est la perfidie à laquelle la pensée de gauche est confrontée. La est l’abîme dans laquelle nous citoyens-es au cœur autant à gauche que la raison nous nous trouvons. De même que vous êtes présenté dans les médias français, sciemment et consciencieusement dissocié (comme si nous devrions vous analyser en tant que schizophrène) des proposions de gauche de vos ouvrages, de vos travaux, dissocié du spécialiste en anthropologue, et/ou encore ancien trader ayant prédit les « crises », le crack de 2007/8, par un « jeu » de mépris, dénigrement, évitement de la parole de l’un, ne s’intéressant suivant certaines questions et approches segmentées d’un sujet complexe, qu’à la parole de l’autre, il en est fait de même par ces médias et les politiciens-es néolibéraux de tous bords par rapport au fhaine.

    Ce Parti de la haine, de la xénophobie servant de solution pire que la moins pire (celle du moins disant social, fiscal, démocratique, etc) proposé par la pensée unique, servant d’agitateur circonstanciel, d’opposant sciemment choisi pour faire peur et culpabiliser seulement l’électeur-trice…, n’est jamais abordé par ces politiciens-es néolibéraux, ces médias de masse, que par ses paroles polémiques, et de temps en temps, par les irrégularités électorales constatées dans les collectivités ou il gouverne… Lui laissant ainsi le champ libre pour faire croire, dans ses propos, dans ses intentions, etc, à ce qu’il soit un Parti ayant une idéologie de gauche, qui n’est que du « national-socialisme » haineux, la pensée unique se positionne et s’ajuste dans une logique de tentative de « droitisation » des sociétés, à la limite d’une certaine forme de xénophobie « tolérable ». Le cas des propos de Valls et ses soutiens, mais aussi d’élus-es de l’ump, de centristes, etc, au sujet des gens du voyage Roumain Bulgare est l’illustration la plus ignoble possible de cette forme de xénophobie de « tolérance »…

    Plus loin…, celle ci xénophobie de « tolérance » de « connivence » trans-partisane, cache une autre forme de racisme bien plus violent quand il est dirigé vers les classes modestes, pauvres, et est confirmée par la ligne économique que prend la pensée unique. Celle ci se dirige vers plus d’inégalités, plus de paupérisation dans l’emploi (quand il en reste et n’est pas remplacé par « l’ordinisation », etc), et concomitamment vers moins de démocratie, etc. Ce racisme qui est de classe est consubstantiellement lié à la composition mixte, diverse, plurielle, sur le plan cultuel, culturel, etc de notre société, sachant que cette partie modeste, à bas salaire, faite aussi de chômeurs-euses, de travailleurs-euses précaires, de pauvres sous le seuil de pauvreté, est majoritaire en France mais pas que, et touche en au maximum pas plus de 1600 euros net par mois.

    L’inculture, le manque d’instruction, et la démagogie médiatico-politcienne caractérisent, pour les deux premières particularités citées, malheureusement ces classe sociales, autant qu’il leur est fait croire par la seconde singularité que le fhaine serait le seul Parti de gauche, qui ne les abandonnerait pas, lui…

    Sauf que les pratiques sociales du fhaine au niveau local prouvent complètement l’inverse. Dans des municipalités gérées par le fhaine (et l’ump aussi) les enfants de chômeurs-euses n’ont plus droit à la gratuité dans les cantines scolaires comme n’ont plus droit à la garderie. Et les chômeurs-euses eux même, soit les parents de ces enfants innocents, en attente de logements sociaux n’ont plus d’Accès à ceux ci…, Ce Part à déposé un projet de loi visant à faire travailler les chôlmeurs-euses gratuitement (comme l’ump le fit 2 ans auparavant), quand de l’autre coté ce Parti propose l’augmentation fulgurante des taux de TVA, cet impôt antisocial, injuste… Bien d’autres mesures économiques, décortiquées attestent que le fhaine, derrière la « préférence nationale » compte appliquer plus que de la discrimination, mais une politique libérale dont les conséquences seront des plus nuisibles pour les fragiles qu’il prétend vouloir défendre… Ce sont autant de réalités de fait, de cas concret de la gestion antisociale de ce parti, que non seulement les médias de masse ne dénoncent pas…, quand en plus même les politicards-es néolibéraux de tous bords n’en disent rien, ne s’en indignent aucunement et donc ne luttent encore moins contre… Tout comme la lutte contre la fraude fiscale (celle ci, annuellement, étant aussi élevée que le déficit public d’ailleurs, soit plus de 5% du PIB pour les fraudes…, et 4,3% du PIB pour le déficit) est autant abandonnée que la lutte des classes par la pseudo gauche…, le « poujadisme » est consubstantiel au fhaine… La relation entre ces deux phénomènes est autant claire, limpide, qu’elle en est complètement transparente tant dans les médias de masse que dans les discours de la pseudo gauche prétendant lutter contre la « progression » du fhaine. Et cette « Progression » du vote fhaine est somme toute relative tant elle est liée, voir dépendante du score bien plus important de l’abstention d’ailleurs.

