La Troïka dépasse les bornes

Le 27 février dernier, je publiais un billet intitulé Troïka : Il va peut-être falloir s’en occuper nous-mêmes ! J’y lançais l’idée d’un « tribunal d’opinion », dit aussi, d’après un exemple fameux, « Tribunal Russell », pour juger les meneurs de la Troïka.

Si vous pensiez il y a 4 mois et des poussières que le dossier était un peu mince, je suppose que vous avez depuis changé d’avis. D’autant qu’ils aggravent leur cas de minute en minute…

Il faut leur faire comprendre, calmement mais fermement, que ça suffit comme ça. Les institutions démocratiques nous offrent le moyen de le faire.

À moins bien sûr qu’ils ne rendent la chose impossible parce que les coups d’État militaires feraient partie de leur arsenal. Pour ramener un peu d’ordre dans un monde ayant le mauvais goût de ne vraiment pas apprécier leurs manières de gougnafiers.

Au point où ils en sont, on n’en serait même pas autrement surpris.

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68 réflexions sur « La Troïka dépasse les bornes »

  1. Oui oui et oui, il est grand temps de le faire. C’est en fait exactement le bon moment pour le faire. Il n’y a plus qu’à…

    Suis (un peu ) disponible pour ma part si besoin d’aide à la logistique, sur région Paris

    1. Ce ne sont que de petites gouttes d’eau dans le flot de soutiens au peuple grec qui se multiplient  mais cela se mobilise en Belgique:

      Demain, 3 juillet, rassemblement à la gare centrale à Bruxelles à 18h30 et marche vers la Bourse atteinte à 19h30. De nombreuses associations appellent à être présents.

      Dimanche 5 juin, pendant que les Grecs voteront, Sirtakis dans différents endroits:

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      Lieu des actions :
      Liège : à 10h30, pied de la passerelle, côté Marché de la Batte. Charleroi: 10h30 place Charles II, près de la Maison des 8 heures. Bruxelles: 10hh30 au pied des marches de la Bourse
      Mons : 10h30 Place Simonet
      Soignies : 10h30 Place Van Zeeland
      Namur : 10h30 Place d’Armes
      Venez nombreux!

  2. Les institutions démocratiques nous offrent le moyen de le faire.

    Pourriez-vous dire le moyen auquel vous pensez? A ma connaissance, il n’existe aucun moyen qui permetrait d’arreter la Troïka maintenant!

    Comment les obliger à respecter la volonté des gens qu’ils représentent?

  3. Oui, nous nous sommes illusionnés sur la « gentillesse » et le « dévouement » des responsables publics, n’imaginant pas une seconde qu’ils poursuivent d’autres buts que ceux qu’ils savent si bien nous indiquer. Il est urgent de se former, d’entrer dans des disciplines compliquées, sédimentées historiquement, au moins pour éviter de se laisser enrober par les simplismes. Apprendre des mots nouveaux. En pariant sur un apprentissage, en recoupant les avis, on est tout surpris que les réparties du tac au tac surgissent sans effort face à la grossièreté des « arguments » assénés par des gens prétendument supérieurs. Revoir « Festen », le film de Thomas Vinterberg.

  4. C’est à toute la classe dominante, dont la Troïka n’est que l’outil, qu’il faut adresser ce désaveu. La Grèce n’est pour elle qu’un laboratoire testant les mesures envisagée pour le reste de l’Europe… et du monde.

    Jamais, depuis des générations sinon des siècles, le cours de l’humanité n’a été jonchée d’autant de cynisme, de cruauté, que notre époque qui, paradoxe inacceptable, ne supporte aucune comparaison historique quant à l’arrogance de ses privilégiés, quant à l’abondance de ses richesses.
     
    Le cas de la Grèce s’inscrit dans ce vaste panorama des inégalités où d’autres, de très nombreux autres, paient de leur vie l’insupportable égoïsme des nantis: 25.000 morts de faim/jour dans d’indicibles souffrances.

    Ces inégalités sont le fruit d’un système passé du narcissisme accumulateur à la perversion la plus féroce vu qu’il n’ignore plus ses victimes mais se délecte au contraire de leur sort. Ce système, le libéralisme, a été créé par des malades pour des malades ; il n’est pas réformable, il faut le renverser.

    http://rvvaza.blogspot.fr/2014/01/du-capitalisme-narcissique-au.html

  5. Des propos peut-etre plus emotifs.

    On doit etre encore assez loin du coup d’etat militaire.

    Mais ne craignons de croire que ces personnes veuillent sauver les seuls idees qui les gouvernent dans leurs actions representatives, des idees contredites par l’observation des faits, ce qu’on appellle des idees fausses. Mais ce n’est qu’une croyance, la realite, peut-etre, pour une fois, surgira pour ce cas.

     

  6. Dans le contexte actuel, j’ai moins peur de coups d’état militaires que des réactions « démocratiques ». Si j’en crois les sondages, et les journaux, ces gougnafiers ont réussi à convaincre la majorité de l’opinion que la troïka est parfaitement raisonnable et que les grecs creusent leur propre tombe. Si la France et l’Allemagne organisaient maintenant des referendums sur l’allègement de la dette grecque, il me semble que l’intransigeance auto-destructrice gagnerait haut la main. Ceci est un problème.

    1. @ Serge Boucher, j’ai écrit mon commentaire avant de lire le vôtre. nous partageons la même analyse : en France les gougnafiers ont réussi par leur abrutissante propagande à convaincre une grande majorité des gens contre les Grecs… J’aimerais me tromper mais autant voir la réalité en face. Tout devrait donc se jouer par une « reconquête » des esprits… et malheureusement peut-être que les faits y aideront …

    2. Je partage votre avis bien malheureusement. Les médias sont en train de retourner l’opinion en faisant passer Mr Tsipras et son gouvernement pour des demeurés, ne sachant pas ce qu’ils veulent, modifiant constamment leurs demandes.

