Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique

Ouvert aux commentaires.

L’occasion vous est donnée à vous, lecteurs du Blog de PJ, de lire les messages de soutien qui me parviennent ici sous la forme de commentaires aux billets que j’ai consacrés à mon licenciement par la VUB. Vous restent inaperçus, les messages qui me sont directement adressés sous la forme d’appels téléphoniques ou de mails. À mon grand réconfort, j’en ai reçu plusieurs dizaines dont la teneur, malgré les variations dans la forme est très semblable. L’un, que je viens de lire, et à qui je viens de répondre, détone pourtant par rapport aux autres et j’ai envie d’en dire deux mots.

Dans ce message, il m’est reproché de m’en prendre à l’approche scientifique des faits économiques. Si cette perception est répandue, il faut impérativement que j’y réponde. C’est ce que je vais faire très brièvement ici.

Ce reproche, que je m’en prendrais à l’approche scientifique, m’est familier : je l’ai déjà entendu lors de la parution de mon Comment la vérité et la réalité furent inventées en 2009. En soumettant à un regard critique et dans une perspective historique les notions de vérité et de réalité propres à notre culture, j’aurais visé à saper les fondements de l’approche scientifique elle-même. Je l’ai dit à l’époque, mon objectif se situait aux antipodes : je vantais les vertus de cette approche pour notre compréhension du monde « sensible » qui nous entoure mais je m’en prenais vertement à ceux qui – souvent avec arrogance – dévoient cette démarche, je ne m’en prenais pas à la science mais à la science de mauvaise qualité, dans le but précis que cette qualité s’améliore.

D’une certaine manière, je bénéficie aujourd’hui d’une chance extraordinaire : mon licenciement brutal par la VUB coïncide quasi parfaitement avec la parution de mon Penser tout haut l’économie avec Keynes, où je m’efforce de mettre en évidence ce que peut être une réflexion scientifique authentique qui soit elle de bon niveau, par contraste avec ce qu’a à nous offrir la prétendue « science » économique. Je démontre à votre intention, vous, lecteurs ou lecteurs potentiels de mon ouvrage, que ce qui se fait passer aujourd’hui pour une science économique, n’est pas simplement faux et dogmatique, généré pour servir des intérêts vénaux, mais avant tout, médiocre. Je ne serais pas étonné que ce soit cela que l’on me reproche le plus.

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200 réflexions sur « Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique »

  1. @u compagnon  de route  Hououji Fuu  , ( 12h57+14h22+18h13 )

    Mes sincères félicitations pour le déroulé clair , précis , argumenté mais concis….bref impeccable de votre LECON MAGISTRALE sur la logistique obligatoire d’une procédure de LICENCCIEMENT en DROIT BELGE…...Les habitués de « C dans l’air » qui vagabondent dans ce blog vont en apprendre , des choses nouvelles.….

     

    @u fonctionnaire (voire au « responsable ».??.) de la V.U.B. qui a procédé (  et/ou fait procéder..) au « pseudo-licenciement » de Paul JORION :

    TOUS AUX ABRIS….A CHACUN LE RECOURS A LA « TECHNIQUE  BIEN CONNUE DU PARAPLUIE ».. ET SURTOUT, au malheureux dernier qui payera pour les erreurs de tous les autres , …mes plus sincères condoléances.  
    N’oubliez surtout pas  , en fermant la porte de votre bureau pour la dernière fois , d’emporter la précieuse traduction de la procédure décrite plus haut…..°(´~!~`)°…… Vous y découvrirez que l’ONEM vous ouvre (encore…) tout grands les bras.  Recommandez-vous de Paul en arrivant.

    @u compagnon-guide Paul JORION ;

    Bienvenue dans le monde réel….!!….

     

    Ceci dit , cher Paul , tenez-nous au courant  [[de façon assurée et prudente…°(^!^)°..]] autant que possible de la suite des événements.

    Un  »  » Constat bateau  »  »  :   Vous n’êtes PAS (plus)  SEUL….!

    Plus que cordialement.

     

    1. Je suis d’accord avec vous,

      sauf que la préposition « à » ne mérite pas d’être excisée lorsqu’elle devient majuscule, elle porte alors fièrement son accent : « À ».

      1. …  cela vaut également pour

        « LECON MAGISTRALE », la lettre « ç » devient « Ç » majuscule, tout comme dans « Maçonnerie Générale

  2. Bonjour Monsieur Jorion,

    Depuis maintenant un an environ je suis votre blog avec régularité. Tous les jours, je vais regarder les nouvelles interventions et je les lis avec gourmandise.
    Ma compagne s’y est mise récemment et le suit avec le même intérêt.

    J’apprécie fort vos interventions et vos vidéos.
    La qualité de ce blog est également due à la qualité des propos et analyses de vos invités.
    La lecture de votre blog est stimulante et fait réfléchir et progresser vos lecteurs.

    J’apprécie également votre position humaniste.

    J’ai lu plusieurs de vos livres.

    Je suis désolé de votre éviction de l’université de Bruxelles, qui me semble bien être une mesure arbitraire de répression de vos idées.

    Soyez assuré de mon soutien.

    Bien cordialement

      1. En même temps , ça donne bien le sens que l’on donne à « expérimentation  » à la VUB ( et pas que ) .

        Les amoureux des sciences expérimentales ont du souci à se faire quand il s’agit d’économie .

  3. Ce qui m’a le plus étonné dans votre affaire, c’est non pas que vous ayez été licencié, c’est dans le logique du rapport de forces, ce qui m’a le plus étonné est que vous ayez pu être nommé à cette chaire. Il serait intéressant de nous indiquer comment votre nomination  avait pu être possible : naïveté, malentendu, surestimation de leur capacité de vous contenir ou de vous marginaliser ?

    Ayant moi même été victime d’un tel empêchement, je n’ai pu faire carrière dans le service public, et j’ai pu goûter à la subtile hypocrisie, des possibilités « légales », sinon légitimes, de mise à l’écart, de la « placardisation » au brutal licenciement.

    La néo-barbarie des néo-libéraux n’est plus à démontrer, les Grecs en font l’expérience.

    Mais comme votre talent est grand, vos possibilités de continuer ne devraient pas vous manquer, d’autant que votre audience grandit et que nous sommes nombreux à vous suivre.

    La devise de la République n’est pas « Tricherie , Mensonge, Corruption(s), Cynisme et …      Bonne Conscience… »

    Que la Force soit avec vous, le côté lumineux bien sûr

    1. @ Jean-Louis BACQUE ( 01h39 )

      Bonjour ,

      Tout d’abord , espérer , si vous m’avez bien lu jusqu’ici , que Paul JORION ne répondra pas publiquement aux questions de votre premier paragraphe ……  °(^!^)°….

      Ensuite ( et peut-être , pour vous , surtout…) vous prier de m’excuser de n’avoir pu TECHNIQUEMENT assurer l’orthographe parfaite (  é  excisé..! ) de votre nom dans l’adresse de ce post…. {[ un « copier-coller » vs « copié-collé » ?? ] de celui-ci eût été simplificateur…mais sans doute moins intéressant……°(^!^)° }….

      Auriez-vous l’obligeance de me retourner , idéalement en termes simples ,  la « recette » que j’aurais déjà dû appliquer le 15/09 à 23h30 .

      Cordial merci anticipatif.

       

      1. @  Jean-Louis BACQUÉ  ,  ……… suivi………..°(^!^)°…..

        Au cas où vous seriez encore « en ligne »…..ou au cas où cela en intéresserait d’autres….. ((( rappel : Alt   =   touche ENFONCEE jusqu’au bout située à gauche de la barre d’espace   ,  qui donne le résultat souhaité au moment où on la lache….  )))

        …………… Alt  128….donne   …  Ç

               et ……………..Alt  144….donne   …  É…….!

        ( PS :  ma correctrice préférée me signale que  :   » en ECRITURE CURSIVE (manuelle , qu’on soit gaucher ou droitier) , les MAJUSCULES ne prennent jamais d’accent et encore moins de cédille « ...!…).    Votre avis??

      2. Ca (pas trouvé la cédille), doit dater des caractères de l’impression avec des caractères en plomb fondu dans des moules. (pas de place pour ajouter quoique ce soit en majuscule)

  4. « Bonjour. Pleinement d »accord avec vous concernant les longues déviations de Gudule hors sujet des commentaires proposés par monsieur Jorion.Désormais je ne lui répondrai plus si elle dévie du sujet! »

    Je suis pleinement d’accord avec moi même pour dire ce que j’ai à dire et ce que bon me semble, sans votre consentement et sans votre approbation dont je n’ai que faire et je n’ai absolument plus envie d’avoir un quelconque échange avec vous. Que les choses soient claires, vous n’êtes pas mon professeur , je ne suis pas votre élève, ne vous trompez pas de route ! Merci de ne pas créer de polémique inutile et stérile en y entrainant Agnès avec laquelle je me suis déjà cordialement entretenue. Par respect  pour M Jorion  et ce blog, n’insistez pas,  ainsi tout ira pour le mieux .

     

    1. Bon, point final !

      Il n’y a pas « modération » des commentateurs qui parlent tout seul. Si ça leur fait du bien, tant mieux pour eux. Tant qu’ils n’envahissent pas tout l’espace, ils ne font de mal à personne, et nul n’est obligé de les lire.

    2. @ l’attention de Dominique Gagnot  ,(19:20)

      Bonjour ,

      Pour « trouver la cédille » voulez-vous bien vous prêter au jeu suivant , pas à pas , par exemple dans un mail fictif  que vous commencez à rédiger , genre  » Ça va pas aujourd’hui… »…..°(^!^)°……( vous voyez que j’ai pu la mettre , moi , la cédille…°(^!^)°

      1– Vous enfoncez et tenez enfoncée la touche « Alt » [[ = celle qui se trouve en général à gauche de la « barre d’espace »( = celle que vous enfoncez pour séparer les mots le uns des autres…)  ]]    pendant toute l’opération suivante 2.

      2– Vous tapez successivement 1 puis 2 puis 8…

      3– Vous relâchez , seulement à cet instant , la touche tenue enfoncée « Alt »…..

      ……………………..et ça vous donne…?….  Ça  ……..°(^!^)°….