    Ces abandons tant de l’électorat de base de la gauche, laissé en désespérance, voir vilipendé, culpabilisé, stigmatisé de « fraudeur » sociaux (pour le fhaine), de de chômeurs-euses/fraudeurs-euses » pour l’ump, le centre, la pseudo gauche, que les idéaux de lutte des classes et contre les inégalités les injustes inexorablement liées, intriquées dans l’abandon de lutte contre la fraude fiscale massive…, produisent encore plus le vote d’abstentionnisme, que le repli sur soi et la haine de tous-tes… C’est heureux que cette lucidité, que cette clairvoyance subsiste encore dans des esprits voulus inculte. C’est même une forme de morale de l’histoire renversante qui prouve qu’en absence d’éthique et de sens moral de la part des politiques traîtres, des institutions, etc, du système économique néolibéral, la classe populaire, les gens modestes, pauvres, à bas salaire, etc n’en perdent pas plus leur valeur morale en les voulant intacte, intègre, et leur quête de jours meilleurs pour tous-tes, sans distinctions aucunes, dans un sens universel, quand la « mondialisation » et la « compétitivité » les oppressent…

    Est-il alors besoin d’affirmer comme la masse voulue « droitisée » que le fahine est un Parti « social »…, quand tout à ce jour prouve le contraire, en plus de son racisme…? Ne faut-il pas plutôt démontrer en quoi les mensonges du fhaine desservent et desserviront les plus fragiles, quand ils servent la pensée unique et la haine du tous-tes contres tous-tes…?

    Pierre Juillot.

  25. Imaginons un instant que nos représentants sont réunis, comme en septembre 1789, pour une Assemblée Constituante qui va proposer un nouveau cadre. Quelles idées se trouvent regroupées à gauche et à droite du président ? Où passe la limite, quelles valeurs se situent à gauche et à droite ?

    1. Valeurs plutôt à gauche: celles qui sont dans le cerveau de droite

      Valeurs plutôt à droite :celles qui sont dans le cerveau de gauche ;

      Entre les deux : le chiasme ( la démocratie et la République)

      Ces valeurs se combinent au mieux , quand elles s’interrogent mutuellement hors stress , pour le bénéfice du titulaire du cerveau . C’est même une de nos seules armes de survie .

      C’est la cata , la maladie ,le désespoir et le suicide :quand elles se croient seules aux manettes, ignorant les autres où ne cultivant que leur seule corde de violon .

      Notre maladie , c’est le capitalisme, cultivant uniquement des « valeurs » (des pulsions ?), de cerveau de gauche, qui s’est emparé de la place du chiasme .

      Et j’ai un peu tendance à maintenir que l’agent d’infection est l’esprit de propriété , sous toutes ses formes anciennes ou modernes, généré quelque part dans le cerveau reptilien du cannibale à peine sorti du berceau que nous sommes encore.

  26. … qu’il n’y a pas le vide absolu au niveau de la représentation de ce qu’il faudrait faire.

