Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique

Ouvert aux commentaires.

L’occasion vous est donnée à vous, lecteurs du Blog de PJ, de lire les messages de soutien qui me parviennent ici sous la forme de commentaires aux billets que j’ai consacrés à mon licenciement par la VUB. Vous restent inaperçus, les messages qui me sont directement adressés sous la forme d’appels téléphoniques ou de mails. À mon grand réconfort, j’en ai reçu plusieurs dizaines dont la teneur, malgré les variations dans la forme est très semblable. L’un, que je viens de lire, et à qui je viens de répondre, détone pourtant par rapport aux autres et j’ai envie d’en dire deux mots.

Dans ce message, il m’est reproché de m’en prendre à l’approche scientifique des faits économiques. Si cette perception est répandue, il faut impérativement que j’y réponde. C’est ce que je vais faire très brièvement ici.

Ce reproche, que je m’en prendrais à l’approche scientifique, m’est familier : je l’ai déjà entendu lors de la parution de mon Comment la vérité et la réalité furent inventées en 2009. En soumettant à un regard critique et dans une perspective historique les notions de vérité et de réalité propres à notre culture, j’aurais visé à saper les fondements de l’approche scientifique elle-même. Je l’ai dit à l’époque, mon objectif se situait aux antipodes : je vantais les vertus de cette approche pour notre compréhension du monde « sensible » qui nous entoure mais je m’en prenais vertement à ceux qui – souvent avec arrogance – dévoient cette démarche, je ne m’en prenais pas à la science mais à la science de mauvaise qualité, dans le but précis que cette qualité s’améliore.

D’une certaine manière, je bénéficie aujourd’hui d’une chance extraordinaire : mon licenciement brutal par la VUB coïncide quasi parfaitement avec la parution de mon Penser tout haut l’économie avec Keynes, où je m’efforce de mettre en évidence ce que peut être une réflexion scientifique authentique qui soit elle de bon niveau, par contraste avec ce qu’a à nous offrir la prétendue « science » économique. Je démontre à votre intention, vous, lecteurs ou lecteurs potentiels de mon ouvrage, que ce qui se fait passer aujourd’hui pour une science économique, n’est pas simplement faux et dogmatique, généré pour servir des intérêts vénaux, mais avant tout, médiocre. Je ne serais pas étonné que ce soit cela que l’on me reproche le plus.

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200 réflexions sur « Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique »

  1. Merci Paul de mettre l’accent sur ce qui compte vraiment et de la faire avec la simplicité d’expression des gens tranquilles  qui n’ont pas besoin de se cacher derrière des artifices et des discours sophistiqués pour dire la vérité.

  2. Je répond par un lien vers mon blog perso – qui n’a pas la notoriété du votre.
    http://www.dcmbis.com/reflexions-alain-suplot-quest-ce-quun-regime-de-travail-reellement-humain/

    A la fois le Professeur Supiot et vous même avez d’excellents arguments pour ridiculiser la « science » économique. Alors qu’êtes vous aller chercher à la VUB? Vous me faites penser à Tsipras qui avait lui l’ambition de changer l’UE!

    Un fois passée la blessure d’orgueil légitime que vous ressentez sans doute, vous poserez ce problème à l’horizon pour lui donner sa véritable dimension assez dérisoire.

     

    1. Pas sûr de comprendre où vous voulez en venir.

      Que vous le vouliez ou non, le monde académique est encore un lieu où sont formés les étudiants, donc ceux qui  feront la société de demain. Il ne suffit pas non plus d’avoir les bons arguments sur Internet, ou dans les livres, pour faire advenir une  science économique de qualité. Une science ne peut jouer un rôle durable et conséquent dans la société que si elle y a réellement sa place. Si les thèses défendues par Paul Jorion sont toujours ignorées du monde académique l’écart entre la théorie et la pratique (le monde empirique) va aller en s’amplifiant. Et il arrivera un moment où la contradiction sera tellement grande énorme qu’on ira au clash, autant dire qu’on ira vers la disparition pure et simple de la démocratie. Améliorer la qualité de la science au sein de l’université, est donc le gage d’une transformation profonde et progressive de la société.

      1. La  »pseudo-science » économique restera toujours empirique c.à.d. essais et erreurs à répétition pour trouver une façon d’accumuler le  »capital » et il n’y a pas d’autres références.

        L’économie est considéré comme une fin en soi, c’est l’erreur  »capital »…….

        Se sera une science/outil lorsque la gestion des ressources sera le but premier. Sans ressources, qui sont en phase d’épuisement(incluant par la dégradation de leur qualité eau, air et terre arable qui sont les premières ressources) il n’y a pas d’économie………

      2. « Que vous le vouliez ou non, le monde académique est encore un lieu où sont formés les étudiants, donc ceux qui  feront la société de demain ». C’est bien là le plus triste et le plus dangereux. Le monde académique de ce domaine a totalement failli, nombreux sont ceux de ses membres qui le reconnaissent (voir par exemple les économistes atterrés, entre autres). Et il n’a pas failli comme d’autres sciences se sont trompés, on reconnu leurs erreurs, et on ensuite progresser (on trouverait mille exemple, de la physiologie, à la physique en passant par la chimie ou l’anthropologie). Elle a failli au sens où elle est tombée dans les mains de ceux qui ont intérêt à ce qu’elle soit dans cette erreur. Un peu comme quand l’anthropologie ou la sociologie se sont fourvoyées aux cotés des colonialistes : tant que les colons (de tous pays) avaient la main sur ces disciplines pas de possibilité « d’améliorer » quoi que ce soit « au sein de l’université »… l’université en économie a deux seins : le premier est plat et flasque il est pour les vrais scientifiques. L’autre est rebondi et nourrissant, c’est le mot, pour les « orthodoxes », ceux qui ne disent pas que le roi est nu…

  3. Déjà il y a un problème, par le peu de mots dont on dispose pour penser l’économie et on a de la chance de pouvoir au moins dissocier argent et monnaie (enfin si c’était si important pourquoi n’y aurait il pas 17 mots, comme certains peuples pour décrire la neige).

    Mais le marché c’est micmac entre:

    -le marché historique sur la place du village, avec des relations sociales et un prix affiché par le vendeur, mais ou l’acheteur peut nuire à la réputation du vendeur.

    -le marché action historique, qui est marché secondaire dont la propriété n’est réellement effective quand qu’à de position majoritaire ou dans le cas d’une fusion/cessation.

    -le marché actuel, un mélange d’anticipation algorithmique basé sur du big data et une analyse subjective des postures de la présidente de la FED, ceux qui est à cent lieus du petit marché perdu dans la vallée.

    -le marché touristique, n’ayant pas la durabilité des relations sociales, celui-ci est plus frivole quand au rapport de force acheteur/vendeur.

    -et je passe le marché de l’emploi, le marché de l’art, les marchés enfantins: »d’accord, mais tu feras tout ce que je veux pendant une semaine », l’avantage de l’enfance c’est qu’elle n’est pas rigoureuse dans ces contrats.

    Et évidement le mot capital, qui bénéficie quand même du mot patrimoine, afin de ne pas associer le capital d’une coopérative à celui de Bolloré, mais on a quand même du mal à comprendre que le capital d’une machine, d’un outil s’use avec le temps, alors que le capital foncier, immobilier et boursier ne varie qu’en fonction d’un marché (au modalité différente).

    Alors les postulats sur les agents, comment dire, on est censé être content que l’omniscience ne soit plus l’hypothèse (pour ce sauver d’un délit d’initié c’était pratique), puisqu’on intègre (vaguement) des différentiels informationnels.

    Mais sur le marché de l’emploi l’agent est quand même sacrement polyvalent d’un point de vue théorique et hop une formation et messieurs le boucher vous voilà chirurgien 🙂

    A quoi bon, les variables sont pauvres, le vocable flou et la finalité nulle, si ce n’est qu’à la fin d’une partie d’un monopoly il y a un gagnant, qui ne va pas en prison et que les autres joueurs sont ruinés.

    1. Pour préciser, il y a beaucoup de synonyme au mot « argent » (je crois pas pour le mot « monnaie »), mais il n’apporte pas beaucoup plus de sens, par exemple le synonyme blé pourrait être l’argent gagné par le travail, flouze pourrait l’argent de poche, fric pourrait être les allocs, pognon pourrait être l’argent d’un patrimoine hérité, etc… de cette manière l’argent retracerait ces flux passés et symboliserai un peu plus qu’un potentiel personnel d’achat, mais aussi la part d’un flux, ce qui affinerai la dualité « argent/monnaie ».

      Et monnaie pourrait aussi avoir des mots caractérisant par exemple sa dispersion (peut-être que dans l’antiquité des monnaies avant des caractéristiques connus, qui incitait des peuples tiers à l’utiliser), enfin c’est un exemple.

  4. Toute science a pour but la prévoyance, et prévoyant les capitalistes le sont, mais pour eux-même et à court-termisme. C’est vrai que la science de mauvaise qualité, comme vous la dénoncez, ce n’est pas acceptable, pas à ce point. La science économique nous considère comme des rats de laboratoire, nous ne sommes plus du tout acteurs (?), en même temps que tout nous est proposé dans les supermarchés nous n’avons plus aucune prise sur rien du tout, plus les circuits des produits alimentaires sont tracés plus nous bouffons de la merde. Assez de l’homo-economicus, passons à autre chose. Merci pour vos réflexions toujours très passionnantes.

  5. Les dérapages incontrôlés des maths – Le Monde science et techno – David Larousserie et Nathaniel Herzberg

    Devant l’autorité naturelle liée au ­chiffre et à sa prétendue objectivité et neutralité, il est néanmoins tentant de s’emparer de quelques formules magiques. Nous avons choisi trois domaines – connu pour l’un, largement ignorés pour les deux autres –, afin d’en mesurer les conséquences dramatiques:
    – Prévoir les risques financiers
    – Libérer les détenus
    – Evaluer les profs (sic, mais rien à voir avec le cas de PJ)

    <a href="http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/09/14/les-derapages-incontroles-des-maths_4756789_1650684.html#CFUhoMxrEevWgeOp.99&quot;

    Le problème qui se pose c’est si j’ose dire le service après vente ! A l’intérieur d’une communauté scientifique on ne laisse en général rien passer mais l’habitude est de ne pas intervenir en dehors. D’où la proposition d’un comité d’éthique des maths qui prendrait en charge ce service après vente.

    1. Je verrais plutôt « Les dérapages incontrôlés de l’usage des maths » et « un comité d’éthique de l’usage des maths ». Car les matheux ne me semblent guère responsables de l’usage que d’autres font des mathématiques, qui prennent souvent ces dernières pour un sac à formules, sac dans lequel « on » pioche souvent sans grand discernement.

      Il y a les maths de la maîtrise, pour prédire, prévoir, et celles de l’intelligibilité, pour expliquer.

      Le quantitatif, le nombre, joue le premier rôle dans les mathématiques  de la maîtrise, mais un rôle seulement subalterne dans celles de l’intelligibilité.

      Quel est le statut ontologique du nombre? Quel est en particulier le statut ontologique des probabilités et des statistiques? En vertu de quoi devrions-nous accepter la gouvernance par le nombre, gouvernance qui n’a pu s’imposer que grâce à l’ordinateur*, incapable de faire autre chose que de manipuler (certes à grande vitesse) des 0 et des 1.

      Pourquoi les probabilités et statistiques sont-elles omni-présentes en « Science économique »? Confucius disait qu’une image vaut mille mots. Vaut-elle mille nombres?  Pourquoi la géométrie est-elle totalement (?) absente du discours économique?

      * Les mathématiques sont souvent associées à la rigueur, et utilisées comme telles pour imposer des solutions « techniques ». Mais il n’existe pas de définition rigoureuse de la rigueur… sauf à accepter l’idée que ce qui est rigoureux est insignifiant, ce qui renvoie à Boole … et aux ordinateurs. René Thom a fait une « carte du sens » assortie d’une légende, dispo sur le net, que je vous propose de lire attentivement (dans le cochon tout est bon)!

  6. Il me semble que la critique ne vienne que d’un problème de langage. Le sens des mots n’est pas le même pour tout le monde. Paul Jorion se défend prétendant qu’on a compris, l’inverse de sa pensée : ce n’est pas la science qui est en cause (Quoique…) mais l’absence de rigueur scientifique dans ce qui se prétend une science.

    Les anciens ont déjà tout dit : « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme. »

    Et c’est de cela aussi qu’on parle. Je suis scientifique et surtout sceptique. La science avance par essais et erreurs, de paradigme en paradigme. Dans les culs de sac de la science, il y a l’art. Sous toutes ses formes. Et l’art permet de dire ce que la science n’a pas encore compris. L’art fait prendre conscience à la science de ses errements.

    C’est pour cela que je pense, que seule la beauté pourra sauver le monde.

    Pour ce qui concerne l’espèce humaine aujourd’hui :

    Qui s’organise pour accueillir des familles de réfugiés humains fuyant la guerre ? J’ai entendu cette semaine une phrase qui m’a laissé perplexe sur l’empathie humaine : « Quand nous avons du quitter notre pays en guerre, il n’y avait personne pour nous accueillir, alors qu’ils se débrouillent… »Je ne pense pas qu’on va avancer avec des raisonnements comme ça. Je ne pense pas qu’on avancera si on ne met pas en pratique nos convictions. Bonne nuit.

    1. Je ne pense pas qu’on avancera si on ne met pas en pratique nos convictions

      Qui a encore des convictions ?

      Qui a envie de mourir pour les syriens ?

      Les plus convaincus sont sans doute les intégristes d’en face, et ils les mettent en pratique eux, leurs convictions.

      Ce que j’essaye de penser c’est que les convictions ne suffisent pas. Il faut bien sûr accueillir les réfugiés. Mais cela implique, passé un certain seuil, de modifier nos conditions de fonctionnement. Je parle du travail. Il faut donner du travail à tous – pas seulement aux migrants.

      C’est possible si l’on rapatrie chez nous, ou au Maghreb, une partie des usines délocalisées en Chine ou en Inde et si l’on arrête de produire de la merde « obsolecentisée »

      C’est possible si l’on revient à une agriculture non productiviste, consommatrice de main d’œuvre et productrice de qualité.

      C’est possible si l’on s’en prend réellement aux banques, aux paradis fiscaux, à l’évasion fiscale….

      C’est possible s’il y a une véritable volonté politique (Syriza contre-exemple)

      Là ou je suis pessimiste c’est que la volonté politique, je ne la vois pas, mais alors pas du tout. Quant à la volonté populaire ?

      1. « Là ou je suis pessimiste c’est que la volonté politique, je ne la vois pas, mais alors pas du tout. Quant à la volonté populaire ? »

        +1

        En passant, merci à Juliette K, blogueuse, qui écrit de trés beaux billets.

        Ces riens

        « Parle pour toi. Si tu n’es rien, reconnais aux autres la liberté d’affirmer qu’ils sont quelqu’un, eux. Illusion. L’équilibre des forces bascule, une guerre, le pouvoir change de mains sales et voilà ces messieurs dames sur les routes, une couverture en guise de toit et la mer pour tombeau. Et ces objets si précieux avec lesquels nous composons la chimère de nos êtres, nos désirs, nos gloires, nos œuvres incomparables abandonnés à la ruine. L’exode et la mort sont les suprêmes égalisateurs de tous les riens qui s’imaginaient être un peu plus que du sang et des os, qui se rêvaient des hiérarchies. Le temps recouvrira de sa cendre nos ultimes vanités. »

        « Nos redditions perdraient leur faux goût de victoire sans la peur du naufrage. Ça, on nous l’apprend à l’école : c’est la seule leçon que l’on retient vraiment, et l’hypocrisie des regrets pour toute morale. Pourtant, sur cette absolue certitude de n’être rien, sur cette foi évidente en l’absurdité de l’existence y compris la nôtre, nous pourrions bâtir l’humanité, chaque rien se révélant à l’être dans l’échange égal, dans le partage universel, dans la diversité du vivant. Troquer nos médiocres survies contre la vraie vie, ce ne serait pas rien. »

        http://blogs.mediapart.fr/blog/juliette-keating/150915/ces-riens

      2. MerlinII, vous posez cette question dans son contexte politique:

        « Là ou je suis pessimiste c’est que la volonté politique, je ne la vois pas, mais alors pas du tout. Quant à la volonté populaire ? »

        Mais comment la volonté populaire peut-elle s’exprimer alors que le genre à la mode est le « faire taire » et que tout pouvoir est minutieusement retranché aux populations ? … entre autres par le levier de la crainte du lendemain…

        Pourtant, et les populations peuvent y trouver une forme d’espoir, la crainte change de camp sous nos yeux: les puissants ont de plus en plus de mal à trouver des paroles rassurantes: ils en disent de trop et c’est révélateur de… leurs peurs à eux.

    2. @Le Borgne

      « Et c’est de cela aussi qu’on parle. Je suis scientifique et surtout sceptique. La science avance par essais et erreurs, de paradigme en paradigme. Dans les culs de sac de la science, il y a l’art. Sous toutes ses formes. Et l’art permet de dire ce que la science n’a pas encore compris. L’art fait prendre conscience à la science de ses errements.

      C’est pour cela que je pense, que seule la beauté pourra sauver le monde »

      +1, là clairement, ça devient plus beau, merci à vous !
      KDO : Nelson Makamo colore les rires des enfants de Johannesburg
      le 11 septembre 2015

      Nelson Makamo ! Avec un cocktail vertigineux de peinture à l’huile, d’aquarelle, de fusain et d’encre, l’artiste peint les vi(sag)es des enfants sud-africains. Basé à Johannesburg, Nelson Makamo se définit d’abord comme un conteur de la vie quotidienne :

       

      « Chaque jour est un miracle, alors je l’interprète visuellement pour saisir les mouvements et les sentiments des gens qui vivent autour de moi. »

      http://www.kaizen-magazine.com/nelson-makamo-colore-les-rires-des-enfants-de-johannesburg/

  7. Ceux qui  ont lu le livre de Frederic Lebaron   » La croyance économique« , paru en 2000, comprennent tout à fait comment en France et en Belgique, avec beaucoup de retard sur les anglo-saxons,  une fois constitué un champ universitaire d’études  spécifique, enfin normalisé, avec son prix Nobel et ses pairs, alors l’enseignement  en « science » économique de la part d’un « amateur’ formé à la  sociologie, et encore pire en anthropologie (!) et après un parcours professionnel si original que celui de monsieur Paul Jorion ,  ce n’est plus envisageable , comme d’ avoir une chaire en économie qui plus est dans une faculté de droit.  Professeurs d’arts plastiques dans le second degré nous n’étions pas autorisés (cela a-t-il changé depuis?) à enseigner l’histoire de l’art, dévolue aux seuls professeurs d’histoire-géographie. Nous n’aurions pas tenu le même langage.  C’est très  sérieux l’enseignement!

  8. Bonsoir,

    Ce débat me rajeunit et me renvoie au Centre dit expérimental de Vincennes dans les années 1968-71. Je m’y inscrivais en « Sciences économiques » (macro) pour jouir d’une liberté d’enseignement prometteuse. Néophyte, je ne sus que plus tard, que notre enseignant (ou notre pote, selon l’ambiance de l’époque…), M. Michel BEAUD, s’inscrivait dans une lignée hétérodoxe.

    Au bout de deux années, j’ai eu le sentiment diffus que la science économique était surtout un mode, ou une mode, d’historiciser de grands flux d’échanges à partir de leurs  analyses. Donc une étude à posteriori et dont on tenterait de projeter les résultats, pour en établir « des lois ». Cela dans un univers très évolutif et assez insaisissable.

    En étant resté là, c’est plus de 40 ans après que le suivi régulier du blog de Paul Jorion me confirma peu à peu dans la sensation de flou ressenti en ma jeunesse.
    Le présent débat ne saurait trop m’en dissuader…

    Très cordialement.

  9. D’après une récente étude[1]  sur la primauté revendiquée des sciences économiques dans le domaine des sciences sociales, les auteurs montrent que les économistes engagés dans le monde universitaire américain déclinent trois caractéristiques assez sidérantes : une faible ouverture aux autres disciplines, une forte concentration du pouvoir dans la profession et une haute opinion d’eux-mêmes
    Intégralité de l’étude: http://www.maxpo.eu/pub/maxpo_dp/maxpodp14-3.pdf

    [1] Fourcade, Ollion, Algan: The Superiority of Economists. MaxPo Discussion Paper 14/3. Max Planck Sciences Po Center on Coping with Instability in Market Societies, November 2014

  10. Bonjour Monsieur Jorion,

    Si encore on pouvait entendre médiocre au sens qu’on utilisait dans les salons littéraires du siècle de Molière et de La Fontaine, c’est-à-dire par opposition à pédant et, pour actualiser, à spécialiste ou bien à expert, on pourrait voir dans cette médiocrité quelque chose de globalement équilibré. Mais il me semble que c’est tout le contraire : c’est bien vous qui, dans ce sens, êtes médiocre. Je veux dire : curieux et connaisseur en tout mais docte et expert en rien. En bref, tempéré.

    Prenez cela comme un compliment de ma part !

    Car, me semble-t-il, c’est bien de ceci qu’il s’agit : en même temps que la division scientifique du travail a eu lieu une espèce de division scientifique de la pensée. Chacun étant spécialiste dans son domaine, la rencontre avec un semblable entraine l’apparition de biais cognitifs, dont un que vous-mêmes avez déjà relevé (je cite de mémoire) : deux personnes qui ont une croyance en commun considèrent cette croyance comme un savoir. Pour ma part, je pense que, à partir d’un certains seuil de rencontres (qu’on pourrait malicieusement appeler « constitution de classe »), ce savoir partagé se transforme en certitude. C’est alors qu’on voit apparaître la cause (au sens où on l’emploie dans la locution « la bonne cause »).