      La présidence allemande parle de dernières propositions généreuses à saisir, tandis que la Directrice du FMI considère que la partie adverse est composée de gamins.

      Leur comportement consiste à dévaloriser le gouvernement grec démocratiquement élu.

      Nous ignorons comment tout cela se terminera mais je considère que Mr Tsipras et son Ministre des Finances ont hérité d’une situation catastrophique et font ce qu’ils peuvent pour trouver une solution pérenne. Si le Oui l’emporte, vu les sacrifices demandés aux classes inférieures et moyennes, il est à craindre une implosion de la société grecque.

      Je crains que la peur prime sur le courage, la dignité du refus.

      A regarder ce triste spectacle, il n’y a aucune illusion à se faire quant notre tour viendra.

      Au moins ne serons-nous pas surpris et si certains en doutaient encore, ce qui se passe en Grèce est révélateur de la nature de notre  »Union Economique et Monétaire » appelée trompeusement Europe.

       

    3. les sondages sur le référendum (et les sondages en général) ont été bidouillés et démentis par l’agence même qui est censée les avoir produit.

      La question a été posé, mais les résultats n’étaient pas re traités et au final l’ensemble ne paraissait pas diffusable à l’agence.

       

      quelques infos dans les messages ici: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1467109260266363&set=a.1386628864981070.1073741828.100009019095596&type=1&theater

      et une contre-information générale, là:

      http://jeluttedoncjesuis.net/?lang=fr

    4. Le référendum sur la constitution européenne a aussi, en son temps, bénéficié d’énormes moyens « propagandesques » en faveur du oui. Le peuple français a néanmoins voté non. La suite (le passage ne force du traité de Lisbone) a permis de montrer qu’il avait eu « du nez »…

      Si l’on est démocrate, on garde sa confiance au peuple. Et l’on se plie à sa volonté.

      Je n’ai pas souvenir d’avoir été déçu par lui. De même que je n’ai pas souvenir de ne pas avoir été déçu par ceux qui prétendent pouvoir se passer de son soutien.

      Wait and see.

  7.  
    Les peuples européens informés soutiennent le peuple grec.
     
    Les messages des citoyens européens qui signent la pétition ci-dessous sont encourageants et démontrent que ni les forces populistes n’auront le dernier mot, ni les lobbies néo-libéraux soutenus par des médias complaisants (voir analyse de Acrimed) et des politiciens trop à droite et peu soucieux des peuples.
     
    https://secure.avaaz.org/fr/stand_with_greece_loc_eu/?bZzvbbb&v=61438
     
     Mon modeste message
    « Je suis un grec.
    Je soutiens totalement le peuple grec que nos politiciens et banquiers ont mis à mal et en prime humilié, c’est déplorable.

     
    Stop au néolibéralisme, pour un véritable socialisme (libéral ou pas), mais respectueux du peuple actif plutôt que des rentiers et nantis. »
      
    Analyse des médias par Acrimed, du grand n’importe quoi.
    Curée médiatique contre le référendum « irresponsable » d’Alexis Tsipras
    http://www.acrimed.org/article4710.html
     
    Même Le Monde et Libé sont épinglés, je vous cause pas des autres
    Il suffit de faire une recherche sur les sites des journaux sur « CADTM » qui a présenté un rapport au parlement grec que la dette était «  illégale, illégitime, odieuse et insoutenable », rares sont les médias qui en causent et  pourtant c’est essentiel. 

  8. @Vigneron
    Mon cher Vigneron, tu nous avais fait part d’une enquête d’opinion indiquant que le Oui l’emporterait sur le non. Je suis allé voir le site de GPO (en grec). Voici ce que j’ai trouvé. La traduction a été assurée par Google du Grec en Français. On comprendra sans difficulté que l’enquête relayée par TOUTE le presse est bidonnée. La rumeur a bien fonctionné.

    La guerre de la Com continue…

    Mensonge d’Etats : ca vaut combien de jour au pain sec ?

    GPO COMMUNICATION


    À l’insu de la GPO, et sans aucune implication de l’entreprise, rendu public en fragmentaire des médias trouve département de recherche sur le référendum le 5 Juillet. Pour cela, le GPO déclare qu’il n’a aucune responsabilité et épuiser tous les moyens juridiques pour protéger ses intérêts.
    Notez que la loi permet d’informer les citoyens en divulguant les résultats de la recherche – scrutin. Mais cela doit être fait d’une manière et la participation des sociétés de sondage responsable et globale, tel que requis par la loi. Ceci est toujours le cas, cela devrait appliquent désormais confronté à une décision critique du peuple grec.

    1. Plutôt que des pétitions, « participer » au référendum.

      Organiser via les réseaux facebook et twitter un « vote » pour le oui ou pour le non à la

      question du référendum grec.

      Si le « non » est majoritaire sur les réseaux sociaux cela devrait faire pression.Et il n’y a que 4 jours pour tout organiser…

       

       

  9. Dans le scénario du coup d’état, Aube dorée endossera parfaitement le rôle de l’idiot utile. Afin de s’opposer aux nazis (qu’ils sont réellement) et éviter le chaos de la guerre civile, l’UE ne pourra que se féliciter alors de l’intervention de l’armée pour sauver la démocratie. Bien sûr, le climat insurrectionnel ne permettant plus la tenue d’élections dans des conditions satisfaisantes, un gouvernement technique non élu (comprendre des représentants de la Troïka) sera alors mise en place… pour une durée indéterminée.  
    Et après une période de traitement de choc économique, social et la suspension des libertés publiques (provisoire et pour la bonne cause bien sûr), gageons que les grecs voteront en masse pour les partis ‘responsables et adultes’ qui se verront ensuite autorisés à desserrer (un peu) le collier.
    En attendant et en vue des prochaines élections, le gouvernement espagnol vient de prendre les devants en faisant voter des lois dites ‘baillons’, restreignant fortement la liberté d’expression et le droit à manifester.    

