Nos élites : escroquerie, ou coup d’État larvé ?, par Michel Leis

Billet invité.

Dans la veine du précédent billet, on ne saurait trop conseiller aux dirigeants des grandes sociétés ou au personnel politique de se pencher sur la vie des escrocs célèbres, c’est extrêmement instructif. Que ce soit Bernard Madoff, Thérèse Humbert, Marte Hanau ou Carlo Ponzi, tous partagent ce trait de caractère : une fois franchi le Rubicon, ils continuent jusqu’à la chute finale. Même fortune faite, quand l’étau se resserre, que les premiers craquements se font entendre, ils persévèrent dans leurs acrobaties, espérant trouver la martingale miracle qui leur permettrait de passer le cap. Tous finiront par se faire rattraper par la réalité de leurs malversations et feront un séjour en prison. Comment faut-il appeler cette attitude, ce mélange d’appât du gain, de folie du jeu, cette perte de conscience de la réalité et cette impression d’invulnérabilité qui finissent par les perdre ?

Beaucoup de dirigeants d’entreprise, de grandes fortunes sont en train de rétablir en ce début de 21e siècle des rapports de forces entre le capital et le reste de la société que l’on n’avait pas vus depuis la fin du 19e siècle, créant des écarts de revenus et de patrimoine d’une violence extrême. Mais plus encore, un certain nombre d’entre eux ont franchi le Rubicon, ce qui nous renvoie aux escrocs évoqués au début de ce billet.

Certes, la recherche de profits élevés sans tenir compte des conséquences sociales n’est pas nouvelle. Elle a longtemps été garantie par un ordre social verrouillé tout entier tourné vers la défense des privilèges, que ce soient ceux de la noblesse dans l’ancien régime ou ceux de l’argent dans les régimes politiques du 19e et du début du 20e. Tout est bon dans cette quête : licenciements massifs, délocalisations, accords de compétitivité qui se traduisent par des pertes de pouvoir d’achat… De tout temps, les conséquences pour les victimes directes de ces stratégies ont été énormes : chômage, perte de pouvoir d’achat, installation dans un système de survie qui n’offre plus aucune perspective, sans compter les dégâts psychologiques.

Dans l’entre-deux-guerres, l’ordre social s’est modifié en profondeur sous l’effet de la crise de 29 et d’une pression sociale croissante. Les États ont pris en charge une partie des dégâts occasionnés par la quête du profit, la solidarité nationale devait s’appliquer et bénéficier aux victimes de ces politiques. Le financement de cette solidarité était assuré par l’impôt payé à fois par les entreprises et les particuliers. Si l’on n’a jamais raisonné en termes de réparation des dégâts occasionnés par les entreprises, le montant de l’impôt sur les sociétés a atteint des niveaux très élevés pour des raisons qui avaient plus à voir avec le contexte international qu’avec des considérations sociales. Pourtant cette dimension sociale existait et ces politiques se sont généralisées dans le traumatisme de l’après-guerre et dans le contexte de la concurrence entre blocs de l’Ouest et de l’Est.

Franchir le Rubicon, c’est se soustraire volontairement aux obligations de la solidarité nationale, c’est la remise en cause d’un ordre social qui avait émergé par des voies démocratiques au nom de la quête du profit.  L’évasion et l’optimisation fiscales se sont généralisées, elles permettent aux entreprises de ne plus payer d’impôts alors que les dégâts occasionnés contribuent au déficit des États. Quant aux grandes fortunes, elles considèrent que la solidarité nationale n’est tout simplement pas leur affaire. Par un tour de passe-passe extraordinaire, l’argent nécessaire pour financer le coût social de leurs agissements a été purement et simplement prélevé dans le porte-monnaie des classes moyennes et populaires, directement par les impôts, ou indirectement en réduisant la couverture sociale. Autrement dit, les salariés ordinaires qui compensent ce que ces entreprises ne paient pas, financent indirectement une partie de leurs profits.

Deux arguments sont avancés par les entreprises dominantes qui se sont fait une spécialité de ce type de stratégie. D’une part, toutes ces opérations sont légales, et d’autre part, c’est une question de compétitivité. Si elles ne pratiquent pas ainsi, d’autres entreprises étrangères peuvent bénéficier de conditions fiscales plus avantageuses et être donc plus compétitives.

L’emploi de ces arguments par les entreprises ne fait qu’illustrer la complicité du monde politique dans leurs agissements. Il est bien sûr difficile de faire la part des choses. Est-ce que cette complicité est le résultat d’une connivence entre individus ayant fréquenté les mêmes écoles ? Est-ce un rapport de force très favorable en faveur du capital, illustration d’une relation de dépendance forte du monde politique aux résultats économiques (dépendance que le monde politique s’est lui-même imposée) ? Est-ce la possibilité de bénéficier de quelques miettes concédées par les grandes entreprises dans des opérations de lobbying ? Est-ce simplement la solution de facilité ? Le salarié est transparent pour l’administration fiscale, l’impôt est facile à calculer et à prélever, illustrant indirectement ce vieil adage [i] attribué à Caillaux, ministre des Finances de la 3e république: « Il faut plutôt faire payer les pauvres que les riches, car ils sont plus nombreux » ? Toujours est-il qu’une concurrence fiscale jamais combattue par le pouvoir politique a servi d’alibi. Les discours plus fermes tenus aujourd’hui contre la fraude sont très peu suivis d’effets, peut-être la crainte de voir resurgir les complicités passées comme dans le « Luxembourg leaks », n’est-ce pas, Monsieur Juncker ?

Ce passage du Rubicon de l’ordre social, sinon de la légalité, peut relever de deux choses. Soit il s’agit d’une escroquerie, soit il s’agit d’un coup d’État larvé, c’est-à-dire une remise en cause radicale de l’ordre social existant.

Ce qui plaide en faveur de l’escroquerie, c’est le comportement de ces individus. Comme les grands escrocs, ils sont dans cette quête absolue du gain, ils vivent dans une atmosphère de jeu permanent qui fait passer les salles de marché pour des casinos, ils sont dans l’ignorance (au mieux), voire dans le déni de la réalité, ils ont l’impression d’appartenir à la race des seigneurs, invulnérables et intouchables. Puisque l’économie est devenue l’alpha et l’oméga de la vie de la cité, qui oserait s’attaquer à eux, ces nouveaux dieux autoproclamés ? On peut se poser légitimement la question de l’œuf et de la poule : est-ce que ces comportements ont précédé le passage à l’acte ou est-ce le passage à l’acte qui fait craquer le vernis ?

Le propre des escrocs, c’est de ne pas savoir jusqu’où aller trop loin, c’est une constante de leur comportement. Ce déni de la réalité les empêche d’entendre les craquements du système, de comprendre que le jeu pourrait être sur le point de s’achever. Ils persistent à réclamer collectivement toujours plus d’avantages, ils se plaignent des « misères » qu’on leur fait sans se rendre compte du poids insupportable qu’ils font peser sur le reste de la société. Cette analogie avec le comportement des escrocs porte aussi un enseignement : saura-t-on se prémunir contre une récidive ? L’histoire nous apprend qu’ils reviennent à intervalle régulier, que leur art de l’illusion et la manipulation leur permet de trouver toujours de nouvelles victimes…

Ce qui plaide en faveur du coup d’État, c’est que les mécanismes de ce détournement sont progressivement inscrits dans les textes de loi par le pouvoir politique, l’ordre social change de nature, il revient vers la défense absolue d’une caste de privilégiés. Ce glissement s’opère lentement, ce qui empêche de saisir la nature radicale du changement. Pourtant, c’est un coup d’État, quel que soit le résultat des élections et les partis accédant au pouvoir, il n’y a plus qu’une seule politique qui conduit inexorablement au retour de l’ordre ancien. Quand les exigences de cette caste de privilégiés deviendront insupportables pour la population, il ne restera qu’à rétablir un ordre policier pour imposer ce que l’on ne peut plus faire accepter. L’extrême droite s’en chargera très bien. La seule note d’optimisme, c’est que les régimes d’ordres anciens font face à la même question : jusqu’où aller trop loin ? Un État totalitaire tend à ne pas connaître ces limites, à s’illusionner, le cercle des courtisans ou des apparatchiks établit un mur entre la réalité et le petit nombre d’individus qui contrôlent le pouvoir. D’une manière ou d’une autre, le faux pas est inévitable, ces régimes ne sont pas éternels.

Que la situation actuelle soit le résultat d’une escroquerie, d’un coup d’État, ou la combinaison des deux, il n’y a pas mille manières de procéder : les escrocs doivent aller en prison, ceux qui construisent petit à petit un coup d’État larvé et pratiquent un déni de démocratie doivent être chassés du pouvoir. Si possible par des voies démocratiques. TINA.

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[i] Ce serait une réminiscence d’une phrase de Colbert sur la taxation des classes moyennes de l’époque (quelques métayers, les artisans et commerçants essentiellement)

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140 réflexions sur « Nos élites : escroquerie, ou coup d’État larvé ?, par Michel Leis »

  1. « Bernard Madoff, Thérèse Humbert, Marte Hanau ou Carlo Ponzi […] Tous finiront par se faire rattraper par la réalité de leurs malversations et feront un séjour en prison. »
    Eux oui, mais pour sûr, d’autres resteront libres, même ‘très’ libres.

    1. Ca devient tout simplement morbide ici!

      Dans le billet « L’éclaireur », on parle de mort comme dans d’autres billets. Mais peut-etre certains sont obsede par leur propre probleme. Ca n’eclaire pas grand chose tout cela, la condescence n’arrange rien non plus!

      Autrement, pour la vie, il suffit d’arreter de penser a soi un petit peu.
      Si vous cherchez des traces de vie dans l’univers, vous n’avez qu’a regarder autour de vous ou sur votre ecran!

      C’est un message abrupt, mais bien moins que ces morbidites.

      1. Je ne parlais pas de ce billet, merci de me faire preciser.
        Il y a plein de billets interressants mais certains ne s’occupent que de tres peu de choses.
        Cette facon de parler de la mort dans d’autres billets, c’est oublier la vie, la sienne peut-etre et surtout celle des autres.

  2. Merci pour ce billet, qui dénonce parfaitement la situation dans laquelle nous pataugeons depuis les révolutions du 18 èm siècle.
    On peut préciser que si ça tient si bien, c’est parce que chacun d’entre nous est éduqué de sorte a être quelqu’un de « bien ». C’est à dire éduqués pour que nous soyons capables de nous insérer dans ce système mafieux, et y participer à notre modeste échelle pour en être récompensés à la hauteur de notre collaboration. Ou, à défaut, en être exclus et réduits à la misère.
    Nous sommes généralement inconscients de ce mécanisme, car il nous apparaît comme étant dans l’ordre des choses. Ce qui pourtant n’a rien de naturel, mais découle de notre système de société dite « évoluée ».

    Les catastrophes sociales et écologiques que nous subissons maintenant en sont la conséquence.