    Je pense qu’il est peu utile de développer plus avant. On verra très bien le lien avec notre époque où TINA règne.

    Bien à vous,

    SL

    PJ : vivement vendredi que je reçoive celui de vos livres que j’ai commandé la semaine passé chez mon petit libraire favori 🙂 !

  11. Lorsqu’on se penche sur l’histoire des sciences, on réalise qu’elle n’est – à quelques fulgurantes exceptions près -qu’une longue suite d’erreurs. Les scientifiques depuis la plus haute antiquité, si sincères et compétents qu’ils aient pu être, restent dépendants d’une part de l’état d’avancement des techniques, de l’autre – et peut-être surtout – des présupposés philosophiques de leur temps.

    A l’époque où la Bible était considérée comme vérité absolue, toute démarche scientifique devait obligatoirement s’inscrire dans ce cadre religieux.

    A notre époque où les thèses ultralibérales de Hayek sont érigées en vérité absolue, il ne peut en être autrement, et tout penseur hétérodoxe se retrouve dans la position de Galilée face à l’Inquisition : abjurer ou disparaître.

    Paradoxalement, cette longue suite d’erreurs dans l’histoire de la science est à mettre à son crédit : la science, contrairement à la foi, est toujours capable de se remettre en question et de se refonder sur de nouvelles bases … après une génération. Tant il est vrai que des mandarins plus soucieux de carrière que d’honnêteté intellectuelle tiennent la place et veillent à la garder « propre » (dans les deux sens du terme). Jusqu’à ce que l’âge, la mort, et la génération montante avide de bâtir sa carrière sur les ruines de celle du maître les forcent à lâcher prise.

    30 ans et plus d’ultracapitalisme. Une génération. A suivre.

    1. La Bible est un livre achevé et fini car il raconte la vie des hommes, leur morale et leur dérive. Elle pose des principes pour bien vivre avec un bien commun, le message essentiel et fondamental est l’amour. Elle n’ a rien d’aveugle, c’est un véritable outil de réflexion sur la vie, les comportements, les attitudes. Chacun peut suivre ou non ses préceptes car il y est inscrit un mot ignoré de beaucoup , ce mot c’est liberté.

      La Bible n’est pas un concept politique. La politique c’est une option humaine. La Bible est d’essence spirituelle et divine. Il n’y a rien à opposer la science et la Bible. L’humain reste à sa taille d’humain. Quand on évoque science, on veut dire progrès. Reste à savoir ce qu’est-ce le progrès et son avantage pour le bien commun. Le bien commun n ‘est pas l’intérêt général, lequel pourrait supporter le sacrifice du plus faible. Le bien commun est défini comme l’ensemble des conditions sociales permettant à la personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement.

      Penser que les hommes ne cherchent pas le sens de la vie à travers la spiritualité et le plus profond de leur être est significatif de ce monde qui nie.

      Nier c’est donner de la consistance à la pensée unique.

      Il relève de votre propre conscience de ne pas trouver dans la Bible les fondamentaux de l’Homme, c’est votre Liberté. Penser qu’on a pu s’en servir pour asservir, c’est aussi votre Liberté. Et effectivement en son nom des hommes de peu de foi, s’en sont servis à mauvais escient, il faut le reconnaître.

      La science n’est pas opposable si la science c’est la progression utile pour offrir à l’homme un monde dans lequel il s’épanouit.

      Il n’y a pas d’antagonisme entre la Bible et la Science. Ils ne sont pas tout simplement pas sur le même plan.

       

  12. La notoriété de Paul Jorion s’est constituée   en dehors des normes instituées dans   le champ de connaissances auquel il  a  été associé. C’est à dire en dehors du mécanisme normalisé de transfert de légitimité ( les diplômes spécifiques, les publications officielles, les prix et récompenses personnelles pour mérite…) Sa notoriété vient de ses livres, de ses conférences, de son blog, qui  semblent pouvoir  finir par constituer une vitrine  vers l’opinion publique, en négation  des principes  du monde réputé savant dans ce champ de la science. Il s’agit d’un capital symbolique acquis par une personne ( et un groupe autour de lui) qui est hostile  aux croyances que sont censées entretenir les enseignants, les médias en vue de les propager dans l’opinion publique . Or aujourd’hui tout est marchandisé et la propagande fonctionne comme la publicité pour rendre fameuses ( idée de renommée)  des  personnalités exemplaires ,auprès de consommateurs souverains par leurs votation ,  mais qui ne connaissent rien aux  réalités qui se tiennent en dessous des apparences mises en images.

    Je caricature  cet effet de croyance superstitieuse dans un monde régi par l’invasion des images publicitaires : Soit une personnalité reconnue,  Franco Modigliani, prix Nobel d’économie , dont parla en 1985 le journal télévisé, nom éveillant pour l’ignorant un peintre italien, soit la grande peinture italienne, qui connote la Chapelle Sixtine= « Un artiste question économie! »  Il va sauver  les  emplois?

    Personne n’y est pour rien, surtout pas Franco Modigliani,  c’est le système de fonctionnement auquel nous sommes parvenus qui  est catastrophique…….Mais c’était déjà ainsi à Conques au XIIeme siècle,  le peuple comptait sur la statue de Saint Foi dans l’église romane pour sauver non pas son âme, mais son âne malade.

  13. Je crois que la plupart des lecteurs -commentateurs de votre blog qui sont de culture scientifique dure ( ils sont assez nombreux et c’est mon cas ) ou molle , comprennent à la fois la critique ( infondée dans les faits ou …scientifiquement ) et la réponse que vous faîtes .

    Le risque pris à marier des disciplines apparemment distinctes ( mais qui , toutes , s’accommodent d’une rigueur scientifique ) est accru par l’exposition à la communication large et aussi peu mise en cage ou en filtres que possible. Tous les commentaires ne sont pas exempts d’a priori pro ou anti scientifiques , « par convenance personnelle ».

    Mais de quoi serait le signe et le support , une science qui s’offusquerait d’un (ou plusieurs) coup de gueule étayé scientifiquement ?

    A-t-on jamais reproché à Hubert Reeves ou quelques autres leur modestie scientifique et leurs prises de positions citoyennes ?

    C’est vrai qu’ils ne remettaient pas en cause le dogme des dogmes dans sa pureté immaculée .

    J’espère que celui ou ceux qui vous ont apporté cette critique sauront tout aussi bien faire leur autocritique, pour le bien commun .

  14. Il est fort regrettable de s’en pendre à un homme qui développe ses idées et offre un échange avec d’autres personnes sur un sujet qui les intéressent, tant dans son enseignement que par d’autres moyens, livres, blog.

    C’est un avatar de plus de notre société actuelle et de la pensée unique.

    La justice offrira à Monsieur Paul Jorion de faire valoir ses droits face à son licenciement et dira son droit.

    Si les arguments avancés n’ont pas de teneur, ils échoueront d’eux-mêmes et les masques tomberont.

    Souhaitons lui bon courage dans cette lutte qui s’ouvre.

  15. Donc, si je comprends bien, on a voulu régler certains problèmes en Asie Mineure, au Moyen Orient, en Afrique du Nord, et dans la corne d’Afrique. Et comme on l’a très mal fait en voulant s’occuper de ce qui ne nous concernait pas hormis le pétrole, le gaz, les diamants, l’or, les matières premières, les métaux rares, les transports, l’agriculture et tout ce qui peut se vendre ou être obligé de se vendre pour survivre, tout en leur vendant un maximum d’armes pour faire marcher notre export, et tout en leur fourguant des dettes qu’ils ne pourront jamais nous rembourser, ça nous pète au visage en nous envoyant des millions de réfugiés affamés qu’on va aussi – très mal – recevoir.

    C’est donc cela la science économique et la théorie du ruissellement qui dégouline (ou l’inverse) ?

    De deux choses l’une : soit le système global est bancal, soit il est très bancal. Dans les 2 cas, va falloir le faire évoluer un brin si on veut pas que ça finisse très très mal. Personnellement, je me vois mal jeter de l’eau chaude sur des malheureux depuis un donjon, vu que j’ai pas de donjon et que même si j’en avait un je serais franchement tétanisé à cette idée sordide. 

    Questions : il va nous falloir combien de gamins morts ramassés sur nos plages ou grillés sur les rails du Thalys pour qu’on se pose un peu la question d’où on va et qu’on réagisse intelligemment ? Et qu’on ne me parle pas de statistiques, je commence à voir rouge.

  16. « Mais c’était déjà ainsi à Conques au XIIeme siècle,  le peuple comptait sur la statue de Saint Foi dans l’église romane pour sauver non pas son âme, mais son âne malade. »

    Vraiment ? Et si c’était les 2, car de toute façon un animal servait à des travaux et à se nourrir autant à cette époque (voire m^me davantage) qu’à la nôtre.

    En quoi les déclamations hallucinées d’un tony Blair , entre autres, diffèrent elles de celles d’un inquisiteur enjoignant ses « troupes » à s’écarter du péché ? Ne pas confondre foi et fanatisme , aussi bien d’un point de vue religieux que scientifique me parait être une démarche plus honnête d’un point de vue intellectuel,  qu’une affirmation réductrice et simpliste.

    « Paradoxalement, cette longue suite d’erreurs dans l’histoire de la science est à mettre à son crédit : la science, contrairement à la foi, est toujours capable de se remettre en question et de se refonder sur de nouvelles bases …  »

    Je ne partage aucune de vos certitudes, c’est bien mal connaître la pensée chrétienne et son évolution dans les faits au sein de l’europe médiévale. La richesse culturelle et intellectuelle et la richesse des échanges européens qui prévalaient et y compris avec les pays musulmans, en pleine renaissance au 12ème siècle sont trés éloignés de vos affirmations péremptoires et infondées.

    Renaissance du XIIe siècle

    « La renaissance du XIIe siècle est une période majeure de renouveau du monde culturel au Moyen Âge, mise en évidence par les travaux des historiens Charles H. Haskins, Jacques Le Goff ou encore Jacques Verger.

    « Stimulée par un contexte de prospérité inédit depuis le début du Moyen Âge, sur les plans démographique et économique, mais aussi par une période de « renaissance politique » et par la réforme de l’Église, la chrétienté vit une profonde mutation de ses structures culturelles. Le monde monastique se recentre sur la fonction méditative, ce qui profite aux écoles urbaines qui fleurissent dans les grandes villes, à commencer par Paris, notamment grâce à l’abbaye Saint-Victor, mais aussi Chartres ou Bologne. Les disciplines intellectuelles sont ainsi dynamisées et nourries par l’élan des traductions depuis le grec et l’arabe en Espagne et en Italie, qui diffuse de nouveaux textes d’Aristote et de ses commentateurs musulmans. De là découle un goût nouveau pour les disciplines scientifiques, pour la dialectique, la naissance de la théologie dogmatique et l’esquisse de la scolastique, ou encore l’essor du droit et de la médecine dans les régions méditerranéennes. »

    « Siècle de l’essor d’une véritable classe d’« intellectuels » selon les mots de Jacques Le Goff, tels Abélard, connu pour ses amours avec Héloïse et la virulence de son conflit avec saint Bernard, ou encore Jean de Salisbury ou Pierre Lombard, siècle d’un nouvel humanisme fondé sur le renouveau de la culture antique selon l’adage de Bernard de Chartres (« des nains sur des épaules de géants »), siècle de l’épanouissement d’une culture de cour et de la littérature courtoise, le XIIe siècle prépare la maturité culturelle du siècle suivant, qui se révélera dans le cadre des universités. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance_du_XIIe_si%C3%A8cle

    et @Leborgne +1

    Quand la rigueur s’allie à la beauté ça peut donner ça :

    « La renaissance, avec l’apparition de la perspective linéaire, va révolutionner la composition picturale et poser les bases de la représentation pour les 5 siècles à venir, jusqu’à ce qu’au XXe siècle le cubisme et l’abstraction mettent à bas ce système et permettent à l’art d’explorer de nouveaux horizons. »
    « Après Giotto, les artistes européens se sont posé le problème de représenter l’illusion de la profondeur et de la troisième dimension dans l’espace bidimensionnel du tableau afin de créer des images dont le rendu serait au plus proche de la vision humaine.
    C’est dans ce contexte que les efforts combinés du peintre Masaccio, du sculpteur Donatello et de l’architecte Brunelleschi ont abouti à la mise en place d’un système mathématique précis : la perspective monofocale centralisée. Dès lors la scène possède une unité de lieu, de temps et d’action. La composition gothique devint du coup inutile et l’image s’exprima à travers un nouveau langage capable de traduire le nouveau mode de pensée dans lequel l’homme, en accord avec la philosophie humaniste, se trouvait non seulement au centre de la composition grâce aux lignes de construction convergeant toutes vers un point de fuite unique mais aussi sujet central, exclusif et absolu du tableau. »

    http://www.histoiredelart.net/courants/la-renaissance-1.html

    L’humanisme n’est pas indissociable d’une pensée intellectuelle, il la positionne à un autre niveau et dans une perspective qui requalifie la place du vivant et de son environnement avec toute leurs richesses . Il me semble que Keynes s’est inspiré de cet esprit et en reprendre l’essence pour le repositionner dans le contexte actuel est une démarche audacieuse et pertinente. Celle ci m’apparait encore plus louable dans le travail de démystification de la pensée dominante qui contrairement à ce qu’elle prétend est une véritable régression sur le plan humain.
    Convier à une véritable RENAISSANCE et ce avec une vision et une démarche intellectuelle honnête, rationnelle, et qui remet le vivant au CENTRE, sacré défi M Jorion ! Défi que je partage , oui c’est « sportif » !

    Vous faites parti de ce « courant » naissant qui montera en puissance, nous atteignons des seuils critiques sur plusieurs plans et nous n’aurons plus le choix, question, de survie. Etre celui ou celle qui comprend cela un peu trop tôt est tout sauf agréable et confortable et effectivement avoir un peu , m^me un tout petit de peu de foi ça peut aider…… 😉

    « Qu’est-ce que l’idéal ? C’est l’épanouissement de l’âme humaine. Qu’est-ce que l’âme humaine ? C’est la plus haute fleur de la nature.  »
    Jean Jaurès

    « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir.  »
    Jean Jaurès

    1. @Gudule

      Pour ce qui est de ma remarque ( aussi brève que possible par respect du sujet ouvert à commentaires) concernant l’écart entre foi et superstition au Moyen Age en  relation  avec l’écart entre science et croyance concernant  des  pratiques actuelles, j’ajoute ceci: le monastère de St Martin de Tours dépêcha pour enquête sur les pratiques  superstitieuses  manifestées à Conques, concernant un culte à Sainte Foy , lequel, raisonnant comme vous, conclut à son retour au maintien de ces pratiques contraires à l’esprit de la foi chrétienne. Si en effet on transpose votre raisonnement « économique » à notre époque, il faut  conserver  l’usage intensif des pesticides, chimiques  si nécessaires au maintien du niveau de vie de la petite exploitation paysanne? Rien n’est simple… Ceci dit, je suis prêt à développer, ailleurs, mon respect pour l ‘apport des moines à notre civilisation: la renaissance dite romane fut beaucoup plus positive que le Renaissance reconnue par l’histoire apprise durant la scolarité.

      1. « lequel, raisonnant comme vous, conclut à son retour au maintien de ces pratiques contraires à l’esprit de la foi chrétienne. Si en effet on transpose votre raisonnement « économique » à notre époque, il faut  conserver  l’usage intensif des pesticides, chimiques  si nécessaires au maintien du niveau de vie de la petite exploitation paysanne? »

        Non justement je ne confonds pas foi avec croyance et encore moins avec superstition. je ne transpose rien de tel relatif à l’économie et aux nuisances auxquelles vous faites allusion dans mon commentaire.

        « la renaissance dite romane fut beaucoup plus positive que le Renaissance reconnue par l’histoire apprise durant la scolarité »

        je dirais plus riche surtout au point de fut des échanges entre des civilisations trés différentes, et ce n’est pas une à l’école que j’ai approfondi cela.

      2. « concernant l’écart entre foi et superstition au Moyen Age en  relation  avec l’écart entre science et croyance concernant  des  pratiques actuelles, »

        Non, ne pas tout confondre, il existe une trés nette distinction entre foi, croyance et superstition. Quand aux fameuses enquetes émanant du clergé et visant a faire la part des choses entre les « vrais » ou « faux » représentants de la foi, et leurs conclusions fanatiques, les buchers n’en sont pas un glorieux témoignage……les époques changent, la profonde bétise et l intolerance ,de certains représentants du  pouvoir,hélas, ont survécu. Et ce quelque soit la thématique concernée et l’époque consultée.

        « Si en effet on transpose votre raisonnement « économique » à notre époque » 

        Pas du tout. Je n’ai jamais émis de telles suppositions et transpositions sur le plan économique dans mon raisonnement, ni dans mon commentaire.Vous seul etes responsables de vos interprétations.Et je ne suis en rien d’accord avec vos propos.

        « la renaissance dite romane fut beaucoup plus positive que le Renaissance reconnue par l’histoire apprise durant la scolarité. » 

        L’art roman peut s’apprécier hors des sentiers battus tout comme la renaissance, leur richesse positive en est beaucoup plus savoureuse.

    2. @Gudule

       
      Madame,
       

       
      Il n’entrait pas dans mes intentions de lancer une polémique sur les rapports entre science et religion, religion et foi, foi et fanatisme, ni à retracer l’historique des arts et des sciences de ces vingt derniers siècles. Ce n’est pas le sujet du post initial, ni celui de mon message.
       

       
      J’ai sans doute été elliptique parce que je n’avais pas le loisir de m’étendre, je pensais être comprise, ce n’est pas le cas. Le point est le rapport mythe/pouvoir. L’une des multiples fonctions du mythe est de fonder un ordre social, – et le mythe chrétien n’y fait pas exception : l’Église est tout autant une puissance financière et temporelle qu’une source d’inspiration spirituelle et suivant son intérêt, s’est alliée ou opposée aux pouvoirs régnants. –
       

       
      Dès lors, s’attaquer aux fondements du mythe, c’est s’attaquer au pouvoir. Les autorités veilleront donc à protéger ces fondements. Ce qui n’empêche ni recherche, ni réflexion, ni échanges culturels lointains, ni même exubérance créative – tant que ces limites ne sont pas franchies. Et j’ai pris l’exemple de Galilée dont les recherches, interrogeant certains dogmes, se sont heurtées à l’autorité de l’Eglise. J’ai parlé de Bible comme j’aurais pu parler de la théogonie d’Hésiode, du Coran ou du Mahâbhârata, parce que c’est plus parlant pour des occidentaux. Mais le fond est le même : c’est une question de pouvoir et non de foi, encore que le pouvoir aime et encourage la foi aveugle, qu’elle soit religieuse ou idéologique n’a pas d’importance, pourvu qu’elle ne se remette jamais en question.
       

       
      Le rapport avec le licenciement de Monsieur Jorion et d’autres économistes non-alignés ? Leurs recherches remettent en cause les dogmes de la pensée/religion/mythologie économique néolibérale, et menacent ainsi le pouvoir qui se cache derrière ces théories qu’il prétend scientifiques (le religieux n’ayant actuellement plus la cote, ni la royauté de droit divin).
       

       
      J’espère avoir été plus claire. Maintenant libre à vous de ne pas être d’accord. Quant aux fondement de la foi (et non de la religion), je n’en discute pas : certains l’ont, moi pas. Point final.
       

       

      1. @agnès

        Je vous remercie d avoir précisé votre pensée et donc de lever ce malentendu, je suis d’accord avec cette conclusion :

        « Mais le fond est le même : c’est une question de pouvoir et non de foi, encore que le pouvoir aime et encourage la foi aveugle, qu’elle soit religieuse ou idéologique n’a pas d’importance, pourvu qu’elle ne se remette jamais en question. » 

        La foi aveugle ou la raison aveugle n ont pour moi aucun interet.

        Je ne porte aucun jugement et je respecte vos choix autant que vous respectez les miens.

        Cordialement

         

      2. @Agnès à propos de Gudule

        Bonjour. Pleinement d »accord avec vous concernant les longues déviations de Gudule hors sujet des commentaires proposés par monsieur Jorion.Désormais je ne lui répondrai plus si elle dévie du sujet!

        Comme vous je trouvais  que je restais dans le sujet.  En soulignant brièvement la possibilité de comparer ici, dans nos réflexions, l’opposition  » foi et superstition »   avec l’opposition « science et croyance « . Cela me semble important de  ne pas confondre les deux   modes d’approche du  réel. Il y a eu beaucoup de textes sur ce blog pour préciser l’approche par la foi et l’approche empirique par hypothèses, assez pour proposer   d’ attribuer le mot croyance à  une déviation de la démarche scientifique.  Ainsi F. Lebaron titrait-il  un livre critique de la fausse science économique  » la croyance économique » Comment lever toute l’ambigüité des mots? C’est un travail qui s’imposerait.

         

  17. Police de la pensée économique à l’Université
    « L’enfermement idéologique des dirigeants européens trouve ses racines dans une bataille pour l’hégémonie intellectuelle qui ne se livre pas seulement dans les médias. Malgré ses impasses et l’échec des politiques qu’elle inspire, la doctrine économique néoclassique domine plus que jamais à l’Université. Ses promoteurs, parmi lesquels Jean Tirole joue les premiers rôles, contrecarrent toute volonté de pluralisme. »

    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196
    Economie : la mort programmée du pluralisme à l’Université
    http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/140314/economie-la-mort-programmee-du-pluralisme-l-universite

     
    Mieux enseigner l’économie à l’université
    http://www.touteconomie.org/index.php?arc=bv1&manif=344

     
    Pour la concurrence des idées dans l’enseignement de l’économie
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/02/pour-la-concurrence-des-idees-dans-l-enseignement-de-l-economie_3168940_3234.html

     
    Quand le pluralisme dans l’enseignement de l’économie devient une demande mondiale.
    http://www.ares-infos.org/2014/05/14/enseignement-economie-pluralisme/

  18.  