  10. Oui, il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard…

    Par exemple, en Espagne, une loi est votée : loi- baillon

    En France, il y a actuellement un incroyable déferlement de propagande qui frise l’hystérie dans les médias appartenant à des intérêts privés, soit la quasi-totalité. Récemment dans le Monde un éditorial inacceptable, entièrement à charge contre Tsipras et sans réelle consistance autre que de répéter les éléments de langage martelés par des communicants stipendiés. On les voit à la télé, ces commentateurs éructant et au fond paniqués,  sans aucun contradicteur en face pour simplement expliquer les faits qui sont contre le TINA. Et justement, un gouvernement de gauche a osé enfin en Europe essayer de libérer son peuple d’une colonisation par dette perpétuelle! Il faut être solidaire et sans se lasser expliquer les enjeux.

    Unir tous les combats, même ceux qui semblent parfois éloignés les uns des autres, mais qui découlent de la même stratégie démente du néolibéralisme.

    Oui, il leur faudra rendre des comptes de leurs actions anti-démocratiques et in fine anti-européennes !

     

  11. Pour avoir milité 10 ans dans une association, on n’avance réellement qu’en étant très technique. Par exemple, montrez qu’on n’avait pas le droit légalement de sortir Y. Varoufakis. Ce qui veut dire : commencez par l’interviewer pour savoir ce qui s’est réellement passé, voir si la commission peut être attaqué sur un point technique et ne pas lacher.

    Nous avons commencé à progresser lorsque nous nous sommes rendus compte que nous pouvions avoir accès à tous les dossiers administratifs en passant par la CADA. AU début, la CADA n’a rien compris, puis elle a craqué et nous avons eu accès aux minutes etc…

    Good luck

  12. Plus je m’informe sur la sujet moins je suis certain d’avoir bien compris le problème…

    Je suis comme Philippe Bilger : http://www.philippebilger.com/blog/2015/07/la-gr%C3%A8ce-pour-les-nuls-.html
    Néanmoins Charles Michel, le PM belge me fait pousser de boutons :  http://www.rtl.be/videos/video/541418.aspx?CategoryID=0

    Alors (comme Angela) j’attends lundi pour réagir à votre proposition, quoique je ne vois pas comment vous allez vous y prendre…

  13. hmm…

    Au risque de déplaire à beaucoup, vous pensez qu’un tribunal sans pouvoir de coercition va changer quoique ce soit face à des gens qui se sont assis sur le résultat de plusieurs référendum et ont renversé plusieurs gouvernements?

    Cela a le mérite de manifester son désaccord mais reste d’une portée pratique limitée. Des actions plus terre à terre mais pratiques seraient plus efficace. Par exemple retirer notre argent des banques et assurances, voter pour d’autres partis que les TINA de l’UMPS… En un mot comme en cent, frapper au portefeuille de nos « élites ».

     

  14. Bonsoir,

    Quelques points qu’il est important de souligner :

    1-Comment des dirigeants prétendument spécialistes des questions économiques peuvent-ils offrir un spectacle aussi affligeant et absurde puisque toute personne saine d’esprit faisant un usage modéré de ses capacités cognitives sait pertinemment que la dette grecque (comme celle d’autres pays occidentaux) ne sera jamais remboursée ? Pensent-ils nous faire croire, en tenant d’arracher un improbable accord, que leur travail (si on peut le qualifier ainsi) sert vraiment à quelque chose ?

    2-Partant du postulat que la Grèce ne pourra jamais rembourser, comment est-il possible que le peuple laisse se dérouler cette triste représentation ? La télévision a-t-elle tué la pensée à ce point ?

    3-S’il est urgent d’agir avant l’arrivée d’une nouvelle peste brune, comment faire ? On ne peut se contenter d’incantations ou de pétitions qui ne donnent la plupart du temps pas grand-chose. Donc, je suggère quelque chose : la création d’un mouvement politique ou d’un courant politique qui pèserait à l’intérieur d’un parti déjà structuré comme le Front de Gauche (qui, au passage, a fait preuve au cours des dernières années d’une effarante médiocrité. On pourra en rediscuter, mais être incapable de porter le mouvement vers les hauteurs au moment où tombe la crise du siècle, c’est proprement hallucinant). Si l’option du rapprochement avec un parti préexistant est choisie, je suis volontaire pour aller faire valoir nos propositions auprès des sections locales proches de mon domicile (j’habite à Marseille). Je suis même prêt à rédiger un manifeste si c’est nécessaire (ce qui me parait le minimum). Paul et les autres, qu’en dites-vous ?

    1. A JT:

      ..Front de Gauche (qui, au passage, a fait preuve au cours des dernières années d’une effarante médiocrité. On pourra en rediscuter, mais être incapable de porter le mouvement vers les hauteurs au moment où tombe la crise du siècle, c’est proprement hallucinant)

      Hallucinant ? soit, mais inéluctable. En effet les politiques (tous – du FG au FN)) se trompent complètement de paradigme. Ils (Tsipras et autres) en sont tjs à promettre qu’un bulletin bien rempli dans une urne créera des emplois, augmentera le pouvoir d’achat, bref garantira la félicité. C’est con mais ça marche. Nous avons les politiques que nous méritons.