      Dites « merci »…….!……..°(^!^)°…

      1. Ben je veux bien dire merci, mais ça marche pô.

        Je n’ai pas de clavier alphanumérique, et j’ai essayé aussi en enfonçant « alt » + « Fn » et les chiffres, mais rien. nada.

        Me souviens que ça marchait en effet sur de vieux ordis pour les symboles…

        Sinon, y-a la solution de le copier-coller à partir de là ou il existe déjà :  Ç

      2. J’ai essayé avec un clavier équipé pavé numérique et Ça marche!

        On peut même faire Ça, avec « alt »+  ( 1 à 19…)

        ☺☻♥♦♣♠•â—˜â—‹â—™â™‚♀♪♫☼▰◄↕‼

        ☺

  5. Au sujet du billet de F Leclerc.
    La générosité du tamis

    16 septembre 2015 |  Par Juliette Keating

    « Face à l’afflux d’enfants, de femmes et d’hommes qui fuient l’horreur de leur pays en guerre, face aux exilés de la guerre économique permanente et sans merci, face à des êtres humains dont la détresse est telle qu’ils risquent leur mort et celles de leur proches plutôt que de rester tranquillement sur le sol qui les a vu naître, l’Europe sort sa batterie de cribles. L’hospitalité, oui (un peu), mais surtout pas pour tous ! Et nos spécialistes du filtrage s’en vont trier le bon réfugié de guerre et le mauvais migrant économique. On veut bien, à la rigueur, héberger dans la creuse quelques individus menacés par les bombes mais hors de question de s’intéresser aux victimes des spéculations sur les denrées alimentaires, aux expropriés des terres arables, aux immigrés de la pollution et du changement climatique. Il y a des limites aux bornes de la philanthropie européenne ! »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/juliette-keating/160915/la-generosite-du-tamis

    1. On oublie toujours de nommer les véritables responsables de tout ce bazar: les Méga riches, ceux du haut de la pyramide, qui contrôlent de fait tout ce qui est en dessous d’eux, c’est à dire tout.

      Pourquoi cette omission ?  Conditionnement?

      Je rappelle que Arnaut, Bettancourt et plein d’autres (voir le classement du magazine « Fortune ») pourraient à eux seul résoudre le problème!

      Pourquoi ne leur demande t-on jamais rien à ceux là, alors que ce sont eux qui ont le pouvoir de solutionner les problèmes que leur Système a produit?

      Faudrait il respecter la lâcheté des puissants, se soumettre à leur désir de discrétion (quand ça les arrange) ?

      1. D’ailleurs quand est-ce qu’on trainera George W Bush devant un tribunal international ?

        Quant à Bettancourt et autres Arnaut, leur fortune est certes indécente et propice à développer chez beaucoup des instincts confiscatoires, mais je crains que ce ne soit pas qu’un problème d’argent (des chiffres sur des bouts de papiers, des uns et des zéros d’ordinateurs)

        Du travail pour tous – et si possible intelligent, non polluant, durable, solidaire, enrichissant, fraternel, créatif…

        Mais ça, c’est une autre histoire.

        Autant demander au pape de venir faire un numéro de claquettes sur la table de ma salle à manger

      2. Quant à Bettancourt et autres Arnaut, leur fortune est certes indécente et propice à développer chez beaucoup des instincts confiscatoires, mais je crains que ce ne soit pas qu’un problème d’argent (des chiffres sur des bouts de papiers, des uns et des zéros d’ordinateurs)

        Notez que avec des chiffres sur des bouts de papier on pourrait instantanément lancer la construction de centaines de milliers de logements, ou rénovation, avec les infrastructure et les entreprises qui vont avec dans des endroits aujourd’hui abandonnés, pour des raisons économiques.

        Et ce n’est qu’un exemple, on pourrait faire quantité d’autres choses qui manquent cruellement.

        Car on ne manque de rien.

        Toutes les compétences et les ressources sont là. Le SEUL problème est que les chiffres sur des bouts de papier ne sont pas là ou ils faudrait qu’ils soient.

        (Sinon, je n’ai envie de spolier personne, ce n’est pas le problème!    pfffft… )

      3. Je confirme donc que les Hyper riches ont un pouvoir extraordinaire, …   dont celui de mettre des GW Bush au pouvoir.

        Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi des types pareils parvenaient à la présidence des USA (pas que) ?

        Parce que les hyper riches y mettent les moyens nécessaires, car Bush est prédisposé à défendre leurs intérêts, et plus facile à manipuler qu’un Salvatore Allende.

        Si vous voulez un tribunal international, n’oubliez pas que GW Bush n’est qu’un pantin.

      4. Bonjour !

        Je ne peux pas répondre à l’endroit adéquat (plus haut), en l’absence de « répondre ». Concernant les économies d’énergie assez bizarres, vous m’avez fait trop rire, parce que vécu récemment :

        « Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ? » …. les ouibus et le TGV étant  votre une illustration. 

        En effet, une copine prenait royalement le TGV tandis que je prenais le transport du pauvre à 5€ (qui dit mieux pour 350 KM !) quasiment à la même heure. Il était complet tandis que son TGV se trouvait à moitié plein, ou vide, comme on veut. Ouibus, « le transport du pauvre » de notre ami Macron, offre le service d’un animateur avec micro qui vous demande régulièrement si tout va bien et si nous sommes contents de notre voyage à rallonge. C’est cool non ?

        Les « riches » sont si heureux de retrouver la première classe et de dépasser le bus des gens moins méritants ! L’économie d’énergie n’est pas à l’ordre du jour en effet dans cette affaire.

      5. Merci Armelle de ce vécu!

        Comme quoi ce qu’ils veulent c’est faire chier les pauvres, quitte a bruler du précieux gaz oil dans des bus inutiles, polluants, dangereux, et lents. Mais ça créé des empôas!

        A quand le retour à la diligence à traction animale, par les chemins de traverse, (pour éviter les autoroutes à péage)?

        C’est le progrès vu par Emmanuel Macron, Ministre des Finances de l’une des premières économies de la planète.

        Mais, ça ne choque pas non plus grand monde, excepté dans les milieux non autorisés…

      6.  
        @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 19:47
         
        « Comme quoi ce qu’ils veulent c’est faire chier les pauvres….. »
         
        Pourquoi systématiquement faire apparaître les riches comme nourris de mauvaises intentions à l’égard des pauvres, en allant même jusqu’à verser dans le sadisme au point de vouloir leur « en faire chier » ?
         
        Les riches sont tout simplement des pauvres qui se sont enrichis à la dernière génération ou au cours de générations antérieures. S’ils étaient de bonnes personnes à l’état de pauvre, il n’y a aucune raison qu’ils ne le reste pas après avoir fait évoluer leur situation favorablement, puisque cela n’a pu qu’amoindrir leur aigreur et leurs ressentiments.
         
        Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale.
         
        Les temps changent heureusement et même les courants de pensée qui s’étaient construits ces derniers siècles, en prônant la « lutte » des classes, le « combat » syndical, toutes allusions aux violences de toute sorte qui mènent au gaspillage de temps, d’énergie et de vies, sont sur le déclin.
         
        Qui aurait imaginé, il y a encore peu de temps, qu’un grand  dirigeant de pays communiste tel que Deng Xiaoping, incite au début des années 90, ses compatriotes à s’enrichir ?
         
        On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec un dirigeant d’un autre pays qui, probablement pour se faire mieux élire, a cru bon de déclarer qu’il « n’aimait pas les riches » (alors qu’il n’a jamais été pauvre lui-même),au risque d’armer des inimitiés et des conflits, sources de gaspillage, de perte de temps, perte de cohésion nationale et d’affaiblissement collectif.
         
        http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/g-roegen.htm
         
        Vous qui vous en prenez systématiquement aux riches, auriez-vous été vous aussi, victime de ce dernier message de décohésion, terme qui caractérise bien l’accélération de l’entropie  provoquée par l’armement de telles oppositions ?
        L’être humain est aussi fait de matière et d’énergie et il en consomme beaucoup. Alors il vaut mieux l’orienter à pacifier ses relations pour mieux préserver la planète, au profit de ceux qui y vivent sans oublier ceux qui  y vivront avec les restes.
         
        PS : Je n’oublie pas votre question concernant le TGV
         

      7. jducac     20 septembre 2015 à 14:36

        Oui, en effet vous avez raison, on ne peut dire que « les riches veulent faire chier les pauvres ».

        Mais tout se passe comme si c’était le cas.

        Pour reprendre le cas tout aussi emblématique que anecdotique, pourquoi met on a la disposition des pauvres des bus lents, polluants, dangereux, et gaspilleurs de gaz oil, et du temps que le chauffeur pourrait utiliser a faire des choses plus enrichissantes…

        Pourquoi donc, alors que des TGV dans le même temps vont faire le même trajet plus ou moins vides ?

        C’est idiot, n’est ce pas ?

        Et si l’on examine l’ensemble des problèmes des pauvres, on s’aperçoit qu’ils ne sont pas dus à un quelconque manque de ressources physiques, comme c’était le cas après guerre, mais à un simple problème de chiffres sur des bouts de papiers.

        Les pauvres sont pauvres non pas parce qu’on manque de quoi que ce soit,

        mais parce que c’est voulu par le système économique et financier, que les riches imposent et par l’intermédiaire de l’argent.

        Si les riches aiment les pauvres, pourquoi ne corrigent ils pas ce système, alors que bien au contraire ils ne cessent de l’aggraver ?

      8. Pour illustrer mon propos :

        – Manque t-on de place dans les TGV … : non

        – Les agriculteurs seraient ils incapables de produire suffisamment de bouffe : non (bien au contraire!)

        – Manque t-on d’entreprises pour construire des logements : non  (bien au contraire!)

        – Manque t-on de main d’œuvre, alors qu’il y a tant à faire sur cette planète : non. (bien au contraire!)

        etc.  Cherchez bien, mais je ne vois rien qui puisse manquer.

        Autrement dit c’est VOULU par le système, et donc PAR CEUX qui l’imposent.

        Je vous met au défi de me démontrer le contraire.

      9.  
         
