BALISES DU MOUVEMENT TOUT AUTRE CHOSE

Le texte subira peut-être encore quelques modifications sur des points de détail. Le site du mouvement Tout autre Chose se trouve ici. Le mouvement s’appelait initialement ici sur mon blog Le coeur, pas la rigueur, une traduction quasi-littérale de Hart boven Hard, le mouvement flamand sur lequel Tout autre Chose a embrayé comme son pendant francophone. Ouvert aux commentaires.

 
BALISES DU MOUVEMENT TOUT AUTRE CHOSE

Tout Autre Chose est un mouvement qui regroupe des personnes et des associations d’horizons très divers, au sein duquel le débat est valorisé. Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais toutes et tous, nous partageons dix grands principes qui définissent les valeurs de notre mouvement commun et servent de balises à nos débats, à nos luttes, à nos innovations.

Toutes et tous, nous voulons une société :

Démocratique. Une société qui n’accorde pas seulement le droit de vote mais donne, dans tous les domaines et à chacun-e, le pouvoir de participer aux débats et d’être entendu-e. Une société dont le cap est davantage fixé par les décisions collectives démocratiquement élaborées que par les décisions unilatérales d’acteurs puissants et par l’addition imprévisible de décisions individuelles.

Solidaire. Une société où la juste répartition des richesses est la première des solidarités. Où les garde-fous complémentaires contre les aléas de la vie sont fondés sur des droits sociaux plutôt que sur l’assistance ou la charité. Une société dont le bien-être solidaire ne se construit pas au détriment de celles et ceux qui vivent ailleurs ou vivront demain.

Coopérative. Une société où la coopération prévaut sur la compétition, l’égoïsme et la monétarisation des échanges. Une société qui mise sur l’intelligence collective et l’altruisme, et qui refuse l’accaparement par quelques-uns des bénéfices tirés d’efforts collectifs.

Ecologique. Une société qui respecte la planète, les autres formes de vie et les équilibres écologiques, s’engage dans la transition écologique et prend au sérieux les changements climatiques. Une société tournant le dos au productivisme qui épuise les ressources naturelles et à la marchandisation qui privatise les biens publics.

Juste. Une société qui recherche le juste équilibre entre les droits individuels et collectifs, et qui vise à étendre les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Une société qui met en avant la justice sociale ; où la justice est libre, dispose de moyens et est accessible à tous.

Egalitaire. Une société qui n’égalise pas seulement les chances d’accès aux places prestigieuses mais réduit les différences de reconnaissance, de rémunération et de pouvoir entre les personnes occupant des positions distinctes.

Emancipatrice. Une société qui ne se satisfait pas de la liberté d’expression et de choix, mais veut donner à chacun-e une réelle liberté. Celle de pouvoir déterminer son projet de vie, de lutter contre les dominations, de résister aux aliénations et addictions et de ne pas se soumettre à ceux qui tentent de conditionner ses choix.

Créative. Une société qui soutient la créativité sous toutes ses formes et encourage ses membres à prendre des initiatives. Non pas seulement pour « trouver des solutions » mais de manière plus fondamentale pour sans cesse questionner les évidences, renouveler le regard critique sur le monde, poser de nouvelles questions, ouvrir de nouvelles perspectives et initier de nouveaux débats face à une pensée dominante qui, toujours, veut laisser croire que nombre de débats ont déjà été tranchés et qu’il n’y a pas d’alternatives.

Apaisée. Une société où ne règne pas la peur de la diversité, où les « autres différents » ne sont pas stigmatisés, discriminés ou perçus comme un risque. Une société où la diversité est au contraire vécue comme un ferment de créativité, une occasion de réflexivité, un antidote au dogmatisme et une opportunité d’enrichissement.

Réjouissante. Une société où nous puissions nous réjouir de la richesse des liens sociaux et du sens profond que nous parvenons à donner à ce que nous vivons. Une société où le bonheur ne se cherche plus dans une consommation manipulée.

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38 réflexions sur « BALISES DU MOUVEMENT TOUT AUTRE CHOSE »

  1. ça y est ! ça recommence ! on nous demande pétitionner pour une société meilleure ! Encore un mouvement « citoyen » de plus ! Ah mais attention ,celui là c’est pas pareil ! il fédère les autres mouvements , les met en valeur !

    J’aimerai quand même vraiment autre chose que ce Tout Autre Chose .