  15. Du côté des tribunaux nationaux:

    « Je viens de lire un article faisant une analyse juridique fort instructive. De fait, le Conseil d’État de la Grèce, plus haute juridiction de cette république, a considéré comme inconstitutionnelles certaines dispositions imposées précédemment au gouvernement Samaras par l’Eurogroupe. Qui veut les réimposer au gouvernement Tsipras !

    « Cette situation n’est pas sans rappeler que Madame Merkel soumet systématiquement à l’aval de la Cour constitutionnelle fédérale toutes les dispositions contraignantes imposées par l’UE… Ce qui vaut pour l’Allemagne ne vaudrait-il pas pour un petit pays de l’Union ? »

    Source

    1. A G Leboutte:

      « Cette situation n’est pas sans rappeler que Madame Merkel soumet systématiquement à l’aval de la Cour constitutionnelle fédérale toutes les dispositions contraignantes imposées par l’UE… Ce qui vaut pour l’Allemagne ne vaudrait-il pas pour un petit pays de l’Union ? »

      Je suis tout à fait d’accord.

      MAIS:

      Jamais , un tribunal n’a payé des retraites..

      On confond volonté populaire et possibilité physique. Ni les votes, ni les jugements ne résoudrons la crise. Sinon, ce serait fait.

  16. Nous vivons un moment historique, c’est incroyable.

    A la différence de ce qui s’est passé en 1968, le soutien populaire est quasi absent, sauf en Grèce, j’espère. De France, il est très difficile de sentir la température grecque.

    Lundi, la population européenne n’y comprendra rien. Mais pourquoi ces diables de grecs ont-ils voté non ? Pourquoi veulent-ils néanmoins rester dans l’Euro ?

    Lundi prochain, comment la Troika va-t-elle expliquer qu’ils peuvent ouvrir la pompe à liquidité alors qu’ils n’ont pas voulu le faire lundi dernier ?  La vanne était grippée ?

    Coup de bol, la Grèce est TOO BIG to FAIL

    S’il faut en juger un seul, je propose de mettre en jugement « la Constitution de l’Europe », pas les personnes, car l’histoire se chargera d’eux.

    C’est un jeu de mot, mais allons à l’essentiel. Sinon on s’épuise.

  17. Je me posais justement des questions au sujet de notre Michel Sapin national: S’il ment de manière aussi ostentatoire au sujet de l’Argentine, quelles conséquences en supportera-t-il? Aucune? Mais comment acceptons-nous cela? Est-ce là un responsable politique? Le peuple est tellement endormi que rien ne semble pouvoir le réveiller et certains en profitent pour en tirer un profit maximum.

    Je ne crois pas qu’en érigeant un contre-pouvoir la situation s’améliorera. Parce que le but des élites restera toujours de biaiser, nécessitant un effort encore plus grand pour comprendre et corriger les erreurs. Non, notre intention devrait être de fournir des décideurs incorruptibles. Mais comme les humains entrant dans cette catégorie sont très peu nombreux, ce nouveau système devrait rendre la corruption impossible: comme des mandats publics courts et uniques, une transparence et une responsabilité totales et un panel de postulants énorme.

    Jusqu’où remet-on en cause nos dysfonctionnements? Veut-on corriger un problème puis un autre et le suivant, ou est-ce enfin le moment de réfléchir à un système qui ne prête pas le flanc au travers humains habituels?

    Je suis las de voir des cerveaux brillants se perdre en conjectures dans les détails fractals des problèmes locaux au lieu de prendre la mesure de l’incohérence globale de notre organisation humaine. Notre race doit-elle faire place à une autre plus aboutie et enfin en lien avec le réel?

  18. Entre coup d’état et révolution, quel mal choisir?

    A partir du moment où les élus et dirigeants ne prennent pas en compte la volonté populaire, on ne peut que constater la fin de la démocratie.

    Que reste-t-il alors comme solution?

    Proposer une autre offre aux électeurs subirait le même sort que le référendum de 2005 surtout lorsque les principaux médias sont aux mains du grand capital.

    L’exemple grec atteste d’une volonté populaire de changements radicaux. On peut constater aussi les grandes manoeuvres des possédants pour imposer leur solution et préserver leurs pouvoirs qui se jouent des élections.

    A croire que parfois la seule solution consiste à employer des moyens que la raison condamne. A l’image du noeud gordien que les gens raisonnables voudraient démêler alors que la solution efficace consiste à trancher.

    1. @ JC Bouthemy,

      Vous dites :

      L’exemple grec atteste d’une volonté populaire de changements radicaux

      Certes et à un niveau jamais atteint à ce jour ailleurs (on verra pour l’Espagne). Mais la question est : sera-t-elle majoritaire. Des éléments de réponses sont clairement donnés par G. Grigoriou dans son blog « Greek crisis » voir le BLOGROLL ci-contre. Si en France nous voyons un tel martèlement propagandiste, il est aisé de comprendre ce qui peut se passer en Grèce où les médias sont aussi entre les mains privés (ah mais en France, aurait-on ce genre de problèmes .. de Guignols à la trappe ?).

      Pour répondre à Yves Vermont, moi aussi j’aimerai que lundi on puisse dire :

      Lundi, la population européenne n’y comprendra rien. Mais pourquoi ces diables de grecs ont-ils voté non ?

      Mais nous sommes obligés de reconnaître que rien n’est sûr… et que la Troïka est hyper-puissante.

      1. Hyper-puissante la « Troïka »? Et pourtant aux yeux de l’analyse scientifique la plus avancée,il est absolument certain qu’elle se livre à une erreur historique tout à fait dramatique.