         
        @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 12:54
         
        « Je compte sur vous pour expliquer ça, jducac.  Ne noyez pas le TGV… »
         
        Dans cette affaire de TGV, je ne vois pas en quoi « les riches » pourraient être en cause puisque la SNCF, société d’Etat, est le décideur. C’est une société qui n’appartient à aucun grand riche. Elle est dirigée par des hauts fonctionnaires qui, à ce titre, sont sensés prendre soin de ce « cher » bien commun.
         
        La SNCF est connue depuis toujours comme étant un bastion intouchable et coûteux pour les contribuables, ceux qui sont les plus nombreux et qui constituent la classe moyenne.
         
        Cette classe a d’ailleurs disparu à la SNCF depuis qu’il n’y a plus de places entre la 1ère  et la 2ème. C’est un signe. La classe moyenne, encore la plus nombreuse est en voie d’extinction.
         
        http://www.livreparisien.com/IMG/pdf/14_06_19_lepoint.pdf
         
         
         
        La couleur politique qui règne dans cette grande entreprise « n’aime pas les riches », même si un de ses derniers PDG, pourtant marqué à gauche, s’est trouvé être le 14e patron le mieux payé de France avec 2,52 millions € en 2008 lorsqu’il est devenu PDG d’EADS.
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Gallois
         
         
         
        Quant à l’actuel PDG, Guillaume Pépy, c’est aussi un haut fonctionnaire au service de l’Etat et donc du bien commun. Il connait bien la SNCF.  Il y est présent depuis 27 ans.
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Pepy
         
         
         
        Si ces dirigeants devaient avoir une quelconque responsabilité dans cette affaire de TGV, ce ne serait pas en tant que « propriétaires » (ces personnages que vous voulez ne plus voir à la tête des unités de production de richesses), puisque c’est l’Etat français qui joue ce rôle.
         
         L’Etat, c’est à tout le monde, donc à personne, donc profitons-en !
         
         
         
        Les bus que vous évoquez, appartiennent probablement, pour la plupart, à des propriétaires privés.
        Les périodes de vaches maigres qui se profilent pour une longue durée, vont certainement permettre à ces entreprises privées de tailler de belles croupières aux TGV d’Etat, tout en répondant mieux aux besoins et surtout aux moyens de la majorité de la clientèle….à ses ressources. Ressources qu’elle gagne par son travail, grandeur physique équivalente à une certaine consommation d’énergie et de matière. (Il nous faudra revenir discuter sur ce sujet capital).
         
        Il est vrai qu’à la SNCF, comme dans beaucoup d’autres organismes d’Etat, le management probablement plus porté par des considérations idéologiques que par la prise en compte de l’inexorable réduction des moyens physiques restant disponibles, n’a pas dû tenir grand compte du rapport du Club de Rome, établi il y a 43 ans…..
         
         
         
        Qu’ont fait depuis ce temps les politiques qui distribuent les places de management dans les entreprises  gérant le bien commun?  
         
        Des réunions au sommet.
         
         
         
        Qu’ont fait les ingénieurs et techniciens en charge de l’adaptation des moyens de l’entreprise aux besoins des temps futurs ?
         
        De nouvelles lignes LGV et de nouvelles rames trop larges pour passer entre les quais des gares.
         
        Quand on en est là, comment voulez vous que l’on voie à plus longue distance ?
         
         
         
        La dernière étape se fera à pied, avant évaporation ou congélation finale.
         
        http://denis.cadiot.free.fr/Documents/olduvai.pdf
         

      10. @jducac   21 septembre 2015 à 09:52

        Merci jducac, merci pour ce remarquable numéro d’enfumage.

        Vous avez raison. Je n’imagine pas, en effet,  Mme Bettancourt  se pointer demander au chef de gare de bien vouloir laisser les pauvres monter dans les rames de TGV, moyennant 5 euros la place…

        Mais, puisque les riches ont, sur le Système, le pouvoir de faire sauter toute entrave à la liberté de circulation des capitaux, avec la bénédiction des états,

        ils devraient, tout aussi facilement, trouver le moyen de faire sauter toute entrave à la liberté de circuler des voyageurs, en écornant à peine les économies qu’il font à travers fraude et optimisation fiscale, avec la bénédiction de Guillaume Pepy.     Et hop!  Finit les bus à 5 euros, le TGV c’est gratuit.

        Les riches veulent le bien des pauvres, dites vous, et j’explique comment ils pourraient intervenir, alors pourquoi ne le font ils pas ?

      11. Sinon, jducac, vous ne cessez de rappeler que le Système capitaliste des rentiers est énergivore, et qu’il touche donc à sa fin. Ce en quoi nous sommes d’accord.

        Mais alors pourquoi ne militez vous pas pour le remplacer par un Système entièrement basé sur l’énergie solaire renouvelable ?

        On démontre que c’est faisable, sous réserve de collectiviser les Ressources primaires.   Alors qu’attendez vous?

      12. J’ai poursuivi cette idée (potentielle) de financer la billetterie des TGV par les plus grandes fortunes françaises.

        Si cela s’avérait faisable, cela permettrait de rendre le TGV gratuit, et donc accessible à tous.

        Les avantages en seraient une libération des routes et autoroutes non seulement des fameux bus, mais aussi de quantité de véhicules polluants, couteux et énergivores, les voyageurs préférant le TGV gratuit, rapide, etc.

        Mes chiffres se basent sur les données de ces 2 sites:

        Les 500 plus grosses fortunes françaises

        Tarifs TGV

        ____________________

        Je n’ai considéré que les 20 plus grosses fortunes françaises.

        Leur total se monte à 250 milliards d’euros.

        ____________________

        300 000 voyageurs/jour prennent le TGV, dont 70% en France.

        Soit 200 000 en France    (cette précision suffit à ce stade)

        Prix moyen du billet: 70 euros.

        Le total de ce que payent les voyageurs est de 14 millions d’euros/jours, soit 5 milliards/an.

        _____________________

        5 milliards d’euros représentent 2% de la fortune des 20 plus riches français.

        Sachant qu’ils tirent des rendements largement supérieurs à 2% de leur fortune (c’est à préciser), ils pourraient donc payer les billets de TGV à la place des voyageur. (D’autant qu’ils payent très peu d’impôts)

        Le TGV serait alors le moyen de transport que l’on connait, et de plus gratuit!

        Pourquoi donc, les riches qui aiment les pauvres dites vous, ne font ils pas cette bonne action ?

        Quand on veut, on peut!

         

         

         

      13. @ Dominique Gagnot dit : 21 septembre 2015 à 12:57
        « merci pour ce remarquable numéro d’enfumage. »
        Regardez la vérité en face et vous constaterez l’absence d’enfumage même si la réalité de la situation est plutôt sombre.
        Je l’ai mise en évidence pour vous montrer la très grande faiblesse de « votre projet ».
        Vous prévoyez de confier l’ensemble des moyens de production d’un pays, d’un continent, voire même de la terre entière, à un organisme central à l’image de la SNCF qui est un modèle de gabegie et d’incapacité à s’adapter à l’évolution du monde.
        Vous voulez rééditer ce qui s’est fait en ex URSS, en Europe de l’Est, en Chine et ailleurs, expériences qui ont toutes été abandonnées parce qu’elles ont toutes conduit à un retard d’évolution que les populations concernées n’ont plus supporté.
        La vie nécessite l’évolution et l’évolution impose de tenir compte de l’expérience, surtout si elle s’est traduite par des échecs répétés. Qu’à cela ne tienne vous persévérez dans l’erreur et vous œuvrez pour qu’on vous suive.
        N’est-ce pas une coupable invitation au suicide ?

      14. Non jducac.
        Faute de pouvoir démontrer qu’ils ne tiennent pas la route, vous caricaturez mes propos en faisant de grossiers amalgames avec des régimes du passé.

        Par contre une chose est certaine:
        Que la propriété des Ressources primaires, pour ne pas dire de la Terre entière, soit entre les mains d’une minorité, fait que la majorité n’a plus qu’à trouver le moyen de s’en passer.

        Si vous parvenez à m’expliquer comment ils doivent faire pour que ce leur soit viable, je suis prêt à reconsidérer ma position.

      15. J’aurais du préciser :

        … entre les mains d’une minorité ignorant le reste de l’humanité, saccageant les Ressources dans le but exclusif d’assouvir ses lubies délirantes…

      16. Sinon, jducac, je constate que, comme d’habitude, vous ne répondez pas à mes questions.
        J’ai montré qu’il suffirait au 20 plus riches français de consacrer 2% de leurs revenus, pour (exemple emblématique) financer le TGV, dont l’accès serait ainsi gratuit à tous.
        Ce qui économiserait quantité de gaz oïl, pollution, plus de sécurité, confort, liberté de déplacement (cela vous est très cher la liberté, non?), etc…

        Votre point de vue là dessus ?

      17. @ Dominique Gagnot dit : 21 septembre 2015 à 15:11

        « Le TGV serait alors le moyen de transport que l’on connait, et de plus gratuit! Pourquoi donc, les riches qui aiment les pauvres dites vous, ne font ils pas cette bonne action ? Quand on veut, on peut! »

        Cela ne veut pas dire que parce qu’on peut et qu’on veut le bien des gens, qu’on doive le faire sans penser aux conséquences néfastes de son action philanthropique. Depuis Confucius on sait qu’au lieu de donner un poisson à celui qui a faim, il vaut mieux lui attendre à pêcher.

        N’êtes vous pas en accord avec ce précepte ?

        Peut-être appartenez-vous à cette génération soixante-huitarde qui a cru que tout lui serait donné sans fournir d’efforts, d’où la réduction du temps de travail à 35h payées 39, la création du ministère du temps libre, l’éducation, depuis la plus tendre enfance, en privilégiant l’approche par voie ludique au lieu que de cultiver l’effort au travail etc….

        La France est en train de s’effondrer et à cause d’un tel état d’esprit.

        Ne le voyez-vous pas ?

      18. Rectificatif :
        Il vaut mieux lui « apprendre » à pêcher et à cultiver les vertus de l’effort au travail dès l’enfance

      19. @jducac
        « Il vaut mieux lui « apprendre » à pêcher et à cultiver les vertus de l’effort au travail dès l’enfance »

        Ah mais je suis bien d’accord!