    Cher Paul Jorion

     

    Comme tout le monde, j’ai appris avec tristesse l’information de l’intention de la VUB de mettre fin à sa collaboration avec vous dans le cadre de la chaire qui vous avait été confiée. Cette annonce est doublement triste, tant pour vous sur le plan personnel que pour le monde académique belge dans son ensemble, par ce qu’elle traduit de l’inféodation de ce monde académique à des considérations qui ne devraient pas y avoir droit de cité. Triste, mais pas surprenante. Ce refus du pluralisme est extrêmement prégnant et connu au sein de toutes les facultés de type sciences sociales, que cela soit en Belgique ou en France – de même que les conséquences de ce refus en termes de non recrutement ou d’écartement des personnes susceptibles de donner corps et voix à ce pluralisme pourtant indispensable à toute démarche de travail et de réflexion académique.

     

    Au-delà de ces éléments, déjà abondamment exprimés ici, et mieux que je ne pourrais le faire, permettez-moi d’exprimer mon très, très grand étonnement quant aux éléments que vous avez exposés ici-même relatifs aux données de votre écartement par la VUB :

     

    à ma connaissance, en droit social belge, les 3 cas de figure suivants résument les différentes possibilités en matière de fin de contrat :

     

    1) Vous êtes fonctionnaire public, nommé (statutaire). Dans ce cas, il existe 3 motifs pour lesquels vous pouvez être licencié (relire l’article 112 de l’Arrêté Royal du 2 octobre 1937 portant le statut des agents de l’Etat ) :

    A. vous êtes démis d’office de vos fonctions

    B. votre inaptitude professionnelle est constatée pour la seconde fois (dans les 3 ans suivant une 1ère évaluation « insuffisante ») via une mention « insuffisante » au terme du processus d’évaluation (processus clairement défini au niveau du règlement de travail de l’institution dans laquelle vos travaillez, avec les procédures de recours également définies)

    C. des raisons disciplinaires

    Quelle que soit la raison invoquée parmi les 3 ci-dessus, le licenciement est notifié de manière officielle et formelle, et un ensemble de documents vous sont remis en mains propres, par courrier recommandé ou par exploit d’huissier, pour vous permettre d’être en ordre au niveau de la sécurité sociale belge (voir : http://www.fedweb.belgium.be/fr/fin_de_carriere/licenciement/statutaires)

     

    2) Vous êtes fonctionnaire public contractuel / vous êtes employé du secteur privé (situations identiques du point de vue de la fin de contrat) – je fais ici l’hypothèse que nous ne sommes pas face à un licenciement pour motif grave :

    Dans ce cas, votre contrat de travail peut comporter des clauses relatives à la fin de contrat (surtout utilisé pour les fonctions dites « supérieures » où le salaire dépasse un montant annuel brut de 65.000 €). Si c’est votre cas, ces clauses doivent obligatoirement être respectées, sauf licenciement pour motif grave et, quoi qu’il en soit, tout contrat de travail du secteur privé belge est soumis à la loi du 3 juillet 1978, amendé par les dispositions prises suite au non AIP de 2012 par le gouvernement belge à l’occasion de « l’harmonisation des statuts ouvrier et employé » (arnaque sans nom, mais ceci est une autre histoire). Ceci a pour conséquence que le licenciement doit être notifié de manière formelle et officielle. Cette notification doit obligatoirement comporter :

    A. la mention de la date de début du préavis

    B. la mention de la durée du préavis, et du fait qu’il va être presté ou non – s’il n’est pas presté, ce qui est quasi toujours le cas, la mention de l’indemnité compensatoire.

    C. les documents nécessaires à la mise en ordre au niveau de la sécurité sociale (document C4)

    Remarque : jusqu’à 2012, il n’y avait aucune obligation pour un employeur de mentionner un motif de licenciement pour un employé ou un cadre. Depuis 2012, un motif doit être indiqué sur le document C4. Cependant, ce motif n’est qu’une formalité purement administrative : l’employeur a à sa disposition un ensemble de « motifs bateau »généralement invoqués, qui ne provoquent aucun froncement de sourcil au niveau de l’ONEM lorsque le travailleur sans emploi vient s’inscrire pour avoir droit au chômage. Si l’employeur utilise un motif « non bateau », la seule conséquence négative est pour le travailleur licencié, car l’ONEM peut alors juger qu’il a une part de responsabilité dans son licenciement et le sanctionner en lui retirant le droit aux indemnités de chômage pendant une période allant d’un moi à un an.

    Ceci signifie qu‘en pratique, il n’y a pas de licenciement abusif, et donc aucun recours judiciaire valable – sauf cas très graves de harcèlement moral ou sexuel caractérisé et prouvable devant une cour (pour rappel, même un cas très douloureux de suicide avec faits de harcèlement connus n’ap pas donné lieu à condamnation de l’employeur BPost, ces dernières années).

    En outre, en Belgique, tout licenciement est effectif et non contestable dès sa notification dans les règles. Il n’y a aucune notion d’autorisation préalable par une administration ou de recours préalable au licenciement devant une juridiction prudhommale : cela n’existe pas. Seul existe le tribunal du travail, qui statue généralement sur des cas de licenciements pour motifs graves.

    Pour résumer, en Belgique, dans le secteur privé ou assimilé (contractuel public ou parapublic), tout travailleur peut être licencié, quel que soit le motif ou même sans motif (via mention de l’un des motifs bateau à disposition de l’employeur) pour autant que l’employeur paie le préavis prévu par la loi (formule de calcul liée à l’ancienneté dans l’entreprise).

    Il est donc tout simplement impensable de contester un licenciement devant le tribunal du travail si l’employeur paie ce qu’il doit. Le tribunal du travail déboutera le travailleur, qui se sera en plus grillé pour toute recherche d’emploi ultérieure (cf. la composition de ce tribunal).

    Ce n’est qu’en cas de licenciement pour motif grave que le travailleur a intérêt à aller devant le tribunal du travail (s’il est syndiqué et est en position de demander le soutien et l’assistance judiciaire de son organisation syndicale), car en cas de licenciement pour motif grave il perd tout droit à la sécurité sociale (indemnités de chômage, soins de santé, etc.) et se trouve dans une situation où il n’a plus rien à perdre.

     

    3) vous êtes sous-traitant de la VUB : la VUB a signé un contrat avec la SPRL Jorion ou l’individu freelance Paul Jorion. Ce contrat décrit la mission qui fonde le contrat, les modalités d’exécution du contrat, les motifs éventuels et surtout les modalités de fin de contrat. Dans ce dernier cas, la situation est encore plus simple : il n’y pas de licenciement, il y a simplement rupture de contrat entre deux entités. Le contrat est soumis au droit des contrats belge, et ne peut comporter de clause abusive. Au-delà de ce cas de figure, aucune contestation, rien. Le contrat est respecté, et les deux parties se séparent. Point final.

     

    Au vu de l’ensemble de ces éléments, je ne peux qu’être interpellée par les appels à « aller en justice » sans nul doute bien intentionnés, mais totalement inadaptés à la réalité belge. Nous ne sommes pas en France. La VUB est l’université flamande libre de Bruxelles, soumise au droit belge.

     

    Le seul conseil à donner, c’est de faire pour un mieux en fonction de celle des situations qui est la vôtre, et d’agir en fonction. Cependant, de ce que je peux voir, en dehors d’un rapport de force établi par médias interposés contre la VUB (ou les sponsors de votre chair), qui l’obligerait à changer d’avis, vous ne disposez d’aucun recours pour annuler ce licenciement – comme tout travailleur belge.

    1. Merci pour ces explications. Je relève manifestement de la catégorie 2 (fonctionnaire public contractuel).

      … l’employeur a à sa disposition un ensemble de « motifs bateau » généralement invoqués

      J’ignorais que les motifs invoqués étaient de notoriété publique « bateau », sans quoi je n’aurais pas eu la naïveté de les mentionner ! Enfin, une occasion a été offerte à l’opinion publique belge de découvrir sur 3 exemples, à quoi ressemble, vu de près, un « motif bateau » 😉

      1. Cher Paul Jorion,

        Juste deux précisions par rapport à votre réponse :

        1) si les motifs formellement écrits sur les documents qui vous ont été remis (C4 inclus) sont ceux que vous avez exposés dans un autre fil :

        – le 1er (maîtrise insuffisante de l’anglais) fait référence à quelque chose de factuel. Il ne s’agit pas d’un motif bateau, et sa fausseté peut être démontrée au niveau du tribunal du travail.

        – le 2ème (étudiants laissés à eux-mêmes) est un motif bateau, vous ne pourrez pas prouver sa fausseté devant un tribunal du travail

        – le 3ème (plaintes des étudiants) peut ou non être un motif bateau, selon que le tribunal du travail obligerait ou non l’employeur à produire les preuves de ces plaintes. A partir du moment où vous n’êtes pas licencié pour faute grave, je pense que le tribunal laissera la VUB dire que ces plaintes ont été faites verbalement et qu’ils n’ont pas à fournir de document prouvant les allégations.

        En conclusion : comme vous êtes vous, et donc une personnalité publique et connue des médias, vous pourriez décider de faire de votre cas une luttle pour faire tomber les masques. Même si le tribunal du travail est composé d’un juge professionnel, d’un juge amateur issu du patronat et d’un juge amateur issu d’une organisation syndicale, vous ne vous grillerez pas pour autant (contrairement à un travailleur lamdba). Si le tribunal du travail vous donne raison, vous ne serez pas réintégré (on ne réintègre jamais), mais vous pourrez prétendre à des compléments d’indemnité de rupture, sous forme de dommages et intérêts ou autres.

        NB : tout recours devant le tribunal de travail ne peut se faire que si vous n’avez pas signé un gentil papier qui dit que vous êtes satisfait des conditions de licenciement et où vous vous engagez à ne pas poursuivre la VUB.

        Très cordialement.

      2. Merci pour ces précisions qui me font mieux comprendre. Seule interrogation par rapport à ce que vous me disiez dans le premier courrier, manquent au courrier que j’ai reçu :

        B. la mention de la durée du préavis, et [comme] il n’est pas presté, […] la mention de l’indemnité compensatoire.

        C. les documents nécessaires à la mise en ordre au niveau de la sécurité sociale (document C4)

  19. De toute façon ,très franchement j’ai vu d’un très mauvais œil, la nomination de Paul à la VUB.  En tant qu’hexagonal ,le retour du prophète en son pays m’apparaissait extrêmement risqué .Aller dire en anglais à des flamands que tout n’est pas rose en science économique,je ne sais pas, je ne le sentais pas bien.

    Au delà de cela, très égoïstement ,savoir Paul  réfugié en France terre d’accueil,cela me rassure sur notre ouverture d’esprit.

    1. Votre vision est bonne, d’un point de vue hexagonal, j’adore la géométrie compliquée, Paul Jorion  est belge de naissance, le retour du prophète au pays est assez mal signalisé et même mal co-noté en France comme en Belgique, et se joindre en langue anglaise aux pouvoirs universitaires en zone Flamande, fut oser! Mais, par la bénédiction des têtes couronnées, notre capitaine se soumettait  et ne risquait point de mettre en péril la navigation  de ce dit pouvoir. Malheureusement, la traduction restant ce qu’elle doit être,  (probablement que le « motif bateau » de la langue anglaise restera énigmatique, et nous laissera sans voix, tant elle met à terre le meilleur de nos navigateurs) .

      Traduction : . »Aller dire en anglais à des flamands que tout n’est pas rose en science économique,je ne sais pas, je ne le sentais pas bien.  » Pour tout vous dire moi non plus. Alors vive notre Paul Jorion réfugiée en France, qu’on se le dise.

  20. C’est un peu court de la part du recteur de la « Vrij Universiteid van Brussel » quant à la justification du licenciement de Paul Jorion, quelles sont ses véritables mauvaises raisons, on le subodore mais l’avouera-t-il?
    Lors de la nomination de Paul,ce recteur néerlandophone était perçu comme ayant une grande ouverture d’esprit, à quelle pression a-t-il été soumis pour ainsi changer d’attitude?

     

  21. « Lors de la nomination de Paul,ce recteur néerlandophone était perçu comme ayant une grande ouverture d’esprit, à quelle pression a-t-il été soumis pour ainsi changer d’attitude? »

    « une mise en bière » de sa carrière et pas des meilleures….bières belges !

    Trés courant, malheureusement, et pas que dans la fp….
     

  22. Bonjour

    Pour ceux qui croient encore au hasard quand on parle de certains sujets:

    c’est la 8th International Basic Income Week du 14 au 21 septembre et très très peu de media en ont parlé. Voire aucun après un petit tour d’horizon des plus grands.

     

  23. Le licenciement de Paul Jorion est manifestement abusif. Car, même si les motifs invoqués étaient fondés, ce dont nous avons toutes les raisons de douter, il y aurait eu des manières plus académiques de rappeler notre collègue à l’ordre. Il s’agit clairement d’un règlement de compte, jusqu’à nouvel informé.

    Y a-t-il à cette heure une pétition ou d’autres moyens de contestation plus efficaces pour sauver le soldat Jorion ou plutôt – Paul Jorion n’ayant pas besoin d’être sauvé, car nullement menacé par le ridicule dont se couvrent ses adversaires – pour dire « Non » à la méthode forte usée à son encontre et qui illustre les pratiques violentes du management néolibéral à l’université (en l’occurrence la « Vrije » Universiteit Brussel), dont il est un des plus fins analystes, ce qu’il semble aussi payer cher aujourd’hui ?

    Courage à lui et… merci à l’un ou l’autre de répondre à ma petite question.

    Paul Dirkx, Université de Lorraine (traduction en néerlandais à la demande ; in het kort : mijn mail stelt de vraag of er al een petitie of enig ander (allicht efficiënter) initiatief gericht tegen het arbitraire ontslag van Paul Jorion gelanceerd werd)

  24. Pour commencer ceux qui ont le temps pilonnent la boite email du Doyen de la VUB et envoient des lettres de protestation. Et les Universitaires et chercheurs en tant que tels. Pétition, Comités de soutien etc. On a un camarade en danger je crois. On ne laisse plus personne derrière à partir de maintenant. Save and Rescue les Libertés académiques. FEU, FEU, FEU !!!

    1. Bonjour Monsieur JORION,

      Brièvement, cette décision a de quoi surprendre mais est surtout source d’inquiétude par rapport à la place de voix hétérodoxes fortes au sein de nos facultés d’économie en Belgique (et ailleurs également, bien entendu). A ce stade, il nous est possible en tant que citoyen, d’exprimer notre étonnement auprès de l’ULB, ou plus personnellement auprès des responsables. Je ne manque pas de le faire…

      Que votre action  « en amont » continue de sortir pleinement ses effets…pendant que d’autres opèrent « en aval » (je pense p.ex. aux bénévoles du parc Maximilien).

      Avec

      1. @ Brasseur

        A ce stade, il nous est possible en tant que citoyen, d’exprimer notre étonnement auprès de l’ULB

        Vous pouvez exprimer votre étonnement auprès de l’ULB, mais eux aussi risquent d’être surpris 😉

        À la VUB, ça aura sans doute plus d’impact.

    1. C’est super logique ce qu’il dit.

      Un fois tout par terre, une seule solution :

      Constitution d’une nouvelle forme de gouvernement du peuple, conseil de Sages…,

      Émission d’une nouvelle monnaie pour nationaliser les Ressources primaires, monnaie donc adossée dessus…

      Et zou!

  25. M. Jorion

    Je pense que vigneron a raison, comme souvent. Et ce n’est pas parce que l’un des sponsors vous aurait manifesté son appui que les autres le suivraient. Ce serait même le contraire, le fait que tous sauf un cachent la main laissent penser qu’ils ont bel et bien jeté la pierre.

    Vous alléguez, maintenant, une incompréhension de votre scientificité. Pourtant, après la très contestée relativité d’échelle ( Laurent Nottale ) appliquée au temps et à la durée des civilisations donc au sciences humaines ou la non-intentionnalité de la conscience décrétée sur la base des mesures de Libet (1973) alors que les neurosciences actuelles sont, au mieux pour vous, incapables de se mettre d’accord sur le sujet et au pire, démontrent la mauvaise interprétation de ces mesures, cette incompréhension me parait légitime.

    Veuillez bien croire que je ne me réjouis pas de votre éviction et que, par ailleurs et sur d’autre sujet, j’ai beaucoup appris en vous lisant.

    Bonne chance pour la suite.

    Mor.

  26. Cher Paul Jorion,

    Concernant votre dernière question en réponse à mon message :

    – pour autant que le contrat qui vous lie/ait à la VUB entre bien dans le cas de figure 2 (employé du secteur privé ou fonctionnaire contractuel), la notification du licenciement DOIT contenir les éléments dont j’ai fait mention, sinon elle ne respecte pas le prescrit de la loi. Vous DEVEZ disposer de manière formelle de la date de début du préavis et de la durée de ce dernier + montant de l’indemnité compensatoire comme il ne sera pas presté. Vous DEVEZ aussi obtenir le document C4.

    – je suis médusée par la situation que vous décrivez. Pour moi, elle relève de l’absurdité. Je n’aurais jamais pu concevoir qu’une institution comme la VUB, avec le nombre de personnes qu’elle emploie, soit incapable de procéder à un licenciement en respectant les quelques – très peu nombreuses – exigences décrites dans la loi.

    – à ce stade, ma démarche prioritaire serait, à votre place et si je connaissais quelqu’un de correct, de consulter un avocat spécialisé en droit du travail en lui demandant conseil.

    Pardonnez-moi, je n’ai pas l’expertise légale nécessaire pour aller plus loin dans la réflexion sur le sujet.

    1. Oui, à fond sur le droit du travail, c’est la cible des néolibéraux. C’est le moment qu’un intellectuel soit un travailleur et se défende au nom du Droit du travail. C’est ce qui manque. Qu’un collectif de défense avec les compétences nécessaires se mette en place et réhabilite les luttes du travail. Feu, Feu, Feu !!!

    2. « je n’ai pas l’expertise légale nécessaire pour aller plus loin dans la réflexion sur le sujet ».

      « légale » vous le dites, mais un grand plaisir à lire vos lumières concrètes, qui m’informent aussi de l’écart entre nos frontières juridiques (suis pas Belge).

    3. « – je suis médusée par la situation que vous décrivez. Pour moi, elle relève de l’absurdité. Je n’aurais jamais pu concevoir qu’une institution comme la VUB, avec le nombre de personnes qu’elle emploie, soit incapable de procéder à un licenciement en respectant les quelques – très peu nombreuses – exigences décrites dans la loi. »

       

      Cependant si l’on  cherche à créer un incident qui fasse le plus de bruit possible…..

      1. @Dup  a  dit  le 16 septembre 2015 à 01:23   :

        ….. »  » «  Cependant si l’on  cherche à créer un incident qui fasse le plus de bruit possible….. »  »  »   ..???????????????..

        Ami…….??…….OU……..Ennemi…..??         (  Merci de bien vouloir justifier en plus d’un mot.. )

      2. Mon propos se référait à la citation extraite du message auquel il répondait. J’ai voulu dire qu’un licenciement légalement mal ficelé est plus a même de créer une polémique et donc de s’ébruiter rapidement et ainsi, de porter un plus grand préjudice à celui qui en est victime (tant au niveau administratif, comme au niveau de la mise en question de ses compétences).  En effet, même si Mr Jorion avait voulu passer sous silence son licenciement (et/ou la mise en cause de ses compétences), un recours devant les instances adéquates l’aurait forcément exposé publiquement.

        Cependant ami ? ou ennemis ? de qui et/ou de quoi ?? votre question n’est pas claire mais quoiqu’il en soit je suis la plupart du temps neutre.

  27. A propos de la science.

    Qu’on le veuille ou non la science est une entreprise dogmatique puisqu’elle vise à susciter chez tout observateur la même réaction mentale en face d’un même donné scientifique, fait ou théorie.

    Isoler les dogmes, les combattre … pour les remplacer par d’autres.

    Le positivisme n’étant plus ce qu’il était, il n’y a plus de barrière précise entre science et non-science (y en a-t-il jamais eu?).

    Pour moi il y a seulement des discours plus ou moins pertinents. Et, bien que je n’y connaisse rien en économie, PJ m’a convaincu que le discours économique « mainstream »   s’appuie sur des dogmes dont la pertinence est douteuse.

    1. la science est une entreprise dogmatique puisqu’elle vise à susciter chez tout observateur la même réaction mentale en face d’un même donné scientifique, fait ou théorie

      Désolé, ce n’est pas cela que « dogmatique » veut dire.

    2. Que signifie le qualificatif « scientifique »?

      On dit parfois (souvent) que la signification d’un mot n’est autre que l’usage de ce mot. Dans l’imaginaire populaire, la science renvoie à l’objectivité et la méthode scientifique à la rigueur.

      Depuis Poincaré les scientifiques, même les plus « durs », ont renoncé au déterminisme absolu, laplacien.

      Je pense que, de même, l’existence d’une science objective (telle qu’on l’entend actuellement) a fait long feu: exit le scientisme (cf. Wiki). Les mécaniques newtonienne et einsteinienne ont fait illusion (et exception) parce que l’objectivité y coïncide avec l’intersubjectivité (principe de relativité).

      Pour les scientistes la science expérimentale a priorité pour interpréter le monde. Mais derrière  l’expérience se cache nécessairement le sujet qui expérimente, ce qui ruine la possibilité d’une science objective…    à moins de pouvoir considérer le sujet d’étude comme un objet, ce qui n’est peut-être pas impossible, mais certainement nettement plus difficile, nécessitant (?) une approche plus vitaliste que l’approche purement mécanique actuelle*.

      A l’opposé du positivisme on trouve la naturphilosophie, position inconfortable entre la science (et non le scientisme) et la philosophie. Position assumée par René Thom qui va répétant « Il faut être philosophe en science et scientifique en philosophie ».