    Plus que la représentation de ce qu’il faudrait faire ne serait-ce pas d’abord le pourquoi le faire qu’il faudrait mieux faire partager.
    Le pourquoi le faire étant probablement plus accessible au plus grand nombre que le comment.
    Il me semble que le comment qui bien sur reste essentiel ne peut être abordé qu’après accord sur le pourquoi.
    Enfin faut-il absolument se référer à un shéma gauche/droite qui renvoie à l’image désastreuse des gens de pouvoir et de leurs manoeuvres pour parvenir au graal en instrumentalisant les partis, en dénaturant leur nom, en n’hésitant devant aucun mensonge ou subterfuge pour parvenir à leur fin et qui du coup n’a plus grand sens aujourd’ui tellement il a été dévoyé.
    La notion d’intérêt général ne pourrait-elle pas se substituer à ce shéma en y apportant plus de lisibilité.
    Si il n’y a pas un vide absolu de la représentation de ce qu’il faudrait faire on s’en approche au niveau de la représentation politique.

    1. @alinber 2 novembre 2014 à 18:38

      Le pourquoi le faire étant probablement plus accessible au plus grand nombre que le comment.
      Il me semble que le comment qui bien sur reste essentiel ne peut être abordé qu’après accord sur le pourquoi.

      Bonne remarque, il faut commencer par poser clairement le problème, qui se décomposera en différents problèmes qu’il faudra parfaitement identifier pour ne pas partir de travers, avant de les résoudre.

      La notion d’intérêt général ne pourrait-elle pas se substituer à ce shéma en y apportant plus de lisibilité.

      Bien sur!

  27. J’ai mémoire d’un documentaire qui fournissait d’une explication assez simple de la génèse du modèle TINA: la France est un pays ou la formation des élites est aussi fortement institutionnalisée: ENA essentiellement pour tous les grands fonctionnaires (qui dirigent dans les fait la politique de la France), X et écoles de commerce dans une moindre mesure. Leurs professeurs sont les même depuis des années et sont les véritables mentors des hommes de gauche ou de droite.
    Ajoutez à cela un esprit de corps puissant qui assure une imperméabilité totale au renouvellement des membres de l’état et un modèle de grandes école similaire pour les autre pouvoirs notamment de journalisme et on a un pays dont l’alternance politique n’est pas possible.

    Je ne connais pas la belgique, mais peut-être que son système est plus ouvert et plus basé sur les universités que sur les écoles.

    1. C’est aussi mon sentiment, pour avoir voisiné même de loin les structures décisionnelles et quelques personnalités de l’université de Gand.

    2. Pour ce qui est de l’X ,la devise de l’école ( » pour la patrie, la science et la gloire ») est en soi un appel à l’esprit de corps qui peut être la meilleure des choses quand il signifie esprit d’équipe et loyauté, ou la pire quand l’équipe ne travaille que pour elle .

      Mais le corporatisme au sens large ,qui concerne pas mal de professions ( armées, médecins, notaires , agriculteurs , chauffeurs de taxis , enseignants ,liste à compléter …),a les mêmes vertus et risques de perversion .

      On peut en dire autant du communautarisme qui en est une forme .

      Faut il échapper au risque de perversion par le marché ou par la République ?

  28. Bonjour monsieur Jorion

    En résumé vous nous dites constater la similitude des politiques conduites par les dirigeants du PS d’aujourd’hui et ceux de l’UMP d’hier et ceux du PS d’avant hier,( à partir du tournant idéologique du début des années 80). Ce constat se retrouve d’ailleurs sous la plume de certains commentateurs ou acteurs de la vie politique française.
    Fort de ce constat vous vous posez la question de la pertinence de penser une alternative à gauche dans le paysage actuel.
    Pour ma part je ne prendrai pas le problème sous cet angle, qui me semble biaisé dans ses prémices. En effet si le constat est réellement que la gauche et la droite ont le même logiciel et appliquent de ce fait la même politique, la question ne vaut pas la peine d’être posée et la réponse est entendue.
    Il me semblerait plus constructif de dénoncer le détournement de sens opéré par la tête du PS et de clamer haut et fort que les politiques menées par ces dirigeants ne sont en rien des politiques de gauche, ce que vous faites par ailleurs.
    Sur cette base, la question reprends tout son sens et chacun pourra développer ce qu’il entends par politique de gauche.
    Quand un certain Mélenchon refusait de parler des dirigeants « socialistes » mais seulement des « Solfériniens », il ne faisait pas autre chose, remettre les mots à l’endroit.
    Cette pensée unique à la française est entretenue, matraquée, distillée à longueur d’antenne, alors, sans sombrer dans le complotisme, qui vous fait réagir immédiatement, il est sans doute indispensable de trouver, d’inventer, d’investir des moyens de diffusions à même de contourner ce matraquage, cet embrigadement, cette propagande. La bataille des mots a sa pertinence.
    L’opposition entre la situation belge et française peut être lue suivant le même schéma. Si vous refusez aux dirigeants du PS de les qualifier de gauche, alors, oui, il y a en France une opposition de gauche, même si à cette heure elle est inaudible.