      2. La « puissance » de la Troïka ne se mesure qu’à l’aune de la faiblesse de nos hommes politique d’Europe.

        Il est temps qu’au moins l’un d’entre ces derniers dise qu’il existe. Puisqu’il le fait en s’appuyant sur son peuple, puisse ce dernier le porter haut !

  19. Excellente interview de Varoufakis à la BBC, en anglais facile à comprendre:
     » Greece finance minister Varoufakis: ‘100% chance of success’   »
    http://www.bbc.com/news/world-europe-33370592

    L’interview de Piketty par Arnaud Leparmentier (dont certains ici savent à quel point il est hostile à  la bienveillance de Piketty), évoqué par Paul dans sa vidéo d’aujourd’hui, est sur cette page:

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/02/argentine-grece-deux-defauts-qui-ne-se-valent-pas_4667860_3234.html

     

  20. Bonjour Paul et merci de ce que vous faites avec système.

    Toutefois je ne comprends pas bien à quels « moyens démocratiques » vous faites référence pour persuader la Troïka qu’elle va trop loin cette fois et que nous avons les moyens collectifs de l’en empêcher.
    Bien entendu la participation à la contre-information que nous tâchons tous de diffuser par rapport au mensonge organisé sur le ton « Tsipras nous entraîne vers le gouffre » au lieu de mettre en lumière que c’est l’intransigeance de la Troïka qui menace l’Europe entière et même plus, peut servir. Tout comme les manifestations en cours. Tous comme les efforts des Piketty et autres écnomistes atterrés de votre calibre. Mais est-ce cela à quoi vous pensez ?

    Quelles seraient alors les raisons qui pourraient infléchir un cours alors que tout cela n’a pas réussi jusqu’ici ? A part le déploiement de la catastrophe ? La lucidité n’exige-t-elle pas d’être aussi pessimiste que l’action d’être volontaire ?

    Avec mon amitié et mon admiration.

     

  21. http://www.audit-citoyen.org/

    Chères amies, chers amis,
    Dans la soirée du 26 juin, Alexis Tsipras a annoncé son intention d’organiser un référendum sur le plan d’austérité imposé par les créanciers de la Grèce. Depuis, les pressions politiques et médiatiques se multiplient contre ce recours démocratique. Face à ces intimidations inacceptables, nous disons « NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie ! »
    Dans la continuité de la semaine d’action européenne en soutien avec la Grèce, nous appelons, d’ici au 5 juillet, à « voter » symboliquement contre l’ultimatum des créanciers, en signant et en faisant signer l’appel (cliquer ici), et en organisant partout en France des votations citoyennes symboliques et rassemblements ou manifestations.
    Faire une bureau de vote est facile : une table, une urne et des tracts en guise de bulletins de vote. C’est l’occasion de discuter et d’inviter la population à voter, de manière symbolique, contre l’austérité et pour la démocratie en Europe ! À Paris, une grande manifestation est prévue jeudi 2 juillet 18h30 au départ de la place de la Bastille.
     Nous mettons à disposition pour vos mobilisations le matériel suivant :
     – Un petit guide sur les bobards médiatiques : http://www.audit-citoyen.org/?p=6374
     – Une vidéo grand public de mobilisation, « Trois idées reçues sur la crise grecque », à visionner et diffuser largement, est disponible ici : http://www.audit-citoyen.org/?p=6466
     – Le rapport préliminaire de la Commission pour la vérité sur la dette grecque a été rendu public mercredi 17 juin à Athènes : http://www.audit-citoyen.org/?p=6483
     Vous pouvez vous tenir informés sur http://www.audit-citoyen.org et http://aveclesgrecs.com/
     Et nous informer de vos initiatives via contact@audit-citoyen.org et aveclesgrecs@gmail.com
     A bientôt dans la rue, mobilisés contre l’austérité, pour la démocratie !
    L’équipe de campagne audit citoyen
     

  22. Bonjour Paul,

    Et tout d’abord merci à vous et François pour ce suivi en temps réel d’une crise majeure qui, tout en étant localisée, a une portée incontestablement européenne, voire universelle car elle pose un véritable problème de civilisation.

    Vous attaquez à juste titre la Troïka, mais il me semble qu’un autre problème se profile à l’horizon de dimanche, que nous sommes encore moins en capacité d’empêcher : que se passera-t-il — et quelles conclusions faudra-t-il tirer — si dimanche soir le Oui et le Non sont au coude à coude, quel que soit celui qui l’emportera avec une marge très faible ?

    Où sera alors la légitimité ? Où sera le chemin politique et économique à suivre ? Qui faudra-t-il écouter en Grèce ? Et quelle sera l’atmosphère dans ce malheureux pays, devenu ingouvernable en raison de quasiment 50 % de contre et de 50 % de pour ?

    La victoire du Non permettrait peut-être de remettre la troïka à sa place, mais les problèmes ci-dessus me font tout aussi peur que l’intransigeance aveugle des créanciers…

  23. La situation en Grèce n’est qu’un épisode de la lutte entre les banques et ceux qui prétendent nous gouverner!

    En France, où cette lutte a largement contribué à l’effondrement de la monarchie au 18ème siècle et contraint de nombreux gouvernements à démissionner, l’actuel Président de la République a capitulé devant son « ennemi la finance » aussi totalement que le maréchal Pétain en 1940 devant Hitler.

    Dans les autres pays de l’UE ayant eux aussi délégué les pouvoirs détenus précédemment par leur propre banque centrale à la BCE la situation n’est pas plus brillante.

    La seule solution que ces pays de l’Euro-groupe aient trouvé a été de reporter sur le dos de leurs propres contribuables les dettes correspondant aux prêts consentis par les banques aux moins compétitifs d’entre eux puis de faire croire à ceux-ci que ces pays parviendront à les rembourser dans un futur non spécifié à condition qu’ils consentent à se soumettre à la tutelle de la troïka.

