Le temps qu’il fait le 27 février 2015 – bande-annonce (?)

Je me suis rendu compte que je retardais de minute en minute le moment d’enregistrer Le temps qu’il fait, et que si j’hésitais, ce n’était pas faute d’avoir des sujets dont je voudrais parler, mais qu’il y en a au contraire beaucoup trop.

Entre les Grecs qui pourront peut-être revivre décemment demain si les députés allemands votent « pour », les fanatiques du nouveau califat qui cassent non seulement les Chiites, les touristes qui passent par là, les dessinateurs et les économistes qu’on aime bien, mais aussi maintenant les statues qu’ont sculptées leurs ancêtres qui sont aussi les nôtres, une chaîne de télévision ayant pignon sur rue qui présente un documentaire expliquant le fascisme en col blanc qui nous est imposé à tous, sans que ça fasse même la une des journaux, et le petit livre de Bernard Maris sur Keynes dont je vous ai touché un mot hier soir mais dont je voudrais vous parler davantage, entre tout cela, plus ce qui me viendrait à l’esprit au moment où je me mettrais à parler, je ne sais pas quoi choisir.

Ah ! et j’allais oublier : pendant ce temps-là (pendant que tout s’écroule autour de nous – je le précise au cas – même pas improbable malheureusement – où la lecture du paragraphe précédent vous aurait laissé indifférent), à Silicon Valley, on nous prépare les robots qui nous remplaceront. Soyez au moins rassurés de ce côté-là : il y a déjà parmi eux des snipers, des traders, des agents de la Stasi, du Guépéou ou de la CIA avec des moyens décuplés, enfin tous ces métiers qui font qu’il fait bon vivre !

À tout à l’heure peut-être. On verra bien !

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7 réflexions sur « Le temps qu’il fait le 27 février 2015 – bande-annonce (?) »

  1. « Il faudra payer pour rester anonyme » . Ca a déjà commencé ! Pensez à la liste rouge , aux services pour masquer votre numéro de téléphone , filtrer les appels , la vente des numéros de fixe et mobile aboutissant au harcèlement commercial , le pass navigo découverte qui coût 5 euros mais vous permez de ne pas être pisté quand vous emprunté le réseau et que vous déconseillent lourdement d’acheter les employés de la RATP par toutes sortes d’arguments fallacieux …

  2. « le fascisme en col blanc ».
    Nous vivons une époque d’ affadissement du vocabulaire. La « troîka » n’est pas fasciste, elle représente autre chose: la financiarisation de la puissance réelle et sa sujétion progressive aux mafias des hyper-riches. Les populations déboussolées ont malheureusement tendance à y répondre en se prostituant au fascisme vrai : FN, VB, Aube dorée etc..ainsi qu’au néo-fascisme de gauche. La marque indélébile du fascisme est son nationalisme, celle de la troika est qu’elle se fout / se joue des frontières.
    Comme déjà dit, si la gauche veut défendre les peuples, elle doit redécouvrir l’international.

  3. (…) où la lecture du paragraphe précédent vous aurait laissé indifférent

    Indifférent ? Surement pas, décontenancé, sidéré, fatigué, écœuré, c’est plus probable.
    Et pour en rajouter, je n’ai pas vu dans votre inventaire cauchemardesque, bien que réel, le traité Tafta, future arme ultime de désintégration des états et de leurs pouvoirs régaliens.

    Courage, le pire est encore à venir !

  4. ‘Le fascisme en col blanc’: à la lumière de ce qui a été révélé lors de l’émission de télévision sur ARTE et des propos de J.C. Junker, actuel président de la commission européenne et ex-premier ministre du Luxembourg (Luxleaks!), des agissements de la NSA ainsi que des autres agences d’espionnage, peut-on suggérer que vous nous parliez de la meilleure façon pour les tenants de la véritable démocratie (les citoyens), de reprendre la main ?

  5. > pendant que tout s’écroule autour de nous – je le précise au cas – même pas improbable malheureusement – où la lecture du paragraphe précédent vous aurait laissé indifférent

    tellement vrai.

    Paul à quel moment cessons nous d’étudier le bateau qui coule pour inviter sa cavalière préférée à une dernière danse ? Respirer ces derniers brins d’air frais. Se réjouir de ces derniers ciels bleus. Se rafraîchir de ces dernières gouttes d’eau pure.

    …. Désolé d’aller à contre sens de votre énergie avec cette question, mais comme vous le dites, ils sont vraiment totalement indifférents. D’après mes éparses tentatives de-ci de-là, confirmer par vos propos.

    En tout cas je ne saurais trop vous inviter à profiter de ces derniers bins d’air frais, dernières gouttes d’eau pure, et autres ciels bleus qui s’offrent à vous dans ces contrées europèenes. Vu d’ici, où tout est déjà foutu /un pas dans le futur selon moi/,
    c’est précieux !

  6. Eh bien, en attendant que vous vous décidiez, mais dans le ton de ce que vous aimeriez nous proposer, je vous suggérerais d’ écouter la très belle voix de Kathleen Evin et son invité d’ hier soir, dans son émission sur Fr Inter.
    http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-le-philosophe-et-sociologue-geoffroy-de-lagasnerie
    Tout à la fin de l’ émission on l’ entend dire : tout ça rend complètement parano.
    Je vous avouerai qu’ à la fin de la soirée, en consultant la fiche d’ Amnesty consacrée à Chelsea Maning sur Google, je l’ étais moi même un peu.
    Céder à la peur ne m’ a jamais semblé néanmoins une bonne idée, même si je dois reconnaître un aspect très humain à ce sentiment. Comme la colère d’ ailleurs.

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