  3. L’emploi de ces arguments par les entreprises ne fait qu’illustrer la complicité du monde politique dans leurs agissements. Il est bien sûr difficile de faire la part des choses. Est-ce que cette complicité est le résultat d’une connivence entre individus ayant fréquenté les mêmes écoles ? Est-ce un rapport de force très favorable en faveur du capital, illustration d’une relation de dépendance forte du monde politique aux résultats économiques (dépendance que le monde politique s’est lui-même imposée) ?

    Tout le monde s’accorde à dire que « l’ Europe est un nain politique et une puissance économique  »
    C’ est donc volontairement que l’Europe s’est placée en situation de soumission coloniale par rapport aux grandes multinationales.

    1. Vous avez raison, à ceci près que ce n’est pas l’ Europe mais les politiciens nationaux qui dénigrent et refusent l’union qui seule rendrait aux peuples la possibilité de tracer leur destin.
      Ces politiciens choisissent d’être premier chez eux plutôt que second à Bruxelles. Impuissants dans nos frontières, nous sommes des moutons en cages, prêts à tondre ou à égorger. Pire: nous bêlons pour que des Lepen’s et autres renforcent les barreaux.
      Il y a deux sortes de nationalistes: ceux qui trompent et ceux qui se trompent.

      1. Que voulez vous que les politiciens fassent à Bruxelles ou à Paris, puisque les traités européens et mondiaux leur ont retiré tous pouvoirs, excepté celui de gérer la misère écologique et sociale engendrée par ce système capitaliste au service des rentiers?
        Avez vous compris la signification de ces dessins, et en particulier des 2 derniers ? :

        http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-1.png
        http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-2.png

  4. Vous parlez d’escroquerie. Néanmoins, la plupart de ceux-là sont tout simplement des profiteurs d’un système libéral; le cadre juridique le leur permet. Sauf dans des cas à évidence criminelle, comme Madoff et beaucoup d’autres. Les lobbys du milieur financier et de l’investissement ont même mis des gouvernement dans leur poche, afin d’obtenir des lois qui jouent en leur faveur. C’est le problème; les gouvernement n’ont pas le courage pour freiner efficacement la vampirisation opérée par un milieu sans morale ni complexe. Voilà ce qui arrive quand un état devient trop dépandant des crédits pour financer son train de vie.

    1. un état devient trop dépandant des crédits

      Vous voulez dire l’état qui représente la finance et dont il dépend.

  5. …les salariés ordinaires qui compensent ce que ces entreprises ne paient pas, financent indirectement une partie de leurs profits.

    ……financent aussi directement les profits, les salariés sont aussi les acheteurs, souvent contraints, des produits ou services de ces entreprises.

  6. C’est si simple !
    L’Etat ne peut taxer que ce qui est captif de ses lois nationales : les allocataires, les salariés, les petits indépendants, les immeubles, les pme et les entreprises nationales.
    Les lois nationales ne s’appliquent aux entreprises multinationales que pour la part, toujours prête à se délocaliser, qui se trouve sur le territoire national.
    Et les nations rechignent à se déposséder de pouvoirs législatifs ou exécutifs en faveur d’institutions internationales régionales (Europe) et à fortiori en faveur d’institutions dont la compétence concernerait le monde entier.
    Il suffit donc aux grosses entreprises, comme aux individus nomades, de choisir pour chaque situation le pays qui lui offrira le plus d’avantages, fiscaux, salariaux, financiers…
    Tenter de les faire payer, ce n’est que les encourager à chercher des cieux plus cléments !
    Mais pour un Français, comprendre et accepter que la Nation ne gouverne pas le Monde, c’est difficile !
    Pas de solution, donc, tant que tous les Français et tous les autres fervents défenseurs des pouvoirs nationaux, n’acceptent de refonder une grande Internationale !

    1. C’est illusoire de croire qu’il soit possible aux simples citoyens de fonder une grande internationale.
      Cela impliquerait que partout les citoyens soient libres et non contraints par la nécessité de survivre.

      Les citoyens des grands pays doivent commencer par reprendre le pouvoir, puis se regrouper entre eux et les plus petits (qui dépendent économiquement des grands).

      1. N’est-il pas tout aussi illusoire d’espérer que les citoyens des grands pays reprennent le pouvoir, puis se regroupent entre eux et les plus petits (qui dépendent économiquement des grands) ?
        Cela supposerait à tout le moins de nouveaux partis avec de nouveaux programmes. Or ne renaissent actuellement que de vieux nationalismes, complotismes, et boukémissairismes.

      2. Or ne renaissent actuellement que de vieux nationalismes, complotismes, et boukémissairismes.

        Il y a aussi Podemos en Espagne, qui pourrait faire des émules.

  7. « Quand les exigences de cette caste de privilégiés deviendront insupportables pour la population, il ne restera qu’à rétablir un ordre policier pour imposer ce que l’on ne peut plus faire accepter. L’extrême droite s’en chargera très bien. »

    En Belgique c’est parti, la NVA avec le ministère de l’intérieur et de la défense.
    Charles Michel, incapable de résoudre la crise, sera dépassé facilement sur sa droite.
    Même schéma en France, où la gauche et la droite sont systématiquement associées par Marine Le Pen dans la responsabilité des échecs à résoudre les crises économiques.

    Cela ressemble à la république de Weimar avec des variantes modernes, des amplifications dues à notre monde complexe, le nucléaire, les graves problèmes environnementaux, les crises financières.

    Comme dans l’Allemagne de 1929, les partis d’extrême droite seront démocratiques jusqu’à la prise du pouvoir. Après, la démocratie ne leur sera plus nécessaire ; alors, alliés avec les escrocs que Michel Leiss décrit ci-dessus, comme Hitler avec les industriels Allemands, ils nous conduiront à une nouvelle barbarie.

    Et alors…..les loups….

    http://www.youtube.com/watch?v=8v77VIxElwM

    1. En France, ce n’est pas un hasard si on nous parle de Sarkozy et Lepen constamment, pour que nous les considérions comme des personnalités politiques incontournables…

      1. Hé oui le deuxième tour de 2017 est déjà programmé (et le résultat aussi)
        Une étude a bien montré que les résultats électoraux étaient admirablement corrélés au temps de passage de chaque candidat dans les médias
        Qui possède les médias ? Et qui décide celui qui sera présidentiable ?
        C’est plié. Je ne voterai plus. C’est pas avec les urnes mais avec les b….. (rime riche)

  8. Il ne s’agit en aucun cas d’escroquerie.
    Les dysfonctionnements actuels sont structurels et liés à la recherche à tout prix de la croissance.
    Pour avoir de la croissance il faut toujours plus d’argent dans le système (ainsi que plus d’énergie pour faire fonctionner la machine économique).
    L’équation est donc, plus de croissance –> plus d’argent –> plus d’énergie.
    Mais cette équation comporte deux failles.
    La première et qu’à partir d’un certain degré de développement plus d’argent entraîne de l’inflation si cet argent et EQUITABLEMENT répartie dans le système.
    Ainsi pour lutter contre l’inflation il faut que cet argent soit INEQUITABLEMENT répartie.
    Par conséquent STRUCTUIRELLEMENT et sans aucune espèce de volonté d’escroquerie l’argent va être accaparé par les uns au détriment des autres.
    La montée des inégalités est donc la conséquence d’injection monétaire continue tout en luttant contre l’inflation.
    La seconde faille ce sont les limites planétaires car le plus d’argent implique plus d’énergie ce qui provoque une destruction accélérée de l’écosystème.
    Conclusion :
    De part ses deux failles le système actuel provoque STRUCTURELLEMENT deux dysfonctionnements majeurs :
    Un appauvrissement de la grande majorité et une destruction de l’éco système.
    La conséquence inéluctable de ces failles est l’effondrement du système.

    1. Mais si il y a escroquerie. Elle consiste a vouloir maintenir ce système basé sur la croissance et la propriété privée des ressources physiques. Et jamais on ne demande l’avis du peuple sur ce point capital! Il n’y a jamais le moindre débat!
      L’idée même qu’il puisse y avoir une alternative est chassée des esprits.

      On pourrait tout aussi bien décider de remettre la propriété des ressources à la collectivité, tandis que les personnes physiques disposeraient du droit d’usage, et de leur exploitation éventuelle (comme actuellement les gérants de société).

      C’est d’ailleurs le seul système économique qui puisse être durable, et généralisable.

      La collectivité déciderait enfin des orientations économiques et elle profiterait de la rente issue des ressources physiques en lieu et place des actuels rentiers, grâce à son droit de propriété.

      1. L’escroquerie implique une dissimulation.
        Il n’y a en a aucune en l’espèce tous les jours TOUT les décideurs expliquent comment ils vont relancer la croissance.
        Et si on demandait au peuple si oui ou non il veut de la croissance l’immense majorité voterait oui ! (les décroissantistes ne feraient pas 1% des voix).
        Par conséquent escroquerie il n’y a pas, mais incompréhension oui.
        L’incompréhension est de confondre croissance et richesse.
        Le postulat auquel la majorité croit est que.
        Croissance = richesse .
        Ce postulat étant faux le comportement des hommes pour s’y conformer l’est inévitablement car les structures sont construits sur ce postulat.
        Pour changer les comportements il faut changer les structures qui déterminent ses comportement,t pour changer les structures il ne faut pas confondre le faux avec le vrai !
        Si demain vous admettez que la croissance passée un certain seuil de développement appauvrie au lieu d’enrichir tout le système économique est remit en question !

      2. @ lois-economiques

        Je n’ai pas l’impression que vous ayez lu le billet. En fait, vous avez un seul commentaire, que vous venez nous reservir à chaque billet, quel qu’en soit le sujet. Votre pseudo n’est pas assez explicite, pourquoi pas « C’est-moi-qui-dis-la-vérité » ?

      3. Oui mais le maintien du peuple dans l’ignorance est voulu.
        On veut que le peuple ne comprenne pas.

        Il s’agit bien d’un coup d’état dissimulé!

        Par exemple, on a supprimé la seule émission du service public qui tentait d’informer autrement. (« La bas si j’y suis »)
        Tous ceux qui ne sont pas « comme il faut » sont écartés des micros.

      4. Monsieur Jorion,

        Énoncez un seul de mes propos qui pourraient supposer que je n’ai pas lut l’article.
        Parler d’escroquerie lorsqu’il s’agit du fonctionnement normal dans le cadre définit m’apparait pour le moins comme une contre vérité.
        Il n’y a aucun escroc en la matière cou alors tout le monde l’est depuis la nuit des temps.
        Chacun agit dans le cadre légal des institutions (il existe certes un cadre illégal mais il n’est pas le moteur des dysfonctionnements).
        Les pires destructions, de l’humanité style première et seconde guerre mondiale ne sont pas des « escroqueries » que je sache…
        Maintenant injectez dans le système des tombereaux de liquidités tout en combattant l’inflation et expliquez moi comme comment vous faites pour éviter la monté des inégalités….et la destruction de la planète….