      Si j’y connaissais quelque chose en économie je dirais que le drame de la science économique actuelle est qu’elle se veut objective « façon XIXème: cf. Tirole ce matin sur Inter

      * En réponse à « la dernière » de Jducac.

      1. C’était à 8 h 21 ce matin ( soit 1H21 sur le podcast de 2heures de durée ):

        http://www.franceinter.fr/emission-le-79-jean-tirole-le-systeme-francais-est-une-machine-a-creer-du-chomage-et-de-lexclusion

        Pourquoi ai-je la curieuse sensation , après avoir écouté d’un autre côté le podcast de BFM avec Paul Jorion  , que dans ce dernier  cas , l’ingénieur que je suis comprend ce qu’on dit ,et est capable de le peser, alors que dans l’autre, au format de questionnement près , je ressors plus con que je l’étais auparavant ( si c’est possible ) ?

  28. « Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ». Voilà le proverbe francais.

    Votre licienciement est peut-être une bonne chose dans mesure où vous aurez davantage de temps pour faire de la pédagogie auprès le publique.

    L’économie n’est pas une science, ne l’a jamais été. Elle propose un inventaire de raisonnement et de méthodes pour décrire et pour mesurer (avec le concours des maths) certaines évolutions.

    De plus l’économie et la politique sont étroitement liées, depuis toujours, cet ensemble est donc extrêmement tendancieux.

    1. @Germanicus

       

      Les gens doivent bouffer et avoir les moyens de travailler. Rien n’est possible sinon. Il y a une infrastucture, un système de redistribution préalable à tout. Ce sont ces conditions qu’ils détruisent. Ce sont les luttes du travail qui tiennent tout. C’est ça, l’économie !

    2. Germanicus

       

      Une économie plus scientifique serait-elle moins politique ?

      Il me semble qu’elle comporterait toujours une dimension politique, mais à la différence de la pseudo science économique actuelle où elle intervient comme idéologie (le discours d’une classe dominante)  elle constituerait son paradigme.

      Il s’agit d’analyser les modalités  du partage qui se fait ou pas, ou mal, des ressources qu’ont les hommes à leur disposition pour assurer, ou pas, la  survie de l’espèce et le bien être de chacun. D’emblée la dimension politique — et historique également, est là.

      Il y a un étroit rapport entre science et démocratie. La science n’est pas la démocratie, et réciproquement, mais elles se supposent l’une l’autre. Dans un régime autoritaire, totalitaire, la réalité est distordue de telle façon que l’analyse des faits colle aux seuls intérêts des dominants. En régime démocratique, les faits ne sont pas établis unilatéralement, mais toujours soumis au débat contradictoire.  Il semblerait donc que nous ne soyons plus tout à fait en démocratie eu égard à la façon dont l’économie est enseignée aujourd’hui dans nos universités.

      1. Pas d’accord, l’URSS à produit de gigantesques scientifique…. En science le débat n’est contradictoire que sur les hypothèses une fois un fait démontré il l’est et les hypothèses qui ne l’intègre pas passent à la trappe . En économie on reste sur l’hypothèse malgré des faits établis (exemple main invisible) Pas pour des raisons politiques mais pour des raisons d’intérêts personnels d’un petit % ce dernier maquillant la défense de ses intérêts en discours politique.

      2. @PYD:

        Pas mieux .

        L’étymologie grecque de « économie » , dans sa double référence à l’avoir et à la règle , au chiasme du cerveau de droite et de celui de gauche , comme tout ce qui commence par « éco » , rappelle bien aux imbéciles imbus de leur spécificité que l’économie et la politique sont de même nature , et que l’économie « positive » qui voudrait primer sur le politique est un contresens , un non-sens , un faux sens ,une aberration, et au final  une sordide turpitude .

      3.  
        @ juannessy dit : 16 septembre 2015 à 09:25
         
        «  l’économie « positive » qui voudrait primer sur le politique est un contresens , un non-sens , un faux sens ,une aberration, et au final  une sordide turpitude ».
         
        Il me semble que vous omettez de prendre en compte le fait que tout dans l’univers est soumis aux dures et implacables lois de la physique. Dans les espaces où le vivant s’est installé, ce sont les lois de la biophysique qui s’imposent en sus, de telle sorte que les seules lois humaines ne prévalent pas sur les autres, surtout quand les hommes oublient qu’ils appartiennent aussi au monde animal.
         
        Cela ne veut pas dire que l’homme doit renoncer à ces idéaux moraux et humanistes, mais qu’il ne peut et doit les développer que dans la mesure où il se conforme aux exigences de la physique et donc à celle des nombres.
         
        Beaucoup de ceux qui prétendent que le politique prime sur l’économie se trompent et induisent en erreur fondamentale les personnes qui ne se sont pas fait une idée réaliste et concrète du fonctionnement physique des organismes vivants.
         
        Il n’est pas nécessaire de manier des techniques très sophistiquées en mathématique et physique pour aboutir à l’élaboration d’un schéma fonctionnel simplifié des mécanismes d’entretien de la vie. Ceux qui ne veulent régner sur l’économie que par la mise en avant des mathématiques de haut niveau peuvent se fourvoyer tout autant que leurs adversaires qui n’invoquent que les aspects moraux, sociaux et politiques.
         
        Ce faisant, les uns comme les autres visent avant tout à se hisser au dessus du commun des mortels. Beaucoup visent ainsi à occuper des situations privilégiées où ils disposeront de meilleures conditions de vie au détriment du plus grand nombre.
         
        L’humanité aura fait un grand pas lorsque chaque individu se sera fait, surtout par un travail de réflexion personnelle, une idée saine, simple et réaliste du fonctionnement matériel de la vie, indépendamment des idées philosophiques, religieuses et politiques surtout propagées, par des docteurs Diafoirus.
         
        Pour vendre leurs remèdes, ils n’hésitent pas à occulter les besoins fondamentaux à satisfaire en énergie et matières premières essentielles à l’entretien et la perpétuation de la vie.
         

      4. @ jducac

        Quel mélange vos faites!  Est ce voulu ?

        1 – Les lois de la Nature sont incontournables (vous avez raison)

        2 – Le politique décide (ou pas) des règles du jeu du système économique.

        Si ces règles ne respectent pas les lois de la Nature (comme c’est le cas depuis 1 siècle) on va au chaos.

        Ensuite il y a différentes manières de faire avec les lois de la Nature:

        1 – privilégier les intérêts de ceux qui se disent propriétaires des Ressources de la Nature, au prétexte qu’ils sont nés là, ou qu’ils ont exterminés ceux qui s’y trouvaient. (situation actuelle)

        2 – soit de les gérer dans d’autres intérêts tel l’intérêt commun…

        Dites le clairement.

      5. @Jducac , dernier des physiocrates  :

        La physique ? Laquelle? Newton , Quantique , relativité ?

        Vous ne m’avez toujours pas dit dans ce dernier texte , votre définition de l’économie , sauf à considérer qu’il s’agit d’une chaudière de locomotive que le « chauffeur » alimente , pour que le commun des mortels s’envoie en l’air avec la commune des mortelles pour renouveler les passagers du train ( qui va où?) ?

        Je vous avais aussi très anciennement sollicité pour avoir des commentaires des membres de votre famille . Que pensent ils de tout ça en général , et du SFI (schéma fonctionnel simplifié par les mathématiques de bas niveau ) en particulier ?

      6. Pour synthétiser un peu plus:

        Si la Planète ne supporte pas la gestion anarchique, car privée, de ses Ressource,

        que par ailleurs, sous la pression de la concurrence des machines automatiques, la rémunération du travail sans cesse s’amenuise,

        la seule alternative au chaos est que les Ressources essentielles que sont celles de la Nature,  et les entreprises structurelles ou stratégiques,      soient gérées dans l’intérêt commun, et non plus pour des intérêts privés, irresponsables par définition.

        Le Pouvoir est dans la Propriété de ces Ressources.

        Ensuite, mieux vaut faire appel à toutes sortes de compétences pour gérer ces Ressources (ce qui n’est pas à le portée de simples politiciens), dont celles de scientifiques.

      7. @Jducac :

        « SFS… » pour le coup . J’ai du Intégrer tellement c’était Simple .

        PS : l’humanité qui fait un grand pas un avant , alors que Paul Jorion et Maklès la dessine au bord du gouffre , ça fait un peu discours ministériel de la troisième république .

      8. L’homme est d’abord un individu qui a toujours lutté pour vivre, contre la Nature inhospitalière, et contre ses semblables!

        C’est quasiment inscrit dans nos gènes, (enfin surtout chez certains.)

        C’est la première fois dans notre évolution que nous sommes condamnés à nous entendre pour gérer les Ressources primaires.

        Pour éviter d’avoir à l’admettre, on ne cesse de tourner autour du pot. On tourne, on tourne, et pendant ce temps là, les catastrophes s’enchaînent.

      9. @Jducac :

        Je vois :

        -qu’en matière de physique , votre culture se limite donc à la culture physique ,

        -que votre réflexion personnelle se limite aux citations de Wikipédia .

        – que votre famille est par définition ou hypothèse de votre avis , et qu’elle a les mêmes lectures .

        Pour le coup , je me suis dis , scientifiquement , que la prochaine fois , au lieu d’interroger Jducac , je ferai mieux d’interroger directement Wikipédia . J’en ai profité pour essayer de trouver Jducac sur Wikimachin , mais je n’ai trouvé que ça :

        http://plus.lefigaro.fr/page/jducac-256425

        Vous n’avez rien foutu depuis 2008 ? Quel manque d’énergie !

    3.  
      @ Dominique Gagnot dit : 16 septembre 2015 à 14:29
       
      « Quel mélange vous faites!  Est ce voulu ? » le 16 septembre 2015 à 14:44
       
      Comme beaucoup d’autres je m’exprime un peu  comme je pense. Mais ceux qui font preuve d’empathie et de tolérance à l’égard de leurs interlocuteurs, arrivent, en cherchant à comprendre, à voir où celui qui s’exprime veut en venir.
       
      Vous y êtes d’ailleurs  arrivé ici : « Pour synthétiser un peu plus » le 16 septembre 2015 à 14:44. Je vous en remercie.
       
      Vous avez cependant tenu à y incorporer votre projet consistant à supprimer la propriété privée et à faire gérer l ensemble des ressources par un organisme central gestionnaire des biens communs. Cela  me semble relever de l’utopie et ouvre en grand la porte aux régimes totalitaires.
       

      1.  
        « @Jducac , dernier des physiocrates  : La physique ? Laquelle? »
         
        Pensez à votre corps à votre physique, cette partie de vous-même dont vous êtes….propriétaire.
         
        « Vous ne m’avez toujours pas dit dans ce dernier texte , votre définition de l’économie »
         
        Prenez celle-ci : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie
         
        « Je vous avais aussi très anciennement sollicité pour avoir des commentaires des membres de votre famille »
         
        Dans ma famille, dans mon « foyer », tel qu’évoqué dans la définition  wikipédia ci-dessus, l’économie, comme les économies, c’est la part non consommée des ressources acquises par son travail.  C’est ce qui peut être investi pour s’adapter à l’inévitable évolution de l’environnement dans lequel nous puisons tous l’énergie et les matières nous permettant de vivre avec un certain niveau de vie, jusqu’au jour où la population de l’espèce humaine sur terre, ira en décroissant.
         

      2. @jducac

        précision: … la gestion des ressources ne se ferait pas par un organisme « central », déconnecté des réalités. Bien au contraire!

        Penseriez vous que le n’importe quoi de leur gestion privée, soit une bonne chose?

        A propos de régime totalitaire, ne voyez vous pas que nous sommes en plein dedans!  De quelle liberté disposent les non riches, (sans parler des réfugiés et autres exclus) ?

        Ceci dit, je n’attend pas de réponse à ces questions, que vous allez ignorer en noyant le poisson.

      3.  
        @Juannessy dit : 16 septembre 2015 à 14:46
         
        @  Dominique Gagnot dit : 17 septembre 2015 à 09:44
         
        @ BasicRabbit dit : 17 septembre 2015 à 15:15
         
        Afin de vous aider à mieux me comprendre, je vais esquisser la description d’un schéma fonctionnel simplifié (SFS) décrivant comment la machine humaine pour vivre et se perpétuer est contrainte, de respecter les lois de la physique concernant l’usage de l’énergie et de la matière.
         
        On ne peut mettre en mouvement ou transformer de la matière, qu’en ayant recours à de l’énergie. Dans cet usage, l’énergie et  la matière se dégradent, c’est ce qui caractérise l’inévitable effet d’entropie. C’est ce qui rendra la vie sur terre de plus en plus difficile au fur et à mesure que le temps passera et que la masse vivante augmentera.
         
         Au début de son existence l’être humain est presqu’uniquement dépendant de sa mère. Elle lui apporte toute l’énergie et les matières dont il a besoin à l’exception de ce qu’il est contraint de puiser dans son environnement atmosphérique, en particulier l’oxygène indispensable à la combustion des produits hydrocarbonés qui constituent la base de son apport en énergie.
         
        Mais cet apport en énergie a lui-même demandé, au niveau de sa mère (et aussi de son père qui, moralement, se  doit aussi de pourvoir à sa charge de famille), une consommation ou « dépense » (c’est en cela que l’économie est contrainte par la physique) d’énergie pour réaliser le travail d’extraction d’énergie présente  dans leur environnement, en sus de celui qu’ils ont dû fournir pour subvenir à leurs  besoins propres de consommation d’énergie pour vivre eux-mêmes.
         
         Cette action d’extraction est un travail manuel et/ou intellectuel, c’est-à-dire une consommation d’énergie préalablement extraite et accumulée  (capitalisée à court terme) dans l’organisme des parents sous forme de graisse ou autre.  Souvenez-vous de vos cours de physique où l’on vous a  enseigné que travail et énergie s’expriment dans les mêmes unités.
         
        Certes de nos jours, tous les extracteurs d’énergie ne sont pas, comme l’étaient jadis nos ancêtres, des extracteurs d’énergie vraie en se l’appropriant dans des actions de chasse, de pêche, de cueillette ou d’agriculture. Aujourd’hui, nous sommes devenus en très large majorité  des « chasseurs d’argent », lequel n’est qu’un substitut d’énergie, un artefact qui n’a de valeur que par  l’idée qu’on s’en fait.  En final, à l’issue de longues chaînes d’échanges, cet argent permet à celui qui en possède de s’approprier de l’énergie vraie, qu’il s’agisse de nourriture et d’autre formes d’énergie et de matières transformées nous permettant de vivre et de survivre dans un environnement devenant parfois plus ou moins agressif au plan climatique, économique, politique ou social.
         
        Cette façon de voir les choses au raz des pâquerettes, qui d’après moi ramène à l’essentiel, au fondamental, au concret,  est souvent perdu de vue par la plupart des gens, même instruits. Certains qui peuvent très légitimement être qualifiés de scientifiques, surtout s’ils s’aventurent dans le domaine des sciences humaines, sociales et politiques, peuvent alors donner l’impression de planer, voire même d’être déconnecté du réel.
         
        Voyez ci-après la vidéo d’Albert Jacquard auquel Juan se réfère parfois et dont j’apprécie beaucoup les visions humanistes. Il ne met pas en évidence l’équivalence entre énergie, vie et travail et laisse entendre qu’il n’est plus nécessaire de travailler parce qu’il n’y aura plus de travail avec le sens de souffrance et de torture qu’il lui donne.
         
        https://www.youtube.com/watch?v=_tru7cOEle4
         
        C’est à mon avis donner un mauvais message aux nouvelles générations qui, pour beaucoup, aspirent à ne pas travailler mais à seulement jouir des délices de la vie dans du temps libre qui, puisqu’il est consommé par des machines vivantes nécessite néanmoins de l’énergie pour les alimenter . C’est ne pas tenir compte de l’inévitable épuisement des réserves d’énergie que le temps et les bouleversements géologiques de notre planète ont permis de concentrer et stocker, mais dont l’extraction nécessitera de plus en plus de dépense d’énergie et de matières premières indispensables à la réalisation des outils et moyens d’appropriation. Cela ne se fera pas sans travail humain lequel sera indispensable, ne serait-ce que pour prendre conscience et faire prendre conscience de cela à une population qui est de plus avide de consommation. Ce sera le travail des instituteurs cités par A. Jacquard. J’en connais de nombreux chez mes amis et dans ma famille. De nos jours, contrairement à ce qu’il en était il y a encore une quarantaine d’années, très peu considèrent que leur activité n’est pas un travail.
         

      4. @jducac   17 septembre 2015 à 17:32

        (je l’ai aussi déjà dit 42546fois, mais on est là pour ça!)

        Oui, nous avons besoin d’énergie, comme n’importe quelle machinerie.  Donc, nous la prélevons à notre environnement, en l’occurrence au Soleil, sur les stocks fossilisés et très peu directement.

        Cette énergie se divise ensuite en 2 parties:

        a) – l’énergie utile

        b) – l’énergie inutile, prélevée et dépensée en pure perte.

        Avant que de demander à tous de se serrer la ceinture, d’autant que certains sont au dernier cran, il serait astucieux de réduire la part d’énergie inutile que l’on peut évaluer (à la grosse louche) à 90% .

        Ce qui implique de changer radicalement de système économique.

        Pourquoi ne l’envisagez vous pas ?

        Comme d’habitude, je n’attends pas de réponse de votre part, puisque quand vous êtes coincé, vous changez de discussion (vous n’avez d’ailleurs pas répondus à mes précédentes questions)

      5. @Jducac:

        Je retiendrai de votre SFS que je n’ai pas compris le miracle intermédiaire qui transforme l’argent en ressource énergétique primaire qu’il faut pomper à la sueur de son front et aux courbatures de ses petits bras musclés .

        Mais en fait , je retiendrai surtout , à votre corps défendant , la vidéo d’Albert Jacquard qui est effectivement un de mes polytechniciens préférés ( j’en ai d’autres ) , quoi que le « commun des mortels  » pense d’iceux ..

        PS : il y a eu ici ou chez d’autres ( et il y aura encore) assez de billets sur travail/activité/occupation/salaire/revenu/RUS/plaisir/motivation/mérite..pour que je puisse me contenter de vous conseiller de retourner les lire ,pour m’en faire un RSDARED ( Résumé  Simplifié Des Arguments En Débat ).

      6.  
        @ juannessy dit : 17 septembre 2015 à 18:43
         
        « je n’ai pas compris le miracle intermédiaire qui transforme l’argent en ressource énergétique primaire qu’il faut pomper à la sueur de son front et aux courbatures de ses petits bras musclés . »
         
        Le miracle intermédiaire réside dans « la fonction d’échange » qui est bénéfique, même quand il s’agit de biens matériels, puisque sans la matière on ne peut ni créer, ni entretenir la vie telle que nous la connaissons.
         
        Dans cette fonction, on échange de l’argent qui n’est caractérisé que par l’idée qu’on s’en fait, contre un bien ou service dont l’obtention a nécessité une consommation d’énergie et de matière, deux grandeurs physiques qu’il a aussi fallu consommer pour obtenir de l’argent. (Les quantités consommées de part et d’autre de l’échange ne sont pas nécessairement égales)
         
        Albert Jacquard n’a pas vu cela ?
         
        C’est pourtant capital de bien observer le concret quand on travail dans le domaine des sciences dures telles que la physique la biophysique et probablement la génétique. Pas étonnant, dans ces conditions, qu’il ait décidé d’abandonner de lui-même ses travaux dans ces domaines et de ne travailler que sur le maniement d’idées, ce qui est utile mais pose les problèmes d’application concrète vers lesquels nous poussent les idéologues.
         
        Réécoutez son discours vers 4’. Je le trouve dangereux, notamment vis-à-vis des jeunes générations  et de leurs éducateurs. Il ne les incite pas à l’effort au  travail. Probablement parce que lui-même n’a jamais eu à transpirer et à souffrir sur un problème de math ou une dissertation.
         
        En déconsidérant, les échanges de biens matériels, en dénigrant le travail, il est directement responsable du déclin de l’école et de la France, même s’il n’est pas le seul.
         

      7. @ Jducac

        Merci pour cette longue réflexion qui m’est en partie adressée.

        Il est bien connu que tout paradigme a une tendance naturelle à déborder ses succès initiaux, à vivre au-dessus de ses moyens.

        Pour moi la thermodynamique outrepasse largement le cadre de ses incontestables succès initiaux, cadre dans lequel l’entropie a un sens précis, en liaison étroite avec l’entropie d’information de Shannon grâce à la mécanique statistique. Les messages « Entrez » et « Sortez » ont, dans cette théorie, des entropies d’information comparables. Qui oserait dire qu’ils ont même signification.

        Ce qui explique tout n’explique rien, dit-on. Cela vaut à mon avis pour la thermodynamique (Roddier?). C’est bien entendu un reproche qu’on a fait (et fait encore) à la théorie des catastrophes. Personnellement je vois ces théories du tout (Prigogine, Haken, Lisi, Thom) comme des lampadaires qui éclairent notre vision du monde. A chacun de faire son choix.

      8.  
        @ Dominique Gagnot dit : 17 septembre 2015 à 18:42
         
        « l’énergie inutile, prélevée et dépensée en pure perte »
         
        Nous sommes d’accord sur ce point.
         
        Il nous faut donc, vous et moi, étendre notre domaine d’accord afin de cesser, à notre propre niveau, de dépenser en veines oppositions purement idéologiques, l’énergie et les matières sans lesquelles, à plus ou moins long terme, la vie sera de plus en plus difficile, voire même impossible à maintenir sur terre.
         
        Il me semble que nous avons déjà progressé ici, sur ce blog, par l’échange mutuel de nos façons de voir. Il nous apparait indispensable d’investir pour s’adapter à l’inévitable appauvrissement de notre environnement.
         