    Il faudrait quand même finir par comprendre que la citoyenneté au sens exact du terme c’est la participation à l’exercice du pouvoir ; et que de ce fait, partir la fleur au fusil , à côté de la gouvernance déjà organisée et confisquée par des « dirigeants », pour recréer une  » citoyenneté concrète » qui va faire société en dehors du pouvoir en place , celui qui organise le monde tel qu’il est , c’est ridicule.
    La citoyenneté est la conquête du pouvoir et pas la création d’un village festif.
    Il ne s’agit nullement d’aller couper les têtes de nos dirigeants , parce que les têtes ça repousse , mais il s’agit de savoir où est le combat qu’il faut mener ; c’est reprendre la gouvernance , c’est changer les modalités et les règles de celle qu’on a et qui manifestement ne veut pas de nous en tant que citoyen participant à la réflexion et à la décision ;

    1. C’est un projet de société (le terme « balises » exprime très bien cela !), pas encore un programme politique ; celui-ci (mettant en oeuvre le projet) viendra en son temps.

    2. Démocratique, solidaire, égalitaire (entre autres).

      Au lieu d’une conquête du pouvoir politique comme première et indispensable étape (par exemple lors de l’élection du prochain Président de la République en France ou en instorant la dictacture du prolétariat par un soulèvement populaire) il est proposé de partager le plus possible l’ensemble des pouvoirs.

      Il semble que le pouvoir de l’argent ait largement supplanté toutesles autres formes de pouvoir (en particulier celui de nos instances politiques nationales résultant en principe du suffrage universel.)

      La citoyenneté est la conquête du pouvoir

      Quel pouvoir? Le pouvoir absolu de Louis XIV?

    3. Il me semble néanmoins que tout ce dont nous débattons sur ce blog va dans le sens de ce qui est proposé. En un mot: mettre la valeur bien commun en avant, plutôt que celle d’intérêts particuliers.

      Une autre société est possible. Ce texte me semble être, à peu de choses près le Plus Grand Commun Dénominateur de cette société que nous souhaitons voir apparaitre. Le PGCD est nécessaire pour accueillir l’adhésion d’un grand nombre de personnes.

      Et il n’y est pas question de couper des têtes ! Heureusement ! Tout le monde est bienvenu dans une société où il n’y aurait pas d’exclus ! Ceci était une tautologie volontaire !

    4. Di Girolamo a tout dit, enfin presque car j’ajouterais que l’élément primordial devrait être que

      la collectivité doit disposer des ressources essentielles et des grands moyens de production, et donc doit en avoir la propriété (le privé ayant des droits d’usage sur ces ressources…)


      Or il n’en est pas question dans ce texte. C’est perdu d’avance. :/
      Le reste est secondaire.

      Comment peut on espérer avoir un quelconque pouvoir, si une minorité de « propriétaires » restent libres d’interdire l’accès aux Ressources, au plus grand nombre ?

      1. Pour moi le pouvoir n’est pas fondamentalement la propriété : la propriété ,comme le reste est issue d’un rapport de force s’exprimant dans les lois et des politiques ; le pouvoir c’est faire la loi et la politique . (et donc décider de comment on organise la propriété)
        Ce qui signifie que tout autre chose, au sens où je l’entends, ne passe pas par un parti nouveau mais par la démocratie c’est à dire un régime organisé pour la participation de tous à l’élaboration des lois et des politiques . Le combat à mener est là , selon moi.

    5. ça y est ! ça recommence ! encore un qui nous ressert du yaka, yakwabon, yfaut, ysuffit, yfaudrait, ysagit… c’est sûr, la création de la citoyenneté par les méthodes millénaires a montré l’étendue de son efficacité alors, je vous le demande, pourquoi imaginer y arriver par la création d’un village festif quand on peut se taper sur la gueule comme on le fait si bien depuis l’aube des temps?

      relisez-vous, votre dernier paragraphe équivaut sur son fond à la première balise et vous devriez vous poser la question de la raison de cette balise en première position par rapport à ce qui est pensé de l’ersatz que nous en avons aujourd’hui.

      et si, comme vous en avez le droit, ce que je vous dit là vous semblent être des sornettes, et que sincèrement vous aimeriez autre chose comme vous le clamez, il vous reste la possibilité de FAIRE tout autre chose plutôt que de DIRE n’importe quoi. Alors, même si je n’étais pas d’accord avec vous je trouverais votre attitude cohérente.

      les gens comme vous fatiguent ceux de bonne volonté mais c’est peut-être le but recherché? si c’était le cas ma question suivante serait pourquoi?