    Comme vient de le reconnaître explicitement le FMI cette solution n’en est pas une. Elle a au contraire aggravé les choses tout en parvenant à détourner l’attention des citoyens utilisant l’euro de la situation sans issue dans laquelle ils se sont enfermés.

    Avec le renfort du FMI en tant qu’expert dans la mise sous tutelle des pays les moins riches et grâce aux pouvoirs délégués à une Banque Centrale Européenne pretendument indépendante, l’Eurogroupe a déclenché un guerre civile économique et monétaire en Europe et c’est cette guerre civile qu’il faudrait parvenir à arrêter avant qu’elle ne s’étende aux pays dont la situation est voisine de celle de la Grèce et les transforme en « colonies internes » à l’UE.

     

     

    1. @Paul Jorion :

      Brrr ! Et que dit la psycho gérontologie en tant qu’indices de déconne sénescente pour les vieillards ?

      Je n’ai pas vraiment besoin de la réponse , mais Julien Alexandre , si , pour savoir quand il devra m’éjecter !

      Sinon , si ça peut l’aider à ne plus dire systématiquement OXI , j’envoie un petit salut au Vigneron , peut être victime de ses OGM .

      1. Ben non .

        Ou bien Julien Alexandre l’a enfermé dans un cachot,

        Ou bien il considère que ce blog est décidément indécrottable et pas à la hauteur du monde qu’il prétend sauver ,ni de la pertinence de ses propres informations ,

        Ou bien il est mort ( et on aurait perdu une voix vivante et sympa  )

        Ou bien son micro est nase ,

        Ou bien il a trouvé une nana ,

        Ou un mixte de tout ça .

         

         

      2. Ha bon . ça me navre un peu , car du seul point de vue de ce que j’ai cru comprendre de Vigneron par ses écrits ici , cela ne me parait pas s’imposer .

        Mais je ne sais pas éventuellement tout de ce que vous pouvez connaître par ailleurs .

        Perso, ma seule prévention à l’encontre de Vigneron est ( était ) que je n’arrivais pas bien à saisir si l’instillation de ses infos parfois subtilement subliminale , était le fait d’une tête de réseau ( auquel cas l’éviction me paraitrait justifiée ), ou celui d’un homme riche de son intelligence et de sa formation pratiquant la recherche de vérité , un peu cynique , en amateur ( auquel cas , il me manque ) .

      3. QUOI ? Qu’est ce que c’est que cette mauvaise blague ? Ha non alaors hors de question !

        Vous avez viré mon amoureux ?

        Mais Juanessy vous ne dites rien ? Et Julien et ZEB ?

        Et où sont ces amis, ces potes ?

        C’est vrai qu’il pousse le bouchon et pas qu’un peu.

        Mais comme l’avait souligné avec finesse, M Jorion, qui n’est pas dupe, son opposition , pas assez développée, à mon humble avis, mais souvent bien tankée, est constructive. Elle apporte un regard critique nécessaire et utile à tous débat, digne de ce nom. Cela dit, N° 3 gagnerait à se montrer plus respectueux et plus subtil vis à vis de ses interlocuteurs, et apprendre aussi à développer un petit peu plus de tact et d’écoute à leur égard.

        Cela dit il a un esprit brillant, pénétrant, aiguisé et parfois cinglant, drôle et plein d’humour et il est loyal.

        N°3 est un équilibriste et un adepte de la déstabilisation , c’est certain, mais au moins ça maintient éveillé, c’est trés positif, le tout étant de savoir doser…….avec pertinence.

        N°3 est génial, c’est mon ami et mon amoureux et m^me si on se frite, ce n’est pas grave, dialoguer simplement et ouvertement, n’est pas une option mais une nécessité.

        C’est vrai M Jorion ? Vous avez blacklisté N°3 ?

        C’est définitif ?

        Je suis venue en tant qu’intervenant sur ce blog car je trouvais les échanges , riches et je ne savais vraiment pas que des liens se tisseraient avec certains. C’est merveilleux. Mais Juan, et Julien c’est une blague non ?

        Allez vous vraiment exclure N ° 3 ? Je veux bien me porter caution pour le retour de N° 3, sur le Blog Paul Jorion, Qu’en pensez vous ? ET ses potes que disent ils ?

        ça veut dire, qu’il puisse revenir et si il part en vrille, je cesserais également toute contribution. Pas de problème, par ce qu’IL le vaut bien !

        Qu’en pensez vous M Jorion ?

        Ha je vois que Juanessy se manifeste , merci à vous, mais non , ha la la , une tête de réseau ……….mais enfin…

        oui , nucléaire c’est ça…  🙂

        Il est un chercheur de vérité exigeant OUI et il en faut, je le suis aussi !

        Gudule Voltaire N°3 Deboute !

        C’est mon nom de réseau….:-)

      4. C’est une des ambiguïtés de la modération : que les lecteurs ne voient que les commentaires ayant survécu au tri entre le publiable et le non-publiable. Jugeant uniquement sur la foi du publié (parce qu’il est publiable), ils se demandent : où est le problème ? Et effectivement, par définition, dans ce qui est publié… il n’y en a précisément pas.

        Vigneron a une longue relation avec le blog (de nombreuses années), j’ai souvent insisté sur l’importance de l’avoir ici, comme porc-épic, comme oursin, etc. Des discussions ont eu lieu entre lui et d’autres au sein des Amis du Blog de Paul Jorion – dont il a été membre, à mon initiative bien entendu – sur son style d’intervention ; j’ai souligné moi-même dans un dialogue avec lui l’importance de sa contribution mais la nécessité que le cadre (un blog en état de fonctionnement) soit maintenu. Mais Vigneron est devenu, comme vous avez pu le voir, adepte du « Non » systématique à l’ensemble des billets publiés, malgré la variété des opinions exprimées, parfois dans un style ordurier. Le « Non » systématique est un stade bien connu des psychologues développementaux. Le seul remède connu – à ma connaissance – est d’attendre que ça passe.