        Or, pour investir il m’apparait d’abord nécessaire de consommer moins, en rognant notamment  sur le confort immédiat, sur le niveau de vie, afin de se donner de meilleures chances, à nous-mêmes et  surtout à nos successeurs, de pouvoir vivre encore demain. L’économie ainsi réalisée pourra être investie dans l’adaptation de nos modes de vie aux exigences physiques et matérielles autorisant la poursuite, aussi loin que possible, de la vie sur terre.
        J’avoue que ça n’est pas très vendeur politiquement, mais c’est à nos candidats à la conduite de nos pays d’oser le dire en le justifiant.
         
        Il nous faut, en effet, laisser derrière nous une terre et un pays encore suffisamment riches (ce dernier mot ne devant pas vous choquer, tout comme les mots capital et capitalisme) pour que la vie humaine s’y perpétue concrètement le plus longtemps possible ; même si cet espace de vie est encore très éloigné de l’hypothétique et peut-être inaccessible paradis éternel duquel, jusqu’alors, personne n’a pu  concrètement rendre compte de la réalité concrète.
         
        « Ce qui implique de changer radicalement de système économique. Pourquoi ne l’envisagez vous pas ? » 
         
        Parce que je ne suis pas d’une nature révolutionnaire, prêt à tout casser au risque de regretter, ensuite, l’introduction de changements séduisants et radicaux que l’on est assez souvent contraint d’abandonner une fois que l’on constate leurs méfaits et les gâchis, notamment en vies, et donc en énergie et matières premières, à l’exemple de ce qui s’est passé avec les révolutions communistes, entre autres.
         

      9. @ jducac,

        de consommer moins, en rognant notamment  sur le confort immédiat, sur le niveau de vie…

        Si vous pensez à Arnault, Bettancourt, et les suivants, je suis bien sur d’accord avec vous, c’est une très bonne idée.

        Sinon, notez que la logique de notre système conduit a des étrangetés dont voici une amusante illustration (il y a bien pire…) :

        Les  TGV sont plus ou moins remplis, car les voyageurs potentiels sont  toujours plus fauchés.

        Réponse du système: on met en place des lignes d’autobus à bas coûts, qui circulent à coté des TGV vides, et 5 fois plus lents!

        C’est idiot. Moi je propose que l’on retire tout confort à certains wagons de TGV (isolation des vibrations, thermique, climatisation, moquette, éclairage, remplacer les sièges par des modèles en bois bien dur, etc..)

        On appellerait ça la 3èm classe,   on y met le tarif des autobus, et ces wagons seront pleins. (on pourrait aussi imaginer une 4èm classe, ou les passagers voyageraient à l’air libre…  )

        Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ?

      10. Ceci dit, les transports en commun devraient être gratuits, c’est à dire intégralement financés par la communauté (et éventuellement une 1ère classe hyper chère pour hyper riches, ainsi à l’abri des gueux. Chacun serait ainsi liiiibre de choisir sa classe.)

        C’est totalement stupide de faire circuler des trains performants vides, alors qu’il pourraient rendre service à quantité de gens. Qu’un siège soit occupé ou non, il consomme quasiment la même précieuse énergie. Alors pourquoi les faire circuler vide?

        Je compte sur vous pour expliquer ça, jducac.  Ne noyez pas le TGV…

      11. @Jducac:

        Vous m’en dites plus en ne répondant pas à certaines parties de mes questionnements , qu’en répondant à celles dont vous avez déjà la réponse ( qu’en général je connais déjà ).

        Sur le miracle intermédiaire et l’apparition de la monnaie , le dessin de Maklès dans « la survie de l’espèce » était plus pédagogique que vos reconstitutions de scène du crime .

        Tiens au fait , l’avez vous acheté ainsi que le « dernier des Keynes « ?

      12.  
        @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 12:54 et 18 septembre 2015 à 14:30
         
        « Je compte sur vous pour expliquer ça, jducac.  Ne noyez pas le TGV… »
         
        « Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ? »
         
        Les sujets dont nous débattons ici, sur ce blog, sont très sérieux et, à mon avis, se prêtent mal à un traitement sur le mode de la dérision, même quand on manque d’arguments à opposer.
         
        Quant à « en baver lorsqu’on est pauvre », c’est probablement quand on  a connu une telle situation qu’on est le plus autorisé à en parler. On peut le faire avec d’autant  plus de pertinence et sans complexe qu’on s’est sorti de la pauvreté en travaillant sans ménager sa peine quitte à en…….
         
        Est-ce bien votre cas ? 
         
        Le milieu dans lequel je suis  né était pauvre, puisque nous habitions en 1935 un logement d’une pièce sans eau ni électricité. Je n’ai connu l’éclairage électrique qu’à l’âge de 5 ans.
         
        Lorsque je me suis marié à la fin des années 50, ma femme et moi avons vécu durant un an dans un logement d’une pièce avec un seul point d’éclairage électrique. Il n’était pourvu ni d’une alimentation en eau, ni de WC, ni d’évacuation des eaux usées et était chauffé avec une cuisinière à bois et charbon.
         
        Alors de grâce, ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas, même si heureusement, grâce à un travail intense en école professionnelle et tant dans des établissements publics que privés, j’ai ensuite notablement amélioré ma condition.
         
        http://www.pauljorion.com/blog/2009/03/25/%c2%ab-la-transmission-des-savoirs-%c2%bb-par-genevieve-delbos-et-paul-jorion/#comment-21164
         
        Je vous souhaite un excellent Week-end.
         

      13. Coucou

        « en travaillant sans ménager sa peine quitte à en……. »

        C’est drôle j’ai fait pareil !

        « grâce à un travail intense en école professionnelle et tant dans des établissements publics que privés,….. »

        Vraiment nous sommes frères Jducac

        « j’ai ensuite notablement amélioré ma condition. »

        Alors là c’est le divorce complet, car le résultat ne fut pas le même. Certainement vous en avez plus sué que moi 😉

        Je salue votre mérite…. et c’est une affaire très sérieuse !

      14. jducac,

        Vous êtes le Maître étalon des 30 glorieuses!
        Vous racontez ce qu’on vous on y a mis dans la tête, avec une remarquable fidélité.
        Mon parcours n’est pas exactement le vôtre, disons même l’exact contraire.
        Je suis né dans une maison équipée du confort moderne. Eau courante (chaude et froide), électricité, il y avait même Frigidaire et aspirateur!

        J’ai été viré de toutes les écoles par ou je suis passé, y compris lycée technique. J’ai même triplé ma seconde.
        A ma décharge, on nous prenait la tête avec des noms de rois (je ne me rappelais que de ceux qui étaient rigolos comme pépin le bref, ou encore Cochon, qui brulait les pucelles), de batailles, des dates, des noms de géographie: titicaca, popocatepelt, ou encore comment était fichu une moule, apprendre de la prose (Corneille, le cidre, Molière et son Avare) des poèmes par cœur, dessiner des têtes de romains, apprendre le solfège, jouer du pipo, courir le plus vite possible, sauter en hauteur, taper dans un ballon (aucune équipe ne voulait de moi) et plein d’autres choses sans queue ni tête. Ah, ça j’en ai bavé, de la maternelle jusqu’à mes 3 secondes.
        Et les gros yeux dépités du dirlo qui venait donner le classement le samedi matin. Terrible ce regard…

        Bref, je n’y comprenais tellement rien que je venais avec mes propres livres.    Les profs me foutaient plus ou moins la paix, du moment que je ne les embêtais pas trop.
        Pendant que les copains dessinaient des ailes de mouches, j’apprenais comment fonctionne un moteur, un téléphone, un poste de radio, un émetteur, etc.
        J’avais d’ailleurs équipé les 6 pièces de la maison de téléphones récupérés chez le ferrailleur, j’avais mis le téléphone de la maison sur haut parleur pour que tout le monde profite…, installé une sonnette sur le piège à souris pour récupérer les bestioles avant qu’il ne soit trop tard, fabriqué une machine à vapeur avec des tubes de comprimés, puis période labo photo avec appareil à soufflet et plaques photos en verre neuves, mais datant de 1925 (3mn de pose!) donné par un tonton,  reconstruction de mobylettes à partir de ferraille, puis d’émetteurs…
        Bref j’étais la honte de la famille.

        En désespoir de cause, ma mère m’a mis dans une école d’électronique, ou j’avais 0 ou 20, selon que ça m’intéressait ou pas. Je n’allais pas aux cours qui me rasaient, ce qui me laissait beaucoup de temps libre.
        Ensuite, je me suis fait embaucher comme ingénieur d’études, sur un simple coup de fil, chez le fabricant de téléviseur local, et m’en suis fait virer quelques années plus tard. (je ne comprenais pas leurs coutumes)

        Si l’école ne m’a pas appris grand chose, par contre j’ai beaucoup appris de l’observation de la faune dans laquelle on vit…

        ——————————

        Pour revenir au TGV pour riches et bus pour pauvres, c’est très sérieux.
        C’est un parfait condensé des délires de notre système:

        Il se moque des ressources. Il est capable de détruire civilisations, et même la planète entière s’il le faut, pour respecter la logique comptable du stupide capitalisme, et de la mafia qui dirige le monde depuis 40 ans.
        Mais pas grand monde ne le remarque, car on apprend pas (encore) ça à l’école.
        Vous ne trouvez pas ça sérieux?

  29. @u compagnon  de route  Hououji Fuu  , ( 12h57+14h22+18h13 )

    Mes sincères félicitations pour le déroulé clair , précis , argumenté mais concis….bref impeccable de votre LECON MAGISTRALE sur la logistique obligatoire d’une procédure de LICENCCIEMENT en DROIT BELGE…...Les habitués de « C dans l’air » qui vagabondent dans ce blog vont en apprendre , des choses nouvelles.….

     

    @u fonctionnaire (voire au « responsable ».??.) de la V.U.B. qui a procédé (  et/ou fait procéder..) au « pseudo-licenciement » de Paul JORION :

    TOUS AUX ABRIS….A CHACUN LE RECOURS A LA « TECHNIQUE  BIEN CONNUE DU PARAPLUIE ».. ET SURTOUT, au malheureux dernier qui payera pour les erreurs de tous les autres , …mes plus sincères condoléances.  
    N’oubliez surtout pas  , en fermant la porte de votre bureau pour la dernière fois , d’emporter la précieuse traduction de la procédure décrite plus haut…..°(´~!~`)°…… Vous y découvrirez que l’ONEM vous ouvre (encore…) tout grands les bras.  Recommandez-vous de Paul en arrivant.

    @u compagnon-guide Paul JORION ;

    Bienvenue dans le monde réel….!!….

     

    Ceci dit , cher Paul , tenez-nous au courant  [[de façon assurée et prudente…°(^!^)°..]] autant que possible de la suite des événements.

    Un  »  » Constat bateau  »  »  :   Vous n’êtes PAS (plus)  SEUL….!

    Plus que cordialement.

     

    1. Je suis d’accord avec vous,

      sauf que la préposition « à » ne mérite pas d’être excisée lorsqu’elle devient majuscule, elle porte alors fièrement son accent : « À ».

      1. …  cela vaut également pour

        « LECON MAGISTRALE », la lettre « ç » devient « Ç » majuscule, tout comme dans « Maçonnerie Générale

  30. Bonjour Monsieur Jorion,

    Depuis maintenant un an environ je suis votre blog avec régularité. Tous les jours, je vais regarder les nouvelles interventions et je les lis avec gourmandise.
    Ma compagne s’y est mise récemment et le suit avec le même intérêt.

    J’apprécie fort vos interventions et vos vidéos.
    La qualité de ce blog est également due à la qualité des propos et analyses de vos invités.
    La lecture de votre blog est stimulante et fait réfléchir et progresser vos lecteurs.

    J’apprécie également votre position humaniste.

    J’ai lu plusieurs de vos livres.

    Je suis désolé de votre éviction de l’université de Bruxelles, qui me semble bien être une mesure arbitraire de répression de vos idées.

    Soyez assuré de mon soutien.

    Bien cordialement

      1. En même temps , ça donne bien le sens que l’on donne à « expérimentation  » à la VUB ( et pas que ) .

        Les amoureux des sciences expérimentales ont du souci à se faire quand il s’agit d’économie .

  31. Ce qui m’a le plus étonné dans votre affaire, c’est non pas que vous ayez été licencié, c’est dans le logique du rapport de forces, ce qui m’a le plus étonné est que vous ayez pu être nommé à cette chaire. Il serait intéressant de nous indiquer comment votre nomination  avait pu être possible : naïveté, malentendu, surestimation de leur capacité de vous contenir ou de vous marginaliser ?

    Ayant moi même été victime d’un tel empêchement, je n’ai pu faire carrière dans le service public, et j’ai pu goûter à la subtile hypocrisie, des possibilités « légales », sinon légitimes, de mise à l’écart, de la « placardisation » au brutal licenciement.

    La néo-barbarie des néo-libéraux n’est plus à démontrer, les Grecs en font l’expérience.

    Mais comme votre talent est grand, vos possibilités de continuer ne devraient pas vous manquer, d’autant que votre audience grandit et que nous sommes nombreux à vous suivre.

    La devise de la République n’est pas « Tricherie , Mensonge, Corruption(s), Cynisme et …      Bonne Conscience… »

    Que la Force soit avec vous, le côté lumineux bien sûr

    1. @ Jean-Louis BACQUE ( 01h39 )

      Bonjour ,

      Tout d’abord , espérer , si vous m’avez bien lu jusqu’ici , que Paul JORION ne répondra pas publiquement aux questions de votre premier paragraphe ……  °(^!^)°….

      Ensuite ( et peut-être , pour vous , surtout…) vous prier de m’excuser de n’avoir pu TECHNIQUEMENT assurer l’orthographe parfaite (  é  excisé..! ) de votre nom dans l’adresse de ce post…. {[ un « copier-coller » vs « copié-collé » ?? ] de celui-ci eût été simplificateur…mais sans doute moins intéressant……°(^!^)° }….

      Auriez-vous l’obligeance de me retourner , idéalement en termes simples ,  la « recette » que j’aurais déjà dû appliquer le 15/09 à 23h30 .

      Cordial merci anticipatif.

       

      1. @  Jean-Louis BACQUÉ  ,  ……… suivi………..°(^!^)°…..

        Au cas où vous seriez encore « en ligne »…..ou au cas où cela en intéresserait d’autres….. ((( rappel : Alt   =   touche ENFONCEE jusqu’au bout située à gauche de la barre d’espace   ,  qui donne le résultat souhaité au moment où on la lache….  )))

        …………… Alt  128….donne   …  Ç

               et ……………..Alt  144….donne   …  É…….!

        ( PS :  ma correctrice préférée me signale que  :   » en ECRITURE CURSIVE (manuelle , qu’on soit gaucher ou droitier) , les MAJUSCULES ne prennent jamais d’accent et encore moins de cédille « ...!…).    Votre avis??

      2. Ca (pas trouvé la cédille), doit dater des caractères de l’impression avec des caractères en plomb fondu dans des moules. (pas de place pour ajouter quoique ce soit en majuscule)

  32. « Bonjour. Pleinement d »accord avec vous concernant les longues déviations de Gudule hors sujet des commentaires proposés par monsieur Jorion.Désormais je ne lui répondrai plus si elle dévie du sujet! »

    Je suis pleinement d’accord avec moi même pour dire ce que j’ai à dire et ce que bon me semble, sans votre consentement et sans votre approbation dont je n’ai que faire et je n’ai absolument plus envie d’avoir un quelconque échange avec vous. Que les choses soient claires, vous n’êtes pas mon professeur , je ne suis pas votre élève, ne vous trompez pas de route ! Merci de ne pas créer de polémique inutile et stérile en y entrainant Agnès avec laquelle je me suis déjà cordialement entretenue. Par respect  pour M Jorion  et ce blog, n’insistez pas,  ainsi tout ira pour le mieux .

     

    1. Bon, point final !

      Il n’y a pas « modération » des commentateurs qui parlent tout seul. Si ça leur fait du bien, tant mieux pour eux. Tant qu’ils n’envahissent pas tout l’espace, ils ne font de mal à personne, et nul n’est obligé de les lire.

    2. @ l’attention de Dominique Gagnot  ,(19:20)

      Bonjour ,

      Pour « trouver la cédille » voulez-vous bien vous prêter au jeu suivant , pas à pas , par exemple dans un mail fictif  que vous commencez à rédiger , genre  » Ça va pas aujourd’hui… »…..°(^!^)°……( vous voyez que j’ai pu la mettre , moi , la cédille…°(^!^)°

      1– Vous enfoncez et tenez enfoncée la touche « Alt » [[ = celle qui se trouve en général à gauche de la « barre d’espace »( = celle que vous enfoncez pour séparer les mots le uns des autres…)  ]]    pendant toute l’opération suivante 2.

      2– Vous tapez successivement 1 puis 2 puis 8…

      3– Vous relâchez , seulement à cet instant , la touche tenue enfoncée « Alt »…..

      ……………………..et ça vous donne…?….  Ça  ……..°(^!^)°….

      Dites « merci »…….!……..°(^!^)°…

      1. Ben je veux bien dire merci, mais ça marche pô.

        Je n’ai pas de clavier alphanumérique, et j’ai essayé aussi en enfonçant « alt » + « Fn » et les chiffres, mais rien. nada.

        Me souviens que ça marchait en effet sur de vieux ordis pour les symboles…

        Sinon, y-a la solution de le copier-coller à partir de là ou il existe déjà :  Ç

      2. J’ai essayé avec un clavier équipé pavé numérique et Ça marche!

        On peut même faire Ça, avec « alt »+  ( 1 à 19…)

        ☺☻♥♦♣♠•◘○◙♂♀♪♫☼►◄↕‼

  33. Au sujet du billet de F Leclerc.
    La générosité du tamis

    16 septembre 2015 |  Par Juliette Keating

    « Face à l’afflux d’enfants, de femmes et d’hommes qui fuient l’horreur de leur pays en guerre, face aux exilés de la guerre économique permanente et sans merci, face à des êtres humains dont la détresse est telle qu’ils risquent leur mort et celles de leur proches plutôt que de rester tranquillement sur le sol qui les a vu naître, l’Europe sort sa batterie de cribles. L’hospitalité, oui (un peu), mais surtout pas pour tous ! Et nos spécialistes du filtrage s’en vont trier le bon réfugié de guerre et le mauvais migrant économique. On veut bien, à la rigueur, héberger dans la creuse quelques individus menacés par les bombes mais hors de question de s’intéresser aux victimes des spéculations sur les denrées alimentaires, aux expropriés des terres arables, aux immigrés de la pollution et du changement climatique. Il y a des limites aux bornes de la philanthropie européenne ! »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/juliette-keating/160915/la-generosite-du-tamis

    1. On oublie toujours de nommer les véritables responsables de tout ce bazar: les Méga riches, ceux du haut de la pyramide, qui contrôlent de fait tout ce qui est en dessous d’eux, c’est à dire tout.

      Pourquoi cette omission ?  Conditionnement?

      Je rappelle que Arnaut, Bettancourt et plein d’autres (voir le classement du magazine « Fortune ») pourraient à eux seul résoudre le problème!

      Pourquoi ne leur demande t-on jamais rien à ceux là, alors que ce sont eux qui ont le pouvoir de solutionner les problèmes que leur Système a produit?

      Faudrait il respecter la lâcheté des puissants, se soumettre à leur désir de discrétion (quand ça les arrange) ?

      1. D’ailleurs quand est-ce qu’on trainera George W Bush devant un tribunal international ?

        Quant à Bettancourt et autres Arnaut, leur fortune est certes indécente et propice à développer chez beaucoup des instincts confiscatoires, mais je crains que ce ne soit pas qu’un problème d’argent (des chiffres sur des bouts de papiers, des uns et des zéros d’ordinateurs)

        Du travail pour tous – et si possible intelligent, non polluant, durable, solidaire, enrichissant, fraternel, créatif…

        Mais ça, c’est une autre histoire.

        Autant demander au pape de venir faire un numéro de claquettes sur la table de ma salle à manger

      2. Quant à Bettancourt et autres Arnaut, leur fortune est certes indécente et propice à développer chez beaucoup des instincts confiscatoires, mais je crains que ce ne soit pas qu’un problème d’argent (des chiffres sur des bouts de papiers, des uns et des zéros d’ordinateurs)

        Notez que avec des chiffres sur des bouts de papier on pourrait instantanément lancer la construction de centaines de milliers de logements, ou rénovation, avec les infrastructure et les entreprises qui vont avec dans des endroits aujourd’hui abandonnés, pour des raisons économiques.

        Et ce n’est qu’un exemple, on pourrait faire quantité d’autres choses qui manquent cruellement.

        Car on ne manque de rien.

        Toutes les compétences et les ressources sont là. Le SEUL problème est que les chiffres sur des bouts de papier ne sont pas là ou ils faudrait qu’ils soient.

        (Sinon, je n’ai envie de spolier personne, ce n’est pas le problème!    pfffft… )

      3. Je confirme donc que les Hyper riches ont un pouvoir extraordinaire, …   dont celui de mettre des GW Bush au pouvoir.

        Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi des types pareils parvenaient à la présidence des USA (pas que) ?

        Parce que les hyper riches y mettent les moyens nécessaires, car Bush est prédisposé à défendre leurs intérêts, et plus facile à manipuler qu’un Salvatore Allende.

        Si vous voulez un tribunal international, n’oubliez pas que GW Bush n’est qu’un pantin.

      4. Bonjour !

        Je ne peux pas répondre à l’endroit adéquat (plus haut), en l’absence de « répondre ». Concernant les économies d’énergie assez bizarres, vous m’avez fait trop rire, parce que vécu récemment :

        « Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ? » …. les ouibus et le TGV étant  votre une illustration. 