        Le problème est que pour ça, il faut une canne à pèche (du travail), et des poissons (la rémunération du travail) en quantité suffisante pour que tous puissent vivre de la pêche.

        Or, il devient impossible de trouver des cannes à pêche et du poisson en quantité suffisante pour tout le monde, puisque les proprios ont tout raflé!

        Ceux là ont remplacé les cannes à pêche par de gros chalutiers qui attrapent tous les poissons.
        Dans ces conditions, que peuvent faire les pauvres, même dotés d’une canne à pêche?
        Ben rien. Vos propositions sont totalement déconnectées des réalités du monde actuel.

        La solution serait de partager les produits de la pêche des chalutiers, et que les pêcheurs puissent travailler à la remise en état de la planète, en voyageant gratuitement. Mais votre religion l’interdit.

        N’oubliez pas de passer le bonjour à votre papa…

      20. @Jducac:
        Scientifiquement et économiquement , il faut que Confucius en parle au PCC car , si la ressource halieutique est en voie d’étiage , en particulier au large de l’Afrique de l’ouest , c’est en grande partie ( mais pas que ) des navires usines pilleurs …chinois .

      21. Ou, si vous préférez :

        … et que les pêcheurs puissent travailler à la remise en état de la planète, pour payer leurs voyages…

        Si vous l’oisiveté (des pauvres, mais pas celle des riches si je vous comprends), est néfaste,
        Ou encore, plutôt que de financer directement les voyages des pauvres, ils pourraient financer la remise en état de la planète, pour donner du travail aux pauvres, de sorte à ce qu’ils puissent en vivre.

        Ils préfèrent entasser leurs gigantesques revenus (des millions d’euros par jour, pour chacun d’eux), plutôt que de les investir de cette manière!

        Si l’oisiveté des pauvres est malsaine,
        la fortune des riches est nuisible, puisqu’ils l’utilise à gaspiller de précieuses ressources tout en détruisant l’éco-système, plutôt que de le restaurer !

      22. @ Dominique Gagnot dit : 25 septembre 2015 à 20:20 et 25 septembre 2015 à 17:24

        « N’oubliez pas de passer le bonjour à votre papa… »

        Faut-il que vous vous sentiez en état d’infériorité pour en arriver à verser dans ce type d’interpellation minable qu’on ne rencontre plus guère que chez des adolescents attardés, animés d’un esprit potache.

        Sachez que je vénère mes défunts parents qui, bien que pauvres, ont su m’inculquer de riches et saines valeurs, ce dont je ne les remercierai jamais assez.

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/04/02/le-temps-quil-fait-le-2-avril-2010/#comment-70123

        Je vous souhaite néanmoins un excellent week-end.

      23. @Dominique Gagnot :
        La personne suicidaire qui se baladait sur les lignes ferroviaires belges en retardant tout le monde, et dont parle Un Belge, c’était vous ?

      24. jducac, je ne me sens bien évidement pas en état d’infériorité, puisque vous ne répondez jamais sur le fond de mes remarques. Qui ne dit mot consent, n’est ce pas ?

        Mais chaque fois, pour faire oublier la discussion, vous trouvez une « tangente » comme on dit. Et cette fois ci ce sont vos parents qui vous viennent en aide, encore à votre âge.
        Je pense, pour différentes raisons, que vous êtes un personnage de fiction. Le papa dont je parle est votre narrateur, qu’à nouveau je salue.

      25. @juanessy
        Ah non, surement pas. Je n’ai plus besoin de me suicider pour quitter le monde des dingos, puisqu’il m’a quitté en m’accordant une retraite anticipée…

        Et la vie – sans les dingos – mérite d’être vécue, ne serait ce que pour refaire le monde, avec le soutien indéfectible de jducac, sur le blog de Paul Jorion.

    2. Que de bons sentiments. Là ou je m’interroge, c’est quand on s’emballe un peu en leur proposant, dès qu’ils mettent un pied à terre, des cours de français et du travail. Aujourd’hui le travail c’est l’intégration, mais quel travail proposer??? Un réfugié intégré, c’est vrai que ça renvoie une belle image de la France…Soyons généreux, ne parlons pas immédiatement d’aller au travail. Nous sommes inquiets pour eux, ok, mais ce monde est plein d’injustice, et nous votons pour ceux qui entretiennent ce chaos. Alors nous devrions, par solidarité avec les peuples en détresse, commencer par dégager les responsables qui sont chez nous. La responsabilité des occidentaux dans ce foutoir n’est pas à démontrer, et les accueillir n’y fera rien, si vous voulez avoir bonne conscience, faire une b.a, révoltez vous et mettez de l’ordre chez nous, ça ira mieux chez eux, ce sont les mieux lotis qui peuvent défendre les plus faibles.

      Quand la journaliste écrit « Et l’on entend, horrifiés, les nationalistes et les racistes de tout poil, ces profiteurs de la peur et du repli sur soi, se frotter les mains », je me demande si elle ne se frotte pas aussi les mains, trop contente d’être généreuse avec des réfugiés, quand dans ce pays l’exclusion fait des ravages, rendant le populo soit disant nationaliste, raciste et mesquin. Mesdames et messieurs les gauchos, un peu de décence svp.

      1. Une guerre inepte contre le terrorisme ayant été déclarée (guerre contre des civils/soldats ayant eu le mérite de les faire basculer de l’islamisme au djihadisme) ne pouvant que dégénérer en guerre civile, nous sommes donc en temps de guerres civiles, avec les mouvements de populations majoritairement de confessions musulmanes qui s’y attachent immanquablement, populations qui viennent chercher refuge chez leurs alliés avérés bombardant officiellement leurs ennemis : chez nous.
        De tout temps, en tout lieu, un exode est une migration massive de populations civiles devant une catastrophe humaine ou une catastrophe naturelle. Pendant la catastrophe, un exode est une évacuation improvisée d’un lieu devenu inhabitable par des évènements incontrôlables : un exode est une fuite massive de populations civiles certaines de disparaître dans le chaos. L’exode n’est ni une alternative ni un choix ni un décret. Un exode est une évidence, l’ultime espoir de rester en vie. Venant de l’horreur et mus par l’instinct de survie, mobilisant leur courage et ressources humaines vitales, rien ni personne ne peut arrêter une colonne de centaines de milliers d’exilés fuyant la mort certaine avec leurs petits et déterminés à affronter les dangers de la mort possible en traversant des territoires d’une part hostiles par les frontières naturelles géographiques, le climat, les éléments, et d’autre part inhospitaliers par les populations autochtones installées sur ces territoires, tous connus, tous délimités, tous appropriés.
        Que nous l’acceptions ou non, que nous le comprenions ou non ils sont légitimes puisque aucun retour dans leurs pays d’origine n’est possible pour ces hommes femmes et enfants, surtout pas par la volonté politique et/ou militaire de démocraties qui, en les condamnant massivement à une mort certaine, ne pourraient plus prétendre être des démocraties, ni être des alliés.

        Deux légitimités se rencontrent. Pour effacer la légitimité des exilés de confessions musulmanes et cultures orientales cherchant un refuge chez nous, leurs alliés, vous lui opposez la légitimité souveraine des autochtones de cultures chrétiennes et occidentales eux-mêmes exclus et condamnés par un système économique globalisé, tout en tournant en dérision crétinisante ceux qui refusent de tomber dans le piège de votre alternative manichéenne soigneusement éludée. Ce n’est pas la légitimité des uns ou la légitimité des autres, c’est la légitimité des uns et des autres qu’il faut poser.
        En les opposant vous posez les jalons auto-réalisateurs d’affrontements civils/religieux exutoires se propageant, ici, en Europe. Un peu de clarté svp.
         
         

    3. Le  » tamis  » … quelle belle image… ça vaut le coup de s’y arrêter et de bien percevoir ce que cela recouvre… par exemple dans une université belge… exemple non limitatif !

      1. Vos «  La » responsabilité des occidentaux dans ce foutoir n’est pas à démontrer,   « la » journaliste, « le » populo, « les » gauchos  ont créé le malentendu.
        Votre « les accueillir n’y fera rien » m’a heurtée. A l’inverse en 2015 je suis persuadée que les accueillir dignement et sans réserve aurait pu tout changer, l’empathie et la solidarité étant les seules bases nécessaires essentielles fondamentales et disponibles d’un dégage « évolutionnaire ». Sans elles bien bien englués dans notre pragmatisme comptable cartographié un dégage des extrêmes de gauche de droite du centre sera une nouvelle fois celui de grandes gueules petits bras. Une passation des pouvoirs de la peur et du repli sur soi, rien d’autre.  
        Quelques millions d’exilés de notre espèce errant sur notre continent tentent d’échapper à la mort et à l’enfermement.
        Il est beaucoup question sur ce blog de sauver l’espèce, de changer le cadre, de paradigme : dans cette perspective, à l’ère de l’anthropocène entropique, aucun relativisme n’est acceptable. Il faut nous devons les sauver. Point.
        Inutile et trop tard ? Non. La beauté du geste.
        Pas aussi simple ? Si. Aussi simple. Des hommes des femmes des enfants. Accepter aujourd’hui une complexification de leur situation c’est accepter la globalisation sociale et économique et ses ressorts politiques financiers et militaires ratiocinants internationaux. J’assume pleinement le risque d’être globalisée dans les bonsentimentistes niaises mièvres, fraternelles indécentes. Et là devant ces deux mots flash  accordés je ne peux que  modifier ce que j’écris plus haut par cette suggestion  : l’empathie et la solidarité étant les seules mamelles

      2. baleine,

        voilà de bien belles mamelles!

        mais ce n’est pas suffisant.

        je vous laisse donc assumer vos lacunes, qui semblent vous satisfaire, en attendant l’élection de l’extrême droite / sniff pourquoi tout le monde n’est pas aussi beau et généreux que vous snif snif.

         

    4. Il y a une énorme contradiction dans vos propos, jducac :

      Vous dites qu’ils serait suicidaire de confier la gestion des Ressources a une administration gestionnaire (l’exploitation via des droits d’usage, resterait privée),
      alors que dans le même temps, c’est ce que vous souhaitez avec le capitalisme de rentiers qui se moquent du monde (au sens propre) !