  29. « Tout le monde pensait que la croissance allait reprendre. Tout le monde s’est trompé », assume Sapin

    Heu, tout le monde? Vraiment?
    « Ils » n’ont décidément pas peur du ridicule….

    1. @ pierrounet 3 novembre 2014 à 06:05

      Heu, tout le monde? Vraiment?
      « Ils » n’ont décidément pas peur du ridicule….pierrounet

      Ils sont assis, pesant du poids de certitudes toujours plus stupides, sur le couvercle d’une marmite en ébullition depuis 40 ans, et ils ne voient toujours rien.
      Mais ils commencent à sentir le couvercle trembler, et aperçoivent avec effroi de menaçants petits jets de vapeur…

      1. Et malheureusement, leur unique réaction jusqu’ici est de visser le couvercle, tout en continuant d’attiser le feu sous la marmite.

  30. « Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! »

    En tout cas pas chez les « frondeurs » dont vous avez dit, sur france- culture, qu’ils « incarnaient une politique de gauche », alors qu’ils cautionnent semaine après semaine la triste politique actuelle, en se donnant un masque vertueux.
    Quant à celui de hollande,( de masque) il y a bien longtemps qu’il ne fait plus mystère.
    Je n’ énonce là que des banalités.
    Aussi je n’ai pas compris cette partie de votre intervention,pour ne pas dire plus.

  31. Voila le début de « l’affiche » que je propose, il y aura bien évidement une suite, mais plutôt que d’attendre, que ce soit finit (ce qui risque de prendre un « certain » temps !) je préfère livrer déjà ça.

    Si vous avez des remarques, des propositions, il ne faut pas vous gêner…

    ———————————————–

    Avis aux Colocataires de la planète Terre

    Nous sommes colocataires d’un espace limité, aux ressources limitées, dont nous ne pouvons nous échapper.

    Nous devons collectivement gérer cet espace et ses ressources.

    Aucun colocataire n’a de privilèges sur les autres.

    Par conséquent nous devons définir un mode de gestion durable de notre Maison Terre qui appartient à nous tous.

    Dans cette Maison, beaucoup d’entre nous souhaitent jouer au capitalisme, dans une économie de marché.
    Mais nous devons faire attention aux autres, pour éviter de nous disputer.

    —————————–

    Pour que chaque Colocataire puisse vivre bien, ainsi que nos enfants, il ne faut pas brûler toutes les ressources de notre Terre.

    Il faut se contenter de jouer avec ce que nous envoie le Soleil qui produit la lumière, le vent, les plantes dans la mer (que l’on n’utilise pas encore) et, bien sur, les plantes que l’on peut faire pousser nous même, et peut être d’autres choses encore.

    Il faut récupérer ce qu’on prend à la Terre, pour que nos enfants, puissent aussi s’en servir plus tard.

    Il faut ne pas la salir, car les saletés que l’on jette en l’air, dans l’eau ou dans la terre, abîment la Terre et son atmosphère qui pourrait alors se dérégler. Nous pourrions avoir de fortes chaleurs, ou de fortes pluies, des orages énormes, et des grosses tempêtes qui détruisent les maisons.

    Et donc il faut que certains d’entre nous s’occupent de veiller à ce que l’on ne puisse pas faire de bêtises.

    On voudrait éviter d’interdire, car on n’aime pas ça.
    On va donc écrire les règles d’un grand jeu de société, ou chacun pourra s’amuser.