      1. D’un autre coté, depuis 4 décennies que l’on voit le capitalisme des rentiers tout écraser de ses gros sabots,
        que tout le monde ou presque est attaché à la propriété privée comme à la prunelle de ses yeux, sans oser aller au delà,
        que l’on voit les mouvements, associations, partis politiques pleins de bonnes intentions,apparaître les uns après les autres, puis faire pschiiit faute d’adhérents, ou après avoir retourné leur veste,

        voir pour la nèm fois une tentative de rassemblement de gens pleins de bonnes intentions, à qui il faudra des mois ou des années pour, peut-être, qu’ils comprennent le fond du problème (…) on finit par ne plus trop prendre ça au sérieux.

        Mais bon, comme à chaque fois, il faut se dire que cette fois ci sera la bonne.

  2. Bonjour,
    c’est un détail mais il n’y a pas de meilleurs mots à trouver que ‘garde-fous’, dans la partie « Solidaire » ?

  3. Dieu ayant été mis hors course précédemment , vous avez finalement renoncé à toute forme de transcendance pour nous sauver ?

    Houellebecq va réagir …

    1. Pourquoi relier transcendance et dieu, regarder les étoiles suffit.
      Comment croire que rien ne nous dépasse ?

      1. Je citais dieu parce que c’est le produit d’appel de la transcendance , mais l’imagination est au pouvoir .

        Les étoiles pourquoi pas , mais la pollution et les lois de la physique nous disent qu’on n’en verra bientôt plus , du moins à l’œil nu .

        Pourquoi croire que quelque chose « nous  » dépasse ?

      2. 4 lois, et tout un univers :  » 100 milliards d’années lumière. Celui-ci contient environ 7×10 puissance 22 étoiles, répandues dans environ 100 milliards de galaxies, elles-mêmes organisées en amas et superamas de galaxies. Mais le nombre de galaxies pourrait être encore plus grand, selon le champ profond observé avec le télescope spatial Hubble. » (wikipédia)
        Et vous pensez que rien ne nous dépasse ?

      3. Je n’ai pas besoin d’aller si loin pour être dépassé !

        Mais je maintiens , qu’expansion accélérée de l’univers aidant , il suffit d’être un peu patient pour n’être plus en état d’observer une étoile à l’œil nu , si tant est que mon œil me survive .

        Sans compter que le problème du réchauffement climatique sera définitivement réglé . Du côté de – 273 °C.

        Tout ça a beau me dépasser, ça ne me dit pas ( et encore moins à une majorité ) vers quelle étoile paradigme je dois faire pointer mes dix balises .

  4. Podemos en Espagne a plus ou moins commencé de la même manière. D’abord le mouvement issu des indignés de la Puerta del Sol à Madrid, qui a donné le goût de le discussion et du partage des problèmes dans les quartiers, d’où est ensuite sorti le parti politique.

    Il faut fédérer les mouvements citoyens et on s’apercevra que de plus en plus de gens pensent la même chose, que l’offre politique actuelle est inadéquate pour ne pas dire dépassée, que le monde change à toute vitesse et que les citoyens en ont conscience.

    1. L’analogie avec Podemos est excellente. On pourra être frustré si Tout autre Chose en reste à ce stade mais s’il évolue dans le bon sens, on ne pourra pas nier que le premier pas n’aurait pu être que celui-là.

      Quand tu dis « … on s’apercevra que de plus en plus de gens pensent la même chose… » tu parles de la notion de « sens commun ». L’approche de la politique en faisant référence au sens commun plutôt qu’à la théorie politique de salon est le sujet abordé dans cet article de Gaël Brustier. Il le fait au travers de l’essor de Podemos en Espagne qui réussit le défi de rassembler des gens très différents en les amenant à comprendre qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

      Le drame c’est, et certains commentaires sur ce fil l’étayent, penser la même chose sur 80% et malgré cela se casemater dans le « oui, mais… » qui aboutit au même résultat que si on était en opposition sur 100%. Question pour la réflexion: à qui profite ce jeu là?