      Bref, a défaut d’éclaircir vos propos, c’est incompréhensible.

  6. baleine,

    possible que je manque de clarté, je m’en excuse car cela semble avoir provoqué un malentendu et vous me prêtez des intentions qui ne sont pas les miennes. Je n’oppose pas les autochtones chrétiens blancs aux réfugiés arabes musulmans! Je dis attention, on fait payer nos errements démocratiques au reste du monde et il s’en trouve pour se complaire dans ce rôle de sauveur alors que pour une action efficace il faut crier a nos dirigeants « degage!!! », c’est la seule solution qui me vient, et bien sûr ne pas le dire aux réfugiés. Hollande a commencé son mandat par un vibrant hommage à Jules Ferry le colon, et veut bombarder à tout va, la solution c’est qu’il dégage, voilà ce que nous pouvons faire.

    1. Corbeau, vous faites une gravissime erreur si vous pensez que Hollande, et son gouvernement, dirige quoi que ce soit.

      Ce ne sont que des marionnettes sélectionnées par le Système, lui même imposé par les dominants que sont les Hyper riches.

      Les feu « Guignols de l’info » avaient d’ailleurs parfaitement montré ça.   La famille Sylvestre, et ses innombrables cousins, y incarnait les Hyper riches. Les politiques et autres, leur obéissant au doigt et à l’œil.

      J’en parle au passé, car ils doivent y être pour quelque chose dans la disparition des Guignols de l’info.

      Au fait Bolloré aurait il des copains à la VUB ?…

       

      1. Je suis bien d’accord avec vous, c’est une marionnette qui nous dirige, c’est dire ce que nous sommes. Mais un ou des hommes de conviction, à sa place, pourrait mener quelques actions qui pourraient déplaire aux maîtres du monde, il faudrait donc libérer cette place, ce serait tout bénef pour le peuple d’ici et d’ailleurs, non? Il faut bien commencer par quelque chose.

      2. D’être une marionnette, c’est bien là ce qu’on lui reproche! La révolte, c’est bon pour l’estime de soi, ça nous rend meilleur et nous sommes plus disposés à aider son prochain.

      3. Oui, je n’ai pas triplé ma seconde (lol, bravo pour la suite), je vois bien qu’on n’a plus rien à espérer. Faut juste faire quelque chose, mais quoi, dites le nous, parce que vos belles idées, vous les appliquez comment?

      4. Oui corbeau, vous avez raison, dans tous les cas il faut les virer, et pour faire ceci :

        Clairement dans le système actuel, c’est sans solution.
        Donc, via les présidentielles, le nouveau président n’aurait qu’une chose à faire: changer la constitution, pour ceci (ce qui se discute…) :

        Nommer un collège de Sages, (et non de bronquignols assoiffés de pouvoir) sélectionnés je ne sais comment, pour réunir des gens qui ont rien à foutre du pouvoir, mais qui se préoccupent du pays en particulier, et du monde en général.
        Ces personnes ne sont pas nécessairement connues et il faut trouver le moyen de les dénicher, il y-en a plein.

        Ce collège aurait la responsabilité de réorganiser le pays tout entier. Je ne rentre pas dans les détails, y-en a trop.

        Les premières mesures seraient :

        – Remettre le contrôle de circulation des marchandises et capitaux. (sortir de l’Europe des dingos, et s’associer avec ceux qui voudraient pour former une nouvelle nouvelle zone économique)

        – Émettre une nouvelle monnaie, destinée à racheter les Ressources primaires (dont le foncier, les immeubles anciens, les entreprises qui structurent l’économie, ou les entreprises stratégiques, les réseaux de communications télécommunications, énergie, évidement les banques, …

        – Mettre sur pied une administration pour gérer ça.

        Ces nationalisations rapporteraient une rente gigantesque, (de l’ordre de grandeur des revenus du capital) pour financer quantité de choses d’intérêt général…, et non plus financer les délires d’Hyper riches, qui eux ne possèderaient plus que de la monnaie, inutilisable pour accumuler des Ressources primaires, dont auparavant ils captaient la rente.

        Par contre cette monnaie leur permettrait de dépenser ou d’investir dans de nouvelles entreprises répondant aux besoins du pays… Impossible, pour eux, de faire du fric avec du fric. Seul l’état aurait ce privilège, grâce à la propriété des Ressources primaires…

        L’économie, ainsi restructurée repartirait à donf, dans l’objectif de minimiser l’impact écologique, et de satisfaire tous les besoins réels, sociaux et remise en état de l’écosystème.

        Autrement dit, il s’agirait de donner au public le pouvoir que le privé a réussi à s’accaparer ces 40 dernières années, pour en faire des choses intelligentes, et non plus des délires privés …

        C’est juste un exposé grossier, hein.
        Mais je ne connais personne qui n’ait encore proposé quelque chose sur ce sujet. (?)

  7.  @corbeau

    « il s’en trouve pour se complaire dans ce rôle de sauveur »

    c’est vrai , je suis entièrement d’accord. Mais « sur le terrain » les zorros à 2 balles » , et je parle par expérience, « dégagent d’eux m^mes », certaines réalités leur enrhume les yeux; pathos des communicants et sensiblerie voire mièvrerie s’abstenir. Les petits marquis et les petites marquises qui font de la com par ce que c’est la mode d’avoir « son pauvre »  ;  sont « fragiles » et font vite des malaises et ont des vapeurs à la vue de la merde et du sang,  physique et/ou psychique. ( d’où l’utilité des protocoles..), merci pour votre sincérité et vos éclaircissements.

    1. Merci Gudule de partager ces quelques réflexions.

      Si nous avons des représentations et des interprétations différentes, tant mieux! Nous nous rejoignons sur l’essentiel, merci au blog de Paul Jorion de permettre ce rassemblement entre différentes sensibilités.

      1. Effectivement l’exclusion fait des ravages, particulièrement dans certains territoires. Si les réfugiés, en ce moment soumis à des entretiens divers et variés, sont effectivement bien répartis dans les départements, alors, l’intégration a des chances de bien marcher. Si tel n’était pas le cas, nous serons dans l’inconnu.

  8. A propos de BFM, et des gros médias, « on ne peut y dire la vérité, y-a trop de monde qui regarde » (Coluche). Du moins de manière trop directe.

    Sans doute faut il se plier à cette règle, sous peine de ne pas se faire inviter 2 fois…

    Car à la question « pourquoi la crise ? » (maintenant quadragénaire ! )

    Une réponse simple est:

    L’impératif de compétitivité exige de réduire les « coûts », c’est à dire :

    – Le coût du travail… et donc le pouvoir d’achat des gens qui travaillent,

    – Les prélèvements obligatoires… et donc le financement de l’État,

    Puisque aucun mécanisme de redistribution ne vient compenser ces lames de fond, bien au contraire, le système se bloque.  Les populations qui ne peuvent vivre que du travail s’appauvrissent,      les services publics se dégradent,     la Nature subit.

    Aucune équation ne prend ça en compte, c’est ignoré.

    Question subsidiaire (à ne surtout pas poser…) :  sont ils stupides, ou est ce voulu ?

    Ceci dit, bravo pour votre intervention, qui a semé des doutes sur nos économistes et notre économie!

    1.  
      @ Dominique Gagnot dit : 17 septembre 2015 à 18:24
       
      « Une réponse simple est:
       
      L’impératif de compétitivité exige de réduire les « coûts », c’est à dire :
       
      – Le coût du travail… et donc le pouvoir d’achat des gens qui travaillent,
       
      – Les prélèvements obligatoires… et donc le financement de l’État,
       
      Puisqu’aucun mécanisme de redistribution ne vient compenser ces lames de fond, bien au contraire, le système se bloque.  Les populations qui ne peuvent vivre que du travail s’appauvrissent,      les services publics se dégradent,     la Nature subit. »
       
      Si du fait de nos coûts de production (incluant salaires taxes impôts et charges, notamment sociales), nous ne devenons plus compétitifs au point que nous préférions, nous (les 90% des  plus bas revenus et pas les 1à 10% des plus hauts) acheter les productions étrangères en nous éliminant collectivement, au niveau national, de la compétition européenne et mondiale, il faudra bien que nos dirigeants et la majorité de la population finissent par comprendre qu’il faut réagir et changer dans la bonne direction.
       
      Si nous avions eu notre monnaie il nous aurait suffi de dévaluer. Ou alors nous aurions aussi pu mettre en place la TVA sociale. Cela nous aurait permis de pouvoir consommer ce que nous produisons au lieu d’importer.
       
      Ce faisant cela aurait évité d’entrer dans l’escalade du chômage avec  ce qu’il entraîne : davantage de misère dans les emplois non protégés, fuite et perte des jeunes professionnels, fuite des investisseurs, ruine de notre industrie, appauvrissement de l’Etat et du pays dans son ensemble.
       
      De plus cela nous aurait permis de contribuer à la protection de la Nature, notamment en nous incitant à moins consommer de matières premières et d’énergie puisque du fait de la TVA sociale nous aurions été incités à importer moins de ces intrants, contributeurs majoritaires au déséquilibre de notre balance commerciale.
       
      Tant que nous continuerons à ne pas changer grand-chose dans notre façon de vivre, dans notre économie, c’est la Nature qui subira……de même que nous et nos successeurs, les uns et les autres faisant partie de la nature.
       

      1. Alors là, je ne vous reconnais plus jducac. Si j’osais je vous ferais des gros bisous.

        Placer la compétitivité financière (!) au dessus des impératifs de la Nature, et du progrès social, c’est d’une C……..   !

        Le plus incroyable est que ça ne suscite aucune réaction (excepté dans les milieux non autorisés)

        Pas sur que la TVA sociale soit le meilleur outil, car elle n’empêche pas la concentration des Ressources primaires aux mains de privés, qui de fait en font bien ce qu’ils veulent, et en particulier racketter ceux qui n’en disposent pas.

         

      2. J’aurais du dire « pas sur que la TVA sociale suffise, bien que vous ayez raison sur son utilité ».    Reste le problème de la concentration des Ressources primaires….

    2.  