      5. On veut que le peuple ne comprenne pas.
        Mais qu' »ils » ne comprennent pas « quoi » ?
        Soyez explicite….
        De plus renseignez vous sur l’émission « La bas si j’y suis » ou les dysfonctionnements internes (style harcèlement morales ont été innombrables..) et cela fait depuis longtemps que cette émission aurait du disparaitre de part son management plus que limite est c’est du au contraire à l’aspect « résistant  » et « anti-système » que cette émission a perduré….
        Il n’y a aucun complot d’aucune sortes et pas d’escroquerie à grande échelles uniquement des comportement individuels qui peuvent converger temporairement pour s’accaparer la création monétaire injecté dans le système.
        Le monde depuis la nuit des temps dysfonctionnement par idéologie fausse (nazisme, communisme, libéralisme,. religions, …) pas par escroquerie…

      6. Mais s’il ne s’agissait que d’un problème de management,
        Pourquoi n’a t’on pas simplement remplacé Daniel Mermet, et conservé son émission qui faisait d’excellentes audiences, surtout à cette tranche horaire (dont on se demande par ailleurs pourquoi on l’a déplacé de la tranche 17/18, pour le remiser à 15h…)?

        Pourquoi ne vois t’on jamais des « Franck Lepage » sur les grandes chaines?
        Pourquoi, plus généralement, ne diffusent elles jamais certains types de programmes, pourtant de qualité, que l’on trouve sur internet?

        Pourquoi toujours les mêmes « économistes atterrants » et jamais les autres ?

      7. Non Mr Gagnot je ne partage pas vos impressions.
        Mr Jorion intervient régulièrement sur France Culture..
        ARTE diffuse d’innombrables reportages critique sur le système.
        Le Monde Diplomatique est une source fiable d’informations, etc, etc.
        Que les grands média se font écho des idées dominantes quoi de plus normal ..
        Qu’il fasse réformer le financement des médias c’est une évidence comme l’a montré un excellent reportage du Monde Diplo (Octobre 2014);
        Mais en revenant au fond du sujet le problème est idéologique dû à une incompréhension des mécanismes de l’économie, incompréhension malheureusement partagé par le plus grand nombre comme l’atteste l’intervention de Mr. Jorion à mon commentaire qui tente de discréditer l’intervenant (sous le thème il se répète continuellement donc il n’est pas digne d’intérêt) et non les idées qu’il véhicule.
        Et pourtant « elle tourne » aurait répondu Galilée, l’exactitude doit être répétée sans cesse répéter jusqu’à qu’elle émerge comme correcte pour le plus grand nombre…

      8. Mais il faut distinguer les médias en fonction de leur diffusion!

        France Culture, et même Arte, n’a pas l’audience de France 2 ou 3.
        par ailleurs Arte se garde bien de dénoncer le système économique libéral capitaliste, et encore plus de proposer une alternative. Quant au diplo, il ne risque pas d’être diffusé, tant une omerta est faite sur ce titre. Pourquoi a t’on réduit ses subventions pour les ramener à presque rien, et beaucoup moins que celles faites à des titres quelconques?

        Prenons les chaines s’adressant à un large public: TF1, FR2, FR3, FR5, France inter,
        Quel est la part réservée aux véritables critiques du système (je ne parle pas des « faux impertinents »…) ? Depuis la suppression de La bas si j’y suis, ce qui était déja peu, il n’y a plus rien.

        Par ailleurs les interventions de Paul Jorion, ou d’autres critiques du système, sur France culture représentent quel pourcentage de temps d’antenne sur une année? 1%, 2mn vite fait de temps en temps, immédiatement enfoui sous un autre sujet? De plus on choisit le sujet à leur place.

        Pourquoi jamais les  » envoyé spécial » « zone interdite », etc. ne font de sujet qui remette en question la propriété privée, et en particulier celle des méga riches, par exemple (on peut en imaginer plein…)

        Pourquoi le silence total sur ces catégories sociales, alors qu’on nous parle tous les jours de misères. Pourquoi aucun lien n’est jamais fait entre ces 2 extrêmes?

        Comment voulez vous que le plus grand nombre comprenne l’économie, puisque jamais on ne le lui explique.
        Bien au contraire! On ne fait que l’enfumer avec « croissance, compétitivité, dette »

        Paroles répétées tiennent lieu de vérité. Peu importe l’exactitude. Le malheur est que TF1 a infiniment plus d’audience que ce blog. Reste a savoir pourquoi on préfère répéter des mensonges que la vérité.

        Ce n’est pas de l’incompétence, les directeurs de chaîne sont choisit, avec beaucoup de compétence, par ce qu’ils collent au système. De même que les journalistes qu’ils recruteront.

      9. @lois économiques

        « Mais en revenant au fond du sujet le problème est idéologique dû à une incompréhension des mécanismes de l’économie, incompréhension malheureusement partagé par le plus grand nombre comme l’atteste l’intervention de Mr. Jorion à mon commentaire qui tente de discréditer l’intervenant »

        A mon humble avis, vous vous êtes emmêlé les pinceaux.
        Ou alors vous mettez la crédibilité de ce blog à l’épreuve mais je doute…

        Votre première phrase : « Il ne s’agit en aucun cas d’escroquerie », ok, maintenant regardez le titre du billet.
        Et évidemment que ce système encourage l’escroquerie.

        « Que les grands média se font écho des idées dominantes quoi de plus normal », analysez le contenu des ‘diffusions’ les plus regardées, c’est un problème, et c’est calculé.
        ‘L’idéologie du chiffre’…
        Oh!
        On en revient aux lois économiques, comme c’est magique ! ^.^

      10. @Dominique Gagnot
        Il s’agit de comprendre que chaque étape de développement à des postulats.
        Le postulat actuel est que la croissance enrichie.
        TOUTES les structures sont fondées sur ce postulat.
        Alors bien entendu lorsque tout le système économique est battit autour de ce postulat la pensée dominante ne le remet pas en cause.
        Pourtant le club de Rome l’a bien fait en son temps mais personne n’a souhaité entendre la raison.
        Mais il ne faut pas voir dans ce postulat une quelconque escroquerie ou coup d’état larvé mais plus pragmatiquement le postulat étant faux il GENERE des facto les dysfonctionnement innombrables dans lesquels s’engouffrent les prédateurs de toutes sortes.
        Donc n’inversons pas les causalités, dénoncez le postulat remet en cause les fondements mêmes de nos structures économiques.
        En revanche prendre un élément parmi tant d’autres qui est la conséquence du postulat (i.e la propriété privée) c’est se tromper de combat car cela ne remet pas en cause le postulat.
        En résumé ce postulat faux n’encourage pas les escroqueries, il les favorise, il n’encourage pas un coup d’état larvé, il est le coup d’état lui même.

      11. @ lois économiques

        Justement non, le problème de fond est la propriété privée, car elle implique une croissance perpétuelle, (et croissante!) pour maintenir le plein emploi indispensable au pouvoir d’achat!

        Dans notre système capitaliste, le rapporte de force entre les propriétaires privés du capital et le travail doit rester équilibré.
        Or le capital ne cesse de gagner en efficacité, du fait du progrès.
        Donc, pour conserver le rapport de force, le travail doit aussi gagner en efficacité. Ce qui se traduit par de la croissance. Mais puisqu’elle ne peut durer indéfiniment le système finit par tomber en crise (1973!) ce qui conduira à son effondrement, et sinon à l’exclusion du plus grand nombre, dans un état policier (solution visiblement préférée par le pouvoir en place).

        Pour se passer de croissance, il faut donc éliminer le rapport de force capital travail, et donc remettre la propriété du capital (du moins l’essentiel) à la collectivité.

        L’escroquerie consiste à masquer cette évidence, pour ne pas remettre en question les privilèges liés à la propriété privée.

    2. Ce point étant fondamental, je le reformule encore autrement:

      Que « la croissance enrichit » n’est pas le postulat de départ.

      Le point de départ est que le capital cherche naturellement à accroître ses profits et tout le temps.
      Or, l’accroissement du profit se fait soit par la croissance, soit par la réduction de la part laissée au travail. Il n’y a pas d’autre moyen.

      Mais le problème est de maintenir le niveau de vie du plus grand nombre même en l’absence de croissance. Et le seul moyen d’y parvenir est…… que le profit du capital lui revienne!

      Autrement dit il faut que le capital devienne propriété du plus grand nombre, (de la collectivité), et non plus propriété privée d’une poignée de rentiers.

      Il est remarquable que jamais on n’explique ceci à la télévision, ni même à l’école! et pour cause…

      Note: que la collectivité détienne le capital ne signifie pas nécessairement qu’elle le gère, mais elle peut en déléguer la gestion au privé, de même qu’un rentier délègue la gestion de ses biens.

      Dans la pratique ça ne changerait rien à la gestion des entreprises, si ce n’est que leur objectif ne serait plus de maximiser le profit et les salaires de quelques uns, mais tout le monde en profiterait, pas nécessairement de manière égalitaire d’ailleurs.

      1. @Dominique Gagnot
        Vous dites :
        Que « la croissance enrichit » n’est pas le postulat de départ.
        Le point de départ est que le capital cherche naturellement à accroître ses profits et tout le temps.

        Cela ce n’est pas postulat ce serait éventuellement un constat structurel du système et ce constat est faux !
        Le capital ne cherche pas accroitre ses profits il cherche à préserver sa richesse. Les preuves sont innombrables à commencer par la crise de 1929 qui fige les avantages du capital US et qui sclérose tout le système. Pour éviter justement ce phénomène structurel du capital (préservation de sa position), les autorités ont instaurées la concurrence censée remettre toujours en question la position dominante acquise.
        Par conséquent votre prémisse est fausse, le capital ne cherche pas à accroître ses profits, il cherche à survivre dans un environnement qu’il sait prédateur et un de ses moyens mais ce n’est pas le seul est effectivement de faire de la croissance et/ou de diminuer les coûts.
        Maintenant supposez que le postulat la croissance enrichie soit remis en question, alors plus d’argent supplémentaire dans le système le capital n’a plus ou très peu les moyens d’investir et croyez-moi il se contentera facilement de sa position puisque ses concurrents n’auront pas les moyens d‘investir pour le déloger !
        C’est donc bien l’argent supplémentaire que l’on met dans le système qui exacerbe la concurrence !
        Et cet argent est consécutif au postulat, la croissance enrichie !
        Maintenant en quoi le profit du capital qui revient au plus grand nombre remet en question le postulat ? Autrement dit, remet en question la concurrence exacerbée ? Puisque d’après votre thèse les fruits du travail sont bien distribués entre les personnes qui sont regroupé au sein d’une entreprise. Autrement dit vous supprimez simplement l’actionnariat absolument pas la concurrence. Et ce type d’entreprise existe ce sont des coopératives soumis à d’extrême contraintes concurrentielles.
        Bref votre proposition ne remet pas en question le postulat il change à la marge le système en supprimant l’actionnariat rentier.

      2. @ lois-economiques

        Je comprends votre point de vue, qui est parfaitement cohérent, mais vous comprenez mal la solution que je propose.

        Le capital cherche à accroître sa richesse en (théoriquement) finançant les entreprises, et à défaut à la préserver (en se plaçant sur des valeurs sures), ok.