        En effet, une copine prenait royalement le TGV tandis que je prenais le transport du pauvre à 5€ (qui dit mieux pour 350 KM !) quasiment à la même heure. Il était complet tandis que son TGV se trouvait à moitié plein, ou vide, comme on veut. Ouibus, « le transport du pauvre » de notre ami Macron, offre le service d’un animateur avec micro qui vous demande régulièrement si tout va bien et si nous sommes contents de notre voyage à rallonge. C’est cool non ?

        Les « riches » sont si heureux de retrouver la première classe et de dépasser le bus des gens moins méritants ! L’économie d’énergie n’est pas à l’ordre du jour en effet dans cette affaire.

      5. Merci Armelle de ce vécu!

        Comme quoi ce qu’ils veulent c’est faire chier les pauvres, quitte a bruler du précieux gaz oil dans des bus inutiles, polluants, dangereux, et lents. Mais ça créé des empôas!

        A quand le retour à la diligence à traction animale, par les chemins de traverse, (pour éviter les autoroutes à péage)?

        C’est le progrès vu par Emmanuel Macron, Ministre des Finances de l’une des premières économies de la planète.

        Mais, ça ne choque pas non plus grand monde, excepté dans les milieux non autorisés…

      6.  
        @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 19:47
         
        « Comme quoi ce qu’ils veulent c’est faire chier les pauvres….. »
         
        Pourquoi systématiquement faire apparaître les riches comme nourris de mauvaises intentions à l’égard des pauvres, en allant même jusqu’à verser dans le sadisme au point de vouloir leur « en faire chier » ?
         
        Les riches sont tout simplement des pauvres qui se sont enrichis à la dernière génération ou au cours de générations antérieures. S’ils étaient de bonnes personnes à l’état de pauvre, il n’y a aucune raison qu’ils ne le reste pas après avoir fait évoluer leur situation favorablement, puisque cela n’a pu qu’amoindrir leur aigreur et leurs ressentiments.
         
        Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale.
         
        Les temps changent heureusement et même les courants de pensée qui s’étaient construits ces derniers siècles, en prônant la « lutte » des classes, le « combat » syndical, toutes allusions aux violences de toute sorte qui mènent au gaspillage de temps, d’énergie et de vies, sont sur le déclin.
         
        Qui aurait imaginé, il y a encore peu de temps, qu’un grand  dirigeant de pays communiste tel que Deng Xiaoping, incite au début des années 90, ses compatriotes à s’enrichir ?
         
        On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec un dirigeant d’un autre pays qui, probablement pour se faire mieux élire, a cru bon de déclarer qu’il « n’aimait pas les riches » (alors qu’il n’a jamais été pauvre lui-même),au risque d’armer des inimitiés et des conflits, sources de gaspillage, de perte de temps, perte de cohésion nationale et d’affaiblissement collectif.
         
        http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/g-roegen.htm
         
        Vous qui vous en prenez systématiquement aux riches, auriez-vous été vous aussi, victime de ce dernier message de décohésion, terme qui caractérise bien l’accélération de l’entropie  provoquée par l’armement de telles oppositions ?
        L’être humain est aussi fait de matière et d’énergie et il en consomme beaucoup. Alors il vaut mieux l’orienter à pacifier ses relations pour mieux préserver la planète, au profit de ceux qui y vivent sans oublier ceux qui  y vivront avec les restes.
         
        PS : Je n’oublie pas votre question concernant le TGV
         

      7. jducac     20 septembre 2015 à 14:36

        Oui, en effet vous avez raison, on ne peut dire que « les riches veulent faire chier les pauvres ».

        Mais tout se passe comme si c’était le cas.

        Pour reprendre le cas tout aussi emblématique que anecdotique, pourquoi met on a la disposition des pauvres des bus lents, polluants, dangereux, et gaspilleurs de gaz oil, et du temps que le chauffeur pourrait utiliser a faire des choses plus enrichissantes…

        Pourquoi donc, alors que des TGV dans le même temps vont faire le même trajet plus ou moins vides ?

        C’est idiot, n’est ce pas ?

        Et si l’on examine l’ensemble des problèmes des pauvres, on s’aperçoit qu’ils ne sont pas dus à un quelconque manque de ressources physiques, comme c’était le cas après guerre, mais à un simple problème de chiffres sur des bouts de papiers.

        Les pauvres sont pauvres non pas parce qu’on manque de quoi que ce soit,

        mais parce que c’est voulu par le système économique et financier, que les riches imposent et par l’intermédiaire de l’argent.

        Si les riches aiment les pauvres, pourquoi ne corrigent ils pas ce système, alors que bien au contraire ils ne cessent de l’aggraver ?

      8. Pour illustrer mon propos :

        – Manque t-on de place dans les TGV … : non

        – Les agriculteurs seraient ils incapables de produire suffisamment de bouffe : non (bien au contraire!)

        – Manque t-on d’entreprises pour construire des logements : non  (bien au contraire!)

        – Manque t-on de main d’œuvre, alors qu’il y a tant à faire sur cette planète : non. (bien au contraire!)

        etc.  Cherchez bien, mais je ne vois rien qui puisse manquer.

        Autrement dit c’est VOULU par le système, et donc PAR CEUX qui l’imposent.

        Je vous met au défi de me démontrer le contraire.

      9.  
         
         
        @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 12:54
         
        « Je compte sur vous pour expliquer ça, jducac.  Ne noyez pas le TGV… »
         
        Dans cette affaire de TGV, je ne vois pas en quoi « les riches » pourraient être en cause puisque la SNCF, société d’Etat, est le décideur. C’est une société qui n’appartient à aucun grand riche. Elle est dirigée par des hauts fonctionnaires qui, à ce titre, sont sensés prendre soin de ce « cher » bien commun.
         
        La SNCF est connue depuis toujours comme étant un bastion intouchable et coûteux pour les contribuables, ceux qui sont les plus nombreux et qui constituent la classe moyenne.
         
        Cette classe a d’ailleurs disparu à la SNCF depuis qu’il n’y a plus de places entre la 1ère  et la 2ème. C’est un signe. La classe moyenne, encore la plus nombreuse est en voie d’extinction.
         
        http://www.livreparisien.com/IMG/pdf/14_06_19_lepoint.pdf
         
         
         
        La couleur politique qui règne dans cette grande entreprise « n’aime pas les riches », même si un de ses derniers PDG, pourtant marqué à gauche, s’est trouvé être le 14e patron le mieux payé de France avec 2,52 millions € en 2008 lorsqu’il est devenu PDG d’EADS.
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Gallois
         
         
         
        Quant à l’actuel PDG, Guillaume Pépy, c’est aussi un haut fonctionnaire au service de l’Etat et donc du bien commun. Il connait bien la SNCF.  Il y est présent depuis 27 ans.
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Pepy
         
         
         
        Si ces dirigeants devaient avoir une quelconque responsabilité dans cette affaire de TGV, ce ne serait pas en tant que « propriétaires » (ces personnages que vous voulez ne plus voir à la tête des unités de production de richesses), puisque c’est l’Etat français qui joue ce rôle.
         
         L’Etat, c’est à tout le monde, donc à personne, donc profitons-en !
         
         
         
        Les bus que vous évoquez, appartiennent probablement, pour la plupart, à des propriétaires privés.
        Les périodes de vaches maigres qui se profilent pour une longue durée, vont certainement permettre à ces entreprises privées de tailler de belles croupières aux TGV d’Etat, tout en répondant mieux aux besoins et surtout aux moyens de la majorité de la clientèle….à ses ressources. Ressources qu’elle gagne par son travail, grandeur physique équivalente à une certaine consommation d’énergie et de matière. (Il nous faudra revenir discuter sur ce sujet capital).
         
        Il est vrai qu’à la SNCF, comme dans beaucoup d’autres organismes d’Etat, le management probablement plus porté par des considérations idéologiques que par la prise en compte de l’inexorable réduction des moyens physiques restant disponibles, n’a pas dû tenir grand compte du rapport du Club de Rome, établi il y a 43 ans…..
         
         
         
        Qu’ont fait depuis ce temps les politiques qui distribuent les places de management dans les entreprises  gérant le bien commun?  
         
        Des réunions au sommet.
         
         
         
        Qu’ont fait les ingénieurs et techniciens en charge de l’adaptation des moyens de l’entreprise aux besoins des temps futurs ?
         
        De nouvelles lignes LGV et de nouvelles rames trop larges pour passer entre les quais des gares.
         
        Quand on en est là, comment voulez vous que l’on voie à plus longue distance ?
         
         
         
        La dernière étape se fera à pied, avant évaporation ou congélation finale.
         
        http://denis.cadiot.free.fr/Documents/olduvai.pdf
         

      10. @jducac   21 septembre 2015 à 09:52

        Merci jducac, merci pour ce remarquable numéro d’enfumage.

        Vous avez raison. Je n’imagine pas, en effet,  Mme Bettancourt  se pointer demander au chef de gare de bien vouloir laisser les pauvres monter dans les rames de TGV, moyennant 5 euros la place…

        Mais, puisque les riches ont, sur le Système, le pouvoir de faire sauter toute entrave à la liberté de circulation des capitaux, avec la bénédiction des états,

        ils devraient, tout aussi facilement, trouver le moyen de faire sauter toute entrave à la liberté de circuler des voyageurs, en écornant à peine les économies qu’il font à travers fraude et optimisation fiscale, avec la bénédiction de Guillaume Pepy.     Et hop!  Finit les bus à 5 euros, le TGV c’est gratuit.

        Les riches veulent le bien des pauvres, dites vous, et j’explique comment ils pourraient intervenir, alors pourquoi ne le font ils pas ?

      11. Sinon, jducac, vous ne cessez de rappeler que le Système capitaliste des rentiers est énergivore, et qu’il touche donc à sa fin. Ce en quoi nous sommes d’accord.

        Mais alors pourquoi ne militez vous pas pour le remplacer par un Système entièrement basé sur l’énergie solaire renouvelable ?

        On démontre que c’est faisable, sous réserve de collectiviser les Ressources primaires.   Alors qu’attendez vous?

      12. J’ai poursuivi cette idée (potentielle) de financer la billetterie des TGV par les plus grandes fortunes françaises.

        Si cela s’avérait faisable, cela permettrait de rendre le TGV gratuit, et donc accessible à tous.

        Les avantages en seraient une libération des routes et autoroutes non seulement des fameux bus, mais aussi de quantité de véhicules polluants, couteux et énergivores, les voyageurs préférant le TGV gratuit, rapide, etc.

        Mes chiffres se basent sur les données de ces 2 sites:

        Les 500 plus grosses fortunes françaises

        Tarifs TGV

        ____________________

        Je n’ai considéré que les 20 plus grosses fortunes françaises.

        Leur total se monte à 250 milliards d’euros.

        ____________________

        300 000 voyageurs/jour prennent le TGV, dont 70% en France.

        Soit 200 000 en France    (cette précision suffit à ce stade)

        Prix moyen du billet: 70 euros.

        Le total de ce que payent les voyageurs est de 14 millions d’euros/jours, soit 5 milliards/an.

        _____________________

        5 milliards d’euros représentent 2% de la fortune des 20 plus riches français.

        Sachant qu’ils tirent des rendements largement supérieurs à 2% de leur fortune (c’est à préciser), ils pourraient donc payer les billets de TGV à la place des voyageur. (D’autant qu’ils payent très peu d’impôts)

        Le TGV serait alors le moyen de transport que l’on connait, et de plus gratuit!

        Pourquoi donc, les riches qui aiment les pauvres dites vous, ne font ils pas cette bonne action ?

        Quand on veut, on peut!

         

         

         

      13. @ Dominique Gagnot dit : 21 septembre 2015 à 12:57
        « merci pour ce remarquable numéro d’enfumage. »
        Regardez la vérité en face et vous constaterez l’absence d’enfumage même si la réalité de la situation est plutôt sombre.
        Je l’ai mise en évidence pour vous montrer la très grande faiblesse de « votre projet ».
        Vous prévoyez de confier l’ensemble des moyens de production d’un pays, d’un continent, voire même de la terre entière, à un organisme central à l’image de la SNCF qui est un modèle de gabegie et d’incapacité à s’adapter à l’évolution du monde.
        Vous voulez rééditer ce qui s’est fait en ex URSS, en Europe de l’Est, en Chine et ailleurs, expériences qui ont toutes été abandonnées parce qu’elles ont toutes conduit à un retard d’évolution que les populations concernées n’ont plus supporté.
        La vie nécessite l’évolution et l’évolution impose de tenir compte de l’expérience, surtout si elle s’est traduite par des échecs répétés. Qu’à cela ne tienne vous persévérez dans l’erreur et vous œuvrez pour qu’on vous suive.
        N’est-ce pas une coupable invitation au suicide ?

      14. Non jducac.
        Faute de pouvoir démontrer qu’ils ne tiennent pas la route, vous caricaturez mes propos en faisant de grossiers amalgames avec des régimes du passé.

        Par contre une chose est certaine:
        Que la propriété des Ressources primaires, pour ne pas dire de la Terre entière, soit entre les mains d’une minorité, fait que la majorité n’a plus qu’à trouver le moyen de s’en passer.

        Si vous parvenez à m’expliquer comment ils doivent faire pour que ce leur soit viable, je suis prêt à reconsidérer ma position.

      15. J’aurais du préciser :

        … entre les mains d’une minorité ignorant le reste de l’humanité, saccageant les Ressources dans le but exclusif d’assouvir ses lubies délirantes…

      16. Sinon, jducac, je constate que, comme d’habitude, vous ne répondez pas à mes questions.
        J’ai montré qu’il suffirait au 20 plus riches français de consacrer 2% de leurs revenus, pour (exemple emblématique) financer le TGV, dont l’accès serait ainsi gratuit à tous.
        Ce qui économiserait quantité de gaz oïl, pollution, plus de sécurité, confort, liberté de déplacement (cela vous est très cher la liberté, non?), etc…

        Votre point de vue là dessus ?

      17. @ Dominique Gagnot dit : 21 septembre 2015 à 15:11

        « Le TGV serait alors le moyen de transport que l’on connait, et de plus gratuit! Pourquoi donc, les riches qui aiment les pauvres dites vous, ne font ils pas cette bonne action ? Quand on veut, on peut! »

        Cela ne veut pas dire que parce qu’on peut et qu’on veut le bien des gens, qu’on doive le faire sans penser aux conséquences néfastes de son action philanthropique. Depuis Confucius on sait qu’au lieu de donner un poisson à celui qui a faim, il vaut mieux lui attendre à pêcher.

        N’êtes vous pas en accord avec ce précepte ?

        Peut-être appartenez-vous à cette génération soixante-huitarde qui a cru que tout lui serait donné sans fournir d’efforts, d’où la réduction du temps de travail à 35h payées 39, la création du ministère du temps libre, l’éducation, depuis la plus tendre enfance, en privilégiant l’approche par voie ludique au lieu que de cultiver l’effort au travail etc….

        La France est en train de s’effondrer et à cause d’un tel état d’esprit.

        Ne le voyez-vous pas ?

      18. Rectificatif :
        Il vaut mieux lui « apprendre » à pêcher et à cultiver les vertus de l’effort au travail dès l’enfance

      19. @jducac
        « Il vaut mieux lui « apprendre » à pêcher et à cultiver les vertus de l’effort au travail dès l’enfance »

        Ah mais je suis bien d’accord!

        Le problème est que pour ça, il faut une canne à pèche (du travail), et des poissons (la rémunération du travail) en quantité suffisante pour que tous puissent vivre de la pêche.

        Or, il devient impossible de trouver des cannes à pêche et du poisson en quantité suffisante pour tout le monde, puisque les proprios ont tout raflé!

        Ceux là ont remplacé les cannes à pêche par de gros chalutiers qui attrapent tous les poissons.
        Dans ces conditions, que peuvent faire les pauvres, même dotés d’une canne à pêche?
        Ben rien. Vos propositions sont totalement déconnectées des réalités du monde actuel.

        La solution serait de partager les produits de la pêche des chalutiers, et que les pêcheurs puissent travailler à la remise en état de la planète, en voyageant gratuitement. Mais votre religion l’interdit.

        N’oubliez pas de passer le bonjour à votre papa…

      20. @Jducac:
        Scientifiquement et économiquement , il faut que Confucius en parle au PCC car , si la ressource halieutique est en voie d’étiage , en particulier au large de l’Afrique de l’ouest , c’est en grande partie ( mais pas que ) des navires usines pilleurs …chinois .

      21. Ou, si vous préférez :

        … et que les pêcheurs puissent travailler à la remise en état de la planète, pour payer leurs voyages…

        Si vous l’oisiveté (des pauvres, mais pas celle des riches si je vous comprends), est néfaste,
        Ou encore, plutôt que de financer directement les voyages des pauvres, ils pourraient financer la remise en état de la planète, pour donner du travail aux pauvres, de sorte à ce qu’ils puissent en vivre.

        Ils préfèrent entasser leurs gigantesques revenus (des millions d’euros par jour, pour chacun d’eux), plutôt que de les investir de cette manière!

        Si l’oisiveté des pauvres est malsaine,
        la fortune des riches est nuisible, puisqu’ils l’utilise à gaspiller de précieuses ressources tout en détruisant l’éco-système, plutôt que de le restaurer !

      22. @ Dominique Gagnot dit : 25 septembre 2015 à 20:20 et 25 septembre 2015 à 17:24

        « N’oubliez pas de passer le bonjour à votre papa… »

        Faut-il que vous vous sentiez en état d’infériorité pour en arriver à verser dans ce type d’interpellation minable qu’on ne rencontre plus guère que chez des adolescents attardés, animés d’un esprit potache.

        Sachez que je vénère mes défunts parents qui, bien que pauvres, ont su m’inculquer de riches et saines valeurs, ce dont je ne les remercierai jamais assez.

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/04/02/le-temps-quil-fait-le-2-avril-2010/#comment-70123

        Je vous souhaite néanmoins un excellent week-end.

      23. @Dominique Gagnot :
        La personne suicidaire qui se baladait sur les lignes ferroviaires belges en retardant tout le monde, et dont parle Un Belge, c’était vous ?

      24. jducac, je ne me sens bien évidement pas en état d’infériorité, puisque vous ne répondez jamais sur le fond de mes remarques. Qui ne dit mot consent, n’est ce pas ?

        Mais chaque fois, pour faire oublier la discussion, vous trouvez une « tangente » comme on dit. Et cette fois ci ce sont vos parents qui vous viennent en aide, encore à votre âge.
        Je pense, pour différentes raisons, que vous êtes un personnage de fiction. Le papa dont je parle est votre narrateur, qu’à nouveau je salue.

      25. @juanessy
        Ah non, surement pas. Je n’ai plus besoin de me suicider pour quitter le monde des dingos, puisqu’il m’a quitté en m’accordant une retraite anticipée…

        Et la vie – sans les dingos – mérite d’être vécue, ne serait ce que pour refaire le monde, avec le soutien indéfectible de jducac, sur le blog de Paul Jorion.

    2. Que de bons sentiments. Là ou je m’interroge, c’est quand on s’emballe un peu en leur proposant, dès qu’ils mettent un pied à terre, des cours de français et du travail. Aujourd’hui le travail c’est l’intégration, mais quel travail proposer??? Un réfugié intégré, c’est vrai que ça renvoie une belle image de la France…Soyons généreux, ne parlons pas immédiatement d’aller au travail. Nous sommes inquiets pour eux, ok, mais ce monde est plein d’injustice, et nous votons pour ceux qui entretiennent ce chaos. Alors nous devrions, par solidarité avec les peuples en détresse, commencer par dégager les responsables qui sont chez nous. La responsabilité des occidentaux dans ce foutoir n’est pas à démontrer, et les accueillir n’y fera rien, si vous voulez avoir bonne conscience, faire une b.a, révoltez vous et mettez de l’ordre chez nous, ça ira mieux chez eux, ce sont les mieux lotis qui peuvent défendre les plus faibles.

      Quand la journaliste écrit « Et l’on entend, horrifiés, les nationalistes et les racistes de tout poil, ces profiteurs de la peur et du repli sur soi, se frotter les mains », je me demande si elle ne se frotte pas aussi les mains, trop contente d’être généreuse avec des réfugiés, quand dans ce pays l’exclusion fait des ravages, rendant le populo soit disant nationaliste, raciste et mesquin. Mesdames et messieurs les gauchos, un peu de décence svp.

      1. Une guerre inepte contre le terrorisme ayant été déclarée (guerre contre des civils/soldats ayant eu le mérite de les faire basculer de l’islamisme au djihadisme) ne pouvant que dégénérer en guerre civile, nous sommes donc en temps de guerres civiles, avec les mouvements de populations majoritairement de confessions musulmanes qui s’y attachent immanquablement, populations qui viennent chercher refuge chez leurs alliés avérés bombardant officiellement leurs ennemis : chez nous.
        De tout temps, en tout lieu, un exode est une migration massive de populations civiles devant une catastrophe humaine ou une catastrophe naturelle. Pendant la catastrophe, un exode est une évacuation improvisée d’un lieu devenu inhabitable par des évènements incontrôlables : un exode est une fuite massive de populations civiles certaines de disparaître dans le chaos. L’exode n’est ni une alternative ni un choix ni un décret. Un exode est une évidence, l’ultime espoir de rester en vie. Venant de l’horreur et mus par l’instinct de survie, mobilisant leur courage et ressources humaines vitales, rien ni personne ne peut arrêter une colonne de centaines de milliers d’exilés fuyant la mort certaine avec leurs petits et déterminés à affronter les dangers de la mort possible en traversant des territoires d’une part hostiles par les frontières naturelles géographiques, le climat, les éléments, et d’autre part inhospitaliers par les populations autochtones installées sur ces territoires, tous connus, tous délimités, tous appropriés.
        Que nous l’acceptions ou non, que nous le comprenions ou non ils sont légitimes puisque aucun retour dans leurs pays d’origine n’est possible pour ces hommes femmes et enfants, surtout pas par la volonté politique et/ou militaire de démocraties qui, en les condamnant massivement à une mort certaine, ne pourraient plus prétendre être des démocraties, ni être des alliés.