      @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 19:34
      « Alors là, je ne vous reconnais plus jducac. Si j’osais je vous ferais des gros bisous. »

       
      Je partage votre bonheur et me réjouis qu’à force de se frotter, parfois même durement, au point de s’échauffer, nos façons de voir en soient arrivées à fusionner dans un éclair, illustrant alors la pensée de Boileau, aussi attribuée à Confucius, « C’est de la discussion que jaillit la lumière. »
       
      Passé ce moment d’euphorie, je me demande quand même si je ne viens pas de rêver. Alors comme c’est aussi agréable que des bisous, j’ai tendance à faire durer cet instant.
       
      Je me dis que grâce à votre ouverture d’esprit et aussi un peu à cause de mon obstination à ne rien céder sur ce qui est capital, nous venons de faire s’effondrer, ou au moins se déstabiliser,  l’un des murs qui nous séparaient. Il y en a d’autres, notamment celui qui s’est établi chez vous  dans une sorte d’obsession à vouloir qu’il n’y ait plus de grands riches.
       
      C’est à moi qu’il incombe de vous montrer et démontrer par la « physique » et « l’économie écologique » qui en résulte, que ça n’est pas indispensable.
      Au contraire, je pense que ce serait très probablement  nuisible pour le devenir de l’humanité. En effet, de fond du problème n’est pas perçu ou ne veut pas être perçu, aussi bien au niveau de la majorité de la population que d’une très grande partie de la classe politique qui est d’ailleurs entrain de se fragmenter.
      Rien ne vous empêche d’y réfléchir de votre côté, en sachant que votre interlocuteur, sans être resté pauvre, n’est pas riche et n’aspire pas à le devenir davantage.
       
      A nouveau je vous souhaite un excellent Week-end.
       

      1. Permettez jducac, que que partage votre bonheur !

        De voir des murs s’effondrer présage de phénomènes d’une toute autre ampleur: « Lentement d’abord, puis tout d’un coup » (D.O.)

        Il ne fait aucun doute que la pyramide est fragilisée par sa base… mais après tout, ce n’est qu’une structure… qui aura fait son temps !

        Excellent week-end, donc !

      2. @ jducac

        une sorte d’obsession à vouloir qu’il n’y ait plus de grands riches.

        Mais non, c’est pas ça, je m’en fous qu’il y ait des riches.

        Par contre je ne veux pas qu’ils détiennent des Ressources primaires (celles qui sont absolument indispensables pour faire quoique ce soit: la terre, les entreprises essentielles, les matières premières, etc………………), car on a tous besoin. S’ils veulent utiliser de ces ressources, qu’ils les louent à la collectivité qui en est le légitime propriétaire.

        Et s’ils sont très riches, et qu’on a des trucs qui servent à rien, on leur louera très cher, et on sera très contents. On peut même leur fabriquer des perruques, et autres accoutrements, …

        Et si ça les amuse de posséder 345676 montres de collection 6547 voitures de prestige (à condition qu’ils n’utilisent pas de pétrole pour s’amuser avec), et autres œuvres d’art (surtout le moderne), mais je m’en fout!

        En fait votre jugement est totalement parasité par tout ce qu’on vous a fourré dans le crâne (c’est pour ça qu’il faut lire avec modération).

        Demandez vous « pourquoi je pense ce que je pense? », en allant jusqu’au bout des questions-réponses.  Et vous verrez que la plupart du temps, c’est complètement con.

  9. @Baleine

    +1, idem

    « Non. La beauté du geste. »

    Non, la beauté tout court, la force de l’esprit et l’intelligence du coeur, merci Baleine pour vos commentaires inspirés et lumineux , un pur bonheur, pas mieux !
    Comme quoi on peut être malhabile sur un fil et brillante lorsque sur l’océan de l’amour et de la vie vous êtes dans le courant porteur de votre intégrité, de votre sincérité et de votre beauté ! 😉

    « Inutile et trop tard ? Non. La beauté du geste.
    Pas aussi simple ? Si. Aussi simple. Des hommes des femmes des enfants. »

    et des femmes enceintes !

    Il y a des femmes enceintes

    14 septembre 2015 | Par Juliette Keating

    « Il y a, parmi les migrants qui fuient ce champ de mort et de désespoir qu’est devenue leur terre natale, des femmes enceintes. Qui embarquent sur des rafiots instables lancés sur une mer imprévisible, qui s’entassent dans des wagons pleins à craquer, qui marchent, marchent, marchent des dizaines, des centaines de kilomètres, et se cognent aux murs que les flics de toutes casaques dressent sur leur chemin. »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/juliette-keating/140915/il-y-des-femmes-enceintes

  10. La Fed contrainte à l’inaction par le ralentissement mondial

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0RH2K320150917

    et

    Wall Street, refroidie par la Fed, ouvre en net repli

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0RI1HT20150918

    Comment la fed contrairement à ce qui est annoncé : « Un nombre croissant d’économistes, y compris au sein de grandes banques de Wall Street, s’attendent néanmoins à ce que la banque centrale attende 2016 pour passer à l’action. »
    pourrait elle relever ses taux prochainement alors que les économies des brics (inde à part) et d’europe sont en trés net ralentissement ?….

    Pas plutôt un nouveau QE qui serait dans les tiroirs ? …..

    L’OCDE abaisse ses prévisions mondiales sur fond de ralentissement des pays émergents

    « Au-delà des prévisions de croissance immédiates, l’OCDE a livré une analyse assez pessimiste, faisant part dans un communiqué de ses «doutes grandissants sur les perspectives de croissance potentielle à moyen terme aussi bien dans les économies avancées qu’émergentes», ce qui selon elle justifie de maintenir des politiques budgétaires et monétaires «accommodantes», en particulier dans la zone euro et au Japon. »

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/977b3410-5c56-11e5-af59-94bd5b6861b3/LOCDE_abaisse_ses_pr%C3%A9visions_mondiales_sur_fond_de_ralentissement_des_pays_%C3%A9mergents

    Bulles et rebulles
    « Cette attention exorbitante portée à une décision de la Réserve fédérale illustre, s’il en était besoin, le dérèglement complet du système économique et financier international. Depuis la crise de 2008, tout repose sur les banques centrales, et en premier lieu, la Fed. « Les marchés financiers sont devenus malheureusement extrêmement dépendants de chaque mot, de chaque action des banques centrales », regrettait Claudio Borio, chef économiste de la Banque des règlements internationaux, lors d’une réunion, le 14 septembre. »

  11. @Armelle

    @Dominique Gagnot

    « Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ? »

    Pourquoi donc voudriez-vous qu’il en soit autrement ? les habitudes sont prises et encouragées depuis l’écrivain du Livre, particulièrement bien formé à la gestion des populations: les hommes doivent travailler à la sueur de leur front, tandis que les femmes doivent souffrir des enfantements…

    C’était le renouveau de la civilisation…

    et si, maintenant, nous devrions passer à autre chose, il serait prudent d’éviter d’aggraver la situation en passant de « remplir la terre » à « la faire déborder ».

    Pour ce qui est du travail, passer du statut de »rouage de la machine  » à celui d’activité collaboratrice, ne serait-il pas un réel progrès ?

    Bien sûr, pour les tenants du Système, l’ancienne solution consiste toujours à sur-peupler (il faut des jeunes pour financer nos (leurs) retraites) quitte à envoyer la partie la plus vitale au casse-pipe, avec le double avantage de la régulation démographique et du business que cela crée.

    Un choix…

  12. Approche scientifique de l’économie des transports…

    Je lis ici: (D. Gagnot)

     » quitte a bruler du précieux gaz oil dans des bus inutiles, polluants, dangereux, et lents. Mais ça créé des empôas! « 

    Un certain Beltoise, il y a pas mal de temps, lors d’un débat télévisé sur la vitesse, disait qu’elle permettait de gagner du temps pour pouvoir le prendre pour d’autres occasions…

    Ce serait bien  de pouvoir profiter de ces compensations: par moment, je m’active sachant que je pourrai me détendre en retour. J’aimerais, par exemple, prendre des vacance au rythme tranquille de navigation sur des canaux, loin du just-in-time et su zero-stock, du commandé-avant-19h-livré-demain-avant-13h, supposant du travail de nuit et des transports par avion…………..

    Mais voilà, il y a une autre logique: nous devons, nombreux, nous activer pour quelques-uns puissent se détendre…

    Résultat: les tensions vont croissantes, jusqu’à rupture !

     

  13. @Dominique Gagnot

    sur votre parcours: excellentes expériences ! même si la contre-partie est sans doute d’avoir été « tamisé » quelquefois à l’insu de votre plein gré;-)

    Avec votre « non-TGV » vous avez dû emprunter des sentiers non balisés et y faire d’étranges découvertes, éloignées du droit fil supposé être du meilleur rendement.

    Comme dirait Armelle: « je n’ai pas autant sué que vous », on pourrait envisager une approche de la pénibilité du travail par le dosage de la transpiration, mais il n’est pas sûr que cette mesure en reflète l’efficacité…

    Bon week-end à toutes et tous !