  5. Que de belles intentions, on ne peut que concourir.
    Mais CONCRETEMENT: que faire ???
    Exemple:

    Une société où le bonheur ne se cherche plus dans une consommation manipulée.

    Manipulé: quid ? faut il supprimer la pub (je serais d’accord) ? Mais dans ce cas, internet ne serait plus gratuit…En outre, une consommation non manipulée ne détruirait elle pas la planète ??
    Chaque mot de ce manifeste suscite question.

  6. La principale qualité du texte est d’être positif ! Mais il s’apparente à un catalogue de bonnes intentions générales; elles sont susceptibles de rassembler mais pas d’inciter à poursuivre, à sortir de son trou et se rencontrer.

    Une initiative ultérieure pourrait en être l’occasion, sous une forme décentralisée.

    Un des objectifs pourrait être de trouver des expressions concrètes des « balises ». Exemple : il est fait référence à des « biens communs », ce qui pourrait être approfondi en faisant explicitement référence aux « communs », une réponse à plusieurs d’entre elles.

    Des sortes de fiches pour chaque « balise » pourraient être mises à la disposition de ceux qui les demandent sur un site participatif, destinées à être discutées, prolongées, illustrées et à circuler ensuite. Sur tous les thèmes soulevés, progressivement.

    1. François Leclerc ,
      vous faites l’exact descriptif des ZAD , elles qui ne sont plus dans  » le catalogue des bonnes intentions générales  » ; ça fait des mois , des années maintenant que nous sommes  » sortis de notre trou  » et que  » nous nous sommes rencontrés  » .
       » … forme décentralisée …  » nous y sommes , les ZAD se multiplient , une nouvelle chaque semaine .
      La fin de votre texte c’est trop beau pour être vrai !Je ne résiste pas à la joie de vous citer :
      « Un des objectifs pourrait être de trouver des expressions concrètes des « balises ». Exemple : il est fait référence à des « biens communs », ce qui pourrait être approfondi en faisant explicitement référence aux « communs », une réponse à plusieurs d’entre elles.
      Des sortes de fiches pour chaque « balise » pourraient être mises à la disposition de ceux qui les demandent sur un site participatif, destinées à être discutées, prolongées, illustrées et à circuler ensuite. Sur tous les thèmes soulevés, progressivement ! »
      Alors venez quand vous voulez , éprouver la concrétude des biens communs , lieux où de régulières assemblées ouvertes lèvent des thèmes , les discutent , les illustrent et les font circuler.
      Merci de votre clairvoyance !

  7. Eh bé… en vla… d’la naïveté…

    Peut-être est-elle nécessaire ?

    Même si on ne voit guère de faits historique qui puissent nous conforter dans cette idée

    1. Cher Johndouble ,
      « … on ne voit guère de faits historique qui puissent nous conforter dans cette idée… » dites-vous ;
      je vous prie d’avoir l’amabilité de lire ma réponse à François Leclerc .

  8. La page appelant à signer est la réplique style « copier/coller » de ce que pourquoi les uns et les autres hurlent depuis des mois/années. C’est exactement ce qui a justifié les dernières grèves et manifestations belges contre le nouveaux gouvernement (de droite) qui s’est en partie inpiré de mesures que le premier ministre précédent (socialiste) a mis dans le tuyau.

    Où est alors le « Tout autre Chose » ? Il y a sans doute d’excellentes intentions fort louables derrière cette initiative, mais la manière et les moyens font partie de « toujours plus de la même chose » qui n’a pas prouvé son efficacité.

    Robots made in 2030

    On nous promet un big problème pour payer les retraites en 2030. C’est sans doute vrai si le monde n’évolue pas pendant 15 ans.

    Mais si le monde évolue vers une robotisation de plus en plus poussée, les robots n’auront aucun problème pour subvenir aux besoins des vieux. En 2030, le problème posé ne sera pas de payer des allocations mais de trouver un moyen (autre que l’argent) pour distribuer les produits fabriqués par les robots.

    A noter que par rapport à la sistuation existante, les robots ne devront produire que ce qui correspond au déséquilibre de la pyramide des âges.

    1. Un « Tout autre chose » serait donc de se battre pour mettre au point un système fonctionnel de partage de cette production (sans doute autre que l’argent), au lieu d’agiter des chimères aujourd’hui qui n’auront plus aucun sens en 2030 !