    ——————————————-

    On va dire qu’il y aura 3 équipes :

    – Une petite équipe qui garde les choses trop dangereuses.
    Et pour être bien sur que cette petite équipe ne fait pas de bêtise avec ces choses là, il faudra que tout le monde surveille ce qu’elle fait, car c’est trop important, et il pourrait y avoir de graves catastrophes.

    – Une grosse équipe qui s’amuse, en créant des entreprises pour y jouer à fabriquer tous les trucs qu’on veut et que tout le monde puisse jouer avec. Elle ne pourra utiliser que des ressources renouvelables ou recycler, et ne pas salir la Terre.
    Si elle a besoin de choses dangereuses, ou rares, elle devra les demander a la petite équipe qui les garde.

    – Une autre grosse équipe qui travaille à entretenir notre Maison, la Terre, qui a été beaucoup abîmée par les enfants qui jouaient avant nous, et qui n’arrêtaient pas de se bagarrer en cassant tout.

    Il faudra qu’on désigne ceux d’entre nous qui garderons les choses trop dangereuses.
    Ceux des autres équipes qui auront besoin de ces choses là devront les leur demander, et dire ce qu’ils veulent faire avec pour qu’on leur donne ce qu’il faut, et qu’on leur explique comment s’en servir sans danger.

    Un autre problème est de partager les jouets de la grosse équipe qui les fabrique. Il ne faut pas qu’elle garde tout pour elle, car sinon les autres qui travaillent à l’entretien de notre Maison la Terre, ils ne pourront pas en avoir, alors qu’ils devront travailler très dur.
    Pour ça, il faut que l’on se mette d’accord sur comment on va faire.

    Pour que l’on puisse jouer plus facilement, on va utiliser l’argent, comme en ce moment. L’argent c’est dangereux si on s’en sert mal, on expliquera pourquoi plus tard. Donc les pièces et les billets seront gardés par la petite équipe qui s’occupe des produits dangereux, et que tout le monde surveillera pour être bien sur qu’ils ne trichent pas.

    Il faut que l’on se mette d’accord sur comment on distribue l’argent, et ce n’est pas facile de se mettre d’accord là-dessus.

    Pour ceux qui jouent à la marchande, c’est facile, y’en a qui vendent, d’autres qui achètent. Ils n’ont qu’à se mettre d’accord sur le prix.

    Mais comment faire pour ceux qui travaillent à réparer la Maison ?

    On a pensé que ce qu’il y avait déjà sur la Terre, donné par la nature ou construit par ceux qui étaient là avant nous, les champs, les maisons des villes et des villages, le pétrole, les usines déjà construites, et plein d’autres choses, ça avait une valeur.
    Et pour se servir de ces choses là, il faudrait payer un loyer à tout le monde, puisque ces choses là appartiennent à tout le monde (sauf les choses qu’on a faites soi même, et ça on en reparlera).

    Comme on a déjà tous un peu (dès fois beaucoup) d’argent, on peut déjà demander à utiliser ces choses la en proposant un prix pour le loyer.
    C’est celui qui proposera le meilleur loyer qui aura le droit d’utiliser la chose.

    Ceux qui ont beaucoup de sous voudront les plus belles choses. On va dire qu’on est d’accord, mais avec certaines conditions dont on parlera ensuite.

    On peut déjà dire qu’ils pourront utiliser ces plus belles choses comme ils veulent, mais seulement pour eux même, les habiter par exemple, si c’est une maison. Ce qu’ils ne pourront plus faire, c’est gagner des sous avec, si ce n’est pas eux qui les ont faites.

    On va tout de suite donner un exemple pour que ça soit bien clair, car c’est un point très important.

    Imaginons une personne très riche qui habite une belle maison au centre de Paris. Elle a acheté cette maison. Elle en est aujourd’hui propriétaire.
    Voila comment on va faire:
    On va dire que la valeur de la maison est due à 2 choses:
    1 – sa situation et sa surface.
    2 – son aménagement

    La personne n’est pour rien dans la situation et la surface de sa maison. C’est la nature et nos ancêtres qui ont fait ça.