  14.  
    Cher Paul , il est évident que votre licenciement  est plutôt une mise à l’écart… En effet, votre intention d’enseigner la véritable économie n’a pas été appréciée dans  certains  milieux dont le but essentiel est d’ intégrer  les futurs « économistes »  dans une économie soumise  à un  système politico -social choisi…. Ils préfèrent que les étudiants connaissent moins les autres diverses facettes de l’économie… Ce qui est vrai dans le domaine de l’économie l’est également  dans pratiquement tous les autres secteurs : scientifique, social, industriel,  politique, militaire,  diplomatique,  etc.  Sur chacun de ces domaines, des livres pourraient être écrits : avis aux candidats. Tous doivent se soumettre au système politico-financier-économique et social. La raison principale, c’est que le système néolibéral ne peut plus se permettre des écarts, à moins de risquer un effondrement total – ce que vous avez  d’ailleurs prévu vous-même. En effet, arrêter la spéculation , la création de dettes massive… impliquera d’office la fin du $ (et, dans une moindre mesure, de l’€) comme monnaie de référence dans les transactions internationales (ressources telles que le pétrole, commerce en général). Considérant ces faits, votre engagement à la VUB  – comme d’ailleurs tout engagement dans une institution officielle –   m’a  toujours paru mystérieux (vous parlez vous-même d’une erreur dans votre dernière vidéo…). Ainsi,  le système n’engage d’habitude  jamais les personnes qui critiquent le système,  des  » indépendants », sauf pour les neutraliser ; et ceux qui y travaillent peuvent au mieux espérer une mise au placard ou à l’écart rémunérée à condition qu’ils adaptent leur discours (dans la Chine de Mao et de Staline,  les intellectuels qui critiquaient étaient au pire éliminés, au mieux bénéficiaires d’un travail (salaire de misère)dans les jardins publics , une usine de pêche, etc.). Il est évident qu’aujourd’hui, de plus en plus de personnes constatent les incohérences au niveau de la politique économique, diplomatique, industrielle, climatique, économique , étrangère, etc. , et chaque personne informée est confrontée à un choix: être « pour » ce système que l’on pourrait considérer comme pervers et profiter de ses avantages , ou « contre » et en subir les conséquences. Quand on parle des années 30… Personnellement, j’essaie de défendre, dans la mesure du possible, les victimes du système :  celles de l’extérieur (réfugiés, soldats et civils  sacrifiés) et celles de l’intérieur (inégalités, paupérisation…). Je vous remercie encore une fois pour votre honnêteté et intégrité intellectuelle… Bien à vous.  NB : Au moins, nous avons la conscience tranquille…
     

  15. Un fait économique : la paupérisation des collectivités territoriales françaises , après celle de l’Etat ( amusant de voir la droite pleurer sur le sort des communes ).

    Un fait politique : attaque organisée contre le statut de la fonction publique ,dernier rempart fragile de protection du droit du travail contre le libéralisme fou ( j’aimerais bien retrouvé le commentaire que j’avais fait sur ce point, en suite d’un début de débat assez traditionnellement caricatural sur ledit statut ).

    Analyse « scientifique » personnelle : Un même assassin .

    1. @Juannessy(19/09à19:06) qui demande :
      .. » j’aimerais bien retrouver le commentaire que j’avais fait sur ce point, en suite d’un début de débat assez traditionnellement caricatural sur ledit statut »..

      Espérer vous aider par la manipulation-clavier pas à pas suivante:

      1. « Appeler » (= cliquer sur le titre dans la liste-colonne gauche de tous les articles du blog ) l’un après l’autre chaque article « soupçonné » de contenir l’information souhaitée..
      2. Étant « en présence » du premier ( puis du second , puis du troisième , etc..si nécessaire jusqu’à avoir découvert l’extrait recherché ) de ces articles , tenir enfoncées conjointement un instant les deux touches-clavier « Ctrl » et « F »……apparaît subitement en bas de page un mini-cadre sur toute la longueur de ligne.
      3. Ce mini-cadre commence par une case vide que l’on remplit par le(s) mot(s) recherché(s)….en l’occurrence ici : Juannessy.
      ((( On pourra dans la suite , ..et seulement dans la suite.., y accoler d’autres mots-clés cernant mieux le sujet recherché )))
      4. Apparaît à droite dans le même cadre le nombre d’occurrences de Juannessy dans l’article testé que l’on pourra parcourir dans l’ordre en marche avant ou arrière en cliquant sur les symboles « ^ » et »v » jouxtant les mots-clés.
      ……°(^!^)°…. Dites merci..!

      ( Ceci écrit , bon courage…)

      1. @Otromeros :
        Terrible!…
        Mais juannessy trouve que ce serait trop faire cas de Juannessy que d’avoir le courage de se donner autant de mal, pour retrouver se œuvres .
        De mémoire , sinon d’astuce informatico-logarithmo-archéologique , j’avais émis l’idée , i y a trois/quatre ans , en suite d’un débat sur le statut de la FP qui n’avait pas grand chose à voir avec le sujet du billet support ( ce qui ne facilite pas la recherche), que s’il y avait des évolutions à faire dans ledit statut , ce n’était surtout pas le boulot des syndicats dans le contexte actuel , car cet héritage gaullien reste un des remparts le moins fissuré contre le tsunami libéral le plus fou . On ne négocie pas avec quelqu’un qui veut vous tuer et le monde avec .

  16. @ Armelle du 19 septembre 2015 à 00:39

    Armelle, c’est pas gentil de se moquer de la monomanie doloriste de J. du CAC40 !
    D’abord, votre série de « comme moi » est méprisant:  J. du CAC40  est unique, il est seul et sans équivalent.
    Ensuite, votre  » à partir de là, rien ne va plus » c’est comme une déception: vous en bavez et re-bavez et finalement pas de récompense à la hauteur. A son avis, j’en suis sûr, vous n’en avez pas fait assez, par manque de détermination, de volonté etc… puisque vous n’avez pas été récompensée par une réussite exemplaire.
    Son roman à 4 sous en prend un sale coup. J’serais à sa place, je serais déçu et j’ferais comme si je ne vous connaissais pas…

    Il faudrait convaincre notre bon J. du CAC40  que son exemple de vie et ses croyances sont du rêve en barre de chocolat, une fable que les riches aiment à mettre en avant pour glorifier la méritocratie, le seul système qui les rassure et les justifie. Pour ceux-là, Darwin est immortel.

    Les riches, j’ai rien contre mais ils sont trop nombreux, une vraie surpopulation.
    Toutes les statistiques montrent que les pauvres s’appauvrissent et qu’en même temps, les riches s’enrichissent. Une vraie malédiction, que les séides de J. du CAC40,  et lui-même sans doute, veulent ignorer.

    Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique mène à une seule constatation: l’avenir si on le veut durable et consensuel passe par une économie partageuse et frugale. Pas de riche à l’exemplarité foireuse et aux croyances darwiniennes tordues.
    Et comme vous le manifestiez avec tant de délicatesse, (si si ! je le sens): c’est pas triste et ce ne sera pas triste. Sauf pour les riches, bien sûr. Ce sera un renversement social bien plus attrayant que le morne exercice de la guillotine…

    1. Daniel, vous taquinez…

      « Armelle, c’est pas gentil de se moquer de la monomanie doloriste de J. du CAC40 »

      avec la touche d’humour qui fait passer des réalités tout en douceur…

      C’est aussi une bonne méthode, pratiquée ici par Armelle, que d’insérer une part de son vécu personnel dans un sujet un peu théorique « Analyse les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique ».

      Pour que ces derniers mots aient un sens, rien de tel que l’expérimentation, reprise par les uns, les autres, vous et moi.

      Une manière « scientifique » de revenir au sujet en l’appliquant, quand-même, à ce qui nous préoccupe: nous humains sur notre vaisseau spatial.

    2. J J bonjour Daniel !
       
      Hé oui, après le divorce, voyez !, on ne se parle plus, surtout qu’on n’a rien eu à se partager, et sans frais de justice : gratuit. Pas de maison à couper en deux, idem pour la table à repasser, et puis au diable le repassage, vivons fripés. Un coin d’autoroute peut-être de temps à autre mais pas les plages car un bateau à moteur le mène au large pour un bain béni. J’y laisse tout d’bon cœur à mon frère car les petits coins de paix existent. Ceux-là, il n’a pas idée de les ravir ni de s’en enorgueillir. Allons bon, un jour – peut-être – viendra-t-il prendre un petit verre et je garde une bonne cuvée pour cet instant de gloire !
      Ce qui me chiffonne ce sont les jeunes qui cherchent un employeur en apprentissage. « Ils sont trop chers et coûtent plus qu’ils ne rapportent ». Je me demande parfois comment ils calculent cela dans leur monde du chiffre. Ils n’auraient rien à donner paraît-il et bien sûr, ils ne savent rien, disent les patrons doctement ! Ceux-là n’ont pas le loisir de montrer leur courage…
      Cependant, un jour, voyageant en blabla-car, un jeune conducteur m’a rapporté qu’ils avaient constitué, avec des copains, un petit collectif. Ils ont récapitulé les métiers « utiles » qu’ils savaient faire grâce à la transmission de leurs proches et se sont formé à quelques autres, (manuels), bien décidés à organiser une vie indépendamment du système, en marge de la ville. Je croyais rêver 🙂

  17. Jducac bonjour !

    « Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. »

    A mon avis il faut davantage « qu’orienter » ceux qui sont en retard. Et pourquoi seraient-ils « en retard » ? Le TGV ne partirait-il pas à l’heure ?

    A la lueur de la situation actuelle, je ne peux qu’approuver la présence salutaire et importante de gens aisés philanthropes envers les « retardés » (?).

    Quant à la disparition de l’action syndicale et de la lutte des classes (obsolètes vraiment?), peut-être ne voyez-vous pas que l’un des « joueurs » est échec et mat.

    Mais j’entends bien la forte demande d’amour des personnes aux situations confortables. Elles s’étonnent (et s’offusquent parfois) de ne pas être aimées, d’être rejetées et sans doute, de ne pas être admirées à leur juste mérite. « La pauvreté globale » doit y réfléchir, certainement.

    1. Bonsoir Jducac et Dominique Gagnot :
      Pour information, les OUIBUS appartiennent à la SNCF et non à des propriétaires privés. Et « L’animateur/conducteur » est en uniforme SNCF.
      De ce fait, la politique choisie de l’entreprise, d’ajouter des bus au lieu de remplir leurs TGV non pleins est idiote du point de vue énergétique et environnemental.

  18. « Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. »

    Tout compte fait, cette phrase est la quintessence du mépris que les riches et les mercenaires à leur service  éprouvent envers les accidentés de la vie.

    Décodons!

    « philanthropie et simple bonté d’âme »: vous là, les pauvres, à genoux et les mains jointes pour dire merci à vot’ bon mait’! La hauteur de ses sentiments à votre égard est incommensurable.
    Et vous n’oublierez pas qu’il pourrait simplement passer son chemin, tant votre insignifiance se confond avec la boue.

    « en retard dans leur évolution sociale »: le darwinisme sociale dans toute sa splendeur. On peut, à bon droit, crier à la trahison intellectuelle envers Keynes  mais jamais un Naturaliste amoureux des pinsons et des vers de terre n’aura vu ses découvertes aussi déformées et détournées par une classe soucieuse  de justifier sa prééminence toute contingente. Très cher Darwin, que de crimes en ton nom!