        La recherche du profit encourage le capital à s’investir dans les entreprises, ok,
        et à faire pression sur le coût du travail.
        et ça implique une croissance suffisante pour créer autant d’emplois que le progrès n’en supprime.

        Une croissance insuffisante produit chômage, baisse du pouvoir d’achat des masses, et encourage le capital a se réfugier sur des valeurs sures (immobilier, or, etc.)

        ————————–

        Voici la solution que vous réfutez, car mal comprise: Il ne s’agit pas seulement de retourner les profits du capital à la collectivité, mais que la collectivité détienne le Capital! (du moins l’essentiel du capital)

        Si le Capital était détenu par la collectivité, celle ci pourrait choisir démocratiquement de l’investir dans certaines entreprises, non pas uniquement pour faire du profit, mais pour répondre aux besoins sociaux, écologiques, et des individus sur des aspects beaucoup plus large que actuellement.

        Les entreprises n’auraient plus à se faire concurrence, puisqu’elles seraient détenues par un actionnaire unique : la collectivité.
        La coopération est beaucoup plus profitable pour un unique actionnaire, que la concurrence!

        Les motivations d’un actionnaire unique, en l’occurrence la collectivité, ne sont pas du tout les même que celle d’actionnaires multiples qui cherchent tous à tirer un max de profit au détriment des autres. Et c’est très différent!
        De plus la collectivité bénéficierait de la rente gigantesque issue du capital, qui viennent en fait des ressources collectives, captées par une minorité. La croissance devient sans importance, et l’emploi n’est plus indispensable, si les machines font tout le travail.

        Et il y a un moyen simple de permettre à la collectivité d’acheter le capital physique: en créant simplement la monnaie nécessaire! Les ex propriétaires seraient riches, mais contraints de dépenser leur fortune dans l’économie réelle, puisque toute spéculation serait impossible, faute de propriété privée.
        La création d’entreprises privées pourrait être rendue possible, sachant qu’elles ne pourraient être vendues que à la collectivité (excepté celles de relativement faible valeur, vendues librement), en échange d’un magot représentant la valeur réelle, fonction du génie de ses créateurs.

        Je suis convaincu que si nous ne faisons pas sauter la planète, ce système s’imposera car c’est le seul système durable possible. Du moins je n’en vois pas d’autre.
        La question est de savoir par ou il faudra en passer avant…

        ———————-

        Enfin les coopératives sont actuellement en concurrence avec les autres entreprises, du fait d’actionnaires multiples. Leur statut de coopérative ne les préserve pas de la concurrence mortifère. (je ne dis pas que la concurrence est inutile, puisque c’est ce qui motive, mais on peut motiver de bien d’autres manières qui n’ont pas les inconvénients de la concurrence)

      3. Monsieur Gagnot,

        Il y a effectivement quelque chose que je ne comprends pas dans votre raisonnement.
        Le capital appartient à la collectivité, soit.
        Mais a qui appartient les fruits du travail ?
        Dans votre raisonnement il est nécessaire de bien répondre à cette question.
        Hypothèse 1 :
        Le fruit du travail appartient au regroupement qui fournit le travail.
        Comment vous régulez le fait que chaque regroupement va essayer de maximiser sont profit ?
        Hypothèse 2 :
        Le fruit du travail est redistribué.
        Comment vous motivez les personnes face à cet aléa moral majeur de dispersion de l’effort individuel dans le collectif ?

        Ceci étant dit et c’est un autre sujet, vous ne pouvez pas créer de la monnaie ex nihilo pour acheter le capital, car la monnaie a besoin d’un ancrage avec le réel.
        En supprimant justement le fait de posséder le capital vous supprimez cet ancrage réél, la monnaie créé ne vaut dès lors rien puisque l’on ne peut pas acheter le capital avec…et la production de bien réels ne peut en aucun cas se substituer à la monnaie capital car la production serait bien incapable d’offrir les biens correspondant à la monnaie créée, et l’hyper inflation serait le résultat de cette impossibilité..
        En résumé vous ne pouvez pas échapper à la spoliation du capital dans votre système, c’est impossible…et d’ailleurs je ne voie pas en quoi cette spoliation vous gêne…

    1. Non, parce que les lois sont à cet égard beaucoup plus sévères aux Etats-Unis, comparé à l’Europe où l’on traite les transgressions de ce genre avec plus de clémence)

      1. Ah oui? Les dirigeants des grosses banques américaines responsables, entre autres, de prêts immobiliers a des centaines de milliers de petits gens,sachant qu’ils ne pourraient jamais être remboursés (Voir Jorion) Ces dirigeants,bien plus prédateurs que Madoff – se portent toujours très bien dans leur luxe inouï. Madoff ne volait que ceux qui pouvaient investir un minimum de quelques millions de dollars avec lui – A la fin c’est ce qui l’a perdu – Il a volé les riches et pour ça, germanicus, la loi est bien plus sévère. Aux US comme en Europe….

      2. Sachant qu’ils ne seraient pas remboursés…

        Mais non : bien pire que ça EN CROYANT QU’ILS SERAIENT REMBOURSÉS !

        Lisez L’implosion 2008. Ne me faites pas dire le contraire de ce que j’ai démontré là !

      3. @Paul Jorion

        A mon avis les banquiers,a haut niveau, savaient pertinemment bien que ces prêts ne seraient pas remboursés (je sais,je vivais aux US aussi a ce moment,rappelez vous ‘NO DOCS LOANS’),la preuve étant qu’ils se sont empressés de les revendre ailleurs,aux investisseurs et notamment aux banques européennes qui se sont couvertes avec les assurances (AIG). L’arnaque a été payée par la populace et aucun des responsables, comme vous le savez et le dite, n’a été puni,bien au contraire leurs banques et leurs bonus en ont bénéficié.

      4. D’accord, mais faisons quand même un marché : vous lisez La crise du capitalisme américain (2007) et L’implosion (2008) et je lis tous les textes que vous auriez pu écrire à ce sujet. Ensuite nous confrontons à nouveau nos points de vue.

  9. Ras le bol qu’on ne tire pas les conséquences de nos mots:
    « Ces nouveaux dieux autoproclamés » appartiennent-ils à l’espèce humaine: non et les bovidés finissent-ils dans les prisons: non.
    Quand comprendrons-nous qu’il ne s’agit plus de lutte des classes mais de lutte des espèces, et sinon continuons à nous gargariser de mots: ils rigolent.

    1. Quand comprendrons-nous qu’il ne s’agit plus de lutte des classes mais de lutte des espèces, et sinon continuons à nous gargariser de mots: ils rigolent.

      Tout est fait pour que justement nous ne comprenions pas.
      De plus il faut collaborer, être compétitif, et penser « comme il faut », pour ne pas être exclus !

      Difficile de penser à la fois différemment et « comme il faut ». Fatalement le mode de pensée dont dépend la survie prendra le dessus, ce qui cimente le système.

  10. « Quand les exigences de cette caste de privilégiés deviendront insupportables pour la population, il ne restera qu’à rétablir un ordre policier pour imposer ce que l’on ne peut plus faire accepter. L’extrême droite s’en chargera très bien »
    Mais on y est ! la Gôche s’en charge très bien :
    Et Notre Dame des Landes , 1500 flics qui défendent Vinci ?
    Et Sivens , drame récent ? bourré de flics également !
    Et la Ferme des mille Vaches ?
    Et les 22 Grands Projets Inutiles Imposés ( GPII ) répertoriés dans le site « reporterre » que je me permets de vous conseiller ?
    Pour faire du fric , il faut du flic ! Et beaucoup !
    Et c’est avec la gôche …
    Et MAINTENANT les manifs interdites ?
    Et celles , autorisées , où l’alliance médiatico-étatique dissuade toute personne sensée de s’y rendre en manipulant les peurs ? … peurs parfois justifiées : 30 personnes aux yeux crevés depuis une dizaine d’années en manifestation ( flashballs ) : et maintenant un mort , Rémi Fraisse .
    je ne parle pas de la judiciarisation du moindre opposant ; un exemple : pour avoir lancé un fumigène vers les flics , un jeune homme a pris 16 mois . Ferme.
    Pas b’soin de Marine , on y est !
    Une dernière chose : RDV dans la rue à n’importe quelle manif ; c’est une armée qui est là et qui tire sur la foule .(regardez donc n’importe quelle vidéo de la dernière manif de Nantes le 22 novembre ) .

  11. Ce n’est pas un coup d’état, c’est la dilution de l’état dans la mondialisation libérale et ses diverses technostructures FMI, Banque Mondiale, OMC, UE, accélérée depuis les années 80 et le consensus de Washington.
    Le cap est pris à l’époque des désordres monétaires des années 70 pour protéger les rentiers.
    Depuis, les loups sont dans la maison.

    1. Pas faux. Il n’y a pas une date en effet à propos de laquelle on pourrait dire, voilà c’est tel jour que cela s’est passé. Historiquement, un « vrai coup d’état » cela se passe en quelques heures, voire quelques jours, et par définition dans un seul Etat. C’est par exemple Pinochet qui prend le pouvoir, avec l’aide de la CIA, à Buenos Aires. Ici cela concerne des tas de pays en même temps, notamment en Europe, où l’Union permet d’imposer simultanément son dictat néo-libéral. C’est tout un ensemble de loi, de traités qui mis bout à bout livres les Etats pieds et points liés à l’oligarchie. http://fr.wikipedia.org/wiki/Oligarchie Ceci dit cela n’invalide pas l’analyse Michel Leis sur le fond, il y a bien prise de pouvoir par une aristocratie de l’argent qui se sert alors des Etats et de leurs appareils policiers et tous moyens légaux pour maintenir ses privilèges. Cela étant rendu possible par un capitalisme de connivence, où le monde des affaires, de la politique et des médias travaillent dans une même direction. Mais ce n’est pas tout à fait, nouveau, pour ce qui concerne la France, sous tous les gouvernements de la cinquième république, la police et la gendarmerie, et les médias ont été mis à contribution pour défendre les intérêts de la bourgeoisie. Le nouveau, tout de même c’est que l’aristocratie de l’argent est devenue transnationale, avec les havres fiscaux et les facilités nouvelles que permettent l’informatique et les réseaux de communication en temps réel. Le risque également vu par Michel c’est que l’aristocratie de l’argent ne s’arrête pas là, la prochaine étape étant de se débarrasser de la démocratie.

      1. Le déni du référendum de 2005 c’est une forme de coup d’État
        On ne le redira jamais assez
        Et si l’on refaisait le même référendum aujourd’hui, quel pourcentage ?

      1. Malheureusement, le « Vicomte » Etienne Davignon a été Président et est encore Président d’Honneur du Bilderberg. Donc le « Club du Vicomte » ne serait pas une dénomination de bon aloi…
        Avant Pascal Lamy, le Vicomte a été l’apprécié Vice président de la Commission Européenne de 1981 à 1986 puis, directement après, comme par magie et déontologie sans faille, Président du premier holding de Belgique.
        Et toujours aujourd’hui, en vert octogénaire, une influence majeure du milieu économique belge.