      5. Merci M Jorion pour votre réponse.

        Je perçois bien que vous appréciez vraiment Vigneron et ça me touche beaucoup.

        Je vous fais confiance et je choisis aussi de faire confiance à Vigneron, voilà.

        Vous vouliez dire psychologie comportementale ?

        Hum, je pense que vigneron a besoin de prendre confiance en lui. Apprendre à s’accepter,accepter sa sensibilité est une grande source d’enrichissement;  et à s’aimer sans se juger et essayer surtout de se défaire du regard irréaliste, trés dur et certainement trés négatif, qu’il a sur lui même .

        Nos différences sont nos atouts, des trésors cachés, qui peuvent par un changement d’état d’esprit devenir nos alliés

        Comment aimer autrui  quand on n’est pas heureux et qu’on on ne s’aime pas ?

        Vigneron stop l’humiliation , c’est vraiment blessant et destructeur, prenez en conscience ….ça s’appelle un comportement TOXIQUE !

        On a tous nos problèmes et la moindre des choses c’est de ne pas les envoyer dans la t^te des autres et de leur polluer l’existence . Donc ça veut dire se regarder en face et faire face à ses émotions et à ses angoisses. Qui n’en n’a pas ?

        La question est : voulez vous être heureux ? Alors ? Ecrire ? Dessiner ? Construire un bateau ? Peu importe…..

        A vous de voir.

        Avant que je commence à faire de l’aïkido, j’étais un peu comme vigneron, j’ai eu de la chance j’ai eu des profs , qui sont des amis maintenant, EXCEPTIONNELS, qui ont fait le choix de m’apporter leur soutien  ! Whaaaaaaaa j’étais repérée…..lol

        Je souhaite de tout coeur revoir Vigneron trés bientôt parmi nous , il va beaucoup me manquer, ça j’en suis sure. 🙂

        Get back jojo….

        Gudule Deboute.

      6. De mémoire Vigneron a tenté plusieurs fois de se sevrer mais il a repiqué au truc sans corriger ses façons cavalières charmeuses.

        De mémoire il a sans doute poussé à la fuite quelques posteurs dont le grain de sel avait attiré ses charges, façon cavalerie rouge de Malevitch.

        Son coté écorché vif alimentait sa pugnacité comme sa désespérance
        Mais il manquera par ses références variées et son œil de lynx.
        Vigneron c’était aussi le patron dans le sketch de Fernand « ici on vend de belles oranges pas chères ». L’exposé de chacun en prenait pour son grade.

        Je parle de l’imparfait à l’imparfait, en feedback of course pour un Caballero.

      1. Chacun est maître chez soi, enfin c’est ce que l’on dit, et Paul Jorion a logiquement le même droit au bon fonctionnement de son blog comme il l’entend. Pourtant, fermer la porte à la voix discordante au prétexte de sa perpétuelle négation devrait interroger tous nos graaaaaands défenseurs de la démocratie qui hurlent si bien d’habitude. Je constate donc encore une fois, malheureusement, que les grandes idées, c’est toujours pour les autres qu’on les exigent… Si je comprends, je n’excuse pas, et trouve très dommageable sur le fond cette éviction. La modération suffisait. Après si c’est l’entre-soi l’objectif, ça promet pour le futur de l’espèce et sa variété de pensée…

      2. Les commentaires de vigneron sont en gros les seuls à mes yeux ayant valeur d’intérêt ici. Je ne lisais que les siens souvent. Pourquoi ? Parce que il est primordial d’avoir d’autres sons de cloches, toujours, y compris incisifs, c’est la base même de la réflexion, même si c’est une opposition systématique.

        Les billets ici sont toujours d’une relative bonne qualité (le parti pris est parfois un peu « lourd » et prend le pas sur l’analyse objective à mon sens), mais franchement, se taper des commentaires qui ne sont que des redites maladroites ou des approbations béates, ça n’a aucune utilité.

        A plus.

  24. Hola a todos,
    En attendant que tout le monde se chamaille en se renvoyant la grenade,
    Les petits retraités grecs sont pris en otage.
    Reculer n’a jamais été une bonne solution,
    Prendre le problème à bras le corps et stopper l’hémorragie est la seule solution,
    Yánis Varoufákis, Γιάνης Βαρουφάκης, qu’attendez-vous ? Un sauveur qui ne viendra pas ?
    2 solutions s’imposent à vous :
       1.Sortir de l’euro
        2. Rester mais il faut savoir agir car personne ne viendra vous sauver :
    -acheter des titres de dettes bon marché et revendez-les pour mutualiser la dette
    -Nationaliser 3 banques grecques(je les ai cité dans un autre commentaire sur un autre billet) pour créer une banque nationale grecque unique
    -créer une monnaie secondaire grecque
    -créer un marché financier
    -négocier une restructuration de la dette avec les créanciers à savoir :

    Soit faire annuler une partie de la dette par le FMI

    ou bien
     
    Segmenter la dette

  25. Le non semble majoritaire.

    De ce référendum, le premier gagnant est la démocratie.