        Deux légitimités se rencontrent. Pour effacer la légitimité des exilés de confessions musulmanes et cultures orientales cherchant un refuge chez nous, leurs alliés, vous lui opposez la légitimité souveraine des autochtones de cultures chrétiennes et occidentales eux-mêmes exclus et condamnés par un système économique globalisé, tout en tournant en dérision crétinisante ceux qui refusent de tomber dans le piège de votre alternative manichéenne soigneusement éludée. Ce n’est pas la légitimité des uns ou la légitimité des autres, c’est la légitimité des uns et des autres qu’il faut poser.
        En les opposant vous posez les jalons auto-réalisateurs d’affrontements civils/religieux exutoires se propageant, ici, en Europe. Un peu de clarté svp.
         
         

    3. Le  » tamis  » … quelle belle image… ça vaut le coup de s’y arrêter et de bien percevoir ce que cela recouvre… par exemple dans une université belge… exemple non limitatif !

      1. Vos «  La » responsabilité des occidentaux dans ce foutoir n’est pas à démontrer,   « la » journaliste, « le » populo, « les » gauchos  ont créé le malentendu.
        Votre « les accueillir n’y fera rien » m’a heurtée. A l’inverse en 2015 je suis persuadée que les accueillir dignement et sans réserve aurait pu tout changer, l’empathie et la solidarité étant les seules bases nécessaires essentielles fondamentales et disponibles d’un dégage « évolutionnaire ». Sans elles bien bien englués dans notre pragmatisme comptable cartographié un dégage des extrêmes de gauche de droite du centre sera une nouvelle fois celui de grandes gueules petits bras. Une passation des pouvoirs de la peur et du repli sur soi, rien d’autre.  
        Quelques millions d’exilés de notre espèce errant sur notre continent tentent d’échapper à la mort et à l’enfermement.
        Il est beaucoup question sur ce blog de sauver l’espèce, de changer le cadre, de paradigme : dans cette perspective, à l’ère de l’anthropocène entropique, aucun relativisme n’est acceptable. Il faut nous devons les sauver. Point.
        Inutile et trop tard ? Non. La beauté du geste.
        Pas aussi simple ? Si. Aussi simple. Des hommes des femmes des enfants. Accepter aujourd’hui une complexification de leur situation c’est accepter la globalisation sociale et économique et ses ressorts politiques financiers et militaires ratiocinants internationaux. J’assume pleinement le risque d’être globalisée dans les bonsentimentistes niaises mièvres, fraternelles indécentes. Et là devant ces deux mots flash  accordés je ne peux que  modifier ce que j’écris plus haut par cette suggestion  : l’empathie et la solidarité étant les seules mamelles

      2. baleine,

        voilà de bien belles mamelles!

        mais ce n’est pas suffisant.

        je vous laisse donc assumer vos lacunes, qui semblent vous satisfaire, en attendant l’élection de l’extrême droite / sniff pourquoi tout le monde n’est pas aussi beau et généreux que vous snif snif.

         

    4. Il y a une énorme contradiction dans vos propos, jducac :

      Vous dites qu’ils serait suicidaire de confier la gestion des Ressources a une administration gestionnaire (l’exploitation via des droits d’usage, resterait privée),
      alors que dans le même temps, c’est ce que vous souhaitez avec le capitalisme de rentiers qui se moquent du monde (au sens propre) !

      Bref, a défaut d’éclaircir vos propos, c’est incompréhensible.

  34. baleine,

    possible que je manque de clarté, je m’en excuse car cela semble avoir provoqué un malentendu et vous me prêtez des intentions qui ne sont pas les miennes. Je n’oppose pas les autochtones chrétiens blancs aux réfugiés arabes musulmans! Je dis attention, on fait payer nos errements démocratiques au reste du monde et il s’en trouve pour se complaire dans ce rôle de sauveur alors que pour une action efficace il faut crier a nos dirigeants « degage!!! », c’est la seule solution qui me vient, et bien sûr ne pas le dire aux réfugiés. Hollande a commencé son mandat par un vibrant hommage à Jules Ferry le colon, et veut bombarder à tout va, la solution c’est qu’il dégage, voilà ce que nous pouvons faire.

    1. Corbeau, vous faites une gravissime erreur si vous pensez que Hollande, et son gouvernement, dirige quoi que ce soit.

      Ce ne sont que des marionnettes sélectionnées par le Système, lui même imposé par les dominants que sont les Hyper riches.

      Les feu « Guignols de l’info » avaient d’ailleurs parfaitement montré ça.   La famille Sylvestre, et ses innombrables cousins, y incarnait les Hyper riches. Les politiques et autres, leur obéissant au doigt et à l’œil.

      J’en parle au passé, car ils doivent y être pour quelque chose dans la disparition des Guignols de l’info.

      Au fait Bolloré aurait il des copains à la VUB ?…

       

      1. Je suis bien d’accord avec vous, c’est une marionnette qui nous dirige, c’est dire ce que nous sommes. Mais un ou des hommes de conviction, à sa place, pourrait mener quelques actions qui pourraient déplaire aux maîtres du monde, il faudrait donc libérer cette place, ce serait tout bénef pour le peuple d’ici et d’ailleurs, non? Il faut bien commencer par quelque chose.

      2. D’être une marionnette, c’est bien là ce qu’on lui reproche! La révolte, c’est bon pour l’estime de soi, ça nous rend meilleur et nous sommes plus disposés à aider son prochain.

      3. Oui, je n’ai pas triplé ma seconde (lol, bravo pour la suite), je vois bien qu’on n’a plus rien à espérer. Faut juste faire quelque chose, mais quoi, dites le nous, parce que vos belles idées, vous les appliquez comment?

      4. Oui corbeau, vous avez raison, dans tous les cas il faut les virer, et pour faire ceci :

        Clairement dans le système actuel, c’est sans solution.
        Donc, via les présidentielles, le nouveau président n’aurait qu’une chose à faire: changer la constitution, pour ceci (ce qui se discute…) :

        Nommer un collège de Sages, (et non de bronquignols assoiffés de pouvoir) sélectionnés je ne sais comment, pour réunir des gens qui ont rien à foutre du pouvoir, mais qui se préoccupent du pays en particulier, et du monde en général.
        Ces personnes ne sont pas nécessairement connues et il faut trouver le moyen de les dénicher, il y-en a plein.

        Ce collège aurait la responsabilité de réorganiser le pays tout entier. Je ne rentre pas dans les détails, y-en a trop.

        Les premières mesures seraient :

        – Remettre le contrôle de circulation des marchandises et capitaux. (sortir de l’Europe des dingos, et s’associer avec ceux qui voudraient pour former une nouvelle nouvelle zone économique)

        – Émettre une nouvelle monnaie, destinée à racheter les Ressources primaires (dont le foncier, les immeubles anciens, les entreprises qui structurent l’économie, ou les entreprises stratégiques, les réseaux de communications télécommunications, énergie, évidement les banques, …

        – Mettre sur pied une administration pour gérer ça.

        Ces nationalisations rapporteraient une rente gigantesque, (de l’ordre de grandeur des revenus du capital) pour financer quantité de choses d’intérêt général…, et non plus financer les délires d’Hyper riches, qui eux ne possèderaient plus que de la monnaie, inutilisable pour accumuler des Ressources primaires, dont auparavant ils captaient la rente.

        Par contre cette monnaie leur permettrait de dépenser ou d’investir dans de nouvelles entreprises répondant aux besoins du pays… Impossible, pour eux, de faire du fric avec du fric. Seul l’état aurait ce privilège, grâce à la propriété des Ressources primaires…

        L’économie, ainsi restructurée repartirait à donf, dans l’objectif de minimiser l’impact écologique, et de satisfaire tous les besoins réels, sociaux et remise en état de l’écosystème.

        Autrement dit, il s’agirait de donner au public le pouvoir que le privé a réussi à s’accaparer ces 40 dernières années, pour en faire des choses intelligentes, et non plus des délires privés …

        C’est juste un exposé grossier, hein.
        Mais je ne connais personne qui n’ait encore proposé quelque chose sur ce sujet. (?)

  35.  @corbeau

    « il s’en trouve pour se complaire dans ce rôle de sauveur »

    c’est vrai , je suis entièrement d’accord. Mais « sur le terrain » les zorros à 2 balles » , et je parle par expérience, « dégagent d’eux m^mes », certaines réalités leur enrhume les yeux; pathos des communicants et sensiblerie voire mièvrerie s’abstenir. Les petits marquis et les petites marquises qui font de la com par ce que c’est la mode d’avoir « son pauvre »  ;  sont « fragiles » et font vite des malaises et ont des vapeurs à la vue de la merde et du sang,  physique et/ou psychique. ( d’où l’utilité des protocoles..), merci pour votre sincérité et vos éclaircissements.

    1. Merci Gudule de partager ces quelques réflexions.

      Si nous avons des représentations et des interprétations différentes, tant mieux! Nous nous rejoignons sur l’essentiel, merci au blog de Paul Jorion de permettre ce rassemblement entre différentes sensibilités.

      1. Effectivement l’exclusion fait des ravages, particulièrement dans certains territoires. Si les réfugiés, en ce moment soumis à des entretiens divers et variés, sont effectivement bien répartis dans les départements, alors, l’intégration a des chances de bien marcher. Si tel n’était pas le cas, nous serons dans l’inconnu.

  36. A propos de BFM, et des gros médias, « on ne peut y dire la vérité, y-a trop de monde qui regarde » (Coluche). Du moins de manière trop directe.

    Sans doute faut il se plier à cette règle, sous peine de ne pas se faire inviter 2 fois…

    Car à la question « pourquoi la crise ? » (maintenant quadragénaire ! )

    Une réponse simple est:

    L’impératif de compétitivité exige de réduire les « coûts », c’est à dire :

    – Le coût du travail… et donc le pouvoir d’achat des gens qui travaillent,

    – Les prélèvements obligatoires… et donc le financement de l’État,

    Puisque aucun mécanisme de redistribution ne vient compenser ces lames de fond, bien au contraire, le système se bloque.  Les populations qui ne peuvent vivre que du travail s’appauvrissent,      les services publics se dégradent,     la Nature subit.

    Aucune équation ne prend ça en compte, c’est ignoré.

    Question subsidiaire (à ne surtout pas poser…) :  sont ils stupides, ou est ce voulu ?

    Ceci dit, bravo pour votre intervention, qui a semé des doutes sur nos économistes et notre économie!

    1.  
      @ Dominique Gagnot dit : 17 septembre 2015 à 18:24
       
      « Une réponse simple est:
       
      L’impératif de compétitivité exige de réduire les « coûts », c’est à dire :
       
      – Le coût du travail… et donc le pouvoir d’achat des gens qui travaillent,
       
      – Les prélèvements obligatoires… et donc le financement de l’État,
       
      Puisqu’aucun mécanisme de redistribution ne vient compenser ces lames de fond, bien au contraire, le système se bloque.  Les populations qui ne peuvent vivre que du travail s’appauvrissent,      les services publics se dégradent,     la Nature subit. »
       
      Si du fait de nos coûts de production (incluant salaires taxes impôts et charges, notamment sociales), nous ne devenons plus compétitifs au point que nous préférions, nous (les 90% des  plus bas revenus et pas les 1à 10% des plus hauts) acheter les productions étrangères en nous éliminant collectivement, au niveau national, de la compétition européenne et mondiale, il faudra bien que nos dirigeants et la majorité de la population finissent par comprendre qu’il faut réagir et changer dans la bonne direction.
       
      Si nous avions eu notre monnaie il nous aurait suffi de dévaluer. Ou alors nous aurions aussi pu mettre en place la TVA sociale. Cela nous aurait permis de pouvoir consommer ce que nous produisons au lieu d’importer.
       
      Ce faisant cela aurait évité d’entrer dans l’escalade du chômage avec  ce qu’il entraîne : davantage de misère dans les emplois non protégés, fuite et perte des jeunes professionnels, fuite des investisseurs, ruine de notre industrie, appauvrissement de l’Etat et du pays dans son ensemble.
       
      De plus cela nous aurait permis de contribuer à la protection de la Nature, notamment en nous incitant à moins consommer de matières premières et d’énergie puisque du fait de la TVA sociale nous aurions été incités à importer moins de ces intrants, contributeurs majoritaires au déséquilibre de notre balance commerciale.
       
      Tant que nous continuerons à ne pas changer grand-chose dans notre façon de vivre, dans notre économie, c’est la Nature qui subira……de même que nous et nos successeurs, les uns et les autres faisant partie de la nature.
       

      1. Alors là, je ne vous reconnais plus jducac. Si j’osais je vous ferais des gros bisous.

        Placer la compétitivité financière (!) au dessus des impératifs de la Nature, et du progrès social, c’est d’une C……..   !

        Le plus incroyable est que ça ne suscite aucune réaction (excepté dans les milieux non autorisés)

        Pas sur que la TVA sociale soit le meilleur outil, car elle n’empêche pas la concentration des Ressources primaires aux mains de privés, qui de fait en font bien ce qu’ils veulent, et en particulier racketter ceux qui n’en disposent pas.

         

      2. J’aurais du dire « pas sur que la TVA sociale suffise, bien que vous ayez raison sur son utilité ».    Reste le problème de la concentration des Ressources primaires….

    2.  

      @ Dominique Gagnot dit : 18 septembre 2015 à 19:34
      « Alors là, je ne vous reconnais plus jducac. Si j’osais je vous ferais des gros bisous. »

       
      Je partage votre bonheur et me réjouis qu’à force de se frotter, parfois même durement, au point de s’échauffer, nos façons de voir en soient arrivées à fusionner dans un éclair, illustrant alors la pensée de Boileau, aussi attribuée à Confucius, « C’est de la discussion que jaillit la lumière. »
       
      Passé ce moment d’euphorie, je me demande quand même si je ne viens pas de rêver. Alors comme c’est aussi agréable que des bisous, j’ai tendance à faire durer cet instant.
       
      Je me dis que grâce à votre ouverture d’esprit et aussi un peu à cause de mon obstination à ne rien céder sur ce qui est capital, nous venons de faire s’effondrer, ou au moins se déstabiliser,  l’un des murs qui nous séparaient. Il y en a d’autres, notamment celui qui s’est établi chez vous  dans une sorte d’obsession à vouloir qu’il n’y ait plus de grands riches.
       
      C’est à moi qu’il incombe de vous montrer et démontrer par la « physique » et « l’économie écologique » qui en résulte, que ça n’est pas indispensable.
      Au contraire, je pense que ce serait très probablement  nuisible pour le devenir de l’humanité. En effet, de fond du problème n’est pas perçu ou ne veut pas être perçu, aussi bien au niveau de la majorité de la population que d’une très grande partie de la classe politique qui est d’ailleurs entrain de se fragmenter.
      Rien ne vous empêche d’y réfléchir de votre côté, en sachant que votre interlocuteur, sans être resté pauvre, n’est pas riche et n’aspire pas à le devenir davantage.
       
      A nouveau je vous souhaite un excellent Week-end.
       

      1. Permettez jducac, que que partage votre bonheur !

        De voir des murs s’effondrer présage de phénomènes d’une toute autre ampleur: « Lentement d’abord, puis tout d’un coup » (D.O.)

        Il ne fait aucun doute que la pyramide est fragilisée par sa base… mais après tout, ce n’est qu’une structure… qui aura fait son temps !

        Excellent week-end, donc !

      2. @ jducac

        une sorte d’obsession à vouloir qu’il n’y ait plus de grands riches.

        Mais non, c’est pas ça, je m’en fous qu’il y ait des riches.

        Par contre je ne veux pas qu’ils détiennent des Ressources primaires (celles qui sont absolument indispensables pour faire quoique ce soit: la terre, les entreprises essentielles, les matières premières, etc………………), car on a tous besoin. S’ils veulent utiliser de ces ressources, qu’ils les louent à la collectivité qui en est le légitime propriétaire.

        Et s’ils sont très riches, et qu’on a des trucs qui servent à rien, on leur louera très cher, et on sera très contents. On peut même leur fabriquer des perruques, et autres accoutrements, …

        Et si ça les amuse de posséder 345676 montres de collection 6547 voitures de prestige (à condition qu’ils n’utilisent pas de pétrole pour s’amuser avec), et autres œuvres d’art (surtout le moderne), mais je m’en fout!

        En fait votre jugement est totalement parasité par tout ce qu’on vous a fourré dans le crâne (c’est pour ça qu’il faut lire avec modération).

        Demandez vous « pourquoi je pense ce que je pense? », en allant jusqu’au bout des questions-réponses.  Et vous verrez que la plupart du temps, c’est complètement con.

  37. @Baleine

    +1, idem

    « Non. La beauté du geste. »

    Non, la beauté tout court, la force de l’esprit et l’intelligence du coeur, merci Baleine pour vos commentaires inspirés et lumineux , un pur bonheur, pas mieux !
    Comme quoi on peut être malhabile sur un fil et brillante lorsque sur l’océan de l’amour et de la vie vous êtes dans le courant porteur de votre intégrité, de votre sincérité et de votre beauté ! 😉

    « Inutile et trop tard ? Non. La beauté du geste.
    Pas aussi simple ? Si. Aussi simple. Des hommes des femmes des enfants. »

    et des femmes enceintes !

    Il y a des femmes enceintes

    14 septembre 2015 | Par Juliette Keating

    « Il y a, parmi les migrants qui fuient ce champ de mort et de désespoir qu’est devenue leur terre natale, des femmes enceintes. Qui embarquent sur des rafiots instables lancés sur une mer imprévisible, qui s’entassent dans des wagons pleins à craquer, qui marchent, marchent, marchent des dizaines, des centaines de kilomètres, et se cognent aux murs que les flics de toutes casaques dressent sur leur chemin. »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/juliette-keating/140915/il-y-des-femmes-enceintes

  38. La Fed contrainte à l’inaction par le ralentissement mondial

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0RH2K320150917

    et

    Wall Street, refroidie par la Fed, ouvre en net repli

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0RI1HT20150918

    Comment la fed contrairement à ce qui est annoncé : « Un nombre croissant d’économistes, y compris au sein de grandes banques de Wall Street, s’attendent néanmoins à ce que la banque centrale attende 2016 pour passer à l’action. »
    pourrait elle relever ses taux prochainement alors que les économies des brics (inde à part) et d’europe sont en trés net ralentissement ?….

    Pas plutôt un nouveau QE qui serait dans les tiroirs ? …..

    L’OCDE abaisse ses prévisions mondiales sur fond de ralentissement des pays émergents

    « Au-delà des prévisions de croissance immédiates, l’OCDE a livré une analyse assez pessimiste, faisant part dans un communiqué de ses «doutes grandissants sur les perspectives de croissance potentielle à moyen terme aussi bien dans les économies avancées qu’émergentes», ce qui selon elle justifie de maintenir des politiques budgétaires et monétaires «accommodantes», en particulier dans la zone euro et au Japon. »

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/977b3410-5c56-11e5-af59-94bd5b6861b3/LOCDE_abaisse_ses_pr%C3%A9visions_mondiales_sur_fond_de_ralentissement_des_pays_%C3%A9mergents

    Bulles et rebulles
    « Cette attention exorbitante portée à une décision de la Réserve fédérale illustre, s’il en était besoin, le dérèglement complet du système économique et financier international. Depuis la crise de 2008, tout repose sur les banques centrales, et en premier lieu, la Fed. « Les marchés financiers sont devenus malheureusement extrêmement dépendants de chaque mot, de chaque action des banques centrales », regrettait Claudio Borio, chef économiste de la Banque des règlements internationaux, lors d’une réunion, le 14 septembre. »

  39. @Armelle

    @Dominique Gagnot

    « Les pauvres doivent en chier, n’est ce pas ? »

    Pourquoi donc voudriez-vous qu’il en soit autrement ? les habitudes sont prises et encouragées depuis l’écrivain du Livre, particulièrement bien formé à la gestion des populations: les hommes doivent travailler à la sueur de leur front, tandis que les femmes doivent souffrir des enfantements…

    C’était le renouveau de la civilisation…

    et si, maintenant, nous devrions passer à autre chose, il serait prudent d’éviter d’aggraver la situation en passant de « remplir la terre » à « la faire déborder ».

    Pour ce qui est du travail, passer du statut de »rouage de la machine  » à celui d’activité collaboratrice, ne serait-il pas un réel progrès ?

    Bien sûr, pour les tenants du Système, l’ancienne solution consiste toujours à sur-peupler (il faut des jeunes pour financer nos (leurs) retraites) quitte à envoyer la partie la plus vitale au casse-pipe, avec le double avantage de la régulation démographique et du business que cela crée.

    Un choix…

  40. Approche scientifique de l’économie des transports…

    Je lis ici: (D. Gagnot)

     » quitte a bruler du précieux gaz oil dans des bus inutiles, polluants, dangereux, et lents. Mais ça créé des empôas! « 

    Un certain Beltoise, il y a pas mal de temps, lors d’un débat télévisé sur la vitesse, disait qu’elle permettait de gagner du temps pour pouvoir le prendre pour d’autres occasions…

    Ce serait bien  de pouvoir profiter de ces compensations: par moment, je m’active sachant que je pourrai me détendre en retour. J’aimerais, par exemple, prendre des vacance au rythme tranquille de navigation sur des canaux, loin du just-in-time et su zero-stock, du commandé-avant-19h-livré-demain-avant-13h, supposant du travail de nuit et des transports par avion…………..

    Mais voilà, il y a une autre logique: nous devons, nombreux, nous activer pour quelques-uns puissent se détendre…

    Résultat: les tensions vont croissantes, jusqu’à rupture !