  12. Escroquerie ou coup d’état larvé: c’est la combinaison des deux.
    Escroquerie intellectuelle de la part des hommes politiques sollicitant les voix des électeurs en leur faveur et menant ensuite une politique autre que celle schématisée dans leurs promesses de campagne.
    Mais lorsque l’on s’intéresse à l’arrière-cuisine (les conseillés) des futurs représentants du corps électoral, l’on se rend compte qu’ils viennent souvent des mêmes grandes écoles, qu’ils appartiennent aux mêmes think thanks, etc..
    Le cas du « socialiste » Pascal Lamy est révélateur: membre de la Rand corporation, il fut également commissaire européen et directeur de l’OMC.
    Il faudrait donc que soit rendu public également la composition des équipes de conseillés qui sont dans l’ombre et qui sont appelés à jouer un rôle important, rôle masqué vis à vis des électeurs.

  13. Bonjour,
    Michel Leis à raison, mais n’ hésitons pas entre deux maux.
    Nous subissons bien simultanément des escroqueries, et des coups d’états larvés, de la part de nos élites!
    Mais voyons! Comment le maintient au pouvoir d’ escrocs pourrait être autre chose qu’un coup d’état?
    Enfin, pardon! N’exagérons rien, tous les hommes d’état ne sont pas des escrocs! Nous avons aussi un grand nombre d’incapables!

    Regardons donc autour de nous, en France, l’activité productive (hors alimentaire et artisanale, les manuels indépendants étant un peu mieux armés contre le spleen que les abstinents des extrémités antérieures et les salariés de tous domaines) est désormais en panne, de même les « cerveaux » de l’innovation à la française ne sont plus capable que de singer les échecs de l’Amérique et de l’ Allemagne, l’expression artistique française la plus en vue est un catalogue de provocation publique craché aux visages de curieux avide de lynchage virtuels , l’enseignement est majoritairement assuré par des personnes qui détestent les enfants, la justice rendue sans aucune responsabilité des juges… Ne serait-il pas normal alors, que les instances politiques soient aux mains d’hommes qui méprisent leur électeurs et donc leur mentent de façon éhontée?
    Tout le monde voit clair, et chacun sait que c’est pire encore si l’on gratte un peu!
    Alors pourquoi gratter, si le scandale n’a plus d’effet, si la morale n’a plus sa place ?
    Descendre dans la rue? Casser des vitrines? Pour être traité de terroriste?
    Tout le monde à compris ce qui se passe, et chacun s’est arrêté, attends et observe… le calme avant la tempête.
    Pourquoi s’activer, faire du vent, du zèle, de l’esprit, du beau, du bien.
    Pour partager? Pour chacun, ce que pense l’autre ne saurait être utile! Et de toute façon ce qui est utile n’est après tout pas vraiment indispensable. On se passe très bien de choses utiles… Mais pas d’un téléphone tactile! L’utile c’est vulgaire… Tient par exemple le RER, c’est vulgaire!D’ailleurs je le prends jamais!
    Ce qui est indispensable, voyons, c’est l’argent! Puisque tout le monde vous le dit…
    Mais un jour, il n’y plus de conte de fées, plus de héros, plus d’argent, seulement des vilains escrocs, et du coup, plus de rêve, d’illusion, d’envie, de projet…
    Ne reste qu’à faire semblant, et puis, chut ! Ne plus bouger, durer, tenir, se taire, avoir chaud, garder au chaud, en soi, l’esprit, le beau, le bien, pour soi tout seul et attendre que ça passe…

    Bien pire que la crise économique est le manque d’idéal à partager.

    Et l’humanisme alors, voilà un beau projet à partager!
    Hein? Vous rigolez! Encore s’occuper des autres? Ah non ça suffit la solidarité, j’ai déjà donné!

    Et, pourquoi ne pas essayer le patriotisme, hein? Y a longtemps qu’on s’en était pas servi de ce truc là! Mwouais, je sais, un peu salissant, m’enfin le bleu même si c’est pas « Claire », c’est joli..!
    Alors? Marine gagnante au second tour? Mais non voyons!
    Alors… au premier?
    N’ importe quoi! Arrêtes de déconner! Et va te coucher!
    Ok, j’y vais. A plus!
    Eric

    1. Bien pire que la crise économique est le manque d’idéal à partager.

      Je dirai simplement d’idées, l’idéal n’existant pas puisqu’on peut toujours faire mieux.
      A partir du moment où on accepte le chantage à l’emploi, nous sommes tous complice du système.
      Plus haut, lois-economiques dit ceci: L’équation est donc, plus de croissance –> plus d’argent –> plus d’énergie., comment peut-on imaginer un instant relancer l’emploi alors que les exportations de pétrole on passé leur pic depuis 2004.
      Nous n’avons plus d’autre choix qu’une sobriété énergétique librement acceptée et réalisée dans une certaine autonomie qu’elle soit individuelle et collective.
      Soit on agit, soit on subit.
      La façon de nous défendre telle qu’on la lit sur ce billet n’en prend pas la direction et d’autre part les syndicats sont un siècle en retard.
      Je remarque aussi que dès que je parle autour de moi de sobriété énergétique soit on tourne ses talons soit on détourne la conversation, c’est à pleurer vis à vis des générations futures.
      Il ne faut pas avoir fait HEC pour comprendre que si la croissance n’est plus possible pour augmenter leurs rentes, les « escrocs » vont utiliser l’austérité tout azimut; il me semble que c’est logique

      1. (Citation Michel Lambotte)
        « Je remarque aussi que dès que je parle autour de moi de sobriété énergétique soit on tourne ses talons soit on détourne la conversation, c’est à pleurer vis à vis des générations futures. »

        Peut-être vaudrait-il mieux parler de « sortir de l’économie de croissance ». Un état qui n’aura finalement duré que quelques centaines d’années dans l’histoire de l’humain.

        « Il n’y a pas d’autre solution que de retrouver de la croissance »… dans une économie de croissance.

        Economie de croissance qui pouvait sembler possible – souhaitable pour ceux qui en bénéficiaient, au détriment du reste du monde – quand ce type d’économie ne concernait qu’une minorité à l’échelle planétaire. Ce qui permettait, à ses thuriféraires, de propager la notion d’absence de limite.

        Amicalement,

        Delphin

      2. Le problème est que la plupart des gens ne sont pas conscient du besoin d’une croissance pour maintenir la viabilité de leur emploi qui les « fait vivre ».
        S’il savaient cela et les conséquences pour l’avenir de leur enfants ils réagiraient autrement.
        A mes yeux, il n’y a pas d’autres solutions que de leur prouver concrètement que la croissance n’est plus possible.
        Au fait, pourquoi pas une croissance de la sobriété, mais pas pour payer les intérêts.

      3. Je remarque aussi que dès que je parle autour de moi de sobriété énergétique soit on tourne ses talons soit on détourne la conversation,

        Mais non Michel, t’es pas tout seul..;)

      4. Mais, justement, cher M.Lambotte, je refuse d’abord pour moi-même ce chantage à l’emploi, et c’est pour cela que j’exerce une activité indépendante au risque (effectif, mais qui pèse au fond pas bien lourd) de gagner bien moins que n’importe quel salarié!
        Et malgré cela, en trente ans d’activité, je reste persuadé que cette forme de liberté de travail est une des solutions à la fois, à l’inéluctable « pénurie d’emplois sûrs » qui nous guette, et à la défiance ambiante vis à vis de toute prise de risque professionnelle qui bloque l’envie d’entreprendre.
        Mais en fin de compte, que vaut le salariat, si la précarité est généralisée au lieu du CDI? Autant être indépendant !
        Si j’interviens sur ce blog, c’est surtout pour témoigner d’opportunités dont la plupart d’entre nous a conscience sans oser les envisager, mais que chacun pourtant, pourrait saisir afin de maîtriser au mieux son avenir, sans rien attendre de hiérarchies qui n’auront que faire ni de leurs subalternes, ni même de leurs semblables.
        Avant d’espérer faire tomber le pouvoir des mains de nos « élites », chacun doit trouver enfin l’aide nécessaire pour apprendre d’abord à diriger sa propre vie conformément à ses réelles aspirations.
        Cette aide, ce blog (comme d’autres sans doute), est en mesure de l’apporter par la richesse et la diversité de ses composantes et de son « expertise » dans tous les domaines!
        Ce fameux « mystère » dont parlait Paul Jorion… Ce ne serait pas nos semblables par hasard?
        Ecoutons leurs problèmes et aidons les ici et tout de suite à les surmonter.
        Nous vivons les prémices d’une guerre généralisées contre les peuples, et Il y a ici, tout près du front, des « médecins » qualifiés. Vont-il refuser, ces savants, ces autorités, avec les infirmiers et les brancardiers, de soigner les victimes qui commencent à affluer sous prétexte qu’elles sont trop nombreuses et que les remèdes font défaut?
        Ou attendrons nous sans rien faire jusqu’à la relève de la « Marine nationale »?
        Parce que si c’est ça le programme, moi j’irai brancarder ailleurs…
        En agissant, et seulement ainsi, chacun pourra comprendre que le « pouvoir » est bien là, entre ses mains.
        Je n’aime pas trop les mots en -isme, et je sais bien que je radote un peu, mais que feront donc les humains si ils ne pratiquent pas l’humanisme?
        Moi je sais, Il crèveront de honte et de misère dans leurs excréments comme des bêtes.
        Bien fraternellement, Eric.

    2. @ Michel

      il n’y a pas d’autres solutions que de leur prouver concrètement que la croissance n’est plus possible.

      Oui, mais il faut aussi proposer autre chose de concret à la place, sinon c’est le néant, guère attirant.
      Par exemple qu’il serait possible de vivre (beaucoup) mieux, sans croissance, mais en remettant la propriété des ressources physiques à la collectivité, pour que la rente issue de ces ressources soit mise au service du social et de l’écologique, et non plus à celui de l’enrichissement perpétuel d’une minorité.

      Mais ça demande énormément de « pédagogie », d’autant que tout est fait pour nous persuader que la propriété privée des ressources est pour ainsi dire un « droit naturel ».

      Voila un excellent sujet à faire passer aux heures de grande écoute! (clin d’oeil à lois économiques)

      1. Citation Dominique Gagnot : « Mais ça demande énormément de « pédagogie » »

        Avez-vous entendu parler de la pédagogie des catastrophes ?

        Citation Michel Lambotte : « Le problème est que la plupart des gens ne sont pas conscient du besoin d’une croissance pour maintenir la viabilité de leur emploi qui les « fait vivre ». »

        – Cela fait 40 ans que la croissance nous montre qu’elle n’est pas génératrice d’emploi, sauf – fallacieusement – par la dette, ou si on est momentanément pays dominant (mais 1 gagnant, 100 perdants).