    Par contre, la personne a aménagé la maison.

    On va dire que la valeur 1 appartient à la collectivité des habitants,
    et que la valeur 2 appartient à la personne.

    Comme la personne est aujourd’hui propriétaire de la valeur 1, la collectivité va la lui racheter a son prix normal.
    Et, pour continuer à habiter dans sa maison, la personne devra verser un loyer à la collectivité.
    Et comme on lui a donné beaucoup de sous pour lui racheter la valeur 1, elle pourra facilement payer son loyer.

    Pour la valeur 2, rien ne change.

    La personne pourra rester chez elle tout le temps qu’elle voudra.
    Si elle veut partir, elle aura juste a vendre la valeur 2 à la personne qui la remplacera, et qui paiera le loyer.

    Et on fera comme ça pour tout le monde. Cela pose d’autres problèmes, mais on en parlera plus tard.

    Ce qu’il faut voir, est que puisque tout le monde sera locataire à durée indéterminée de l’endroit qu’il habite, et non plus seulement les moins riches, tout le monde devra payer un loyer à la collectivité. Ce loyer sera élevé là ou tout le monde veut habiter (comme aujourd’hui), et bas là ou il y a de la place.

    Ces loyers rapporteront beaucoup d’argent à la collectivité, qui pourra financer quantité de choses avec, dont on parlera plus tard.

    —————————————-

    …/…

      1. @juannessy 3 novembre 2014 à 13:33

        moi je fais parti de l’équipe qui ne veut pas qu’il n’y ait que trois équipes .

        Moi je veux bien mais vous proposez quoi?

        Vous pourriez aussi vous contenter du Revenu de base (dont on a pas encore parlé) pour vivre sans travailler, aucun problème, hein.

      2. Quand je dis  » moi » , je me contente de me faire le haut parleur de tous ceux qui n’en pensent rien , ou qui ont d’autres chats à fouetter , ou qui n’y comprennent plus rien , ou qui viennent de recevoir leur belle mère, ou qui ….et ça fait du monde que vous aurez de la peine à « représenter démocratiquement » par votre canevas .

        Avez vous déjà managé une AG de copropriétaires ?

        Une AG de co-locataires n’a pas de raison d’être plus simple .

        Surtout avec un texte de plus de dix lignes .

        Déjà …un texte ….

      3. @ juannessy 3 novembre 2014 à 21:27

        Quand je dis » moi » , je me contente de me faire le haut parleur de tous ceux qui n’en pensent rien , ou qui ont d’autres chats à fouetter , ou qui n’y comprennent plus rien , ou qui viennent de recevoir leur belle mère, ou qui ….et ça fait du monde que vous aurez de la peine à « représenter démocratiquement » par votre canevas .

        Mais pourquoi voulez vous que je « représente démocratiquement »… Le pb ne se pose pas comme ça: un système offre différentes opportunités, ex: dans l’actuel on peut être dans le secteur public ou dans le secteur privé, ou au RSA, ou riche oisif.
        Chacun doit obligatoirement choisir l’une de ces cases, y’en a pas d’autre.

        Dans « mon » système, c’est pareil, pourquoi y aurait il un problème particulier à ce niveau ?

    1. D’ailleurs j’aurais du d’emblée parler de l’équipe qui vit de sa fortune, qui inclue le Revenu de base.
      Donc, oui il y aurait 4 équipes dans le scénario proposé.

      Précision, « equipe » ça ne veut pas dire ensemble interdépendant, avec une hiérarchie, d’ailleurs le terme équipe est mal choisit. « groupe », ou « club », ou « classe », serait sans doute mieux, chacun choisit le terme qui lui convient…

      Et donc il serait possible de travailler de manière indépendante, dans l’un des 2 principaux groupes.

      Exemples:

      – un artiste peut vendre ses œuvres à des particuliers. A ce titre il fait partie du groupe qui produit les « jouets ».

      – Un artiste peut travailler à restaurer des œuvres d’art du patrimoine commun, auquel cas il fera partie du groupe qui « répare la planète ».