    « à suivre une voie similaire à la leur »: vous, là, les pauvres  etc…
    Mais veillez cependant à ne pas faire d’ombre à vot’ bon mait’. Le trickle down  a été une bonne blague – il s’en  tape encore les cuisses avec des larmes de joie pour son bon tour- mais il ne faudrait pas espérer que le trickle up est pour demain.
    Les Dieux veillent, qui sont toujours au service des puissants: la voie est sans issue par construction. Jamais les charges -vos salaires- ne seront assez faibles pour justifier leurs efforts.

    « de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. « : Tartufferie de première. C’est simple: les riches ont besoin des pauvres, tout comme une mesure a besoin d’un étalon pour lui donner une valeur reconnue de tous.
    « Ma table mesure 3 pommes et 2 choux » n’a pas de sens mais « son parachute doré vaut 1500 smics » prend son pesant de mépris. CQFD.

     

  19. Daniel Bonsoir,

    Votre décodage mériterait d’être autant publié que l’ensemble des professions de foi des événements électoraux !

    Problème évident: ça ne fait pas le jeu de ces généreux.

  20. C’est simple: les riches ont besoin des pauvres, tout comme une mesure a besoin d’un étalon pour lui donner une valeur reconnue de tous.

    Oui, encore que c’est optimiste.

    Si l’essentiel des pauvres pouvait carrément disparaître de la planète, ce serait autant de problèmes potentiels en moins, en particulier aux frontières de l’Europe…

  21. @ l’attention particulière de Paul JORION et son team……….IMPORTANT.

    Ce papier vous est-il parvenu…?

                                                    http://www.revue-ballast.fr/yanis-varoufakis/    

    dont j’extrais ces commentaires et LIMPIDES explications dans le paragraphe ad-hoc :

    …. »  »  »  Techniquement, pourriez-vous résumer votre « Plan B » en quelques mots, pour le commun des mortels ? Est-il transposable à d’autres économies européennes ?
     
    C’était un plan défensif, au cas où on essaierait de nous pousser en dehors de l’euro, comme de très nombreux officiels haut placés nous disaient que cela allait arriver. Ils pouvaient le faire.
    Comment réagir ?
    Nous l’avons développé comme un plan de riposte alternatif, comme le ferait un ministre de la Défense se préparant contre une invasion. Mais le « Plan X », en cas de sortie, était indépendant du système de paiement parallèle que je mentionnais auparavant : celui-ci est quelque chose que nous aurions dû mettre en place dans tous les cas – un système que même les Français devraient mettre en place
    L’idée de ce système parallèle est très simple. Chacun dispose d’un numéro fiscal. Quand vous devez payer vos impôts, vous allez à la banque ou sur le site des Impôts et vous faites un transfert bancaire. Vous prenez l’argent de votre compte et l’utilisez pour payer votre impôt sur le revenu, la TVA, votre plaque d’immatriculation ou autre : tout ce que vous devez à l’État.
    Maintenant, imaginez que sur le site Internet des Impôts, vous disposiez d’un compte, une sorte de compte courant relié à votre numéro fiscal. En cas de problème de liquidité, l’État ne parvient plus à payer ses factures aux entreprises (les retours sur TVA, les marchés publics, ce qu’il doit à l’hôpital, etc.). En Grèce, les créanciers de l’État mettent du temps à recouvrer leur argent ! Mais imaginez que cela fonctionne autrement……
    Je suis un ministre, vous êtes une compagnie pharmaceutique et je vous dois 1 million d’euros. Si vous attendez de le recevoir en liquidité sur votre compte à bancaire, cela peut durer un moment, peut-être une année……
    Mais je pourrais aussi vous dire : « Écoutez, je vais verser 1 million sur votre compte fiscal, et je vais vous donner un code, qui vous permettra de transférer cet argent sur un autre compte fiscal – pas sur un compte bancaire. » Voici de l’argent qui ne rentrera pas dans le système bancaire, ce n’est pas la monnaie de la banque centrale, mais vous pouvez l’utiliser pour payer vos impôts !……
    Ou, si vous devez de l’argent à quelqu’un, à un salarié, à un fournisseur, vous pouvez le transférer sur son compte fiscal et il pourra l’utiliser à son tour pour payer ses impôts. Cela recrée de la liquidité
    Vous pouvez même aller un peu plus loin. Vous pouvez développer des applications par smartphone. Vous pouvez alors vous rendre dans les commerces qui doivent eux-mêmes payer des impôts, et proposer de payer de cette manière ! Il y a déjà des magasins qui essaient de proposer ce type d’échange, en utilisant Apple Pay ouGoogle Wallet, et nous pourrions créer notre propre application gouvernementale et faire l’expérience ! Voilà un système de paiement parallèle, hors du système bancaire, qui recrée des degrés de liberté, des marges de manœuvre.
    C’est une façon d’externaliser la dette gouvernementale.
    Allons encore un peu plus loin : l’État ne vous doit rien, votre compte lié à votre numéro fiscal est un pur concept, mais vide de ressources. Et là, vous mettez de l’argent dessus… pour faire crédit à l’État ! Et pourquoi feriez-vous une chose pareille ?
    Parce que l’État vous fait une ristourne sur votre impôt. Par exemple, au lieu de mettre 1 000 euros à la banque, vous les placez sur votre compte fiscal, vous les avancez à l’État. Vous avez là de l’argent digital, déposé à une date donnée. Et nous passons un accord, selon lequel si vous utilisez cet argent pour payer vos impôts dans un an, l’État applique une décote de 10 % sur ces impôts ! Quelle banque serait capable de vous verser 10 % d’intérêts ? Aucune !……
    Si vous savez déjà que vous devrez payer 1 000 euros l’année suivante, vous avez intérêt à suivre ce système, et l’État développe une nouvelle capacité d’emprunt, en dehors des marchés, et finance ainsi  une partie de sa dette ! 
    Imaginez maintenant qu’on fasse cela à l’échelle de l’eurozone. ……Il y aurait non seulement la Banque centrale, les banques privées mais encore ce système de paiement parallèle, politiquement et démocratiquement contrôlé. Vous réintroduisez quelques degrés de liberté dans le système.
    Si nous avions eu cela au cours des derniers mois – et j’ai tenté de le créer –, nous aurions eu bien plus de marge de manœuvre.
    Encore plus loin. Si nous prenions exemple sur l’Estonie, nous nous débarrasserions quasiment de la monnaie-papier : tout le monde aurait recours à de la monnaie électronique. Et nous utiliserions soit le système parallèle, soit les cartes bancaires classiques, soit les applications électroniques : l’eurogroupe ne pourrait plus faire jouer son chantage parce qu’il ne pourrait plus fermer les banques !
    Et même s’il le faisait, que se passerait-il ? Tout le monde continuerait à payer tout le monde, en utilisant de la monnaie électronique. 
    La seule chose que nous ne pourrions pas faire, ce sont les échanges entre pays – je ne pourrais pas venir de Grèce en France et dépenser cet argent dans les magasins, parce que la Banque centrale ne le reconnaîtrait pas.
    Mais les pays survivraient sans cela, et le pouvoir de chantage des technocrates non élus serait significativement réduit. Je crois à la technologie, je crois qu’elle peut transformer l’Europe en un meilleur espace – en renforçant la démocratie.  »  » « …
    ———————————————————————————————————————————-
    <<< Votre réputé-quasi analphabète (dans les média(s) « main-stream »français , Iannis  VAROUFAKIS >>>    [ ajout personnel humoristique….°(^!^)°…….]

    1. Les IOU de Varouf étaient juste une resucée des Geuros proposés par Mayer, économiste en chef de la Buba, en 2012. Bullshit de seconde main, à oublier donc.

      1. Cher VIGNERON ,
        Vous écrivez : « Bullshit de seconde main, à oublier donc. »
        « de seconde main » : je vois.
        « Bullshit » : c’est , disons , moins clair..! Auriez-vous la gentillesse d'(un peu?) expliciter?..voire , osons , de référencer?
        Avec mes remerciements anticipés.

        Votre dévoué « Otromeros ».

        (P.S. : Je fus fort familier de l' »économétrie » à la valeureuse époque où son succès planétaire nous donnait l’illusion d’avoir découvert la synthétique « Schrödinger » de l’économie… un peu comme la découverte-« miracle » de la cortisone pour les dermatologues..) °(^!^^)°

  22. Le succès (relatif) électoral de Tsipras , hier , est ce un fait économique que l’on peut analyser dans une perspective scientifique ?

    1. Aura-t-on le temps de faire cette « analyse dans une perspective scientifique » alors que le « trou noir se met à avaler des pays entiers, la Grèce par exemple » ???
      http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L650xH488/dollar-flow-black-hole-6797566-e2931.jpg
      « Le trou noir suce la moelle des familles individuelles (bien qu’il suce aussi parfois des villes entières, comme Detroit, Michigan, ou Bakersfield, Californie, ou Camden, New Jersey). Il suce aussi les maisons, et les recrache rechargées de mauvaises dettes. Avec l’aide de l’industrie médicale, il suce les personnes malades et les recrache ruinées. Avec l’aide du racket de l’enseignement supérieur, il aspire l’espoir des jeunes, et les recrache diplômés mais avec des diplômes sans valeur et aux prises avec une dette étudiante vertigineuse. Avec l’aide du complexe militaro-industriel, il aspire à peu près tout et recrache des cadavres, des invalides, des dommages environnementaux, des terroristes et une instabilité mondiale, etc… »

  23. Paul Jorion, Docteur en Sciences Sociales, détenteur de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel, reprendra son enseignement le lundi 28 septembre à 16h.

    Alors ça, ça mérite une explication ☺☺☺!!

  24. @juanessy
    « ce n’était surtout pas le boulot des syndicats dans le contexte actuel , car cet héritage gaullien reste un des remparts le moins fissuré contre le tsunami libéral le plus fou . On ne négocie pas avec quelqu’un qui veut vous tuer et le monde avec . »
    merci Juan, entièrement d’accord ! 🙂
    Quand je vous disais qu’il fallait les débrancher…

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