    Einstein disait « il ne faut pas demander à celui qui a créé un problème, de trouver sa solution »

    Manifester pour quelque chose de neuf au lieu de manifester contre quelque chose de vieux et dépassé.

    Un « Tout autre chose » serait, par exemple, de cesser d’organiser des grèves et des manifs contre des problèmes ou des responsables. Ce combat est voué à l’échec, car il revient à obliger quelqu’un d’incompétent à trouver la solution au problème qu’il a créé lui-même et face auquel il a atteint son niveau d’incompétence ! Il revient aussi à porter au pouvoir un quelqu’un qui est dans cette logique, ce qui n’est pas une garantie de succès.

    Cela revient aussi, pour le manifestant, à reconnaître comme règle du jeu valable le rapport de force dont il se prétend victime.

    A quoi bon déclarer ce que l’on voudrait (et que tout le monde connaît), sans apporter d’éléments de solution ?

    2. Un « Tout autre chose » serait d’organiser des grèves et des manifs POUR DES PROPOSITIONS DE SOLUTION, par exemple de se battre pour que des robots soient installés non pas pour produire des gadgets dont nous nous sommes rendus psychologiquement dépendants (ou pour les addicted du rapport de force, pour produire du capital et du fric) mais pour produire ce dont nous aurons vraiment besoin et éviter aux vieux de se remettre au travail.

    Changer de cadre de référence

    3. Un « Tout autre chose » serait de changer drastiquement de cadre de référence et, par exemple, de:

    + de cesser de s’accrocher à un système que l’on critique (créer des emplois, ce qui est vain).
    + de cesser de se plaindre des robots-esclaves voleurs d’emploi, mais de faire travailler ces esclaves des temps modernes pour nous.
    + de cesser de s’accrocher à des boulots de m… (les salariés ont peut-être un peu trop intégré l’idée qu’il ne peuvent survivre qu’en étant exploités)
    + de cesser de générer ou d’accepter des boulots inutiles pour l’humanité, juste pour pouvoir dire qu’on en a créé un ou que l’on n’est pas au chômage.
    + de cesser d’ériger la culpabilité et la honte liées au chômage au statut de religion. On s’est déjà, par exemple, débarrasé de la culpabilité et de la honte liées au divorce, sans même s’en apercevoir ! (les salariés à l’éducation judéo-chrétienne ont peut-être un peu trop intégré l’idée selon laquelle ils ne sont rien sans boulot de m… )
    + de cesser de gaspiller notre énergie en démolissant un passé déjà en ruine ou en ajoutant des ruines aux ruines.
    + de dépenser notre énergie pour organiser le futur.
    + d’utiliser notre créativité pour inventer un modèle de société au lieu d’attendre que cela se passe tout seul
    + de démontrer qu’il y a moyen de vivre avec un minimum de rapport de force au lieu de se lancer sans cesse dans de nouveaux combats.
    + etc.

  9. Avec l’actualité du jour , et plus que jamais et toujours :

    Liberté , Egalité , Fraternité ( étendue au vivant ) .

    Et c’est , par essence , tout autre chose que ce que nous avons réussi à faire jusqu’à ce jour .

    1. Je m’en tiendrai donc de mon côté à ces trois balises ( le minimum et l’optimum de simplicité pour faire le point par triangulation ) , en notant que les dix proposées y trouvent leur place , mais dans un système qui couvre les quatre temps qui me sont chers , alors que les dix petites sœurs ne me semblent couvrir que le passé , le hors temps , et le présent .

      Mais pas la projection dans l’avenir , qui tire tout ça , qui n’est peut être pas la transcendance idéalisée et académique , mais une sorte de tension commune qui nous permette de sortir du piège du bien être commun conçu comme la somme des bien êtres individuels .

  10. Dans l’émoi de ce qui s’est passé à Paris, ce texte plein d’espoir fait du bien. C’est un idéal, comment y parvenir ?
    Dans le même temps, on ne peut s’empêcher de penser : Et si ce n’était qu’une forme d’angélisme ? Si vis pacem, para bellum