        – La richesse produite est, pour une bonne part, richesse trompeuse, avec des comparateurs, économistes du système, erronés. Mettre sur le même plan une tomate « long life » hors sol et une tomate correcte de maraîcher vieille école ou de jardinier, c’est comme assimiler une Rolls à moteur de Logan avec une vraie Rolls. Il faut créer des séries réellement homogènes, « vraies tomates » et « fausses tomates ». Il y aurait des surprises économiques !

        Delphin

      2. C’est tout simple, le débat croissance ou décroissance n’a plus de raison d’être, nous entrons en décroissance de manière absolue et définitive, il suffit de lire ces quatre pages

        « Laherrère s’attend à ce que leurs exportations de pétrole (24 Mb/j en 2010) tombent à 15 Mb/j en 2030, à 7 Mb/j en 2040, et que l’OPEP n’exportera plus de brut en 2050 »

        En décroissance de quoi? D’un mode de vie généré par le capitalisme ou plus exactement par la rente de la propriété privée.
        D’où la nécessité d’interdire la spéculation et d’abolir la rente de la propriété privée, deux conditions nécessaires pour passer efficacement à une économie de sobriété apte à améliorer notre bien-être en consommant moins de ressources.
        Ce qui nous différencie c’est que vous optez pour un changement par le haut tandis que je vois le changement en terme de vague l’une supplantant l’autre. Je pense que les deux visions sont nécessaires.

      3. Ce qui nous différencie c’est que vous optez pour un changement par le haut tandis que je vois le changement en terme de vague l’une supplantant l’autre. Je pense que les deux visions sont nécessaires.

        Tout à fait d’accord!

      4. A michel Lambotte

        Il ne faut pas confondre décroissance et récession.

        La décroissance, ou plutôt l’économie  » de non croissance » (toute l’histoire de l’humain avant le capitalisme, lequel se termine par manque d’oxygène avec la fin du « no limit ») est une autre économie.

        La récession est ce qui se produit dans une économie de croissance quand elle ne parvient plus à croître. Il n’y a que 2 états possibles dans une économie de croissance : croissance ou récession.

        Dans une économie qui n’est pas de croissance, par définition (par réalité), la récession n’existe pas. Elle n’a pas de sens puisqu’il s’agit de chercher à répondre aux besoins, ce qui permet secondairement de gagner sa vie.

        Dans une économie de croissance, il s’agit de s’inscrire dans un marché, assurant éventuellement des besoins. Quand ce marché coïncide avec des besoins, c’est qu’il se trouve que le type de besoins en question a la bonne idée d’être matière à marché. Peu importe, pour le marché, son objet. Du moment que ça génère de la richesse (argent). Il est entendu que cette richesse obtenue va irriguer l’environnement social.

        Dans une économie de « non croissance », l’enrichissement est bien moindre que dans une économie de croissance, mais le chômage n’existe pas.

        Bien sûr, une économie qui n’est pas de croissance est condition nécessaire mais pas suffisante. Il reste toujours à régler la tentation humaine à la dominance. Cette dominance qui s’exprime dans les sociétés qui sont de « non croissance » par archaïsme. La société féodale, par exemple. Où les places sont assignées par tradition de castes par les dominants.

        Delphin

      5. @ Delphin
        Je ne confond pas décroissance et récession, nous les avons toutes les deux.
        La décroissance par la décroissance énergétique en Europe qui est inéluctable et définitive et la récession par la machine à concentrer les richesses (entre autre).
        Vous dites que l’ère précapitaliste était sans croissance, mais depuis les Sumériens jusqu’aux Cathédrales ne peut on pas imaginer une certaine croissance même si elle n’est que de 0.001% c’est toujours une croissance, on pourra toujours discuter sur la nature de cette croissance.
        Il est évident que l’ère capitaliste industrielle grâce au levier des énergies fossiles et à l’intégration du marché a augmenté le taux de croissance à un niveau jamais atteint.
        Mais toute chose a une fin quand on dépend d’une ressource finie d’une pareille ampleur.
        Toute civilisation grandi, atteint sa splendeur et puis meurt, la nôtre n’y échappe pas.
        Il me semble que vous devez reconnaître que la sobriété énergétique et de matières premières est tout à fait nécessaire dans l’ère qui s’ouvre à nous, ne pouvons nous pas imaginer un nouveau type de croissance?
        Nous pouvons avoir une croissance de sobriété, d’humus dans les terres agricoles, de forêts d’économie relocalisée etc… bien entendu sans spéculation financière et rente de la propriété privée.

      6. @ Michel Lambotte

        Je croyais moi aussi que le pic pétrolier était passé.
        C’était mal connaître les appétits de nos intoxiqués pétroleux
        Aux dernières nouvelles il y en a bien pour encore un siècle
        http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_p%C3%A9troli%C3%A8re

        Regardez le boom pétrolier aux US et au Canada. Et puis viendra le tour de l’Europe, de la Chine, l’Inde, l’Afrique, le pôle nord,… la planète mars s’il le faut. Et puis reste 4 siècles de charbon
        On aura nos + 5°C en 2100, et ce n’est qu’un début puisque le permafrost et les clathrates vont méthaniser à donf.

        Donc croissance de la température, des déchets plastiques, des emmerdes…

  14. Quand le personnel politique est devenu l’un des visages perceptibles des oligarchies à l’oeuvre, quand les grands médias partagent ce « privilège » avec lui, quand enfin les « classes dirigeantes » ont si bien organisé la vie démocratique que cette dernière n’existe plus dans les faits, les partis dits de gouvernement conduisant en alternance les mêmes politiques pour le profit des mêmes groupes sociaux, nous sommes dans un totalitarisme « soft », qui risque de durer encore un peu. Si l’on ajoute à cela la solidarité internationale des classes dirigeantes occidentales, sous l’égide de la puissance US, on peut parler d’une escroquerie à grande échelle, qui ne connaîtra sans doute sa limite qu’en entraînant la planète dans un crash sans précédent. Je fonde ce pessimisme sur le fait que trop de gens, au niveau des élites, ont un intérêt personnel a voir la situation actuelle se perpétuer. L’histoire nous enseigne que dans ce cas, seul un cataclysme peut permettre de redistribuer les cartes. Peut-on parler de « coup d’état »? Je ne le crois pas, car régulièrement, à la faveur des évolutions historiques, le capital tend à se concentrer entre les mains d’une minorité jusqu’au bouleversement suivant. Ces gens sont-ils conscients de ce qu’ils font? Je n’en doute pas, mais ils sont animés par le « pourvu que ça dure » et l’espoir de passer à travers les gouttes quand l’orage éclatera. Rien de neuf sous le soleil donc.

    1. Ces gens sont-ils conscients de ce qu’ils font ?

      Les hommes se croient libres pour la seule raison qu’ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes par quoi elles sont déterminées.
      Spinoza

      On pourrait ajouter: sauf les cyniques qui comprennent bien comme vous le dîtes ou sont leurs intérêts (mais pas celui de leurs enfants et petits-enfants)

      1. La solution viendra du bas certainement, mais se sera encore long.
        Moins de 1% des gens comprennent qu’un changement total de système économique est nécessaire, c.à.d. un virage à 180°, d’abord pour récupérer l’équilibre environnementale dont nous dépendons tous à 100% ce qui assurerait l’équilibre social toutefois en n’oubliant pas d’adapter bien sûr l’économie à ce principe d’équilibre et non l’inverse comme cela se produit de nos jours.

        Malheureusement 99.9% des gens ne pense qu’à relancer le système actuel .
        .« L’Humanité ne finira par marcher droit qu’après avoir essayé de toutes les manières possibles de marcher de travers. »
        H. Spencer.
        Ajoutons  » peut-être ».
        J’ai fait un retour en arrière, 3ans, sur le blog  » L’utopie réaliste », et pratiquement rien n’a changer.

        Beaucoup de philosophie, à gauche à droite, toujours dans le même cadre.

  15. il me revient en mémoire le film de cavalier  » pater » ou le président de la république et le 1er ministre échouent à imposer une échelle de 1 à 10 ou 1 à 15 des revenus.
    ils n’y arrivent pas, bien entendu, mais en attendant mènent une vie confortable.
    à la fin le premier ministre devient président de la république et les deux ne semblent pas mécontents, y compris de la rosette de grand commandeur de la légion d’honneur qu’ils se transmettent en dégustant du hareng  » qui ne vient pas de n’importe ou …. »
    ça me rappelle un peu les nouilles aux truffes bygmaliennes de sarkozy … et le grand discours antibanques de hollande

  16. Je propose que nous remplacions tous dorénavant le mot « crise » par « arnaque », « escroquerie », ou « casse du siècle ». Il faut appeler un chat un chat. De plus, cela donnerai un indice à ceux qui n’ont pas encore compris ce qu’il se passe…

    1. Même naïf c’est un peu tard que d’attendre son agonie pour se rendre compte que, quelle que soit sa forme, le capitalisme confine toujours à l’escroquerie.

      1. En fait , qu’elle vienne du capitalisme quelle qu’en soit la forme , ou d’ailleurs , l’incitation à l’escroquerie ( qui fait les escrocs ET les escroqués comme dans un couple sado-maso) , ne peut trouver prise que si la propriété sacrée la précède .

        Pourquoi irais-je « m’approprier » frauduleusement quoi que ce soit , si je n’en ai pas la propriété ?

  17. Comment faut-il appeler cette attitude, ce mélange d’appât du gain, de folie du jeu, cette perte de conscience de la réalité et cette impression d’invulnérabilité qui finissent par les perdre ?

    Le fantasme de toute puissance.
    Quand on se pense supérieur, on est un dieu tant qu’on ne se confronte pas à la réalité. Et c’est très satisfaisant pour son égo aliéné. Or la fuite en avant que nous subissons tous permet aussi à ces

    dieux autoproclamés

    de fuir la réalité.

    Les insanes sont aux commandes. Mais les en chasser ne fera qu’en amener d’autres…

  18. « Même fortune faite, quand l’étau se resserre, que les premiers craquements se font entendre, ils persévèrent dans leurs acrobaties, espérant trouver la martingale miracle qui leur permettrait de passer le cap. Tous finiront par se faire rattraper par la réalité de leurs malversations et feront un séjour en prison. Comment faut-il appeler cette attitude, ce mélange d’appât du gain, de folie du jeu, cette perte de conscience de la réalité et cette impression d’invulnérabilité qui finissent par les perdre ? »
    On appelle ça la théorie de l’engagement : quand on s’est engagé dans un comportement, qu’il soit angélique, « normal », pervers ou déviant, pour rester cohérent avec soi-même, on conserve ce type de comportement : et puis ça a marché 6 mois ou 4 ans… pourquoi s’arrêter ? c’est le même comportement que celui du joueur de poker qui pense toujours « qu’il va se refaire »…
    Que ces gens là passent un séjour en prison n’est que normal. Mais tous ne passent pas par là, et surtout entre mettre le coupable en prison et réparer les dégâts qu’il a fait, ça fait deux…

    1. Tout à fait d’accord. Le fonctionnement physiologique est si complexe qu’on n’en a pas complètement conscience. Bref il s’agit d’algorithmes d’une complexité telle qu’on préfère vivre selon des programmation simplifiée, selon des séries d’algorithmes dits « dégradées ». Ces programmes peuvent fonctionner quand le reste tourne « normalement » mais, aux limites, c’est la pathologie assurée. Pathologie escroquerie mais légale ! En fait abus de biens sociaux, des communs et d’écologie : bref une escroquerie de haut vol, née de l’entre-soi et que les politiciens en place entretiennent plutôt que de faire respecter un équilibre écologique banal: c’est donc le coup d’état né des mauvaises habitudes tolérées dans chaque détail de la vie. Ce matin sur France Inter c’était la mauvaise gestion sanitaire des abattoirs. La question pourrait être: avec ou sans la complicité des vétérinaires de service ? Les plus rigoureux dans une application des normes ne sont pas forcément les mieux « notés » et peuvent être rejetés par « l »autorité de tutelle » car il y a toujours un préfet puis un ministre au dessus de lui ! L’autre dénomination du fonctionnement en mode dégradé c’est aussi la lepénisation des esprits.