     

  41. @Dominique Gagnot

    sur votre parcours: excellentes expériences ! même si la contre-partie est sans doute d’avoir été « tamisé » quelquefois à l’insu de votre plein gré;-)

    Avec votre « non-TGV » vous avez dû emprunter des sentiers non balisés et y faire d’étranges découvertes, éloignées du droit fil supposé être du meilleur rendement.

    Comme dirait Armelle: « je n’ai pas autant sué que vous », on pourrait envisager une approche de la pénibilité du travail par le dosage de la transpiration, mais il n’est pas sûr que cette mesure en reflète l’efficacité…

    Bon week-end à toutes et tous !

  42.  
    Cher Paul , il est évident que votre licenciement  est plutôt une mise à l’écart… En effet, votre intention d’enseigner la véritable économie n’a pas été appréciée dans  certains  milieux dont le but essentiel est d’ intégrer  les futurs « économistes »  dans une économie soumise  à un  système politico -social choisi…. Ils préfèrent que les étudiants connaissent moins les autres diverses facettes de l’économie… Ce qui est vrai dans le domaine de l’économie l’est également  dans pratiquement tous les autres secteurs : scientifique, social, industriel,  politique, militaire,  diplomatique,  etc.  Sur chacun de ces domaines, des livres pourraient être écrits : avis aux candidats. Tous doivent se soumettre au système politico-financier-économique et social. La raison principale, c’est que le système néolibéral ne peut plus se permettre des écarts, à moins de risquer un effondrement total – ce que vous avez  d’ailleurs prévu vous-même. En effet, arrêter la spéculation , la création de dettes massive… impliquera d’office la fin du $ (et, dans une moindre mesure, de l’€) comme monnaie de référence dans les transactions internationales (ressources telles que le pétrole, commerce en général). Considérant ces faits, votre engagement à la VUB  – comme d’ailleurs tout engagement dans une institution officielle –   m’a  toujours paru mystérieux (vous parlez vous-même d’une erreur dans votre dernière vidéo…). Ainsi,  le système n’engage d’habitude  jamais les personnes qui critiquent le système,  des  » indépendants », sauf pour les neutraliser ; et ceux qui y travaillent peuvent au mieux espérer une mise au placard ou à l’écart rémunérée à condition qu’ils adaptent leur discours (dans la Chine de Mao et de Staline,  les intellectuels qui critiquaient étaient au pire éliminés, au mieux bénéficiaires d’un travail (salaire de misère)dans les jardins publics , une usine de pêche, etc.). Il est évident qu’aujourd’hui, de plus en plus de personnes constatent les incohérences au niveau de la politique économique, diplomatique, industrielle, climatique, économique , étrangère, etc. , et chaque personne informée est confrontée à un choix: être « pour » ce système que l’on pourrait considérer comme pervers et profiter de ses avantages , ou « contre » et en subir les conséquences. Quand on parle des années 30… Personnellement, j’essaie de défendre, dans la mesure du possible, les victimes du système :  celles de l’extérieur (réfugiés, soldats et civils  sacrifiés) et celles de l’intérieur (inégalités, paupérisation…). Je vous remercie encore une fois pour votre honnêteté et intégrité intellectuelle… Bien à vous.  NB : Au moins, nous avons la conscience tranquille…
     

  43. Un fait économique : la paupérisation des collectivités territoriales françaises , après celle de l’Etat ( amusant de voir la droite pleurer sur le sort des communes ).

    Un fait politique : attaque organisée contre le statut de la fonction publique ,dernier rempart fragile de protection du droit du travail contre le libéralisme fou ( j’aimerais bien retrouvé le commentaire que j’avais fait sur ce point, en suite d’un début de débat assez traditionnellement caricatural sur ledit statut ).

    Analyse « scientifique » personnelle : Un même assassin .

    1. @Juannessy(19/09à19:06) qui demande :
      .. » j’aimerais bien retrouver le commentaire que j’avais fait sur ce point, en suite d’un début de débat assez traditionnellement caricatural sur ledit statut »..

      Espérer vous aider par la manipulation-clavier pas à pas suivante:

      1. « Appeler » (= cliquer sur le titre dans la liste-colonne gauche de tous les articles du blog ) l’un après l’autre chaque article « soupçonné » de contenir l’information souhaitée..
      2. Étant « en présence » du premier ( puis du second , puis du troisième , etc..si nécessaire jusqu’à avoir découvert l’extrait recherché ) de ces articles , tenir enfoncées conjointement un instant les deux touches-clavier « Ctrl » et « F »……apparaît subitement en bas de page un mini-cadre sur toute la longueur de ligne.
      3. Ce mini-cadre commence par une case vide que l’on remplit par le(s) mot(s) recherché(s)….en l’occurrence ici : Juannessy.
      ((( On pourra dans la suite , ..et seulement dans la suite.., y accoler d’autres mots-clés cernant mieux le sujet recherché )))
      4. Apparaît à droite dans le même cadre le nombre d’occurrences de Juannessy dans l’article testé que l’on pourra parcourir dans l’ordre en marche avant ou arrière en cliquant sur les symboles « ^ » et »v » jouxtant les mots-clés.
      ……°(^!^)°…. Dites merci..!

      ( Ceci écrit , bon courage…)

      1. @Otromeros :
        Terrible!…
        Mais juannessy trouve que ce serait trop faire cas de Juannessy que d’avoir le courage de se donner autant de mal, pour retrouver se œuvres .
        De mémoire , sinon d’astuce informatico-logarithmo-archéologique , j’avais émis l’idée , i y a trois/quatre ans , en suite d’un débat sur le statut de la FP qui n’avait pas grand chose à voir avec le sujet du billet support ( ce qui ne facilite pas la recherche), que s’il y avait des évolutions à faire dans ledit statut , ce n’était surtout pas le boulot des syndicats dans le contexte actuel , car cet héritage gaullien reste un des remparts le moins fissuré contre le tsunami libéral le plus fou . On ne négocie pas avec quelqu’un qui veut vous tuer et le monde avec .

  44. @ Armelle du 19 septembre 2015 à 00:39

    Armelle, c’est pas gentil de se moquer de la monomanie doloriste de J. du CAC40 !
    D’abord, votre série de « comme moi » est méprisant:  J. du CAC40  est unique, il est seul et sans équivalent.
    Ensuite, votre  » à partir de là, rien ne va plus » c’est comme une déception: vous en bavez et re-bavez et finalement pas de récompense à la hauteur. A son avis, j’en suis sûr, vous n’en avez pas fait assez, par manque de détermination, de volonté etc… puisque vous n’avez pas été récompensée par une réussite exemplaire.
    Son roman à 4 sous en prend un sale coup. J’serais à sa place, je serais déçu et j’ferais comme si je ne vous connaissais pas…

    Il faudrait convaincre notre bon J. du CAC40  que son exemple de vie et ses croyances sont du rêve en barre de chocolat, une fable que les riches aiment à mettre en avant pour glorifier la méritocratie, le seul système qui les rassure et les justifie. Pour ceux-là, Darwin est immortel.

    Les riches, j’ai rien contre mais ils sont trop nombreux, une vraie surpopulation.
    Toutes les statistiques montrent que les pauvres s’appauvrissent et qu’en même temps, les riches s’enrichissent. Une vraie malédiction, que les séides de J. du CAC40,  et lui-même sans doute, veulent ignorer.

    Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique mène à une seule constatation: l’avenir si on le veut durable et consensuel passe par une économie partageuse et frugale. Pas de riche à l’exemplarité foireuse et aux croyances darwiniennes tordues.
    Et comme vous le manifestiez avec tant de délicatesse, (si si ! je le sens): c’est pas triste et ce ne sera pas triste. Sauf pour les riches, bien sûr. Ce sera un renversement social bien plus attrayant que le morne exercice de la guillotine…

    1. Daniel, vous taquinez…

      « Armelle, c’est pas gentil de se moquer de la monomanie doloriste de J. du CAC40 »

      avec la touche d’humour qui fait passer des réalités tout en douceur…

      C’est aussi une bonne méthode, pratiquée ici par Armelle, que d’insérer une part de son vécu personnel dans un sujet un peu théorique « Analyse les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique ».

      Pour que ces derniers mots aient un sens, rien de tel que l’expérimentation, reprise par les uns, les autres, vous et moi.

      Une manière « scientifique » de revenir au sujet en l’appliquant, quand-même, à ce qui nous préoccupe: nous humains sur notre vaisseau spatial.

    2. J J bonjour Daniel !
       
      Hé oui, après le divorce, voyez !, on ne se parle plus, surtout qu’on n’a rien eu à se partager, et sans frais de justice : gratuit. Pas de maison à couper en deux, idem pour la table à repasser, et puis au diable le repassage, vivons fripés. Un coin d’autoroute peut-être de temps à autre mais pas les plages car un bateau à moteur le mène au large pour un bain béni. J’y laisse tout d’bon cœur à mon frère car les petits coins de paix existent. Ceux-là, il n’a pas idée de les ravir ni de s’en enorgueillir. Allons bon, un jour – peut-être – viendra-t-il prendre un petit verre et je garde une bonne cuvée pour cet instant de gloire !
      Ce qui me chiffonne ce sont les jeunes qui cherchent un employeur en apprentissage. « Ils sont trop chers et coûtent plus qu’ils ne rapportent ». Je me demande parfois comment ils calculent cela dans leur monde du chiffre. Ils n’auraient rien à donner paraît-il et bien sûr, ils ne savent rien, disent les patrons doctement ! Ceux-là n’ont pas le loisir de montrer leur courage…
      Cependant, un jour, voyageant en blabla-car, un jeune conducteur m’a rapporté qu’ils avaient constitué, avec des copains, un petit collectif. Ils ont récapitulé les métiers « utiles » qu’ils savaient faire grâce à la transmission de leurs proches et se sont formé à quelques autres, (manuels), bien décidés à organiser une vie indépendamment du système, en marge de la ville. Je croyais rêver 🙂

  45. Jducac bonjour !

    « Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. »

    A mon avis il faut davantage « qu’orienter » ceux qui sont en retard. Et pourquoi seraient-ils « en retard » ? Le TGV ne partirait-il pas à l’heure ?

    A la lueur de la situation actuelle, je ne peux qu’approuver la présence salutaire et importante de gens aisés philanthropes envers les « retardés » (?).

    Quant à la disparition de l’action syndicale et de la lutte des classes (obsolètes vraiment?), peut-être ne voyez-vous pas que l’un des « joueurs » est échec et mat.

    Mais j’entends bien la forte demande d’amour des personnes aux situations confortables. Elles s’étonnent (et s’offusquent parfois) de ne pas être aimées, d’être rejetées et sans doute, de ne pas être admirées à leur juste mérite. « La pauvreté globale » doit y réfléchir, certainement.

    1. Bonsoir Jducac et Dominique Gagnot :
      Pour information, les OUIBUS appartiennent à la SNCF et non à des propriétaires privés. Et « L’animateur/conducteur » est en uniforme SNCF.
      De ce fait, la politique choisie de l’entreprise, d’ajouter des bus au lieu de remplir leurs TGV non pleins est idiote du point de vue énergétique et environnemental.

  46. « Au contraire, par philanthropie et simple bonté d’âme, les riches  sont la plupart du temps désireux d’orienter leurs semblables en retard dans leur évolution sociale, à suivre une voie similaire à la leur, de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. »

    Tout compte fait, cette phrase est la quintessence du mépris que les riches et les mercenaires à leur service  éprouvent envers les accidentés de la vie.

    Décodons!

    « philanthropie et simple bonté d’âme »: vous là, les pauvres, à genoux et les mains jointes pour dire merci à vot’ bon mait’! La hauteur de ses sentiments à votre égard est incommensurable.
    Et vous n’oublierez pas qu’il pourrait simplement passer son chemin, tant votre insignifiance se confond avec la boue.

    « en retard dans leur évolution sociale »: le darwinisme sociale dans toute sa splendeur. On peut, à bon droit, crier à la trahison intellectuelle envers Keynes  mais jamais un Naturaliste amoureux des pinsons et des vers de terre n’aura vu ses découvertes aussi déformées et détournées par une classe soucieuse  de justifier sa prééminence toute contingente. Très cher Darwin, que de crimes en ton nom!

    « à suivre une voie similaire à la leur »: vous, là, les pauvres  etc…
    Mais veillez cependant à ne pas faire d’ombre à vot’ bon mait’. Le trickle down  a été une bonne blague – il s’en  tape encore les cuisses avec des larmes de joie pour son bon tour- mais il ne faudrait pas espérer que le trickle up est pour demain.
    Les Dieux veillent, qui sont toujours au service des puissants: la voie est sans issue par construction. Jamais les charges -vos salaires- ne seront assez faibles pour justifier leurs efforts.

    « de sorte à œuvrer à la réduction de la pauvreté globale. « : Tartufferie de première. C’est simple: les riches ont besoin des pauvres, tout comme une mesure a besoin d’un étalon pour lui donner une valeur reconnue de tous.
    « Ma table mesure 3 pommes et 2 choux » n’a pas de sens mais « son parachute doré vaut 1500 smics » prend son pesant de mépris. CQFD.

     

  47. Daniel Bonsoir,

    Votre décodage mériterait d’être autant publié que l’ensemble des professions de foi des événements électoraux !

    Problème évident: ça ne fait pas le jeu de ces généreux.

  48. C’est simple: les riches ont besoin des pauvres, tout comme une mesure a besoin d’un étalon pour lui donner une valeur reconnue de tous.

    Oui, encore que c’est optimiste.

    Si l’essentiel des pauvres pouvait carrément disparaître de la planète, ce serait autant de problèmes potentiels en moins, en particulier aux frontières de l’Europe…

  49. @ l’attention particulière de Paul JORION et son team……….IMPORTANT.

    Ce papier vous est-il parvenu…?

                                                    http://www.revue-ballast.fr/yanis-varoufakis/    

    dont j’extrais ces commentaires et LIMPIDES explications dans le paragraphe ad-hoc :

    …. »  »  »  Techniquement, pourriez-vous résumer votre « Plan B » en quelques mots, pour le commun des mortels ? Est-il transposable à d’autres économies européennes ?
     
    C’était un plan défensif, au cas où on essaierait de nous pousser en dehors de l’euro, comme de très nombreux officiels haut placés nous disaient que cela allait arriver. Ils pouvaient le faire.
    Comment réagir ?
    Nous l’avons développé comme un plan de riposte alternatif, comme le ferait un ministre de la Défense se préparant contre une invasion. Mais le « Plan X », en cas de sortie, était indépendant du système de paiement parallèle que je mentionnais auparavant : celui-ci est quelque chose que nous aurions dû mettre en place dans tous les cas — un système que même les Français devraient mettre en place
    L’idée de ce système parallèle est très simple. Chacun dispose d’un numéro fiscal. Quand vous devez payer vos impôts, vous allez à la banque ou sur le site des Impôts et vous faites un transfert bancaire. Vous prenez l’argent de votre compte et l’utilisez pour payer votre impôt sur le revenu, la TVA, votre plaque d’immatriculation ou autre : tout ce que vous devez à l’État.
    Maintenant, imaginez que sur le site Internet des Impôts, vous disposiez d’un compte, une sorte de compte courant relié à votre numéro fiscal. En cas de problème de liquidité, l’État ne parvient plus à payer ses factures aux entreprises (les retours sur TVA, les marchés publics, ce qu’il doit à l’hôpital, etc.). En Grèce, les créanciers de l’État mettent du temps à recouvrer leur argent ! Mais imaginez que cela fonctionne autrement……
    Je suis un ministre, vous êtes une compagnie pharmaceutique et je vous dois 1 million d’euros. Si vous attendez de le recevoir en liquidité sur votre compte à bancaire, cela peut durer un moment, peut-être une année……
    Mais je pourrais aussi vous dire : « Écoutez, je vais verser 1 million sur votre compte fiscal, et je vais vous donner un code, qui vous permettra de transférer cet argent sur un autre compte fiscal — pas sur un compte bancaire. » Voici de l’argent qui ne rentrera pas dans le système bancaire, ce n’est pas la monnaie de la banque centrale, mais vous pouvez l’utiliser pour payer vos impôts !……
    Ou, si vous devez de l’argent à quelqu’un, à un salarié, à un fournisseur, vous pouvez le transférer sur son compte fiscal et il pourra l’utiliser à son tour pour payer ses impôts. Cela recrée de la liquidité
    Vous pouvez même aller un peu plus loin. Vous pouvez développer des applications par smartphone. Vous pouvez alors vous rendre dans les commerces qui doivent eux-mêmes payer des impôts, et proposer de payer de cette manière ! Il y a déjà des magasins qui essaient de proposer ce type d’échange, en utilisant Apple Pay ouGoogle Wallet, et nous pourrions créer notre propre application gouvernementale et faire l’expérience ! Voilà un système de paiement parallèle, hors du système bancaire, qui recrée des degrés de liberté, des marges de manœuvre.
    C’est une façon d’externaliser la dette gouvernementale.
    Allons encore un peu plus loin : l’État ne vous doit rien, votre compte lié à votre numéro fiscal est un pur concept, mais vide de ressources. Et là, vous mettez de l’argent dessus… pour faire crédit à l’État ! Et pourquoi feriez-vous une chose pareille ?
    Parce que l’État vous fait une ristourne sur votre impôt. Par exemple, au lieu de mettre 1 000 euros à la banque, vous les placez sur votre compte fiscal, vous les avancez à l’État. Vous avez là de l’argent digital, déposé à une date donnée. Et nous passons un accord, selon lequel si vous utilisez cet argent pour payer vos impôts dans un an, l’État applique une décote de 10 % sur ces impôts ! Quelle banque serait capable de vous verser 10 % d’intérêts ? Aucune !……
    Si vous savez déjà que vous devrez payer 1 000 euros l’année suivante, vous avez intérêt à suivre ce système, et l’État développe une nouvelle capacité d’emprunt, en dehors des marchés, et finance ainsi  une partie de sa dette ! 
    Imaginez maintenant qu’on fasse cela à l’échelle de l’eurozone. ……Il y aurait non seulement la Banque centrale, les banques privées mais encore ce système de paiement parallèle, politiquement et démocratiquement contrôlé. Vous réintroduisez quelques degrés de liberté dans le système.
    Si nous avions eu cela au cours des derniers mois — et j’ai tenté de le créer —, nous aurions eu bien plus de marge de manœuvre.
    Encore plus loin. Si nous prenions exemple sur l’Estonie, nous nous débarrasserions quasiment de la monnaie-papier : tout le monde aurait recours à de la monnaie électronique. Et nous utiliserions soit le système parallèle, soit les cartes bancaires classiques, soit les applications électroniques : l’eurogroupe ne pourrait plus faire jouer son chantage parce qu’il ne pourrait plus fermer les banques !
    Et même s’il le faisait, que se passerait-il ? Tout le monde continuerait à payer tout le monde, en utilisant de la monnaie électronique. 
    La seule chose que nous ne pourrions pas faire, ce sont les échanges entre pays — je ne pourrais pas venir de Grèce en France et dépenser cet argent dans les magasins, parce que la Banque centrale ne le reconnaîtrait pas.
    Mais les pays survivraient sans cela, et le pouvoir de chantage des technocrates non élus serait significativement réduit. Je crois à la technologie, je crois qu’elle peut transformer l’Europe en un meilleur espace — en renforçant la démocratie.  »  » « …
    ———————————————————————————————————————————-
    <<< Votre réputé-quasi analphabète (dans les média(s) « main-stream »français , Iannis  VAROUFAKIS >>>    [ ajout personnel humoristique….°(^!^)°…….]

    1. Les IOU de Varouf étaient juste une resucée des Geuros proposés par Mayer, économiste en chef de la Buba, en 2012. Bullshit de seconde main, à oublier donc.

      1. Cher VIGNERON ,
        Vous écrivez : « Bullshit de seconde main, à oublier donc. »
        « de seconde main » : je vois.
        « Bullshit » : c’est , disons , moins clair..! Auriez-vous la gentillesse d'(un peu?) expliciter?..voire , osons , de référencer?
        Avec mes remerciements anticipés.

        Votre dévoué « Otromeros ».

        (P.S. : Je fus fort familier de l' »économétrie » à la valeureuse époque où son succès planétaire nous donnait l’illusion d’avoir découvert la synthétique « Schrödinger » de l’économie… un peu comme la découverte-« miracle » de la cortisone pour les dermatologues..) °(^!^^)°

    1. Aura-t-on le temps de faire cette « analyse dans une perspective scientifique » alors que le « trou noir se met à avaler des pays entiers, la Grèce par exemple » ???
      http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L650xH488/dollar-flow-black-hole-6797566-e2931.jpg
      « Le trou noir suce la moelle des familles individuelles (bien qu’il suce aussi parfois des villes entières, comme Detroit, Michigan, ou Bakersfield, Californie, ou Camden, New Jersey). Il suce aussi les maisons, et les recrache rechargées de mauvaises dettes. Avec l’aide de l’industrie médicale, il suce les personnes malades et les recrache ruinées. Avec l’aide du racket de l’enseignement supérieur, il aspire l’espoir des jeunes, et les recrache diplômés mais avec des diplômes sans valeur et aux prises avec une dette étudiante vertigineuse. Avec l’aide du complexe militaro-industriel, il aspire à peu près tout et recrache des cadavres, des invalides, des dommages environnementaux, des terroristes et une instabilité mondiale, etc… »

  50. Paul Jorion, Docteur en Sciences Sociales, détenteur de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel, reprendra son enseignement le lundi 28 septembre à 16h.

    Alors ça, ça mérite une explication ☺☺☺!!

  51. @juanessy
    « ce n’était surtout pas le boulot des syndicats dans le contexte actuel , car cet héritage gaullien reste un des remparts le moins fissuré contre le tsunami libéral le plus fou . On ne négocie pas avec quelqu’un qui veut vous tuer et le monde avec . »
    merci Juan, entièrement d’accord ! 🙂
    Quand je vous disais qu’il fallait les débrancher…

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