    Tsipras a maintenant les moyens d’affronter le coup de force permanent de Bruxelles. Je lui fais confiance pour en faire le meilleur usage.
    Par exemple montrer à Juncker que l’avis majoritaire prévaut sur les traités, quand ils sont léonins ou à géométrie variable. Peut-être est-ce le début du détricotage de ces traités qui fixent dans le marbre des questions économiques essentiellement contingentes et soumis sans restriction à la discussion et au suffrage. On sait que fixer l’organisation économique dans des textes constitutionnels « sans cesse plus contraignants » était un but stratégique des voyous de Chicago.
    J’en profite pour réaffirmer mon soutien à Tsipras, ma retraite dut-elle en souffrir.

  26. Ce et ceux dont l’Europe et d’autres pays, ont vraiment besoin .

    Ces dirigeants sans audace qui menacent l’avenir de l’Europe

    L’Europe aurait besoin de dirigeants visionnaires et désintéressés pour que la paix et la solidarité entre Etats membres ne soient pas fragilisées.

    « Depuis les débuts de sa construction en 1954, l’Europe a connu bien des soubresauts, jamais, cependant, elle ne s’est retrouvée dans une situation aussi périlleuse qu’aujourd’hui. Pour la première fois de son Histoire, en effet, la voici sur le point de faire un ou plusieurs pas en arrière. Le péril hellène est le plus préoccupant avec le « non » massif des Grecs, au plan des créanciers d’Athènes mais la Grande Bretagne, elle aussi, menace de quitter l’Union européenne (UE) en 2016 ou 2017, sans compter les inacceptables dérives autoritaires de la Hongrie. Bref, l’UE et la zone euro, si patiemment bâties, sont au bord de l’implosion. Et nul ne sait quelles seraient les conséquences d’un Grexit ou d’un Brexit, deux perspectives que plus personne ne peut maintenant exclure ! Aucune voix, surtout, ne se fait entendre pour que chacun prenne conscience que l’essentiel, c’est-à-dire la paix, serait terriblement fragilisée par cette déconstruction. C’est le ciment même de l’Europe qui est menacé, cette solidarité édifiée pour que les nations qui la composent cessent de s’affronter comme elles l’ont fait pendant des siècles. »…

    « Des dirigeants sans audace, leadership ni autorité

    L’Europe, en vérité, a perdu le sens du tragique et oublié les tourments de son Histoire. L’Union a été construite par des hommes marqués par les drames de la Seconde guerre mondiale et hantés par « le plus jamais ça ». Elle est à présent dirigée par des gouvernants nés après 1945 et sans passé. A l’exception d’Angela Merkel, qui a grandi en Allemagne de l’Est avant l’effondrement de l’empire soviétique et connu les affres du totalitarisme, tous ont fait carrière dans des démocraties apaisées. Leurs épreuves, au fond, n’ont été qu’électorales. Au regard des pères de l’Europe, ce sont de simples politiciens, des ambitieux incapables de se dépasser et de se mettre en danger au nom d’un intérêt supérieur.

    La manière dont ils ont traité la faillite grecque en est le désolant exemple. Il ne s’agit pas d’exonérer les Grecs de leur responsabilité dans cette banqueroute. Elle est immense mais il est évident que la dette athénienne est désormais d’une telle ampleur que jamais elle ne sera remboursée. Les Français, eux-mêmes, l’ont bien compris puisque, selon un sondage Harris Interactive, 53% d’entre eux en sont persuadés. Pourquoi les dirigeants européens n’ont-ils pas acté cette situation et recherché une solution radicale, définitive, qui aurait soulagé la Grèce tout en la plaçant enfin clairement devant ses responsabilités pour l’avenir? Au vrai, ils ont tergiversé faute d’audace et d’anticipation. Aucun n’a imposé son leadership et son autorité. Ainsi se sont-ils collectivement enlisés dans une crise d’autant plus grave qu’elle va bien au-delà de la simple question financière.

    En effet, la menace est également géopolitique. La Russie de Vladimir Poutine est désormais en embuscade pour voler au secours d’Athènes. Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, véritable apprenti sorcier, ne se prive pas au demeurant de jouer de cette arme. La Grèce, en outre, est la dernière frontière de l’Europe avant le Moyen-Orient. Peut-on prendre raisonnablement le risque de la laisser partir à la dérive au moment où grandit la menace islamiste? Sa porosité était connue, sortie de l’Europe elle peut se transformer en passoire.

    Alors que le monde redevient dangereux et instable, l’Europe aurait besoin de dirigeants visionnaires et désintéressés. Malheureusement, elle a à sa tête des gouvernants qui ne voient guère plus loin que leur pré carré et ne s’occupent que du court terme ou de leur destin personnel. Inquiétant… »

    http://www.challenges.fr/politique/20150706.CHA7631/ces-dirigeants-sans-audace-qui-menacent-l-avenir-de-l-europe.html

  27. @Paul Jorion :

     

    Je ne sais plus dans quel billet récent  , j’avais fait le commentaire vous recommandant d’achever Eric Woerth .

     

    Cela se confirme , et pour vous mettre en jambe et prendre connaissance de l’argumentaire et de la com du susdit , je vous indique sa toute récente interview  , sur I télé , entre 18 et 20 heures ce jour chez Audrey Pulvar .

  28. @Clo Clo : les deux premières lignes en moins , je peux signer votre commentaire de ce 13 juillet à 10h15 .

    Il reste l’analyse de la crise de la réunion de « famille » européenne à faire , la politique et l’esprit de la démocratie grecque à faire vivre ( on aurait aimé la voix de Castoriadis sur cet épisode , si cela avait été possible ) , l’intelligence artificielle à dompter , le capitalisme à achever , et l’espèce à sauver .

    ça relativise , en même temps que ça donne le « prix » de nos bisbilles nécessaires et pas suffisantes .

    François Leclerc perd un sparring partner .

    Paul Jorion aussi dans la préparation de son match avec Eric Woerth .

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