      – un artiste peut travailler pour lui même, et faire ce qu’il veut de ses oeuvres, (auquel cas il vit de sa fortune, et du Revenu de base)

      1. Ensuite, il faudra traiter de chacun des points essentiels.
        Ensuite envisager de concrétiser, en prenant en compte la situation du système économique actuel, les étapes de transition, dans le temps et par zones géographiques.
        Et, bien sur, remise en question permanente de l’ensemble pour affiner.

      2. @ Paul Jorion

        J’adore la modération! Si le message ne passe pas, il faut supprimer ce qui ne va pas!.. (qui effectivement… n’apporte rien)

        Bien joué! (faire « del » 😉 )

      3. Je ne comprends pas, mais ça n’a probablement pas d’importance.

        J’avais écrit des trucs sans intérêt, comme ça m’arrive parfois dans le feu de l’action..
        Et comme mon message restait « en attente de modération », alors que vous en aviez validé d’autres, je me suis dit qu’un truc devait clocher. Donc j’ai effacé ce qui était sans rapport avec le sujet, et magie! le message a été instantanément validé.
        Ce qui est peut être une coïncidence.
        Mais c’est très bien comme ça, ne changez rien, d’autant que c’est en effet sans importance.

        D’un autre coté, je suis parfois bizarre, ne vous en faites pas! 😉

        (là faut faire « del » !)

      4. Il arrive qu’on saute un commentaire dans la modération, et qu’on le retrouve lors du passage suivant. C’est sans doute à ça que vous faites allusion.

        Il y a une autre explication possible : il y a une application appelée Akismet, qui fait un premier tri antispam dans les commentaires reçus et les envoie dans une corbeille. On peut aller regarder dans cette poubelle ce qu’Akismet y met et ça marche je dirais à du 99,99% : pubs, pornographie, néo-nazisme, trollisme, etc. Si ce que vous appelez « sans rapport avec le sujet » était, par exemple, du trollisme néo-nazi, alors l’explication est là 😀

  32. > http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/02/filiere-thorium-le-nucleaire-petite-histoire-dune-decision-malheureuse-par-guy-weets/

    > Le processus de décision dans nos démocraties est peu rationnel et rend difficile tout retour en arrière –principe de non répudiation

    il eu fallut dire, que le processus de décision de nos démocraties représentative favorise les rentiers, empêchant la répudiation des erreurs passées.

    désolé de polluer ce thread….

    1. @ maboiteaspam 3 novembre 2014 à 15:12

      désolé de polluer ce thread….

      Il n’y’a pas de pollution, c’est en plein dans le sujet, puisque ça montre à quel point les processus de décisions sont importants.

      Si, en plus, on peut bénéficier d’une énergie à bas coût, quasiment non polluante et sûre, avec le thorium, mais ou sont donc les problèmes pour, enfin, ne plus en avoir?