  19. le probleme c’est que celui qui veut trouver du travail dans le privé doit accepter le fonctionnement du systeme. le monde financier et les banques sont remplis de malversations mais les seuls qui parlent (finance watch etc) sont ceux qui ont quitté le systeme (retraités, changé de secteur etc)
    qqun dans le systeme ne pourra pas parler sous peine de represailles et de saboter sa carriere. c’est comme la maffia, il existe une loi du silence dans certains milieux comme la finance.
    Mr jorion qui a lui-meme travaillé en finance parle rarement de ca il me semble

    les grandes entreprises fonctionnent comme des dictatures, on l’oublie trop souvent ! les fonctionnaires eux aussi doivent la fermer et c’est meme dans la loi . ca s’appelle devoir de reserve
    de plus actuellement on ne change pas d’employeur comme avant et les gens vivent sous la peur

    1. Le problème est que dans certains endroits, il faut savoir ne pas trahir la « loi du silence »…. pour être en mesure d’en parler (à demi mot). Le risque étant de se faire couper le micro. C’est un numéro d’équilibriste.

      Coluche: « On ne peut pas tout dire à la télévision, y’a trop de monde qui regarde »

      1. Ce « droit d’alerte » ne permet pas de dénoncer l’optimisation fiscale, ou sociale(!) des entreprises,… puisque c’est légal! Alors que c’est gravissime.
        Impossible même d’en parler autrement que, éventuellement, lors de rituels bien établis, et contrôlés par les syndicats.

      2. Bien sûr, mais ça peut permettre de bloquer (de 1 à 3 ans) un processus de licenciement collectif et/ou de fermeture d’établissement, c’est plus modeste mais mieux que rien…

  20. La France a un des coefficients d’inégalité de richesse, dit « de Gini » le plus bas du monde, et il continue à décroitre, de même que son PIB. Usa, Chine et Brésil, Gini parmi les plus hauts et continue à croître, ainsi que leur PIB. Coïncidences plus que relation, mais quand même…

    Cela s’explique éventuellement par le fait que beaucoup de français riches sont parti et que la répartition par l’Etat des 57% du PIB qu’il gère, fonctionne encore relativement bien en faveur de l’appareil administratif et des pauvres, moins bien pour les entreprises nationales.

    Pourtant le français perçoit la France comme un des pays le plus inégalitaire du monde ! Où est l’erreur ?

    1. Où est l’erreur ?

      Ailleurs ils sont encore plus endoctrinés que chez nous. Et les politiques libérales y sont appliquées depuis plus longtemps. (depuis toujours parfois)

      1. La Chine, libérale depuis toujours? Les USA et le Brésil? libéraux depuis plus longtemps que la France?

        En fait je voulais plutôt dire que ces pays n’ont jamais connu « l’état providence », qui gommait les inégalités, et ne peuvent donc être sensibles à sa disparition.

        Nos sommes plus sensible aux inégalités, mais ce n’est pas pour autant que nous croyons que ce soit mieux ailleurs. Et ce que pense les gens est dépendant de l’enfumage médiatique.

    2. Il n’y a pas d’erreur;

      Le pays est profondément inégalitaire mais l’institution doit corriger ;
      Le taux de pauvreté à 60% en 2009 est de 39,1 avant les diverses prestations et de 13,8 après.
      voir sur tableau 6 stat OCDE 2013:
      http://environnement.geopolitique.over-blog.fr/2013/11/entre-%C2%AB-ras-le-bol-fiscal-%C2%BB-et-comp%C3%A9titivit%C3%A9-o%C3%B9-se-trouve-le-r%C3%AAve-fran%C3%A7ais.html

      Vous remarquerez sur ce tableau que le taux de pauvreté avant prestations est le plus élevé dans les pays de culture catholique : France, Espagne, Italie, Irlande ; merci, mesdames patronnesses.
      Quant au coefficient de Gini il est plus bas dans les pays de culture luthérienne, Allemagne, Belgique, Suède, Danemark, Pays Bas, Autriche…

      Il n’y a donc pas d’erreur, ou alors c’est vous qui la faites!

      1. Les coefficients de Gini cités par Wiki montrent des chiffres un peu différents des vôtres, relativement bas pour l’Europe en déclin et beaucoup plus élevés pour d’autres pays en croissance. Lies, damned lies and statistics!

    3. Où est l’erreur ?

      De votre côté, avez-vous une suggestion pour expliquer ce paradoxe ?

      Sinon, modestement, je dirai que votre formulation est à démontrer ; il n’est pas certain que les français perçoivent notre pays comme le plus inégalitaire du monde…
      Je suis prêt, en revanche, à admettre qu’ils le perçoivent comme trop inégalitaire pour s’y sentir « bien ».

      1. Les Français ont été les premiers à trouver « bien » de réunir dans une même devise nationale l’égalité, la liberté et la solidarité.

        Cela impose normalement de pondérer chaque concept par les deux autres.

        Percevoir son pays comme trop inégalitaire, sans le comparer aux autres pays, et s’attendre à produire ou à retenir suffisamment de richesse pour financer cette égalité et cette solidarité souhaitée, sans se soucier trop de la partie « liberté » de ceux qui produisent des richesses, pourrait expliquer en partie le déclin économique de la France et la croissance économique de certains autres pays.

      2. Voudriez vous dire que les grosses entreprises et grosses fortunes manquent de liberté ??

        Au contraire, on leur a tout cédé. De ce fait la charge du « social » est devenue insupportable aux PME, qui de plus sont exploitées par ces même grosses entreprises.

      3. Les grosses entreprises et les grosses fortunes ont trop de liberté. Il n’y a pas d’institutions transnationales efficaces pour les contraindre vraiment. Elles peuvent échapper à l’emprise d’un état faible, omniprésent, peu compétent et peu efficace, mais néanmoins légitimé par élection démocratique.

        Pour les pme ou les entreprises nationales et pour les richesses et les riches captifs du territoire français, pour quelque raison que ce soit, dimension réduite, tradition, marché local, infrastructures, outils ou immeubles fixes, l’humeur n’est pas vraiment à l’entrepreneuriat et à la croissance économique débridée !

  21. Quand j’étais enfant, on m’appris ce qu’était le contrat social féodale, évidement on ne parlait pas de contrat social.
    Ainsi, le fort défend le faible contre les agressions des voisins, entendre le riche défend le pauvre, en échange le faible donne au fort les moyens de l’être et si possible de l’être toujours plus, c’est du bon sens, il faut être bien défendu.
    Et pour motiver les esprits les plus critiques ou récalcitrants quelques guéguerres et les horreurs qui en découlent, donnaient corps à cette conception des rapports sociaux car ces guerres avaient le plus souvent cette fonction justificatrices.

    Nous constatons un nouveau féodalisme dans l’émergence des structures « transnationales » géantes.
    Les guerres d’aujourd’hui, y compris et surtout économiques, on bien sûr à voir avec celles d’hier…

  22. la connivence entre le monde politique et le monde économique semble flagrante.

    Moi, armée de ma naïveté, j’aimerais bien savoir quelle part du patrimoine de nos dirigeants politiques, élus ou non élus, est investi dans le grand capital

  23. L’actualité en France :

    https://fr.news.yahoo.com/rue-internet-slip-manifestations-patrons-104226822.html

    Par ailleurs , bien qu’un peu en décalage du sujet du billet , je mets ici , en suite d’une information que j’avais apportée sur le billet du 19 novembre de Un Belge ( Interstellar …), le résultat du vote de nos amis suisses à diverses initiatives , hier :

    1- proposition de la gauche pour abolir le système opaque des forfaits donnant des avantages fiscaux à 5634 millionnaires étrangers ( dont 2000 français ) : rejetée par 59,2 % des votants .Les suisses vont pouvoir conserver les 580 millions d’euros correspondant à ces  » négociations » . Charles Aznavour , Paul Castel ,Gérard Wertheimer ,Sébastien Loeb peuvent souffler …

    2 – Initiative Ecopop
    2a :  » limiter la croissance de la population suisse à 0,2 % par an ( en clair limiter l’immigration ):
    2b: » consacrer 10 % de l’aide internationale suisse à l’incitation aux limitations des naissances » ( en clair faire le planning familial des pauvres .

    L’ensemble a été rejeté par 74,2 % des votants

    3 – Demande d’une hausse des réserves d’or de la BNS : repoussée par 77,3 % des votants .

    Un peu normands et auvergnats , ces suisses .

      1. @Vigneron :

        dont acte .

        Après toutes ces envolées sur Dieu , je mélange les apôtres .

        Mais les suisses n’ont pas fait de confusion .

  24. Comme d’habitude les analyses de Michel Leis sont justes et pertinentes.
    Pour ma part, je suis incapable de dissocier l’escroquerie de la mise en place d’une oligarchie planétaire, les deux étant une escroquerie au préjudice de la démocratie et de l’Humanité.
    Le seul problème qui reste en suspens est comment se débarrasser des deux avant qu’il ne soit trop tard….
    Cela ne sera pas facile de le faire démocratiquement parce qu’il n’existe aucun système de gouvernement démocratique à l’échelle planétaire à opposer aux puissants représentants de l’oligarchie mondialisée.
    Quant aux options non démocratiques, nul ne sait ce qui peut en sortir, et il est peut probable qu’elle puissent dépasser le cadre de quelques pays en même temps…
    Le contexte serait différent si les pays les plus puissants étaient affectés mais là aussi, la probabilité de changement est faible.
    Pour en sortir, il nous reste à convaincre inlassablement et à espérer en paraphrasant Hegel que si les hommes font effectivement l’histoire, ils savent (un petit peu) celle qu’ils font;

    1. Bon questionnement en effet!
      La différence entre système autoritaire et la démocratie?
      Assez schématiquement: la dictature c’est « ferme ta g…. » et la démocratie c’est « cause toujours » 😉

  25. démocrassie ! une autre hypothèse envisageable en notre pays : croire et faire croire que le socialisme est LA Solution faisant fi de toutes ces tentatives au 20 ème siècle.