  11. Pour moi, la question qui prévaut demeure celle-ci :
    Et maintenant qu’allons-nous faire de ce que nous savons ?
    Viennent ensuite, quels que soient les domaines de réflexion :
    Que savons-nous ? Qu’est-ce qui nous fait peur ?
    Alors, que faire et comment accepter ce que nous savons ?
    Comment se fait-il que nous soyons si peu à comprendre qu’il importe de donner à l’environnement et à sa préservation, la primauté absolue ? Qu’ensuite seulement l’homme pourra y trouver sa place et mettre en œuvre les moyens de se nourrir, de se soigner, de se cultiver et d’éduquer ses enfants.
    Et ainsi de suite…
    Cet après-midi, je pense à Bernard Maris qui m’a expliqué que la science économique n’existe pas, Qui m’a fait comprendre que les économistes n’étaient, dans le meilleur des cas, que des commentateurs… Grâce à lui j’ai pu ensuite lire Paul et François. Et vous autres… Tous les autres qui écrivent sur ce blog. Et m’installer enfin sur un point de vue pour comprendre et avoir mes idées propres.

    1. @Régis Pasquet 7 janvier 2015 à 16:08

      Comment se fait-il que nous soyons si peu à comprendre qu’il importe de donner à l’environnement et à sa préservation, la primauté absolue ?

      Si les conditions de vie de l’homme pauvre fait partie de l’environnement, je suis d’accord.
      Et accepteriez vous d’abandonner la propriété privée des ressources essentielles, pour y parvenir? (à défaut, j’ai quelques doutes que cela soit possible)

      1. @ Dominique Gagnot 7 janvier 2015 à 21:20

        Et accepteriez vous d’abandonner la propriété privée des ressources essentielles, pour y parvenir?

        Que faites-vous de votre vie ? La vôtre, celle qui vous est propre et vous appartient ?
        Vous l’abandonnez à la collectivité ?

        Vous pensez que c’est la collectivité qui, à bout de ressources, et dans l’incapacité de laisser vivre tous les organismes vivants (végétaux et animaux) sur une terre devenue trop consommatrice au regard de sa capacité de charge, pour que toutes les espèces survivent, décide démocratiquement, de ne laisser vivre que celles qui consomment le moins.

        Autant proposer que l’espèce humaine dans son ensemble, se suicide tout de suite. A moins que cette espèce ne se scinde en deux.

        L’une, d’esprit capitaliste, veillant à ne jamais consommer plus d’énergie que ce qu’elle capte et cherchant même à en accumuler de sorte à pouvoir investir le moment venu dans des moyens adaptés à l’évolution des techniques de vie et de survie.

        L’autre, fondamentalement d’esprit anti capitaliste, dénigrant en toute occasion les capitalistes et propriétaires, pour mieux accéder au pouvoir de décision de la collectivité, afin de se donner de meilleures chances de survie personnelle.

        Mon pronostic donne à la première sous espèce de plus grandes chances de survie qu’à la seconde.

        En effet, la première à tout intérêt à faire comprendre à la population dans son ensemble, par l’éducation, comment la physique gouverne l’évolution du monde. Alors que la seconde a tout intérêt à abêtir le maximum d’individus pour mieux les manipuler mentalement et politiquement.

        Le très net abaissement du niveau d’éducation et de capacité de jugement développés, notamment dans la population française, par ceux qui se sont approprié ce domaine d’investissement collectif (éducation nationale), semble être la stratégie développée par les partisans de la seconde sous espèce.
        Je la donne perdante en termes de survie. La scission entre deux sous espèces se fera probablement au niveau planétaire entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest. Les fissurations se dessinent déjà.

  12. juannnessy
    7 janvier 2015 à 15:58
    Pourquoi croire que quelque chose « nous » dépasse ?
    Juste parce que nous avons posé le mot chose!

  13. Bonsoir,

    Je lis depuis un moment tout ce qui a trait à une nouvelle manière de faire de la politique, des Indignés jusqu’ à Occupy Wall street, ou de ce qui lieu depuis trop longtemps maintenant en Grèce.
    Je relie de fait Tout autre chose-Hart Boven Hart aux mouvements ayant lieu en Espagne (PODEMOS) et en Grèce actuellement. Je suis tombé très heureusement sur cette vidéo où parle Pablos Iglesias. Je dis bien très heureusement parce que sa stratégie me semble être la seule possible aujourd’ hui.

    https://www.youtube.com/watch?v=wVj4Avs5EUY&feature=youtu.be

    1. Oui, c’est bien vu. Cela me fait penser à Coluche, qui avait le pouvoir considérable de rassembler le peuple sur des choses faciles à comprendre. Sa disparition fut miraculeusement opportune pour le Pouvoir.

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