  33. Tant que la majorité des gouvernements de l’Union Européenne est fortement marquée à
    droite,il faut reconnaître qu’il n’est pas très facile de faire prévaloir une politique « de gauche »
    dans un quelconque des pays qui la constituent.A fortiori une « alternative de gauche ».
    Il reste qu’il est relativement aisé de définir une politique de gauche plus résolument à
    gauche.Il faut s’en tenir à des idées très simples et compréhensibles.La première chose à
    souligner me semble être la suivante:historiquement,dans la longue période,ce sont presque
    TOUJOURS des « gens de gauche » qui ont été à l’origine des PROGRES de toutes sortes,
    sociaux bien entendu , mais également éducatifs et culturels.La JUSTICE ,et l’EGALITE font
    aussi partie des « marqueurs » de la Gauche.Egalité,cela ne signifie pas gommage des
    différences.Il s’agit de L’EGALITE DES DROITS;et de la REDUCTION DES INEGALITES de
    revenus;de sexe,de patrimoine,d’espérance de vie,de santé,d’éducation.De la SOLIDARITE
    entre hommes et femmes;et entre les générations,sans oublier le respect dû aux générations
    FUTURES.,ce qui suppose de cantonner au minimum ce qu’il est convenu d’appeler les
    « empreintes écologiques »des uns et des autres.
    Une réforme de la fiscalité des revenus est à faire,qui renforce la progressivité.En réduisant
    parallèlement l’importance de la fiscalité indirecte qui pénalise comme on le sait les plus
    pauvres des consommateurs.Ne pas avoir en tête l’idée de l’accroissement ,par exemple, de
    l’impôt sur les sociétés.Si l’entreprise est en mesure de hausser d’autant ses prix de vente,
    cette hausse est finalement payée par les acheteurs(bref,si l’on ne réfléchit pas à l’INCIDENCE
    de la « hausse » supposée,on ne saurait comprendre réellement les « véritables données fiscales » des problèmes.)(selon les cas l’entreprise peut ou non « répercuter »).
    Comme Paul J. nous y invite,il faut prendre du recul en ce qui concerne les questions d’emploi.A l’heure où tout le monde a conscience de l’importance et de la stupidité de ce qu’on
    appelle l’OBSOLESCENCE PROGRAMMEE (« pour conserver l’emploi » affirment les gens …),
    il ne faut pas s’étonner de voir glisser vers le bas la réelle qualité des produits,ce qui compromet les ventes à l’export et même à l’intérieur.L’accroissement de la durée du travail,
    pour cette raison et parce que se développent et se développeront des « robotisations de toutes
    sortes »,idée de DROITE s’il en est,doit être relégué aux cimetières des idées stupides.
    Au niveau politique,comme dans les entreprises -banques comprises,-on s’aperçoit que ce ne
    sont plus les mieux qualifiés et compétents qui exercent pouvoirs et leaderships.C’est devenu
    un problème à la fois général et grave.Le savent désormais non seulement « les cadres » mais
    de nombreux agents DE LA BASE(comme on dit).qui ont souvent mieux compris ce qu’il est
    bon de faire.Partageons tous ce qu’il faut sans doute arrêter d’accepter de faire….et progressons ensemble.
    .

  34. Bonjour,
    Il faut chercher la cause du marasme politique actuel dans les années 80 de l’époque Mitterrandienne, au cours de laquelle a pris racine le système de la cohabitation et le rapprochement franco-allemand qui, pour moi, signait la revanche des pétainistes sortis honteux du conflit de 39-45 à la suite duquel la droite a dû faire profil bas, laissant le champ libre à la gauche auréolée des combats de la résistance.
    Mis en minorité, de Gaulle aurait démissionné, pas Mitterrand qui trouvait là l’occasion rêvée de retourner le fer contre cette gauche qui avait osé dénoncer sa participation au gouvernement de Pétain. Combien il a dû jubiler au cours du scénario de main dans la main avec Helmut Kohl. Depuis, les cohabitations se sont succédées jusqu’à la confusion totale provoquée par la participation de personnalités socialistes au gouvernement Sarkozy.
    Après l’éclatement de la SFIO et la mise en minorité de Guy Mollet, le PS a accueilli dans ses rangs des énarques trouvant là un opportuniste tremplin électoral. Formatés par le moule identitaire de l’ENA il était naturel qu’ils en soient les preux chevaliers défenseurs de la politique libérale. Les anciens prolétaires sont en passe de rejoindre la bourgeoisie tandis que les lumpen s’auto-excluent de la scène politique et que la classe moyenne coule lentement dans le fond du sablier social. La place est faite pour que le FN vienne planter l’étendard de jeanne d’Arc au milieu de l’arène sociale d’autant plus facilement qu’il s’est laissé ravir le rôle de l’extrême droite fasciste par une oligarchie devenue, pour garder ses privilèges, d’une violence dangereuse.
    Peut-on encore évoquer la possibilité d’une solution politique ? Sincèrement je ne le pense pas .

    1. le rapprochement franco-allemand qui, pour moi, signait la revanche des pétainistes

      Vous voulez dire que le rapprochement de Gaulle-Adenauer n’était qu’un exercice apéritif ? Ou que la préférence du même de Gaulle pour l’ ordolibéralisme teuton plutôt que pour le libéralisme anglo-saxon était du domaine de l’inadvertance ?
      Ce genre de post je les qualifie de GroGra au carré. Ça Grogne Grave mais ce n’est que Grotesque et Gratiné.

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