  26. Démocratie ?
    Sommes nous en démocratie car nous élisons nos « maîtres » en croyant que ce sont nos « représentants » ?
    La plus grande arnaque est bien celle-là. Après les « maîtres » peuvent faire passer tout ce que leurs commanditaires exigent et le tour est joué.
    Les « grandes démocraties » sont autant de trompe-l’oeil sous couvert d’un ersatz de démocratie.
    Tel Toqueville disant : » procédons à des élections car sinon nous serions en démocratie. Une fois le mouvement en place il nous suffira de leur[les électeurs] dire pour qui voter! ».
    L’arnaque est à l’origine même de la notion de démocratie telle qu’on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire la Révolution Française, qui fomentée par les marchands et les industriels de l’époque a conquis de pseudo » lettres de noblesse » en marchant sur les cadavres des plus pauvres et en faisant en sorte qu’ils se renvoient la responsabilité des massacres : on est jamais trop prudent pour assurer sa main-mise…
    Et ce mouvement si bien commencé se perpétue à l’envie, en réduisant les derniers acquis sociaux. Quand il n’y aura plus de peuple à exploiter de qui tireront-ils les richesses dont-ils se gavent ?
    Je ne suis pas optimiste pour les années à venir car le « système  » est verrouillé et je ne sens pas de réelle volonté de s’en sortir, à l’exception des quelques illuminés dont nous faisons partie…

    1. L’arnaque n’est pas « dans la notion de démocratie » .

      Mais la démocratie est arnaquée quand la propriété est sacralisée par Constitution et , implicitement , par trois commandements du décalogue .

      1. L’arnaque est de devoir absorber n’importe quelle décision de nos « représentants » comme d’intérêt général et démocratique sans pouvoir les dénoncer comme abusives: ça fait beaucoup de complices et de collaborateurs de la féroce religion autre dénomination du coup d’Etat permanent, pas larvé du tout ! Tous ne sont pas prêtres mais beaucoup la pratique de manière sélective et à leur avantage: l’entre-soi est fait pour celà puisque personne ne peut y mettre son nez.
        L’arnaque est de ne pas pouvoir discuter sérieusement même quand ces pratiques locales, régionales ou nationales sont évidemment abusives. Et cette arnaque a tant contribué à dévaloriser la Démocratie, que le concept même en est douteux. Toute approche scientifique d’un phénomène inclut des limites de validité des modèles d’analyse utilisés dans une démonstration. Prétendre les appliquer de manière identique à travers le monde est un abus de pouvoir des algorithmes. Le Droit appliqué d’un côté ou de l’autre d’une frontière par exemple, à la tête du client est une forme actualisée d' »Abus Aristocratique », selon que vous soyez puissant ou misérable (Affaire Kerviel,) D’où ce constat du coup d’Etat permanent que nous vivons en nous laissant tondre jusqu’au grand « crac » qui aur?

      2. N’absorbent que ceux qui ne sont pas encore écœurés par ce qu’ils absorbent , et qui y trouvent encore ce qu’ils pensent être la seule possibilité , même si elle les écœure .

        Le sevrage , c’est évacuer la mère ( la marâtre en l’occurrence) , et devenir adulte en changeant de nourriture .

        La révolution souhaitable n’est donc pas que la » lutte contre le dehors » , c’est aussi et simultanément une « lutte contre le dedans » .

        C’est peut être pour ça que c’est plus long à venir qu’on ne pourrait le souhaiter .

        Mais il n’est pas dit que l’accès à l’âge adulte sera pour cette fois ci , qui risque de se limiter à quelques têtes vite remplacées ( cf la « reprise en main  » du FN par le fric , si on se limite petitement à la France ) .

      3. Et dans cette veine , Tocqueville ( de la démocratie en Amérique ), écrivait :

        « Ce qui met en danger la société , ce n’est pas la corruption de quelques uns , c’est le relâchement de tous . Aux yeux du législateur , la prostitution est moins à redouter que la galanterie … »

        La corruption n’en est pas arrivé à faire système par hasard .

    2. Des illuminés sur le blog de Paul Jorion, Selon Maris!
      Je n’en vois guère… Les véritables illuminés détiennent la vérité (enfin ils le croient), mais au moins ils commencent à se l’appliquer à eux-même avant de faire la leçon au monde entier.
      Je ne vois rien de tel encore par ici! (à part Paul Jorion lui-même, peut-être!).
      Y a pénurie semble-t-il. Car ces gens là finissent seuls, au pouvoir ou sur l’échaffaud pour « terrorisme ».
      Allez un petit effort, c’est bientôt Noël, il nous faudrait un peu plus d’illumination pour nous permettre de savoir ou mettre les pieds et où ne pas les mettre dans l’avenir! C’est un peu trop sombre par ici, non?
      Quelques guirlandes bleu marine alors? Oh! désolé, vous auriez préfériez les vertes? Non! Très économiques, mais beaucoup trop chères car fabriquée en Allemagne…
      Pas de chance! Et les rose et rouge qui sont toutes grillées!
      Eric

      1. « à part Paul Jorion lui-même, peut-être! »

        Le chef doit donner l’impression de détenir la vérité. Même et surtout s’il sait bien qu’il ne la détient pas.

      2. @TORPEDO
        Des « illuminés » contre « la poudre aux yeux », car la croissance sans les emplois moi j’appelle ça « du pillage »

        http://www.lesoir.be/720114/article/demain-terre/environnement/2014-11-28/secheresse-sao-paulo-sonne-l-alarme-pour-planete

        « La sécheresse de Sao Paulo sonne l’alarme pour la planète »
         »

        Afp
        Mis en ligne samedi 29 novembre 2014, 15h00

        Là où il pêche depuis trente ans, le Brésilien Ernane da Silva ne voit plus que des broussailles et une terre crevassée par le soleil : ce pêcheur de la région de Sao Paulo n’a jamais vu la vallée dans cet état. … »

      3. Il y aura avant noël , les traditionnelles illuminations du 8 décembre aux pieds de la colline de Fourvière à Lyon . Plutôt chouette quand il ne pleut ou neige pas .

        Les mouvements illuminati sont à ce qu’ils prétendent très structurés et omniprésents .

        Mon illuminé préféré reste Blaise Pascal , qui comme Paul Jorion auprès du précipice où l’espèce est en danger de tomber , a parait il trouvé ses certitudes au bord du « gouffre » d’un pont de Neuilly sur la Seine où un attelage de chevaux un peu fous avait failli l’entraîner le 23 novembre 1654 .

        370 ans plus tard le précipice s’est salement creusé !

        Tous les mouvements illuminés finissent très vite en sectes dont le seul message devient l’appel aux dons .

        J’espère que nous échapperons à cette malédiction !

      4. Par contre , a-t-on jamais envoyé un « éclaireur » au fond d’un abyme ?

        ça doit pouvoir s’imaginer avec moins de risques d’échec que d’envoi dans un trou noir ,car , si j’ai bien révisé mes cours de physique , par un trou noir on peut imaginer « accéder » à un autre monde , mais il n’y a pas de chance connue d’espérer en revenir pour raconter aux autres , même très ridés , ce qu’on y a repéré .

  27. Cela ressemble à ce que d’aucuns qualifient de conspirationnisme.

    N’y voyez rien de péjoratif ou d’infamant. Je précède juste les reproches « systémiques » qui vous seront adressés.

    Vous n’en avez pas moins raison, à mon humble avis.

    Il y a quelques temps encore, ici même, on réfutait cette vision des choses pour uniquement parler d’élites dépassées par la technicité et leur propre incompétence. Mais non, il y a des intérêts énormes en jeu et ceux qui ont le pouvoir savent très bien les défendre, voire même plutôt pousser leur avantage.

    1. . Mais non, il y a des intérêts énormes en jeu et ceux qui ont le pouvoir savent très bien les défendre, voire même plutôt pousser leur avantage.

      @VV
      Ils seraient si malins? Ou bien nous croiraient ils aveugles, sourds et stupides.
      Alors ils feraient bien de défendre « l’oligarchie bancaire » plus discrètement, car il va leur en cuire très bientôt…
      C’est inévitable maintenant. Et en plus on a leurs noms…
      Eric.

  28. Chronique du 21e siècle…Avènement de la 6ème république.
    2027…la nouvelle constitution vient d’être instaurée(…) loi de séparation du pouvoir économique et politique à l’instar de celle de 1905.
    Le travail au centre de toutes les réformes alors que les tentatives de déstabilisations mondiales des 25 dernières années trouvent leur finalité dans une vaine chasse aux sorcières.
    « – C’était une réaction naturelle, une défense de l’ordre établi…un gage de stabilité(sic) …pas un complot…..d’ailleurs les médias nous ont soutenu  » s’indignent les premiers inculpés.
     » Permettre aux religions de cristalliser de nouveau les haines fut une excellente idée, démographiquement parlant » aurait dit Fan Qu Lee, l’ancien directeur de la BM.
    Dans sa Une, Le Petit Gauchiste Enchaîné déplore la fin du droit de se révolter et se désole du retour du « rire de tout ».
    Fait divers : Dans un accès de folie, un certain Mr George O. a tué sa femme et ses enfants. Il a été retrouvé sur sa terrasse profitant d’un dernier bain de soleil(vert).
    Le bon Coin : Vends frigo(vide), taille 2*3m, fonction reset() à l’extérieur, idéal jeune couple.

  29. xavier37 – L’escroquerie principale est de nous faire croire que la solution viendra « d’en haut »

    .
    L’escroquerie réussi et éternelle est de nous avoir su nous faire croire qu’en haut, y’en a qui réfléchissent, pensent pour nous, et ont même des idées (… pour nous ?).
    Or un certain nombre de visiteurs de ces espaces élevés – dont je ne suis pas- ont pu constater que c’est le dernier endroit pour y trouver des idées innovantes! Les propriétaires des lieux se sont tous auto-promus sur l’entre soi, la connivence en évitant toute innovation. Faire preuve d’autre chose que l’étiquette des lieux risquerait de remettre en question un droit à l’ignorance qui mène ce monde politicien : « Je ne veux pas le savoir, ce n’est pas « mon » problème ».
    Si vous y entrez avec des idées, il est recommander de les laisser au vestiaire car elles sont inutiles pour faire carrière!

  30. C’est difficile d’avoir des idées neuves, il faut beaucoup travailler pour qu’elles émergent. Le plus souvent, on répète les idées lues ou entendues quelques part, d’autres donc. De l’association et / ou de la confrontation parfois né un « miracle »…
    Ce bloc propose de grandes propositions que l’on ne retrouve jamais au « 20h ».
    Peut être est ce le papillon qui déclenchera la tempête, qui sait ? Faut essayer le côté positif, c’est bon pour le moral.

  31. Résumons simplement, que quand il n’y a pas de justice et qu’on la démantèle ,au fil des années qu’elle n’est plus qu’une parodie pour petites gens, afin que la peur leur empêche d’exister librement!
    C’est quand même magique de s’apercevoir que la justice des hommes n’est qu’une comédie théatral, et que dans la dissolutions des lois qui nous régissent. Seules celles qui nous abrutissent ont forces d’applications!

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